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	<title>Archives des Elías Nandino - Kapitalis</title>
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		<title>Le poème du dimanche: ‘‘Corps nocturne’’ d’Elías Nandino</title>
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		<pubDate>Sun, 31 May 2020 07:23:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elías Nandino est un poète mexicain né à Cocula, Jalisco, le 19 avril 1900 et décédé à Guadalajara, Jalisco, le 3 octobre 1993. Tout au long du XXe siècle qu&#8217;il aura traversé, il n’aura de cesse d’enrichir la poésie mexicaine. Enfant, Elías Nandino a grandi dans la religion catholique et a été enfant de chœur....</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Elias-Nandino.jpg" alt="" class="wp-image-301483"/></figure>



<p><strong><em>Elías Nandino est un poète mexicain né à Cocula, Jalisco, le 19 avril 1900 et décédé à Guadalajara, Jalisco, le 3 octobre 1993. Tout au long du XXe siècle qu&rsquo;il aura traversé, il n’aura de cesse d’enrichir la poésie mexicaine.</em></strong></p>



<span id="more-301482"></span>



<p>Enfant, Elías Nandino a grandi dans la religion catholique et a été enfant de chœur. Il a également fréquenté l&rsquo;école catholique. Il a étudié ensuite la médecine à Cocula et Guadalajara et enfin à l’Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM) à Mexico où il a obtenu son diplôme de chirurgien en 1930. De 1928 à 1934, il a vécu à Los Angeles, où il a effectué son stage médical.</p>



<p>Elías Nandino a été influencé, pour commencer à écrire de la poésie à l&rsquo;âge de dix-sept ans, par Manuel M. Flores et l&rsquo;écrivain Manuel Acuña. Il a été publié pour la première fois à l’âge de dix-neuf ans en Bohême, à Guadalajara. À l’UNAM, il a créé la revue <em>«Allis Vivere»</em>, où les étudiants pouvaient publier leurs propres poèmes ainsi que de courts écrits. <em>«Allis Vivere»</em> a conduit Nandino à rencontrer Los Contemporáneos (<em>«Les contemporains»</em> en espagnol), un groupe de poètes modernistes mexicains. Il a été influencé très tôt par Xavier Villaurrutia et José Gorostiza.</p>



<p>Nandino a travaillé comme chirurgien dans différents hôpitaux pendant la majeure partie de sa vie, au cours de laquelle, il a également écrit de la poésie. Sa première poésie était plutôt sombre, se concentrant sur des sujets comme la mort, la nuit et les rêves. À partir des années 1950, sa poésie devient plus personnelle, tandis que ses poèmes ultérieurs combinent érotisme et métaphysique.</p>



<p>Il a été rédacteur en chef de plusieurs publications et promoteur d’ateliers d’écriture. Au cours des dernières années de sa vie, il a reçu de nombreux prix à la fois pour sa carrière de poète et pour son soutien à la littérature au Mexique, tels que le Prix national de poésie d’Aguascalientes (1979) et le Prix national de littérature (1982). Il décèdera à l’âge de 93 ans.</p>



<p><em>Quand, la nuit, seul, dans les ténèbres,<br>fatigué de je ne sais quel épuisement<br>mon corps s’effondre et s’accommode<br>à l’impassible surface obscure<br>qui lui sert d’appui et de linceul,<br>je m’étends aussi et je me limite<br>au contour désarmé qui me livre<br>à l’île de l’oubli où l’on se perd.</em></p>



<p><em>Séparé de lui et fondu en lui,<br>je me souviens que je le porte tout le jour<br>comme prison de fièvre qui m’opprime,<br>comme lèvres qui tiennent d’autres discours,<br>comme instinct qui se moque de mes désirs<br>ou actions déliées de ma force;<br>mais à le regarder ainsi, sans le distinguer,<br>indifférent dans son attitude de pierre,<br>tigre de bronze, mare de silence,<br>colonne de cynisme abattue,<br>figure aveugle dans sa leçon de mort :<br>je le vois comme une chair intruse,<br>comme mal d’une plaie étrangère,<br>complice d’un destin que je ne comprends pas,<br>mutisme qui n’atteint pas ma parole,<br>bourreau dans l’anesthésie séquestré.<br>Et pour cela à me sentir divisé de lui,<br>et à la fois de son moule prisonnier,<br>j’analyse, je doute, je réfléchis<br>que ses murs chétifs qui me cernent<br>sont flamme orpheline, terre spoliée,<br>eau assujettie à des veines submergées,<br>et humeur sans air arraché au vent ;<br>je suis prisonnier d’éléments<br>en combustion profonde qui cherchent<br>à fondre les maillons qui les unissent<br>afin de retrouver la pureté intacte<br>du lieu universel où ils étaient libres:<br>la terre demande son repos à la terre,<br>l’air, son acrobatie diaphane,<br>le feu, le délice de sa flamme,<br>et l’eau, la blancheur de son givre,<br>sa voie ou le prodige d’être nuage.</em></p>



<p><em>À son côté, ailé mais enraciné,<br>je le touche, je l’examine du dedans :<br>intérieur d’une église ensanglantée,<br>arcs gothiques, jungles musculaires,<br>pulsion entrelacée de lierres,<br>labyrinthe de clarté, de coquelicots,<br>entrailles de cryptes où se dissimule<br>la numérique blancheur du squelette.<br>Et moi, en plein milieu, juge et coupable,<br>envahisseur rebelle et envahi,<br>voir qui découvre et se découvre,<br>unité qui contemple ses parties,<br>questionnement privé de réponse,<br>spectateur qui souffre en son propre sang,<br>usure corporelle de qui lui viennent<br>ses réserves croissantes d’agonie.</em></p>



<p><em>Si je suis son maître, pourquoi me semble-t-il étrange au toucher ?<br>Détaché de moi, ombre d’un arbre,<br>écorce suffocante de mon angoisse,<br>pansement qui me dissimule, étaie fragile,<br>aimant qui me réunit et me diffuse,<br>matière que je porte et qui m’emporte.<br>Et je suis en lui, présent inévitable,<br>uni dans le monologue de et l’attente,<br>grandi malgré lui et trahi<br>par ses mains, ses yeux, ses passions,<br>la brûlante angoisse de ses délires,<br>la brume de ses moments de naufrage<br>et les éclairs de son allégresse.</em></p>



<p><em>Du dedans au dehors, de la racine au faîte,<br>je m’appuie, je me soulève, je largue mes forces<br>pour creuser, pour terminer les murs<br>qui survivent de me garder prisonnier;<br>las, un amour naît en moi et me retient,<br>un fanatisme du refuge vital<br>l’attachement de l’âme et des cellules,<br>l’intimité de la forme et du fond,<br>accouplant leurs aveugles surfaces ;<br>et je me résigne, paisible<br>dans la prison ajustée qui m’épouse<br>afin de continuer de former le nœud de fièvre<br>par lequel je sais qu’en vérité je suis.</em></p>



<p><em>Eau, terre, feu et air, en continuelle<br>aspersion de leurs cajoleries chimiques<br>immergés dans la fougue de leurs appétits,<br>dans un enchaînement caché d’élans,<br>ordonnant et aspirant leurs limites,<br>faisant et défaisant ce qu’ils tracent,<br>se dévorant eux-mêmes, recréant<br>la seule valeur de leur structure<br>en oppositions, attirances et obstacles<br>parce qu’ils aiment, désirent, cherchent, bâtissent<br>l’agir persistant qui les rend<br>à leur forme d’origine.</em></p>



<p><em>Cette unité d’éléments, ce nid<br>de luttes physiques, d’incessantes<br>réactions, est mon seul appui,<br>la source tragique de la force<br>qui me soutient au fond de mes soliloques.</em></p>



<p><em>Traduit de l&rsquo;espagnol par</em> <strong>Nicole Martel</strong>.</p>



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