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	<title>Archives des Ekrem Imamoglu - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Ekrem Imamoglu - Kapitalis</title>
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		<title>Turquie &#124; Erdogan vs Imamoglu ou le pouvoir et ses mirages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Erdogan a peut-être gagné une manche. Mais ce ne sont pas les répressions qui étouffent les révolutions.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/26/turquie-erdogan-vs-imamoglu-ou-le-pouvoir-et-ses-mirages/">Turquie | Erdogan vs Imamoglu ou le pouvoir et ses mirages</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Erdogan a peut-être gagné une manche en incarcérant Imamoglu, son potentiel vainqueur lors des prochaines présidentielles en 2028. Mais ce ne sont pas les répressions qui étouffent les révolutions. C’est la perte de contrôle du récit. Et c’est là que tout se joue.</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi * </strong><strong></strong></p>



<span id="more-15974258"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>J’étais en séance avec un cadre dirigeant. Il se plaignait :&nbsp;<em>«Madame, je suis directeur, mais ils ne m’écoutent pas. J’ai l’impression qu’ils obéissent à un autre leader que je ne connais pas !»</em> J’ai souri : <em>« Ah… C’est la première fois que vous entendez parler de l’État profond dans votre propre entreprise?»</em>&nbsp;</p>



<p>Il y a toujours un pouvoir derrière le pouvoir. Une ombre derrière l’autorité officielle. Ce qui se passe en Turquie aujourd’hui, ce n’est pas simplement une question de politique ou d’élections. C’est une question de mécanique du pouvoir, de ces forces invisibles qui, comme dans un bureau où les employés n’écoutent plus leur directeur, décident en silence de qui règne vraiment.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le piège du pouvoir visible&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Recep Tayyip Erdogan le sait mieux que personne. Il a lui-même été arrêté lorsqu’il était maire d’Istanbul, pour avoir récité un poème jugé subversif. Ironie du sort, c’est précisément cette arrestation qui a renforcé son aura et lancé sa carrière politique nationale. Alors pourquoi reproduire ce schéma aujourd’hui avec Ekrem Imamoglu, l’actuel maire  d’Istanbul?&nbsp;</p>



<p>Soit Erdogan se trompe. Soit il sait exactement ce qu’il fait. Et là, la lecture change.&nbsp;</p>



<p>Une arrestation spectaculaire ? C’est la meilleure façon de transformer un adversaire en martyr. Et qui dit martyr dit héros. Erdogan, qui a construit sa carrière en jouant sur l’image du leader persécuté, sait que la politique ne se limite pas à la répression brute. Il joue avec le feu, avec cette frontière ténue entre écraser un rival et lui donner une dimension mythique.&nbsp;</p>



<p>Alors, quel est son calcul? Cherche-t-il à tester la résistance du système que lui-même domine, à forcer une réaction de la population pour mieux la réprimer ensuite ? Ou, au contraire, à imposer l’idée que le jeu démocratique est faussé d’avance, pour pousser à la résignation et tuer dans l’œuf toute tentative de changement ?&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pouvoir qui ne dit pas son nom&nbsp;</h2>



<p>Michel Foucault nous apprend que le pouvoir n’est jamais une simple question de domination frontale. Il est diffus, insidieux, incorporé dans les structures, dans les discours, dans les normes. L’État profond, ce n’est pas une organisation secrète qui tire les ficelles dans l’ombre. C’est plus subtil.&nbsp;</p>



<p>C’est un mode de fonctionnement, un tissu d’habitudes et d’alliances invisibles qui fait qu’un président peut être élu, mais ne jamais avoir réellement le contrôle. Que des institutions peuvent exister, mais ne jamais être fonctionnelles. Que le peuple peut voter, mais que le résultat soit déjà verrouillé ailleurs.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2XmGCACB2h"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/turquie-le-coup-detat-derdogan-contre-lopposition/">Turquie| Le coup d’Etat d’Erdogan contre l’opposition</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Turquie| Le coup d’Etat d’Erdogan contre l’opposition » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/turquie-le-coup-detat-derdogan-contre-lopposition/embed/#?secret=trj1jINlaI#?secret=2XmGCACB2h" data-secret="2XmGCACB2h" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Si Imamoglu inquiète le régime, ce n’est pas seulement parce qu’il pourrait gagner des élections. C’est parce qu’il menace un équilibre invisible, celui qui garantit que, quoi qu’il arrive en surface, rien ne change en profondeur.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Où se joue la vraie bataille ?&nbsp;</h2>



<p>Il y a une leçon à retenir, pas seulement pour la Turquie, mais pour toutes les sociétés contemporaines : le pouvoir réel ne se voit pas.&nbsp;</p>



<p>Dans une entreprise, ce n’est pas toujours le PDG qui décide, mais peut-être son conseiller de l’ombre, ou le réseau informel des cadres intermédiaires qui filtrent l’information.&nbsp;</p>



<p>Dans un pays, ce n’est pas toujours le président qui contrôle tout, mais les forces économiques, les services de renseignement, la bureaucratie enracinée qui survit à tous les régimes.&nbsp;</p>



<p>Et si Erdogan arrêtait İmamoglu précisément pour montrer qu’il en avait encore le pouvoir? Comme un directeur qui crie plus fort parce qu’il sent que son autorité lui échappe.&nbsp;</p>



<p>Mais alors, si tout est si verrouillé, où se situent les failles? Là où le pouvoir croit avoir gagné, dans l’excès de contrôle. À trop montrer sa force, il trahit sa peur. Un pouvoir sûr de lui n’a pas besoin d’écraser.&nbsp;</p>



<p>Erdogan a peut-être gagné une manche. Mais si Foucault a raison, ce ne sont pas les répressions qui étouffent les révolutions. C’est la perte de contrôle du récit. Et c’est là que tout se joue.&nbsp;</p>



<p>Le pouvoir est un jeu d’illusions. Tant que tout le monde croit que l’histoire est écrite d’avance, rien ne change. Mais quand la réalité commence à diverger du récit officiel… alors, tout devient possible.&nbsp; </p>



<p>* <em>Psychologue, psychanalyste. &nbsp;&nbsp;</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ggWXTFI7tK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/05/de-quoi-le-pire-revers-electoral-derdogan-est-il-le-revelateur/">De quoi le pire revers électoral d’Erdogan est-il le révélateur?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De quoi le pire revers électoral d’Erdogan est-il le révélateur? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/05/de-quoi-le-pire-revers-electoral-derdogan-est-il-le-revelateur/embed/#?secret=L8BqjPDxsz#?secret=ggWXTFI7tK" data-secret="ggWXTFI7tK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Turquie&#124; Le coup d’Etat d’Erdogan contre l’opposition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 12:13:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En matière de corruption et de terrorisme, l’Ottoman Recep Tayyip Erdogan n’a rien à envier à personne.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est à croire que la dictature décomplexée est en train de triompher partout dans le monde et que les dictateurs reprennent partout du poil de la bête, et ce n’est pas le président turc Recep Tayyip Erdogan qui va rater ce train là.</em></strong></p>



<span id="more-15938404"></span>



<p>En arrêtant hier, mercredi 19 mars 2025, Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul et principal opposant, pour des accusations <em>«corruption»</em> et de <em>«soutien à une organisation terroriste»</em>&nbsp;auxquelles lui-même aurait du mal à croire, l’homme fort de Turquie, au pouvoir depuis 22 ans et qui, à 71 ans, n’est pas prêt à lâcher le morceau, prouve ce qu’il a toujours été&nbsp;: un despote oriental qui impute souvent à ses adversaires ses propres tares, car en matière de corruption et même de terrorisme, l’Ottoman n’a rien à envier à personne. &nbsp;</p>



<p>Pour couper définitivement l’herbe sous les pieds de son principal concurrent pour mes prochaines présidentielles prévues en 2028, Erdogan a fait émettre plus d’une centaine de mandats d&rsquo;arrêt contre les collaborateurs d’Imamoglu, des élus et des membres de son parti, qui dénoncent, à juste titre, un <em>«coup d’État»</em> contre l’opposition.</p>



<p>Le domicile d’Imamoglu, leader du Parti républicain du peuple (CHP), a également été perquisitionné, l’agence officielle Anadolu faisant état d’un soutien présumé au PKK, le groupe kurde considéré comme terroriste par la Turquie et l’Union européenne.</p>



<p>Le maire d&rsquo;Istanbul avait, également, appris que son diplôme de 1995, obtenu à l’Université de Chypre du Nord, venait d’être annulé par l’Université d’Istanbul, ce qui pourrait l’empêcher de se présenter à la présidence, la loi turque exigeant un diplôme d’études supérieures pour être élu.</p>



<p>Imamoglu a dénoncé, à plusieurs reprises, un harcèlement judiciaire visant à le disqualifier.<em> «Nous subissons un harcèlement judiciaire au plus haut niveau»</em>, a-t-il déclaré, depuis janvier. Ce qui s’est passé hier se veut un coup de grâce asséné à un adversaire politique qui ne se laissait pas intimider. &nbsp;</p>



<p>La communauté internationale a réagi vivement. Le ministère allemand des Affaires étrangères a qualifié l’arrestation d’Imamoglu de <em>«grave revers pour la démocratie»</em> en Turquie. De nombreux maires européens, dont ceux d’Amsterdam, Paris, Milan, Barcelone et Bruxelles, ont dénoncé son incarcération arbitraire.</p>



<p>Malgré l’interdiction des rassemblements, des manifestations ont eu lieu à Istanbul. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour soutenir Imamoglu, scandant<em> «Imamoglu, tu n’es pas seul»</em>. Le président du CHP, Özgür Özel, a dénoncé un <em>«coup d’État contre l&rsquo;opposition»</em>, tandis que la famille d&rsquo;Imamoglu a exprimé sa conviction que justice serait rendue. Son fils, Mehmet, a critiqué les méthodes utilisées par les autorités : <em>«Arrêter un homme que vous savez susceptible de diriger le pays à l’avenir est un signe de crainte.»</em></p>



<p>Cette vague d’arrestations a aussi eu des répercussions économiques : la livre turque a chuté à un niveau historiquement bas et les indices boursiers d’Istanbul ont plongé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I.B.</strong> (avec agences). </p>
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		<title>De quoi le pire revers électoral d’Erdogan est-il le révélateur?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/05/de-quoi-le-pire-revers-electoral-derdogan-est-il-le-revelateur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Apr 2024 06:41:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le pire revers électoral pour le président Erdogan depuis l'arrivée au pouvoir de son parti, l'AKP, en 2002. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/05/de-quoi-le-pire-revers-electoral-derdogan-est-il-le-revelateur/">De quoi le pire revers électoral d’Erdogan est-il le révélateur?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les élections municipales du week-end dernier en Turquie ont représenté le pire revers électoral pour le président Recep Tayyip Erdogan depuis l&rsquo;arrivée au pouvoir de son parti, le Parti de la Justice et du Développement (AKP), en 2002 mais ce qui est encore plus saisissant c’est qu’il y a eu une mutation qui a profondément touché aussi bien la géographie électorale du pays que sa sociologie politique. Décryptage.</em></strong> <em>(Illustration : Ekrem Imamoglu, l&rsquo;homme qui défie Erdogan). </em></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri  </strong></p>



<span id="more-12311883"></span>



<p>Tout d’abord, Istanbul et Ankara, les deux plus grandes villes de Turquie qui étaient sous le contrôle de l’AKP entre 1994 et 2019 ont rejoint le principal parti d’opposition, le parti kémaliste CHP (Parti républicain du peuple), il y a cinq ans mais ont réélu dimanche dernier leurs maires sortants avec de meilleurs scores qu’en 2019.</p>



<p>À Istanbul, le CHP du maire Ekrem Imamoglu a remporté 26 des 39 districts. Certains d&rsquo;entre eux étaient jusqu’à présent considérés comme des bastions conservateurs notamment le district d’Uskudar (sur la rive asiatique du Bosphore) où se trouve la maison stambouliote d’Erdogan et où il a pour habitude de voter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’opposition gagne du terrain partout</h2>



<p>Autre élément important, c’est qu’en 2019, tous les partis de l’opposition se sont réunis autour de la candidature d’Ekrem Imamoglu, par contre cette fois-ci les autres partis ont présenté des candidats mais en dépit de cela Imamoglu a été réélu avec un meilleur score qu’en 2019. Dans la capitale Ankara, le CHP a remporté 16 des 25 districts dont celui de Kecioren, le deuxième le plus peuplé dirigé par l’AKP et ses prédécesseurs islamistes depuis 1994.</p>



<p>Par ailleurs, la géographie politique du pays a évolué car le succès du CHP ne s’est pas limité à Istanbul et à Ankara. Le CHP dont la domination s’est longtemps limitée à l’ouest de la Turquie en particulier aux zones bordant la mer Égée et la mer de Marmara a réalisé une percée majeure en Anatolie s’emparant de villes longtemps contrôlées par l’AKP. C’est là, le véritable événement politique de ces élections car l’Anatolie est considérée comme le vivier électoral par excellence d’Erdogan et de son parti. Le CHP a notamment gagné à Bursa, grande ville industrielle du nord-ouest du pays, ainsi qu’à Adiyaman, une ville du sud-est qui a été endommagée par le séisme dévastateur de février 2023.</p>



<p>Par ailleurs, si les candidats du Parti de la justice et du développement ont gagné dans certains fiefs du parti comme Trabzon et Rize (nord-est), d’importants districts électoraux de ces deux provinces donnant sur la mer Noire se sont tournés vers l’opposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’AKP perd 5 millions de voix</h2>



<p>Alors comment expliquer que l’AKP ait subi des revers dans ces fiefs historiques? Pourquoi une partie de l’électorat de l’AKP s’est-elle détournée de lui? Comment le CHP, laïc et progressiste, a-t-il pu réaliser des percées dans les fiefs du parti islamiste?</p>



<p>Tout d’abord, le facteur économique a pesé dans ce scrutin. Les jeunes, les ménages ainsi que les retraités (électorat traditionnellement conservateur) sont épuisés par l’inflation qui demeure très élevé en dépit des promesses du pouvoir de la faire baisser. L’inflation était de 67% en février 2024 et de 68% en mars.</p>



<p>Ensuite, un autre facteur déterminant sur lequel est revenu le politologue Ahmet Insel dans une analyse sur la chaîne France 24, c’est la défection des électeurs de l’AKP. Beaucoup d’entre eux ont boudé le scrutin, selon Insel. Ces derniers ont opté pour l’abstention privant ainsi leur parti de leurs voix. Insel explique que l’AKP a perdu presque cinq millions de voix lors de ces élections et que son électorat a voulu lui envoyer un signal de mécontentement. Ceci explique la déroute du parti d’Erdogan dans ces fiefs traditionnels.</p>



<p>Enfin, il y a autre raison importante sur laquelle est revenue M. Insel dans son analyse, c’est que le parti kémaliste CHP ne fait plus peur à l’électorat conservateur. Il déclare:<em> «Le CHP avait une position très laïcarde qui menaçait d’interdire le voile s’il revenait au pouvoir. Le parti a totalement changé de discours. Imamoglu à Istanbul et Yavas à Ankara sont significatifs de cette évolution du parti. Eux-mêmes sont pratiquants donc ils rassurent l’électorat de la classe moyenne»</em>. Comme le CHP ne suscite plus la crainte de l’électorat conservateur turc souvent issu des classes moyennes, Erdogan et l’AKP se sont retrouvés privés de leur fonds de commerce de protecteurs de cet électorat conservateur et de la religion contre les laïcards antireligieux et par conséquent l’argument identitaire qui mobilisait le réservoir électoral de l&rsquo;AKP ne pèse plus.</p>



<p>D’ailleurs, une tendance importante dans la sociologie électorale et politique turque indique que des jeunes dont les parents votent AKP, eux votent CHP.&nbsp;</p>



<p>Le revers de l’AKP résulte également des progrès réalisés par le parti Yeniden Refah Partisi (Nouveau parti de la prospérité), formation islamiste qui s’est imposée comme troisième force politique lors de ces élections municipales avec 6,2% des voix au niveau national. Les candidats de ce parti ont été élus à Sanliurfa (sud-est) et Yozgat (centre), deux capitales régionales dirigées par deux maires de l’AKP. Le parti a également conquis les voix du Parti de la justice et du développement dans plusieurs gouvernorats.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’épreuve de l’usure du pouvoir</h2>



<p>Le Yeniden Refah Partisi est dirigé par Fatih Erbakan, actuellement député de la deuxième circonscription d’Istanbul et fils de Necemettin Erbakan, premier chef de gouvernement islamiste de l’histoire de la Turquie et mentor de Recep Tayyip Erdogan. Tout au long de sa campagne électorale, Fatih Erbakan a dénoncé le maintien des relations commerciales entre la Turquie et Israël malgré la guerre à Gaza, il a déclaré: <em>«L’issue de cette élection a été déterminée par le comportement de ceux qui continuent de commercer librement avec Israël et les tueurs sionistes.»</em>&nbsp;</p>



<p>Recep Tayyip Erdogan a rejeté le mot <em>«défaite»</em> mais a reconnu que les résultats des élections municipales de dimanche constituaient un&nbsp;<em>«tournant»</em> pour son parti. Il a par ailleurs appelé son camp à faire preuve d’<em>«autocritique»</em>.</p>



<p>Le président turc, qui s’est mobilisé et a fait le tour du pays lors de la campagne électorale, a sans doute été sonné par cette mutation qui a touché aussi bien la géographie électorale que la sociologie politique du pays. Si l’Anatolie commence à lui tourner le dos, c’est que c’est un véritable signal d’alerte et en vieux briscard de la politique, il a dû capter ce signal et peut-être songé que l’usure du pouvoir commençait à agacer les Turcs.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/05/de-quoi-le-pire-revers-electoral-derdogan-est-il-le-revelateur/">De quoi le pire revers électoral d’Erdogan est-il le révélateur?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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