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	<title>Archives des El-Fasher - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des El-Fasher - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La Libye, base arrière des FSR de Hemedti Dagalo</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/03/la-libye-base-arriere-des-fsr-de-hemedti-dagalo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 10:09:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Al-Burhan]]></category>
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		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les informations confirment la présence de camps d'entraînement de milices soudanaise en Libye financés par les Emirats. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/03/la-libye-base-arriere-des-fsr-de-hemedti-dagalo/">La Libye, base arrière des FSR de Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des combattants des Forces de soutien rapide (FSR), soutenues par les Émirats arabes unis, s’entraînent en Libye et précisément dans la partie contrôlée par le maréchal Khalifa Haftar. Le sud de la Libye est devenu un centre névralgique pour l’entraînement et l’armement des FSR, cette force paramilitaire maintes fois accusée de crimes de guerre et de génocide durant la guerre civile soudanaise.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19124095"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Salon <a href="https://www.telegraph.co.uk/global-health/terror-and-security/uae-backed-sudan-rebels-training-in-libya/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Telegraph</a>, une nouvelle investigation révèle que des combattants des Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises sont entraînés à l’utilisation de drones, de mitrailleuses lourdes et de lance-roquettes dans un réseau de camps secrets en Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête, menée par l’organisation néerlandaise à but non lucratif <em>Lighthouse Reports</em>, indique que le sud de la Libye est devenu un centre névralgique pour l’entraînement et l’armement des FSR, cette force paramilitaire maintes fois accusée de crimes de guerre et de génocide durant la guerre civile soudanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête s’appuie sur des entretiens avec des déserteurs des FSR et des officiers de l’Armée nationale libyenne (ANL), ainsi que sur l’analyse de sources ouvertes, pour révéler que des combattants soudanais sont entraînés par des mercenaires colombiens soutenus par les Émirats arabes unis et des soldats libyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête, menée en collaboration avec <em>Sudan War Monitor</em>, une équipe de journalistes et de chercheurs travaillant sur des sources ouvertes, et <em>Evident Media</em>, une organisation d’investigation visuelle, vient étayer les preuves de plus en plus nombreuses suggérant que la guerre au Soudan s’est transformée en une guerre par procuration régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt cette année, <em>Reuters</em> a révélé que des milliers de combattants des FSR avaient été entraînés dans un camp secret en Éthiopie. Les Émirats sont également accusés depuis des années de soutenir les FSR, allégations qu’Abou Dhabi réfute systématiquement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre nouveaux camps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des enquêteurs néerlandais ont identifié quatre camps jusqu’alors inconnus dans l’est de la Libye, une zone contrôlée par le maréchal Haftar, commandant de l’ANL soutenu par les Émirats et dirigeant de facto d’environ la moitié du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’un de ces sites, connu sous le nom de Camp 17, une installation de l’ANL située à une vingtaine de kilomètres de Benghazi, un déserteur des FSR et des sources libyennes ont déclaré que des mercenaires étrangers entraînaient des combattants soudanais, transportés en Libye par voie terrestre et aérienne, à l’utilisation de drones et de systèmes d’armes lourdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un déserteur des FSR se présentant comme Ahmed a affirmé avoir passé trois mois au camp. Il a ajouté que les instructeurs n’étaient ni libyens ni soudanais, étaient fortement tatoués, parlaient anglais et occupaient une place particulière dans ce camp. Il a expliqué que les recrues croyaient que ces instructeurs étaient colombiens et que les Émirats les avaient amenés et payaient leurs salaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux rapports publiés ces dernières années indiquent que les Émirats ont financé des centaines de mercenaires colombiens, dont certains adolescents, pour combattre aux côtés des FSR sur le front soudanais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, le gouvernement soudanais a informé le Conseil de sécurité de l’Onu que des sociétés de sécurité privées émiraties, dont le groupe <em>Global Security Services </em>(GSSG), basé à Abou Dhabi, étaient à l’origine du recrutement de ces mercenaires sud-américains.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uqLiwJGfzi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/soudan-al-burhan-courtise-washington/">Soudan | Al-Burhan courtise Washington</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | Al-Burhan courtise Washington » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/soudan-al-burhan-courtise-washington/embed/#?secret=ebHniNWbYx#?secret=uqLiwJGfzi" data-secret="uqLiwJGfzi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Entraînement aux armes lourdes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed a déclaré : <em>«Je faisais partie des groupes chargés de l’entraînement au maniement des armes lourdes»</em>. Il a ajouté : <em>«Ils nous entraînaient au maniement des mitrailleuses lourdes, des lance-roquettes multiples et des RPG»</em>. Et d’indiquer que le camp servait de plateforme logistique majeure: <em>«Tout le matériel et les approvisionnements envoyés pour soutenir la guerre arrivaient dans ce camp»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’enquête, le matériel militaire entre en Libye par le port de Benghazi ou par des avions-cargos qui atterrissent sur des bases militaires du pays, avant d’être transporté vers le sud, dans des zones proches de la frontière soudanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les tentatives des autorités libyennes pour dissimuler ces opérations, des membres des FSR ont publié des milliers de vidéos sur les réseaux sociaux depuis le début du conflit en avril 2023 entre le chef d’état-major de l’armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhan, et son ancien adjoint, le commandant des FSR Hemedti Dagalo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une vidéo montre huit combattants des FSR se reposant dans le désert et saluant la caméra, tandis qu’une autre montre deux jeunes hommes en uniforme militaire descendant des dunes de sable à l’aide d’un objet métallique qui semble être une portière de voiture cassée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux sources au sein de l’ANL ont confirmé à <em>Lighthouse Reports</em> que la formation des membres des FSR par des instructeurs étrangers se poursuit au camp 17.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed a précisé que les instructeurs étrangers forment d’abord les soldats libyens, qui à leur tour forment les Soudanais. Il a ajouté : <em>«Au début, les Colombiens formaient les Libyens, puis, une fois la formation maîtrisée, ils ont pris en charge celle des Soudanais. Nous, nous nous contentions d’observer pendant l’entraînement des Libyens»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une présence russe également</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les Colombiens n’étaient pas les seuls présents sur les bases libyennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre transfuge des FSR, ayant séjourné dans la région de Jufra, en Libye centrale, a déclaré que le personnel russe était responsable du commandement opérationnel de la base, tandis que les Libyens géraient l’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed a ajouté qu’il avait constamment vu arriver des armes, des véhicules militaires et des caisses de munitions par avion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la plupart du matériel ne portât aucun marquage, il a précisé qu’un véhicule blindé arborait l’inscription suivante : <em>«Made in UAE»</em> (Fabriqué aux Émirats arabes unis). Il a ajouté : <em>«Tout est émirati. Les Émirats soutiennent les FSR. Ils acheminaient les armes par avion de leur pays jusqu’ici, et de là, nous les réceptionnions et les transportions au Soudan»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêteurs ont déclaré avoir vérifié le récit d’Ahmed en analysant des images satellites du camp 17, des photographies aériennes des zones d’entraînement et des parcs à véhicules, ainsi que des vidéos publiées provenant du sud de la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont également identifié la présence de véhicules Toyota Land Cruiser 79, les mêmes véhicules que ceux précédemment liés par les enquêteurs de l’Onu à des transferts d’armes présumés des Émirats aux FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête a révélé que ces véhicules apparaissaient fréquemment dans des vidéos liées aux FSR, ainsi que dans des zones de rassemblement en Libye, ce qui a été considéré comme la preuve de l’existence d’un réseau d’approvisionnement organisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêteurs ont également analysé des milliers de vidéos publiées sur <em>TikTok</em>, <em>Facebook</em> et <em>Telegram</em>, affirmant qu’elles confirmaient une étroite coopération entre l’ANL et les FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le commandant des FSR, Dagalo, apparaissait fréquemment dans ces vidéos aux côtés du maréchal Haftar.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Démentis</strong> <strong>officiels</strong> peu convaincants </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités est-libyennes ont nié que les FSR opèrent depuis le territoire libyen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur une éventuelle collaboration entre des unités de l’ANL et les FSR, le lieutenant Fatah Ihneish, de la brigade Subul al-Salam, a répondu : <em>«Non, ce ne sont que des rumeurs propagées par des personnes cherchant à attiser les tensions entre les armées soudanaise et libyenne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les FSR ont également rejeté les accusations selon lesquelles elles recevraient un soutien militaire étranger ou exploiteraient des camps d’entraînement hors du Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alaa al-Din Naqd, porte-parole de l’administration Tasis, affiliée aux FSR, a déclaré : <em>«De nombreuses allégations sont fausses et nous avons publié des communiqués les démentant»</em>. Interrogé directement sur les camps d’entraînement en Libye, il a répondu : <em>«Nous sommes totalement autonomes. Nos camps d’entraînement sont situés à l’intérieur de nos frontières»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le ministère des Affaires étrangères des Émirats a nié avoir apporté un soutien militaire ou financier à quelque partie que ce soit dans le conflit soudanais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Evolution de la situation sur le terrain </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La publication de cette enquête intervient alors que les informations faisant état d’une attaque imminente des FSR contre El Obeid, capitale de l’État du Kordofan du Nord, devenu le nouveau front du conflit, se multiplient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper a averti que la ville était au bord d’une catastrophe humanitaire, compte tenu du recours croissant aux drones par les Forces de soutien rapide pour cibler les infrastructures civiles et perturber les services essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement britannique est de nouveau critiqué pour sa gestion de la crise soudanaise. Nathaniel Raymond, directeur exécutif du Laboratoire de recherche en sciences humaines de l’École de santé publique de Yale, a déclaré la semaine dernière au Parlement britannique que Londres s’était jusqu’alors abstenue de prendre des mesures plus décisives par crainte de nuire à ses relations avec les Émirats. Il a ajouté que la Grande-Bretagne était idéalement placée pour empêcher le massacre qui a fait quelque 60 000 morts à El Fasher, capitale du Darfour-Nord, en octobre dernier, mais qu’elle n’avait pas agi avec suffisamment de fermeté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Raymond a souligné que la Grande-Bretagne, chargée de rédiger les résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu sur le Soudan et de coordonner la réponse du Conseil, demeure <em>«le meilleur espoir au monde»</em> pour prévenir de nouvelles atrocités au Soudan.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IuR2WxIBOW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=kW20bkamr3#?secret=IuR2WxIBOW" data-secret="IuR2WxIBOW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/03/la-libye-base-arriere-des-fsr-de-hemedti-dagalo/">La Libye, base arrière des FSR de Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Soudan &#124; L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 09:28:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Hamdan Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed Hamdan Dagalo dit Hemedti sème aujourd’hui la terreur à El-Fasher, chef-lieu de la province du Darfour.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/">Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mohamed Hamdan Dagalo dit Hemedti – qui fut financé et armé jadis par l’ancien président Omar Hassan El-Béchir pour perpétrer le génocide du Darfour dans les années 2000 à la place de l’armée régulière et qui s’est ensuite retourné contre son maître – sème aujourd’hui la terreur à El-Fasher, chef-lieu de la province du Darfour.</em></strong> <em>(Photo : Des personnes arrivées dimanche à Tawila. fuyant El Fasher après la prise de la ville par les miliciens des RSF).  </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17783049"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien chamelier, aujourd&rsquo;hui soutenu par les Emirats arabes unis, ne recule devant aucun crime dans sa course folle pour le pouvoir au Soudan. Après avoir perdu le contrôle de la capitale Khartoum et après un siège de 18 mois d’El-Fasher, il a mis la main sur la ville et ses troupes se livrent à une vengeance aveugle contre la population civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Zeinab Mohammed Salih a recueilli pour le compte du journal britannique <a href="https://www.theguardian.com/global-development/2025/oct/30/they-killed-civilians-in-their-beds-chaos-and-brutality-reign-after-fall-of-el-fasher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> les témoignages de la population civile qui subit les pires exactions dans une indifférence affligeante de l’opinion publique internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opinion occidentale était au rendez-vous pour l’Ukraine et l’opinion arabe et islamique l’a été pour Gaza mais pour le Soudan, il n’y a quasiment aucune mobilisation.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nawal Khalil était infirmière bénévole depuis trois ans à l’hôpital El Fasher Sud lorsque la ville soudanaise a été prise dimanche par les Forces de soutien rapide (FSR). Elle soignait des patients, dont une femme âgée nécessitant une transfusion sanguine, lorsque l’attaque a commencé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ils ont tué six soldats et blessé des civils dans leurs lits, dont des femmes. Je ne sais pas ce qui est arrivé à mes autres patients. J’ai dû fuir lorsqu’ils ont pris d’assaut l’hôpital»</em>, raconte-t-elle dans son témoignage.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Plus de 2 000 civils tués depuis la chute de la ville </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Âgée de 27 ans, Nawal Khalil a été blessée par balle au pied droit et à la cuisse lorsque les combattants des FSR ont pris le contrôle du quartier général militaire voisin. Blessée et sans nourriture, elle a fui la ville et marché pendant une journée pour atteindre Garney. <em>«Sur le chemin, ils m’ont pris mon téléphone et mon argent. Je me suis retrouvée sans rien»</em>, déplore-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de mille personnes, dont des femmes et des enfants, ont marché pendant deux jours pour atteindre la ville de Tawila, au Darfour-Nord, après avoir fui El Fasher, tombée au terme d’un siège de 18 mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tawila, située à environ 55 km à l’ouest d’El Fasher, est contrôlée par la faction de l’Armée de libération du Soudan dirigée par Abdul Wahid Mohamed Al-Nur (ALS-AW).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi, les Forces conjointes, alliées à l’armée soudanaise, ont accusé les FSR d’avoir tué plus de 2 000 civils depuis la chute de la ville. L’Onu a déclaré disposer de vidéos montrant des dizaines d’hommes non armés abattus ou gisant morts, entourés de combattants des FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des témoins, des milliers de civils restent piégés par les RSF et les milices alliées à Garney, au sud-ouest d’El Fasher. Nombre d’entre eux sont d’anciens soldats de l’armée soudanaise, des Forces conjointes et d’autres groupes armés ayant combattu aux côtés de l’armée. Ils seraient détenus faute de pouvoir payer les rançons exigées, estimées entre 5 et 10 millions de livres soudanaises (6 000 à 12 000 livres sterling), d’après des survivants parvenus à Tawila. Ceux qui n’ont pas pu payer sont détenus pendant des jours et, dans certains cas, ne sont libérés qu’après avoir été gravement malades.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ALS-AW aurait autorisé les troupes gouvernementales fuyant El Fasher à entrer à Tawila à condition qu’elles rendent leurs armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adam Yagoub, 28 ans, chauffeur originaire de Sennar, au centre du Soudan, a échappé de justesse à la mort après avoir été capturé par trois miliciens à dos de chameau près de Garney. <em>«Ils voulaient me décapiter au couteau»</em>, raconte-t-il au <em>Guardian</em>, en montrant son bras, frappé par la crosse d’un AK-47, avant de poursuivre: <em>«L’un d’eux m’a alors reconnu –son frère avait travaillé avec moi– et les a suppliés de ne pas me tuer. Nous étions 18 à avoir quitté El Fasher ensemble mais seulement huit sont arrivés à Tawila. Je pense que les autres sont morts»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Yagoub affirme avoir vu 22 corps près de ce qu’il appelle un <em>«faux puits»</em> utilisé par les RSF et les milices alliées entre Garney et Tawila. <em>«C’est un piège»</em>, explique-t-il avant d’ajouter: <em>«Les gens marchent toute la journée sans eau et quand ils y arrivent, les miliciens les attendent. Ils ont tué 22 hommes là-bas et ont emporté les corps pour les cacher»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre infirmier ayant fui l’hôpital El Fasher Sud après l’attaque de dimanche a déclaré que les combattants des RSF étaient entrés par une porte et avaient ouvert le feu sur les patients du service des urgences, tuant au moins huit personnes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;armée soudanaise continue de résister dans certaines régions </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une déclaration vidéo diffusée mercredi, le chef des RSF, le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, a affirmé que tout soldat ou officier ayant <em>«violé les droits de quiconque»</em> serait tenu responsable de ses actes. Difficile de le croire&#8230;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreux sont ceux qui, ayant fui El Fasher, ont passé des heures cachés près de l’unité d’artillerie de l’armée avant de s’enfuir vers l’ouest profitant de l’obscurité de la nuit. Des familles déjà déplacées du camp d’Abu Shouk ont ​​été contraintes de se déplacer à nouveau, trouvant refuge dans le quartier de Daraja Oula avant de finalement rejoindre Tawila.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes capturées par les RSF à Garney auraient reçu de l’eau mélangée à de la farine pour les ranimer après une journée de marche sans provisions. Des survivants ont rapporté que les personnes étaient ensuite séparées selon le sexe et l’appartenance supposée : les hommes soupçonnés d’être des combattants étaient détenus, tandis que certains civils étaient relâchés ou libérés contre rançon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’ALS-AW a déployé des combattants supplémentaires autour de Tawila pour protéger les personnes fuyant El Fasher et prévenir les affrontements si les RSF poursuivent des groupes armés qui ont battu en retraite avec leurs armes»</em>, a déclaré un commandant local.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il semblerait que des éléments de l’armée soudanaise et des groupes alliés continuent de résister dans la région de Jebel Wana, au nord-ouest d’El Fasher, après avoir perdu le contrôle de la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Médecins Sans Frontières (MSF) indique faire face à un afflux important de personnes dans sa clinique de l’hôpital de Tawila.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Plus de 1 000 personnes sont arrivées </em>[d’El Fasher]<em> de nuit, à pied et en camion, après un voyage extrêmement dangereux. Beaucoup étaient dans un état de grande faiblesse, souffrant de malnutrition et de déshydratation»</em>, explique Sylvain Penicaud, coordinateur de projet chez MSF.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aGgXz0PbYP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/soudan-des-mercenaires-colombiens-forment-des-enfants-soldats/">Soudan | Des mercenaires colombiens forment des enfants-soldats</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | Des mercenaires colombiens forment des enfants-soldats » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/soudan-des-mercenaires-colombiens-forment-des-enfants-soldats/embed/#?secret=Day0DUdmLb#?secret=aGgXz0PbYP" data-secret="aGgXz0PbYP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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