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	<title>Archives des école publique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des école publique - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Une rentrée scolaire sous tension</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 07:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[école publique]]></category>
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		<category><![CDATA[syndicats]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’année scolaire en Tunisie s’ouvre sous tension, avec un bras-de-fer entre les syndicats des enseignants et le ministère de l’Éducation.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’année scolaire 2025-2026 en Tunisie s’est ouverte sous tension, avec un bras-de-fer opposant les différents syndicats des corps de l’éducation au ministère de l’Éducation nationale. Après des <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/tunisie-une-rentree-scolaire-deja-chahutee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rassemblements de protestations</a> hier, pendant deux heures, mercredi 17 septembre 2025, dans les établissements scolaires, les protestataires agitent la menace d’une grève nationale prévue pour le 17 octobre.</em></strong></p>



<span id="more-17504148"></span>



<p>Des semaines de négociations n’ont pas réussi à apaiser la colère des enseignants, qui accusent le gouvernement d’ignorer le dialogue social, de ne pas respecter les accords déjà conclus et d’ignorer ce qu’ils qualifient de revendications légitimes. Les syndicats réclament une augmentation des salaires, la régularisation des enseignants contractuels et une réforme globale des infrastructures scolaires. Selon eux, le non-respect des engagements de l’État a aggravé une crise qui perdure depuis des années.</p>



<p>Dans un communiqué commun, les principaux syndicats du secteur ont déclaré que <em>«la patience des enseignants a atteint ses limites»</em>, accusant le gouvernement de tergiverser.</p>



<p>Le ministère de l’Éducation nationale, pour sa part, insiste sur ses efforts pour répondre aux revendications, mais invoque les difficultés des finances publiques et la crise économique persistante du pays qui l’empêchent de faire davantage.</p>



<p>Ce bras-de-fer, qui semble appelé à se corser dans les mois à venir, tant la marge de manœuvre financière du gouvernement semble étriquée, s’inscrit dans un contexte de dégradation du climat social et économique général dans le pays avec la poursuite de la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat des salariés.</p>



<p>Par ailleurs, et pour ne rien arranger, le système éducatif public national est confronté à des problèmes chroniques&nbsp;: vétusté des équipements, classes surpeuplées, pénurie de ressources pédagogiques et déplacement croissant des familles vers les écoles privées qui se multiplient partout dans le pays, alourdissant les dépenses des ménages.</p>



<p>Les parents d’élèves, directement concernés, ne cessent d’exprimer leur inquiétude. Plusieurs associations craignent une année scolaire paralysée et appellent à un compromis rapide. <em>«Nos enfants ne devraient pas payer le prix de ce bras de fer»</em>, a déclaré une fédération de parents d’élèves dans un communiqué dimanche.</p>



<p>Si elle a lieu, la grève générale du 17 octobre pourrait paralyser l’ensemble du système éducatif et accentuer la pression sur un gouvernement déjà critiqué pour son incapacité à relancer l’économie et à apaiser les tensions sociales. Les prochaines semaines seront décisives, car un bras de fer prolongé risque de saper davantage la crédibilité de l’État et d’aggraver le mécontentement de la population.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DPL6DkWBOk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/tunisie-une-rentree-scolaire-deja-chahutee/">Tunisie | Une rentrée scolaire déjà chahutée</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Une rentrée scolaire déjà chahutée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/tunisie-une-rentree-scolaire-deja-chahutee/embed/#?secret=kefH1GHaej#?secret=DPL6DkWBOk" data-secret="DPL6DkWBOk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p></p>
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		<title>La faillite du système éducatif tunisien &#124; Comment en sortir ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/01/la-faillite-du-systeme-educatif-tunisien-comment-en-sortir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 06:39:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Classement Shanghai]]></category>
		<category><![CDATA[école publique]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement professionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les années 1960-1980, la Tunisie était un phare éducatif en Afrique, mais cet héritage est aujourd’hui en partie perdu. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/01/la-faillite-du-systeme-educatif-tunisien-comment-en-sortir/">La faillite du système éducatif tunisien | Comment en sortir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans les années 1960-1980, la Tunisie</em></strong> <strong><em>était un phare éducatif en Afrique, mais cet héritage est aujourd’hui en partie perdu. Notre pays ne peut se permettre de perdre une génération entière. La privatisation rampante de l’éducation et l’abandon de l’école publique creusent les inégalités et hypothèquent l’avenir du pays. Chaque jour de retard aggrave la situation et pousse davantage de jeunes vers l’exil ou le désespoir. Agir maintenant, avec vision et responsabilité, c’est investir dans l’avenir du pays et dans la réussite de tous ses citoyens.</em></strong></p>



<p><strong>Hedi Dardour</strong></p>



<span id="more-17369206"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Hedi-Dardour.jpg" alt="" class="wp-image-17369209" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Hedi-Dardour.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Hedi-Dardour-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Hedi-Dardour-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Sous Bourguiba, l’éducation était un pilier central de la nation. Il a construit des écoles et des universités qui ont permis aux Tunisiens et aux Tunisiennes de rayonner dans le monde entier. Les universités tunisiennes attiraient des étudiants de toute l’Afrique, témoignant de l’excellence et du prestige du savoir tunisiens.</p>



<p>Pourtant, aujourd’hui, ce système est en déliquescence. Les établissements publics souffrent d’un manque criant de ressources, d’une bureaucratie pesante et d’une gouvernance défaillante. Pire encore, on assiste à une désertification totale de l’école publique au profit des établissements privés, qui croissent à une vitesse exponentielle. Cette dynamique aggrave la fracture sociale entre les familles qui ont les moyens d’offrir à leurs enfants une éducation d’excellence et celles qui n’ont d’autre choix que de se tourner vers un enseignement public en déclin.</p>



<p>La dégringolade des écoles et universités tunisiennes dans les classements mondiaux, comme celui de Shanghai, est le symbole du recul du prestige académique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système à l’agonie : causes et conséquences</h2>



<p><strong>1. L’effondrement de l’école publique et l’explosion du privé&nbsp;:</strong></p>



<p>Depuis une décennie, les familles tunisiennes qui en ont les moyens se tournent massivement vers le secteur privé, perçu comme offrant une meilleure qualité d’enseignement et de meilleures perspectives d’avenir. Résultat : les écoles publiques se vident, concentrant les élèves issus de milieux défavorisés, tandis que les établissements privés – souvent chers et inaccessibles à la majorité – deviennent le symbole d’une éducation à deux vitesses.</p>



<p>Conséquence : une fracture sociale éducative sans précédent, où l’accès au savoir et aux opportunités dépend désormais du pouvoir d’achat des parents.</p>



<p><strong>2. Instabilité politique et manque de continuité : </strong></p>



<p>Les changements fréquents de gouvernements et l’absence de vision à long terme ont empêché toute réforme durable. Les priorités éducatives sont constamment repoussées au profit de crises immédiates, laissant le système sans direction claire.</p>



<p><strong>3. Crise économique et désinvestissement&nbsp;:</strong></p>



<p>Le budget alloué à l’éducation ne cesse de diminuer. En 2024, seulement 6 % du PIB y était consacré, contre 7-8 % au Maroc, un pays qui a su transformer son système éducatif en un levier de développement.</p>



<p>Les enseignants, confrontés à des conditions précaires, se mobilisent régulièrement pour réclamer de meilleures conditions, tandis que les infrastructures scolaires se dégradent faute d’entretien.</p>



<p><strong>4. Fuite des cerveaux et perte d’attractivité</strong>&nbsp;:</p>



<p>Les universités tunisiennes, autrefois prisées, voient leurs effectifs d’étudiants étrangers diminuer. Le Maroc, lui, a su attirer des étudiants africains et arabes grâce à des investissements ciblés et des partenariats internationaux. Pendant ce temps, de nombreux jeunes Tunisiens choisissent de poursuivre leurs études à l’étranger, faute de perspectives locales.</p>



<p><strong>5. Absence de vision stratégique&nbsp;:</strong></p>



<p>Les réformes annoncées (révision des programmes, lutte contre la corruption, développement de l’enseignement professionnel) peinent à se concrétiser. Le système reste centralisé, rigide et incapable de s’adapter aux besoins du marché du travail et aux standards internationaux. Le Maroc, un modèle de réussite ? La comparaison avec le Maroc est édifiante. Grâce à une stabilité institutionnelle, à des investissements massifs dans l’éducation et à une volonté politique affirmée, le Maroc a su moderniser son système éducatif. Des universités comme Mohammed VI Polytechnique (UM6P) sont devenues des références en Afrique, attirant des étudiants et des chercheurs du monde entier. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="350" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Education-Tunisie-Maroc.jpg" alt="" class="wp-image-17369208" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Education-Tunisie-Maroc.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Education-Tunisie-Maroc-300x131.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Education-Tunisie-Maroc-768x336.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Education-Tunisie-Maroc-580x254.jpg 580w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Appel urgent à la responsabilité politique</h2>



<p>Il est temps que les responsables politiques tunisiens fassent de l’excellence éducative une priorité absolue. Une nation ne peut prospérer sans une jeunesse formée aux standards internationaux, capable d’innover et de porter le pays vers l’avenir.</p>



<p>Pour éviter une catastrophe sociale et économique, il est urgent de :</p>



<p><strong>·</strong><strong> Sauver l’école publique </strong>: redonner aux établissements publics les moyens humains, matériels et pédagogiques pour rivaliser avec le privé. Cela passe par une revalorisation des enseignants, une modernisation des infrastructures et une lutte contre la corruption dans la gestion des ressources.</p>



<p><strong>·</strong><strong> Réguler le secteur privé </strong>: encadrer les frais de scolarité et imposer des standards de qualité pour éviter que l’éducation ne devienne un luxe réservé à une élite.</p>



<p><strong>·</strong><strong> Réformer la gouvernance</strong> : décentraliser la gestion des établissements et associer les acteurs locaux (enseignants, parents, entreprises) aux décisions.</p>



<p><strong>·</strong><strong> Adapter les programmes aux besoins du marché&nbsp;</strong>: développer des filières professionnelles courtes et utiles (numérique, énergies renouvelables, tourisme) pour répondre aux défis économiques actuels.</p>



<p><strong>·</strong><strong> Garantir l’égalité des chances</strong> : mettre en place des bourses et des mécanismes de discrimination positive pour permettre aux élèves défavorisés d’accéder à une éducation de qualité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Agir maintenant, pour sauver l’avenir</h2>



<p>La Tunisie ne peut se permettre de perdre une génération entière. La privatisation rampante de l’éducation et l’abandon de l’école publique creusent les inégalités et hypothèquent l’avenir du pays. Chaque jour de retard aggrave la situation et pousse davantage de jeunes vers l’exil ou le désespoir. Agir maintenant, avec vision et responsabilité, c’est investir dans l’avenir du pays et dans la réussite de tous ses citoyens.</p>



<p>Le système éducatif tunisien a besoin d’une refonte ambitieuse, portée par une volonté politique forte et une mobilisation collective. L’heure n’est plus aux promesses, mais à l’action. La Tunisie mérite de retrouver sa place de leader éducatif en Afrique – une place où chaque enfant, quel que soit son milieu social, a sa chance. À ses dirigeants de relever ce défi.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’école tunisienne entre échec et espérance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/lecole-tunisienne-entre-lechec-et-lesperance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 May 2023 09:04:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[école publique]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Fallujah]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Sayah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C'est l'histoire d'une élève renvoyée de son établissement scolaire pour un comportement irrespectueux à l’égard de son professeur. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans cette «Lettre ouverte à monsieur le ministre de l’Education», l’auteur évoque le cas de sa fille qui, pour un comportement irrespectueux à l’égard de son professeur, a été renvoyée de son établissement scolaire, sanction qu’il juge disproportionnée, injuste, radicale et extrémiste.   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Sayah</strong> *</p>



<span id="more-7878929"></span>



<p>Monsieur le ministre,</p>



<p>Je m’adresse à vous, avec déférence, pour vous faire part de mon indignation face à l’injustice que vient de subir mon enfant de treize ans, et par ricochet toute ma famille. D’abord, je suis un&nbsp; bon père de famille qui veille, mordicus, à l’éducation de ses enfants, et qui rêve somme toute de voir sa progéniture, un jour, gravir les échelons de la société.</p>



<p>Sauf que mon rêve vient d’être contrarié. Ma fille vient de subir l’une des plus grandes injustices, celle d’être privée de continuer ses études. Elle fut renvoyée de son établissement scolaire. Ce renvoi pour nous, ses parents, a sonné plus qu’une injustice, mais plutôt comme un coup de massue qui nous a tous anéantis. D’autant plus que faisant partie de la classe moyenne, l’école &nbsp;demeure, dans l’imaginaire collectif de nos semblables, l’unique et seul ascenseur social.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sanction disproportionnée</h2>



<p>Les faits. Mon enfant a osé sortir son téléphone portable en plein cours. Le professeur lui intima l’ordre de le cacher. Ce qui ne fut pas fait correctement. Le professeur a donc pris le téléphone des mains de son élève et le rangea dans son cartable tout en lui demandant de quitter illico presto la classe. Se sentant humiliée, l’élève nargua le professeur et alla chercher ce même téléphone dans le cartable de ce dernier.</p>



<p>Quelques jours après, le directeur de l’établissement scolaire m’invita à son bureau. Je m’attendais à une remontrance ou à une réprimande à l’égard de ma fille pour l’infraction qu’elle avait commise et pour son irrespect à l’égard du règlement interne de l’école, au pire à un renvoi de quelques jours.</p>



<p>Sauf qu’elle fut ma consternation quand j’ai appris que l’administration, suite à une pétition signée par tous les enseignants de cette même école, a pris la décision irrévocable de la renvoyer définitivement de l’établissement scolaire. Il semble bien que l’émoi suscité par la série ramadanesque <em>‘</em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tunisie-fallouja-le-feuilleton-derange-le-ministre-de-leducation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>‘Fallujah’’</em> </a>au sein du corps enseignant a pesé de tout son poids dans la radicalisation d’une telle décision.</p>



<p>Etant conscient du comportement irrévérencieux de mon enfant, j’ai jugé bon qu’elle doit être sévèrement punie. J’en suis conscient. Je l’avoue. Et j’en consens. Sauf que je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit définitivement renvoyée.</p>



<p>Dans une tentative d’appeler à savoir raison garder quant à la disproportionnalité de cette décision, j’ai présenté des excuses en lieu et place de ma fille. Mais en vain, on s’est obstiné à maintenir la même sanction. Nous sommes à quelques semaines de la fin de l’année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Brisée pour la vie</h2>



<p>Que faire&nbsp;?</p>



<p>Suite à cette sentence, mon enfant reçut un choc des plus violents, d’autant plus qu’elle a été tout au long de l’année une bonne élève. Elle s’est repliée sur elle-même, refuse de manger et de parler à qui que ce soi.</p>



<p>Je me suis alors orienté vers la délégation régionale dans l’ultime espoir de trouver une issue.</p>



<p>Hélas, j’ai été finalement tourné en bourrique.</p>



<p>Monsieur le ministre de l’Education nationale, mon enfant a commis une erreur. Elle mérite d’être corrigée, certes, mais pas d’être brisée pour la vie.</p>



<p>Il va sans dire que la décision de la renvoyer définitivement de son établissement scolaire n’est pas une correction à proprement parler, mais plutôt une destruction insensée, inhumaine, et sans fondement aucun.</p>



<p>Monsieur le ministre, nous sommes en 2023, et nos établissements sont défaillants à plus d’un titre. De lieux d’épanouissement, d’échange, elles sont devenues des terrains de haine, de pugilat et de conflits entre professeurs, élèves et administration. La rétention des notes en est un exemple.</p>



<p>A-t-on oublié que l’école non seulement est censée être le lieu où on se doit de faire l’apprentissage du savoir et des connaissances, mais aussi des règles de bienséance, des valeurs de citoyenneté, et celles de la tolérance et du pardon. Ce qu’on vient d’apprendre à ma fille à travers pareille sanction c’est l’intolérance, et même l’extrémisme et la radicalité.</p>



<p>Monsieur le ministre, on n’aurait pas été des parents ayant fait des études universitaires et ayant su entourer notre fille de sollicitude face à cette grande injustice qu’elle vient de subir, elle aurait choisi le suicide comme échappatoire. Hélas, les exemples sont légion ces dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bouteille à la mer</h2>



<p>On aurait été sous d’autres cieux, le problème aurait été résolu différemment. Un psychologue aurait intervenu pour d’abord comprendre ce qui se passe dans la tête d’un enfant de 13 ans et intervenir savamment pour résoudre le conflit entre élèves, professeurs et parents. Mais malheureusement on est très loin de ce cas de figure.</p>



<p>Monsieur le ministre, je vous adresse cette lettre comme on jette une bouteille à la mer. Le but étant que nous réfléchissions tous ensemble, ministère, politiques, pédagogues, éducateurs et parents, sur l’école en tant qu’institution. Celle-ci ne doit absolument pas être pourvoyeuse d’échecs – cent mille cas de décrochage scolaire chaque année – mais plutôt d’espérance. Elle doit permettre à tous nos enfants d’où ils viennent de prendre équitablement l’ascenseur social.</p>



<p>Enfin, je finirai par citer un&nbsp;proverbe africain&nbsp;qui dit : <em>«L’enfant&nbsp;qui n’est pas embrassé par le village le brûlera pour sentir la chaleur»</em>.&nbsp;</p>



<p>* <em>Cadre à la Cité des Sciences à Tunis</em>. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pdpPiGi6G7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tunisie-fallouja-le-feuilleton-derange-le-ministre-de-leducation/">Tunisie : ‘‘Fallouja’’, le feuilleton qui dérange le ministre de l&rsquo;Education</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : ‘‘Fallouja’’, le feuilleton qui dérange le ministre de l&rsquo;Education » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/25/tunisie-fallouja-le-feuilleton-derange-le-ministre-de-leducation/embed/#?secret=vmX3aUrJ3J#?secret=pdpPiGi6G7" data-secret="pdpPiGi6G7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Quand l&#8217;UGTT s&#8217;émeut de l&#8217;effondrement du système éducatif en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jan 2022 08:44:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[école publique]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement public]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Taboubi]]></category>
		<category><![CDATA[système éducatif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie est parmi les nations les plus mal classées dans le monde en matières de qualité et de niveau de l&#8217;enseignement public. Les causes en sont nombreuses et tant que les responsables de cette situation, à commencer par les premiers concernés, à savoir les enseignants, ne se sentent pas concernés par les réformes à...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/10/quand-lugtt-semeut-de-leffondrement-du-systeme-educatif-en-tunisie/">Quand l&rsquo;UGTT s&rsquo;émeut de l&rsquo;effondrement du système éducatif en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/UGTT-Taboubi.jpg" alt="" class="wp-image-376372"/><figcaption><em>Noureddine Taboubi chauffe les «bendirs». </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La Tunisie est parmi les nations les plus mal classées dans le monde en matières de qualité et de niveau de l&rsquo;enseignement public. Les causes en sont nombreuses et tant que les responsables de cette situation, à commencer par les premiers concernés, à savoir les enseignants, ne se sentent pas concernés par les réformes à mettre en œuvre pour redresser cette situation, ils n&rsquo;y aura point d&rsquo;amélioration.</em> </strong><em><strong>Et ce ne sont pas les augmentations annuelles des salaires qui vont changer quoi que ce soit&#8230; </strong></em></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-376369"></span>



<p>Le secrétaire général de l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a exprimé ses regrets face à ce qu&rsquo;il a qualifié d&rsquo;effondrement de le système éducatif en Tunisie… sans se douter un instant de la notable contribution de son organisation à cet effondrement. Comme dit l&rsquo;adage bien tunisien, <em>«le chameau ne voit pas sa bosse»</em>&#8230; </p>



<h2 class="wp-block-heading">Près de 110 000 élèves abandonnent l&rsquo;école chaque année</h2>



<p>M. Taboubi, qui intervenait en marge de la deuxième journée du colloque sectoriel des surveillants et surveillants généraux à Hammamet, dimanche 9 janvier 2022, a cru pouvoir expliquer cet effondrement par la situation des éducateurs et des surveillants et l&rsquo;aggravation du phénomène du décrochage scolaire qui, selon lui a contribué à l&rsquo;exacerbation des fléaux sociaux, notamment celui du crime organisé.</p>



<p>Il convient de rappeler, dans ce contexte que le taux quotidien d&rsquo;abandon scolaire en Tunisie est de 300 élèves, soit près de 110 000 par an.</p>



<p>Concernant la première cause, M. Taboubi laisse entendre que les augmentations salariales quasi-annuelles accordées aux éducateurs et enseignants sont toujours insuffisantes, tout comme les revenus consistants que beaucoup d&rsquo;entre eux tirent des cours particuliers, souvent organisés chez eux ou dans des locaux où manque le minimum de confort, et qui ne servent finalement à rien, sauf à déplumer les parents, le niveau des élèves bénéficiant de ces<em> «cours» </em>étant plus catastrophique encore qu&rsquo;avant que ne s&rsquo;y résignent, eux et leurs parents, pour éviter… les mauvaises notes parfois données selon la tête du <em>«client»</em>, et c&rsquo;est le cas ici de la dire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui empêche la mise en œuvre des réformes de l&rsquo;éducation ? </h2>



<p>Ne craignant pas le ridicule et croyant avoir toujours raison, envers et contre tous, M. Taboubi a souligné dans son discours de Hammamet que les dirigeants de l&rsquo;UGTT sont déterminés à faire de 2022 <em>«l&rsquo;année de l&rsquo;école publique à tous les niveaux»</em>, laquelle école publique a été complètement détruite, y compris par les interminables grèves observées par les enseignants, et toujours pour exiger des augmentations salariales et pour faire obstacle aux réformes que la tutelle tente de mettre en œuvre pour assurer un meilleur contrôle du système éducatif et une amélioration des compétences de ses agents, dont la majorité est plus portée sur l&rsquo;argent que sur la connaissance. </p>



<p>Les résultats sont là qui positionnent la Tunisie parmi les nations les plus mal classées dans le monde en matières de qualité et de niveau de l&rsquo;enseignement public. Et qui obligent certains parents à tourner le dos à l&rsquo;école publique et à inscrire leurs enfants dans les écoles privées pour leur assurer, pensent-ils naïvement, un meilleur niveau, avant de constater qu&rsquo;ils ont finalement dépensé leur l&rsquo;argent pour rien.</p>



<p>L&rsquo;Etat a beau promulguer des lois et prendre des mesures pour faire face à ce phénomène, tant que les premiers concernés, c&rsquo;est-à-dire les enseignants et les parents, ne prennent pas conscience du fait que les solutions doivent être recherchées ailleurs, il n&rsquo;y aura pas de redressement possible.    </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié: </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YEg5fLRqLJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/09/analphabetisme-deterioration-du-systeme-educatif-et-crise-economique-en-tunisie/">Analphabétisme, détérioration du système éducatif et crise économique en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Analphabétisme, détérioration du système éducatif et crise économique en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/09/analphabetisme-deterioration-du-systeme-educatif-et-crise-economique-en-tunisie/embed/#?secret=WVjRepWWO4#?secret=YEg5fLRqLJ" data-secret="YEg5fLRqLJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Faillite de l&#8217;école publique en Tunisie: les causes et les solutions</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/10/faillite-de-lecole-publique-en-tunisie-les-causes-et-les-solutions/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Nov 2021 06:37:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amel Fakhfakh]]></category>
		<category><![CDATA[école de Regueb]]></category>
		<category><![CDATA[école publique]]></category>
		<category><![CDATA[Ezzahra]]></category>
		<category><![CDATA[lycée Ibn Rachiq]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce qui s’est passé avant-hier, lundi 8 novembre 2021, au Lycée Ibn Rachiq à Ezzahra, la tentative d’assassinat d&#8217;un enseignant par l&#8217;un de ses élèves, est un coup fatal porté à notre école républicaine, qui agonise depuis une dizaine d’années. Par Amel Fakhfakh * Nous, enseignants et ex-enseignants, qui avons passé toute notre vie sur...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/10/faillite-de-lecole-publique-en-tunisie-les-causes-et-les-solutions/">Faillite de l&rsquo;école publique en Tunisie: les causes et les solutions</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/lycee-coronavirus.jpg" alt="" class="wp-image-330685"/></figure></div>



<p><strong><em>Ce qui s’est passé avant-hier, lundi 8 novembre 2021, au Lycée Ibn Rachiq à Ezzahra, <strong><em>la</em></strong><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/11/09/tunisie-mandat-de-depot-contre-leleve-qui-a-agresse-son-professeur-a-larme-blanche/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em> tentative d’assassinat d&rsquo;un enseignant</em></strong> par l&rsquo;un de ses élèves</a>, est un coup fatal porté à notre école républicaine, qui agonise depuis une dizaine d’années.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amel Fakhfakh</strong> * </p>



<span id="more-369308"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Amel-Fakhfakh.jpg" alt="" class="wp-image-343988"/></figure></div>



<p><br>Nous, enseignants et ex-enseignants, qui avons passé toute notre vie sur les bancs de l’école en tant qu’élèves, étudiants et professeurs, qui avons connu l’âge d’or de l’institution scolaire – celle-ci assumait alors la fonction d’ascenseur social et était vénérée pour le statut important qui était dévolu à l’enseignant –, ne pouvons qu’être horrifiés devant ce qui vient de se produire dans le lycée d’Ezzahra,</p>



<p>Un adolescent de 16 ans se rue sur son professeur et lui assène des coups de couteau. Mais pourquoi ? Comment en est-on arrivés là ? Que se passe-t-il dans la tête de nos enfants ? Pourquoi cette violence qui s’érige en règle absolue dans nos institutions scolaires et dont les enseignants font souvent les frais ? Pourquoi cette hargne dirigée contre ceux qui représentent l’autorité ? Pourquoi l’anarchie est-elle en train de s’institutionnaliser dans nos établissements scolaires ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une société malade ne peut qu’enfanter des enfants désaxé</h2>



<p>A qui incombe la responsabilité ?</p>



<p>Elle incombe incontestablement à l’État. C’est lui qui a laissé (intentionnellement ?) ces dernières années notre système éducatif aller à la dérive en faisant appel à d’anciens détenus du parti islamiste, maîtrisards pour la plupart, pour qu’ils jouent le rôle d’éducateurs (!) ou à des enseignants dont les diplômes sont frauduleux. C’est lui qui est responsable de la dégradation de nos écoles et de la déliquescence du niveau de nos élèves. C’est lui qui a porté préjudice à l’école républicaine en contribuant à l’instauration d’un enseignement parallèle destiné à diffuser une culture qui nous est étrangère et à faire des jeunes tunisiens des terroristes dangereux (école de Regueb…). C’est également l’État qui a fait de notre école publique un dépotoir.</p>



<p>Les instituteurs et les professeurs du secondaire faisaient partie de l’élite sociale et intellectuelle du pays. Ils inspiraient le respect et la crainte; les élèves les adulaient et n’osaient jamais mettre en doute leur compétence ou le savoir qu’ils leur dispensaient. L’instituteur faisait figure de parangon du savoir, de la culture et de l’exemplarité.</p>



<p>C’était l’époque où un enseignement de qualité, obligatoire et gratuit de surcroît, était prodigué et où le maître assumait la double fonction qui lui est impartie à savoir l’éducation et l’enseignement. La première fonction a été reléguée aux oubliettes, depuis belle lurette.</p>



<p>Certains incriminent les parents, arguant qu’ils sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants. Mais, dans la Tunisie d’aujourd’hui, la cellule familiale (et partant l’ensemble de la société) est atteinte d’un profond mal-être qui, en raison de la détérioration de son pouvoir d’achat essentiellement, lui a fait perdre ses repères, la contraignant à user de tous les moyens pour subvenir à ses besoins. Ce mal-être contagieux a fait naître en elle une colère difficilement répressible, qui est génératrice d’un sentiment d’impuissance devant tout ce qui se passe autour d’elle et qui l’exhorte, dans certains cas, à banaliser la violence et la corruption.</p>



<p>L’enseignement dispensé aux enfants souffre d’impotence et requiert des cours d’appoint. Le phénomène des cours particuliers a gangrené notre enseignement, faisant de ce noble domaine un secteur commercial (sans compter que ces <em>«études»</em> servent quelquefois de moyen de pression exercé par certains éducateurs peu scrupuleux).</p>



<p>Les écoles privées pullulent et celles qui relèvent de la mission française extorquent sans vergogne aux parents des sommes colossales.</p>



<p>Les parents paient. Ils paient les études dont le coût onéreux sert à l’instituteur (ou au professeur) à arrondir ses fins de mois et à subvenir aux besoins de sa famille; ils paient au prix fort l’école privée et les activités parascolaires de leurs enfants, et donnent aux écoles françaises des dizaines de millions pour que leur enfant ait un enseignement de qualité. Ils paient au prix de nombreux sacrifices et sont persuadés qu’ainsi ils s’acquittent convenablement de leur devoir en tant que parents, ce qui leur donne bonne conscience.</p>



<p>La famille se transforme, dans cette optique, en institution qui emploie des salariés. L’éducation est considérée comme secondaire : l’essentiel c’est que l’enfant réussisse dans ses études et qu’il soit épanoui dans les différentes activités parascolaires auxquelles il est inscrit (sport, musique, théâtre…). C’est en cela que consiste, selon eux, leur rôle de parent. Peut-on le leur reprocher ?</p>



<p>Les parents ne sont pas les seuls à éduquer leurs enfants. Il y a l’éducation de masse qui est assumée par les écrans et les <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/04/03/tunisie-les-medias-audio-visuels-et-le-regne-de-linculture-et-de-la-vulgarite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médias</a>. Or c’est la culture de la violence qui est inculquée aux enfants et aux adolescents, une culture fondée sur le culte du corps (fort et/ou beau), sur l’écorce des apparences, sur le pouvoir de l’argent, sur le carpe diem, sur la dépréciation des hautes valeurs, perçues comme désuètes. C’est d’ailleurs leur envers qui est souvent à l’honneur: on assiste alors à la transmutation du malfaiteur en héros, du dealer en homme d’affaires qui a réussi et de la drogue en unique moyen pour accéder au bien-être).</p>



<p>Qui en est responsable aussi? les programmes, les manuels scolaires, les méthodes d’enseignement. Ils sont restés figés depuis des années alors que le monde a subi, ces trois dernières décennies, une révolution sur le plan technologique qui nous a fait faire une incursion dans le numérique. Les méthodes pédagogiques ne tiennent pas compte de ces profonds changements qui ont affecté notre société et le monde. Quand bien même l’enseignant voudrait moderniser ses méthodes didactiques, la surcharge des classes l’en empêche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que faire ?</h2>



<p>L’école ne doit pas seulement être un espace où se dispense un enseignement mais aussi et surtout un lieu où l’élève acquiert les bases élémentaires de l’éducation. Les matières qui y sont enseignées doivent être subordonnées à cet objectif qui doit être considéré comme primordial au cours des années du primaire et du secondaire, années où l’enfant fait son apprentissage de la vie et essaie de trouver ses repères. L’éducation civique doit constituer l’une des principales disciplines et devrait bénéficier d’un coefficient élevé. N’ayant rien à voir avec l’éducation religieuse, cette matière enseignerait à l’élève les rudiments du vivre ensemble, le respect de l’autre, la tolérance, le partage et développerait son esprit critique.</p>



<p>L’enseignant devrait adopter une approche pédagogique dans laquelle l’expression orale se taillerait une place de choix. Il faudrait que les nouvelles approches pédagogiques permettent à l’élève de concilier l’enseignement qui lui est dispensé avec ses différents centres d’intérêt, afin que ce qu’il apprend en classe ne lui paraisse pas être déconnecté de ce qui polarise son attention dans la vie quotidienne.</p>



<p>L’image de l’instituteur devrait être réhabilitée. Quand l’élève se rend compte que son <em>«maître»</em> est un être méprisé par la société, qu’il est mal considéré et qu’il fait partie des personnes les plus démunies, il est amené à déprécier son enseignement, à ne respecter ni son savoir, ni ses diplômes, ni son statut, ni sa personne. L’enfant constate, en regardant autour de lui, que ceux qui ont <em>«réussi»</em> dans leur vie et qui sont les détenteurs de grosses fortunes ne sont pas titulaires de grands diplômes et qu’ils ne ressentent qu’un sentiment de mépris à l’égard des personnes qui ont voué leur vie aux études et qui ont du mal à joindre les deux bouts.</p>



<p>La réhabilitation des enseignants doit impérativement transiter par la médiation de la reconsidération de leurs diplômes et de leurs salaires. Les instituteurs et les professeurs devraient tous être recrutés parmi les étudiants qui sont titulaires du master. L’enseignant a la charge de cerveaux jeunes et malléables, aptes à subir toutes sortes d’influences. Il joue un rôle prépondérant dans la mesure où il laisse indubitablement des stigmates indélébiles dans la vie de l’individu.</p>



<p>C’est à ces seules conditions que l’enseignement étatique pourra recouvrer sa véritable fonction et octroyer une formation susceptible de faire des apprenants des citoyens munis d’un haut niveau moral et intellectuel, des êtres responsables qui sont respectueux de leurs devoirs et des lois en vigueur.<br>Notre école publique est aux abois. A qui profite le crime ?</p>



<p><em>* Universitaire à la retraite.</em> </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles de la même auteure dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ciDSKZeaii"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/29/les-sionistes-et-leurs-freres-islamistes/">Les sionistes et leurs «frères»… islamistes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les sionistes et leurs «frères»… islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/29/les-sionistes-et-leurs-freres-islamistes/embed/#?secret=kJ2bRXHDgA#?secret=ciDSKZeaii" data-secret="ciDSKZeaii" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Efs7aSHEcg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/03/tunisie-les-medias-audio-visuels-et-le-regne-de-linculture-et-de-la-vulgarite/">Tunisie : Les médias audio-visuels et le règne de l’inculture et de la vulgarité</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Les médias audio-visuels et le règne de l’inculture et de la vulgarité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/03/tunisie-les-medias-audio-visuels-et-le-regne-de-linculture-et-de-la-vulgarite/embed/#?secret=cCM1lJEUrg#?secret=Efs7aSHEcg" data-secret="Efs7aSHEcg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/10/faillite-de-lecole-publique-en-tunisie-les-causes-et-les-solutions/">Faillite de l&rsquo;école publique en Tunisie: les causes et les solutions</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : Osons réanimer une école publique en perdition !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/08/tunisie-osons-reanimer-une-ecole-publique-en-perdition/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2020 10:16:27 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[année scolaire 2019-2020]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bien qu’il ait annoncé que l’année scolaire était close (soit six mois de vacances pour tous !), le ministère de l’Education tunisien devrait remobiliser enseignants, élèves et parents en mettant en œuvre une stratégie d’urgence pour sauver l’année scolaire 2019-2020 et réanimer une école publique en perdition. Par Mustapha Ennaïfar * L’année scolaire 2019-2020 est...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/12/lycée-Montfleury-tunis.jpg" alt="" class="wp-image-30677"/><figcaption><em>Des lycées désespérément vides. Des formations lacunaires et biaisées.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Bien qu’il ait annoncé que l’année scolaire était close (soit six mois de vacances pour tous !), le ministère de l’Education tunisien devrait remobiliser enseignants, élèves et parents en mettant en œuvre une stratégie d’urgence pour sauver l’année scolaire 2019-2020 et réanimer une école publique en perdition.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Mustapha Ennaïfar</strong> *</p>



<span id="more-298024"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Mustapha-Ennaifar.jpg" alt="" class="wp-image-295638"/></figure></div>



<p>L’année scolaire 2019-2020 est en train de s’écouler et le niveau de la majorité des élèves tunisiens de stagner, peut-être pour certains de s’écrouler.</p>



<p>Bien sûr, grâce à la formule comptable opportunément mise au point par les instances ministérielles, nous arriverons à faire en sorte que les moyennes annuelles des élèves et les taux nationaux de passage dans les classes supérieures restent stables. Mais nous, éducateurs, enseignants, dirigeants et gestionnaires du système éducatif, aurons-nous la conscience tranquille? Aurons-nous accompli honnêtement notre mission? Les savoirs de nos élèves se seront-ils réellement accrus et leurs compétences développées au niveau requis par les programmes officiels? Ces moyennes tronquées rendront-elles compte, objectivement, du niveau de nos élèves au terme de l’année scolaire 2019-2020?</p>



<h3 class="wp-block-heading">La qualité des études et du système éducatif doit être préservée</h3>



<p>On dira que l’on ne pouvait pas faire autrement, que c’est la faute au coronavirus. Cela est vrai. Mais il y a toujours eu et il y aura toujours des événements imprévus (crises politiques, grèves, révoltes des élèves, perturbations météorologiques, etc.) qui viendront freiner ou bloquer le bon déroulement des cours. La mission des responsables et gestionnaires du système éducatif est justement d’y faire face pour que la qualité des études et du système éducatif soit préservée.</p>



<p>À propos de la fermeture des écoles et de l’arrêt des cours en présentiel, j’ai eu l’occasion décrire <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/04/23/en-education-le-confinement-devrait-rimer-avec-mobilisation-et-adaptation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans une tribune publiée sur Kapitalis le 23 avril 2020</a>, que si le ministère de l’Education avait pris des mesures positives concernant les candidats au bac, les élèves des autres niveaux des écoles primaires, des collèges et des lycées ont été abandonnés à eux-mêmes. Le ministère a justifié son refus de la formation à distance via internet par le souci de préserver l’équité sociale (il est vrai que tous les élèves n’ont pas d’ordinateur ou d’accès à internet). Mais ce souci peut-il servir comme alibi, pour renoncer à mettre en œuvre des solutions alternatives à la formation présentielle?</p>



<p>Ainsi la formation à distance organisée selon diverses modalités, pour toucher, sans doute pas la totalité mais une majorité d’élèves, comme cela a été fait dans divers pays et soutenu par l’Unesco, cela ne vaut-il pas mieux que le néant pour tous? Il aurait été possible, en outre, de mobiliser intelligence collective et initiatives régionales et locales pour contacter les élèves et leurs parents, recourir à diverses procédures de contact et de suivi autres que numériques (SMS, téléphone, porte-à-porte si nécessaire) et organiser, par la suite, des sessions de rattrapage pour les élèves qui n’auraient pu en bénéficier. Bref, on pouvait garder l’année scolaire ouverte et la formation se poursuivre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ne pas imposer la médiocrité, mais favoriser l’ambition et la réussite</h3>



<p>Face à l’épidémie du coronavirus, le gouvernement actuel a beaucoup fait. Il a su, dans plusieurs domaines (santé, sécurité, solidarité sociale, finance, etc.) faire le bon diagnostic, imaginer des solutions nouvelles, recourir aux nouvelles technologies de la communication mais aussi au porte-à-porte pour apporter secours ou nourriture et faire appel à la société civile. Par contre, dans le secteur de l’éducation, il faut le reconnaître, ni le ministère, ni les partis politiques, ni les syndicats de l’enseignement, ni la société civile n’ont su faire face.</p>



<p>En décidant ou en acceptant la clôture, prématurée, de l’année scolaire, c’est malheureusement la voie de la facilité et du renoncement qui a été choisie. Or, l’équité en éducation, ce n’est pas imposer la médiocrité pour tous mais tout faire pour favoriser l’ambition et la réussite de tous.</p>



<p>Alors interrogeons-nous : ne sommes-nous pas en train de nous obstiner à appliquer (démagogiquement ou inconsciemment) la politique de camouflage des insuffisances constatées dans la formation de nos élèves et dans les performances de notre système éducatif, politique commencée bien avant 2011 et poursuivie depuis? Ne sommes-nous pas coupables de laisser se dégrader notre système éducatif public ?</p>



<p>En effet, après la révolution de 2011, le ministère de l’Education a mis en sommeil puis démantelé des composantes essentielles du dispositif de suivi et d’évaluation de notre système éducatif. Cette politique était paradoxale, nous attendions que le changement de régime s’accompagne d’un sursaut dans la gouvernance de ce secteur en voie de détérioration : qu’il y ait plus d’honnêteté, d’objectivité, de transparence et de pertinence dans son pilotage et sa gestion. Or c’est l’inverse qui s’était produit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Il faut remobiliser enseignants, élèves et parents</h3>



<p>J’évoquerai à titre d’exemple les graves fautes commises ces dernières années par le ministère de l’Education, avec le retrait de la Tunisie des évaluations internationales comparées (TIMMS en 2013 et PISA en 2018), qui nous a privés d’outils pour mesurer les performances de notre système éducatif, pour les comparer à ceux de 79 pays et pour identifier ses forces et ses faiblesses.</p>



<p>Alors que de plus en plus de pays (dont des pays arabes) participent à ces évaluations internationales, indispensables de nos jours pour piloter et faire progresser un système éducatif, la Tunisie qui y participait depuis 2003, s’en est retirée. Les dernières sessions auxquelles la Tunisie a participé ont démontré que les élèves tunisiens de 15 ans avaient au moins une année et demie de retard en maths et sciences, comparativement à des élèves japonais ou sud-coréens du même âge. Dès lors, qu’en sera-t-il après la pandémie?</p>



<p>Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il est toujours possible de rebrousser chemin lorsqu’on s’est fourvoyé. Chaque jour, face aux conséquences imprévues de la pandémie, on voit les Etats, les autorités publiques hésiter, décider, puis sans honte, reconnaître s’être trompé et changer d’option par pragmatisme.</p>



<p>C’est pourquoi, et bien qu’il ait annoncé que l’année scolaire était close (soit six mois de vacances pour tous !), le ministère de l’Education tunisien devrait et pourrait remobiliser enseignants, élèves et parents en concevant et mettant en œuvre une stratégie d’urgence pour sauver l’année scolaire 2019-20 et réanimer l’école publique.</p>



<p><em>* Consultant en éducation.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Article du même auteur dans Kapitalis : </h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wfMV9IbK7d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/23/en-education-le-confinement-devrait-rimer-avec-mobilisation-et-adaptation/">En éducation, le confinement devrait rimer avec mobilisation et adaptation</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En éducation, le confinement devrait rimer avec mobilisation et adaptation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/23/en-education-le-confinement-devrait-rimer-avec-mobilisation-et-adaptation/embed/#?secret=QmjY31qCsE#?secret=wfMV9IbK7d" data-secret="wfMV9IbK7d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/08/tunisie-osons-reanimer-une-ecole-publique-en-perdition/">Tunisie : Osons réanimer une école publique en perdition !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : L’école publique au risque du giron islamiste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Mar 2017 10:48:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Mourou]]></category>
		<category><![CDATA[école publique]]></category>
		<category><![CDATA[Neji Jalloul]]></category>
		<category><![CDATA[Wajdi Ghanim]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rached Ghannouchi / Neji Jalloul. Derrière la «guérilla» menée contre le ministre de l’Education Néji Jalloul, c’est le parti islamiste Ennahdha qui mène l’assaut contre l’école publique mixte, moderniste et rationaliste. Par Hedia Yakhlef * Qui ne se souvient de cette rencontre entre Abdelfattah Mourou et Wajdi Ghanim où le vice-président islamiste de l’Assemblée des représentants...</p>
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<p style="text-align: center;"><em>Rached Ghannouchi / Neji Jalloul.</em></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Derrière la «guérilla» menée contre le ministre de l’Education Néji Jalloul, c’est le parti islamiste Ennahdha qui mène l’assaut contre l’école publique mixte, moderniste et rationaliste.</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-86667"></span></p>
<p style="text-align: left;">Par <strong>Hedia Yakhlef</strong> *</p>
<p style="text-align: left;">Qui ne se souvient de cette rencontre entre Abdelfattah Mourou et Wajdi Ghanim où le vice-président islamiste de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), madré et matois, s’était laissé aller à une confidence on ne peut plus programmatique ?</p>
<p style="text-align: left;">Il cherchait à convaincre son interlocuteur, gourou d’un islam rétrograde, empressé d’étouffer alors le pays sous sa chape de prédications noires et haineuses, de la nécessité d’une stratégie par étapes dans la mise sous coupe des esprits et leur formatage dans l’idéologie islamiste et ses valeurs.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>La nature du combat islamiste</strong></p>
<p style="text-align: left;">Face au chantre de l’excision et autres billevesées d’un autre âge, les mots ont manqué à notre avocat à la faconde jamais en défaut. Au lieu de défendre les acquis d’une société vers plus de libertés individuelles, vers plus d’égalité entre les sexes, vers un plus large champ de possibles ouvert à tous les citoyens dans leur diversité et leur différence, maître Mourou s’est fendu d’une phrase laconique mais ô combien significative comme aveu! Une phrase concise qui en dit long sur la vérité de la vision islamiste et sur ses projets: «<em>Notre cible prioritaire n’est pas les laïcs d’aujourd&rsquo;hui mais leurs enfants</em>». Formule claire comme l’eau de roche qui désigne, sans ambiguïté aucune, la nature du combat à mener que se fixent les islamistes et les instruments et les moyens de parvenir à la réalisation de leur objectif.</p>
<p style="text-align: left;">En peu de mots, notre habile orateur même dans ses actes manqués, affirme le socle dogmatique de son parti Ennahdha et sa stratégie.</p>
<p style="text-align: left;">En ne réfutant pas ce qu’était venu prêcher Ghanim, il déclare s’inscrire dans le partage du même univers de valeurs. Pire, il fait de ces valeurs le contenu à transmettre aux futures générations, c’est-à-dire les jeunes aujourd’hui encore en formation.<br />
Il ressort ainsi, sans l’ombre d’un doute, que pour ce parti l’école est un instrument majeur dans leur projet de garantir leur hégémonie et leur modèle sociétal. Un levier capital à conquérir pour asseoir leur pouvoir et diffuser les représentations et les normes qui structurent leur vision.</p>
<p style="text-align: left;">Naïfs sont ceux qui nous objecteraient que les choses ont changé et qu’on n’est plus dans la surchauffe du tourbillon révolutionnaire.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Concessions affichées et convictions profondes</strong></p>
<p style="text-align: left;">Certes, l’exercice du pouvoir et sa complexité, les choix politiques, économiques, sociaux, culturel&#8230; quand ils se fracassent sur le mur des réalités et de la résistance citoyenne obligent de mettre un bémol à ses ambitions, de contenir son appétit de suprématie et de contrôle de la vie des gens, de refréner ses ardeurs partisanes&#8230; Image que le parti islamiste cherche actuellement à imprimer: démocrate, consensuel, modéré, tolérant, ouvert ! Autant de concessions affichées pour prouver l’adaptation à la réalité tunisienne hors de laquelle n’importe quel parti reste comme exogène, importé, inauthentique.</p>
<p style="text-align: left;">L’effort cosmétique est indéniable et la nouvelle peau médiatique des «Bleus» peut faire illusion mais le maquillage souvent se fissure et laisse apparaître les traits réels qui trahissent les convictions profondes toujours à l’œuvre.</p>
<p style="text-align: left;">Ennahdha a changé mais rien qu’en surface. Sous le vernis avenant de la communication demeure la détermination à refonder notre mode d’être et de penser et à ramener nos enfants dans son giron.</p>
<p style="text-align: left;">L’attitude des islamistes face à ce qu’indûment on voudrait faire passer comme «<em>crise</em>» du ministère de l’Education nationale vient montrer l’inconsistance de cette fiction de la métamorphose d’Ennahdha et l’art consommé de la «<em>taqiya</em>» (pratique consistant à dissimuler sa foi) chez ses responsables.</p>
<p style="text-align: left;">La charge menée actuellement contre ce service publique de l’éducation ne trompe personne sur son origine tant cet oukase imposé par des syndicalistes ultras, exigeant le départ du ministre de l’Education, Neji Jalloul, porte la marque islamiste. Leur volonté de mettre la main, par personne interposée, sur ce secteur est manifeste. Les grèves successives très suivies, dans les écoles et les lycées, par les «<em>frères</em>» viennent, de toute évidence, répondre à des mobiles politiques loin des revendications réelles pécuniaires, statutaires, pédagogiques&#8230; des enseignants (pour certaines déjà dépassées).</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-85276" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/UGTT-Enseignants-du-secondaire.jpg" alt="Syndicat de l'enseignement secondaire" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les syndicat de l&rsquo;enseignement: des idiots utiles. </em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Derrière la «guérilla» contre Neji Jalloul</strong></p>
<p style="text-align: left;">Une conjonction d’intérêts de quelques syndicalistes qui cherchent à se positionner et à se donner de la notoriété par la surenchère et de figures proches du «<em>courant bleu</em>» ayant pour mission de creuser dans le sens des constantes idéologiques du parti, a favorisé un climat de tension permanente; une technique rodée de harcèlement constant et d’agitation continue a été mise en place. Une peau de banane sous un pied, un gros caillou dans la chaussure à l’autre, on n’a pas arrêté de savonner la planche au ministre devenu, non plus un interlocuteur avec lequel on négocie, mais un ennemi à abattre. L’objectif de cette <em>«guérilla»</em> étant de créer le vide par où peut s&rsquo;engouffrer la récupération de ce secteur vital de la formation de l&rsquo;esprit et leur possible endoctrinement.</p>
<p style="text-align: left;">Le fruit semble, ces derniers jours, mûr, prêt à tomber entre les mains qui l’attendent avidement; ceci selon deux scénarios possibles: ou Ennahdha ramasse directement le portefeuille et s’en va, franco de port, dans la réalisation de ses plans, quitte à confier les manettes à un homme de paille; ou, d’une manière moins frontale, imposer, de manière retorse, ses choix et sa vision à un ministre affaibli, contraint à composer.</p>
<p style="text-align: left;">Le dernier communiqué du parti portant sur la réforme éducative semble entériner cette deuxième option au vu du style de discours lénifiant qu’il adopte.</p>
<p style="text-align: left;">Le sens de la mesure, de la modération et du consensus y est tellement appuyé qu’il en devient suspect et donc révélateur.<br />
Qui oserait s’inscrire contre cet appel qui se réfère aux principes de la constitution et aux attentes des Tunisiens relatives à l’école? Qui nierait les vertus du débat et de la concertation?</p>
<p style="text-align: left;">Le communiqué se veut inattaquable et les propositions s’imposent incontournables, imparables tant elles cultivent par leur <em>«généralité»</em> et leur aménité l’évidence de la doxa régnant actuellement.</p>
<p style="text-align: left;">En réalité cet <em>«œcuménisme»</em> de façade cache une manœuvre politique habile qui fait basculer subrepticement une question complexe, ardue, nécessitant une APPROCHE SCIENTIFIQUE vers une simple confrontation d’OPINIONS où la diversité et la variété des orientations ne peuvent aboutir qu’à un compromis nébuleux reflétant, en partie, un rapport de force entérinant le poids des forces politiques mobilisables à un moment donné.</p>
<p style="text-align: left;">Elargir l’assiette de la «<em>concertation»</em> ne sert, au fond, que cette intention de noyer la réforme éducative dans des discussions sans perspectives débouchant sur des résolutions tellement larges ne pouvant que conforter chaque bord dans ses convictions, dans ses interprétations, dans ses conceptions et dans ses pratiques.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-73912" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Manifestations-enseignants.jpg" alt="manifestation des enseignants " width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ennahdha manipule les enseignants, qui manifestent devant le ministère de l&rsquo;Education.  </em></p>
<p style="text-align: left;">C’est par cette instrumentalisation du débat – large, ouvert, démocratique – que s’opérera, pernicieusement l’<em>«idéologisation»</em> de l&rsquo;institution publique et sa politisation au profit du mieux organisé et du plus solide sur son <em>«socle dogmatique»</em>, à savoir, aujourd’hui, les islamistes d’Ennahdha, leurs relais et leurs ramifications.</p>
<p style="text-align: left;">Le communiqué islamiste évoqué, sous ses dehors bienveillants, vise à installer un dispositif de combat pernicieux s’appuyant sur une constitution de compromis à large spectre, un tissu associatif multiple et hors contrôle dans ses finances et ses champs d’action, un syndicat mu par des soucis de carrière; autant de manettes pour replacer leur projet politique, idéologique et sociétal au cœur de la réforme.</p>
<p style="text-align: left;">On reverra certainement, dans ce cadre construit, réapparaître les sempiternels discours sur l’identité confessionnelle, ethnique, linguistique&#8230; On reverra se répandre les réductions historiques et le relativisme culturel; on reverra s’exprimer le mépris des arts, des sciences humaines et de l’esprit critique et se manifester le refus des subjectivations&#8230; Tout cela au profit d’une école normalisatrice ancrée dans la culture de la tradition et de la conformité. Une école où domine la répétition et la restitution favorable, malheureusement à la reproduction d’esprits théologico-mythiques s’accommodant facilement de fictions nostalgiques d’un âge d’or de califes, d’imams, et de prédicateurs légiférant et taillant, au gré de leurs élucubrations, dans la liberté des citoyens.</p>
<p style="text-align: left;">La réforme éducative est à cet enjeu là et exige de nous que nous soyons vigilants, fermes sur une école publique, gratuite, égalitaire, mixte, universaliste, moderniste et rationaliste.</p>
<p style="text-align: left;"><em>* Enseignante.</em></p>
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		<title>Tunisie : Les madrasas de l’avenir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/23/tunisie-les-madrasas-de-lavenir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 May 2016 07:11:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[école coranique]]></category>
		<category><![CDATA[école publique]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tirant partie de la faiblesse du pouvoir, les ministres des Affaires religieuses et de l’Education s’associent pour transformer en madrasas des écoles publiques. Par Yassine Essid Maintenant que les conflits avec les syndicats de l’enseignement autour des salaires et des conditions de travail semblent marquer une pause, que les quelques établissements scolaires délabrés se défendent...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-51052 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Madrasas.jpg" alt="Madrasas" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Tirant partie de la faiblesse du pouvoir, les ministres des Affaires religieuses et de l’Education s’associent pour transformer en madrasas des écoles publiques.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-51051"></span></p>
<p>Maintenant que les conflits avec les syndicats de l’enseignement autour des salaires et des conditions de travail semblent marquer une pause, que les quelques établissements scolaires délabrés se défendent tant bien que mal de l’emprise du temps, que les cantines pour tous les enfants scolarisés dans les écoles publiques demeurent une vaine promesse, le moment est venu de se pencher sur les réformes pédagogiques : programmes, qualité de l’éducation, compétence et contribution des enseignants.</p>
<p>Il était temps. Car en matière de politique d’éducation la Tunisie, comparée aux pays asiatiques et à ceux de l’Europe du nord, demeure un élève dissipé qui ne figure même pas dans le classement mondial en termes de qualité et de performances. Quoi de plus normal d’ailleurs : des élèves peu doués, des éducateurs de moins en moins impliqués, excepté quand il s’agit de rançonner les parents pour les cours particuliers, sans parler du mode de gestion centralisé et inefficace de l’administration. Bref, un système éducatif relégué au fond de la classe choisi par les cancres faute de mieux.</p>
<p><strong>La ligne de régression sociale linéaire et généralisée </strong></p>
<p>Bien en phase avec le modèle de gouvernance du pays où le pouvoir n’a jamais été aussi éparpillé, le ministre de l’Education nationale, islamologue autoproclamé, hier encore grand pourfendeur exalté des islamistes, n’est pas radical, il n’est pas novateur, il n’est pas progressiste, il n’est ni de droite ni de gauche, simplement un opportuniste.</p>
<p>Maintenant que Nidaa Tounes est devenu infréquentable et le pays sur le point de se livrer une deuxième fois aux islamistes, il se découvre des traits communs avec l’esprit des dirigeants d’Ennahdha. La proposition de son collègue des Affaires religieuses avait immédiatement suscité chez lui un intérêt particulier. Il l’adopte aussitôt au nom du développement intellectuel et moral des jeunes générations. Il s’agit en effet de dispenser pendant les vacances d’été des cours de religion dans les établissements publics transformés pour l’occasion en écoles coraniques. Il y a là une vraie carte à jouer pour le ministre s’il entend bien rester en tête des sondages et fin prêt, une fois démarrés les retournements de veste, car on n’est jamais trop confiant en l’avenir.</p>
<p>La proposition commune de ces deux têtes d’œuf du gouvernement relève d’un constat simple. Des enfants livrés à eux-mêmes pendant trois longs mois, des bâtiments restés inoccupés qui risquent de se dégrader, et des enseignants volontaires prêts à travailler bénévolement qui ne demandent pas mieux que de voler au secours de la mère patrie. Un immense potentiel est donc là, prêt à l’emploi. On s’attend normalement à ce qu’un tel effort de rattrapage se déroule surtout dans les domaines scientifiques afin de rendre les élèves plus réceptifs et aptes à mieux comprendre l’avenir et non pas ruminer passé.</p>
<p>Vu d’ici, l’avantage de cette mini révolution permettra aux professeurs de mieux connaître les élèves qui ont besoin de comprendre ce qu’on leur enseigne, de changer de l’excessive fragmentation des savoirs qui ruine le sens et d’acquérir le goût de l’approfondissement des connaissances.</p>
<p>Quant aux parents, souvent éloignés de l’école, leur adhésion sera renforcée. Le monde scolaire ne leur sera plus complètement étranger. Enfin, pendant trois mois, l’école cessera d’être ce lieu clos tout en restant consacré aux savoirs et aux compétences que chaque enfant doit maîtriser.</p>
<p>C’était sans compter avec la ligne de régression sociale linéaire et généralisée qui s’est emparée de la plupart des membres du gouvernement. Face au galimatias jargonneux sur l’intelligence, la culture, l’amélioration de la qualité de l’éducation techno-professionnelle pour une société qui a perdu la connaissance des métiers et la promotion de l’idéal d&rsquo;un monde meilleur, les deux ministres restent insensibles. Car pour eux les vrais bouleversements s’opèrent d’abord par l’apprentissage du Coran. Ni gymnases, ni aires de jeux, ni usage de l’internet. C’est que les vraies réformes, innovantes et coûteuses pour tous les élèves de l’école de la république, ne se traduisent pas forcément par le recours à l’enseignement assisté ou réalisé par ordinateur et tablettes tactiles. Certes, de tels outils développent des modalités nouvelles d’apprentissage, mais les pratiques pédagogiques à l’ère du numérique ne sont pas le but. Il faut au contraire remettre au goût du jour la tradition orale et ses techniques mnémotechniques victimes de l’ère postindustrielle et ses procédés novateurs.</p>
<p><strong>La promotion d’une instruction exclusivement religieuse</strong></p>
<p>Pour que le hiatus ne soit pas irrémédiablement consommé entre les anciennes sources des idéologies transmises par la tradition religieuse et les nouvelles techniques de formation véhiculées par des instruments dépersonnalisés, il faut retourner aux modes traditionnels du savoir. En revivifiant l’idéal de conformité, le passé deviendra la référence majeure dans les genres de vie, les modes de pensée, le système des valeurs et le sentiment de partage d&rsquo;une même identité culturelle.</p>
<p>Afin de contrecarrer la sécularisation, contenir l’essor des écoles privées, dont l’enseignement est multilingue, scientifique, dirigé par un personnel occidentalisé, on fera au contraire en sorte de promouvoir une instruction exclusivement religieuse et unilingue pour arriver à la constitution d&rsquo;une nouvelle élite intellectuelle et politique plus proche en esprit des milieux traditionnels et qui use d&rsquo;un langage et d&rsquo;un genre de vie spécifiques dont seront exclus tous ceux qui sont hostiles à l’enseignement de l’islam.</p>
<p>L’enseignement religieux, dont la pratique décline dangereusement dans le cursus scolaire, sera partout valorisé. Dans cette perspective quoi de mieux, pour commencer, que l’apprentissage des enseignements du prophète, l’exégèse minutieuse qui concilie les exigences de la foi révélée et celle de la foi raisonnée, le souvenir des glorieux événements passés, l’initiation au droit musulman, l’étude de la tradition hagiographique, pour finir par un retour au Texte qui aura perdu entre temps de son opacité et de son obscurité pour devenir un message clair exprimé dans un langage clair.</p>
<p>Ce savoir coranique sera dispensé, dit-on, par des personnes aussi compétentes que modérées dont le niveau est en principe reconnu et qui ne se limiteront pas à apprendre aux élèves à réciter par cœur les versets du Coran en leur imposant un exercice de pure mémoire.</p>
<p><strong>L’institution d’un catéchisme islamique </strong></p>
<p>Au moment où les pays touchés de plein fouet par le terrorisme islamiste décident de fermer les écoles coraniques qui encouragent les discriminations, dispensent l’extrémisme violent, enseignent le jihad et forment ses futurs combattants, on a choisi d’approfondir la foi par l’institution d’un catéchisme islamique. Qu’adviendra-t-il alors des jeunes qui n’ont pas de travail, n’ont pas de formation et ne vont plus à l’école?</p>
<p>Aujourd’hui, tirant partie de la faiblesse du pouvoir, deux membres du gouvernement s’associent pour transformer en madrasas des écoles publiques, contribuant de diverses façons au climat d’anarchie qui règne déjà au sein de nombreux autres domaines. Cependant, ces jeunes élèves risquent fort de ne garder de leurs vacances studieuses que des éléments répétés et déformés d’un programme d’enseignement gratuit.</p>
<p>Dans ce cas, quelle instance ira entreprendre un contrôle efficace des lectures et des interprétations qui seront faites des versets susceptibles d’apporter une justification religieuse à la violence islamiste? Qui va s’assurer que parmi les éducateurs ne figurent pas des prédicateurs déguisés qui enseigneront un islam sectaire et pro-jihad ? Enfin, qu’est-ce qui prouve que les élèves ne finiront pas par être séduits par un discours radical tel celui que profèrent les prêcheurs du vendredi. N’est-ce pas déjà le cas de l’imam de la mosquée de Sfax appelant à faire exécuter tous les homosexuels conformément à la charia et à l’encontre duquel le ministre des Affaires religieuses, avec son impeccable costume cravate, n’a encore pris aucune mesure administrative, trop occupé qu’il est à préparer les madrasas de l’avenir ?</p>
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		<title>L&#8217;échec scolaire, signe de l’effondrement de l’école publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2016 13:22:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bassem Loukil]]></category>
		<category><![CDATA[école publique]]></category>
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		<category><![CDATA[formation professionnelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur le tableau noir de l’échec scolaire brossé, samedi dernier, à Tunis, par des responsables du ministère de l’Education. Par Zohra Abid «Chaque enfant représente pour nous une fortune. Si on ne le garde pas précieusement et on ne l’élève pas dans un giron sain, il risque de plonger très tôt dans la délinquance,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/22/lechec-scolaire-signe-de-leffondrement-de-lecole-publique/">L&rsquo;échec scolaire, signe de l’effondrement de l’école publique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>Retour sur le tableau noir de l’échec scolaire brossé, samedi dernier, à Tunis, par des responsables du ministère de l’Education.</strong></em></p>
<p>Par<strong> Zohra Abid</strong></p>
<p><span id="more-44194"></span></p>
<p><em>«Chaque enfant représente pour nous une fortune. Si on ne le garde pas précieusement et on ne l’élève pas dans un giron sain, il risque de plonger très tôt dans la délinquance, la contrebande ou le terrorisme et devenir par la suite, une source d’ennui pour lui-même, pour sa famille et pour la société dans son ensemble»:</em> c’est avec cet avertissement que Neji Jalloul a introduit le projet de réforme de l’enseignement que son département est en train de mettre en route.</p>
<p>Le ministre de l’Education parlait en marge d’une journée d’étude organisée conjointement par le ministère de l’Education et la Fondation Al-Amana, relevant du groupe Loukil, portant sur «la lutte contre l’échec et le décrochage scolaires: choix et solutions».</p>
<p><strong>Des chiffres inquiétants</strong></p>
<p>Les chiffres inquiétants présentés par des experts reflètent la réalité amère de l’école publique en Tunisie et soulignent la nécessité de réformer notre système scolaire dans son ensemble. Ce constat a, d’ailleurs, fait taire certains enseignants conservateurs qui étaient, au départ, hostiles à cette réforme et s’opposaient au changement.</p>
<p>Bouzid Nsiri, directeur des études, de la planification et des systèmes d’information au ministère de l’Education, a mis le doigt là où ça fait le plus mal. Le système éducatif mis en place il y a 60 ans et qui a privilégié l’école publique et l’enseignement gratuit est devenu obsolète. S’il a admirablement fonctionné au départ, en généralisant l’enseignement, qui était l’apanage des couches bourgeoises ou moyennes, il a beaucoup perdu de son efficacité depuis le début des années 1980. Ainsi, entre 1981 et 2015, 4.325.127 élèves ont quitté le système éducatif sans bac ni diplôme professionnel. Pis : 1.675.194 élèves ont abandonné les études au niveau de l’école primaire.</p>
<p><em>«Aujourd’hui, plus de 100.000 élèves abandonnent les bancs de l’école chaque année et 20% de la population sont des illettrés (dont 67,4% des filles), souvent répartis entre les régions intérieures où le processus de développement économique, social et culturel est en panne. Les gouvernorats les plus touchés sont Kairouan, le Kef, Jendouba et Kasserine»</em>, a encore indiqué M. Nsiri. Conséquence : <em>«Le marché du travail compte près de 2 millions de personnes qui n’ont reçu aucune formation professionnelle»</em>, a-t-il aussi déploré.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-44197" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Abandon-scolaire.jpg" alt="Abandon-scolaire" width="500" height="300" /></p>
<p><strong>La formation professionnelle en question </strong></p>
<p>On a souvent une approche négative de la formation professionnelle. «<em>Certains conservateurs croient que les ratés de l’école sont orientés vers la formation professionnelle. Ce qui est totalement faux. Et il est temps de changer cette mentalité»</em>, a poursuivi M. Nsiri, estimant que la formation professionnelle exige, elle aussi, des qualités intellectuelles et une certaine intelligence pratique.</p>
<p>La montée vertigineuse du chômage dans le pays, fléau qui touche aujourd’hui 15,8% de la population, s’explique, en grande partie, par l’inadéquation entre la formation et les besoins des entreprises. Pour preuve : <em>«Même les diplômés ne trouvent pas rapidement du travail et ceux qui réussissent à décrocher un travail dès l’obtention de leurs diplômes universitaires sont rares et ne représentent que 3% des effectifs des diplômés de l’université. La raison c’est que l’étudiant fraîchement diplômé n’est pas totalement prêt pour entrer directement dans le marché de l’emploi parce qu’il n’a pas, tout simplement, reçu une formation répondant aux exigences professionnelles qui changent au fil du temps »,</em> explique le responsable du ministère de l’Education, qui appelle à développer le système de la formation professionnelle et à l’adapter de manière continue aux besoins du marché du travail.</p>
<p>Bassem Loukil, Pdg du groupe Loukil et président de la Fondation Al-Amana, qui était accompagné de Walid Loukil, directeur général adjoint du groupe Loukil, est souvent confronté, en tant que chef d’entreprise, à la difficulté de trouver le profil idéal qu’exige le développement de ses activités industrielles et commerciales. <em>«Ils nous arrive rarement de trouver le profil recherché, même parmi les diplômés de l’université, qui manquent de formation. Que dire alors des non-diplômés ?</em>», s’est-il interrogé, en rappelant que le taux de l’abandon scolaire entre l’école primaire et le collège atteint, aujourd’hui, 10%. <em>«Ces jeunes qui ont abandonné prématurément l’école ne répondent pas souvent aux besoins du marché de l’emploi»,</em> a ajouté M. Loukil, dont la fondation, créée au lendemain de la révolution de janvier 2011, contribue à la restauration et à l’équipement des écoles publiques dans plusieurs régions du pays.</p>
<p><strong>Lutter contre la fatalité de l’échec</strong></p>
<p>Pour faire face à l’abandon scolaire précoce et lutter contre la délinquance des jeunes, il faut prendre totalement en charge cette population très vulnérable et aider à l’intégrer dans le marché de l’emploi. Pour cela, une réforme du système éducatif s’impose quel qu’en soit le prix. Car, selon Adel Haddad, directeur des programmes au ministère de l’Education, le prix de l’échec scolaire est très élevé sur les plans économique et social, et il se paie cash.</p>
<p>Dans ce contexte, des mesures vont être prises pour tenter de renverser la donne et pour faire en sorte que les Tunisiens passent en moyenne plus de 10 ans et demi à l’école. <em>«C’est au-dessous de la moyenne mondiale. 1% de la population, soit 770. 000 Tunisiens, sont considérés des ‘‘sans niveau’’»</em>, a rappelé M. Haddad. Et d’enchaîner : <em>«Il faut que les élèves puissent s’épanouir dans l’établissement scolaire, en ayant des activités culturelles et sportives. L’école doit être attrayante sinon l’élève décroche. Et puis, nous devons respecter le temps de l’apprentissage de chacun car les capacités des uns sont différentes de celles des autres et à chacun ses motivations. Si on n’est pas fait pour un tel métier, on est sûrement bon pour un autre.»</em></p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-44199" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Jalloul-et-les-Loukil-2.jpg" alt="Jalloul-et-les-Loukil-2" width="500" height="300" /></p>
<p><strong>Pour une véritable insertion</strong></p>
<p>M. Haddad a donné, au passage, des exemples de pays qui réussissent dans le domaine de la formation professionnelle, notamment l’Allemagne, où l’on enseigne, éduque et forme chaque citoyen selon ses capacités et ses vocations intrinsèques.</p>
<p>La formation professionnelle doit avoir sa place dans la réforme de l’enseignement, a estimé Adel Haddad, et au lieu de rechercher la réussite à tout prix, on doit juger l’élève à sa juste valeur et l’orienter selon ses capacités réelles. Pour ce, on doit œuvrer pour changer de politique mais aussi de mentalité, en ancrant la politique de la formation professionnelle dans l’esprit des gens. <em>«Non seulement chez l’enfant mais aussi chez les parents</em>», a encore insisté le responsable du ministère de l’Education.</p>
<p>M. Haddad a appelé tous les départements ministériels (Tics, Femme, Jeunesse, Culture, etc.), ainsi que la société civile, à participer à l’effort national de réforme de l’enseignement et de la formation professionnelle.</p>
<p><em>«Les médias ont, eux aussi, un rôle important à jouer dans la mise en exergue de la valeur ajoutée de la formation professionnelle dans la société et l’économie. Il faut nous mobiliser tous pour changer le système et les mentalités et pour que l’école devienne un lieu d’enseignement et d’apprentissage à la fois</em>», a-t-il conclu.</p>
<p>Ce n’est qu’à ce prix que l’on parviendra à améliorer l’accès des jeunes au marché de l’emploi et faciliter ainsi leur insertion sociale.</p>
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		<title>Ecole publique: Le téléthon sur Watanya 1</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2015 11:13:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[école publique]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[Nessma TV]]></category>
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		<category><![CDATA[télévision nationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chaine publique Watanya 1 est entrée en ligne pour organiser le téléthon destiné à recueillir des fonds pour la restauration des écoles publiques.   L’accord conclu le 19 août entre le ministère de l’Education et Nessma TV, qui devait organiser ce téléthon, a été annulé en raison de «contraintes administratives». Cet événement télévisuel se...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11397 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Watanya-Telethon.jpg" alt="Watanya-Telethon" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La chaine publique Watanya 1 est entrée en ligne pour organiser le téléthon destiné à recueillir des fonds pour la restauration des écoles publiques.  </strong></em></p>
<p><span id="more-11396"></span></p>
<p>L’accord conclu le 19 août entre le ministère de l’Education et <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2015/08/28/nessma-norganisera-pas-le-telethon-en-faveur-de-lecole-publique" target="_blank">Nessma TV</a>, qui devait organiser ce téléthon, a été annulé en raison de «contraintes administratives». Cet événement télévisuel se tiendra, finalement, sur les plateaux de la chaîne de télévision nationale Watanya 1. Les réunions de préparation entre les divers intervenants ont d’ailleurs déjà commencé.</p>
<p>Plusieurs associations ont estimé que l’accord conclu avec Nabil Karoui, patron de Nessma TV et de l’agence de publicité Karoui &amp; Karoui, était précipité et n’avait pas lieu d’être.</p>
<p><em>«Il faut éviter les suspicions de conflit d’intérêt en accordant la priorité à la télévision nationale pour lancer une opération médiatique et financière au profit d’une l’institution publique»</em>, dit un acteur de la société civile.</p>
<p><em><strong>Illustration</strong>: Réunion de préparation du téléthon au siège de la télévision nationale.</em></p>
<p><em><strong>Article lié : </strong></em></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2015/08/21/nessma-tv-un-telethon-au-profit-des-ecoles-publiques" target="_blank"><em>Nessma TV : Un téléthon au profit des écoles publiques </em></a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/08/29/ecole-publique-le-telethon-sur-watanya-1/">Ecole publique: Le téléthon sur Watanya 1</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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