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	<title>Archives des Elyes Fakhkah - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Elyes Fakhkah - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Ghazi Chouachi : «Kaïs Saïed ne dissoudrait pas le Parlement en cas de chute du gouvernement Mechichi»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 10:27:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Attayar]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Fakhkah]]></category>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/31/ghazi-chouachi-kais-saied-ne-dissoudrait-pas-le-parlement-en-cas-de-chute-du-gouvernement-mechichi/">Ghazi Chouachi : «Kaïs Saïed ne dissoudrait pas le Parlement en cas de chute du gouvernement Mechichi»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/ghazi-chaouachi-1.jpg" alt="" class="wp-image-299520"/></figure>



<p><strong><em>Les dirigeants d&rsquo;Attayar font tout pour que Hichem Mechichi, chargé de former le prochain gouvernement, n&rsquo;obtienne pas la confiance de l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP). Sachant que plusieurs députés risquent de la lui accorder rien que de peur de perdre leurs sièges parlementaires, Ghazi Chaouachi a tenu à les rassurer, indirectement, ce lundi, 31 août 2020, en indiquant que le président de la république ne devrait pas dissoudre l&rsquo;ARP en cas de chute du gouvernement Mechichi.</em></strong></p>



<span id="more-314253"></span>



<p>Le dirigeant d&rsquo;Attayar a donc tenté le tout pour le tout lors de son interview sur la radio nationale, en invitant, d&rsquo;une part, les députés à rejeter le gouvernement Mechichi, qui représente, selon ses termes, «<em>une menace à la transition démocratique en Tunisie</em>», et en appelant ce dernier à ne pas se présenter demain à la plénière consacrée au vote de confiance à son gouvernement «<em>pour préserver la dignité» </em>de ses candidats aux postes ministériels.</p>



<p>Des propos maladroits. D&rsquo;abord parce que la chute d&rsquo;un gouvernement ne devrait pas représenter une atteinte à la dignité de ses ministres aux yeux d&rsquo;une personne comprenant le jeu de la démocratie. Ensuite, parce que, contrairement à ce qu&rsquo;il essaye de faire croire, M. Chaouachi sait très bien que Mechichi a des chances loin d&rsquo;être négligeables d&rsquo;obtenir la confiance du Parlement.</p>



<p>Le scénario voulu par Ghazi Chaouachi (et il ne le cache pas) est que le président de la république choisisse une autre personnalité pour former le gouvernement, et que celle-ci accepte de composer avec les partis politiques et de former un gouvernement partisan. Même si en l&rsquo;absence d&rsquo;une cour constitutionnelle, cela semble impossible à se produire, car tout ce qu&rsquo;envisage, explicitement, la constitution, en cas de chute d&rsquo;un gouvernement dont le chef a été proposé par le chef de l&rsquo;Etat, est la dissolution du Parlement, puis la tenue d&rsquo;élections anticipées.</p>



<p>Sur un autre plan, Chaouachi ne semble toujours pas avoir digéré la fin du gouvernement Fakhfakh, estimant que les accusations de conflit d&rsquo;intérêts à son encontre étaient le fruit de manœuvres déloyales impliquant notamment des lobbies corrompus et des partis politiques.</p>



<p>«<em>Ces lobbies se sont mobilisés car nous avons ouvert des dossiers et affiché une volonté de réforme</em>», a développé celui qui occupe actuellement le poste de ministre des Domaines de l’Etat au sein du gouvernement démissionnaire. Et d&rsquo;ajouter : «<em>On ne peut rien reprocher au gouvernement Fakhfakh</em>. <em>C’est injuste de dire qu’il avait échoué dans sa mission. Il n’a pas échoué. Il y avait simplement des conflits entre les partis politiques, ce qui est tout à fait normal dans toutes les démocraties</em>». </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/31/ghazi-chouachi-kais-saied-ne-dissoudrait-pas-le-parlement-en-cas-de-chute-du-gouvernement-mechichi/">Ghazi Chouachi : «Kaïs Saïed ne dissoudrait pas le Parlement en cas de chute du gouvernement Mechichi»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Fakhfakh Gate: Le silence des Palais</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/24/fakhfakh-gate-le-silence-des-palais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2020 17:33:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’heure où toute la Tunisie ne parle que du Fakhfakh Gate et que la polémique enfle, la Tunisie officielle ne sait plus à quel saint se vouer! Du côté de la Kasbah, c’est motus et bouche cousue. L’actuel locataire et principal concerné préfère courber le dos en espérant que la tempête passe. Du côté...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Palais-de-Carthage-et-de-la-Kasbah.jpg" alt="" class="wp-image-305007"/><figcaption><em>Palais de Carthage et de la Kasbah.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>À l’heure où toute la Tunisie ne parle que du Fakhfakh Gate et que la polémique enfle, la Tunisie officielle ne sait plus à quel saint se vouer! Du côté de la Kasbah, c’est motus et bouche cousue. L’actuel locataire et principal concerné préfère courber le dos en espérant que la tempête passe. Du côté de Carthage, Kaïs Saïed, l’Omar Ibn Al-Khattâb des temps modernes, élu triomphalement pour son intégrité, son silence lui sera fatal et lui fera perdre sa crédibilité.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-305006"></span>



<p><em>«Je suis venu pour durer»,</em> dira en fin de matinée du vendredi 27 février 2020 en s’adressant au futur ex-chef du gouvernement Youssef Chahed, celui-là même qui lui aura tendu la perche et qui aura tout fait pour qu’il lui succède. On l’aura compris, l’humilité n’est pas le fort de M. Fakhfakh.</p>



<p>Aujourd’hui, M. Fakhfakh peut-il durer? Le Fakhfakh Gate sonnera-t-il le glas de ce passage à la Kasbah? Et son silence le sauvera-t-il jusqu’à quand? Et pourquoi bronche-t-il pas? Pense-t-il que c’est un orage d’été?</p>



<p>L’actuel chef du gouvernement ne communique pas et ne réagit pas au scandale politico-financier qui l’éclabousse. Il est pointé du doigt pour conflit d’intérêts. Il lui est reproché de ne pas avoir démissionné et vendu ses participations dans des entreprises dès son avènement à la Kasbah comme le prévoit la législation en vigueur et nul n’est censé ignorer la loi.<br>Un mélange des genres qui n’est pas du goût de l’opinion publique et qui va à l’encontre de la loi devenue plus sévère ces dernières années.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un silence comme un aveu de culpabilité</h3>



<p>En se taisant, est-ce un aveu de culpabilité en soi? Que peut-il dire aux Tunisiens? Ou bien d’autres révélations compromettantes peuvent éclater et lui faire perdre le peu de crédibilité qui lui reste? Mais le lourd et inquiétant silence, plus il se prolonge et plus il rend inaudible le chef du gouvernement. Cette attitude de courber le dos en espérant que la tempête passe est inefficace et nuisible à celui qui l’adopte. S’il espère miser sur la lassitude des citoyens et des médias, il se trompe car cette attitude crispe encore plus l’opinion publique et donne de lui l’image d’un carriériste qui s’accroche au pouvoir avec un mépris total pour les citoyens à qui il doit rendre des comptes. Mais pire ce silence nuit à celui qui l’a choisi à la Primature, le président Kaïs Saïed.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La République irréprochable de M. Saïed n’est-elle qu’une utopie ?</h3>



<p>Le très taiseux Kaïs Saïed, grand adepte du silence devant l’Eternel qu’il aura brisé juste pour quelques minutes à Paris sur France 24, s’il opte cette fois-ci encore pour le silence, ça sera un piège pour lui.<br>Élu pour son intégrité et pour sa probité, l’Omar Ibn Al-Khattâb des temps modernes, s’il se tait cela voudra dire qu’il cautionne, couvre et soutient M. Fakhfakh. M. Saïed y laissera à ce moment-là toute sa crédibilité. Il doit convoquer le chef du gouvernement et réclamer des explications, si ce dernier est fautif, il doit immédiatement se désolidariser de lui car s’il s’engouffre dans un silence complice, sa république irréprochable promise durant la campagne électorale et réitérée dans son discours d’investiture du 23 octobre 2019 deviendra une boutade.<br>Déjà que c’est lui qui s’est laissé convaincre par le profil de M. Fakhfakh défendu par M. Chahed et si en plus, il ne dit rien face un tel scandale politico-financier cela voudra dire que l’affairisme se poursuit sous la présidence de M. Saïed et que rien n’aura changé sous la présidence d’Omar Ibn Al-Khattâb des temps modernes. La République irréprochable de M. Saïed sera in fine qu’une utopie.</p>



<p>Le président sait que la réalité est en train de prendre le dessus sur son discours d’habitude réconfortant et qui agissait comme un calmant social. Cet hiver, suite aux manifestations nocturnes qui secouaient Kasserine, il s’était rendu et les choses se sont calmées. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et on le voit à Tataouine, les paroles ne mettront pas un terme aux contestations. Déjà, M. Fakhfakh vu sa situation ne peut pas s’y rendre pour calmer le gouvernorat frondeur, c’est au président de s’en charger et c’est loin d’être une tâche aisée. De plus, Ennahdha ainsi que son satellite Al-Karama dont Tataouine est un bastion électoral saperont ses efforts. Il a eu droit à un avant-goût parisien avec le Nahdhaoui chahuteur envoyé devant l’ambassade pour lui bousiller sa visite. Ce dernier dans une vidéo postée le soir même dira pompeusement : <em>«C’est un honneur d’appartenir à Ennahdha»</em>. Tout est dit.</p>



<p>M. Saïed est dans une guerre qui l’oppose à la famille islamiste élargie Ennahdha et Al-Karama ainsi que Qalb Tounes, l’autre satellite d’Ennahdha, et comme si c’était peu, son chef de gouvernement qu’il aura lui-même choisi de son propre chef, le met aujourd’hui dans de très mauvais draps. Si M. Saïed reste silencieux cela voudra dire qu’il le cautionne et il perdra sa crédibilité et sa popularité.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WCmhE3dWcP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/24/fakhfakh-gate-mais-ou-est-passee-samia-abbou-la-papesse-de-lanti-corruption/">Fakhfakh Gate : Mais où est passée Samia Abbou, la papesse de l’anti-corruption?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fakhfakh Gate : Mais où est passée Samia Abbou, la papesse de l’anti-corruption? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/24/fakhfakh-gate-mais-ou-est-passee-samia-abbou-la-papesse-de-lanti-corruption/embed/#?secret=boyViF534p#?secret=WCmhE3dWcP" data-secret="WCmhE3dWcP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SaHJs0BNZz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/23/le-mauvais-cadeau-delyes-fakhfakh-a-kais-saied/">Le mauvais cadeau d’Elyès Fakhfakh à Kaïs Saïed</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le mauvais cadeau d’Elyès Fakhfakh à Kaïs Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/23/le-mauvais-cadeau-delyes-fakhfakh-a-kais-saied/embed/#?secret=Ig36I4svQX#?secret=SaHJs0BNZz" data-secret="SaHJs0BNZz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lD5v4DUggQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/24/fakhfakhisme-et-zerocratie-un-deficit-dethique-entre-discours-scandales-et-mauvaise-gouvernance/">«Fakhfakhisme» et «zérocratie» : un déficit d’éthique entre discours, scandales et mauvaise gouvernance</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Fakhfakhisme» et «zérocratie» : un déficit d’éthique entre discours, scandales et mauvaise gouvernance » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/24/fakhfakhisme-et-zerocratie-un-deficit-dethique-entre-discours-scandales-et-mauvaise-gouvernance/embed/#?secret=OOBru2hZKe#?secret=lD5v4DUggQ" data-secret="lD5v4DUggQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Le mauvais cadeau d’Elyès Fakhfakh à Kaïs Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/23/le-mauvais-cadeau-delyes-fakhfakh-a-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 15:27:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La visite de travail de Kaïs Saïed à Paris, hier et aujourd’hui, lundi 22 et mardi 23 juin 2020, à l’invitation du président français Emmanuel Macron, ne lui a décidément pas porté bonheur. Et pour cause : à son retour ce soir Tunis, il trouvera deux gros problèmes à régler. Et sa marge de manœuvre...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/23/le-mauvais-cadeau-delyes-fakhfakh-a-kais-saied/">Le mauvais cadeau d’Elyès Fakhfakh à Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Fakhfakh-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-281356"/></figure>



<p><strong><em>La visite de travail de Kaïs Saïed à Paris, hier et aujourd’hui, lundi 22 et mardi 23 juin 2020, à l’invitation du président français Emmanuel Macron, ne lui a décidément pas porté bonheur. Et pour cause : à son retour ce soir Tunis, il trouvera deux gros problèmes à régler. Et sa marge de manœuvre est vraiment étriquée.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Ridha Kéfi</strong></p>



<span id="more-304819"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Le premier problème que le président de la république devra régler concerne les émeutes à Tataouine qui durent depuis plusieurs jours, qui ont gagné en intensité et en violence et qui ont, surtout, nécessité le déploiement de l’armée, qui n’a pas que cela à faire, sachant qu’à quelques dizaines de kilomètres de là, les frontières avec la Libye voisine sont tout aussi chaudes.</p>



<p>Dans son entretien avec France 24 le chef de l’Etat a promis de rencontrer, dès son retour à Tunis, les émeutiers de Tataouine, dont beaucoup font partie de ses électeurs et qui attendent beaucoup de lui et auraient du mal à comprendre et à admettre que les prérogatives limitées de M. Saïed ne lui permettent pas de satisfaire leurs exigences et que même si ces prérogatives étaient plus élargies, la situation économique difficile dans le pays et l’état catastrophique des finances publiques ne laissent pas une grande marge de manœuvre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Toi&nbsp;aussi,&nbsp;Brutus&nbsp;?</h3>



<p>Mais le problème n’est peut-être pas là : M. Saïed s’en sortira peut-être avec une nouvelle envolée lyrique, quelques accolades paternelles et de menues promesses (il va devoir apprendre à en faire lui aussi). Le problème c’est le mauvais cadeau que lui fait le chef du gouvernement Elyès Fakhfakh, qu’il a lui-même choisi entre une dizaine de candidats potentiels et auquel il a confié la mission de mettre en route les réformes nécessaires et, surtout, de combattre la corruption qui gangrène les rouages de l’Etat.</p>



<p>L’affaire Fakhfakh Gate qu’il trouvera sur son bureau à son arrivée, ce soir, au Palais de Carthage, risque de l’éclabousser d’une manière ou d’une autre. Car il assume l’entière responsabilité du choix de cet homme, auquel il a accordé une totale confiance et qui, aujourd’hui, se révèle, aussi soluble dans l’argent que ceux et celles qu’il avait pour mission de combattre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une patate trop trop chaude </h3>



<p>À la révélation, aujourd’hui, des <strong><a rel="noreferrer noopener" href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/06/23/elyes-fakhfakh-a-t-il-attribue-un-marche-public-a-sa-propre-societe/" target="_blank">marchés publics obtenus par la société dont il détient 66% du capital</a></strong>, M. Fakhfakh n’a pas encore réagi et on sent beaucoup de gêne au sein du gouvernement, car la patate est vraiment trop chaude.</p>



<p>Mais, si l’affaire se confirme – les marchés d’un montant global de 44 millions de dinars étant passés le 17 avril dernier, un mois et demi après la prise de fonction de M. Fakhfakh –, on voit mal comment ce dernier pourrait s’en sortir sans… présenter sa démission.</p>



<p>On voit mal aussi comment M. Saïed pourrait s’en sortir, lui aussi, sans exiger la démission du chef du gouvernement, au risque de donner ainsi un cadeau inespéré à Ennahdha, qui ne serait pas mécontent de voir le gouvernement tomber. Et le<em> «gouvernement du président»</em>, selon l’expression chère aux dirigeants du parti Echaâb, membre de la coalition gouvernementale, et qui énerve tant leurs collègues d’Ennahdha, aurait alors duré moins de trois mois. Mais, on n&rsquo;en est pas encore là. Attendons-voir comment tout ce beau monde va réagir&#8230; </p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1ccyHOCYpV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/23/elyes-fakhfakh-a-t-il-attribue-un-marche-public-a-sa-propre-societe/">Elyes Fakhfakh a-t-il attribué un marché public à sa propre société ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Elyes Fakhfakh a-t-il attribué un marché public à sa propre société ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/23/elyes-fakhfakh-a-t-il-attribue-un-marche-public-a-sa-propre-societe/embed/#?secret=VNSYEX1mhx#?secret=1ccyHOCYpV" data-secret="1ccyHOCYpV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/23/le-mauvais-cadeau-delyes-fakhfakh-a-kais-saied/">Le mauvais cadeau d’Elyès Fakhfakh à Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Projet de motion d&#8217;Al Karama pour réclamer des excuses de la France : La plénière est rapidement levée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2020 11:05:47 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/ARP-Tunis-..jpg" alt="" class="wp-image-254456"/></figure>



<p><em><strong>A peine commencée, la séance plénière consacrée au projet de motion, soumis par le bloc de la coalition Al Karama, pour «exiger des excuses à la France pour les crimes qu’elle a commis pendant la période coloniale et le pillage des richesses naturelles de la Tunisie», a été levée, et ce, parce que le domaine de la motion est du ressort du président de la république.</strong></em></p>



<span id="more-302776"></span>



<p>La levée a eu lieu suite à l&rsquo;intervention du président du bloc Qalb Tounes, Oussema Khelifi, qui a demandé à ce que le président de la république soit consulté à ce sujet, car il relève de ses prérogatives.</p>



<p>Pour sa part, Seifeddine Makhlouf, président du bloc Al Karama, a affirmé avoir informé le président de la république, Kaïs Saïed, et le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, du projet de motion en question, et que ces derniers n’ont émis aucune réponse à ce sujet, ce qui constitue, selon lui, «<em>une acceptation de principe</em>».</p>



<p>De son côté, Abir Moussi, présidente du bloc du Parti destourien libre (PDL), a indiqué que son parti n’est pas contre le principe d&rsquo;exiger des excuses à la France, mais à condition de rectifier le contenu de la motion. </p>



<p>Elle estime, en effet, que celle-ci contient une violence verbale et qu&rsquo;elle ne respecte pas les normes diplomatiques. Moussi a, en outre, critiqué le fait que le texte de la motion ne mentionne pas la date de l&rsquo;indépendance tunisienne, déduisant que ses auteurs sous-entendent, dangereusement, que la Tunisie est toujours colonisée par la France.</p>



<p>L&rsquo;avocate s&rsquo;est également opposée à la demande d’indemnisation des victimes des crimes commis contre le peuple et l’État tunisiens pendant et après la colonisation, conformément aux textes internationaux. Elle a affirmé, dans ce cadre, que les vrais militants ne reçoivent pas de compensation pour leur militantisme, taclant ainsi implicitement les Nahdhaouis qui en ont reçu, et de façon abondante, après la révolution de 2011, grevant ainsi les finances publique.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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		<title>Covid-19 -Tunisie: Tensions entre mesures monétaires et mesures budgétaires ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/27/covid-19-tunisie-tensions-entre-mesures-monetaires-et-mesures-budgetaires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 11:11:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dissonance? Incohérence? Louvoiement politique? Que de questions sans réponse au sujet des tensions entre les mesures budgétaires et les mesures monétaires visant à alléger les méfaits du confinement sur les opérateurs économiques ! Que dit l’évaluation des politiques publiques en Tunisie ? Par Dr Moktar Lamari * Les rares statistiques disponibles au sujet des mesures...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Palais-du-gouvernement-Kasbah.jpg" alt="" class="wp-image-296297"/><figcaption><em>Ministère des Finances et Palais du gouvernement à la Kasbah.  </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Dissonance? Incohérence? Louvoiement politique? Que de questions sans réponse au sujet des tensions entre les mesures budgétaires et les mesures monétaires visant à alléger les méfaits du confinement sur les opérateurs économiques ! Que dit l’évaluation des politiques publiques en Tunisie ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-296290"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Les rares statistiques disponibles au sujet des mesures annoncées par le ministère des Finances de Tunisie (MFT) et par la Banque centrale de Tunisie (BCT) révèlent diverses tensions et incohérences. Des tensions qui minent l’efficacité de ces mesures.</p>



<p>Peu pratiquée en Tunisie, l’évaluation des politiques publiques se distingue de l’audit, du contrôle administratif ou de la <em>«comptabilité de caisse»</em>, tant adulée par les experts comptables tunisiens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Évaluer c’est mesurer l’efficacité et dévoiler l’imputabilité</h3>



<p>En démocratie, l’évaluation des politiques publiques questionne systématiquement, et sans tabous, la gouvernance des deniers publics, la performance des mesures et les résultats des programmes impliquant le bien-être collectif. De telles évaluations jugent la pertinence, la conception, l’implémentation, l’efficacité, l’efficience et ultimement les impacts des politiques publiques. Des évaluations qui éclairent la prise de décision, plutôt qu’à stigmatiser et/ou à sanctionner les décideurs.</p>



<p>En annonçant le confinement total et la mise à l’arrêt de l’économie, avec seulement 30% de la force de travail autorisée à travailler, le chef du gouvernement Elyes Fakhkah a annoncé des mesures budgétaires assorties de trois objectifs : i) aucune perte d’emploi, ii) aucune faillite d’entreprise et iii) aucun citoyen laissé pour compte.</p>



<p>Des objectifs utopiques et irréalistes quand on examine les mesures prises pour ce faire! Un écart entre fins et moyens.</p>



<p>Le gouvernement tunisien savait pourtant que la crise économique créée par la pandémie du Covid-19 est la pire de celles qui l’ont précédée, depuis le début du 20e siècle. Une crise opposant frontalement et simultanément un choc majeur de l’offre (production) avec un choc encore plus fort de la demande (consommation, exportation, etc.).</p>



<p>Elyes Fakhfakh, chef de l’exécutif, comme Rached Ghannouchi, chef du pouvoir législatif, déclarent une <em>«guerre totale»</em> contre le Covid-19! Mais, une telle métaphore vise juste à impressionner. Puisque pendant les guerres conventionnelles, les États mettent les moyens requis pour que l’économie continue de fonctionner, en redéployant ses ressources productives, parfois au profit de certains secteurs versus d’autres (armement, alimentation, etc.).</p>



<p>Pendant les guerres conventionnelles, il a y a des armistices des libérations… et des sacrifices partagés. Ce qui n’est pas le cas ici, le gouvernement continue ses dépenses ostentatoires, en poursuivant les nominations de pseudos conseillers avec rang de ministre, et les députes continuent leurs querelles et indécences quotidiennes.</p>



<p>Le seul point positif de la métaphore guerrière, a trait au message voulant tout faire, absolument tout faire, pour protéger la santé des humains, sans les affamer, sans les appauvrir… pour les tuer autrement que par le Covid-19. Les économistes sont donc invités autant que les médecins au front et doivent arrimer nécessairement santé et économie.</p>



<p>Dommage, en Tunisie, les économistes ont été mis à l’écart, pour laisser plus de place aux médecins, et autres tiraillements politiques au somment de l’État.</p>



<p>Les économistes se devaient de faire les bons diagnostics, avant de concevoir et proposer des politiques qui amortissent le choc. Le tout avec des incitatifs calibrés et cohérents, pour relancer la création de la richesse et éviter le pire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un diagnostic : «une image vaut mille mots»</h3>



<p>Les externalités négatives de la pandémie Covid-19 peuvent être modélisées, toutes choses étant égales par ailleurs, par deux graphiques qui présentent la production globale (PIB) sur un axe (des x) et l’inflation des prix sur l’autre (axe des y).</p>



<p>Avant la pandémie du Covid-19, l’équilibre entre la richesse créée (PIB) et le niveau des prix était au point A. La pandémie fait chuter la demande globale (suite au confinement et aux pertes de revenu) et reculer le PIB, le ramenant à nouvel équilibre illustré par le point B, dans les graphiques.</p>



<p>Les mesures budgétaires et les mesures monétaires devraient atténuer les impacts du Covid-19, avec à la clef deux scénarios. Le premier prôné par la BCT, et qui refuse mordicus l’inflation, peu importe l’ampleur de la récession (chômage, faillite, pauvreté…). Le deuxième prôné par le MFT qui tente de minimiser la récession, quitte à subir une petite dose d’inflation… et de perte de pouvoir d’achat des salariés et consommateurs. Un <em>trade-off </em>qui n’a pas été correctement négocié au sommet de l’État.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Graph-Inflation.jpg" alt="" class="wp-image-296293"/></figure></div>



<p>De l’arbitrage entre ces deux scénarios dépendra la réaction de l’économie réelle : récession, chômage, paupérisation, faillite, compétitivité, etc. Le point G du graphique 1 minimise la récession et augmente l’inflation. Le point V privilégie le contrôle de l’inflation, au prix de plus de récession (destruction des emplois et pouvoir d’achat). En somme, il fallait choisir entre le point G et le point V.</p>



<p>La BCT et le MFT avec en arrière-plan le FMI auraient dû négocier cet arbitrage (entre G et V), pour savoir ce qui est plus efficace dans le contexte, au regard des préférences collectives.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Deux tentions et plein d’incohérences</h3>



<p>La première tension oppose les mesures monétaires, menées par la BCT, et les mesures gouvernementales menées par le ministère des Finances.<br>D’un côté, la BCT maintient un taux d’intérêt directeur, très élevé, de 6,75% (7,75 % avant la pandémie), amenant les taux d’intérêt pratiqués par les banques commerciales à 10-12%, alors que les PME sont majoritairement en cale sèche, la demande des ménages est en chute libre, avec pleins de secteurs sinistrés.</p>



<p>Le système bancaire, qui devrait en principe leur donner de l’espoir et des liquidités, tente de leur imposer des intérêts et des frais usuraires, quatre fois plus élevés que ceux appliqués au Maroc et dix fois plus élevés que ceux appliqués en Europe ou en Amériques du Nord.</p>



<p>Plusieurs mesures initiées par la BCT, et mises en œuvre par les banques commerciales s’inscrivent en porte à faux des besoins et urgences exprimés par les entreprises sinistrées : ayant fermé leur porte, ayant perdu leurs contrats, ayant démobilisé leur main-d’œuvre, dilapidé leur savoir-faire. Le FMI et les banques commerciales continuent donc de mener une politique restrictive et, avec des intérêts qui assèchent les liquidités requises par l’économie.</p>



<p>D’un autre côté, le dispositif initié récemment par le MFT pour contrer le Covid-19, apparaît comme un collage de mesures fragmentaires, décousues et ne véhiculant pas de vision stratégique cohérente, ayant des objectifs quantifiés, articulés par un modus operandi et assortis des échéances précises.</p>



<p>À l’évidence, le MFT ne fait que lister des intentions, des orientations, quelques mesures de garanties de prêt, sans modulations et sans plan d’implantation précis. Il est évident que de telles mesures, peu calibrées et peu articulées entre elles, finissent par se vampiriser mutuellement, érodant leur faisabilité et leur efficacité.</p>



<p>La deuxième tension tient au jeu de pouvoir opposant les politiques budgétaires aux politiques monétaires en Tunisie. Cette contradiction, dommageable pour l’économie, saute aux yeux à l’examen des mesures monétaires (BCT) et les mesures budgétaires initiées par le gouvernement.</p>



<p>Les mesures budgétaires initiées sont de quatre types : i) des mesures visant des reports de charges pour quelques semaines, ii) des mesures de garanties de prêts pour les entreprises<em> «jugées»</em> par un comité ministériel, iii) des mesures d’assouplissement diverses (vente sur le marché local des entreprises exportatrices, etc.) et iv) prise en charge de 3% des taux d’intérêt pour les prêts contractés auprès des banques commerciales à des taux dépassant le TMM (taux du marché monétaire).</p>



<p>Au final, le MFT ne procure aucune subvention directe aux entreprises; la rhétorique du soutien est, somme toute sans cash! Rien pour faciliter l’accès aux liquidités pour rallumer les moteurs de la production à la sortie du confinement.</p>



<p>La BCT ne répond pas aux besoins urgents en liquidités. La BCT ne coordonne pas ses mesures avec le gouvernement, se protégeant derrière la Loi 2016 qui institue son autonomie du gouvernement.</p>



<p>La BCT a privilégié les reports des tombées des crédits (en principal et intérêts), pour les entreprises et pour les particuliers. Sinon, toutes les mesures et initiatives sont fondées sur des taux d’intérêt mirobolants et hors de portée des entreprises et des consommateurs.</p>



<p>La BCT continue le maintien d’un taux d’intérêt directeur élevé (trois fois plus élevé qu’au Maroc, au Sénégal…), alors que ce taux est à zéro un partout dans les pays occidentaux (États-Unis, Union européenne, Japon, etc.).</p>



<p>Les mesures monétaires initiées par la BCT restent restrictives et paralysées par les ententes avec le FMI, alors que la politique budgétaire ne fait rien pour dépanner la trésorerie des entreprises par des subventions, des crédits d’impôt et autres incitatifs novateurs utilisés aujourd’hui au Maroc, en Algérie et partout en Europe.</p>



<p>Alors que tous s’attendent que les politiques monétaires et les politiques budgétaires devraient ramer dans la même direction. Peine perdue, les biais idéologiques s’érigent en obstacle infranchissable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les biais idéologiques et les diktats du FMI</h3>



<p>À la solde du FMI, la BCT met le cap sur la lutte à l’inflation. Le MFT ne fait pas mieux, les caisses de l’État sont exsangues, et les agences de notation (Fitch, Moody’s, Standard &amp; poors) sont aux aguets pour dégrader la notation de la Tunisie, si par hasard le déficit budgétaire se creuse par des gaspillages (de recrutement de fonctionnaires, conseillers, etc.).<br>L’argument du FMI, et par ricochet, le rationnel monétaire de la BCT, tient au risque de voir le taux d’inflation augmenter davantage.</p>



<p>Et c’est bien là que le bât blesse! Le lien fait entre inflation et taux d’intérêt directeur est fallacieux, il ne tient pas compte du fait que l’inflation en Tunisie est principalement générée par le marché informel, ses <em>«banques clandestines»</em>, ses <em>«barons» </em>et <em>«institutions»</em> qui imposent leurs règles monétaires et financières propres. Le marché informel sévit et continue de faire sa loi avec toujours plus de réseaux de blanchiment d’argent, pourtant décriés officiellement par l’Union européenne et d’autres instances internationales.</p>



<p>Du point de vue de la discipline de l’évaluation des politiques publiques (<em>policy evaluation</em>), on est en présence d’un vice de forme conceptuel qui invalide la conception des politiques et contamine le design des programmes publics (<em>policy design</em>).</p>



<p>Simplement dit, presque toutes les mesures initiées par la BCT et par le MFT pour aider l’économie à résister aux méfaits du confinement, qui dure depuis 7 semaines, sont minées par des prémisses économiques non démontrées, non vérifiables, imposées de facto par l’argent distillé au compte-gouttes par le FMI et les bailleurs de fonds liés.</p>



<p>Ce contexte fausse la sélection des meilleures mesures : celles qui sont les plus pertinentes, celles qui sont les plus faciles à implanter (faisabilité), et celles qui ont les meilleurs impacts sur l’emploi, sur la survie des entreprises et la relance économique, post-Covid19.</p>



<p>Ni le FMI, ni la BCT et encore moins le MFT n’ont osé évaluer la relation empirique liant l’inflation et le taux d’intérêt directeur en Tunisie. Une telle évaluation aurait pu élucider les hiatus quant au signe et niveau de signification statistique de la relation entre taux d’intérêt directeur fixé unilatéralement par la BCT et l’inflation en Tunisie post-2011.</p>



<p>La BCT et le FMI donnent l’impression qu’ils pilotent à vue, avec des convictions théoriques plus faciles à dire qu’à observer sur le terrain de l’économie réelle et au jour le jour en Tunisie!</p>



<p>Tous sont prêts à <em>«gober»</em> aveuglément les explications monétaristes qui portent à croire que la légère variation du taux d’inflation des dernières semaines est expliquée par la récente baisse du taux d’intérêt directeur. Des explications qui oublient le rôle du marché parallèle, un marché omniprésent, véhiculé par des mafias, des administrateurs, voire même par des élus politiques qui n’hésitent pas à spéculer sur les denrées alimentaires en contexte de confinement et de blocage des circuits de commercialisation.</p>



<p>Une telle fiction et un tel biais sont remis en cause par des économistes éminents, issus de l’école de pensée du FMI.</p>



<p>Deux citations exprimées par de grands responsables du FMI portent à croire que l’inflation peut, en contexte de crise, devenir une aubaine, une solution et pas un problème.</p>



<p>Dominique Strauss-Kahn, ex-directeur général du FMI, ne tarit pas d’éloges au sujet des mérites de l’inflation en temps de crise. Il s’est exprimé cette semaine (22 avril), dans un article scientifique à paraître dans la revue <em>«Politique internationale»</em>, au sujet de la relance de l’économie pendent le confinement lié au Covid-19 : <em>«Bien entendu, une partie du soutien </em>(public pour contrer les méfaits des confinements) <em>finira en hausse des prix. Quand l’offre est contrainte par le confinement, la capacité de production est obligatoirement limitée. Mais cette pression à la hausse des prix, outre qu’elle ne sera pas malvenue par ailleurs, constituera un soutien à l’appareil productif aussi efficace que les mesures financières qui lui seront proposées.»</em></p>



<p>L’autre point de vue est exprimé par Olivier Blanchard, un macro-économiste mondialement connu, et qui était l’économiste en chef au sein du FMI, recommande aux banques centrales du monde entier de se de défaire de la contrainte monétariste voulant fixer le taux d’inflation à seulement 2%. Il a écrit à ce sujet, suite à la crise économique de 2008-2009 : <em>«The only way (to fight crisis) is higher inflation… If I were to choose inflation target today, I’d strongly argue for 4%, not for 2%».</em> (Le seul moyen (pour lutter contre la crise) c’est une inflation plus élevée… Si je devais choisir un objectif d’inflation, aujourd’hui, je plaiderais fortement pour 4%, pas pour 2%.)</p>



<p>La BCT doit bouger et réviser ses paradigmes, pour des fins d’efficacité économique. Elle doit réviser à la baisse son taux directeur, notamment pour procurer plus de liquidités à une économie exsangue. Et ce qui se passe à la Banque centrale au Liban doit nous alerter sur la nécessité d’une gestion collective des politiques monétaires et initiatives de gouvernance de la BCT.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>
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