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	<title>Archives des Elyes Kasri - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Elyes Kasri - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’énergie nucléaire &#124; Une solution souveraine pour la Tunisie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 12:15:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’utilisation de l’uranium contenu dans les phosphates pour alimenter une centrale nucléaire doit vue comme une opportunité historique en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/lenergie-nucleaire-une-solution-souveraine-pour-la-tunisie/">L’énergie nucléaire | Une solution souveraine pour la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le contexte de déficit énergétique structurel actuel de la Tunisie, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.</em></strong> <em>(Photo : Le phosphate, une ressources minière nationale insuffisamment valorisée). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19565587"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie traverse une crise énergétique structurelle dont les répercussions se traduisent déjà par de graves perturbations de la vie sociale et économique (coupures d’électricité récurrentes, surcoûts industriels, dégradation de la compétitivité et du pouvoir d’achat).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation menace de s’aggraver sous la pression conjuguée de trois facteurs critiques : les perspectives alarmantes du réchauffement climatique qui accentuent le stress hydrique et les pics de consommation&nbsp;; la volatilité extrême du marché mondial des hydrocarbures qui fragilise les finances publiques&nbsp;; et la lenteur préoccupante de la transition vers les énergies renouvelables qui peine à atteindre les objectifs tracés et a peu de chances de combler le déficit actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte d’urgence, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mathématiquement, la ressource est disponible dans notre sous-sol. Bien au-delà de la simple production d’électricité, cette formule pourrait devenir le moteur d’une véritable souveraineté énergétique, hydrique, industrielle et géopolitique à long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risques des choix énergétiques dogmatiques </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire récente de l’Europe nous offre un cas d’école sur les dangers d’une mauvaise planification à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élan européen vers le démantèlement de la filière nucléaire fait aujourd’hui l’objet de profonds regrets. Ce renoncement, couplé au retard pris par la transition vers les énergies renouvelables, a provoqué une explosion inédite des coûts de l’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise est parvenue à fragiliser l’Allemagne, longtemps considérée comme le moteur économique incontesté de l’Europe. La vague inouïe de faillites et de licenciements massifs qui frappe tous les pans de l’industrie allemande — touchant jusqu’aux géants historiques de l’automobile — est désormais analysée comme la résultante directe de choix énergétiques douteux et d’une dépendance totale vis-à-vis du gaz russe qui n’a pas résisté à la volatilité géostratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : face à ces enseignements historiques majeurs, la Tunisie peut-elle se permettre de calquer son avenir sur des modèles qui ont échoué ? Ne devons-nous pas, au contraire, sécuriser notre destin en sanctuarisant une source d’énergie de base stable, pilotable et locale, plutôt que de lier notre survie industrielle à des importations de gaz soumises aux mêmes instabilités mondiales ?</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NGSJycHfjv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/la-tunisie-et-lelectronucleaire/">La Tunisie et l’électronucléaire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et l’électronucléaire » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/la-tunisie-et-lelectronucleaire/embed/#?secret=znRN2JNw3R#?secret=NGSJycHfjv" data-secret="NGSJycHfjv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La souveraineté énergétique pour sanctuariser la Tunisie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dépendance actuelle de la Tunisie vis-à-vis du gaz importé d’Algérie dicte en partie ses marges de manœuvre régionales, dans un environnement marqué par de profondes incertitudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal fournisseur de gaz de la Tunisie se trouve aujourd&rsquo;hui enserré par une ceinture d’instabilité et de feu à ses propres frontières, ce qui fait peser un risque permanent sur la fluidité et la continuité de sa situation politico-sécuritaire interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, on observe des projets et des velléités de contourner la Tunisie par de nouveaux corridors de distribution de gaz et d’hydrogène vert. Même si la faisabilité technique et financière de ces tracés alternatifs reste hautement aléatoire à court terme, leur simple programmation dessine une volonté d’isolement géo-économique de notre pays qu’une démarche stratégique rigoureuse ne peut feindre d’ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : en développant une filière nucléaire civile autonome basée sur ses propres phosphates, la Tunisie ne s’offrirait-elle pas un véritable bouclier de souveraineté ? Cette autonomie énergétique absolue n’est-elle pas la condition sine qua non pour sanctuariser le pays face aux velléités hégémoniques régionales, déjouer les stratégies d’isolement infrastructurel et immuniser définitivement notre sécurité nationale contre les secousses politiques de notre voisinage ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le couplage énergie-eau comme réponse au stress hydrique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le réchauffement climatique impose une pression sans précédent sur nos ressources en eau douce, faisant du dessalement de l’eau de mer une obligation vitale pour la survie du pays, bien que cette solution soit extrêmement lourde en consommation électrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un programme nucléaire moderne offre la possibilité technique de concevoir des centrales à cogénération, capables de produire simultanément de l’électricité et de l’énergie thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : en couplant directement la centrale nucléaire à des unités de dessalement de l’eau de mer, la Tunisie ne ferait-elle pas d’une pierre deux coups ? Ce programme ne permettrait-il pas de sécuriser l’approvisionnement en eau potable des grands centres urbains et des régions agricoles du pays à un coût de production stable, décarboné et totalement déconnecté des fluctuations des énergies fossiles ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un saut industriel inédit pour une ambition technologique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, notre industrie des phosphates exporte une part importante de sa production sous forme de produits à faible ou moyenne valeur ajoutée (minerai brut, engrais classiques).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intégration d’unités de récupération de l’uranium au sein de nos complexes chimiques modifierait en profondeur l’économie globale du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : en transformant le Groupe chimique tunisien (GCT) en un producteur de métaux stratégiques de haute technologie, la Tunisie ne donnerait elle pas une impulsion décisive à la modernisation de son industrie minière, tout en générant des coproduits à très forte valeur ajoutée capables de financer la restructuration du bassin minier de Gafsa ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement d’une filière atomique civile est un projet de nation qui tire vers le haut l’ensemble du système éducatif, scientifique et industriel d’un pays. C’est un accélérateur de compétences pour la Tunisie. Il s’agit d’un domaine de haute technologie qui exige l’excellence dans la recherche, la métallurgie, la chimie de précision et la sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : en mettant en place un tel cap technologique, la Tunisie ne se donnerait-elle pas les moyens de stopper la fuite de ses cerveaux en offrant des carrières d’excellence à ses jeunes ingénieurs, et en élevant le standard de notre tissu industriel national aux normes de sécurité internationales les plus strictes ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le nucléaire comme socle du renouvelable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par nature, les énergies renouvelables (solaire et éolien) sont intermittentes et nécessitent une énergie de <em>«base»</em> stable pour faire tourner les usines et les stations de dessalement de l’eau, jour et nuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : plutôt que d’opposer les technologies, la Tunisie ne gagnerait-elle pas à concevoir la formule <em>«Phosphates-Uranium»</em> comme le socle de base stable et décarboné de son réseau, qui permettrait d’intégrer et de sécuriser un déploiement massif et serein du solaire, de l’éolien et de sa propre filière hydrogène dans tout le pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’extraction de l’uranium des phosphates et son utilisation nucléaire ne sont pas un saut dans l’inconnu pour la Tunisie, mais une trajectoire d’émancipation énergétique et hydrique éprouvée par d’autres nations émergentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise industrielle qui frappe actuellement l’Europe nous rappelle brutalement que l’absence de base énergétique souveraine brise les plus grandes puissances économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale pour les décideurs est de déterminer si la Tunisie doit inscrire sa planification énergétique dans le temps long — celui des grands projets de sécurité nationale — afin de bâtir une infrastructure résiliente face aux crises géopolitiques régionales et d’asseoir sa stabilité future sur sa propre double richesse : ses phosphates et son accès à la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KON0725AmU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/ce-que-le-choix-energetique-allemand-dit-a-la-tunisie/">Ce que le choix énergétique allemand dit à la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que le choix énergétique allemand dit à la Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/ce-que-le-choix-energetique-allemand-dit-a-la-tunisie/embed/#?secret=08gThVTd3k#?secret=KON0725AmU" data-secret="KON0725AmU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wEd5iBA1Tm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/pour-reduire-son-deficit-energetique-la-tunisie-doit-sorienter-vers-le-nucleaire/">Pour réduire son déficit énergétique, la Tunisie doit s’orienter vers le nucléaire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour réduire son déficit énergétique, la Tunisie doit s’orienter vers le nucléaire » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/pour-reduire-son-deficit-energetique-la-tunisie-doit-sorienter-vers-le-nucleaire/embed/#?secret=3DXZwPtQ0B#?secret=wEd5iBA1Tm" data-secret="wEd5iBA1Tm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/lenergie-nucleaire-une-solution-souveraine-pour-la-tunisie/">L’énergie nucléaire | Une solution souveraine pour la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Changer les hommes sans changer de cap n’est qu’une illusion d’optique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/31/changer-les-hommes-sans-changer-de-cap-nest-quune-illusion-doptique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 05:51:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crises]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
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		<category><![CDATA[réformes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le débat ne doit plus porter sur qui occupera le siège, mais sur la force de la méthode, l’honnêteté de l’exécution et la clarté du dessein démocratique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/31/changer-les-hommes-sans-changer-de-cap-nest-quune-illusion-doptique/">Changer les hommes sans changer de cap n’est qu’une illusion d’optique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le tumulte des crises qui s’entrecroisent, comme c&rsquo;est le cas aujourd&rsquo;hui en Tunisie, l’opinion publique s’épuise souvent à guetter le bal des visages. On espère le sauveur, on scrute le prochain remaniement, on parie sur les noms. Pourtant, la science de l’État nous enseigne une vérité plus austère : changer les hommes sans changer de cap n’est qu’une illusion d’optique, un sursis que l’on s’achète à l’aube du naufrage.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19540674"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Face à une crise polymorphe, là où tout s&rsquo;effondre en cascade, la véritable urgence n’est pas de redistribuer les portefeuilles, mais de rebâtir la doctrine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1- Le courage de la clarté et du mandat populaire :</em></strong> une feuille de route ne peut plus se réduire à une gestion comptable des urgences de la veille. Sortir de la tempête exige un programme lisible, mais surtout porté par un mandat populaire indiscutable. Aucune réforme d’envergure ne peut être imposée par la seule force des décrets, surtout lorsqu’elle porte en elle sa part d’amertume et de pénibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette adhésion démocratique initiale qui transforme la contrainte en un effort collectif consenti. Sans cette racine, toute mesure est perçue comme une violence institutionnelle et se heurte, tôt ou tard, au mur du rejet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2- Une vision d’avenir partagée et une exécution équitable, les deux chevaux d&rsquo;un même attelage :</em></strong> on ne demande pas à une nation de traverser un désert sans lui montrer la terre promise, pas plus qu’on ne peut lui imposer des sacrifices s’ils ne sont pas partagés. La vision d’avenir et l’équité de l’exécution sont les deux chevaux d’un même chariot : ils doivent avancer dans la même direction et à la même cadence. Si l’un flanche ou s’égare, c’est tout l’attelage qui se renverse. La rigueur des réformes ne devient tolérable que si elle sert une ambition commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ici, le premier réflexe sera inévitablement l’appréhension. La mémoire collective reste marquée par les mauvais souvenirs des libéralisations passées, ces époques où l’effort demandé s’est dissous dans les dérapages du népotisme, du régionalisme et du clientélisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour que le fardeau soit accepté aujourd’hui, il faut rompre avec ces spectres. Chaque citoyen doit avoir la certitude absolue que les privilèges sont abolis, les passe-droits bannis, et l’action publique est menée avec une probité obsessionnelle. L’équité n’est pas seulement une valeur morale, c’est le seul remède au poison du soupçon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3- Une diplomatie tous azimuts face au fracas du monde :</em></strong> cette exigence de justice interne ne peut se concevoir en vase clos. Elle se déploie au cœur d’un voisinage immédiat fébrile et d’une scène internationale d’une extrême volatilité. Face aux secousses géopolitiques, le salut ne réside plus dans les alignements passifs, mais dans une diplomatie tous azimuts, résolument tournée vers le développement et le partenariat international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en affirmant cette souveraineté pragmatique que la Tunisie pourra enfin réaliser son potentiel historique : s’ériger en véritable hub régional de services et en pôle d’excellence pour ses compétences à haute valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>4- Des compétences requises et octroyées</em></strong> : diriger par temps calme réclame des gestionnaires ; gouverner le chaos exige des architectes du risque. Les profils requis aujourd’hui doivent posséder une ingénierie systémique, capable d’articuler cette vision internationale avec les réalités nationales, et de comprendre comment un arbitrage budgétaire résonne dans le tissu social, aujourd’hui et demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le talent n’est rien sans le pouvoir d’agir. Exiger des résultats d’une équipe sans lui octroyer les leviers institutionnels réels et l’autonomie d’exécution face aux lourdeurs bureaucratiques est un contresens tragique. Sans ces compétences octroyées, le meilleur des programmes reste une lettre morte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat ne doit donc plus porter sur qui occupera le siège, mais sur la force de la méthode, l’honnêteté de l’exécution et la clarté du dessein démocratique. Ce ne sont pas les chiffres seuls qui redressent un pays, c’est la confiance retrouvée d’un peuple qui se sait enfin respecté, écouté et guidé de manière équitable. C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que la Tunisie retrouvera la stature historique qui lui revient et regagnera son rayonnement international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre crédibilité dans le monde se mesurera à la solidité de notre cohésion et à la clarté de notre cap.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Du souverainisme à la question numide, ou l’opposition aveugle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/26/tunisie-du-souverainisme-a-la-question-numide-ou-lopposition-aveugle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 06:48:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Salah]]></category>
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		<category><![CDATA[Borne 233]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Etat algérien est bien le successeur en droite ligne de l’État colonial français, et  c’est sciemment que la frontière algéro-tunisienne a été délimitée par la puissance coloniale et dans son intérêt. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/26/tunisie-du-souverainisme-a-la-question-numide-ou-lopposition-aveugle/">Tunisie | Du souverainisme à la question numide, ou l’opposition aveugle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les récents articles** publiés dans Kapitalis font table rase du passé d’une manière somme toute radicale. De surcroît, l’idéologie souverainiste à la base de sa réflexion&nbsp;est assez insolite dans un pays par nature tolérant dont les élites se vantent volontiers d’être cosmopolites.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-19505180"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Je dis bien souverainiste, le nationalisme au Maghreb étant d&rsquo;essence arabo- musulmane, comme si dans le contexte le sentiment de tunisianité était exclusif, opposable à toute autre appartenance. C’est déjà faire insulte à la double nationalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur des articles ne laisse donc d’autre choix que de remonter le cours de l’Histoire afin de relativiser le bien-fondé de ses thèses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On veut bien admettre l’existence d&rsquo;un souverainisme tunisien dont il serait le fondateur, sans la référence à la bataille de Legnano. Mais dans ce cas pourquoi le limiter à la borne 233 ou aux redevances gazières ? Il n’est venu à l’esprit de quiconque de réclamer la souveraineté sur la&nbsp;Sicile qui pendant deux siècles a fait partie de l’émirat aghlabide de Kairouan, Fatimide de Mahdia ou Ziride, ou bien sur&nbsp;le Mezzogiorno quand Bari était le chef-lieu d’un émirat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais revenons&nbsp;à l’époque moderne et à l’indépendance de la Tunisie. Force est d’admettre dans la polémique engendrée par ses opinions que l’impulsion décisive en faveur de l’indépendance au Maghreb est bien constituée par le débarquement américain au Maroc qui aboutira à la défaite des Nazis en Tunisie en juin 1943, ainsi que la volonté clairement exprimée par le président Roosevelt et ses représentants, ou bien perçue comme telle par les leaders nationalistes, de liquider l’empire français. La suite est donc dans l’ordre normal des choses même si l’affrontement Est-Ouest la retarde inévitablement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Vietnam en 1954, le Maroc et la Tunisie en 1956, obtiennent l’indépendance. Seule l’Algérie du fait de son statut de territoire français pose problème, l’armée de Challe et de Salan qui émerge de l’humiliation de Dien Bien Phu avec une terrible soif de revanche refuse de l’abandonner et envisage la constitution d’une Algérie européenne sécessionniste, un Israël&nbsp;français.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Algérie est bien une création de la France</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant en 1962, elle accède à l’indépendance dans le cadre des accords d’Evian et le Sahara lui est attribué. Ainsi ce pays, contrairement à ses voisins, ne disposait d’aucun Etat unitaire en 1830. C’est bien une création de la France dont la colonne vertébrale est constituée non&nbsp;par la bourgeoisie citadine comme en Tunisie, ni par le Palais comme au Maroc, mais par les ultimes détenteurs de la force seule à même de maintenir la cohésion de cet immense espace, les prétoriens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A ce titre l’État algérien est bien le successeur en droite ligne de l’État colonial français forgé par les troupes de Bugeaud et du Duc d’Aumale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un vernis de socialisme, la coopération entre la métropole et l’ex- colonie, pas plus qu’avec les Américains, ne se démentira jamais, en particulier au Sahara dans le domaine des essais nucléaires ainsi que les exploitations du gaz et des hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à ce que d’aucuns affirment actuellement, c’est sciemment que la frontière algéro-tunisienne a été délimitée par la puissance coloniale et dans son intérêt. Et le Président Bourguiba l’a bien compris. Il n’était en effet pas question d’assurer au pays contrôlant Bizerte et le détroit de Sicile la part d’hydrocarbures et de gaz qui lui eût assuré la puissance.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zLhSSxXjna"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/tunisie-algerie-le-grand-reniement-de-lete-1962/">Tunisie &#8211; Algérie | Le grand reniement de l’été 1962</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Le grand reniement de l’été 1962 » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/tunisie-algerie-le-grand-reniement-de-lete-1962/embed/#?secret=1nwl4tM9AY#?secret=zLhSSxXjna" data-secret="zLhSSxXjna" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bourguiba et la question des frontières</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bourguiba toujours visionnaire admettra également en réglant la question de la frontière ne pas vouloir chez lui d’un problème numide, c’est-à-dire d’un irrédentisme des habitants des montagnes de l’Ouest qui acceptent mal le diktat de populations côtières se prévalant&nbsp;de l’unité nationale et qui brandissent le drapeau du pays voisin dans des manifestations de protestation contre une politique de développement inégalitaire. C’est d’ailleurs du bassin minier à l’Ouest que naîtra l’incendie qui jettera à bas le régime de Ben Ali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant l’Algérie elle-même en butte à un irrédentisme kabyle soutenu par Israël peut difficilement tabler sur la partition de la Tunisie ; il lui en coûterait la sécession de toute sa partie orientale pour former une nouvelle Numidie forcément hostile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins des arguments souverainistes totalement étrangers à la nature de notre pays prennent pour cible le voisin de l’Ouest, jugé hégémoniste.&nbsp;L’Etat, le nôtre, est accusé de complaisance coupable dans ses rapports avec lui, notamment sur la question du gaz. L’Histoire est là pour rappeler que Carthage fut une colonie étrangère, que Massinissa le Roi des Numides a bien contribué à sa destruction, que l’Afrique du Nord a été dans son ensemble une province romaine, arabe, française, que l’armée française est arrivée en Tunisie en 1881 en provenance d’Algérie pour imposer le protectorat, et que les enfants de Hussein Ben Ali Turki n’ont dû qu’au Dey d’Alger d’être rétablis sur le trône de leur père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’inverse, c’est bien sûr à nos frontières que l’ALN algérienne s’est constituée en vue de prendre le pouvoir, avec le total assentiment de la puissance coloniale sur le départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui et de nouveau on tient rigueur à Bourguiba de l’avoir accepté pour fustiger l’ingratitude. Mais que vaut la gratitude en politique ? C’est tout juste si on ne précise pas qu’on eût dû aider le colonel Tahar Zbiri en fuite chez nous à prendre le pouvoir à Alger, ou bien que de là-bas Ahmed Ben Salah ou Nabil Karoui, pour ne pas dire Mohamed Mzali, eussent dû trouver l’aide fraternelle nécessaire à la chute de la tyrannie. Qu’à cela ne tienne ; c’est désormais dans le Hirak, pour ne pas dire le MAK, que nous devons selon nos souverainistes&nbsp;placer nos espoirs d’entretenir des relations apaisées et équilibrées. Mais les acteurs politiques peuvent se suivre sans se ressembler, les réalités géostratégiques elles sont immuables,&nbsp;ainsi que le prouve du Chah aux mollahs la volonté iranienne de maîtriser le nucléaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Peut-on remettre en question l’intégrité territoriale de son pays ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant donc de parler de jugulaire, de goulot de bouteille, ou d’étranglement, ou de terrorisme importé avec un parti Ennahdha au pouvoir, il convient de savoir s’il est dans l’intérêt de la Tunisie d’avoir à ses portes un nouvel Etat numide soutenu de l’étranger doté d’une idéologie expansionniste et revancharde qui rogne sur son territoire et pour qui Carthage ne soit qu’un ramassis d’envahisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si donc le pouvoir tunisien est déstabilisé par les grèves, les pannes, les pénuries, ou selon certains, l’incompétence, et que l’opposition&nbsp;pour parvenir à ses fins&nbsp;est capable de placer son destin entre les mains de ceux qui remettent en question l’intégrité territoriale de son propre pays, faut-il s’étonner que nos voisins envisagent des projets alternatifs&nbsp;exclusifs&nbsp;à l&rsquo;écoulement du gaz ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le contexte conflictuel que nous connaissons qui frappe la mer Rouge et le Golfe Persique, arguer des difficultés techniques de l’entreprise pour en faire un simple outil de propagande ne tient compte ni de la volonté européenne de garantir son approvisionnement énergétique, ni de le sécuriser, ni de l’évolution constante des moyens techniques disponibles vers plus&nbsp;d’efficacité. C’est dire combien minutieusement&nbsp;l’opposition doit choisir le panier où placer ses œufs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** L’auteur fait allusion aux articles de l’ambassadeur Elyes Kasri sur le Transmed et la nécessité pour la Tunisie de mieux défendre ses intérêts dans le passage par ses territoires de ce gazoduc transportant le gaz algérien vers l’Italie.    </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9OJvnPlBRC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/">La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/embed/#?secret=xolNvmbvGp#?secret=9OJvnPlBRC" data-secret="9OJvnPlBRC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/26/tunisie-du-souverainisme-a-la-question-numide-ou-lopposition-aveugle/">Tunisie | Du souverainisme à la question numide, ou l’opposition aveugle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Transmed &#124; Du mythe de la «jugulaire» à la réalité des chiffres</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/23/transmed-du-mythe-de-la-jugulaire-a-la-realite-des-chiffres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2026 07:32:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Galsi]]></category>
		<category><![CDATA[gaz naturel]]></category>
		<category><![CDATA[Gazoduc Transsaharien]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Medgaz]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réponse à l’article intitulé «La Tunisie goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie» d'Elyes Kasri. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/23/transmed-du-mythe-de-la-jugulaire-a-la-realite-des-chiffres/">Transmed | Du mythe de la «jugulaire» à la réalité des chiffres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En réponse à l’article intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«La Tunisie goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie»</a>, et afin d’apporter ma contribution sur les enjeux énergétiques et stratégiques régionaux, j’ai tenu à proposer une analyse rigoureuse et documentée. Face aux postures alarmistes et aux contresens techniques qui cherchent à altérer la perception des relations entre nos deux pays, cette contribution s’attache à déconstruire les chiffres avec méthode, tout en réaffirmant la profondeur des liens fraternels et institutionnels qui unissent l’Algérie et la Tunisie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh *</strong></p>



<span id="more-19485824"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En instrumentalisant la peur pour se tailler un costume de sauveur, Elyes Kasri accumule les contresens techniques, les contrevérités économiques et les manipulations politiques. Une remise au point méthodique s’impose.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1. L’illusion du corridor unique : l’Algérie, puissance multi-vectorielle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affirmation selon laquelle l’Europe et l’Algérie dépendraient de manière absolue du sol tunisien pour assurer leurs flux gaziers relève d’une méconnaissance des réalités industrielles. L’Algérie n’est nullement tributaire d’un réseau terrestre unique. Grâce au gazoduc&nbsp;Medgaz, qui la relie directement à l’Espagne sans passer par aucun pays tiers, et à ses méga-complexes de liquéfaction de Skikda et d’Arzew, elle dispose d’un accès maritime direct aux marchés mondiaux. Sa flotte de méthaniers navigue librement en Méditerranée et vers l’Atlantique, s’affranchissant de toute contrainte de transit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’être une chimère ou un projet théorique, la dimension stratégique du&nbsp;Gazoduc Transsaharien (TSGP)&nbsp;est aujourd’hui une réalité opérationnelle. Les accords trilatéraux définitifs ayant été signés entre l’Algérie, le Niger et le Nigeria, et les travaux de chantier étant officiellement engagés sur le terrain, ce mégaprojet continental consacre définitivement l’Algérie comme le hub énergétique incontournable reliant l’Afrique subsaharienne à l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2. Confusion entre exportations et production globale :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour bâtir sa théorie d’un rapport de force asymétrique, l’auteur opère un glissement chiffré trompeur. Il évoque un volume d’exportation de 52 milliards de mètres cubes (bcm) comme s&rsquo;il s’agissait de la totalité de la ressource algérienne. C’est omettre que la production brute de l’Algérie oscille en réalité&nbsp;entre 100 et 135 milliards de mètres cubes par an. Plus de la moitié de cette ressource est consommée localement — alimentant 99 % de l’électricité algérienne — ou réinjectée dans les gisements pour en optimiser le rendement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Surtout, s’agissant du TransMed : la redevance de transit en nature (5,25 %) perçue par Tunis couvre&nbsp;entre 60 % et 66 % de la consommation nationale tunisienne de gaz naturel. Parler de <em>«serrer la jugulaire»</em> ou menacer ce flux ne provoquerait pas la ruine d&rsquo;Alger, mais la coupure immédiate du réseau électrique tunisien. L’interdépendance énergétique n’est pas une arme d’oppression : elle est le socle d’une sécurité partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3. Un arbitrage industriel classique, non une «guerre psychologique»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qualifier les études relatives au gazoduc sous-marin Galsi (vers la Sardaigne) d’<em>«agression»</em> ou de <em>«guerre psychologique»</em> destinée à faire capituler la Tunisie relève d’une rhétorique victimaire. Dans le secteur des hydrocarbures, la recherche de routes alternatives constitue la norme de gestion des risques pour un État qui investit&nbsp;60 milliards de dollars&nbsp;afin de porter sa production à 200 milliards de m³. La faisabilité des conduites en eaux profondes est éprouvée — comme le prouve le Medgaz —, et attribuer des intentions machiavéliques à des études de planification industrielle traduit une déconnexion inquiétante avec la réalité des marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4. Une menace pour la signature diplomatique de la Tunisie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Inviter les négociateurs tunisiens à exiger unilatéralement une hausse de la redevance (à 8 ou 10 %) en facturant la <em>«protection militaire»</em> des conduites terrestres repose sur une confusion juridique grave. La sécurisation des infrastructures sur son territoire relève de la souveraineté et de la sécurité nationale de la Tunisie, non d’un service marchand facturable à un tiers. Prôner la remise en cause des traités sous le ton de la sommation entacherait la signature de l’État tunisien auprès de ses partenaires internationaux et européens — à commencer par l’Italie —, pour qui la sécurité juridique des contrats est non négociable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>5. Démasquer les entrepreneurs de la discorde</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’usage d’un vocabulaire d’une rare violence (<em>«tenir par la jugulaire»</em>,&nbsp;<em>«capitulation»</em>) se cache la véritable intention : saborder les relations fraternelles et historiques entre deux pays frères. Les entrepreneurs de la discorde, en rupture d’influence, tentent de sacrifier l’intérêt supérieur des deux peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cherchant à substituer au principe sacré du&nbsp;<em>«Khawa-Khawa»&nbsp;</em>(fraternité) la logique destructrice d’une&nbsp;<em>«Adawa-Adawa»</em>&nbsp;(animosité), ils offensent l’Histoire et la dignité de la diplomatie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre l’Algérie et la Tunisie ne se jouent pas dans une arène où l’un doit être lésé pour que l’autre triomphe. Elles reposent sur une solidarité organique, éprouvée par les épreuves de l’Histoire, un respect strict des souverainetés et une communauté de destin qu’aucun messianisme de circonstance ne saura altérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin, Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rO1yrHWn66"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/">La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/embed/#?secret=icKQdQrxiA#?secret=rO1yrHWn66" data-secret="rO1yrHWn66" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/23/transmed-du-mythe-de-la-jugulaire-a-la-realite-des-chiffres/">Transmed | Du mythe de la «jugulaire» à la réalité des chiffres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 10:22:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Galsi Pipeline]]></category>
		<category><![CDATA[gazoduc Enrico Mattei]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Galsi Pipeline, le projet de gazoduc sous-marin algéro-italien censé contourner la Tunisie par la Sardaigne, est irréalisable. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/">La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’agitation cyclique autour du Galsi Pipeline, le projet de gazoduc sous-marin algéro-italien censé contourner la Tunisie par la Sardaigne, est l’arme maîtresse d’une guerre psychologique menée contre la Tunisie qui traverse une crise énergétique passagère. Elle vise à persuader l’opinion publique tunisienne que le pays est remplaçable et susceptible d’être soumis à «la sanction énergétique» quitte à «vivre dans le noir» afin de donner un alibi suffisant aux adeptes de la capitulation contractuelle. La présente analyse vise à déconstruire ce narratif de l’effacement par les faits, en démontrant que la Tunisie dispose, au contraire, d’un levier d’interdépendance majeure pour exiger un rééquilibrage global de ses partenariats.</em></strong> <em>(Carte : Principaux gisements d’hydrocarbures au Maghreb et pipelines transméditerranéens).   </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri *</strong></p>



<span id="more-19478209"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">1. La valeur stratégique décuplée du TransMed face aux crises mondiales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle de pivot énergétique de la Tunisie n’est plus seulement régional, il est devenu névralgique à l’échelle mondiale. La convergence de trois crises géopolitiques majeures a décuplé la valeur stratégique du réseau terrestre trans-tunisien (TransMed) pour l’ensemble du continent européen :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; l’onde de choc de la guerre en Ukraine :</em></strong> la rupture historique et définitive des approvisionnements en gaz russe a privé l’Europe de sa principale source d’énergie fossile. Dans cette quête absolue de diversification, l’Afrique du Nord, et particulièrement l’axe Algérie-Tunisie-Italie, est devenue l’alternative immédiate la plus fiable pour sécuriser l’Europe du Sud et le cœur industriel de l’Union européenne;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; la paralysie des détroits de Bab el-Mandeb et d’Ormuz :</em></strong> les tensions militaires dans le golfe d’Aden et le golfe Persique ont gravement compromis la sécurité des routes maritimes globales. Le transit du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar et d’autres fournisseurs du Golfe par méthaniers est soumis à des goulots d’étranglement permanents, à des détours maritimes pharaoniques (via le Cap de Bonne-Espérance) et à une explosion des coûts d’assurance&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; le TransMed comme sanctuaire d’approvisionnement :</em></strong> face à l’insécurité des détroits et à la fin du gaz russe, le TransMed s’impose comme une infrastructure géographiquement immunisée contre les crises du Moyen-Orient. Ce pipeline terrestre offre un flux continu, direct et insensible aux blocus maritimes, propulsant le sol tunisien au rang de corridor de sécurité absolue pour la survie énergétique de l&rsquo;Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. La centralité du TransMed dans l&rsquo;économie algérienne :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’examen des indicateurs macroéconomiques sectoriels démontre la dépendance de l’Algérie envers ce réseau terrestre trans-tunisien, faisant du gazoduc Enrico Mattei (TransMed) le véritable poumon financier du régime d’Alger&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; le poids des hydrocarbures dans les recettes algériennes :</em></strong> les hydrocarbures représentent 93 % à 95 % des recettes d’exportation de l’Algérie et alimentent le budget de l’État algérien à hauteur de plus de 60 % via la fiscalité pétrolière&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; la part du TransMed dans les exportations de gaz algérien :</strong> selon les bilans énergétiques compilés, l’Algérie exporte environ 52 milliards de mètres cubes (bcm) de gaz naturel par an. Le TransMed en achemine à lui seul entre 22 et 25 bcm directement vers l’Italie, soit près de 45 % à 50 % de la totalité des exportations gazières algériennes, et plus de 70 % de son gaz acheminé par pipeline;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; valorisation financière pour Alger :</em></strong> au cours moyen du gaz sur le marché européen (TTF), le flux transitant par le sol tunisien génère pour l’Algérie des revenus directs estimés entre 10 et 12 milliards de dollars par an. Une interruption ou une réduction structurelle de ce flux provoquerait un choc budgétaire immédiat et ingérable pour la paix sociale algérienne suffisamment fragile et menacée par un Hirak qui couve sous les cendres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. L’irréalisme technique et le péril sécuritaire du Galsi :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données techniques validées par les registres officiels du Global Energy Monitor (mis à jour en juillet 2024), le projet Galsi est une impossibilité industrielle et financière à court et moyen terme:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; profondeur abyssale :</em></strong> le tracé maritime (565 km de section offshore) impose une pose de conduites à une profondeur record de 2 885 mètres sous la mer Méditerranée, ce qui représente une complexité d’ingénierie exceptionnelle;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; capacité limitée :</em></strong> le Galsi a été configuré pour un débit maximal de 8 milliards de m³ par an. Il ne pourrait donc absorber qu’un quart du flux du TransMed (capacité de 32 milliards de m³), rendant tout contournement total physiquement impossible&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; impasse financière et réglementaire :</em></strong> estimé initialement à 3 milliards de dollars, sa réévaluation dépasse aujourd’hui 5 à 6 milliards de dollars. Dans le cadre du Green Deal de l’Union Européenne et du gel des financements fossiles lourds par les institutions bancaires internationales, sa levée de fonds est irréalisable, maintenant le projet au statut officiel de projet <em>«mis de côté»</em> (<em>shelved</em>), comme le confirme l’étude technique de l’<em>Eurasia Review</em>&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; le fardeau critique de la vulnérabilité sous-marine :</em></strong> au-delà des barrières financières, l’impératif de sécurité internationale condamne les alternatives purement offshores&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; le précédent Nord Stream 1 et 2 :</em></strong> le sabotage spectaculaire des gazoducs Nord Stream en mer Baltique (septembre 2022) a définitivement démontré la vulnérabilité intrinsèque des infrastructures sous-marines profondes face aux attaques asymétriques, au terrorisme d’État ou aux actes de guerre hybride. En haute mer, la surveillance constante et la protection physique de milliers de kilomètres de conduites immergées sont matériellement impossibles&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; l’avantage du tracé terrestre tunisien :</em></strong> face à ce péril sous-marin, le corridor trans-tunisien offre une résilience stratégique inégalée, soulignée dans l’étude sectorielle de l’Observatoire Méditerranéen de l&rsquo;Énergie. Un tracé terrestre permet un accès immédiat pour la maintenance, une surveillance continue par satellite et par patrouilles, ainsi qu’un contrôle souverain permanent, garantissant à Rome et à Alger une continuité de flux qu’aucune conduite immergée ne peut promettre.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BELWrf69K7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/la-tunisie-doit-renegocier-les-dividendes-du-gazoduc-transmed/">La Tunisie doit renégocier les dividendes du gazoduc Transmed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie doit renégocier les dividendes du gazoduc Transmed » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/la-tunisie-doit-renegocier-les-dividendes-du-gazoduc-transmed/embed/#?secret=sDUSG09O73#?secret=BELWrf69K7" data-secret="BELWrf69K7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">4. Argumentaire pour une réévaluation à la hausse des redevances de transit :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux actuel de la redevance tunisienne (5,25 %, prélevé majoritairement en nature) est obsolète et dérisoire. La Tunisie est légitimement en position d’exiger une réévaluation substantielle (objectif : 8 % à 10 %) :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; le coût de la sécurisation :</em></strong> la Tunisie assure à ses frais exclusifs la protection militaire et technologique de 400 km de conduites terrestres et de stations de compression critiques (Cap Bon). Ce service de sécurité environnementale et industrielle, qui protège l’approvisionnement européen contre les risques de déstabilisation, devrait être intégré dans le coût du transit&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; l’indexation sur la prime de substitution :</em></strong> si l’Algérie devait substituer le TransMed par du transport de GNL par voie marine pour livrer l’Italie, le coût de l’infrastructure portuaire et maritime augmenterait le coût de livraison de 25 % à 30 %. La redevance tunisienne actuelle est donc une décote majeure et une concession exorbitante accordée par la Tunisie à Alger&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; valorisation budgétaire actuelle :</em></strong> les recettes de cette redevance sont passées à plus de 1,8 milliard de dinars tunisiens (TND) par an. Ce gaz couvre entre 60 % et 66 % des besoins de consommation en gaz naturel de la Tunisie, ce qui prouve la valeur critique de cet actif dans notre équilibre énergétique national.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5- Pour une diplomatie de l’interdépendance active et équitablement profitable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Céder à la panique face à l’alternative Galsi relève d’une asymétrie psychologique savamment entretenue par des officines étrangères à travers la cinquième colonne de la <em>«khawakhawanomanie»</em> ambiante, et non d&rsquo;une contrainte technique réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie détient une carte maîtresse mondiale : la sécurité, la viabilité et la supériorité stratégique terrestre de l’autoroute énergétique tunisienne vers l’Europe dans un monde marqué par la fermeture des détroits et les crises climatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie est incontestablement le verrou énergétique d’une Europe qui paie au prix fort le boycott du gaz russe et l’instabilité qui prévaut, sans perspective de stabilisation à court et à moyen termes, dans les détroits d’Ormuz et Bab El Mandeb.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle tient également le régime algérien par la jugulaire, car en dépit de toutes les fanfaronnades, ce régime se trouve confronté à une population frustrée et prête à en découdre ne pourra pas se passer à moyen et même à long terme du Transmed et des recettes financières et des garanties sécuritaires offertes par le transit par la Tunisie plus qu’aucun autre itinéraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il appartient aux négociateurs tunisiens d’exploiter ce nœud vital pour redresser les torts asymétriques hérités de l’histoire — qu’il s’agisse des redevances énergétiques, de la spoliation de l’Albien ou du développement de nos infrastructures critiques de transport et de logistique — et arracher un accord digne, global et protecteur des intérêts supérieurs de la Nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le célèbre philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804) a bien dit que <em>«la liberté est le droit de ne pas être soumis à la fatalité extérieure».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Note de la rédaction</em></strong>&nbsp;: <em>On a dû réduire cet article de près de la moitié de son volume, tout en l’allégeant de son appareil critique (références, sources, etc.)</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0MExGLHDtI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/29/le-probleme-de-lenergie-en-tunisie-1-6-lhydrogene-vert-pourrait-etre-la-solution/">Le problème de l’énergie en Tunisie (1/6) : l’hydrogène vert pourrait être la solution</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le problème de l’énergie en Tunisie (1/6) : l’hydrogène vert pourrait être la solution » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/29/le-probleme-de-lenergie-en-tunisie-1-6-lhydrogene-vert-pourrait-etre-la-solution/embed/#?secret=clR1nGLxyT#?secret=0MExGLHDtI" data-secret="0MExGLHDtI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/">La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Algérie &#124; Le grand reniement de l’été 1962</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/tunisie-algerie-le-grand-reniement-de-lete-1962/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 11:40:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[armée des frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Borne 233]]></category>
		<category><![CDATA[El Borma]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Ferhat Abbas]]></category>
		<category><![CDATA[FLN]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[frontières coloniales]]></category>
		<category><![CDATA[GPRA]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bouguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Houari Boumédiène]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Harbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment l’«armée algérienne des frontières», logée et nourrie par la Tunisie, s'est retournée contre son hôte dès l’indépendance algérienne, en 1962. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/tunisie-algerie-le-grand-reniement-de-lete-1962/">Tunisie &#8211; Algérie | Le grand reniement de l’été 1962</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comment l’«armée algérienne des frontières», logée et nourrie par la Tunisie, a retourné ses armes contre son hôte dès l’indépendance algérienne, acquise en 1962. Ce rappel historique ne cherche pas à enfoncer un coin entre deux pays «frères, amis et voisins», comme on dit habituellement, et qui ont appris, au fil des décennies, à coopérer dans le respect de leurs intérêts mutuels, mais à maintenir présent à l’esprit des faits qui ne doivent jamais être oubliés ou passés sous silence au prétexte de ne pas remuer l’eau stagnante du conformisme. </em></strong><em>(Photo: Combattants de l&rsquo;ALN à Ghardimaou en Tunisie en mars 1962).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19458401"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La mémoire des relations maghrébines contemporaines reste profondément marquée par la fracture de l’été 1962. Au cœur de cette rupture se trouve la trajectoire de l’Armée de libération nationale (ALN) algérienne basée à l’extérieur, surnommée <em>«l’Armée des frontières»</em>, dont le passage sur le sol tunisien et les choix politiques post-indépendance ont durablement redéfini la géopolitique régionale. (Lire à ce sujet <em><a href="https://www.jeuneafrique.com/1309681/politique/algerie-reportage-dans-les-rangs-de-larmee-de-liberation-nationale-en-1962/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Algérie 1962 : reportage dans les rangs de l’Armée de libération nationale »</a></em>, par Béchir Ben Yahmed (<em>Jeune Afrique</em>, mars 1962). </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le confort de la base arrière face au sacrifice des maquis :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de 1958, le conflit algérien subit un tournant stratégique. Le commandement militaire français érige les lignes Morice et Challe, des barrières électrifiées et minées qui coupent hermétiquement l’Algérie de ses voisins tunisien et marocain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation engendre une scission majeure au sein des forces nationalistes entre :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; celles de l’ALN de l’intérieur confinées dans les wilayas historiques&nbsp;: les maquisards subissent de plein fouet les grandes offensives françaises. Privés d’approvisionnement en armes et en soins, ils paient un tribut humain considérable&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; et celles de l’ALN de l’extérieur&nbsp;: sous la direction du colonel Houari Boumédiène, près de 30 000 hommes se structurent en Tunisie, notamment autour du quartier général de Ghardimaou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Préservée du gros des combats par le blocus de la frontière, cette force s’entraîne, s’arme lourdement auprès du bloc de l’Est et bénéficie d’une infrastructure logistique stable offerte par l’État tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette asymétrie suscite rapidement de vives tensions critiques. Dans les maquis exsangues de l’intérieur, l’armée de l’extérieur commence à être désignée sous les qualificatifs sévères d’<em>«armée des planqués»</em> ou de <em>«touristes de Tunis»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le politologue et historien Mohammed Harbi, lui-même ancien cadre du FLN, a largement analysé cette réalité : <em>«L’Armée des frontières s&rsquo;est constituée en dehors des combats réels du territoire national. Elle représentait une force d’appareil, un instrument de pouvoir politique plutôt qu’une force de libération active sur le terrain»</em> (Mohammed Harbi, <em>‘‘Le FLN, mirage et réalité’’</em>, 1980).</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’été 1962, lors de la crise dite <em>«de l’été»</em>, cette armée intacte et disciplinée marche sur Alger, écartant le Gouvernement provisoire (GPRA) et prenant le contrôle des structures de l’État pour fonder l’Armée nationale populaire (ANP).</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accueil tunisien et le compromis de la Borne 233 :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’installation de l’appareil politique et militaire algérien en Tunisie s’est faite avec l’appui direct du président Habib Bourguiba. Ce soutien s’est traduit par des coûts matériels et humains significatifs pour la jeune République tunisienne, illustrés notamment par le bombardement par l’armée française du village frontalier de Sakiet Sidi Youssef, le 8 février 1958, qui fit des dizaines de victimes civiles tunisiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, un contentieux territorial existait concernant le tracé de la frontière saharienne. Durant la période coloniale, l’administration française avait unilatéralement modifié les délimitations au profit des Territoires du Sud de l’Algérie, englobant des zones potentiellement riches en hydrocarbures au détriment de la Tunisie (notamment autour de la Borne 233 / Garat El Hamel et du secteur d’El Borma).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour préserver la cohésion de la lutte de libération, Habib Bourguiba accepte de formaliser un compromis temporaire. Le 6 juillet 1961, un accord est signé à Tunis entre le gouvernement tunisien et Ferhat Abbas, président du GPRA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet accord stipulait explicitement que les revendications territoriales tunisiennes étaient légitimes, mais que leur règlement définitif et la restitution des portions sahariennes contestées seraient traités de manière fraternelle au lendemain de l’indépendance de l’Algérie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accord du 6 juillet 1961 ou le contrat de confiance bafoué :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’argument souvent avancé par la suite selon lequel les frontières coloniales étaient intangibles occulte un document historique capital : cet accord officiel de 1961.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce texte prévoyait noir sur blanc la création d’une commission mixte tuniso-algérienne chargée de redéfinir le tracé frontalier saharien (autour de la borne 233) immédiatement après l’indépendance. Le GPRA y reconnaissait formellement le préjudice territorial subi par la Tunisie sous l’administration coloniale française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En reniement complet de la signature du GPRA à l’été 1962, le clan militaire de Houari Boumédiène n’a pas seulement appliqué le droit international de l’époque ; il a orchestré un coup de force politique contre les engagements solennels de ses propres pères fondateurs civils.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La rupture de 1962 et l’établissement du rapport de force :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’accès à l’indépendance en juillet 1962 et l’évincement des cadres civils du GPRA par le commandement militaire de Boumédiène, les nouveaux dirigeants d’Alger opèrent un revirement complet sur la question des frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principe de l’<em>uti possidetis juris</em> (l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation) est immédiatement opposé à Tunis, annulant de fait les engagements contractés en 1961.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le recul historique et géopolitique, ce principe adopté par l’Organisation de l’unité africaine lors du sommet du Caire (1964) prend de plus en plus l’allure d’une supercherie et d’une tentative de blanchiment du partage colonial fait par les puissances européennes lors du Congrès de Berlin de 1878.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les diplomates et historiens soulignent le sentiment d’amertume engendré par cette volteface algérienne : <em>«Le revirement algérien de 1962 sur la Borne 233 fut un choc pour Tunis. L’Algérie nouvelle, forte de l’arsenal militaire accumulé sur le sol tunisien, a immédiatement adopté un rapport de force hégémonique, opposant une fin de recevoir absolue aux requêtes de Bourguiba et menaçant d’utiliser la force si la Tunisie n’actait pas l’abandon de son Sahara»</em>, notait à ce propos Chantal Chanson-Jabeur, dans <em>‘‘Le différend frontalier tuniso-algérien’’</em> (in<em> Cahiers de la Méditerranée</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux revendications persistantes de Tunis, l’État algérien déploie des unités militaires le long de la frontière saharienne. Confronté à une disproportion manifeste des forces militaires, le gouvernement tunisien choisit la voie de la désescalade diplomatique pour éviter un conflit ouvert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Habib Bourguiba exprimera publiquement, lors d’un discours officiel devant l&rsquo;Assemblée nationale, en 1962, cette frustration lors de plusieurs allocutions officielles : <em>«Nous avons partagé notre pain, nos terres et notre sécurité avec nos frères algériens. Nous avons essuyé les bombes de Sakiet Sidi Youssef pour leur cause. Voir aujourd’hui une armée que nous avons aidé à nourrir et à abriter se retourner contre nos frontières et nous menacer par les armes pour garder les terres que la France nous avait volées est une amère démonstration d’ingratitude.»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du sanctuaire au chantage ou le crépuscule de la fraternité:</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’amertume tunisienne face à cet épisode ne relève pas seulement de la perte géopolitique, mais du cynisme de la méthode. Les troupes de l’ALN, incapables de briser le blocus français, avaient trouvé en Tunisie un sanctuaire inespéré où elles ont été nourries, soignées et protégées au prix de vies tunisiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tragédie de l’été 1962 réside dans ce basculement : cette même force militaire, devenue puissante grâce à l’hospitalité tunisienne, s’est retournée contre son bienfaiteur dès le lendemain de sa libération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux demandes légitimes de restitution de la Borne 233, Alger n’a pas répondu par le dialogue, mais par le déploiement de blindés et des menaces d’invasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce grand reniement a brutalement dissipé les illusions d’une fraternité maghrébine désintéressée — souvent résumée par le slogan populaire <em>«Khawa Khawa»</em> —, installant à sa place la dure réalité d’un rapport de force militaire dicté par la découverte des gisements de pétrole d’El Borma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce différend frontalier a abouti le 16 avril 1970 à la signature d’un accord de délimitation de la frontière entre les deux États, entérinant le tracé colonial au profit de l’Algérie et taisant les revendications tunisiennes sur le secteur d’El Borma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conjoncture de cet accord et les modalités de sa signature rappellent de nombreux accords internationaux signés sous la pression et qui ont fini par s’estomper en raison de l’évolution de la conjoncture bilatérale ou internationale car bien mal acquis ne profite jamais.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">فلا عاش في تونس من خانها</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">و لا عاش من ليس من جندها</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">نموت و نحيا على عهدها</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">حياة الكرام و موت العظام</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Éléments bibliographiques:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Harbi, Mohammed, Le FLN, mirage et réalité : des origines à l&rsquo;indépendance (1945-1962), Éditions Jeune Afrique, 1980.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Meynier, Gilbert, Histoire intérieure du FLN (1954-1962), Fayard, 2002.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Toumi, Mohsen, La Tunisie de Bourguiba à Ben Ali, PUF, 1989.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Stora, Benjamin, Histoire de la guerre d&rsquo;Algérie (1954-1962), La Découverte, 2004.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dzCsX2VwD3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/">Tunisie &#8211; Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/embed/#?secret=VkH9Gj1GAX#?secret=dzCsX2VwD3" data-secret="dzCsX2VwD3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Algérie &#124; Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 08:20:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[junte militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mouradia]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gazoduc Transmed n’est pas une fleur faite à la Tunisie ; c’est le ballon d’oxygène vital pour l'Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/">Tunisie &#8211; Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la demande pressante d’amis chers et de confrères dont le patriotisme commande le respect, il convient aujourd’hui — à contre-cœur et en me pinçant très fort le nez — de descendre dans l’arène. L&rsquo;objectif est de dissiper le tissu de contes de fées et de<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> contre-vérités</a> crasses que le soi-disant Dr Abderrahmane Cherfouh a commis dans les colonnes de Kapitalis pour tenter de faire taire la critique et de délégitimer mes analyses sur les relations tuniso-algériennes.</em></strong> **</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19406797"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce texte de la plume indigeste du Dr Cherfouh ne relève ni de la réflexion ni du débat d&rsquo;idées, mais d&rsquo;une tentative de voltige informationnelle assez pathétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accuser un diplomate tunisien de <em>«diaboliser»</em> l’Algérie parce qu’il dissèque les leviers d’influence d’un pays voisin est un procédé d&rsquo;intimidation intellectuelle usé jusqu&rsquo;à la corde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Passer au scalpel les impostures de ce censeur d’opérette permet de trancher dans le vif d&rsquo;une relation bilatérale que certains tentent de faire avaler sous perfusion sentimentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1- L’imposture morale </strong>: avant d’ausculter la souveraineté tunisienne, Dr Chelfouh, en mal de reconnaissance, devrait interroger son effroyable désertion morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà un clinicien qui a choisi de s&rsquo;installer confortablement au Canada, fuyant la misère politique et économique de son propre pays pour aller soigner les rhumes à Montréal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’exilant pour son confort personnel, il a délibérément choisi de priver ses concitoyens de ses prétendus talents, foulant aux pieds le serment d’Hippocrate avec un cynisme consommé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est depuis son exil doré, bien au chaud à des milliers de kilomètres, que Dr Cherfouh s’improvise général en chef du patriotisme maghrébin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son indignation sélective et sa sémantique, si lourdement calquée sur les communiqués de presse des officines de la Mouradia, trahissent sa véritable fonction : celle de prête-nom pour la propagande d’un régime militaire aux abois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plume du Dr Cherfouh n’est pas guidée par la fraternité, elle est simplement téléguidée. Le public tunisien refuse de recevoir des ordonnances géopolitiques d’un expatrié qui a troqué son stéthoscope contre les basses œuvres de la guerre psychologique régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2- La nature prédatrice de la junte d’Alger : </strong>&nbsp;Dr Cherfouh tente de draper la junte d’Alger dans les vertus de la fraternité maghrébine. La réalité politique est une insulte à ce concept.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie est gouvernée par une oligarchie militaire prédatrice, une gérontocratie de généraux à médailles qui maintient son propre peuple sous une chape de plomb d’un autre âge, étouffe l’expression populaire, embastille les journalistes au moindre mot et a totalement assassiné l’élan démocratique du Hirak.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paternalisme de caserne, où un régime despotique, liberticide et corrompu se pique de donner des leçons de morale et de bon voisinage par l’intermédiaire du soi-disant Dr Chelfouh, est d’un comique absolu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la farce rhétorique, il faut appeler les choses par leur nom : le régime militaire d’Alger s’est érigé en principale menace contre les aspirations démocratiques, de justice sociale et de progrès du peuple tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En exportant son modèle autocratique et liberticide par un chantage permanent, la Mouradia cherche activement à étouffer le pluralisme tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce pouvoir gérontocratique ne peut tolérer l’émergence d’une véritable démocratie moderne et progressiste à ses portes, de peur qu’elle ne serve d’exemple à une jeunesse algérienne opprimée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saboter le progrès institutionnel et social de la Tunisie est une stratégie de survie pour cette junte kleptocrate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un régime qui traite ses propres citoyens en sujets terrorisés n’a aucune légitimité pour venir dicter les frontières de la liberté d’expression ou des analyses diplomatiques en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ces messieurs les généraux balaient d’abord les cours de leurs propres prisons avant de vouloir régenter l’esprit critique tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, de la <em>«décennie noire»</em> aux maquis du GSPC et d’Aqmi, Alger a toujours utilisé la porosité terroriste transfrontalière comme un bouton de pression politique pour forcer Tunis à l’alignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3- Le chantage au Transmed </strong>ou le paradoxe d’un cordon ombilical vital&nbsp;: l’arrogance d’Alger atteint son paroxysme lorsque, par la voix du Dr Cherfouh, elle présente le transit du gaz comme une <em>«faveur»</em> ou une obole charitable accordée à la Tunisie. C’est un contresens économique absolu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime algérien est en situation de faillite systémique sur tous les plans. Il ne survit artificiellement que grâce à la rente des hydrocarbures, dont une part majeure transite par le gazoduc Transmed via le sol tunisien pour alimenter l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Transmed n’est pas une fleur faite à la Tunisie ; c’est le ballon d’oxygène vital de la Mouradia, la laisse énergétique sans laquelle le budget de l’État algérien s’effondrerait instantanément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, par un renversement burlesque des réalités, Alger utilise ce tuyau indispensable à sa propre survie comme une arme de chantage pour vassaliser la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce piratage commercial s&rsquo;appuie sur une spoliation tarifaire évidente :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1 &#8211; une redevance tunisienne dérisoire de 5,25 %.</strong> Pour 400 kilomètres d’infrastructures lourdes qui hypothèquent le territoire national, la Tunisie ne perçoit qu’une maigre redevance, un taux dérisoire bloqué par les menaces d’Alger depuis des décennies;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2- le modèle souverain du Maroc </strong>: à titre de comparaison, sur l’ancien gazoduc GME, le Maroc avait imposé un taux de 7 % à 10 % des volumes, assorti du transfert de la propriété intégrale des installations à l’État marocain après 25 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant dire qu’à Alger, on sait compter quand il s’agit d’exploiter les voisins à vil prix, tout en se permettant de menacer de fermer les vannes à la moindre velléité d’indépendance diplomatique et d’expression des aspirations démocratiques de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie n’est pas une affaire de sensiblerie mémorielle ni de slogans lénifiants comme le <em>«khawa-khawa»</em> bon pour les naïfs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a besoin ni de la protection étouffante ni des conseils d’un pays en faillite systémique qui ne produit rien d’autre que du ressentiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En analysant lucidement les risques de cette dépendance structurelle, les observateurs indépendants font leur strict devoir d’expertise et de patriotisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les valets d’influence de la Mouradia, qu’ils écrivent masqués derrière la fausse identité du soi-disant Dr Cherfouh depuis son exil doré et pantouflard au Canada ou à découvert, doivent comprendre que la Tunisie n’est pas et ne sera jamais la 70<sup>e</sup> wilaya algérienne. Surtout qu’elle a toujours, tout au long de son histoire plusieurs fois millénaire, gouverné ce territoire voisin à partir de Carthage, Dougga, Kairouan, Mahdia et Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit à la liberté d’opinion et d’analyse géopolitique restera libre, souverain et totalement imperméable aux intimidations des censeurs d’Alger ou d’ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un vieux proverbe tunisien dit :.ما دواء الفم الابخر كان السواك الحار</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** La rédaction : avec cette réponse, on clos ce débat qui ne saurait s&rsquo;éterniser. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les précédents éléments de ce débat tuniso-algérien sur Kapitalis : </em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wp5uySbXRw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/">Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les menaces réelles à la stabilité tunisienne   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/embed/#?secret=DPH8FFX6Tv#?secret=wp5uySbXRw" data-secret="wp5uySbXRw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="o3R0sfDGrK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/">Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/embed/#?secret=h4DdyvGPwb#?secret=o3R0sfDGrK" data-secret="o3R0sfDGrK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g7ZqNi4P65"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/">En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/embed/#?secret=S3Edq3HXDp#?secret=g7ZqNi4P65" data-secret="g7ZqNi4P65" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xIYvTNOios"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/">Tunisie &#8211; Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/embed/#?secret=NdPXFu2oS9#?secret=xIYvTNOios" data-secret="xIYvTNOios" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P0QSnTOt7C"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/">Tunisie &#8211; Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/embed/#?secret=49EqZcbabL#?secret=P0QSnTOt7C" data-secret="P0QSnTOt7C" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"> </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/">Tunisie &#8211; Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Algérie &#124; Aux origines d’un contentieux territorial</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 10:28:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Fekih]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmen Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Bella]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[différends frontaliers]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[GPRA]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Houari Boumediene]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'auteur situe les vieux différends frontaliers entre la Tunisie et l'Algérie dans leur contexte historique exact, loin de tout révisionnisme.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/">Tunisie &#8211; Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’auteur de cette tribune répond à l’article du Dr Abderrahmen Cherfouh <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie’’</a>, qui répondait, pour sa part, à un article de l’ambassadeur Elyes Kasri intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Les menaces réelles de l’instabilité tunisienne’’</a>, tous deux publiés par Kapitalis. Il situe les relations tuniso-algériennes, et notamment les vieux différends frontaliers entre les deux pays, dans leur contexte historique exact, loin de toute propagande ou de révisionnisme.</em></strong> <em>(Photo : Houari Boumediene revient sur la parole donnée par le GPRA et Ahmed Ben Bella à Habib Bourguiba). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<strong>Abderrahmane Fekih *</strong></p>



<span id="more-19383945"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai aucune raison de douter de votre sincérité mais je dois à la vérité d’apporter quelques éclaircissements à votre discours par des faits historiques que vous semblez ignorer, dans le seul but de rétablir la vérité afin de mieux dépasser nos malentendus pour ne pas dire nos différends.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Attaché comme vous à des relations algéro-tunisiennes de coopération fraternelle à l’abri de tous risques de conflit mais j’ai du mal à comprendre les faits exposés ci-après à moins que vous ayez des éléments de réponse correctifs que je ne connais pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La dimension coloniale des frontières terrestres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Durant l’occupation de l’Algérie par la France celle-ci se croyant installée pour toujours a annexé plus d’un territoire de tous les pays limitrophes à l’Algérie&nbsp;: c’est une vérité historique bien établie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’aube de l’indépendance, la Tunisie a réclamé à la France de lui restituer les territoires <strong>spoliés</strong>, le contentieux n’est-il pas franco-tunisien sur le plan juridique Dr. Cherfouh&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction du GPRA à l’époque fut immédiate, en prétendant que c’est <em>«un coup de poignard dans le dos de&nbsp;l’Algérie combattante»</em> et d’ajouter qu’après l’indépendance de l’Algérie <em>«le problème sera réglé entre frères».</em> La mauvaise foi du GPRA ne peut être plus flagrante car transformer un litige franco-tunisien en litige algéro-tunisien n’est pas la meilleure façon de le résoudre, mais d’<em>«acheter du temps&nbsp;!&nbsp;»</em>. Car la France ayant rogné de façon arbitraire des terres sur le territoire tunisien pour les annexer à l’Algérie, il était de son devoir de corriger son abus de pouvoir d’autant plus qu’elle avait le pouvoir de le faire sans aucune difficulté&nbsp;et sans léser l’Algérie&nbsp;: c’était juste retour à la situation antérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le GPRA n’a rien voulu savoir et a maintenu sa position contre toute logique. Ainsi donc tout se passe comme si le GPRA s’est déjà approprié les territoires annexés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’Algérie a recouvré son indépendance le gouvernement tunisien a rappelé au gouvernement algérien sa promesse de solution à l’amiable (<em>«entre frères»</em>&nbsp;!) du problème. Mais le gouvernement algérien, au lieu d’honorer son engagement envers la Tunisie (vous savez certainement comme moi le caractère sacré de la parole donnée dans notre culture commune), a préféré se référer au principe de ne pas modifier les frontières héritées de la colonisation décrété par l’Organisation de l’Unité Africaine de l’époque pour éviter à l’Afrique les affres des guerres de frontières. Ce principe étant décrété après l’engagement pris par le GPRA n’est pas opposable à la Tunisie car il ne pouvait pas avoir d’effet rétroactif (vous en convenez j’espère, vous qui semblez si bien connaitre le droit).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Devant la position ferme de l’Etat algérien, Bourguiba a préféré contre mauvaise fortune faire bon cœur pour ne pas entrer en conflit (pour ne pas dire en guerre) contre son voisin en déclarant qu’<em>«il renonce à ses revendications (pourtant légitimes) en hommage aux martyres algériens»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte qu’il faut placer l’accord du 20 mars 1970&nbsp;: ce dernier n’est pas le résultat d’une négociation (mais d’un rapport de forces&nbsp;!) entre deux partenaires égaux mais entre une Algérie dominante imbue de sa puissance (et non de son droit) et une Tunisie qui n’a pour elle que la légitimité des faits historiques qui ne pèsent pas lourds malheureusement dans les relations internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes l’accord ci-dessus (résultat du rapport des forces de l’époque&nbsp;!) a réglé définitivement le problème sur le plan juridique pour établir la paix entre voisins mais pas sur le plan légitimité. La mémoire populaire en gardera souvenir longtemps comme d’une injustice insupportable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comble c’est que l’Etat Algérien, pour remercier Bourguiba de son geste de conciliation, n’a pas trouvé mieux que de forer un puit oblique pour pomper le pétrole du seul bassin pétrolier tunisien El Borma !</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas qualifier cet acte de bienveillant ni de fraternel mais bel et bien de prédateur, ne vous en déplaise&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">La sécurité énergétique en question  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette sécurité n’est pas due à la magnanimité de l’Algérie ni à sa bienveillance envers la Tunisie mais à la position stratégique dont l’Algérie bénéficie pour exporter son gaz vers l’Europe. Donc un peu d’humilité SVP (pour ne pas dire trêve d’arrogance&nbsp;!).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous prétendez que l’Algérie <em>«subventionne le gaz qui éclaire les foyers tunisiens»</em> sans préciser à quelle hauteur, c’est pour le moins une contrevérité (pour ne pas dire une insulte gratuite aux Tunisiens), car les fournitures de gaz à la Tunisie sont régies par la loi de l’offre et la demande et les prix sur le marché international&nbsp;(je suis bien placé pour le savoir en tant qu’ingénieur ex-chef du Département de la distribution électrique de la Steg à la retraite) : donc l’Algérie ne nous fait pas de cadeaux contrairement à vos insinuations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vérités historiques étant ainsi établies, à mon humble avis les peuples nord-africains resteront unis à jamais par les liens de fraternité, de sang et d’entraide tissés durant des siècles de vie commune malgré les aléas politiques. Mais les responsables algériens seront toujours vus par les Tunisiens comme arrogants, dominateurs et particulièrement malveillants envers la Tunisie, tant qu’ils ne changent pas de comportements sur la base du principe <em>«il faut rendre à César ce qui appartient à César&nbsp;!&nbsp;Est-ce trop demander&nbsp;?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ose espérer que la compétition entre les responsables nord-africains pour exercer leur hégémonie sur la Région se transforme en volonté de servir sincèrement les intérêts bien compris de leurs peuples respectifs loin de tout esprit hégémonique et de toute volonté de puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils gagneraient à réduire leurs égos pour se mettre au service de leurs peuples et non au service de leurs intérêts personnels étroits. Ces derniers ont coûté déjà à la communauté nord-africaine la non-réalisation de son unité décidée pourtant par l’accord de Tanger de 1958, la même année que la création du pool charbon acier fondateur de l’Union Européenne actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que les Européens que tout séparent (langues, religions, histoires tumultueuses, etc.) construisent leur Etat Fédéral patiemment <em>«pierre à pierre et brique à brique»,</em> nos leaders ont perdu leur temps dans des querelles marginales stériles (d’abord querelle de leadership ensuite le problème du Sahara créé de toutes pièces et maintenant le Maroc trouve son intérêt avec le pire ennemi des Arabes et des Musulmans, Israël, et non avec son voisin, l’Algérie, à laquelle tout le lie (géographie, langue, culture, religion, histoire commune, etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le statu quo n’est pas dans l’intérêt des peuples nord-africains mais il faut espérer que ces derniers finissent par imposer à leurs leaders les mesures correctives nécessaires pour assurer d’abord la réalisation de l’unité nord-africaine ensuite sa prospérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur, ex-chef du département de la distribution électrique de la Steg à la retraite.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/">Tunisie &#8211; Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 07:12:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Abderrahmane Cherfouh]]></category>
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		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réponse aux analyses à charge tendant à ériger l’Algérie en menace pour la Tunisie, avec un discours nourri de contrevérités,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/">En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Suite à l’article publié dans votre journal et intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Les menaces réelles de la stabilité tunisienne’’</a> de M. Elyes Kasri, je ne peux, en tant que citoyen algérien profondément attaché à l’axe Tunis- Alger, rester silencieux face à des accusations aussi graves portées contre l’Algérie. En tant que fervent partisan des relations algéro-tunisiennes, j’ai souhaité apporter un éclairage factuel, juridique et historique afin de déconstruire certaines approximations qui nuisent à une analyse sereine de la géopolitique de notre région.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh</strong> *</p>



<span id="more-19355069"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’un ancien ambassadeur, ayant exercé les plus hautes fonctions de représentation de l’État tunisien à l&rsquo;étranger, se prête à un tel pamphlet à charge est particulièrement regrettable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une lecture lucide des relations tuniso-algériennes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la récurrence d’analyses à charge tendant à ériger l’Algérie en menace pour la Tunisie, et à un discours nourri de contrevérités, d’approximations historiques, économiques et juridiques, il apparaît indispensable de rétablir les faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur de l’article porte, une fois de plus, des accusations particulièrement graves contre le voisin algérien. Habitué des réquisitoires à charge, il s’appuie malheureusement sur des contresens historiques et des approximations géopolitiques qui masquent les réalités de notre région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il me paraît indispensable de substituer l’émotion à la rigueur des faits, des traités et de notre histoire commune. Au-delà des postures individuelles, la responsabilité impose le respect des faits, du droit international et des engagements qui unissent nos deux nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1. Frontières terrestres &#8211; Un cadre juridique définitif et incontestable :<em> </em></strong>affirmer que l’Algérie occupe des territoires tunisiens relève d’une méconnaissance flagrante du droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les frontières terrestres entre nos deux pays ne souffrent d’aucune ambiguïté. Elles ont été définitivement délimitées par l’accord du 20 mars 1970, puis consolidées par la convention du 19 mars 1983. Ce cadre juridique bilatéral a définitivement réglé les contentieux hérités de la période coloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Agiter aujourd’hui le spectre d’une prétendue spoliation territoriale constitue un anachronisme qui ne repose sur aucune réalité juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2. Sécurité énergétique &#8211; L’Algérie, partenaire constant et non prédateur&nbsp;: </strong>accuser l’Algérie de nuire à la Tunisie sur le plan énergétique est un non-sens économique. C&rsquo;est exactement l’inverse qui se produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce au gazoduc TransMed, l’Algérie fournit entre 65 % et 70 % du gaz naturel indispensable à la production d’électricité tunisienne. Ce partenariat stratégique, assorti de facilités de paiement durant les périodes de difficultés macroéconomiques, constitue le véritable poumon énergétique de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne cherche pas à déstabiliser un pays que l’on contribue quotidiennement à alimenter en énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En géopolitique, les intentions réelles ne se mesurent pas aux rumeurs, mais aux flux économiques. Fragiliser l’axe énergétique Alger-Tunis ne pénaliserait pas l’Algérie : cela infligerait une double peine à l’économie et aux consommateurs tunisiens.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="J3DRIpslx4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/">Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les menaces réelles à la stabilité tunisienne   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/embed/#?secret=19Onw1FzJO#?secret=J3DRIpslx4" data-secret="J3DRIpslx4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>3. Stress hydrique &#8211; L’impératif de la coopération face au changement climatique&nbsp;: </strong>imputer le stress hydrique tunisien à une prétendue volonté d’assèchement de ses ressources de la part de l&rsquo;Algérie relève d’une aberration scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble du Maghreb subit les conséquences du changement climatique. Bien loin de s’opposer sur cette ressource vitale, l’Algérie, la Tunisie et la Libye ont signé à Tripoli un accord historique visant à mettre en place un mécanisme commun de gestion des eaux souterraines du Système aquifère du Sahara septentrional. Cet accord garantit un échange transparent de données et une exploitation équitable des ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on suivait le raisonnement développé dans cet article, il faudrait croire que l’Algérie consacrerait ses journées à assécher les nappes phréatiques communes tout en subventionnant le gaz qui éclaire les foyers tunisiens. Une telle contradiction ne résiste pas une seconde à l’épreuve des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4. Flux transnationaux &#8211; Ne pas confondre crises subies et manœuvres politiques&nbsp;: </strong>réduire les phénomènes de contrebande et les flux migratoires subsahariens à de prétendues manœuvres algériennes constitue un raccourci simpliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La contrebande frontalière pénalise d’abord l’économie algérienne, en détournant massivement des produits fortement subventionnés par l’État, notamment les carburants et les produits alimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la crise migratoire, elle est continentale. Avec des milliers de kilomètres de frontières sahéliennes, l’Algérie en subit les effets au même titre que la Tunisie. Présenter cette réalité comme une stratégie de déstabilisation revient à occulter le rôle des réseaux criminels de passeurs ainsi que les insuffisances des politiques migratoires européennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>5. Vérités historiques &#8211; Gafsa et la lutte contre le terrorisme :</strong> l’exercice de désinformation atteint son paroxysme lorsque l’auteur tente de réécrire l’histoire en attribuant à l&rsquo;Algérie les événements tragiques de Gafsa en 1980.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les archives historiques établissent clairement que cette agression contre la Tunisie du Président Habib Bourguiba fut organisée par le régime libyen de l’époque. L’Algérie s’y était opposée **.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la même manière, suggérer une quelconque complaisance de l’Algérie envers le terrorisme constitue une insulte à la mémoire de toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie a payé un tribut humain considérable durant la décennie noire pour éradiquer ce fléau. Forte de cette expérience douloureuse, elle constitue aujourd’hui un partenaire essentiel de la Tunisie dans la lutte contre le terrorisme, grâce à un échange permanent de renseignements et à une coopération opérationnelle le long de la frontière commune.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre destin commun face aux défis du siècle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La doctrine de sécurité nationale algérienne repose sur un principe simple : une Tunisie instable constitue une menace directe pour la sécurité de l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alger n’a donc aucun intérêt politique, économique ou sécuritaire à fragiliser Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’amitié algéro-tunisienne n’est ni un slogan ni une formule diplomatique. Elle est une réalité géographique, historique et humaine, scellée notamment par le sang versé à Sakiet Sidi Youssef.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne badine pas avec la mémoire des martyrs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prétendre que l’Algérie entretient un lien avec le terrorisme revient à insulter la mémoire des militaires algériens et tunisiens tombés sous les mêmes balles, notamment dans le massif du Chaambi. La sécurité frontalière n’est pas une faveur : elle est notre tranchée commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diviser pour régner demeure une vieille recette coloniale. À qui profiterait une discorde durable entre Alger et Tunis ? Certainement pas à nos deux peuples. Fragiliser notre voisinage immédiat, c’est ouvrir la porte aux ingérences étrangères qui rêvent de transformer le Maghreb en terrain de rivalités géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’auteur pousse le contresens diplomatique jusqu’à accuser l’Algérie d’exercer un prétendu chantage énergétique ou terroriste afin d’isoler la Tunisie sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment peut-on sérieusement prêter à Alger la volonté d’isoler un pays dont elle défend régulièrement les intérêts dans les enceintes internationales, rappelant constamment que la stabilité de la Tunisie constitue une condition essentielle de la sécurité régionale ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’un ancien ambassadeur, censé incarner la retenue, la nuance et le sens de l’État, se laisse aller à des accusations gratuites est profondément regrettable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie n’est ni le lieu des ressentiments personnels ni celui des invectives. Elle exige de la hauteur de vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cherchant à diaboliser le partenaire algérien, l’auteur ne fragilise pas l’Algérie ; il affaiblit sa propre crédibilité et dessert les intérêts stratégiques profonds de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien résident au Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** L&rsquo;implication d&rsquo;éléments de l&rsquo;armée algérienne dans l&rsquo;organisation de cette attaque de Gafsa a été prouvée et documentée par des historiens (NDLR).   </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wj4KkR0cjp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/">Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/embed/#?secret=sOsEfdIIdA#?secret=wj4KkR0cjp" data-secret="wj4KkR0cjp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Leadership, responsabilité et autorité  légitime</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 12:53:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[autorité légitime]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un manager protège ses collaborateurs de la foudre extérieure ; il endosse l’erreur collective face au monde. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un manager protège ses collaborateurs de la foudre extérieure ; il endosse l’erreur collective face au monde, quitte à corriger la trajectoire et à instruire ses équipes à l’abri des regards. Il ne se défausse pas sur ses collaborateurs, mais assume ses responsabilités et accepte d’être le dernier rempart lorsque la tempête se lève.</em></strong> <strong><em>C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que naît l’autorité légitime.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19314451"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il est une phrase, gravée autrefois sur un simple chevalet de verre au cœur du Bureau ovale, qui résume à elle seule la solitude et la grandeur du pouvoir : <em>«The buck stops here»</em>. C’est ici que s’arrêtent les responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En quelques mots, le président américain Harry Truman rappelait une vérité que notre époque feint parfois d’oublier : mener les hommes n’est pas une affaire de privilèges, mais un exercice d’imputabilité absolue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable leader n’est pas celui qui trône au sommet pour récolter les honneurs, mais celui qui accepte d’être le dernier rempart lorsque la tempête se lève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, la tentation est grande, face à l’échec, de chercher un coupable dans les angles morts de l’organisation. C’est le jeu séculaire du blâme, cette manie de renvoyer la balle à un subordonné, d’accuser la conjoncture ou d’invoquer la fatalité des outils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce jeu a un coût invisible et destructeur. Dès lors qu’un dirigeant se défile, c’est tout l’édifice de la confiance qui s’effondre. Les collaborateurs tétanisés par la peur du faux pas, cessent d’innover, se murent dans le silence et apprennent à leur tour l’art d’esquiver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dire <em>«j’assume»</em> ne serait pas un aveu de faiblesse, mais plutôt un acte de courage souverain. Cela exige une force de caractère rare : celle de trancher dans l’incertitude sans attendre le confort d’un consensus tiède, et celle, plus noble encore, de faire écran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un manager protège ses collaborateurs de la foudre extérieure ; il endosse l’erreur collective face au monde, quitte à corriger la trajectoire et à instruire ses équipes à l’abri des regards. C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que naît l’autorité légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque la responsabilité est ainsi incarnée au sommet, l’atmosphère d’une entreprise se métamorphose. Libérés du poids de la suspicion, les esprits s’ouvrent à l’audace. On ne cherche plus à masquer les failles, mais à les réparer ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En acceptant d’être le lieu géométrique où s’arrêtent les excuses, le leader offre à ses équipes le plus précieux des espaces : celui de la liberté et de la dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le leadership, en fin de compte, n’est pas une science de la gestion, c’est une philosophie de l&rsquo;engagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
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