<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Émirats arabes unis - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/emirats-arabes-unis-2/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/emirats-arabes-unis-2/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 08 Jun 2026 06:28:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Émirats arabes unis - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/emirats-arabes-unis-2/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>16% des Koweïtiens déchus de leur nationalité !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/16-des-koweitiens-dechus-de-leur-nationalite/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/16-des-koweitiens-dechus-de-leur-nationalite/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Koweït]]></category>
		<category><![CDATA[Koweïtiens]]></category>
		<category><![CDATA[Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah]]></category>
		<category><![CDATA[Oman]]></category>
		<category><![CDATA[pays du Golfe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18884554</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Koweït mène une campagne de déchéance de la nationalité qui concerne principalement des Chiites iraniens et des femmes mariées à des Koweïtiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/16-des-koweitiens-dechus-de-leur-nationalite/">16% des Koweïtiens déchus de leur nationalité !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis mai 2024, le Koweït mène une campagne de déchéance de la nationalité qui concerne principalement des femmes mariées à des Koweïtiens et plus généralement des personnes naturalisées de longue date. La tendance n’a fait que s’accélérer depuis le début de la guerre d’Iran et un climat de suspicion s’abat actuellement sur tous les pays du Golfe à tel point que les observateurs craignent pour la cohésion sociale de ces pays. Seul le Sultanat d’Oman semble tirer son épingle du jeu. </em></strong><em>(Photo : Des responsables koweïtiens inspectent les dégâts à l’intérieur d’un terminal de l’aéroport international de Koweït, à la suite d’une attaque de drones et de missiles, à Koweït City, le 3 juin 2026, attribuée aux groupes chiites irakiens).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18884554"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <a href="https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2026/06/04/gulf-rulers-are-desperate-to-prove-they-are-in-fact-strongmen" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a>, les Koweïtiens redoutent désormais le jeudi, jour où l’émir Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah publie la liste des citoyens déchus de leur nationalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les organisations de défense des droits humains, près de 70 000 personnes, ainsi que leurs familles –soit environ 16% de la population koweïtienne– se sont vus retirer leur citoyenneté depuis mai 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La perte de leur citoyenneté les prive d’accès à des emplois dans la fonction publique, aux soins de santé gratuits, au droit de posséder un logement et au droit de gérer une entreprise. Les Koweïtiens témoignent que l’oppression est devenue si intense que certains se sont même suicidés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le magazine britannique souligne que le Koweït n’est pas un cas isolé. Les États du Golfe sont confrontés à une situation stratégique précaire : l’Iran et ses milices en Irak leur lancent des missiles, le contrôle du détroit d’Ormuz par Téhéran entrave les exportations de pétrole et de gaz, tandis que la protection américaine semble de moins en moins fiable. Le modèle du Golfe lui-même paraît également menacé par la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au prétexte de la guerre, certains pays ont imposé des mesures d’urgence s’apparentant à la loi martiale. Des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur nationalité ou ont été expulsées. Plus de 1 000 personnes ont été arrêtées dont des expatriés aux Émirats arabes unis accusés d’avoir filmé des attaques de missiles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GW5hjhArrR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/des-pakistanais-chiites-expulses-arbitrairement-des-emirats/">Des Pakistanais chiites expulsés arbitrairement des Émirats</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des Pakistanais chiites expulsés arbitrairement des Émirats » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/des-pakistanais-chiites-expulses-arbitrairement-des-emirats/embed/#?secret=cs1BEnAOW4#?secret=GW5hjhArrR" data-secret="GW5hjhArrR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Cheikh Meshaal parle d’<em>«assainissement national»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En avril, le Koweït a durci ses critères d’obtention de la nationalité. Cheikh Meshaal a qualifié cette mesure d’<em>«assainissement national»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist </em>rapporte que les États du Golfe ont traité leurs populations chiites comme une cinquième colonne. Les Émirats, qui accueillent des centaines de milliers d’Iraniens, ont fermé leurs hôpitaux, leurs écoles et leurs clubs aux résidents iraniens qui ont également été interdits de retour.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous avons un besoin urgent de main-d’œuvre, compte tenu de l’exode des étrangers pendant la guerre»</em>, déclare un membre de la famille princière koweïtienne.&nbsp; Un responsable de la sécurité, mécontent, déclare plus crûment : <em>«C’est comme si un cancer s’était propagé au Koweït, nous sommes tous suspects»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant même la guerre, cheikh Meshaal avait déjà abandonné le statut de démocratie exceptionnelle du Koweït parmi les États autoritaires du Golfe. En mai 2024, le Parlement élu, dont l’existence remonte à 1938, a été suspendu. Depuis, le gouvernement gouverne par décrets. De plus, son emprise s’est considérablement renforcée depuis le début du conflit. Les émissions de débat télévisé ont été interdites et les <em>diwaniyas</em>, les forums de discussion traditionnels du Koweït, ont été fermées. Les restrictions imposées aux médias s’étendent même aux groupes <em>WhatsApp</em> de trois personnes ou plus. Les élections municipales ont été annulées. <em>«Nous sommes devenus une dictature»</em>, déplore un universitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pays riches, peu peuplés avec un faible taux de natalité</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le magazine britannique rapporte que certains analystes de la sécurité du Golfe craignent que cette purge ne déstabilise les petits États de la région. Il s’agit de pays riches, peu peuplés et affichant un faible taux de natalité, dominés par leurs voisins plus puissants : l’Iran, l’Irak et l’Arabie saoudite. Parmi les personnes déchues de leur nationalité figurent des femmes étrangères mariées à des Koweïtiens, des dirigeants de compagnies pétrolières, des banquiers et l’ambassadeur du Koweït au Royaume-Uni.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les critères de révocation de la citoyenneté, en constante évolution, suscitent de vives inquiétudes. <em>«Pourquoi devrais-je sacrifier ma vie pour un pays qui ne fait que m’aliéner ?»</em>, s’est interrogé un militant de la société civile apatride. Un général à la retraite, qui avait mobilisé les Koweïtiens contre l’invasion irakienne de 1991, a acquiescé : <em>«Je ne suis pas sûr que tout le monde se battrait pour le pays aujourd’hui»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les chiites sommés de prouver leur loyauté</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> rapporte que les pressions exercées depuis longtemps sur les chiites et les résidents iraniens ont ravivé des tensions sectaires qui s’étaient apaisées. Les Émirats arabes unis ont fermé des mosquées chiites et arrêté des dizaines de chiites, dont au moins deux responsables, accusés d’appartenir à un groupe terroriste chiite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreux sont les chiites qui tentent de prouver leur loyauté en remplaçant leurs profils sur les réseaux sociaux par des photos de leurs dirigeants et en abandonnant les imposantes bagues en argent qui symbolisent leur allégeance. Mais en vain. Un officier koweïtien de haut rang affirme que des centaines de chiites ont été rétrogradés au sein des services de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces pressions exercées par les dirigeants contre les chiites dans leur propre pays s’ajoute l’attrait croissant d’un Iran de plus en plus affirmé. La communauté chiite de Bahreïn a organisé des cérémonies de deuil en hommage à l’ayatollah Ali Khamenei, ancien guide suprême iranien. Les musulmans chiites traditionnels, partisans de la séparation de la religion et de la politique, déplorent l’influence prépondérante des militants pro-iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman demeure une exception parmi les États du Golfe, cherchant à coopérer avec l’Iran et à renforcer ses relations avec ce pays. Il aspire également à se joindre à l’Iran pour imposer des droits de douane aux navires transitant par le détroit d’Ormuz. Oman est le seul État du Golfe à proposer des vols quotidiens vers l’Iran. </p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iUq3ixK0Qk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/liran-et-ses-voisins-une-geopolitique-de-la-mefiance/">L’Iran et ses voisins | Une géopolitique de la méfiance</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran et ses voisins | Une géopolitique de la méfiance » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/liran-et-ses-voisins-une-geopolitique-de-la-mefiance/embed/#?secret=n2hmlqXJI5#?secret=iUq3ixK0Qk" data-secret="iUq3ixK0Qk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’ère de Dubaï est révolue au profit de celle de Mascate</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Son ministre des Affaires étrangères Badr al-Boussaïdi a été également le seul parmi ses collègues du Golfe à signer le registre de condoléances ouvert par l’ambassade d’Iran après le décès de Khamenei. Oman espère tirer profit de sa position, étant l’un des deux seuls États du Golfe à ne pas dépendre entièrement du détroit et remplacer les Émirats arabes unis comme principale porte d’entrée commerciale de la région. L’afflux d’expatriés, notamment iraniens, renforce son attrait. Bien que son système politique demeure autoritaire, contrairement à d’autres régimes, il évite les politiques identitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bourse omanaise a surperformé le marché régional l’an dernier. Un négociant iranien en café, qui a récemment transféré son siège régional à Mascate, la capitale, a déclaré : <em>«L’ère de Dubaï est révolue. Désormais, c’est Oman qui est leader»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/16-des-koweitiens-dechus-de-leur-nationalite/">16% des Koweïtiens déchus de leur nationalité !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/08/16-des-koweitiens-dechus-de-leur-nationalite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sky News résilie sa joint-venture avec les Émirats !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/03/sky-news-resilie-sa-joint-venture-avec-les-emirats/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/03/sky-news-resilie-sa-joint-venture-avec-les-emirats/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[al arabiya]]></category>
		<category><![CDATA[al jazeera]]></category>
		<category><![CDATA[BBC Arabic]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[Manchester City]]></category>
		<category><![CDATA[Mansour Ben Zayed Al Nahyan]]></category>
		<category><![CDATA[Rupert Murdoch]]></category>
		<category><![CDATA[Sky News]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18852943</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sky News Arabia, basée aux Emirats, est critiquée pour sa couverture de la guerre et du génocide au Soudan et accusée de négationnisme.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/03/sky-news-resilie-sa-joint-venture-avec-les-emirats/">Sky News résilie sa joint-venture avec les Émirats !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sky News, chaîne britannique propriété du magnat des médias Rupert Murdoch, a annoncé se retirer de sa joint-venture* avec les Émirats arabes unis dans le domaine de l’information télévisée via Sky News Arabia, critiquée pour sa couverture de la guerre et du génocide au Soudan et accusée de négationnisme. La chaîne qui émet depuis Abou Dhabi est, toute proportion gardée, ce que Al-Jazeera est au Qatar ou Al-Arabiya est à l’Arabie saoudite. À trop vouloir utiliser les médias comme des outils de manipulation et de propagande, les règles déontologiques deviennent bafouées et aucun partenaire sérieux ne peut l’accepter. Même pas Rupert Murdoch, qui n’est pas une référence en la matière. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18852943"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <em><a href="https://www.theguardian.com/business/2026/may/31/sky-exits-tv-news-joint-venture-uae-genocide-denial-accusations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a></em>, Sky et son partenaire IMI –l’entité d’investissement dans les médias contrôlé par le cheikh Mansour Ben Zayed Al Nahyan, vice-président des Émirats et propriétaire de Manchester City– ont annoncé un nouvel accord commercial aux termes duquel le groupe audiovisuel britannique cède l’intégralité du contrôle stratégique et opérationnel de la chaîne d’information et d’actualités en continu en langue arabe.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sky UK a toutefois conclu un accord pluriannuel de licence de marque permettant à Sky News Arabia de conserver son nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette chaîne gratuite a été créée en 2010 pour concurrencer les chaînes d’information télévisées arabophones telles qu’Al Jazeera, Al Arabiya et BBC Arabic.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coentreprise a commencé à diffuser ses programmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en 2012. <em>«Nous sommes fiers du travail accompli grâce à notre partenariat avec IMI au fil des ans et de la présence significative que nous avons développée dans toute la région»</em>, a déclaré David Rhodes, président exécutif du groupe Sky News avant d&rsquo;ajouter : <em>«Le moment est venu pour ce changement et nous nous réjouissons de poursuivre notre collaboration dans la prochaine phase de développement de Sky News Arabia»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yoBpJ59NP6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/">Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/embed/#?secret=YPfS2Uo6AJ#?secret=yoBpJ59NP6" data-secret="yoBpJ59NP6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une ligne éditoriale qui pose problème</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En interne, la direction de Sky s’inquiète de plus en plus de la ligne éditoriale adoptée par Sky News Arabia concernant l’actualité régionale. La couverture des atrocités commises au Soudan par le groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide (FSR), soutenu par les Émirats, a été accusée de minimiser le génocide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En novembre, le gouvernement soudanais a interdit à Sky News Arabia d’opérer sur son territoire après que la chaîne satellitaire a envoyé une équipe à El Fasher, capitale du Darfour-Nord, pour réaliser un reportage affirmant que la situation sécuritaire et humanitaire s’était stabilisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La journaliste envoyée par Sky News Arabia est mariée à un haut responsable du gouvernement parallèle des FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaîne a par la suite publié des reportages et des articles en ligne suggérant qu’aucune preuve sur le terrain ne corroborait les images satellites et les témoignages des survivants des atrocités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En février, une mission d’enquête mandatée par l’Onu a conclu que le siège, la prise et l’occupation de la ville pendant 18 mois par les FSR et les milices alliées visaient délibérément la destruction des communautés ethniques minoritaires, présentant ainsi les <em>«caractéristiques d’un génocide»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats, pour leur part, ont nié toute responsabilité dans les atrocités commises par leurs protégés des FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nakhle Elhage, directrice de la transformation chez IMI, a déclaré : <em>«Alors que nous entamons cette nouvelle phase, IMI prendra pleinement en charge l’avenir de la plateforme, avec l’agilité, la concentration et les capacités d’investissement nécessaires pour continuer à en faire la principale destination d’information multimédia pour le monde arabe»</em>.&nbsp;Et d’ajouter : <em>«Sky News Arabia est aujourd’hui l’une des plus belles réussites médiatiques du monde arabe. Au cours de la dernière décennie, elle a acquis une envergure, une crédibilité et une pertinence considérables sur les plateformes télévisuelles, numériques, audio et sociales, touchant un large public à un rythme que peu d’organes médiatiques ont atteint».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord de joint-venture initial avait été conclu par News Corporation, qui contrôlait alors Sky.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retrait de la diffusion d’informations au Moyen-Orient fait suite à une décision similaire prise en Australie. Comcast, société américaine qui a acquis Sky en 2018, a choisi de ne pas renouveler l’accord de licence détenu par News Corporation pour l’utilisation de la marque Sky News en Australie. Sky News Australia deviendra News24 plus tard cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, un projet de lancement d’une chaîne d’information en continu mondiale, destinée à concurrencer CNN en réunissant Sky News et NBC (propriété de Comcast)– baptisée NBC Sky World News– a été abandonné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Une joint-venture est une entente commerciale par laquelle deux ou plusieurs entreprises mettent en commun leurs ressources, compétences et capitaux pour réaliser un projet spécifique ou développer une activité.&nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CvRKgKDNF5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=aiMa8cS3cd#?secret=CvRKgKDNF5" data-secret="CvRKgKDNF5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/03/sky-news-resilie-sa-joint-venture-avec-les-emirats/">Sky News résilie sa joint-venture avec les Émirats !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/03/sky-news-resilie-sa-joint-venture-avec-les-emirats/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des Pakistanais chiites expulsés arbitrairement des Émirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/des-pakistanais-chiites-expulses-arbitrairement-des-emirats/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/des-pakistanais-chiites-expulses-arbitrairement-des-emirats/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 09:39:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Pakistanais]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18822560</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plus de 7500 Pakistanais chiites ont été arrêtées, expulsées de force des Emirats et empêchées de rapatrier leurs économies.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/des-pakistanais-chiites-expulses-arbitrairement-des-emirats/">Des Pakistanais chiites expulsés arbitrairement des Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Parmi les victimes de la guerre israélo-américaine contre l&rsquo;Iran mais dont personne ne parle figurent les Pakistanais de confession chiite expulsés arbitrairement des Émirats arabes unis.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18822560"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 7500 personnes de cette communauté qui ont été arrêtées, expulsées de force et même empêchées de ravitailler leurs économies, se retrouvent aujourd&rsquo;hui dans la précarité extrême. Même leur pays n’émet aucune critique publique contre Abou Dhabi par crainte que la situation ne s’envenime davantage étant donné que 1,8 million de Pakistanais vivent et travaillent aux Émirats et envoient chaque année plus de 6 milliards de dollars de transferts de fonds vers leur pays. Les Pakistanais chiites expulsés sont aujourd&rsquo;hui des boucs émissaires livrés à eux-mêmes !&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des villages de la région rurale de Chakwal, au Pakistan, plus de 100 musulmans chiites sont rentrés des Émirats sans emploi, sans biens et sans même accès aux économies qu’ils avaient accumulées pendant des années en travaillant à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête sur ce sujet, <a href="https://www.reuters.com/world/asia-pacific/pakistan-shiites-deported-uae-return-lost-jobs-frozen-savings-2026-05-25/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a> indique qu’ils font partie des milliers de musulmans chiites expulsés des Émirats vers le Pakistan pendant la guerre israélo-américaine contre l’Iran, une situation qui a suscité l’inquiétude au sein de la communauté chiite pakistanaise et incité Human Rights Watch à ouvrir une enquête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reuters affirme avoir examiné les documents d’immigration, les captures d&rsquo;écran de visas et les informations de vol de 103 Pakistanais se déclarant musulmans chiites expulsés et l’agence a interrogé 24 d’entre eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les interviewés ont déclaré n’avoir pu récupérer ni leurs biens ni leurs économies avant d’être embarqués dans des avions pour le Pakistan avec des dizaines d’autres musulmans chiites expulsés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reuters a également consulté une base de données compilée par le Majlis-e-Wahdat-e-Muslimeen (MWM), un groupe politique chiite pakistanais, recensant les noms de 7 500 musulmans chiites pakistanais expulsés du pays depuis le 28 février, jour du lancement des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohsin Abidi, porte-parole du groupe, a déclaré que le nombre réel est <em>«probablement bien plus élevé»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6Vy0AfJy2c"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/">Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/embed/#?secret=vSfZFoZ5su#?secret=6Vy0AfJy2c" data-secret="6Vy0AfJy2c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les expulsions des Chiites se sont accélérées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables chiites au Pakistan affirment que les expulsions se sont accélérées pendant le conflit, qui a exacerbé les tensions dans le Golfe, notamment après la riposte iranienne par des tirs de missiles et de drones vers les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reuters n’a pas été en mesure de déterminer les critères utilisés par les autorités émiraties pour sélectionner ces Pakistanais expulsés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, le ministère des Affaires étrangères des Émirats a refusé de commenter une série de questions transmises par Reuters concernant ces expulsions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère pakistanais de l’Intérieur a déclaré dans un communiqué que les Émirats <em>«n’ont expulsé personne pour des raisons sectaires»</em>, affirmant que toute expulsion était due à des <em>«violations des lois des Émirats arabes unis». </em>Pour sa part, le ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que<em> «le nombre d’expulsions est stable cette année»</em>, sans fournir davantage de précisions, dans une évidente volonté e ménager la susceptibilité des Emiratis<em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, un haut responsable du gouvernement pakistanais, s’exprimant sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet, a déclaré qu’Islamabad <em>«a examiné la situation après avoir accueilli des milliers de Pakistanais expulsés des Émirats arabes unis», </em>soulignant que la plupart d’entre eux sont chiites. Et d’ajouter que le gouvernement pakistanais n’a pas abordé publiquement la question<em> «pour des raisons diplomatiques»</em>, sans donner plus de détails.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Michael Page, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch, a déclaré que <em>«les informations faisant état d’expulsions de résidents pakistanais chiites par les Émirats arabes unis sont profondément préoccupantes»</em>, ajoutant que son organisation <em>«enquête sur ces graves allégations»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;Association des Pakistanais de l’étranger, environ 1,8 million de Pakistanais vivent et travaillent aux Émirats, envoyant chaque année plus de 6 milliards de dollars de transferts de fonds vers le Pakistan. C’est ce qui explique probablement la réaction craintive des autorités pakistanaises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est à indiquer que le pays a également joué un rôle de médiateur dans les efforts de désescalade des tensions avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’Iran, le Pakistan possède la plus grande population chiite au monde, avec environ 40 millions de personnes, soit près de 17% de la population totale. Asif Ali Zardari, président de la République islamique du Pakistan et veuf de l’ancienne Première ministre Benazir Bhutto, est chiite. Les Émirats et les autres États du Golfe sont quant à eux gouvernés par des régimes sunnites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les réseaux sociaux, des commentaires moqueurs et cyniques d’Emiratis se réjouissent de ces expulsions. L’un d’eux a écrit : <em>«Que l&rsquo;Iran chiite les fasse travailler &nbsp;!»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lgRCnmEWNl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=QPtvj3HdRZ#?secret=lgRCnmEWNl" data-secret="lgRCnmEWNl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">«Je suis revenu à la case départ»</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La répression contre les chiites aux Émirats arabes unis n’est pas nouvelle»</em>, a déclaré Falah Sayed, responsable des droits humains au sein de l’organisation Mena Rights Group, basée à Genève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que l’organisation <em>«documente depuis des années des cas d’arrestations arbitraires et de disparitions forcées visant des étrangers d’origine chiite mais que des rapports récents indiquent une intensification de cette campagne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ali Ahmed Naqvi et son épouse, Qurratul Ain, tous deux chiites, se sont installés à Dubaï en 2024 pour travailler dans le secteur technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naqvi a déclaré que sa femme avait été expulsée le 18 avril après avoir été interpellée alors qu’elle tentait de modifier son visa de travail auprès des services d’immigration suite à un changement d’emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naqvi a ajouté avoir lui aussi été interpellé alors qu’il s&rsquo;apprêtait à embarquer à bord d’un avion pour rentrer au Pakistan. Il a ensuite été conduit dans un centre de détention des Émirats où il a rencontré d’autres chiites menacés d’expulsion. Il a précisé avoir été placé dans un avion avec 93 autres détenus, tous chiites. <em>«Personne ne nous a expliqué les raisons de notre expulsion»</em>, a-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Kurram, région majoritairement chiite du nord-ouest du Pakistan, ravagée par des décennies de violences sectaires, le responsable communautaire Musarrat Hussain Bangash a indiqué que 1 500 personnes de la région avaient été renvoyées des Émirats depuis le début du conflit, la plupart étant chefs de familles nombreuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les personnes expulsés, Laiq Hussain, qui avait travaillé à Dubaï pendant 20 ans, période durant laquelle il avait acheté un petit camion et créé sa propre entreprise. <em>«En une seule journée, ou plutôt en quelques minutes, tout était fini !»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Chakwal, dans la province du Pendjab, un ancien cadre du métro de Dubaï, âgé de 38 ans, qui affirme avoir été expulsé après 16 ans passés aux Émirats, était assis avec plusieurs de ses voisins. L’un d’eux, qui avait travaillé dans le bâtiment, a raconté que des fonctionnaires émiratis l’avaient interrogé sur son salaire et ses transferts d’argent. <em>«Ils m&rsquo;ont ensuite demandé si je finançais l’Iran», </em>a-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet homme de 41 ans a souhaité rester anonyme car il espère trouver du travail dans un autre pays du Golfe. L’ancien cadre du métro a expliqué que la police lui avait confisqué ses téléphones, l’avait menotté et, après l’avoir détenu pendant neuf jours, l’avait embarqué dans un bus sombre et bondé en direction de l’aéroport. Il a conclu :<em> «Je me suis retrouvé au point de départ en un clin d&rsquo;œil»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/des-pakistanais-chiites-expulses-arbitrairement-des-emirats/">Des Pakistanais chiites expulsés arbitrairement des Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/des-pakistanais-chiites-expulses-arbitrairement-des-emirats/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Milan et Singapour lorgnent les riches qui fuient Dubaï !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/milan-et-singapour-lorgnent-les-riches-qui-fuient-dubai/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/milan-et-singapour-lorgnent-les-riches-qui-fuient-dubai/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 07:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dubaï]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Milan]]></category>
		<category><![CDATA[Singapour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18792772</guid>

					<description><![CDATA[<p>Milan et Singapour sont les deux destinations qui attirent actuellement le plus de personnes fortunées fuyant Dubaï. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/milan-et-singapour-lorgnent-les-riches-qui-fuient-dubai/">Milan et Singapour lorgnent les riches qui fuient Dubaï !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La peur de la guerre d’Iran pousse les riches expatriés de Dubaï à partir malgré un cadre de vie luxueux. La République islamique a fait des Émirats arabes unis sa première cible et ce, avant même Israël par le nombre de missiles et de drones ayant attaqué cet État du Golfe. Aujourd’hui, plusieurs pays dans les quatre coins du monde rivalisent de propositions et font tout pour valoriser leurs atouts afin d’attirer les personnes fortunées qui fuient Dubaï mais Milan et Singapour sont les deux destinations qui profitent actuellement le plus de cette situation.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18792772"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La vie à Dubaï était autrefois considérée comme l’une des plus luxueuses pour les expatriés cadres et dirigeants, indique <a href="https://www.economist.com/finance-and-economics/2026/05/18/where-expat-escapees-from-dubai-end-up" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a> dans une enquête sur le sujet. Le journal ajoute que les écoles privées étaient excellentes, les plages magnifiques, les vols avec correspondance nombreux et l’alcool légal. Les expatriés n’étaient pas imposés sur le revenu, ce qui leur permettait de profiter de leur argent sans contrôles intrusifs. Ils n’étaient pas exclus de la vie sociale, car les milliardaires chinois de la cryptomonnaie et les oligarques russes pouvaient côtoyer des banquiers occidentaux, des magnats arabes de l’immobilier et des entrepreneurs israéliens. Enfin, comme il ne pleuvait jamais, leur seule préoccupation était l’indice SPF (Sun Protection Factor) de leur crème solaire qui mesure l’efficacité de la crème à bloquer les rayons UVB, responsables des coups de soleil et du développement du cancer de la peau.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">Des avantages désormais mis en balance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout cela reste vrai près de trois mois après l’attaque américano-israélienne contre l’Iran de l’autre côté du Golfe. Mais ces avantages doivent désormais être mis en balance avec la menace de missiles et de drones iraniens s’abattant sur des hôtels, des complexes résidentiels de luxe ou –comme cela semble avoir été le cas le 18 mai– la seule centrale nucléaire des Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la plupart de ces attaques aient été interceptées avant de causer des dégâts importants à Dubaï et dans d’autres régions des Émirats, de nombreux expatriés sans liens étroits avec le pays ont préféré partir plutôt que d’attendre que d’autres missiles déjouent la défense aérienne nationale. Certains ont réussi à obtenir des places sur les derniers vols pour l’Amérique ou l’Europe, tandis que d’autres ont conduit pendant des heures jusqu’à Mascate, dans le Sultanat d’Oman voisin, à la recherche d’autres voies d’évacuation. Beaucoup espéraient rentrer une fois les hostilités terminées mais face à la poursuite et à l’intensification des opérations, nombreux sont ceux qui recherchent désormais un refuge nouveau, plus calme et plus sûr. Où vont-ils ? Et reviendront-ils un jour ?</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PNLMpfIOwV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/business-et-securite-dans-les-pays-du-golfe-le-basculement/">Business et sécurité dans les pays du Golfe | Le basculement !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Business et sécurité dans les pays du Golfe | Le basculement ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/business-et-securite-dans-les-pays-du-golfe-le-basculement/embed/#?secret=SmtBJhvIA5#?secret=PNLMpfIOwV" data-secret="PNLMpfIOwV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">3 et 4 millions d’expatriés fortunés et leurs familles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ne publient pas de statistiques détaillées sur leurs résidents étrangers mais les estimations suggèrent qu’avant la guerre, entre 3 et 4 millions des 12 millions d’habitants du pays étaient des expatriés fortunés et leurs familles. Parmi eux, on comptait plus de 240 000 millionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dubaï ayant toujours abrité la plus grande part de ces expatriés, c’est probablement la ville qui connaîtra aujourd’hui le plus grand nombre de départs. Dominic Volek du cabinet Henley &amp; Partners, qui conseille les professionnels mobiles fortunés, indique que les demandes de renseignements concernant d’autres destinations de la part des résidents des Émirats ont augmenté de plus de 40% ces dernières semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-François Harvey, du cabinet Harvey Law Group, un cabinet d’avocats international spécialisé en droit de l’immigration, affirme que plus de 35 pays rivalisent désormais pour attirer les particuliers fortunés et les entrepreneurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les destinations traditionnelles comme la Nouvelle-Zélande (qui, selon un consultant, est au bout du monde, souvent autosuffisante et hors de portée d’une explosion nucléaire) et Malte sont confrontées à la concurrence de pays comme les Maldives, qui lancent cette année un programme de résidence permanente pour les investisseurs, et l’Argentine, qui devrait prochainement accorder la citoyenneté aux investisseurs fortunés. Le 24 avril, la Turquie a proposé une exonération de 20 ans d’impôt sur les revenus et les plus-values ​​à l’étranger pour certains ressortissants étrangers. M. Harvey indique que depuis le début de la guerre, une douzaine de clients ont obtenu la nationalité turque en acquérant un bien immobilier dans le pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Milan, une destination particulièrement prisée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs consultants, Milan est une destination particulièrement prisée. Roberto Bonomi, avocat fiscaliste milanais au sein du cabinet britannique Withers, qui représente une clientèle fortunée, confirme: <em>«On observe une augmentation des départs de Dubaï»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diletta Giorgolo, de Sotheby’s International Realty, agence immobilière de luxe, constate que l’intérêt pour l’Italie en provenance de la région du Golfe a fortement progressé ces derniers mois par rapport à l’année précédente. Elle explique que les demandes initialement axées sur les locations de courte durée sont de plus en plus motivées <em>«non seulement par des considérations à court terme mais aussi par une planification de style de vie et un investissement à long terme»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à des destinations concurrentes plus discrètes, Milan, capitale italienne de la mode et de la finance, offre le faste, le glamour et les réseaux d’affaires recherchés par ceux qui souhaitent faire fructifier leur patrimoine plutôt que de simplement le dépenser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières années, des fonds spéculatifs américains comme Millennium Management ont ouvert des bureaux dans la ville, permettant ainsi aux traders et gestionnaires de portefeuille fortunés de profiter des avantages fiscaux italiens pour les hauts revenus, qui exigent un versement annuel relativement modeste de 300 000 € (349 000 $) sur leurs revenus bruts étrangers. Les parents peuvent désormais choisir parmi des écoles internationales américaines, britanniques, canadiennes, françaises et allemandes. Le climat y est également très agréable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Bonomi précise que les citoyens de l’Union européenne (UE) peuvent s’installer à Milan à leur convenance, ce qui explique la popularité de la ville auprès des Européens ayant quitté Dubaï.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les non-Européens, le moyen le plus courant d’obtenir un permis de séjour en Italie est d’investir 250 000 € dans une start-up italienne ou 500 000 € dans une entreprise italienne plus importante et mieux établie. Ils peuvent également faire un don d’un million d’euros à une organisation caritative italienne ou placer deux millions d’euros en obligations d’État italiennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Singapour, une autre alternative intéressante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Singapour constitue une autre alternative intéressante, notamment pour les Asiatiques. Cette cité-État a perdu du terrain face à Dubaï ces dernières années en termes d’attrait pour les personnalités influentes d’Inde et de Chine continentale, séduites par le prestige de l’émirat, la souplesse de sa réglementation et les opportunités immobilières. À l’inverse, les coutumes sociales plus strictes de Singapour et l’obsession du gouvernement pour une image impeccable donnaient à la ville une apparence <em>«conservatrice ou rigide»</em> par rapport à Dubaï.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’image officielle et engagée de Singapour, conjuguée à un gouvernement efficace, un système juridique prévisible et une infrastructure de gestion de patrimoine bien établie, apparaît aujourd’hui comme un atout. Les grandes banques singapouriennes, telles que OCBC, passent à côté d’une forte augmentation des flux de capitaux nets en provenance de Dubaï. Les importations d’or de Singapour en provenance des Émirats ont quadruplé depuis janvier, les particuliers fortunés transférant leurs avoirs en lingots.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ryan Lin, du cabinet Bayfront Law à Singapour, indique que les demandes de renseignements de nouveaux clients ont bondi d’un tiers ces deux derniers mois. Il ajoute que ses clients actuels, principalement des Chinois récemment enrichis, sont de plus en plus intéressés par un départ du Moyen-Orient. Les Indiens fortunés –dont quelque 3 500 quittent chaque année le pays avec un million de dollars ou plus déposés en banque– reconsidèrent également Singapour. Mukesh Ambani, l’homme le plus riche d’Inde, y a ouvert un bureau de gestion de patrimoine familial en 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, des villes comme Milan et Singapour, malgré leurs nombreux avantages, ne constituent pas toujours des alternatives idéales par rapport à Dubaï. Les Russes fortunés sont mal vus en Italie (et dans le reste de l’Europe) tant que Vladimir Poutine mène la guerre en Ukraine. D’autres étrangers fortunés craignent que les élections de l’année prochaine n’amènent un gouvernement abolissant l’impôt forfaitaire, car l’administration actuelle, favorable aux plus riches, s’est déjà sentie contrainte de relever cette année le seuil d’imposition sur les revenus étrangers, initialement fixé à 200000 € il y a deux ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Singapour, de son côté, prélève un impôt effectif sur le revenu de 24% et impose des surtaxes importantes sur les ventes immobilières à des étrangers. Le pays a également durci sa réglementation suite à un scandale de blanchiment d’argent de 3 milliards de dollars en 2023 et pourrait se montrer réticent à laisser des fonds suspects transiter par Dubaï sans un contrôle approfondi. Une loi adoptée en 2024 autorise la police à examiner les déclarations fiscales et douanières. Ces dernières années, 80 % des demandes d’agrément déposées par des entreprises de cryptomonnaies à Singapour ont été rejetées ou retirées, selon le Groupe d’action financière (Gafi), l’organisme international de lutte contre le blanchiment d’argent. <em>«Certains investisseurs appréciaient les Émirats arabes unis car on y posait peu de questions»</em>, explique un banquier basé à Singapour. Transférer leur patrimoine dans cette métropole asiatique pourrait donc s’apparenter à un <em>«examen médical humiliant et intrusif»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Lin estime que <em>«la richesse en cryptomonnaies restera au Moyen-Orient»</em>. Un gestionnaire de patrimoine étranger, lui-même fortuné, affirme qu’il est essentiel de rester proche de ses clients et prévoit que les équipes de son cabinet retourneront bientôt à Dubaï. De nombreuses entreprises étrangères qui ont autorisé leurs employés les plus aisés à télétravailler durant les premiers mois du conflit –même si, comme l’a souligné un banquier, <em>«domicile»</em> signifiait pour certains Milan ou Londres– s’attendent à leur retour dans leurs bureaux de Dubaï.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le temps guérit toutes les blessures»</em>, conclut un autre gestionnaire de patrimoine. C’est peut-être vrai, mais plus les plaies de la guerre restent ouvertes, plus cette expérience risque de laisser des cicatrices profondes sur le psychisme des expatriés. Par ailleurs, beaucoup préféreraient passer <em>«leur période de convalescence»</em> dans un environnement moins hostile.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/milan-et-singapour-lorgnent-les-riches-qui-fuient-dubai/">Milan et Singapour lorgnent les riches qui fuient Dubaï !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/21/milan-et-singapour-lorgnent-les-riches-qui-fuient-dubai/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La rivalité avec Riyad au cœur du retrait d’Abou Dhabi de l’Opep</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/la-rivalite-avec-riyad-au-coeur-du-retrait-dabou-dhabi-de-lopep/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/la-rivalite-avec-riyad-au-coeur-du-retrait-dabou-dhabi-de-lopep/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 08:17:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
		<category><![CDATA[Opep]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18717251</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le retrait des Émirats arabes unis de l'Opep vise à affaiblir l’Arabie saoudite qui domine cette institution.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/la-rivalite-avec-riyad-au-coeur-du-retrait-dabou-dhabi-de-lopep/">La rivalité avec Riyad au cœur du retrait d’Abou Dhabi de l’Opep</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi 27 avril 2026 qu’ils vont se retirer de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) menée par l’Arabie saoudite ainsi que l’alliance Opep+ comptant aussi la Russie et ce, à partir du 1<sup>er</sup> mai 2026. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que ce retrait des Émirats, membre depuis 1967 de l’organisation siégeant à Vienne et fondée en 1960, vise à affaiblir cette institution et par ricochet l’Arabie saoudite qui la domine. Un énième épisode dans la grande rivalité qui oppose Riyad et Abou Dhabi.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18717251"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête de <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-04-30/uae-quits-opec-how-the-united-arab-emirates-and-saudi-arabia-drifted-apart?embedded-checkout=true" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a>, la détérioration croissante des relations entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite est au cœur de la décision surprise d’Abou Dhabi de se retirer de l’Opep.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rivalité entre les deux pays s’est intensifiée au fil des années mais les répercussions de la guerre américano-israélienne contre l’Iran ont offert l’opportunité de l’annonce de mardi 28 avril 2026, selon plusieurs sources proches du dossier. L’une d’elles a comparé la situation à celle d’un <em>«petit frère»</em> qui ne souhaite plus être sous la coupe du <em>«grand frère»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre son retrait de l’Opep, les Émirats reconsidèrent leur adhésion à deux organisations régionales où l’Arabie saoudite exerce une influence considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’aucune décision définitive n’ait été prise, Abou Dhabi pourrait geler son siège au sein de la Ligue arabe, basée au Caire, et prendre une mesure similaire vis-à-vis de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), basée à Djeddah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats réexaminent également l’avenir de leur participation de longue date au Conseil de coopération du Golfe (CCG), composé de six membres. Abou Dhabi a réaffirmé, mercredi 29 avril, son engagement envers le CCG malgré les propos tenus en début de semaine par Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats, le cheikh Mohammed Ben Zayed dit MBZ, selon lesquels l’organisation traverse <em>«la période la plus fragile de son histoire»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable émirati a déclaré mercredi que les Émirats réévaluent leur rôle et leurs contributions aux organisations multilatérales mais n’envisagent pas actuellement de s’en retirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucune de ces trois organisations ne dispose d’une influence réelle significative mais un retrait soulignerait la frustration des Émirats à l’égard des autres États arabes, en particulier l’Arabie saoudite, face à ce qu’ils perçoivent comme un manque de solidarité face aux défis militaires et économiques régionaux depuis le début de la guerre d’Israël contre Gaza en 2023.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gwPZDyZCGa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=MEGKha33MB#?secret=gwPZDyZCGa" data-secret="gwPZDyZCGa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle économique différent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont présenté leur retrait de l’Opep comme une décision économique liée à leurs besoins futurs en matière de production. La compagnie pétrolière émiratie est capable de produire bien plus que son quota actuel ne le permet et ne souhaite plus solliciter l’autorisation de l’Arabie saoudite pour approcher sa capacité maximale, selon une source proche d’Abou Dhabi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, les perturbations de l’approvisionnement mondial résultant de la fermeture du détroit d’Ormuz laissent penser que les prix ne devraient pas baisser dans l’immédiat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émiratis estiment également que la demande de pétrole commencera à décliner plus rapidement que prévu par les Saoudiens en raison de la transition énergétique et souhaitent donc liquider rapidement leurs réserves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision constitue néanmoins la preuve la plus claire à ce jour que les Émirats n’hésitent plus à afficher leurs ambitions ni à nouer leurs propres alliances politiques et sécuritaires, même si celles-ci entrent en conflit avec les intérêts de l’Arabie saoudite, première économie arabe, qui se considère comme le leader du monde musulman.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous construisons un modèle économique différent, ce qui exige un nouvel alignement politique et une restructuration»</em>, a déclaré le Libanais Nadim Koteich, conseiller politique et médiatique auprès de plusieurs entités gouvernementales émiraties et ancien directeur général de la chaîne basée à Abou Dhabi <em>Sky News Arabiya</em>. Il était précédemment proche des Saoudiens et avait travaillé pour leur chaîne<em> Al Arabiya</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de MBZ intervient après des années de tensions entre lui et le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane dit MBS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux pays, alliés clés des États-Unis et disposant de fonds souverains dépassant 1000 milliards de dollars se sont opposés politiquement sur de nombreux dossiers, de la Libye au Yémen en passant par le Soudan où ils soutiennent des camps opposés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riyad accuse généralement Abou Dhabi de soutenir des groupes séparatistes, tandis que les Émirats s’inquiètent du soutien apporté par l’Arabie saoudite à certains mouvements qu’ils considèrent comme islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La concurrence économique entre les deux pays s’intensifie également, l’Arabie saoudite cherchant à faire de Riyad une place financière capable de rivaliser avec Dubaï.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des alliances opposées </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces tensions, les Émirats et l’Arabie devraient maintenir leurs relations commerciales avec des dizaines de milliards de dollars de marchandises transitant chaque année par leur frontière commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable émirati a déclaré qu’une réunion d’urgence non programmée du CCG à Djeddah, tenue presque simultanément à l’annonce de l’Opep et en présence du ministre des Affaires étrangères des Émirats, constituait un pas dans la bonne direction, sans fournir davantage de précisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision d’Abou Dhabi de quitter l’Opep devrait contribuer à consolider deux alliances régionales émergentes. La première est menée par l’Arabie saoudite et comprend l’Égypte, le Pakistan et la Turquie. La seconde regroupe les Émirats, Israël et l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue indien, le départ des Émirats de l’Opep s’apparente davantage à une rébellion politique qu’à une décision économique et pourrait fragiliser l’unité arabe, selon des responsables à New Delhi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Émirats ne souhaitent pas suivre un système dirigé par l’Arabie saoudite ou la Turquie»</em>, a déclaré Dania Zafer, directrice exécutive du Gulf International Forum à Washington qui ajoute : <em>«Les Émirats se perçoivent comme une puissance moyenne et un contrepoids aux autres»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après des sources bien informées, les Émirats ont commencé à planifier sérieusement leur retrait de l’Opep vers novembre dernier mais ce sont des désaccords sur la meilleure façon de répondre aux attaques de missiles iraniens en cas de guerre contre les États-Unis et Israël qui ont finalement déclenché cette décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont envisagé de participer à des attaques contre l’Iran et ont fait pression sur l’Onu pour obtenir son approbation afin de rouvrir de force le détroit d’Ormuz, une initiative à laquelle l’Arabie saoudite n’a pas adhéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, Riyad a soutenu activement les négociations diplomatiques et les efforts de médiation en coulisses pour résoudre le conflit.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a5eHTlHuKV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=UHZwtF66sq#?secret=a5eHTlHuKV" data-secret="a5eHTlHuKV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les relations avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certaines sources, le renforcement de la coopération militaire et de renseignement entre les Émirats et Israël a exacerbé les tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux États arabes perçoivent Israël comme une force expansionniste et déstabilisatrice au Moyen-Orient et le tiennent pour responsable d’avoir poussé les États-Unis à la guerre contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il existe des divisions au sein du Golfe. Les Émirats ne bénéficient pas du soutien unanime des autres pays pour faire face à l’Iran»</em>, a déclaré Hasan Alhasan, chercheur spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut international d’études stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats n’ont pas rejoint le conflit, actuellement soumis à un cessez-le-feu fragile, malgré les dégâts causés par les attaques iraniennes aux infrastructures énergétiques d’Abou Dhabi et à son statut de destination touristique et d’investissement privilégiée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a lancé davantage de missiles et de drones sur les Émirats que sur tout autre État du Golfe, alimentant ainsi la colère d’Abou Dhabi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une discussion ce mois-ci avec des responsables européens, MBZ a exprimé son mécontentement face à la réponse collective des pays voisins aux attaques iraniennes, selon des sources bien informées. Il a pointé du doigt les divisions au sein du CCG, le qualifiant de dysfonctionnel, selon certaines sources, ajoutant qu’il renforcerait la coopération avec les États-Unis et Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le moment opportun</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Gargash, conseiller de MBZ, a déclaré que l’échec de la stratégie d’endiguement de l’Iran par le Golfe avant le début de l’offensive américano-israélienne démontrait que des organisations comme le CCG n’étaient plus adaptées à leur mission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que le Conseil, qui regroupe les Émirats, l’Arabie, Oman, le Qatar, Bahreïn et le Koweït, <em>«se trouve au plus bas de son histoire, compte tenu de la nature de l’attaque et de la menace qu’elle représente pour tous»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de quitter l’Opep témoigne de la réussite des Émirats dans la diversification de leur économie, désormais moins dépendante du pétrole. Le pays dégage des excédents budgétaires, ce qui lui permet de résister à la baisse des prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement saoudien, quant à lui, a enregistré un déficit en 2023 et devrait le rester pendant plusieurs années, à moins que la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz ne fasse encore grimper les prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Koteich a déclaré que les motifs économiques d’une sortie de l’Opep étaient réunis et que les Émirats attendaient simplement <em>«le bon moment politique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre en Iran et la grave perturbation des approvisionnements énergétiques mondiaux causée par la fermeture du détroit d’Ormuz, qui a fait grimper les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, ont servi de catalyseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Cela n’aura pas d’impact majeur sur le marché car le marché souffre déjà d’une pénurie d’approvisionnement»</em>, a déclaré le ministre de l’Énergie des Émirats Suhail Al-Mazroui lors d’une interview concernant la décision de quitter l’Opep.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uXL32oJ7uV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/">Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/embed/#?secret=wOxqPWtlno#?secret=uXL32oJ7uV" data-secret="uXL32oJ7uV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/la-rivalite-avec-riyad-au-coeur-du-retrait-dabou-dhabi-de-lopep/">La rivalité avec Riyad au cœur du retrait d’Abou Dhabi de l’Opep</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/la-rivalite-avec-riyad-au-coeur-du-retrait-dabou-dhabi-de-lopep/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Irak, l’autre bras de fer entre les États-Unis et l’Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/lirak-lautre-bras-de-fer-entre-les-etats-unis-et-liran/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/lirak-lautre-bras-de-fer-entre-les-etats-unis-et-liran/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[² Basim al-Badri]]></category>
		<category><![CDATA[Asaïb Ahl al-Haq]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Kataïb Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Shia al-Sudani]]></category>
		<category><![CDATA[Nouri al-Maliki]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation Badr]]></category>
		<category><![CDATA[parti Dawa]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18677493</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourquoi l’administration Trump a suspendu les envois de dollars américains à l’Irak et gelé la coopération de sécurité avec son armée ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/lirak-lautre-bras-de-fer-entre-les-etats-unis-et-liran/">L’Irak, l’autre bras de fer entre les États-Unis et l’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’administration Trump a suspendu les envois de dollars américains à l’Irak et gelé les programmes de coopération en matière de sécurité avec son armée dans le but d’accroître la pression sur Bagdad pour qu’il démantèle les puissantes milices soutenues par l’Iran.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18677493"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/u-s-blocks-iraqs-dollar-shipments-to-squeeze-its-iran-backed-militias-3270d5af" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>, un envoi d’environ 500 millions de dollars en espèces, provenant des recettes pétrolières irakiennes détenues sur des comptes de la Réserve fédérale, a récemment été bloqué par le Trésor américain en raison des inquiétudes suscitées par ces milices.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit du deuxième envoi de ce type retardé depuis l’escalade des tensions avec l’Iran fin février, quelques semaines après que des milices ont lancé des attaques contre des positions américaines en Irak et dans les pays voisins en soutien à Téhéran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les milices de la discorde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Washington a informé Bagdad qu’il suspendrait le financement de certains programmes de lutte contre le terrorisme et de formation militaire jusqu’à ce que les attaques des milices cessent et que le gouvernement irakien prenne des mesures concrètes pour les démanteler.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures soulignent la pression croissante exercée sur Bagdad pour qu’elle s’aligne plus clairement sur les États-Unis et réduise ses liens étroits avec l’Iran depuis le début de la guerre israélo-américaine contre Téhéran, qui dure depuis près de huit semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié mardi 21 avril 2026, ne faisant aucune mention de la suspension des livraisons, la Banque centrale d’Irak a déclaré ne pas connaître de pénurie de dollars, affirmant avoir <em>«satisfait toutes les demandes de devises américaines émanant des banques et des bureaux de change».</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’invasion américaine de l’Irak en 2003, Washington a accepté de conserver les recettes pétrolières irakiennes –qui s’élèvent à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an– auprès de la Réserve fédérale de New York. Afin de réinjecter ces fonds dans l’économie irakienne. Jusqu’à 13 milliards de dollars par an sont acheminés à Bagdad en espèces pour soutenir une économie fortement dépendante des transactions en espèces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont brièvement interrompu ces livraisons en 2015, craignant que les dollars ne tombent entre les mains de l’État islamique (EI), et ont menacé à plusieurs reprises de les suspendre par la suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que l’Irak ait réduit sa dépendance au dollar, les avions transportent toujours d’importantes quantités de devises américaines vers la Banque centrale, ce qui confère à Washington un levier considérable sur Bagdad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une suspension temporaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables américains affirment que la suspension de ces livraisons est temporaire mais ils n’ont pas précisé les conditions nécessaires à leur reprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le porte-parole du département d’État Tommy Pigott a déclaré : <em>«L’incapacité du gouvernement irakien à empêcher ces attaques alors que certains de ses alliés continuent d’apporter un soutien politique, financier et opérationnel aux milices nuit aux relations américano-irakiennes. Les États-Unis ne toléreront aucune attaque contre leurs intérêts et attendent du gouvernement irakien qu’il prenne des mesures immédiates pour démanteler les groupes armés soutenus par l’Iran».</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début du conflit, les milices ont mené des centaines d’attaques de faible envergure à l’aide de drones et de roquettes, ciblant des bases militaires, des consulats et des installations diplomatiques américaines, notamment au sein de l’aéroport international de Bagdad. Washington a également imputé à des groupes soutenus par l’Iran une tentative d’attaque contre un convoi de sécurité américain transportant un otage libéré hors d’Irak au début du mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse, les États-Unis mènent des frappes aériennes contre ces groupes en Irak depuis le début de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la réduction de sa présence militaire en Irak ces dernières années, Washington continue de fournir des renseignements sur l’EI et d’apporter son soutien aux forces irakiennes en matière de formation et d’équipement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les milices les plus puissantes d’Irak, telles que l’Organisation Badr, Kataïb Hezbollah et Asaïb Ahl al-Haq, exercent une influence considérable au sein du gouvernement et du secteur financier. L’Irak est actuellement en négociations pour la nomination d’un nouveau Premier ministre, sous la pression de ces milices et de Téhéran qui souhaitent la désignation d’une personne maintenant des liens étroits avec l’Iran. Certaines de ces factions ont également été formellement intégrées aux forces armées, ce qui complique la tâche de tout Premier ministre souhaitant les affronter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’actuel Premier ministre, Mohammed Shia al-Sudani, en fonction depuis 2022, sollicite le soutien de Washington pour un second mandat, tout en évitant une confrontation directe avec les milices.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump dicte sa loi </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces groupes bénéficient également de l’accès de l’Irak aux dollars américains. En 2023 et 2024, le département du Trésor américain a sanctionné plus de 20 banques irakiennes pour leur implication dans le transfert illégal de dollars depuis les comptes irakiens auprès de la Réserve fédérale, via des transactions frauduleuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la suite, des milices ont été impliquées dans l’achat en Irak d’importantes quantités de cartes Mastercard et Visa préchargées, qu’elles ont ensuite transférées aux Émirats arabes unis et dans les pays voisins pour retirer l’argent en dollars avant de le renvoyer en Irak et de le convertir en dinars afin de profiter des fluctuations du taux de change, selon le département du Trésor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces milices trouvent leurs origines dans le chaos qui a suivi l’invasion américaine il y a plus de vingt ans. Elles ont émergé pour défendre les zones chiites et affronter les groupes armés sunnites et ont combattu les forces américaines que leurs dirigeants ont qualifiées d’occupation. L’Iran a fourni des armes à nombre de ces groupes avant de jouer un rôle important dans la lutte contre Daech en 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier dernier, le président Trump avait averti qu’il suspendrait l’aide américaine à l’Irak si l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, proche allié de l’Iran, revenait au pouvoir. Maliki s’est récemment retiré de la course et sa coalition, connue sous le nom de Cadre de coordination, a désigné un autre candidat, Basim al-Badri, figure du parti Dawa.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/lirak-lautre-bras-de-fer-entre-les-etats-unis-et-liran/">L’Irak, l’autre bras de fer entre les États-Unis et l’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/lirak-lautre-bras-de-fer-entre-les-etats-unis-et-liran/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/larabie-saoudite-punit-les-operateurs-economiques-emiratis/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/larabie-saoudite-punit-les-operateurs-economiques-emiratis/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 08:19:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Faisal bin Farhan]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18316946</guid>

					<description><![CDATA[<p>La colère saoudienne contre les Émirats arabes unis  affecte désormais le monde des affaires, très sensible à Dubaï.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/larabie-saoudite-punit-les-operateurs-economiques-emiratis/">L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La colère saoudienne contre les Émirats arabes unis semble ne pas se limiter à la sphère de la géopolitique régionale mais affecte désormais le monde des affaires. De plus en plus de cadres d’entreprises émiraties ou établies aux Émirats se voient refuser le visa d’entrée en Arabie saoudite, plus grand marché régional. Les autorités saoudiennes accentuent aussi la pression sur les multinationales pour déménager leurs sièges régionaux à Riyad. Les Saoudiens possèdent également un autre levier, ils sont de grands investisseurs dans le secteur immobilier dans les Émirats. Pour le moment, Abou Dhabi courbe l’échine en attendant que la tempête passe. </em></strong><em>(Ph. Dubaï)</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18316946"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.ft.com/content/c8bba149-8ce2-4ed7-b7a6-dd0e214f1600" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> a publié un article d’Ahmed Al Omran, Simeon Kerr et Andrew England indiquant que la crise saoudo-émiratie liée au Yémen et à d’autres questions régionales suscite des inquiétudes quant à son impact sur le commerce et les relations entre les deux pays. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal britannique ajoute que des dirigeants émiratis craignent que cette crise n’affecte leurs activités, certaines entreprises ayant signalé le rejet de demandes de visa pour leurs employés ces dernières semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions entre les deux anciens alliés se sont exacerbées en décembre après que Riyad a accusé les Émirats de soutenir une faction séparatiste yéménite ayant lancé une attaque contre des groupes soutenus par l’Arabie saoudite. Dès lors, des employés de banques, de cabinets de conseil en management, de cabinets d’avocats et de sociétés de services pétroliers et gaziers rencontrent des difficultés pour obtenir un visa saoudien depuis les Émirats, selon plusieurs personnes dont les entreprises sont directement concernées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pressions sur le monde des affaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite encourage activement les entreprises à relocaliser leurs activités et leurs employés des Émirats vers le Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Bien sûr, nous sommes préoccupés, mais le monde des affaires a fait preuve d’une grande ingéniosité pour trouver des solutions alternatives»</em>, a déclaré le dirigeant d’une entreprise de services maritimes dont les employés se sont vu refuser des visas ce mois-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme d’autres, ce dirigeant a indiqué n’avoir reçu aucune explication quant à ces refus, ajoutant espérer que le problème soit temporaire compte tenu des liens économiques étroits unissant les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable saoudien a insisté sur le fait qu’il n’y avait eu aucun changement dans les procédures de visa. Pour leur part, les Émirats n’ont pas répondu à une demande de commentaires du <em>FT</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants émiratis ont perçu le ton conciliant des propos tenus cette semaine par le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères, comme un signe de la volonté de Riyad d’apaiser les tensions. <em>«La relation avec les Émirats arabes unis est, de notre point de vue, extrêmement importante»</em>, a déclaré Bin Farhan aux journalistes, avant d’ajouter : <em>«Elle constitue un élément clé de la stabilité régionale et le Royaume est donc toujours soucieux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un dirigeant d’entreprise émirati a affirmé que la situation concernant les visas a commencé à s’améliorer au cours de la semaine écoulée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise entre les deux voisins s’est intensifiée après que Riyad, considérant l’avancée des séparatistes yéménites comme une menace pour sa sécurité nationale, a bombardé des dépôts d’armes et des véhicules qu’elle accusait Abou Dhabi d’avoir fournis à cette faction. Les Émirats ont fini par retirer leurs forces du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux voisins sont intervenus dans la guerre civile yéménite en 2015 pour combattre les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, mais ils ont soutenu des factions différentes et rivales. Le différend concernant le Yémen et d’autres questions régionales a engendré la plus grave crise des relations entre les deux puissances du Golfe depuis des années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les analystes n’anticipent pas une escalade comparable à celle de la dernière crise du Golfe en 2017, lorsque l’Arabie saoudite et les Émirats avaient mené un blocus régional contre le Qatar, l’accusant de soutenir des groupes islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> a souligné que les échanges commerciaux entre l’Arabie saoudite et les Émirats dépassent les 20 milliards de dollars et que de nombreuses entreprises utilisent Dubaï comme plaque tournante pour desservir le Royaume, qui compte la plus grande population de la région du Golfe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Restrictions aux demandes de visa</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces tensions ont suscité des inquiétudes au sein de la communauté des affaires. Un banquier basé aux Émirats a déclaré que son établissement se préparait à une tournée promotionnelle en Arabie saoudite lorsqu’une demande de visa pour l’un de ses employés a été rejetée. Il a ajouté : <em>«Nous ne sommes pas les seuls. D’autres banques rencontrent le même problème»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon deux consultants, ces difficultés sont contournées par l’utilisation de visas ordinaires délivrés à l’arrivée, permettant ainsi aux cadres ou à leurs représentants de rencontrer des clients dans le Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre source a indiqué que d’autres entreprises s’interrogent sur la légalité du travail de leurs employés avec des visas touristiques, qualifiant la situation d’impasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre dirigeant a déclaré que les citoyens d’une demi-douzaine de pays, dont la Jordanie, l’Égypte, le Pakistan et l’Inde, rencontrent des difficultés depuis environ un an pour obtenir des visas de travail à entrées multiples pour l’Arabie saoudite lorsqu’ils font leur demande depuis les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le royaume impose des restrictions aux demandes de visa pour les musulmans pendant le pèlerinage du Hajj afin de contrôler le nombre de visiteurs. Il a été noté que certaines autres nationalités ont commencé à rencontrer des problèmes similaires en octobre. Cependant, en décembre et janvier, avec l’escalade des tensions entre l’Arabie saoudite et les Émirats, le problème s’est aggravé, le nombre de refus augmentant fortement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable régional d’une grande entreprise a indiqué que l’Arabie saoudite a récemment intensifié ses efforts de longue date pour persuader les entreprises émiraties ayant d’importantes activités dans le royaume de transférer leur personnel à Riyad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2024, l’Arabie saoudite exige des multinationales qu’elles transfèrent leur siège régional à Riyad pour obtenir des contrats gouvernementaux. Cette mesure a suscité des inquiétudes chez certaines entreprises internationales implantées à Dubaï depuis des décennies. Nombre d’entre elles ont restructuré leurs activités pour se conformer à cette décision, compte tenu de l’importance de leurs activités dans le Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux inquiétudes et à la controverse actuelle, la plupart des chefs d’entreprise estiment que les répercussions négatives sur leurs activités seront de courte durée, compte tenu des liens commerciaux étroits entre l’Arabie saoudite et les Émirats. Les Saoudiens sont également d’importants investisseurs aux Émirats, notamment dans le secteur immobilier de Dubaï.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les Émirats s’efforcent d’apaiser les tensions, des Émiratis disposant d’une forte présence sur les réseaux sociaux ont reçu des avertissements informels de la part de représentants du gouvernement, les exhortant à ne pas répondre aux critiques saoudiennes de plus en plus nombreuses en ligne. L’un d’eux a déclaré qu’il leur a été conseillé de ne pas se mêler aux problèmes liés à la crise actuelle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="t6dHJ7uiCX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/larabie-saoudite-ecrase-les-secessionistes-yemenites-soutenus-par-les-emirats/">L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/larabie-saoudite-ecrase-les-secessionistes-yemenites-soutenus-par-les-emirats/embed/#?secret=WNLNliAZFW#?secret=t6dHJ7uiCX" data-secret="t6dHJ7uiCX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FtUI8RtrTr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=dvyDhZTeHd#?secret=FtUI8RtrTr" data-secret="FtUI8RtrTr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fSziTi3qp6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=cJknO5Xrjq#?secret=fSziTi3qp6" data-secret="fSziTi3qp6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/larabie-saoudite-punit-les-operateurs-economiques-emiratis/">L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/larabie-saoudite-punit-les-operateurs-economiques-emiratis/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 09:47:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Hemedti Degalo]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[Khalifa Haftar]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Somaliland]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18211639</guid>

					<description><![CDATA[<p>Grâce à une politique étrangère offensive, les Émirats arabes unis se sont constitué une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Émirats arabes unis mènent une politique étrangère offensive et sont parvenus à se constituer une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique, une stratégie mise en lumière après une rare escalade militaire avec l’Arabie saoudite au Yémen la semaine dernière. Le «rôle» des Émirats suscite interrogations et inquiétudes.</em></strong> <em>(Photo : Fumée s&rsquo;élevant à la suite d&rsquo;une frappe aérienne menée par l&rsquo;Arabie saoudite et qui visait ce qu&rsquo;elle décrivait comme des séparatistes du sud soutenus par les Émirats arabes unis, dans le port de Mukalla, au sud du Yémen).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri </strong>&nbsp;</p>



<span id="more-18211639"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Abou Dhabi a eu recours à des alliances avec des États ou des groupes interposés, à des interventions militaires et à un soutien financier, principalement pour contrer ce qu’il perçoit comme la menace déstabilisatrice de l’islam politique, et plus particulièrement des groupes liés aux Frères musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De hauts responsables émiratis ont présenté cette stratégie comme un moyen de renforcer les États face aux extrémistes mais des experts de l’Onu et des responsables occidentaux affirment que cette approche a parfois exacerbé les conflits et renforcé le pouvoir des dirigeants autoritaires, une allégation que les Émirats démentent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.reuters.com/world/middle-east/uae-foreign-policy-spotlight-after-yemen-escalation-2025-12-31/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a> a fait un tour d’horizon sur l’implication des Émirats dans des pays clés.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">Yémen</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont annoncé le retrait de leurs forces du Yémen en 2019 mais ils ont conservé leur influence par le biais du Conseil de transition du Sud (CTS), une entité sécessioniste qu’Abou Dhabi a formé et armé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats considèrent le CTS comme un partenaire essentiel pour garantir l’accès maritime et un rempart contre le parti Islah, composante clé du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite, que les Émirats perçoivent comme une émanation des Frères musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Égypte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis que les Frères musulmans ont été renversés en 2013, Abou Dhabi est le principal bailleur de fonds du Caire et voit en l’Égypte séculariste un rempart contre le retour des islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le fonds souverain des Émirats, ADQ Holding, a signé un accord de 35 milliards de dollars pour l’aménagement d’une importante portion du littoral méditerranéen égyptien, un apport crucial de devises à un moment où le Caire était confronté à des difficultés financières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur méfiance commune envers les Frères musulmans sous-tend leur alliance politique qui les a vus coordonner leur boycott du Qatar en 2017 et leur opposition à l’influence turque en Libye, sachant que le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir en Turquie, entretient des liens étroits avec les Frères musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soudan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité des sanctions de l’Onu a décrit les allégations selon lesquelles les Émirats ont fourni un soutien militaire aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan comme crédibles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des analystes, les Émirats se méfient du commandant des forces armées soudanaises (armée régulière), le général Abdel Fattah Al-Burhan, en raison de la présence, dans ses rangs, d’islamistes issus du régime de l’ancien homme fort soudanais Omar El-Béchir. Les Émirats considèrent Hemedti Degalo comme un contrepoids à Burhan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des protagonistes, dont les États-Unis et des organisations de défense des droits humains, ont accusé les FSR de crimes contre l’humanité et de massacres à caractère ethnique dans la région du Darfour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont nié catégoriquement avoir fourni des armes aux FSR, déclarant dans des lettres adressées à l’Onu que ces accusations manquaient de preuves et affirmant que leur rôle était purement humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tchad</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont renforcé leurs liens sécuritaires et économiques avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby en signant un accord de coopération militaire en 2023 et en fournissant des véhicules blindés à cet État du Sahel qu’ils considèrent comme un rempart contre les insurgés islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’attention s’est portée sur l’aéroport isolé d’Amdjarass, près de la frontière soudanaise, où Reuters a signalé une forte augmentation du trafic de vols cargo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les Émirats affirment y gérer un hôpital de campagne et acheminer de l’aide aux réfugiés soudanais, le comité des sanctions de l’Onu et des responsables occidentaux allèguent que la piste d’atterrissage sert de plaque tournante logistique essentielle pour l’approvisionnement en armes des FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien entendu, les Émirats démentent ces accusations, affirmant que leurs opérations sont purement humanitaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libye</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des experts de l’Onu, les Émirats ont été le principal soutien étranger du commandant de l’est libyen, Khalifa Haftar, en fournissant un appui aérien et du matériel à l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée lors de son offensive de 2019 sur Tripoli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif était de renverser le Gouvernement d’union nationale (GNA), internationalement reconnu et basé à Tripoli, qui comprenait des factions liées aux Frères musulmans et bénéficiait du soutien militaire de la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la guerre civile demeure dans une impasse fragile, les Émirats continuent de jouer un rôle de médiation clé en maintenant des liens étroits avec les factions de l’est et la famille Haftar et en poursuivant des efforts diplomatiques pour former un gouvernement exempt de ce qu’ils qualifient de <em>«milices extrémistes»</em>. Cependant, l’alliance de Haftar comprend des groupes salafistes radicaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, les Émirats ont rompu avec des décennies de consensus arabe en normalisant leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham négociés par les États-Unis, une démarche que l’Arabie saoudite a jusqu’à présent refusée sans une perspective d’État palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord a officialisé une alliance stratégique contre des adversaires communs, notamment l’Iran et les groupes islamistes comme le Mouvement de résistance islamique palestinien (Hamas).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la guerre de Gaza ait entraîné une baisse du soutien populaire, les responsables émiratis ont critiqué à plusieurs reprises la conduite militaire israélienne mais ont maintenu leurs relations diplomatiques avec Israël, considérant cette relation comme un outil important d’influence régionale et un canal privilégié vers Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Somaliland</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats se sont efforcés de tisser des liens économiques et sécuritaires étroits avec la république autoproclamée du Somaliland, Abou Dhabi ayant souvent perçu le gouvernement fédéral somalien de Mogadiscio comme étant étroitement lié au Qatar et à la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un élément central de cette stratégie est l’investissement de 442 millions de dollars de DP World pour développer et exploiter le port de Berbera, créant ainsi une alternative stratégique à Djibouti sur le golfe d’Aden.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2017, le parlement du Somaliland a voté en faveur de l’autorisation pour les Émirats de construire une base militaire à Berbera. Bien que la base ait été ultérieurement désignée à des fins civiles, les Émirats continuent d’y former des forces de sécurité tout en maintenant une présence consulaire à Hargeisa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, Israël est devenu le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance du Somaliland, une avancée diplomatique facilitée par Abou Dhabi, selon Axios, qui cite des responsables israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est également à signer que les Émirats sont le seul État arabe à s’être abstenu concernant la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne de reconnaître le Somaliland.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B4qznpulpp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=IqgRQ1ePz9#?secret=B4qznpulpp" data-secret="B4qznpulpp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Yémen &#124; Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 09:01:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hamedti Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18168073</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Saoudiens, excédés par l'activisme militaire de leurs voisins, ont bombardé des cargaisons d’armes au Yémen en provenance des Émirats arabes unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est du jamais vu ! D’habitude, entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, les différends se règlent très discrètement et en sourdine. Cette fois-ci, les Saoudiens, excédés, ont frappé et ont clamé haut et fort leur colère. Ils ont bombardé des cargaisons d’armes au Yémen en provenance des Émirats arabes unis </em></strong><em>(Photo)</em><strong><em>. Abou Dhabi a aussitôt démenti la présence d’armes dans les cargaisons et dit avoir retiré immédiatement ce qui reste de ses troupes au Yémen. Comme au Soudan où ils nient catégoriquement participer à la guerre en soutenant Hamedti Dagalo, leurs déclarations sont toujours à prendre avec des pincettes. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18168073"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête parue dans le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/30/saudi-arabia-yemen-strikes-uae-mukalla/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>, Claire Parker et Abbie Cheeseman rapportent que cet épisode marque une escalade sans précédent des tensions entre les deux puissances rivales du Golfe. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite a lancé une frappe aérienne sur la ville portuaire de Mukalla, dans le sud du Yémen, tôt mardi matin, 30 décembre 2025, ciblant ce qu’elle a présenté comme des cargaisons d’armes destinées à une force séparatiste soutenue par les Émirats arabes unis. Cette force séparatiste s’était efforcée ces dernières semaines de consolider son emprise territoriale sur le sud du Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux puissances du Golfe officiellement opposées aux rebelles houthis soutenus par l’Iran au Yémen mais dont les objectifs dans ce pays notamment et dans la région en général divergent de plus en plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Saoudiens excédés par les Emiratis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié mardi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a fermement condamné son ancien allié, affirmant que le Royaume <em>«considère toute menace à sa sécurité nationale comme une ligne rouge et n’hésitera pas à prendre toutes les mesures nécessaires pour contrer une telle menace»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général de brigade Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenant le gouvernement yéménite internationalement reconnu, a déclaré que la frappe avait eu lieu après l’arrivée, durant le week-end, à Mukalla de deux navires partis du port émirati de Fujairah sans autorisation et dont les transpondeurs avaient été désactivés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Maliki a ajouté : <em>«Le port a été fermé et tout le personnel local a été évacué. Les équipages des deux navires ont ensuite déchargé une importante quantité d’armes et de véhicules blindés.»</em> Il a précisé que ces armes étaient destinées au Conseil de transition du Sud, mouvement séparatiste implanté dans les provinces orientales d’Hadramaout et d’Al-Mahra, et que les autorités saoudiennes avaient mis en garde de hauts responsables des Émirats arabes unis contre la poursuite de ce transfert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à leur refus d’obtempérer, Al-Maliki a déclaré : <em>«Les forces aériennes de la coalition ont mené une opération militaire limitée ciblant des armes et des véhicules de combat déchargés des deux navires au port de Mukalla»</em>. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, et authentifiées par Storyful, montrent de la fumée s’échappant des châssis noirs de plusieurs véhicules militaires au port.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué publié mardi, le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a réagi en contestant la version des faits donnée par l’Arabie saoudite concernant le rôle des Émirats au Yémen et a rejeté les allégations selon lesquelles il aurait fait pression sur une quelconque partie yéménite pour mener des opérations militaires menaçant l’Arabie saoudite ou ses frontières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retrait des troupes émiratis du Yémen</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué exprime sa surprise face à la frappe et dément que la cargaison à destination du Yémen contienne des armes. Il précise que les véhicules à bord des navires n’étaient pas destinés à une quelconque partie yéménite mais aux forces émiraties déjà présentes au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la suite, le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a annoncé son intention de retirer ses dernières équipes antiterroristes présentes au Yémen. Les Émirats ont retiré la majeure partie de leurs forces du Yémen en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le porte-parole adjoint du département d’État américain, Tommy Pigott, a déclaré mardi dans un communiqué que le secrétaire d’État Marco Rubio s’était entretenu avec son homologue saoudien au sujet de la situation au Yémen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Washington appelle à la retenue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump est restée largement silencieuse face à l’escalade des tensions entre ses alliés du Golfe ces dernières semaines. M. Rubio a déclaré que les États-Unis étaient <em>«préoccupés par les récents événements dans le sud-est du Yémen»</em>. Il a ajouté : <em>«Nous appelons à la retenue et à la poursuite des efforts diplomatiques dans le but de parvenir à une solution durable»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette escalade intervient après l’offensive menée, au début du mois, par les forces loyales au Conseil de transition du Sud (CTS), qui ont conquis les gouvernorats d’Hadramaout et d’Al-Mahra, chassant les forces soutenues par l’Arabie saoudite lors d’une opération visant à s’emparer de vastes portions du Yémen frontalières de l’Arabie saoudite et d’Oman. Le CTS, créé en 2017, fait partie du Conseil de direction présidentiel, une alliance fragile de personnalités politiques du sud du Yémen qui, ensemble, forment le pouvoir exécutif du gouvernement internationalement reconnu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les membres du CTS et leurs alliés du Golfe partagent l’objectif de contrer les Houthis, le mouvement rebelle soutenu par l’Iran qui s’est emparé de la capitale, Sanaa, en 2014, déclenchant une guerre civile. L’Arabie saoudite soutient un Yémen unifié, tandis que le CTS, soutenu par les Émirats, cherche à rétablir un État indépendant dans le sud du Yémen, qui a existé pendant près de vingt ans avant l’unification en 1990.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’offensive éclair du CTS ce mois-ci semble avoir pris l’Arabie saoudite par surprise et les tensions n’ont cessé de s’exacerber tandis que Riyad évaluait sa riposte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de semaine dernière, l’Arabie saoudite a ciblé une zone de la province de Hadramaout où les forces du CTS tentaient de progresser, lors d’une frappe qualifiée d’avertissement par les médias pro-saoudiens. Samedi, Maliki a menacé d’une intervention de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite si le CTS ne se retirait pas du territoire qu’il avait conquis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed Naji, analyste principal pour le Yémen au sein de l’International Crisis Group, a déclaré lors d’un entretien téléphonique, après sa rencontre avec des responsables saoudiens et yéménites à Riyad la semaine dernière, que les récents efforts diplomatiques pour contenir la crise avaient échoué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que la déclaration saoudienne de mardi, dans laquelle Riyad accusait directement le gouvernement des Émirats arabes unis d’être à l’origine de l’attaque du Conseil de transition du Sud, constituait l’avertissement le plus ferme jamais adressé aux Émirats arabes unis par le Royaume.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9Iv8bh4eYD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/les-emirats-vont-ils-enfin-lacher-hemedti-dagalo/">Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/les-emirats-vont-ils-enfin-lacher-hemedti-dagalo/embed/#?secret=u4WuWhUphv#?secret=9Iv8bh4eYD" data-secret="9Iv8bh4eYD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deux pays puissants et arrogants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration indiquait :<em> «Les mesures prises par les Émirats arabes unis sont extrêmement dangereuses et contraires aux principes fondateurs de la Coalition pour le soutien à la légitimité au Yémen. Elles ne servent pas l’objectif de la Coalition, qui est d’assurer la sécurité et la stabilité du Yémen»</em>, faisant référence à la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère saoudien des Affaires étrangères a également appuyé mardi l’appel du gouvernement yéménite, reconnu internationalement, exigeant le retrait des forces émiraties du pays dans les 24 heures et a demandé aux Émirats arabes unis de cesser tout soutien militaire et financier à toute partie présente au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Rashad Al-Alimi, chef du Conseil de direction présidentiel soutenu par Riyad, a annulé un accord de défense conjoint avec les Émirats arabes unis, décrété l’état d’urgence pour 90 jours au Yémen et imposé un blocus aérien, maritime et terrestre de 72 heures sur tous les ports et points de passage frontaliers. Il a également ordonné le retrait de toutes les forces stationnées à Hadramaout et à al-Mahra et leur remise de leurs positions à une force soutenue par l’Arabie saoudite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre membres du Conseil de direction présidentiel ont condamné les mesures prises par Al-Alimi, notamment l’annulation de l’accord de défense et l’expulsion des forces émiraties du pays. Hisham al-Jabri, chef de cabinet de l’un des membres du Conseil, Faraj Salmeen Al-Bahsani, a déclaré par SMS s’attendre à ce que la frappe de mardi accélère les efforts du Conseil de transition du Sud pour proclamer un État indépendant dans le sud du Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Farea al-Muslimi, chercheuse à Chatham House à Londres, la rupture naissante entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis aura des répercussions importantes pour la région. Elle a déclaré: <em>«Ce sont des pays puissants. Ils possèdent des armes. Ils n’ont pas de parlement. Il est impossible de les tenir responsables et ils sont très arrogants. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ne se sont jamais attaqués de la sorte auparavant. C’est très dangereux»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adam Baron, chercheur associé à la New America Foundation à Washington, a déclaré que l’Arabie saoudite et les Émirats partagent une étroite affinité stratégique avec les États-Unis mais que leurs stratégies régionales respectives s’opposent de plus en plus. <em>«Nous l’avons constaté au Yémen, au Soudan et en Somalie. Nous l’avons constaté en mer Rouge et nous constatons maintenant –bien qu’inévitablement et encore relativement limité pour l’instant– une escalade de ces tensions»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Divergence des stratégies régionales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">M. Baron a indiqué que la divergence des stratégies régionales est apparue publiquement sur plusieurs fronts ces dernières semaines, citant notamment les développements au Soudan et en Somalie. Il a noté que le président Donald Trump avait déclaré le mois dernier que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait demandé à Washington de travailler à une solution au conflit au Soudan où Riyad et les Émirats soutiennent des camps opposés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Baron a également affirmé que la reconnaissance officielle, la semaine dernière, par Israël du Somaliland, région sécessioniste du nord de la Somalie, pourrait avoir incité Riyad à réajuster ses rapports de force. Les Émirats maintiennent une présence militaire au Yémen et se sont abstenus de participer à la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Muslimi a déclaré que les États arabes, ainsi que la communauté internationale dans son ensemble, devraient se ranger du côté de l’Arabie saoudite au Yémen. Il a souligné les premiers signes de soutien, notamment une déclaration publiée mardi par le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, qui a exprimé sa vive inquiétude face à l’escalade rapide et dangereuse de la situation, notamment l’incapacité du Conseil de transition du Sud à répondre aux demandes du gouvernement soutenu par l’Arabie saoudite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oman, qui partage une frontière avec la province yéménite d’Al-Mahra, dans le sud-est du pays, a également appelé mardi à la désescalade et au dialogue pour résoudre la crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Muslimi rappelle que ce sont les citoyens ordinaires qui en paieront le prix, tandis que les puissances régionales poursuivent leurs propres intérêts. <em>«Les Yéménites resteront pris en étau entre ennemis et, pire encore, entre amis»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lSX7B1Gsj5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/">Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/embed/#?secret=bdHjO53e4h#?secret=lSX7B1Gsj5" data-secret="lSX7B1Gsj5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Iran utilise Dubaï pour transférer l’argent au Hezbollah</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/liran-utilise-dubai-pour-transferer-largent-au-hezbollah/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/liran-utilise-dubai-pour-transferer-largent-au-hezbollah/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 09:21:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qard Al-Hassan]]></category>
		<category><![CDATA[Dubaï]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Force Al-Qods]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18013284</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Hezbollah est loin d'être étranglé financièrement. Il reçoit toujours l'argent de l'Iran via les Emirats arabes unis.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/liran-utilise-dubai-pour-transferer-largent-au-hezbollah/">L’Iran utilise Dubaï pour transférer l’argent au Hezbollah</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec la perte du contrôle de l’aéroport international de Beyrouth puis la chute du régime de Bachar al-Assad en Syrie, le Hezbollah a perdu la voie aérienne et la voie terrestre d’où entraient les valises d’argent. De plus, le gouvernement libanais a interdit les vols directs depuis Téhéran et la Banque centrale libanaise a interdit les transactions avec Al-Qard Al-Hassan considéré comme la banque du Hezbollah. Avec toutes ces contraintes, tout le monde croyait le mouvement chiite libanais étranglé financièrement mais il n’en est rien. Une alternative a été trouvée et c’est&#8230; Dubaï, la principale place financière du Moyen-Orient devenue une plaque tournante des fonds illicites.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18013284"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête du <a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/iranian-funds-for-hezbollah-are-flowing-through-dubai-85785a77?mod=author_content_page_1_pos_1">Wall Street Journal</a>, des fonds iraniens destinés à soutenir le Hezbollah au Liban transitent par Dubaï.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis s’inquiètent du recours par Téhéran à des bureaux de change à Dubaï pour renflouer et reconstruire son allié, affaibli par la guerre israélienne, indiquent les auteurs de l’enquête de Dov Lieber, Omar Abdel-Baqui et Summer Said, ajoutant que l’Iran a envoyé des centaines de millions de dollars à son allié libanais l’année dernière via des bureaux de change et d’autres entreprises à Dubaï, cherchant ainsi de nouveaux moyens de transférer des fonds.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des voies alternatives pour transférer des fonds &nbsp;&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah a un besoin urgent de ces fonds pour reconstituer ses rangs, se réarmer et couvrir les autres dépenses liées aux combats de l’année dernière avec Israël qui ont considérablement affaibli le groupe chiite libanais. Le Hezbollah est confronté à des restrictions d’accès aux fonds depuis la fermeture des frontières syriennes, suite à l’effondrement du régime de Bachar al-Assad et à la rupture des voies d’approvisionnement transitant par la Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les autorités libanaises ont progressé dans la détection et la prévention des transferts financiers transitant par l’aéroport international de Beyrouth.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à des options limitées, l’Iran et le Hezbollah ont commencé à explorer des voies alternatives comme Dubaï, plaque tournante financière mondiale que l’Iran utilise depuis longtemps pour lever des fonds et contourner les sanctions, selon des sources proches du dossier, dont un haut responsable américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les recettes des ventes de pétrole sont transférées vers des bureaux de change liés à l’Iran ainsi que vers des sociétés privées et des intérêts commerciaux à Dubaï, qui les transfèrent ensuite au Liban via le système de la <em>hawala</em> (réseau informel en dehors des circuits bancaires officiels de transfert de fonds d’un lieu à un autre par le biais de courtiers). L’argent est déposé auprès d’un intermédiaire à Dubaï, payé par un intermédiaire au Liban, et les deux intermédiaires procèdent ultérieurement au règlement des comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WSJ</em> cite un responsable émirati affirmant que les Émirats arabes unis sont déterminés à empêcher l’utilisation abusive de leur territoire à des fins de financement illicite et collaborent avec leurs partenaires internationaux pour perturber et dissuader de telles activités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les porte-parole du Hezbollah et celui du cabinet du Premier ministre libanais n’ont pas répondu aux demandes de commentaires du journal américain, pas plus que la mission iranienne auprès des Nations Unies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal citait David Schenker, directeur du programme de politique arabe au Washington Institute : <em>«Le Hezbollah se concentre désormais sur la reconstruction et l’Iran ne renonce pas à son engagement envers son principal allié régional»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début novembre, le département du Trésor américain a déclaré que la Force Al-Qods, unité d’élite du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien responsable des opérations extérieures, avait transféré plus d’un milliard de dollars depuis janvier, principalement par le biais de bureaux de change. Le département a identifié trois membres du Hezbollah et leur a imposé des sanctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe chiite libanais a subi des pertes importantes au sein de sa direction et en ressources matérielles. L’offensive israélienne de deux mois a également dévasté des villages entiers du sud du Liban. Le Hezbollah s’est engagé à reconstruire les maisons détruites par la guerre, à verser des salaires aux familles des combattants tombés au combat ou blessés, à intensifier ses efforts de recrutement et à tenter de reconstituer son arsenal. Un an après le cessez-le-feu qui a mis fin aux combats les plus violents, le groupe peine toujours à subvenir à ses besoins financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hanin Ghaddar, chercheuse principale au Washington Institute, a déclaré : <em>«Leur budget annuel s’élevait à un milliard de dollars mais après la guerre, leurs besoins ont augmenté»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Emirats, plaque tournante des fonds illicites</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WSJ</em> rapporte que les Émirats arabes unis sont devenus tristement célèbres pour leur rôle de plaque tournante des fonds illicites et ont été placés sur la liste grise du Groupe d’action financière (Gafi) en 2022 pour insuffisance de mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. L’organisme international de surveillance a retiré le pays de cette liste deux ans plus tard, reconnaissant des progrès significatifs réalisés en matière de contrôle, même si certaines organisations anti-corruption ont estimé que des efforts supplémentaires étaient nécessaires. Un haut responsable américain a indiqué que les États-Unis s’inquiétaient des flux financiers destinés au Hezbollah via la Turquie et l’Irak.</p>



<p class="wp-block-paragraph">John Hurley, sous-secrétaire au Trésor américain chargé du terrorisme et du renseignement financier, s’est rendu aux Émirats arabes unis et en Turquie avant son voyage au Liban au début du mois pour discuter de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en provenance d’Iran. L’accord de cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah exige du Liban qu’il sécurise ses points d’entrée et empêche l’acheminement d’armes vers des groupes armés non étatiques, principalement le Hezbollah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Liban a pris des mesures, notamment l’interdiction des vols directs en provenance d’Iran et le renforcement des contrôles dans son aéroport et ses autres points d’entrée. Pour contourner ces contrôles renforcés, l’Iran envoie un plus grand nombre de voyageurs transportant moins d’argent liquide ou des bijoux qui ne nécessitent pas de déclaration et sont plus faciles à dissimuler, selon des responsables arabes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal ajoute que ce jeu du chat et de la souris visant à empêcher l’Iran de financer le Hezbollah souligne le défi auquel sont confrontés les États-Unis et Israël pour enrayer la résurgence d’un groupe profondément enraciné dans le tissu social libanais et source essentielle de puissance et de dissuasion pour la République islamique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables arabes ont indiqué que le Hezbollah dispose également de ses propres sources de financement via des réseaux internationaux s’étendant jusqu’en Afrique de l’Ouest et en Amérique du Sud, impliqués dans le trafic de drogue, de diamants et des services tels que le blanchiment d’argent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable américain a déclaré qu’au début du mois, les États-Unis avaient bloqué un projet du gouvernement libanais visant à verser des allocations d’invalidité aux personnes blessées lors de la guerre israélienne contre le Hezbollah l’année précédente. Ce même responsable a précisé que le Premier ministre libanais Nawaf Salam était revenu sur sa décision par la suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un porte-parole du Premier ministre a affirmé n’avoir eu connaissance d’aucun contact entre les États-Unis et M. Salam à ce sujet et a ajouté que plusieurs demandeurs d’allocations d’invalidité au Liban ne remplissaient pas les conditions requises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont également exigé la fermeture par le Liban de la principale institution financière du Hezbollah, Al-Qard Al-Hassan, une banque soumise à des sanctions américaines, créée dans les années 1980 et qui propose des services financiers, notamment des prêts et des distributeurs automatiques de billets, à de nombreux citoyens libanais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Qard Al-Hassan est une organisation caritative qui opère en dehors de l’autorité de la Banque centrale du Liban.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LhLjcCSHqP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/trois-mois-apres-le-cessez-le-feu-comment-va-le-hezbollah/">Trois mois après le cessez-le-feu, comment va le Hezbollah?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trois mois après le cessez-le-feu, comment va le Hezbollah? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/26/trois-mois-apres-le-cessez-le-feu-comment-va-le-hezbollah/embed/#?secret=rsrvMBHiud#?secret=LhLjcCSHqP" data-secret="LhLjcCSHqP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/liran-utilise-dubai-pour-transferer-largent-au-hezbollah/">L’Iran utilise Dubaï pour transférer l’argent au Hezbollah</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/02/liran-utilise-dubai-pour-transferer-largent-au-hezbollah/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
