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	<title>Archives des Émirats arabes unis - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Émirats arabes unis - Kapitalis</title>
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		<title>Affaire Manchester City &#124; Péril sur les investissements émiratis au Royaume-Uni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 08:35:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des infractions dans la gestion de Manchester City provoquent une tempête dans les relations entre le royaume Uni et les Emirats arabes unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/07/affaire-manchester-city-peril-sur-les-investissements-emiratis-au-royaume-uni/">Affaire Manchester City | Péril sur les investissements émiratis au Royaume-Uni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une sentence historique contre le club de football de Manchester City -propriété de Cheikh Mansour Ben Zayed Al-Nahyan, frère de l’émir d’Abou Dhabi et président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed- a mis les relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et les Émirats sous une forte pression alors que des investissements de l’État du Golfe se chiffrant en milliards de livres sterling sont désormais menacés. Au cœur de cette tempête se trouve le puissant Khaldoon Al Mubarak, l’homme de confiance de la famille Al-Nahyan qui est à la fois président de Manchester City et président du fonds Mubadala, principal investisseur émirati au Royaume-Uni. Les enjeux sont énormes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19763934"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-10-02/man-city-verdict-puts-uk-uae-diplomatic-relations-under-strain">Bloomberg</a> indique qu’au cours des cinq dernières années, les Émirats ont injecté plus de 30 milliards de livres sterling (39,7 milliards de dollars) dans des secteurs britanniques clés, notamment la défense, les sciences de la vie et la technologie. Si les deux pays tiennent à préserver leur partenariat financier —un sommet sur l’investissement étant d’ailleurs prévu ce mois-ci—, le sentiment de frustration s’est accru de part et d’autre en raison des retombées de l’affaire Manchester City.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le club britannique (communément appelé Man City) a été reconnu coupable de 114 des 115 chefs d’accusation formulés par la Premier League à son encontre, à l’issue d’une enquête de quatre ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des infractions de 1,2 milliard de dollars</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les conclusions d’une commission indépendante publiées mardi, le club a artificiellement gonflé ses résultats financiers de plus de 900 millions de livres sterling (1,2 milliard de dollars). Les sanctions envisagées incluent un retrait de points, de lourdes amendes financières voire l’exclusion du club de la Premier League.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce verdict porte un coup dur à une stratégie de soft power (puissance douce) déployée sur 18 ans, pilotée au plus haut niveau par le propriétaire de Manchester City, le cheikh Mansour ben Zayed Al Nahyan, frère du président émirati. Sous la présidence de Khaldoon Al Mubarak, homme de confiance de Mansour ben Zayed, les propriétaires émiratis ont réussi à remporter huit titres de Premier League et à transformer Manchester City en une puissance footballistique mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources proches du dossier, des responsables émiratis ont averti le gouvernement britannique que la sévérité de la sanction pourrait affecter la volonté des Émirats de s’engager dans des investissements britanniques importants à l’avenir. Ces mêmes sources, ayant requis l’anonymat en raison du caractère confidentiel des informations, ont ajouté que les responsables émiratis estiment que les mesures prises par la Premier League ont un impact sur les relations bilatérales entre les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, des responsables du gouvernement britannique sont également frustrés par l’attitude de leurs homologues émiratis face à ce scandale, selon d’autres personnes informées de la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces responsables estiment que certaines parties au sein de l’État du Golfe devaient nécessairement être au courant de l’ampleur des infractions commises par Manchester City, alors même qu’elles affirmaient qu’il n’y avait aucune irrégularité, selon les sources ayant requis l’anonymat pour évoquer des délibérations secrètes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Divisions au sein du gouvernement britannique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le scandale a également provoqué des divisions au sein même du gouvernement britannique. Les déclarations d’Andy Burnham, actuel Premier ministre et ancien maire de Manchester, remerciant les propriétaires de Manchester City pour leurs investissements ont suscité la colère de certains membres de son gouvernement qui souhaitent que la procédure reste indépendante de toute ingérence gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un porte-parole du gouvernement britannique a refusé de commenter, tandis que le ministère émirati des Affaires étrangères n’a pas répondu à une demande de commentaire formulée par <em>Bloomberg</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette frustration mutuelle survient à un moment charnière pour les relations entre le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis. Le partenariat d’investissement actuel est au cœur des discussions en amont du sommet d’Abou Dabi prévu à Londres plus tard ce mois-ci alors que les responsables britanniques cherchent à obtenir davantage d’engagements d’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vertu de l’accord initial d’une durée de cinq ans, le fonds souverain émirati Mubadala s’était engagé à investir 10 milliards de livres sterling (13,3 milliards de dollars) dans plusieurs secteurs de l’économie britannique toutefois, le montant total des investissements a atteint près de 30 milliards de livres sterling.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne représente qu’une infime partie des engagements d’investissement mondiaux d’Abou Dabi. En effet, l’émirat, qui abrite des fonds souverains gérant des actifs d’une valeur supérieure à 2 000 milliards de dollars, prévoit d’investir 1 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis et s’est également engagé à investir 46 milliards de dollars en Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La commission a constaté que la majeure partie de la somme de 949,9 millions de livres sterling, enregistrée par Manchester City au titre d’accords de sponsoring avec des entités d’Abou Dabi entre les saisons 2009-2010 et 2017-2018, provenait du groupe Abu Dhabi United (ADUG), propriété de Mansour ben Zayed et actionnaire majoritaire de la société City Football Club qui possède Manchester City.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération en matière de défense occupe une place centrale dans les pourparlers entre le Royaume-Uni et les Émirats, une nécessité accrue par les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran ainsi que par l’instabilité plus large au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Royaume-Uni a apporté un soutien militaire aux Émirats après que les attaques américaines et israéliennes contre la République islamique ont poussé Téhéran à riposter contre les alliés de Washington dans le Golfe. Bien que les deux parties conviennent que les discussions sur la défense sont bien plus importantes que le football, le verdict sévère contre Man City a introduit une tension politique dans les négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il subsiste également des points de friction plus anciens, notamment le rôle présumé des Émirats dans la guerre civile soudanaise et la tentative de rachat du journal britannique <em>The Telegraph</em> par les Émirats qui a finalement échoué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables tentent désormais d’apaiser les tensions suscitées par cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une interview accordée la semaine dernière à un média britannique, Burnham a remercié le City Football Group, propriétaire de Manchester City, pour ses investissements dans la ville de Manchester.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Burnham a déclaré : <em>«Je serais très inquiet si nous les perdions. Ils ont été un partenaire formidable dans la construction du Manchester moderne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation revêt une importance particulière pour Burnham ainsi que pour d’autres personnalités politiques britanniques de premier plan. Peu après son entrée en fonction en tant que Premier ministre en juillet, Burnham s’est entretenu avec le chef de l’État des Émirats, le cheikh Mohammed ben Zayed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ville de Manchester a constitué l’un des points de contact entre eux, Burnham ayant été maire de la ville avant d’accéder à la tête du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investissements massifs des Émirats dans des projets de réaménagement urbain dans l’est de Manchester ont contribué à renforcer le poids politique de Burnham durant son mandat de maire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables du gouvernement britannique ont indiqué, en privé, que les enquêtes menées par la Premier League échappent au contrôle du gouvernement, étant donné que la réglementation du sport et les questions judiciaires ne relèvent pas du pouvoir exécutif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Manchester City a réagi au verdict : <em>«Le club conteste les accusations portées par la Premier League et dispose d’un ensemble complet de preuves irréfutables étayant toutes ses positions»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avis de tempête sur le football anglais  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Manchester City a été l’un des instruments les plus efficaces des Émirats pour projeter leur soft power. Depuis son rachat par&nbsp;cheikh Mansour, le club est sorti de l’ombre de son rival local, Manchester United, surpassant ce dernier —historiquement plus titré— pour devenir un prétendant permanent aux titres de champion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le club a également attiré une série de stars du football de premier plan, notamment Sergio Agüero, Kevin De Bruyne et l’actuel attaquant Erling Haaland.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Premier League n’a pas encore précisé les sanctions envisagées mais une condamnation menace de provoquer d’importantes perturbations au sein du championnat et dans le football anglais en général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le palmarès de Manchester City sur la période visée par l’enquête pourrait ouvrir la voie à des demandes d’indemnisation de la part de clubs rivaux voire de supporters.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’aucune autorité de poursuite pénale ne semble actuellement envisager d’engager des poursuites au pénal, la falsification de comptes constitue une infraction en Angleterre et au Pays de Galles, passible d’une peine d’emprisonnement. Parallèlement, les auditeurs du club pourraient faire l’objet d’une enquête de la part du Financial Reporting Council*. Aucune des autorités de régulation concernées n’a répondu aux demandes de commentaire formulées par <em>Bloomberg</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Royaume-Uni a toujours mis en avant ses relations d’investissement avec les Émirats. Un peu plus d’une semaine avant le verdict concernant Manchester City, Burnham a publié une vidéo à l’intention de son million d’abonnés sur TikTok, on l’y voyait au volant d’une voiture de sport McLaren, déclarant avec fierté : <em>«Voici le son de la Grande-Bretagne qui renoue avec la fabrication»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos de Burnham coïncidaient avec l’annonce par McLaren Automotive d’un projet d’investissement de 500 millions de livres sterling au Royaume-Uni, s’inscrivant dans le cadre d’un engagement plus large de l’actionnaire de la société l’Imad Holding, un fonds souverain lié au gouvernement d’Abou Dabi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les récentes déclarations du Premier ministre soutenant les propriétaires de Manchester City ont suscité le mécontentement de législateurs locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On craint que ces propos ne compromettent la législation visant à garantir l’indépendance opérationnelle de l’autorité de régulation indépendante du football (Independent Football Regulator), chargée de statuer sur l’affaire impliquant Manchester City, selon Bloomberg.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Downing Street a par la suite publié un communiqué affirmant que Manchester City n’était pas <em>«au-dessus des règles»</em>. Avis de tempête sur le football anglais…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Financial Reporting Council (FRC) est l’organisme indépendant de régulation du Royaume-Uni chargé de superviser la gouvernance d’entreprise, l’information financière, l’audit et la profession actuarielle.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’influence régionale grandissante de l’Axe Maroc - Emirats arabes unis - Israël qui agace l'Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/">Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Algérie a justifié la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis par «une accumulation d’actes provocateurs et hostiles» sans pour autant révéler «ces actes». Aucune explication. En réalité, cette rupture n’est pas un différend bilatéral, c’est l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv qui agace Alger, un axe concurrent et aux intérêts divergents. Le modèle d’influence des Émirats gagne en puissance alors le modèle traditionnel de l’Algérie est confronté à une pression grandissante et ses outils ne sont plus efficaces et adaptées au contexte régional actuel. L’architecture régionale est en pleine mutation et l’influence n’est plus dictée automatiquement par la taille du territoire. La donne a changé et les outils ont évolué.</em></strong> <em>(Photo : Abdelmadjid Tebboune  discute avec Mohammed Ben Zayed , lors du sommet du G7 en Italie le 14 juin 2024).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19649618"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste politique marocain Amine Ayoub a publié une analyse dans <a href="https://www.ynetnews.com/opinions-analysis/article/hjkzmfxtgx" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ynet Global</a>, version anglophone en ligne du journal israélien <em>Yediot Aharonot</em>, dans laquelle il revient sur le divorce houleux entre Alger et Abou Dhabi. Selon lui, lorsque l’Algérie a ordonné à l’ambassadeur des Émirats de quitter son territoire sous quarante-huit heures, le 10 septembre 2026, et a annoncé des restrictions visant les aéronefs militaires et civils immatriculés aux Émirats —tout en exemptant les vols commerciaux jusqu’à la fin de l’année—, cette rupture a immédiatement mis en lumière un réalignement régional plus profond. Les déclarations officielles algériennes ont fait état d’une accumulation d’actes <em>«provocateurs et hostiles»</em>, sans toutefois désigner un incident déclencheur unique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux modèles de puissance régionale distincts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Abou Dhabi a exprimé ses regrets et a dit espérer que cette rupture pourrait, à terme, être annulée. L’absence d’une cause bien déterminée est, en soi, un élément révélateur. Il ne s’agit pas tant d’un différend bilatéral que d’une confrontation ouverte entre deux modèles de puissance régionale distincts, s’étendant de l’Afrique du Nord au Sahel et au Moyen-Orient au sens large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie s’appuie sur un modèle étatique fondé sur l’étendue de son territoire, ses ressources énergétiques, sa capacité militaire et une diplomatie formelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats, quant à eux, opèrent selon un modèle en réseau, déployant capitaux, logistique, infrastructures commerciales et partenariats de sécurité ciblés bien au-delà de leurs frontières. Dans des environnements politiques fragmentés, ce modèle en réseau permet de générer un levier d’influence plus rapidement et avec plus de souplesse que le poids géographique traditionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette différence est devenue de plus en plus manifeste à mesure que l’Algérie et les Émirats ont poursuivi des intérêts divergents sur plusieurs théâtres régionaux au cours des dernières années.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0ZGAuq4srZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=MyWJ9ZL85B#?secret=0ZGAuq4srZ" data-secret="0ZGAuq4srZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le Maroc, ligne de fracture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc en offre l’illustration la plus frappante. Pendant des décennies, la rivalité entre Alger et Rabat a été centrée sur la question du Sahara occidental, l’Algérie apportant un soutien de longue date au Front Polisario. La nature de cette confrontation bilatérale a changé en novembre 2020, lorsque les Émirats ont ouvert un consulat à Laâyoune, dans la partie marocaine du territoire contesté, et exprimé leur soutien à l’intégrité territoriale du Maroc. Cette initiative s’inscrivait dans le contexte de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël dans le cadre des Accords d’Abraham et de la reconnaissance, par les États-Unis, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’en a pas résulté une alliance militaire formelle dirigée contre l’Algérie mais plutôt un réseau de plus en plus dense de partenariats qui se chevauchent. Parmi les exemples concrets, on peut citer les investissements émiratis dans les infrastructures et l’énergie au Maroc —notamment des projets majeurs dans les secteurs de l’eau et de l’électricité— ainsi que le développement, depuis 2020, d’une coopération industrielle et de défense entre Rabat et Tel Aviv.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de ces initiatives dépasse le simple cadre économique. Selon Amine Ayoub, elles renforcent les capacités du Maroc, approfondissent ses partenariats extérieurs et confèrent à des acteurs tiers des intérêts croissants dans l’environnement stratégique entourant le Sahara occidental, autant de formes d’influence que l’Algérie ne peut aisément contrer par la diplomatie traditionnelle ou des pressions bilatérales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc ne fait plus face à l’Algérie en tant que voisin isolé. Cela s’inscrit dans un réseau en pleine expansion reliant Rabat, Abou Dabi, Tel Aviv et Washington. Pour Israël, cet aspect est crucial, car la relation avec le Maroc renforce sa présence stratégique et ses liens de défense vers l’ouest. La coopération avec Rabat étend l’influence d’Israël le long des façades atlantique et méditerranéenne de l’Afrique du Nord, selon des modalités inédites il y a dix ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La combinaison de la reconnaissance diplomatique, des investissements économiques et de la coopération sécuritaire a modifié l’équilibre des influences aux abords de la frontière occidentale de l’Algérie, sans pour autant nécessiter un pacte militaire formel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution a des conséquences concrètes sur la manière dont l’Algérie évalue ses options régionales et sur la façon dont les puissances extérieures interagissent avec le Maghreb.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Sahel, théâtre d’une rivalité plus profonde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une évolution parallèle s’observe au sud de l’Algérie. Alger a longtemps considéré le Sahel comme un terrain privilégié pour la médiation diplomatique. L’Accord d’Alger de 2015 sur le Mali a marqué l’apogée de cette approche, fondée sur des négociations formelles entre États et des engagements institutionnels. Les coups d’État militaires survenus au Mali, au Burkina Faso et au Niger entre 2020 et 2023 ont bouleversé le paysage institutionnel sur lequel reposait la diplomatie algérienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouveaux gouvernements militaires se sont montrés moins réceptifs aux médiations extérieures, perçues comme une entrave à leur souveraineté et plus ouverts à des partenariats alternatifs offrant des ressources sans les mêmes conditions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des acteurs extérieurs proposant des ressources flexibles ont investi l’espace ainsi libéré. ​​Les Émirats ont apporté capitaux, projets commerciaux et capacités logistiques dans des zones où l’Algérie misait davantage sur la proximité géographique et une médiation fondée sur la souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la Corne de l’Afrique, les investissements émiratis dans les infrastructures portuaires, aériennes et de sécurité —notamment leur présence de longue date à Berbera dans le Somaliland— ont créé des canaux d’influence opérant largement en dehors des cadres traditionnels de médiation diplomatique. Ces relations confèrent à Abou Dhabi un accès concret et un levier d’action, même là où les institutions politiques formelles sont faibles ou fragmentées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce contraste est également visible en Libye. L’Algérie a généralement privilégié les institutions formelles et les processus soutenus par l’Onu visant la réconciliation nationale. À l’inverse, les Émirats ont entretenu des liens plus étroits avec les forces militaires de l’Est associées à Khalifa Haftar, privilégiant des objectifs sécuritaires ciblés au détriment de règlements politiques globaux. Cette divergence d’approche ne relève pas de la simple tactique, elle reflète deux conceptions distinctes de l’exercice de l’influence dans des contextes politiques fragmentés où l’autorité de l’État est contestée ou incomplète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du Soudan accentue cette même divergence. Les Émirats ont fait face à de graves accusations de la part d’enquêteurs de l’Onu et de Human Rights Watch concernant des réseaux assurant la logistique et le soutien aux Forces de soutien rapide (FSR), Abou Dabi dément fermement avoir apporté un tel soutien. Au-delà du différend sur ces accusations précises, cet épisode illustre une tendance plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des environnements politiques fragmentés, les capitaux, la logistique et les réseaux informels peuvent générer un levier d’influence plus rapidement que la médiation diplomatique traditionnelle. Pour l’Algérie, cela représente un défi majeur, alors que les États africains fragiles deviennent le théâtre d’une concurrence accrue pour l’influence extérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël, bénéficiaire discret</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur estime que l’angle israélien constitue l’élément le plus déterminant de cette rupture, bien qu’il faille l’aborder avec précaution. Il considère qu’Israël n’est pas à l’origine de la rupture entre Alger et Abou Dabi mais cette que rupture renforce une configuration régionale dans laquelle le Maroc et les Émirats sont de plus en plus liés à Israël, tandis que l’Algérie demeure en marge de ce réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Accords d’Abraham ne se limitaient pas à de simples accords commerciaux bilatéraux. Ils ont jeté les bases de partenariats croisés dans les domaines du renseignement, de la sécurité maritime, de la défense aérienne et des technologies de défense. L’intensification de la coopération entre Israël, le Maroc et les Émirats a tissé une toile de plus en plus dense de relations sécuritaires couvrant certaines parties de l’Afrique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces relations englobent une coopération industrielle dans le domaine de la défense, le partage de renseignements sur les menaces communes et une coordination des positions diplomatiques sur des questions régionales clés. L’Algérie, qui applique une politique stricte de non-normalisation et place la question palestinienne au cœur de son identité régionale, reste en dehors de ce réseau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et Washington dans tout ça !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La politique américaine doit éviter de considérer l’Algérie et les partenaires des Accords d’Abraham comme des piliers interchangeables de sa stratégie en Afrique du Nord. L’Algérie demeure un fournisseur d’énergie important pour l’Europe et conserve un rôle dans certains dispositifs de lutte antiterroriste. Toutefois, sa posture stratégique est limitée par une doctrine d’autonomie et par des liens étroits en matière de défense avec des fournisseurs non occidentaux. Selon les données du Sipri*, la Russie a représenté 48% des importations d’armes majeures de l’Algérie entre 2020 et 2024, alors même que le volume global des importations d’armes algériennes a diminué en valeur absolue sur cette période, chutant d’environ 73% par rapport au quinquennat précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son analyse, Amine Ayoub estime que Washington aurait tout intérêt à accorder une importance accrue au réseau Maroc-Israël-Émirats en tant que cadre émergent pour la sécurité régionale, le commerce et la coopération technologique, tout en maintenant un engagement pragmatique avec l’Algérie lorsque les intérêts américains l’exigent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient également d’encourager les partenaires à la prudence sur les théâtres d’opérations africains fragiles afin que les rivalités n’exacerbent pas les conflits et ne profitent pas, en fin de compte, aux acteurs hostiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif ne doit pas être d’isoler l’Algérie de façon permanente. Il s’agit de reconnaître que l’architecture régionale est en pleine mutation et d’aligner la politique américaine sur les partenaires les plus disposés et les plus aptes à approfondir la coopération concrète en matière de sécurité et d’intérêts économiques communs.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EfUsJw4pNg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/10/maroc-bientot-quatre-ans-dans-le-sillage-disrael/">Maroc : Bientôt quatre ans dans le sillage d&rsquo;Israël</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Maroc : Bientôt quatre ans dans le sillage d’Israël » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/10/maroc-bientot-quatre-ans-dans-le-sillage-disrael/embed/#?secret=ZPiFon8m53#?secret=EfUsJw4pNg" data-secret="EfUsJw4pNg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Un ordre régional en mutation </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture entre l’Algérie et les Émirats ne signifie pas l’effondrement de la diplomatie arabe. Elle confirme que l’influence régionale ne se transmet plus automatiquement par la taille du territoire ou une hiérarchie formelle. Le pouvoir se génère de plus en plus grâce à la mobilité des capitaux, aux infrastructures commerciales, aux réseaux logistiques et aux partenariats de sécurité adaptatifs qui transcendent les frontières traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie conserve des atouts considérables : son territoire, ses ressources énergétiques, une armée puissante et des décennies d’expérience diplomatique. Ces atouts demeurent pertinents. Toutefois, ils se traduisent moins efficacement en ce levier d’influence transfrontalier propre aux puissances agissant en réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture entre Alger et Abou Dhabi n’a pas engendré le nouvel ordre régional, elle a mis en lumière l’ampleur de l’érosion de l’ancien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avantage dont bénéficie Israël ne réside donc ni dans une nouvelle alliance spectaculaire ni dans un gain militaire immédiat. Il tient à l’expansion constante d’un réseau stratégique dans une région où la position de l’Algérie est de plus en plus contestée. Dans la nouvelle configuration qui se dessine en Afrique du Nord et en Méditerranée orientale, le Maroc et les Émirats arabes unis renforcent leurs liens avec Tel Aviv, tandis que l’Algérie s’éloigne davantage de cette dynamique émergente. C’est pourquoi, selon Amine Ayoub, Israël s’impose comme le vainqueur discret.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* L’indice ou les bases de données du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute) mesurent les dépenses militaires mondiales, le volume des transferts d’armes et la production d’armements à travers des rapports de référence.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/">Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Comment les Émirats ont-ils conquis Washington ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 08:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[Dubai Ports World]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed Al Nahyan]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Al-Otaiba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La lune de miel entre Abou Dhabi et Tel Aviv a consolidé la place des Émirats arabes unis aux Etats-Unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/comment-les-emirats-ont-ils-conquis-washington/">Comment les Émirats ont-ils conquis Washington ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a vingt ans, les Émirats arabes unis ont voulu acquérir, via leur entreprise de gestion portuaire DP World (Dubai Ports World), six ports américains ce qui a provoqué une levée de boucliers à Washington et l’opération a fini par capoter. Après deux décennies, la situation a complètement changé et les Émirats sont devenus le chouchou des États-Unis au Moyen-Orient. Ce changement a nécessité un investissement de sommes colossales dans le lobbying et le recours massif aux sociétés de relations publiques mais également la lune de miel entre Abou Dhabi et Tel Aviv a consolidé la place des Émirats à Washington. L’inamovible ambassadeur émirati aux États-Unis Youssef Al-Otaiba, en poste depuis juillet 2008, a également joué un rôle clé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19420232"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.ft.com/content/ec5f7351-7aec-4fe1-80dc-b02c62045109?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>, Abigail Hauslohner, correspondante du journal britannique à Washington, a révélé comment les Émirats ont gagné les faveurs de Washington. Selon elle, Abou Dhabi a déployé une stratégie mêlant argent et charme pour devenir l’un des alliés les plus importants des États-Unis au Moyen-Orient. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour parvenir à cette position, les Émirats ont tiré les leçons de leurs erreurs passées. Il y a vingt ans, précisément en février et mars 2006, ils se trouvaient au cœur d’une tempête politique à Washington lorsqu’une offre de l’État du Golfe visant à acquérir six grands ports maritimes américains par le biais de DP World, la multinationale émiratie basée à Dubaï, reconnue comme l’un des leaders mondiaux de la logistique et de la gestion portuaire, a suscité une vive controverse au sein du Congrès américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette offre intervenait cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, dont deux des pirates de l’air étaient Emiratis. À l’époque, certains membres du Congrès affirmaient que les Émirats étaient une plaque tournante du financement d’Al-Qaïda et un<em> «problème persistant en matière de lutte contre le terrorisme»</em>, mettant en garde contre une grave menace pour la sécurité nationale américaine si les Émirats étaient autorisés à gérer des ports stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ni les membres du Congrès ni les opposants à l’offre ne semblaient se soucier du fait que les Émirats étaient le seul pays arabe à avoir déployé des troupes en soutien à la guerre américaine en Afghanistan et que l’administration Bush avait soutenu l’accord portuaire. Ce tollé avait contraint DP World à retirer son offre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire marqua un tournant pour les Émirats et leurs relations avec les États-Unis. À Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, alors prince héritier d’Abou Dhabi, convoqua une réunion d’urgence avec ses conseillers. Il expliqua que cette <em>«crise»</em> avait révélé une profonde incompréhension chez la plupart des Américains au sujet des Émirats et qu’il était temps de corriger cette idée fausse.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tbXb4VhHM8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/">Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/embed/#?secret=Tqf3W4FW1j#?secret=tbXb4VhHM8" data-secret="tbXb4VhHM8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’un des plus fidèles alliés des États-Unis au Moyen-Orient</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt ans plus tard, ils y parvinrent. Mohammed ben Zayed devint président des Émirats et l’État du Golfe se transforma en l’un des plus fidèles alliés des États-Unis au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 juillet, l’armée américaine annonça sa collaboration avec les Émirats pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle militaire. Outre ses liens militaires, les Émirats ont investi massivement aux États-Unis, via leur fonds souverain de 1 700 milliards de dollars et des entreprises publiques, ainsi que dans les intérêts commerciaux de la famille du président Donald Trump. Le Congrès, à majorité républicaine, se montre moins préoccupé qu’auparavant par les investissements dans des secteurs sensibles pour la sécurité nationale américaine. Trump a récemment accordé aux Émiratis l’accès à certaines des puces informatiques américaines les plus récentes, quelques mois seulement après qu’un prince émirati a investi 500 millions de dollars dans l’entreprise de cryptomonnaies de la famille Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, tout n’a pas toujours été rose. Les Émirats ont notamment été irrités par la signature, par Washington, de l’accord sur le nucléaire iranien en 2015. La guerre menée par Trump contre l’Iran a mis à l’épreuve les limites de l’influence de Ben Zayed, les Émirats devenant une cible privilégiée des représailles iraniennes. Le déluge de missiles et de drones iraniens a soulevé des questions quant à la stabilité du pays et à la viabilité de son ambition de devenir un pôle technologique mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> cite Barbara Leaf, ancienne ambassadrice des États-Unis à Abou Dhabi (2014-2018) puis secrétaire d’État adjointe américaine aux Affaires du Proche-Orient : <em>«Les Émiratis savent qu’ils ont une influence et une présence, mais en fin de compte, ils n’ont eu aucun mot à dire dans une guerre qui a éclaté à leur frontière et ont subi de plein fouet les attaques»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le renforcement des liens avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, la guerre a renforcé la conviction, largement répandue à Abou Dhabi, qu’il était nécessaire de consolider les liens. Abou Dhabi a stratégiquement fondé sa relation avec les États-Unis sur son partenariat et sur le renforcement de ses liens avec Israël. Les autorités affirment que le pays entend non seulement poursuivre sur cette voie mais aussi approfondir ces liens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment ce partenariat et cette coopération se sont-ils développés ? Selon le journal britannique, cela est lié au rôle de l’ambassadeur d’Abou Dhabi à Washington, Youssef Al Otaiba, ancien conseiller de Ben Zayed et diplômé de l’université de Georgetown. Il a été envoyé à Washington en 2008 afin de présenter aux Américains une image différente des Émirats. Grâce à un vaste réseau de lobbyistes influents, il a réussi. Quel est son principal outil ? L’argent. Les Émirats ont dépensé plus de 270 millions de dollars à Washington au cours de la dernière décennie, selon OpenSecrets, un site web qui analyse les flux financiers de la politique américaine. Avec leurs voisins du Golfe, l’Arabie saoudite (422 millions de dollars) et le Qatar (269 millions de dollars), les Émirats figurent parmi les dix premiers pays au monde en matière de dépenses dans les relations publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont également investi massivement dans certains des plus importants think tanks de Washington, notamment l’Atlantic Council, le Center for Strategic and International Studies et la Rand Corporation. Ils ont aussi accueilli des dizaines de conférences et de séminaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ancien haut responsable du Département d’État a décrit le rôle de l’ambassadeur des Émirats en ces termes : <em>«Al-Otaiba n’a ménagé aucun effort pour organiser des événements mondains afin de s’attirer les faveurs de ses partisans au sein des deux partis»</em>. Le responsable a ajouté : <em>«Il est étonnant de constater le nombre d’anciens responsables qui ont publié des tribunes vantant les mérites de la relation prétendument mutuellement avantageuse entre les États-Unis et les Émirats».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une oasis de libéralisme de façade dans un région conservatrice</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal souligne qu’Al-Otaiba a exploité l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en Turquie en 2018 pour présenter les Émirats comme un phare de modernité et d’espoir, abritant un Dubaï modéré et favorable aux entreprises, une oasis de libéralisme de façade dans une région majoritairement musulmane et conservatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Otaiba a incité les responsables politiques américains à se rendre aux Émirats, a piloté les efforts de l’ambassade auprès du Congrès, des groupes de réflexion, des universités, des écoles et des médias, et a organisé des réceptions pour l’élite de Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la première campagne de Trump, Al-Otaiba a tissé des liens étroits avec Jared Kushner, le gendre du président, devenu par la suite l’un de ses principaux conseillers pour les affaires du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation a conduit les Émirats à normaliser leurs relations avec Israël en 2020 et ce, dans le cadre des Accords d’Abraham. Un ancien responsable du Département d’État a décrit la décision des Émiratis de normaliser leurs relations en ces termes : <em>«Ils ont su anticiper l’avenir et comprendre les priorités des États-Unis et ils ont réalisé qu’Israël était un moyen de se rapprocher de l’administration Trump»</em>. Il a ajouté: <em>«Cette relation étroite avec Israël leur a permis d’échapper aux critiques dont ils faisaient l’objet»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Citant des sources proches de la famille régnante, le <em>FT</em> indique que le renforcement des liens avec les États-Unis sert plusieurs objectifs stratégiques pour Ben Zayed notamment diversifier l’économie et réduire sa dépendance aux revenus pétroliers, faire des Émirats un pôle mondial de l’IA et s’affranchir de la domination de l’Arabie saoudite, principale puissance régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après deux décennies d’échecs dans la conquête de grands ports maritimes américains, les Émirats ont progressivement commencé à investir dans un secteur bien plus lucratif. Des fonds d’investissement publics, tels que Mubadala, le fonds souverain d’Abu Dhabi, et MGX, dirigé par le conseiller à la sécurité nationale des Émirats et frère du président, Cheikh Tahnoun bin Zayed Al Nahyan, ont noué d’importants partenariats avec des entreprises technologiques comme OpenAI et XAI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces fonds ont également acquis une participation majoritaire dans le fabricant de semi-conducteurs GlobalFoundries et réalisé des investissements significatifs dans Cerebras Systems, un autre fabricant de semi-conducteurs, et Allied Data Centers, un développeur de centres de données. Abu Dhabi a également connu une avancée majeure avec la décision du département du Commerce américain d’autoriser la vente de puces électroniques de pointe aux Émirats et de lever les restrictions sur leurs exportations. L’ambassadeur Al Otaiba a salué cet accord, le qualifiant de <em>«réalisation importante fruit d’une coopération continue»</em>. Cependant, les démocrates ont une opinion différente. La représentante de l’Arizona Yasmin Ansari l’a décrit <em>«comme peut-être l’un des cas de corruption les plus importants et les plus flagrants de l’histoire des États-Unis».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des années, des responsables de la sécurité nationale et des membres du Congrès mettent en garde contre les risques liés à l’accès des Émirats aux puces électroniques de pointe. Selon eux, cela exposerait les technologies américaines les plus sensibles à un risque d’acquisition par la Chine, leur principal rival mondial, avec laquelle les Émirats arabes unis entretiennent des liens commerciaux et technologiques étroits. L’administration Trump et les Émirats arabes unis affirment avoir pris des mesures pour protéger ces technologies.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HBcD5ES8oh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=aMNvWVJJwu#?secret=HBcD5ES8oh" data-secret="HBcD5ES8oh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique étrangère qui fait grincer des dents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, certains responsables et anciens parlementaires restent sceptiques. <em>«Abou Dhabi a cultivé avec les États-Unis une relation qui sert largement les intérêts des Émirats mais qui nuit à la politique étrangère américaine et à nos intérêts nationaux»</em>, déclare un ancien responsable du Département d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même au sein de l’administration Trump, la politique d’Abou Dhabi peut faire grincer des dents comme cela a été le cas à cause de la livraison d’armes lourdes aux Forces de soutien rapide, la milice soudanaise de Hemedti Dagalo accusée de crimes de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que les Émirats arabes unis <em>«soutenaient ouvertement une entité commettant un génocide au Soudan»,</em> une accusation que les Émirats arabes unis réfutent. Cependant, les membres du Congrès ont systématiquement voté contre les tentatives du Congrès de bloquer les ventes d’armes à Abou Dhabi, arguant qu’il s’agit d’un allié stratégique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont également échappé à des sanctions sévères pour leur rôle de plaque tournante du financement illicite de l’Iran. Ce rôle était crucial pour la survie du régime iranien avant la guerre, au point que Trump a déclaré cette année que les Émirats arabes unis étaient <em>«le banquier de l’Iran»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une analyse du <em>Financial Times</em> sur les sanctions du Trésor américain contre l’Iran a révélé que les Émirats étaient le deuxième pays le plus fréquemment cité après la Chine, malgré la position traditionnellement intransigeante d’Abou Dhabi à l’égard de Téhéran. Sur les 1 573 entités et individus sanctionnés pour leurs liens avec un pays autre que l’Iran, 22% possèdent la nationalité émiratie ou ont une adresse ou une entreprise enregistrée aux Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Émirats exercent une influence considérable ici à Washington, une influence excessive»</em>, déclare le sénateur Van Hollen, démocrate du Maryland, qui ajoute : <em>«Ils ont donc pu agir impunément, contrairement à d’autres pays».</em> Malgré toute cette influence, les Émirats n’ont pas été en mesure d’empêcher les États-Unis et Israël de déclencher une guerre contre l’Iran cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, depuis le début du conflit, les Émirats ont pris la décision radicale de renforcer leurs liens avec Washington et Israël, allant jusqu’à lancer des dizaines de frappes aériennes contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats se sont davantage rapprochés d’Israël et, en mai, se sont retirés de l’Opep dirigée par l’Arabie saoudite, renforçant ainsi leur position aux côtés de Trump, qui a toujours désapprouvé l’influence de l’Opep sur les prix du pétrole. Un responsable émirati ajoute que l’Arabie saoudite n’est plus la puissance dominante qu’elle était lors de la visite de Trump dans le Golfe l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains experts prévoient que privilégier les relations avec les États-Unis et Israël au détriment des alliances arabes régionales aura des conséquences néfastes. Andrew Leber, spécialiste du Moyen-Orient à l’Université de Tulane, affirme qu’en agissant ainsi, les Émirats risquent de sacrifier leur indépendance stratégique à ces pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains démocrates estiment également que les Émirats arabes unis devront rendre des comptes si le Parti démocrate reprend le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat de novembre, ce qui pourrait ouvrir la voie à des enquêtes parlementaires.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ujQn76lYfN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/">Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/embed/#?secret=2yF40MV8P7#?secret=ujQn76lYfN" data-secret="ujQn76lYfN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
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		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Jebel Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Thani Bin Ahmed Al Zeyoudi]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Émirats arabes unis s'engagent à investir 1 400 milliards de dollars aux États-Unis et critiquent l’Union européenne.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Émirats arabes unis réaffirment leur engagement à investir 1 400 milliards de dollars aux États-Unis et critiquent l’Union européenne (UE) concernant les négociations commerciales qui se sont étalées sur sept cycles mais n’ont toujours pas abouti à un accord de libre-échange. Les investissements massifs aux États-Unis vont permettre d’assouplir les restrictions sur l’exportation de technologies de pointe vers les Émirats notamment les puces d’intelligence artificielle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19319925"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-07-23/uae-doubles-down-on-1-4-trillion-us-pledge-faults-eu-on-trade" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a>, les Émirats ont confirmé progresser plus rapidement que prévu dans la réalisation de leur engagement d’investir 1 400 milliards de dollars aux États-Unis au cours des dix prochaines années.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les choses avancent très bien»</em>, a déclaré le ministre du Commerce extérieur Thani bin Ahmed Al Zeyoudi lors d’une interview cette semaine, ajoutant, en référence à l’engagement annoncé lors de la visite du président américain Donald Trump aux Émirats en mai dernier : <em>«Le plan était prévu sur dix ans, mais je pense que nous le réaliserons beaucoup plus rapidement»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un message de confiance malgré la guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les propos d’Al Zeyoudi témoignent de l’engagement continu des Émirats à investir massivement dans l’économie américaine par le biais de leurs fonds souverains et ce, malgré la guerre qui a éclaté suite aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran en février dernier et les troubles régionaux qui s’en sont suivis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a souligné que les Émirats avaient été la cible de milliers de missiles et de drones iraniens au plus fort du conflit et que ces dernières semaines ont été marquées par une recrudescence des activités militaires, renforçant encore les inquiétudes des États du Golfe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Puces d’intelligence artificielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Al Zeyoudi a expliqué que la réalisation de cet objectif d’investissement sera facilitée par la décision de l’administration Trump d’assouplir les restrictions sur l’exportation de technologies de pointe vers les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision, annoncée ce mois-ci, autorise Abou Dhabi à acquérir les puces d’intelligence artificielle les plus récentes produites par des entreprises américaines telles que Nvidia et AMD. <em>«Ceci illustre la réalité du partenariat qui nous unit à l’administration actuelle, un partenariat fondé sur la transparence, la confiance et un engagement ferme quant à la sensibilité des chaînes d’approvisionnement»</em>, a-t-il déclaré, en balayant les critiques de certains responsables américains qui craignent que l’exportation de puces de pointe vers les Émirats ne permette à la Chine de s’emparer de cette technologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous comprenons ces inquiétudes mais nous nous engageons à respecter toutes les exigences»</em>, a précisé Al Zeyoudi, en confirmant que les Émirats commenceront bientôt à importer ces puces pour leurs projets, notamment le projet Stargate, un immense complexe de centres de données à Abou Dhabi qui devrait accueillir des entreprises comme OpenAI.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Critiques de l’Union européenne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, Al Zeyoudi a critiqué la performance de l’UE dans les négociations de l’Accord de partenariat économique global. Il a déclaré que les deux parties avaient tenu environ sept cycles de négociations sans parvenir à un accord alors que les Émirats avaient signé près de 40 accords de ce type avec divers pays du monde ces dernières années. <em>«Les négociations avec l’Union européenne n’avancent pas au même rythme»,</em> a-t-il indiqué, attribuant cela à l’insistance de Bruxelles à inclure des questions non commerciales dans les négociations. <em>«Cette approche ne fonctionnera pas avec nous»</em>, a-t-il lancé, en soulignant que l’UE conditionne souvent les accords commerciaux à des questions environnementales, de gouvernance et de normes du travail, ce qui a suscité des critiques de la part de plusieurs pays dont les États-Unis. <em>«Nous considérons toujours l’Union européenne comme un partenaire mais les capitaux n’attendront pas»</em>, a prévenu Al Zeyoudi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouveaux accords</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre émirati a anticipé l’annonce prochaine de plusieurs nouveaux accords de partenariat économique dont un avec le Canada cette semaine. Il a décrit cet accord comme étant potentiellement l’un des plus rapides jamais conclus par les Émirats, les négociations ayant duré moins de 90 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont annoncé l’année dernière leur intention d’investir 50 milliards de dollars au Canada. Il a également révélé que les négociations avec&nbsp;le Rwanda sont en voie d’achèvement et que ceux avec l’Égypte, le Ghana, le Mozambique et la Zambie progressent bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a exprimé l’espoir de finaliser des accords avec le Brésil après les élections qui s’y tiendront cette année ainsi qu’avec le Pérou, le Sri Lanka et le Bangladesh.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Commerce malgré la guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Al Zeyoudi a déclaré que les accords de partenariat économique ont contribué à une forte croissance du commerce des Émirats au cours du premier semestre, notamment grâce aux échanges avec la Chine et l’Inde, soulignant que cette croissance a été réalisée malgré la guerre et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz, principale voie de navigation pour les exportations de pétrole des Émirats. Le conflit avait entraîné une baisse des exportations de pétrole, de gaz naturel liquéfié et d’aluminium et compliqué les opérations d’importation via des ports comme Jebel Ali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Dès le début des attaques cette année, les Émirats arabes unis se sont concentrés sur les chaînes d’approvisionnement et la garantie de la continuité des flux de marchandises. La croissance de nos échanges commerciaux témoigne de la grande résilience des Émirats arabes unis»</em>, a déclaré le ministre émirati.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stratégie «Zéro Ormuz»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Al Zeyoudi a révélé que les Émirats avaient intensifié leur recours au fret aérien et accru leurs investissements dans leurs ports de la côte hors du détroit d’Ormuz et ce, dans le cadre de la stratégie <em>«Zéro Ormuz»</em> visant à réduire la dépendance au détroit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce plan se poursuivra même si le détroit d’Ormuz est rouvert à la libre navigation, une option préconisée par Abou Dhabi et rejetée jusqu’à présent par Téhéran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, DP World a annoncé mardi la construction de deux nouveaux terminaux en eaux profondes à Fujairah et Dibba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats construisent également un deuxième oléoduc vers Fujairah. Selon Al Zeyoudi, sa mise en service est prévue début 2027, permettant ainsi au pays d’acheminer près de 4 millions de barils par jour, soit la majeure partie de sa production pétrolière, directement vers le port de Fujairah, sans passer par le détroit d’Ormuz.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/">Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Turquie &#124; En attendant les F-35 américains&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 07:55:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[F-35]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdoğan]]></category>
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		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Turquie est en pourparlers pour lever les obstacles à l'achat d’avions de combat furtifs F-35 des Etats-Unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/turquie-en-attendant-les-f-35-americains/">Turquie | En attendant les F-35 américains&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Turquie est en pourparlers avec les Émirats arabes unis en vue du transfert du système de défense aérienne russe S-400. Cette initiative vise à lever le principal obstacle à sa réintégration dans le programme d’avions de combat furtifs F-35, selon des responsables américains et régionaux proches du dossier.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19306151"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.wsj.com/world/turkey-aims-to-offload-russian-air-defense-system-as-it-seeks-to-buy-u-s-f-35s-70d05162" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a> indique que les États-Unis ont exclu la Turquie du programme F-35 en 2019 après l’acquisition par ce pays du système russe S-400. Ils craignaient en effet que l’exploitation conjointe des deux systèmes ne permette aux radars russes de collecter des données sensibles sur la signature radar des avions de combat américains et de les transmettre à Moscou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouvelle opportunité après le rapprochement Trump-Erdogan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces discussions interviennent après la visite du président américain Donald Trump en Turquie lors du sommet de l’Otan au début du mois où il a annoncé son intention de lever les restrictions sur la vente d’avions de combat F-35 à Ankara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump considère le président turc Recep Tayyip Erdoğan comme un partenaire géopolitique crucial au Moyen-Orient et dans le conflit russo-ukrainien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les Émirats cherchent à renforcer leur défense aérienne après les attaques intenses de drones et de missiles dont ont été victimes les États du Golfe lors du conflit avec l’Iran cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>WSJ</em>, le transfert du système aux Émirats pourrait servir les intérêts des trois parties :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la Turquie surmonterait un obstacle majeur à sa réintégration dans le programme F-35&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les Émirats acquerraient un système de défense aérienne à longue portée face à la menace iranienne croissante&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; les États-Unis empêcheraient le déploiement du système russe sur le territoire d’un État membre de l’Otan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’accord se heurte encore à d’importants obstacles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Obstacles juridiques et politiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès de l’opération nécessite des autorisations complexes, notamment :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’accord de la Russie pour la réexportation du système S-400 vers un pays tiers&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’acceptation par les États-Unis du fait que la possession du système par les Émirats ne déclencherait pas de nouvelle crise politique&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’obtention par la Turquie de garanties claires de la part des États-Unis quant au rétablissement de son droit d’acquérir des avions de chasse F-35 une fois le transfert finalisé&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’approbation du Congrès américain, qui détient le pouvoir d’examiner les principaux contrats d’armement et compte des membres opposés au retour de la Turquie dans ce programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à indiquer que les Émirats avaient également signé un accord pour l’acquisition de F-35, mais ce contrat est gelé depuis environ cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Turquie fait actuellement partie du très petit nombre de pays possédant le système russe S-400 avec la Chine et l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington estime que la présence de ce système au sein d’un État membre de l’Otan représente une menace à savoir la possibilité de révéler les caractéristiques techniques des avions occidentaux notamment du F-35, ce qui est de nature à ouvrir la voie à des infiltrations des services de renseignement russes. C’est pour cela que le Congrès américain a imposé des sanctions à Ankara et l’a exclu du programme F-35.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changement de position de la Turquie </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes estiment qu’Ankara est désormais plus disposé à faire des concessions pour résoudre ce problème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aaron Stein, président du Foreign Policy Research Institute, a déclaré : <em>«Le discours d’Ankara a opéré un virage à 180°. Cela ne signifie pas que le succès est garanti ou imminent mais cela témoigne d’une réelle volonté de négocier».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le rapprochement entre Washington et Ankara, l’opposition persiste au sein du Congrès américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains membres du Congrès évoquent les craintes israéliennes que l’acquisition du F-35 par la Turquie puisse affaiblir la supériorité aérienne d’Israël au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La représentante démocrate Dina Titus a également signé une lettre adressée aux dirigeants de la Chambre des représentants pour s’opposer à la réintégration de la Turquie dans le programme, invoquant également les tensions turques avec la Grèce et Chypre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois que l’idée de retirer les S-400 de Turquie est évoquée. Ces dernières années, plusieurs scénarios ont été discutés, notamment :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le déploiement du système en Ukraine après l’invasion russe&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le remettre aux forces américaines pour sa neutralisation technique afin d’empêcher son utilisation contre les aéronefs occidentaux&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’option d’un transfert vers un État du Golfe a émergé avec l’escalade du conflit iranien et le besoin croissant de systèmes de défense aérienne supplémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que révèle cette évolution ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’accord est conclu, il témoignera d’un profond remodelage des alliances régionales :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un rapprochement entre les États-Unis et la Turquie après des années de tensions&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un rôle accru des Émirats dans l’architecture de sécurité régionale&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la volonté de Washington de proposer des solutions pragmatiques pour maintenir la cohésion de l’Otan tout en renforçant le réseau de défense aérienne de ses alliés du Moyen-Orient face à l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>16% des Koweïtiens déchus de leur nationalité !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/16-des-koweitiens-dechus-de-leur-nationalite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Koweït]]></category>
		<category><![CDATA[Koweïtiens]]></category>
		<category><![CDATA[Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah]]></category>
		<category><![CDATA[Oman]]></category>
		<category><![CDATA[pays du Golfe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Koweït mène une campagne de déchéance de la nationalité qui concerne principalement des Chiites iraniens et des femmes mariées à des Koweïtiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/16-des-koweitiens-dechus-de-leur-nationalite/">16% des Koweïtiens déchus de leur nationalité !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis mai 2024, le Koweït mène une campagne de déchéance de la nationalité qui concerne principalement des femmes mariées à des Koweïtiens et plus généralement des personnes naturalisées de longue date. La tendance n’a fait que s’accélérer depuis le début de la guerre d’Iran et un climat de suspicion s’abat actuellement sur tous les pays du Golfe à tel point que les observateurs craignent pour la cohésion sociale de ces pays. Seul le Sultanat d’Oman semble tirer son épingle du jeu. </em></strong><em>(Photo : Des responsables koweïtiens inspectent les dégâts à l’intérieur d’un terminal de l’aéroport international de Koweït, à la suite d’une attaque de drones et de missiles, à Koweït City, le 3 juin 2026, attribuée aux groupes chiites irakiens).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18884554"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <a href="https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2026/06/04/gulf-rulers-are-desperate-to-prove-they-are-in-fact-strongmen" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a>, les Koweïtiens redoutent désormais le jeudi, jour où l’émir Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah publie la liste des citoyens déchus de leur nationalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les organisations de défense des droits humains, près de 70 000 personnes, ainsi que leurs familles –soit environ 16% de la population koweïtienne– se sont vus retirer leur citoyenneté depuis mai 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La perte de leur citoyenneté les prive d’accès à des emplois dans la fonction publique, aux soins de santé gratuits, au droit de posséder un logement et au droit de gérer une entreprise. Les Koweïtiens témoignent que l’oppression est devenue si intense que certains se sont même suicidés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le magazine britannique souligne que le Koweït n’est pas un cas isolé. Les États du Golfe sont confrontés à une situation stratégique précaire : l’Iran et ses milices en Irak leur lancent des missiles, le contrôle du détroit d’Ormuz par Téhéran entrave les exportations de pétrole et de gaz, tandis que la protection américaine semble de moins en moins fiable. Le modèle du Golfe lui-même paraît également menacé par la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au prétexte de la guerre, certains pays ont imposé des mesures d’urgence s’apparentant à la loi martiale. Des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur nationalité ou ont été expulsées. Plus de 1 000 personnes ont été arrêtées dont des expatriés aux Émirats arabes unis accusés d’avoir filmé des attaques de missiles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GW5hjhArrR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/des-pakistanais-chiites-expulses-arbitrairement-des-emirats/">Des Pakistanais chiites expulsés arbitrairement des Émirats</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des Pakistanais chiites expulsés arbitrairement des Émirats » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/des-pakistanais-chiites-expulses-arbitrairement-des-emirats/embed/#?secret=cs1BEnAOW4#?secret=GW5hjhArrR" data-secret="GW5hjhArrR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Cheikh Meshaal parle d’<em>«assainissement national»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En avril, le Koweït a durci ses critères d’obtention de la nationalité. Cheikh Meshaal a qualifié cette mesure d’<em>«assainissement national»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist </em>rapporte que les États du Golfe ont traité leurs populations chiites comme une cinquième colonne. Les Émirats, qui accueillent des centaines de milliers d’Iraniens, ont fermé leurs hôpitaux, leurs écoles et leurs clubs aux résidents iraniens qui ont également été interdits de retour.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous avons un besoin urgent de main-d’œuvre, compte tenu de l’exode des étrangers pendant la guerre»</em>, déclare un membre de la famille princière koweïtienne.&nbsp; Un responsable de la sécurité, mécontent, déclare plus crûment : <em>«C’est comme si un cancer s’était propagé au Koweït, nous sommes tous suspects»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant même la guerre, cheikh Meshaal avait déjà abandonné le statut de démocratie exceptionnelle du Koweït parmi les États autoritaires du Golfe. En mai 2024, le Parlement élu, dont l’existence remonte à 1938, a été suspendu. Depuis, le gouvernement gouverne par décrets. De plus, son emprise s’est considérablement renforcée depuis le début du conflit. Les émissions de débat télévisé ont été interdites et les <em>diwaniyas</em>, les forums de discussion traditionnels du Koweït, ont été fermées. Les restrictions imposées aux médias s’étendent même aux groupes <em>WhatsApp</em> de trois personnes ou plus. Les élections municipales ont été annulées. <em>«Nous sommes devenus une dictature»</em>, déplore un universitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pays riches, peu peuplés avec un faible taux de natalité</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le magazine britannique rapporte que certains analystes de la sécurité du Golfe craignent que cette purge ne déstabilise les petits États de la région. Il s’agit de pays riches, peu peuplés et affichant un faible taux de natalité, dominés par leurs voisins plus puissants : l’Iran, l’Irak et l’Arabie saoudite. Parmi les personnes déchues de leur nationalité figurent des femmes étrangères mariées à des Koweïtiens, des dirigeants de compagnies pétrolières, des banquiers et l’ambassadeur du Koweït au Royaume-Uni.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les critères de révocation de la citoyenneté, en constante évolution, suscitent de vives inquiétudes. <em>«Pourquoi devrais-je sacrifier ma vie pour un pays qui ne fait que m’aliéner ?»</em>, s’est interrogé un militant de la société civile apatride. Un général à la retraite, qui avait mobilisé les Koweïtiens contre l’invasion irakienne de 1991, a acquiescé : <em>«Je ne suis pas sûr que tout le monde se battrait pour le pays aujourd’hui»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les chiites sommés de prouver leur loyauté</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> rapporte que les pressions exercées depuis longtemps sur les chiites et les résidents iraniens ont ravivé des tensions sectaires qui s’étaient apaisées. Les Émirats arabes unis ont fermé des mosquées chiites et arrêté des dizaines de chiites, dont au moins deux responsables, accusés d’appartenir à un groupe terroriste chiite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreux sont les chiites qui tentent de prouver leur loyauté en remplaçant leurs profils sur les réseaux sociaux par des photos de leurs dirigeants et en abandonnant les imposantes bagues en argent qui symbolisent leur allégeance. Mais en vain. Un officier koweïtien de haut rang affirme que des centaines de chiites ont été rétrogradés au sein des services de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces pressions exercées par les dirigeants contre les chiites dans leur propre pays s’ajoute l’attrait croissant d’un Iran de plus en plus affirmé. La communauté chiite de Bahreïn a organisé des cérémonies de deuil en hommage à l’ayatollah Ali Khamenei, ancien guide suprême iranien. Les musulmans chiites traditionnels, partisans de la séparation de la religion et de la politique, déplorent l’influence prépondérante des militants pro-iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman demeure une exception parmi les États du Golfe, cherchant à coopérer avec l’Iran et à renforcer ses relations avec ce pays. Il aspire également à se joindre à l’Iran pour imposer des droits de douane aux navires transitant par le détroit d’Ormuz. Oman est le seul État du Golfe à proposer des vols quotidiens vers l’Iran. </p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iUq3ixK0Qk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/liran-et-ses-voisins-une-geopolitique-de-la-mefiance/">L’Iran et ses voisins | Une géopolitique de la méfiance</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran et ses voisins | Une géopolitique de la méfiance » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/liran-et-ses-voisins-une-geopolitique-de-la-mefiance/embed/#?secret=n2hmlqXJI5#?secret=iUq3ixK0Qk" data-secret="iUq3ixK0Qk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’ère de Dubaï est révolue au profit de celle de Mascate</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Son ministre des Affaires étrangères Badr al-Boussaïdi a été également le seul parmi ses collègues du Golfe à signer le registre de condoléances ouvert par l’ambassade d’Iran après le décès de Khamenei. Oman espère tirer profit de sa position, étant l’un des deux seuls États du Golfe à ne pas dépendre entièrement du détroit et remplacer les Émirats arabes unis comme principale porte d’entrée commerciale de la région. L’afflux d’expatriés, notamment iraniens, renforce son attrait. Bien que son système politique demeure autoritaire, contrairement à d’autres régimes, il évite les politiques identitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bourse omanaise a surperformé le marché régional l’an dernier. Un négociant iranien en café, qui a récemment transféré son siège régional à Mascate, la capitale, a déclaré : <em>«L’ère de Dubaï est révolue. Désormais, c’est Oman qui est leader»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sky News résilie sa joint-venture avec les Émirats !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[Manchester City]]></category>
		<category><![CDATA[Mansour Ben Zayed Al Nahyan]]></category>
		<category><![CDATA[Rupert Murdoch]]></category>
		<category><![CDATA[Sky News]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sky News Arabia, basée aux Emirats, est critiquée pour sa couverture de la guerre et du génocide au Soudan et accusée de négationnisme.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/03/sky-news-resilie-sa-joint-venture-avec-les-emirats/">Sky News résilie sa joint-venture avec les Émirats !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sky News, chaîne britannique propriété du magnat des médias Rupert Murdoch, a annoncé se retirer de sa joint-venture* avec les Émirats arabes unis dans le domaine de l’information télévisée via Sky News Arabia, critiquée pour sa couverture de la guerre et du génocide au Soudan et accusée de négationnisme. La chaîne qui émet depuis Abou Dhabi est, toute proportion gardée, ce que Al-Jazeera est au Qatar ou Al-Arabiya est à l’Arabie saoudite. À trop vouloir utiliser les médias comme des outils de manipulation et de propagande, les règles déontologiques deviennent bafouées et aucun partenaire sérieux ne peut l’accepter. Même pas Rupert Murdoch, qui n’est pas une référence en la matière. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18852943"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <em><a href="https://www.theguardian.com/business/2026/may/31/sky-exits-tv-news-joint-venture-uae-genocide-denial-accusations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a></em>, Sky et son partenaire IMI –l’entité d’investissement dans les médias contrôlé par le cheikh Mansour Ben Zayed Al Nahyan, vice-président des Émirats et propriétaire de Manchester City– ont annoncé un nouvel accord commercial aux termes duquel le groupe audiovisuel britannique cède l’intégralité du contrôle stratégique et opérationnel de la chaîne d’information et d’actualités en continu en langue arabe.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sky UK a toutefois conclu un accord pluriannuel de licence de marque permettant à Sky News Arabia de conserver son nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette chaîne gratuite a été créée en 2010 pour concurrencer les chaînes d’information télévisées arabophones telles qu’Al Jazeera, Al Arabiya et BBC Arabic.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coentreprise a commencé à diffuser ses programmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en 2012. <em>«Nous sommes fiers du travail accompli grâce à notre partenariat avec IMI au fil des ans et de la présence significative que nous avons développée dans toute la région»</em>, a déclaré David Rhodes, président exécutif du groupe Sky News avant d&rsquo;ajouter : <em>«Le moment est venu pour ce changement et nous nous réjouissons de poursuivre notre collaboration dans la prochaine phase de développement de Sky News Arabia»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yoBpJ59NP6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/">Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/embed/#?secret=YPfS2Uo6AJ#?secret=yoBpJ59NP6" data-secret="yoBpJ59NP6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une ligne éditoriale qui pose problème</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En interne, la direction de Sky s’inquiète de plus en plus de la ligne éditoriale adoptée par Sky News Arabia concernant l’actualité régionale. La couverture des atrocités commises au Soudan par le groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide (FSR), soutenu par les Émirats, a été accusée de minimiser le génocide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En novembre, le gouvernement soudanais a interdit à Sky News Arabia d’opérer sur son territoire après que la chaîne satellitaire a envoyé une équipe à El Fasher, capitale du Darfour-Nord, pour réaliser un reportage affirmant que la situation sécuritaire et humanitaire s’était stabilisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La journaliste envoyée par Sky News Arabia est mariée à un haut responsable du gouvernement parallèle des FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaîne a par la suite publié des reportages et des articles en ligne suggérant qu’aucune preuve sur le terrain ne corroborait les images satellites et les témoignages des survivants des atrocités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En février, une mission d’enquête mandatée par l’Onu a conclu que le siège, la prise et l’occupation de la ville pendant 18 mois par les FSR et les milices alliées visaient délibérément la destruction des communautés ethniques minoritaires, présentant ainsi les <em>«caractéristiques d’un génocide»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats, pour leur part, ont nié toute responsabilité dans les atrocités commises par leurs protégés des FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nakhle Elhage, directrice de la transformation chez IMI, a déclaré : <em>«Alors que nous entamons cette nouvelle phase, IMI prendra pleinement en charge l’avenir de la plateforme, avec l’agilité, la concentration et les capacités d’investissement nécessaires pour continuer à en faire la principale destination d’information multimédia pour le monde arabe»</em>.&nbsp;Et d’ajouter : <em>«Sky News Arabia est aujourd’hui l’une des plus belles réussites médiatiques du monde arabe. Au cours de la dernière décennie, elle a acquis une envergure, une crédibilité et une pertinence considérables sur les plateformes télévisuelles, numériques, audio et sociales, touchant un large public à un rythme que peu d’organes médiatiques ont atteint».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord de joint-venture initial avait été conclu par News Corporation, qui contrôlait alors Sky.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retrait de la diffusion d’informations au Moyen-Orient fait suite à une décision similaire prise en Australie. Comcast, société américaine qui a acquis Sky en 2018, a choisi de ne pas renouveler l’accord de licence détenu par News Corporation pour l’utilisation de la marque Sky News en Australie. Sky News Australia deviendra News24 plus tard cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, un projet de lancement d’une chaîne d’information en continu mondiale, destinée à concurrencer CNN en réunissant Sky News et NBC (propriété de Comcast)– baptisée NBC Sky World News– a été abandonné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Une joint-venture est une entente commerciale par laquelle deux ou plusieurs entreprises mettent en commun leurs ressources, compétences et capitaux pour réaliser un projet spécifique ou développer une activité.&nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CvRKgKDNF5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=aiMa8cS3cd#?secret=CvRKgKDNF5" data-secret="CvRKgKDNF5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Des Pakistanais chiites expulsés arbitrairement des Émirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/des-pakistanais-chiites-expulses-arbitrairement-des-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 09:39:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Pakistanais]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus de 7500 Pakistanais chiites ont été arrêtées, expulsées de force des Emirats et empêchées de rapatrier leurs économies.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/des-pakistanais-chiites-expulses-arbitrairement-des-emirats/">Des Pakistanais chiites expulsés arbitrairement des Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Parmi les victimes de la guerre israélo-américaine contre l&rsquo;Iran mais dont personne ne parle figurent les Pakistanais de confession chiite expulsés arbitrairement des Émirats arabes unis.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18822560"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 7500 personnes de cette communauté qui ont été arrêtées, expulsées de force et même empêchées de ravitailler leurs économies, se retrouvent aujourd&rsquo;hui dans la précarité extrême. Même leur pays n’émet aucune critique publique contre Abou Dhabi par crainte que la situation ne s’envenime davantage étant donné que 1,8 million de Pakistanais vivent et travaillent aux Émirats et envoient chaque année plus de 6 milliards de dollars de transferts de fonds vers leur pays. Les Pakistanais chiites expulsés sont aujourd&rsquo;hui des boucs émissaires livrés à eux-mêmes !&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des villages de la région rurale de Chakwal, au Pakistan, plus de 100 musulmans chiites sont rentrés des Émirats sans emploi, sans biens et sans même accès aux économies qu’ils avaient accumulées pendant des années en travaillant à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête sur ce sujet, <a href="https://www.reuters.com/world/asia-pacific/pakistan-shiites-deported-uae-return-lost-jobs-frozen-savings-2026-05-25/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a> indique qu’ils font partie des milliers de musulmans chiites expulsés des Émirats vers le Pakistan pendant la guerre israélo-américaine contre l’Iran, une situation qui a suscité l’inquiétude au sein de la communauté chiite pakistanaise et incité Human Rights Watch à ouvrir une enquête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reuters affirme avoir examiné les documents d’immigration, les captures d&rsquo;écran de visas et les informations de vol de 103 Pakistanais se déclarant musulmans chiites expulsés et l’agence a interrogé 24 d’entre eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les interviewés ont déclaré n’avoir pu récupérer ni leurs biens ni leurs économies avant d’être embarqués dans des avions pour le Pakistan avec des dizaines d’autres musulmans chiites expulsés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reuters a également consulté une base de données compilée par le Majlis-e-Wahdat-e-Muslimeen (MWM), un groupe politique chiite pakistanais, recensant les noms de 7 500 musulmans chiites pakistanais expulsés du pays depuis le 28 février, jour du lancement des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohsin Abidi, porte-parole du groupe, a déclaré que le nombre réel est <em>«probablement bien plus élevé»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6Vy0AfJy2c"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/">Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/embed/#?secret=vSfZFoZ5su#?secret=6Vy0AfJy2c" data-secret="6Vy0AfJy2c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les expulsions des Chiites se sont accélérées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables chiites au Pakistan affirment que les expulsions se sont accélérées pendant le conflit, qui a exacerbé les tensions dans le Golfe, notamment après la riposte iranienne par des tirs de missiles et de drones vers les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reuters n’a pas été en mesure de déterminer les critères utilisés par les autorités émiraties pour sélectionner ces Pakistanais expulsés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, le ministère des Affaires étrangères des Émirats a refusé de commenter une série de questions transmises par Reuters concernant ces expulsions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère pakistanais de l’Intérieur a déclaré dans un communiqué que les Émirats <em>«n’ont expulsé personne pour des raisons sectaires»</em>, affirmant que toute expulsion était due à des <em>«violations des lois des Émirats arabes unis». </em>Pour sa part, le ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que<em> «le nombre d’expulsions est stable cette année»</em>, sans fournir davantage de précisions, dans une évidente volonté e ménager la susceptibilité des Emiratis<em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, un haut responsable du gouvernement pakistanais, s’exprimant sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet, a déclaré qu’Islamabad <em>«a examiné la situation après avoir accueilli des milliers de Pakistanais expulsés des Émirats arabes unis», </em>soulignant que la plupart d’entre eux sont chiites. Et d’ajouter que le gouvernement pakistanais n’a pas abordé publiquement la question<em> «pour des raisons diplomatiques»</em>, sans donner plus de détails.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Michael Page, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch, a déclaré que <em>«les informations faisant état d’expulsions de résidents pakistanais chiites par les Émirats arabes unis sont profondément préoccupantes»</em>, ajoutant que son organisation <em>«enquête sur ces graves allégations»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;Association des Pakistanais de l’étranger, environ 1,8 million de Pakistanais vivent et travaillent aux Émirats, envoyant chaque année plus de 6 milliards de dollars de transferts de fonds vers le Pakistan. C’est ce qui explique probablement la réaction craintive des autorités pakistanaises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à indiquer que le pays a également joué un rôle de médiateur dans les efforts de désescalade des tensions avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’Iran, le Pakistan possède la plus grande population chiite au monde, avec environ 40 millions de personnes, soit près de 17% de la population totale. Asif Ali Zardari, président de la République islamique du Pakistan et veuf de l’ancienne Première ministre Benazir Bhutto, est chiite. Les Émirats et les autres États du Golfe sont quant à eux gouvernés par des régimes sunnites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les réseaux sociaux, des commentaires moqueurs et cyniques d’Emiratis se réjouissent de ces expulsions. L’un d’eux a écrit : <em>«Que l&rsquo;Iran chiite les fasse travailler &nbsp;!»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lgRCnmEWNl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=QPtvj3HdRZ#?secret=lgRCnmEWNl" data-secret="lgRCnmEWNl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">«Je suis revenu à la case départ»</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La répression contre les chiites aux Émirats arabes unis n’est pas nouvelle»</em>, a déclaré Falah Sayed, responsable des droits humains au sein de l’organisation Mena Rights Group, basée à Genève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que l’organisation <em>«documente depuis des années des cas d’arrestations arbitraires et de disparitions forcées visant des étrangers d’origine chiite mais que des rapports récents indiquent une intensification de cette campagne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ali Ahmed Naqvi et son épouse, Qurratul Ain, tous deux chiites, se sont installés à Dubaï en 2024 pour travailler dans le secteur technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naqvi a déclaré que sa femme avait été expulsée le 18 avril après avoir été interpellée alors qu’elle tentait de modifier son visa de travail auprès des services d’immigration suite à un changement d’emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naqvi a ajouté avoir lui aussi été interpellé alors qu’il s&rsquo;apprêtait à embarquer à bord d’un avion pour rentrer au Pakistan. Il a ensuite été conduit dans un centre de détention des Émirats où il a rencontré d’autres chiites menacés d’expulsion. Il a précisé avoir été placé dans un avion avec 93 autres détenus, tous chiites. <em>«Personne ne nous a expliqué les raisons de notre expulsion»</em>, a-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Kurram, région majoritairement chiite du nord-ouest du Pakistan, ravagée par des décennies de violences sectaires, le responsable communautaire Musarrat Hussain Bangash a indiqué que 1 500 personnes de la région avaient été renvoyées des Émirats depuis le début du conflit, la plupart étant chefs de familles nombreuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les personnes expulsés, Laiq Hussain, qui avait travaillé à Dubaï pendant 20 ans, période durant laquelle il avait acheté un petit camion et créé sa propre entreprise. <em>«En une seule journée, ou plutôt en quelques minutes, tout était fini !»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Chakwal, dans la province du Pendjab, un ancien cadre du métro de Dubaï, âgé de 38 ans, qui affirme avoir été expulsé après 16 ans passés aux Émirats, était assis avec plusieurs de ses voisins. L’un d’eux, qui avait travaillé dans le bâtiment, a raconté que des fonctionnaires émiratis l’avaient interrogé sur son salaire et ses transferts d’argent. <em>«Ils m&rsquo;ont ensuite demandé si je finançais l’Iran», </em>a-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet homme de 41 ans a souhaité rester anonyme car il espère trouver du travail dans un autre pays du Golfe. L’ancien cadre du métro a expliqué que la police lui avait confisqué ses téléphones, l’avait menotté et, après l’avoir détenu pendant neuf jours, l’avait embarqué dans un bus sombre et bondé en direction de l’aéroport. Il a conclu :<em> «Je me suis retrouvé au point de départ en un clin d&rsquo;œil»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/des-pakistanais-chiites-expulses-arbitrairement-des-emirats/">Des Pakistanais chiites expulsés arbitrairement des Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Milan et Singapour lorgnent les riches qui fuient Dubaï !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/milan-et-singapour-lorgnent-les-riches-qui-fuient-dubai/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 07:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dubaï]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Milan]]></category>
		<category><![CDATA[Singapour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Milan et Singapour sont les deux destinations qui attirent actuellement le plus de personnes fortunées fuyant Dubaï. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/milan-et-singapour-lorgnent-les-riches-qui-fuient-dubai/">Milan et Singapour lorgnent les riches qui fuient Dubaï !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La peur de la guerre d’Iran pousse les riches expatriés de Dubaï à partir malgré un cadre de vie luxueux. La République islamique a fait des Émirats arabes unis sa première cible et ce, avant même Israël par le nombre de missiles et de drones ayant attaqué cet État du Golfe. Aujourd’hui, plusieurs pays dans les quatre coins du monde rivalisent de propositions et font tout pour valoriser leurs atouts afin d’attirer les personnes fortunées qui fuient Dubaï mais Milan et Singapour sont les deux destinations qui profitent actuellement le plus de cette situation.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18792772"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La vie à Dubaï était autrefois considérée comme l’une des plus luxueuses pour les expatriés cadres et dirigeants, indique <a href="https://www.economist.com/finance-and-economics/2026/05/18/where-expat-escapees-from-dubai-end-up" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a> dans une enquête sur le sujet. Le journal ajoute que les écoles privées étaient excellentes, les plages magnifiques, les vols avec correspondance nombreux et l’alcool légal. Les expatriés n’étaient pas imposés sur le revenu, ce qui leur permettait de profiter de leur argent sans contrôles intrusifs. Ils n’étaient pas exclus de la vie sociale, car les milliardaires chinois de la cryptomonnaie et les oligarques russes pouvaient côtoyer des banquiers occidentaux, des magnats arabes de l’immobilier et des entrepreneurs israéliens. Enfin, comme il ne pleuvait jamais, leur seule préoccupation était l’indice SPF (Sun Protection Factor) de leur crème solaire qui mesure l’efficacité de la crème à bloquer les rayons UVB, responsables des coups de soleil et du développement du cancer de la peau.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">Des avantages désormais mis en balance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout cela reste vrai près de trois mois après l’attaque américano-israélienne contre l’Iran de l’autre côté du Golfe. Mais ces avantages doivent désormais être mis en balance avec la menace de missiles et de drones iraniens s’abattant sur des hôtels, des complexes résidentiels de luxe ou –comme cela semble avoir été le cas le 18 mai– la seule centrale nucléaire des Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la plupart de ces attaques aient été interceptées avant de causer des dégâts importants à Dubaï et dans d’autres régions des Émirats, de nombreux expatriés sans liens étroits avec le pays ont préféré partir plutôt que d’attendre que d’autres missiles déjouent la défense aérienne nationale. Certains ont réussi à obtenir des places sur les derniers vols pour l’Amérique ou l’Europe, tandis que d’autres ont conduit pendant des heures jusqu’à Mascate, dans le Sultanat d’Oman voisin, à la recherche d’autres voies d’évacuation. Beaucoup espéraient rentrer une fois les hostilités terminées mais face à la poursuite et à l’intensification des opérations, nombreux sont ceux qui recherchent désormais un refuge nouveau, plus calme et plus sûr. Où vont-ils ? Et reviendront-ils un jour ?</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PNLMpfIOwV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/business-et-securite-dans-les-pays-du-golfe-le-basculement/">Business et sécurité dans les pays du Golfe | Le basculement !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Business et sécurité dans les pays du Golfe | Le basculement ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/business-et-securite-dans-les-pays-du-golfe-le-basculement/embed/#?secret=SmtBJhvIA5#?secret=PNLMpfIOwV" data-secret="PNLMpfIOwV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">3 et 4 millions d’expatriés fortunés et leurs familles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ne publient pas de statistiques détaillées sur leurs résidents étrangers mais les estimations suggèrent qu’avant la guerre, entre 3 et 4 millions des 12 millions d’habitants du pays étaient des expatriés fortunés et leurs familles. Parmi eux, on comptait plus de 240 000 millionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dubaï ayant toujours abrité la plus grande part de ces expatriés, c’est probablement la ville qui connaîtra aujourd’hui le plus grand nombre de départs. Dominic Volek du cabinet Henley &amp; Partners, qui conseille les professionnels mobiles fortunés, indique que les demandes de renseignements concernant d’autres destinations de la part des résidents des Émirats ont augmenté de plus de 40% ces dernières semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-François Harvey, du cabinet Harvey Law Group, un cabinet d’avocats international spécialisé en droit de l’immigration, affirme que plus de 35 pays rivalisent désormais pour attirer les particuliers fortunés et les entrepreneurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les destinations traditionnelles comme la Nouvelle-Zélande (qui, selon un consultant, est au bout du monde, souvent autosuffisante et hors de portée d’une explosion nucléaire) et Malte sont confrontées à la concurrence de pays comme les Maldives, qui lancent cette année un programme de résidence permanente pour les investisseurs, et l’Argentine, qui devrait prochainement accorder la citoyenneté aux investisseurs fortunés. Le 24 avril, la Turquie a proposé une exonération de 20 ans d’impôt sur les revenus et les plus-values ​​à l’étranger pour certains ressortissants étrangers. M. Harvey indique que depuis le début de la guerre, une douzaine de clients ont obtenu la nationalité turque en acquérant un bien immobilier dans le pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Milan, une destination particulièrement prisée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs consultants, Milan est une destination particulièrement prisée. Roberto Bonomi, avocat fiscaliste milanais au sein du cabinet britannique Withers, qui représente une clientèle fortunée, confirme: <em>«On observe une augmentation des départs de Dubaï»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diletta Giorgolo, de Sotheby’s International Realty, agence immobilière de luxe, constate que l’intérêt pour l’Italie en provenance de la région du Golfe a fortement progressé ces derniers mois par rapport à l’année précédente. Elle explique que les demandes initialement axées sur les locations de courte durée sont de plus en plus motivées <em>«non seulement par des considérations à court terme mais aussi par une planification de style de vie et un investissement à long terme»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à des destinations concurrentes plus discrètes, Milan, capitale italienne de la mode et de la finance, offre le faste, le glamour et les réseaux d’affaires recherchés par ceux qui souhaitent faire fructifier leur patrimoine plutôt que de simplement le dépenser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières années, des fonds spéculatifs américains comme Millennium Management ont ouvert des bureaux dans la ville, permettant ainsi aux traders et gestionnaires de portefeuille fortunés de profiter des avantages fiscaux italiens pour les hauts revenus, qui exigent un versement annuel relativement modeste de 300 000 € (349 000 $) sur leurs revenus bruts étrangers. Les parents peuvent désormais choisir parmi des écoles internationales américaines, britanniques, canadiennes, françaises et allemandes. Le climat y est également très agréable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Bonomi précise que les citoyens de l’Union européenne (UE) peuvent s’installer à Milan à leur convenance, ce qui explique la popularité de la ville auprès des Européens ayant quitté Dubaï.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les non-Européens, le moyen le plus courant d’obtenir un permis de séjour en Italie est d’investir 250 000 € dans une start-up italienne ou 500 000 € dans une entreprise italienne plus importante et mieux établie. Ils peuvent également faire un don d’un million d’euros à une organisation caritative italienne ou placer deux millions d’euros en obligations d’État italiennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Singapour, une autre alternative intéressante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Singapour constitue une autre alternative intéressante, notamment pour les Asiatiques. Cette cité-État a perdu du terrain face à Dubaï ces dernières années en termes d’attrait pour les personnalités influentes d’Inde et de Chine continentale, séduites par le prestige de l’émirat, la souplesse de sa réglementation et les opportunités immobilières. À l’inverse, les coutumes sociales plus strictes de Singapour et l’obsession du gouvernement pour une image impeccable donnaient à la ville une apparence <em>«conservatrice ou rigide»</em> par rapport à Dubaï.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’image officielle et engagée de Singapour, conjuguée à un gouvernement efficace, un système juridique prévisible et une infrastructure de gestion de patrimoine bien établie, apparaît aujourd’hui comme un atout. Les grandes banques singapouriennes, telles que OCBC, passent à côté d’une forte augmentation des flux de capitaux nets en provenance de Dubaï. Les importations d’or de Singapour en provenance des Émirats ont quadruplé depuis janvier, les particuliers fortunés transférant leurs avoirs en lingots.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ryan Lin, du cabinet Bayfront Law à Singapour, indique que les demandes de renseignements de nouveaux clients ont bondi d’un tiers ces deux derniers mois. Il ajoute que ses clients actuels, principalement des Chinois récemment enrichis, sont de plus en plus intéressés par un départ du Moyen-Orient. Les Indiens fortunés –dont quelque 3 500 quittent chaque année le pays avec un million de dollars ou plus déposés en banque– reconsidèrent également Singapour. Mukesh Ambani, l’homme le plus riche d’Inde, y a ouvert un bureau de gestion de patrimoine familial en 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, des villes comme Milan et Singapour, malgré leurs nombreux avantages, ne constituent pas toujours des alternatives idéales par rapport à Dubaï. Les Russes fortunés sont mal vus en Italie (et dans le reste de l’Europe) tant que Vladimir Poutine mène la guerre en Ukraine. D’autres étrangers fortunés craignent que les élections de l’année prochaine n’amènent un gouvernement abolissant l’impôt forfaitaire, car l’administration actuelle, favorable aux plus riches, s’est déjà sentie contrainte de relever cette année le seuil d’imposition sur les revenus étrangers, initialement fixé à 200000 € il y a deux ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Singapour, de son côté, prélève un impôt effectif sur le revenu de 24% et impose des surtaxes importantes sur les ventes immobilières à des étrangers. Le pays a également durci sa réglementation suite à un scandale de blanchiment d’argent de 3 milliards de dollars en 2023 et pourrait se montrer réticent à laisser des fonds suspects transiter par Dubaï sans un contrôle approfondi. Une loi adoptée en 2024 autorise la police à examiner les déclarations fiscales et douanières. Ces dernières années, 80 % des demandes d’agrément déposées par des entreprises de cryptomonnaies à Singapour ont été rejetées ou retirées, selon le Groupe d’action financière (Gafi), l’organisme international de lutte contre le blanchiment d’argent. <em>«Certains investisseurs appréciaient les Émirats arabes unis car on y posait peu de questions»</em>, explique un banquier basé à Singapour. Transférer leur patrimoine dans cette métropole asiatique pourrait donc s’apparenter à un <em>«examen médical humiliant et intrusif»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Lin estime que <em>«la richesse en cryptomonnaies restera au Moyen-Orient»</em>. Un gestionnaire de patrimoine étranger, lui-même fortuné, affirme qu’il est essentiel de rester proche de ses clients et prévoit que les équipes de son cabinet retourneront bientôt à Dubaï. De nombreuses entreprises étrangères qui ont autorisé leurs employés les plus aisés à télétravailler durant les premiers mois du conflit –même si, comme l’a souligné un banquier, <em>«domicile»</em> signifiait pour certains Milan ou Londres– s’attendent à leur retour dans leurs bureaux de Dubaï.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le temps guérit toutes les blessures»</em>, conclut un autre gestionnaire de patrimoine. C’est peut-être vrai, mais plus les plaies de la guerre restent ouvertes, plus cette expérience risque de laisser des cicatrices profondes sur le psychisme des expatriés. Par ailleurs, beaucoup préféreraient passer <em>«leur période de convalescence»</em> dans un environnement moins hostile.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/milan-et-singapour-lorgnent-les-riches-qui-fuient-dubai/">Milan et Singapour lorgnent les riches qui fuient Dubaï !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La rivalité avec Riyad au cœur du retrait d’Abou Dhabi de l’Opep</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 08:17:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le retrait des Émirats arabes unis de l'Opep vise à affaiblir l’Arabie saoudite qui domine cette institution.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi 27 avril 2026 qu’ils vont se retirer de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) menée par l’Arabie saoudite ainsi que l’alliance Opep+ comptant aussi la Russie et ce, à partir du 1<sup>er</sup> mai 2026. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que ce retrait des Émirats, membre depuis 1967 de l’organisation siégeant à Vienne et fondée en 1960, vise à affaiblir cette institution et par ricochet l’Arabie saoudite qui la domine. Un énième épisode dans la grande rivalité qui oppose Riyad et Abou Dhabi.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18717251"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête de <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-04-30/uae-quits-opec-how-the-united-arab-emirates-and-saudi-arabia-drifted-apart?embedded-checkout=true" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a>, la détérioration croissante des relations entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite est au cœur de la décision surprise d’Abou Dhabi de se retirer de l’Opep.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rivalité entre les deux pays s’est intensifiée au fil des années mais les répercussions de la guerre américano-israélienne contre l’Iran ont offert l’opportunité de l’annonce de mardi 28 avril 2026, selon plusieurs sources proches du dossier. L’une d’elles a comparé la situation à celle d’un <em>«petit frère»</em> qui ne souhaite plus être sous la coupe du <em>«grand frère»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre son retrait de l’Opep, les Émirats reconsidèrent leur adhésion à deux organisations régionales où l’Arabie saoudite exerce une influence considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’aucune décision définitive n’ait été prise, Abou Dhabi pourrait geler son siège au sein de la Ligue arabe, basée au Caire, et prendre une mesure similaire vis-à-vis de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), basée à Djeddah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats réexaminent également l’avenir de leur participation de longue date au Conseil de coopération du Golfe (CCG), composé de six membres. Abou Dhabi a réaffirmé, mercredi 29 avril, son engagement envers le CCG malgré les propos tenus en début de semaine par Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats, le cheikh Mohammed Ben Zayed dit MBZ, selon lesquels l’organisation traverse <em>«la période la plus fragile de son histoire»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable émirati a déclaré mercredi que les Émirats réévaluent leur rôle et leurs contributions aux organisations multilatérales mais n’envisagent pas actuellement de s’en retirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucune de ces trois organisations ne dispose d’une influence réelle significative mais un retrait soulignerait la frustration des Émirats à l’égard des autres États arabes, en particulier l’Arabie saoudite, face à ce qu’ils perçoivent comme un manque de solidarité face aux défis militaires et économiques régionaux depuis le début de la guerre d’Israël contre Gaza en 2023.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gwPZDyZCGa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=MEGKha33MB#?secret=gwPZDyZCGa" data-secret="gwPZDyZCGa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle économique différent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont présenté leur retrait de l’Opep comme une décision économique liée à leurs besoins futurs en matière de production. La compagnie pétrolière émiratie est capable de produire bien plus que son quota actuel ne le permet et ne souhaite plus solliciter l’autorisation de l’Arabie saoudite pour approcher sa capacité maximale, selon une source proche d’Abou Dhabi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, les perturbations de l’approvisionnement mondial résultant de la fermeture du détroit d’Ormuz laissent penser que les prix ne devraient pas baisser dans l’immédiat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émiratis estiment également que la demande de pétrole commencera à décliner plus rapidement que prévu par les Saoudiens en raison de la transition énergétique et souhaitent donc liquider rapidement leurs réserves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision constitue néanmoins la preuve la plus claire à ce jour que les Émirats n’hésitent plus à afficher leurs ambitions ni à nouer leurs propres alliances politiques et sécuritaires, même si celles-ci entrent en conflit avec les intérêts de l’Arabie saoudite, première économie arabe, qui se considère comme le leader du monde musulman.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous construisons un modèle économique différent, ce qui exige un nouvel alignement politique et une restructuration»</em>, a déclaré le Libanais Nadim Koteich, conseiller politique et médiatique auprès de plusieurs entités gouvernementales émiraties et ancien directeur général de la chaîne basée à Abou Dhabi <em>Sky News Arabiya</em>. Il était précédemment proche des Saoudiens et avait travaillé pour leur chaîne<em> Al Arabiya</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de MBZ intervient après des années de tensions entre lui et le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane dit MBS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux pays, alliés clés des États-Unis et disposant de fonds souverains dépassant 1000 milliards de dollars se sont opposés politiquement sur de nombreux dossiers, de la Libye au Yémen en passant par le Soudan où ils soutiennent des camps opposés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riyad accuse généralement Abou Dhabi de soutenir des groupes séparatistes, tandis que les Émirats s’inquiètent du soutien apporté par l’Arabie saoudite à certains mouvements qu’ils considèrent comme islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La concurrence économique entre les deux pays s’intensifie également, l’Arabie saoudite cherchant à faire de Riyad une place financière capable de rivaliser avec Dubaï.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des alliances opposées </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces tensions, les Émirats et l’Arabie devraient maintenir leurs relations commerciales avec des dizaines de milliards de dollars de marchandises transitant chaque année par leur frontière commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable émirati a déclaré qu’une réunion d’urgence non programmée du CCG à Djeddah, tenue presque simultanément à l’annonce de l’Opep et en présence du ministre des Affaires étrangères des Émirats, constituait un pas dans la bonne direction, sans fournir davantage de précisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision d’Abou Dhabi de quitter l’Opep devrait contribuer à consolider deux alliances régionales émergentes. La première est menée par l’Arabie saoudite et comprend l’Égypte, le Pakistan et la Turquie. La seconde regroupe les Émirats, Israël et l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue indien, le départ des Émirats de l’Opep s’apparente davantage à une rébellion politique qu’à une décision économique et pourrait fragiliser l’unité arabe, selon des responsables à New Delhi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Émirats ne souhaitent pas suivre un système dirigé par l’Arabie saoudite ou la Turquie»</em>, a déclaré Dania Zafer, directrice exécutive du Gulf International Forum à Washington qui ajoute : <em>«Les Émirats se perçoivent comme une puissance moyenne et un contrepoids aux autres»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après des sources bien informées, les Émirats ont commencé à planifier sérieusement leur retrait de l’Opep vers novembre dernier mais ce sont des désaccords sur la meilleure façon de répondre aux attaques de missiles iraniens en cas de guerre contre les États-Unis et Israël qui ont finalement déclenché cette décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont envisagé de participer à des attaques contre l’Iran et ont fait pression sur l’Onu pour obtenir son approbation afin de rouvrir de force le détroit d’Ormuz, une initiative à laquelle l’Arabie saoudite n’a pas adhéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, Riyad a soutenu activement les négociations diplomatiques et les efforts de médiation en coulisses pour résoudre le conflit.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a5eHTlHuKV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=UHZwtF66sq#?secret=a5eHTlHuKV" data-secret="a5eHTlHuKV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les relations avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certaines sources, le renforcement de la coopération militaire et de renseignement entre les Émirats et Israël a exacerbé les tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux États arabes perçoivent Israël comme une force expansionniste et déstabilisatrice au Moyen-Orient et le tiennent pour responsable d’avoir poussé les États-Unis à la guerre contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il existe des divisions au sein du Golfe. Les Émirats ne bénéficient pas du soutien unanime des autres pays pour faire face à l’Iran»</em>, a déclaré Hasan Alhasan, chercheur spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut international d’études stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats n’ont pas rejoint le conflit, actuellement soumis à un cessez-le-feu fragile, malgré les dégâts causés par les attaques iraniennes aux infrastructures énergétiques d’Abou Dhabi et à son statut de destination touristique et d’investissement privilégiée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a lancé davantage de missiles et de drones sur les Émirats que sur tout autre État du Golfe, alimentant ainsi la colère d’Abou Dhabi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une discussion ce mois-ci avec des responsables européens, MBZ a exprimé son mécontentement face à la réponse collective des pays voisins aux attaques iraniennes, selon des sources bien informées. Il a pointé du doigt les divisions au sein du CCG, le qualifiant de dysfonctionnel, selon certaines sources, ajoutant qu’il renforcerait la coopération avec les États-Unis et Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le moment opportun</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Gargash, conseiller de MBZ, a déclaré que l’échec de la stratégie d’endiguement de l’Iran par le Golfe avant le début de l’offensive américano-israélienne démontrait que des organisations comme le CCG n’étaient plus adaptées à leur mission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que le Conseil, qui regroupe les Émirats, l’Arabie, Oman, le Qatar, Bahreïn et le Koweït, <em>«se trouve au plus bas de son histoire, compte tenu de la nature de l’attaque et de la menace qu’elle représente pour tous»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de quitter l’Opep témoigne de la réussite des Émirats dans la diversification de leur économie, désormais moins dépendante du pétrole. Le pays dégage des excédents budgétaires, ce qui lui permet de résister à la baisse des prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement saoudien, quant à lui, a enregistré un déficit en 2023 et devrait le rester pendant plusieurs années, à moins que la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz ne fasse encore grimper les prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Koteich a déclaré que les motifs économiques d’une sortie de l’Opep étaient réunis et que les Émirats attendaient simplement <em>«le bon moment politique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre en Iran et la grave perturbation des approvisionnements énergétiques mondiaux causée par la fermeture du détroit d’Ormuz, qui a fait grimper les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, ont servi de catalyseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Cela n’aura pas d’impact majeur sur le marché car le marché souffre déjà d’une pénurie d’approvisionnement»</em>, a déclaré le ministre de l’Énergie des Émirats Suhail Al-Mazroui lors d’une interview concernant la décision de quitter l’Opep.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uXL32oJ7uV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/">Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/embed/#?secret=wOxqPWtlno#?secret=uXL32oJ7uV" data-secret="uXL32oJ7uV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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