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	<title>Archives des emploi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des emploi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’emploi en Tunisie au pied du mur numérique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 09:34:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>
		<category><![CDATA[formation professionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Riadh Chaoued]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La faille stratégique majeure de la stratégie de l'emploi en Tunisie : l’absence d’un véritable contrat de souveraineté numérique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/lemploi-en-tunisie-au-pied-du-mur-numerique/">L’emploi en Tunisie au pied du mur numérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors d’un récent passage devant les députés, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a esquissé une «nouvelle vision» pour contrer le chômage endémique des diplômés. Si l’intention de rompre avec le modèle saturé du salariat est louable, le discours ministériel peine encore à masquer une faille stratégique majeure : l’absence d’un véritable contrat de souveraineté numérique.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelwheb Ben Moussa</strong> * &nbsp;</p>



<span id="more-18604738"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le ministre prône l’entrepreneuriat comme remède miracle. Certes, l’économie verte, bleue ou circulaire offre des gisements réels. Mais en Tunisie, le candidat à l’auto-emploi se heurte encore à un parcours du combattant administratif et à un système bancaire frileux. Pousser les jeunes vers la création de projets sans une&nbsp;digitalisation intégrale de l’administration&nbsp;et une interopérabilité des paiements, c’est condamner une génération à la précarité sous couvert d’initiative privée.</p>



<p>L’informel ne reculera que si le formel devient, par le numérique, plus simple et plus protecteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IA : la fin du mirage de la centralisation</h2>



<p>Sacrifiant à une idéologie politique dominante, le ministre insiste sur une approche <em>«régionale et locale»</em>. Or, le développement des zones intérieures ne passera plus par de grands complexes industriels étatiques, mais par l’injection massive d’Intelligence Artificielle (IA)&nbsp;dans les tissus économiques locaux.</p>



<p>Que ce soit l’agriculture de précision dans le Nord-Ouest ou la logistique intelligente au Sahel, l’IA permet de délocaliser la valeur ajoutée sans exiger une concentration urbaine. Un diplômé à Kasserine peut devenir un <em>«data-agriculteur»</em> performant, pourvu que l’État assure une infrastructure cloud nationale et souveraine. Sans cela, le discours sur le développement régional restera une incantation politique sans lendemain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de la gestion comptable des compétences</h2>



<p>La révision des politiques de l’emploi ne doit plus se limiter à des ajustements de curseurs au sein du Fonds national de l’emploi. À l’heure où l’IA transforme radicalement les métiers, notamment dans nos banques, l’adéquation formation-emploi doit devenir une&nbsp;anticipation par la Data. Le «Reskilling» (reconversion) doit être immédiat et permanent.</p>



<p>Quant à la stratégie d’emploi à l’étranger évoquée par le ministre, elle pose une question de fond : voulons-nous rester un simple exportateur de matière grise ou bâtir une infrastructure technologique capable de retenir nos talents ?</p>



<p>La souveraineté numérique est le seul rempart crédible contre une fuite des cerveaux que nous ne finançons que trop généreusement pour le compte des économies du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le numérique, nouveau contrat de souveraineté</h2>



<p>Le plan 2026-2030 ne peut réussir sur les bases d’une économie de rente et de procédures papier. Pour que la Tunisie de demain travaille, elle doit cesser d’être une spectatrice de la révolution technologique.</p>



<p>L’emploi ne se décrète pas en commission parlementaire ; il se crée là où la confiance est digitalisée et où l’innovation est protégée par une souveraineté technologique assumée. Monsieur le Ministre, le chantier est immense, mais il commence par un clavier, pas par un formulaire.</p>



<p><em>* Ingénieur en informatique, cadre d’une banque publique. &nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ke0SM3GZbe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/tunisie-le-numerique-ultime-frontiere-de-la-souverainete/">Tunisie | Le numérique, ultime frontière de la souveraineté</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le numérique, ultime frontière de la souveraineté » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/tunisie-le-numerique-ultime-frontiere-de-la-souverainete/embed/#?secret=xzGeMfqqo9#?secret=Ke0SM3GZbe" data-secret="Ke0SM3GZbe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Nouvelles mesures pour impulser l’emploi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/tunisie-nouvelles-mesures-pour-impulser-lemploi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 10:02:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[insertion professionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>
		<category><![CDATA[Riad Chaoued]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'emploi salarié traditionnel ne suffit plus à absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/tunisie-nouvelles-mesures-pour-impulser-lemploi/">Tunisie | Nouvelles mesures pour impulser l’emploi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L&#8217;emploi salarié traditionnel ne suffit plus à absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail, insistant sur la nécessité de promouvoir une culture entrepreneuriale au sein du système éducatif, c’est pourquoi le gouvernement tunisien s’apprête à adopter de nouvelles mesures visant à réduire le chômage, en particulier celui des jeunes diplômés, estimé à 24,9 % au 3<sup>e</sup> trimestre 2025, selon les données de l’Institut National de la Statistique (INS), grâce à une approche participative aux niveaux régional et local, l’objectif étant de promouvoir la création d’emplois décents et de renforcer le lien entre le système éducatif et le marché du travail.</em></strong></p>



<span id="more-18497830"></span>



<p>Il est ainsi prévu une révision des politiques actuelles afin d’inclure différentes catégories de demandeurs d’emploi, tout en accélérant le rythme des embauches dans les entreprises économiques.</p>



<p>Il s’agit d’utiliser les incitations du Fonds national pour l’emploi afin de faciliter l’insertion professionnelle des Tunisiens dans les secteurs à forte valeur ajoutée.</p>



<p>Parmi les mesures envisagées figurent le développement de programmes de formation et de qualification supplémentaires pour rééquilibrer l’offre et la demande de main-d’œuvre, la digitalisation des services de l’emploi et l’élaboration d’une stratégie spécifique pour l’emploi à l’étranger, destinée à soutenir la mobilité des talents tunisiens sur les marchés internationaux.</p>



<p>Dans ce contexte, le gouvernement entend développer des mécanismes de financement et de soutien pour toutes les phases des projets privés.</p>



<p>Les nouvelles orientations visent également à accroître les opportunités d’investissement dans les secteurs prometteurs, notamment l’économie verte, bleue et circulaire, et à faciliter l’exploitation des ressources forestières par les jeunes diplômés comme levier de création de richesse dans les différentes régions du pays.</p>



<p>Par ces mesures, les autorités entendent soutenir la croissance économique, encourager la transition du secteur informel vers le secteur formel et promouvoir l’entrepreneuriat comme moteur du développement local.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/tunisie-nouvelles-mesures-pour-impulser-lemploi/">Tunisie | Nouvelles mesures pour impulser l’emploi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>IA en Tunisie l Chance historique ou bombe pour l’emploi ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/ia-en-tunisie-l-chance-historique-ou-bombe-pour-lemploi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 07:16:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[data scientists]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[métiers technologiques]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’ici 2030, près de 20 % des emplois tunisiens vont évoluer. Les métiers technologiques explosent. Il faut suivre la tendance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/ia-en-tunisie-l-chance-historique-ou-bombe-pour-lemploi/">IA en Tunisie l Chance historique ou bombe pour l’emploi ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie se trouve à un moment critique. Le chômage des jeunes dépasse les 30 %, la croissance économique stagne, et les secteurs traditionnels – administration, industries peu automatisées, services de base – dominent encore largement l’économie. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle (IA) pourrait sembler lointaine ou réservée aux grandes puissances. Certains le pensent : l’IA, ce n’est pas pour nous. Mais la réalité est que la transformation est déjà là, à nos portes, et ceux qui ne s’adaptent pas risquent de rester spectateurs.</em></strong></p>



<p><strong>Abdelwaheb Ben Moussa</strong> *</p>



<span id="more-18451373"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>D’ici 2030, près de 20 % des emplois tunisiens vont évoluer. Les métiers technologiques explosent : data scientists, spécialistes en IA, experts en cybersécurité, ingénieurs en robotique, spécialistes du Big Data. On pourrait objecter que tout le monde ne peut pas devenir data scientist. C’est vrai. Mais l’IA ne se limite pas à ces métiers : elle exige des compétences transversales – analyse de données, compréhension des processus numériques, travail collaboratif avec les machines. Même les profils non-techniques peuvent s’adapter, à condition que la formation soit anticipée et orientée vers les besoins réels du marché.</p>



<p>La Tunisie dispose pourtant d’un potentiel remarquable. Ses universités forment chaque année des milliers d’ingénieurs, et l’écosystème IT offshore est dynamique. Pourtant, près de 80 % des entreprises déclarent manquer de profils qualifiés pour accompagner la digitalisation. Certains pourraient arguer que ce déficit vient du manque d’efforts des entreprises elles-mêmes. C’est partiellement vrai, mais le problème est surtout systémique : l’articulation entre universités, entreprises et politiques publiques reste insuffisante. Ignorer cette faille, c’est condamner la transformation digitale à l’échec.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-1024x683.png" alt="" class="wp-image-18451396" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-1024x683.png 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-300x200.png 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-768x512.png 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-580x387.png 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-860x574.png 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-1160x774.png 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie.png 1378w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Cette infographie synthétise les principales évolutions attendues sur le marché du travail tunisien d’ici 2030. Elle montre le marché actuel, avec un chômage élevé et des secteurs dominants traditionnels ; les métiers et secteurs porteurs liés à l’IA, comme l’IT, la robotique, la fintech et l’agriculture intelligente ; les risques de polarisation et d’automatisation qui pourraient menacer certains emplois ; et les actions stratégiques recommandées pour saisir les opportunités et renforcer l’employabilité.</p>



<p>Chaque section est illustrée par des&nbsp;icônes claires et des chiffres clés, permettant au lecteur de visualiser rapidement les enjeux et solutions de l’IA en Tunisie.</p>



<p>Les opportunités sont concrètes et déjà visibles. Dans l’IT et les services numériques, la Tunisie se positionne comme un hub pour l’Europe, capable de proposer des solutions à forte valeur ajoutée. L’agriculture intelligente commence à tirer parti de l’IA pour optimiser les cultures, gérer l’eau et analyser les sols. Les banques et la fintech utilisent l’analyse prédictive et la détection de fraude. L’industrie 4.0 se développe grâce à la robotique et à la maintenance prédictive. Certains sceptiques diront que ces secteurs restent marginaux. Les faits montrent le contraire : l’écosystème tech et startup croît rapidement et l’Europe observe déjà le pays comme un hub d’innovation.</p>



<p>Pour autant, les risques ne doivent pas être ignorés. L’IA peut accentuer les inégalités : automatisation des emplois administratifs et répétitifs, polarisation du marché du travail. Certains pensent que le marché régulera naturellement. Mais les expériences étrangères montrent que sans politiques actives de formation et de reconversion, la fracture sociale se creuse. Le vrai défi tunisien n’est pas seulement technologique : il est éducatif et social.</p>



<p>Transformer cette révolution en opportunité nécessite d’agir vite. Les universités doivent moderniser leurs formations pour intégrer l’IA et le numérique. La formation continue doit permettre aux professionnels d’adapter leurs compétences aux besoins du marché. L’écosystème technologique doit être soutenu pour créer un cercle vertueux emploi-compétence-innovation.</p>



<p>L’IA n’attend pas. Ceux qui s’adapteront deviendront les architectes de la Tunisie de demain. Les autres resteront spectateurs impuissants d’une révolution qui ne fera aucune pause. Et dans un pays où chaque emploi compte, il ne s’agit plus de choisir : il faut agir.</p>



<p><em>* Ingénieur informatique, cadre d’entreprise publique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hkxIgtX1U4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/feuille-de-route-pour-ladoption-de-lia-dans-le-systeme-educatif-tunisien/">Feuille de route pour l’adoption de l’IA dans le système éducatif tunisien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Feuille de route pour l’adoption de l’IA dans le système éducatif tunisien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/feuille-de-route-pour-ladoption-de-lia-dans-le-systeme-educatif-tunisien/embed/#?secret=DLVICxtNdM#?secret=hkxIgtX1U4" data-secret="hkxIgtX1U4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/ia-en-tunisie-l-chance-historique-ou-bombe-pour-lemploi/">IA en Tunisie l Chance historique ou bombe pour l’emploi ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Légère baisse du chômage, qui reste élevé (15,2%)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/tunisie-legere-baisse-du-chomage-qui-reste-eleve-152/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 13:14:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[INS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au 4e trimestre de 2025, le taux de chômage en Tunisie est resté élevé, s’établissant à 15,2%, contre 15,4% au 3e trimestre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/15/tunisie-legere-baisse-du-chomage-qui-reste-eleve-152/">Tunisie | Légère baisse du chômage, qui reste élevé (15,2%)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au 4<sup>e</sup> trimestre de 2025, le taux de chômage en Tunisie est resté élevé, s’établissant à 15,2%, contre 15,4% au 3<sup>e</sup> trimestre, selon les indicateurs de l’emploi et du chômage publiés ce dimanche 15 février 2026 par l’Institut national de la statistique (INS).</em></strong></p>



<span id="more-18364054"></span>



<p>Le nombre de chômeurs s’est établi à 645 200, en baisse de 8 500 par rapport au 3<sup>e</sup> trimestre 2025 (653 700).</p>



<p>Le taux de chômage augmente à 12,6% pour les hommes (contre 12,1% au 3<sup>e</sup> trimestre), et diminue à 20,8% après 22,4% au 3<sup>e</sup> trimestre chez les femmes.</p>



<p>Chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, ce taux est resté très élevé, même s’il a diminué au cours du 4<sup>e</sup> trimestre, atteignant 38,4 % contre 40,1 % au 3<sup>e</sup> trimestre 2025. Il se décompose en 37 % pour les hommes et 41,3 % pour les femmes.</p>



<p>Tout en restant également très élevé pour les diplômés de l’enseignement supérieur, le taux de chômage augmente pour atteindre 22,5% au 4<sup>e</sup> trimestre (contre 24,9 % au 3<sup>e</sup> trimestre). Ce taux est de 11,7 % chez les hommes et de 30,5 % chez les femmes.</p>



<p>D’après l’INS, au 2<sup>e</sup> trimestre de 2025, la population active s’inscrit en baisse, s’établissant à 4 255 000 individus contre 4 259 300 au 3<sup>e</sup> trimestre, soit une baisse de 4 300 individus.</p>



<p>Cette population se répartit en 2 931 500 hommes et 1&nbsp;323 500 femmes, soit respectivement 68,9 % et 31,1 % de l’ensemble de la population active.</p>



<p>Cependant, la baisse de la population active au cours du 4<sup>e</sup> trimestre de 2025 a entraîné un recul du taux d’activité de 0,2 point, pour s’établir à 45,9 % de la population en âge de travailler (15 ans et plus), contre 46,1 % au 3<sup>e</sup> trimestre 2025.</p>



<p>Le nombre d’occupés a augmenté de 4 200, pour s’établir à 3&nbsp;609 800 au 4<sup>e</sup> trimestre de 2025, contre 3&nbsp;605&nbsp;600 au 3<sup>e</sup> trimestre de la même année. Cette population est répartie de manière inégale entre les deux sexes : 2&nbsp;561 800 d’hommes contre 1&nbsp;048 100 milliers de femmes, soit respectivement 71 % et 29 % de la population active occupée.</p>



<p>53,3 % des occupés travaillent dans le secteur des services, 18,9% dans les industries manufacturières, 12,9 % dans les industries non manufacturière et 14,8% dans l’agriculture et de la pêche.</p>
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		<title>La famille comme dernier filet social</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 09:02:34 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un monde traversé par des crises économiques récurrentes, la famille s’impose de plus en plus comme le dernier filet social. </p>
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<p><strong><em>Dans un monde traversé par des crises économiques récurrentes, des mutations profondes du travail et un affaiblissement progressif des systèmes publics de protection sociale, la famille s’impose de plus en plus comme le dernier filet social. Là où l’État peine à garantir la sécurité matérielle, l’accès à l’emploi et la protection contre la précarité, ce sont les solidarités familiales qui absorbent les chocs. Cette fonction, souvent idéalisée, repose pourtant sur des équilibres fragiles, des sacrifices invisibles et une redistribution informelle des charges sociales, dont les retraités constituent aujourd’hui l’un des piliers majeurs.</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *<strong><em></em></strong></p>



<span id="more-18355883"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Avant l’avènement de l’État-providence, la famille représentait la principale institution de protection contre les aléas de l’existence : maladie, vieillesse, chômage, orphelinat. Les travaux historiques de Laslett et Wall (1972) montrent que les sociétés préindustrielles reposaient largement sur des mécanismes d’entraide intergénérationnelle, structurés par la parenté et la proximité résidentielle.</p>



<p>Même après l’émergence des systèmes publics de sécurité sociale au XXᵉ siècle, la famille n’a jamais disparu de ce paysage. Elle est restée un acteur complémentaire, intervenant là où les dispositifs institutionnels ne pouvaient répondre à la singularité des situations individuelles.</p>



<p>Dans de nombreuses sociétés du Sud, cette complémentarité s’est transformée en substitution : la famille ne complète plus l’État, elle le remplace souvent (Antoine, 2000).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retrait progressif de l’État social</h2>



<p>Depuis les années 1980, les politiques d’ajustement structurel, la libéralisation des économies et la réduction des dépenses publiques ont fragilisé les systèmes de protection sociale, y compris dans les pays qui en disposaient historiquement (Harvey, 2005). Le chômage de masse, l’extension du travail précaire et l’informalité ont réduit la capacité des individus à se projeter dans un avenir sécurisé.</p>



<p>Dans ce contexte, la famille devient une zone tampon : elle absorbe le choc du chômage, soutient les parcours éducatifs prolongés, compense l’insuffisance des salaires et pallie l’accès inégal aux soins. Comme le souligne Robert Castel (1995), la désaffiliation sociale ne conduit pas immédiatement à l’exclusion tant que les liens familiaux tiennent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les formes contemporaines de solidarité familiale</h2>



<p><em>Soutien matériel et financier</em> : la solidarité financière intrafamiliale est aujourd’hui massive. Transferts d’argent, cohabitation prolongée, mutualisation des dépenses sont devenus des stratégies de survie. Bettio et Villa (1998) montrent que dans les contextes de chômage structurel, les familles redistribuent les ressources internes pour maintenir un minimum de stabilité sociale.</p>



<p><em>Travail du soin non rémunéré</em> : la prise en charge des enfants, des personnes âgées, des malades ou des personnes en situation de handicap repose largement sur la famille. Ce travail, majoritairement assuré par les femmes, constitue un pilier invisible de l’économie (Benería, 2003). Hochschild et Machung (1989) parlent à ce propos de <em>«seconde journée de travail»</em>, souvent épuisante et socialement dévalorisée.</p>



<p><em>Soutien moral et identitaire</em> : au-delà de l’aspect matériel, la famille demeure un espace de reconnaissance, d’appartenance et de continuité symbolique. Dans des sociétés marquées par l’incertitude, elle offre un cadre de sens et une protection psychologique essentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les retraités : nouveaux amortisseurs sociaux</h2>



<p><em>La pension comme revenu stable du foyer</em> : dans de nombreux pays, et particulièrement en Tunisie, la pension de retraite représente l’un des rares revenus réguliers et prévisibles. Alors que les jeunes générations sont confrontées au chômage, à la précarité ou à l’informalité, ce revenu destiné à assurer la dignité de la vieillesse devient une ressource collective.</p>



<p>Il n’est plus exceptionnel qu’un retraité assure, partiellement ou totalement, la subsistance de deux, voire trois membres de sa famille : enfants adultes sans emploi, jeunes diplômés en attente, petits-enfants scolarisés. La pension sert alors à couvrir les dépenses fondamentales : alimentation, loyers, soins médicaux, frais scolaires et transport.</p>



<p>Guillemard (2010) souligne que cette situation marque une inversion du contrat intergénérationnel : ce ne sont plus les actifs qui soutiennent les retraités, mais les retraités qui soutiennent les actifs — ou les exclus du marché du travail.</p>



<p>Une solidarité contrainte&nbsp;qui n’est ni contractualisée ni reconnue. Elle repose sur une obligation morale profonde : ne pas abandonner les siens. Pourtant, elle a un coût élevé : l’appauvrissement progressif des retraités, dont la pension est diluée ; les renoncements aux soins, par manque de moyens ; et la disparition du temps de repos, la retraite devenant une période de gestion permanente de la précarité familiale.</p>



<p>Selon Castel (1995), cette situation illustre la transformation silencieuse de la protection sociale : l’État délègue implicitement aux familles — et en particulier aux personnes âgées — la responsabilité de la cohésion sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les coûts invisibles de la solidarité familiale</h2>



<p>La solidarité familiale, si essentielle soit-elle, repose sur des charges humaines souvent invisibles : Inégalités de genre, les femmes assumant la majorité du travail domestique et de soin ; pressions normatives, qui limitent les choix individuels ; et épuisement psychologique, notamment chez les aidants familiaux âgés (Schulz &amp; Sherwood, 2008).</p>



<p>Cette solidarité, lorsqu’elle n’est pas soutenue par des politiques publiques, peut devenir un facteur de vulnérabilité supplémentaire.</p>



<p>Urbanisation, mobilité géographique, recomposition des ménages, individualisation des trajectoires modifient profondément les formes de solidarité (Beck &amp; Beck-Gernsheim, 1995). Si la famille reste un refuge, ses capacités d’absorption ne sont pas infinies. Plus la précarité se prolonge, plus les tensions internes augmentent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Famille et politiques sociales : une complémentarité nécessaire</h2>



<p>Comme le montre Esping-Andersen (1990), les sociétés qui reposent excessivement sur la famille tendent à reproduire les inégalités sociales et générationnelles. À l’inverse, les modèles où l’État investit dans les services publics (santé, éducation, garde, aide aux aidants) permettent de libérer la solidarité familiale de sa fonction de survie pour lui redonner une fonction de lien.</p>



<p>Reconnaître le rôle des familles implique donc la valorisation du travail de soin, le soutien aux aidants familiaux, notamment retraités, et le renforcement des services publics de proximité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En guise de conclusion</h2>



<p>La famille demeure aujourd’hui le dernier filet social, celui qui empêche la chute brutale dans la misère lorsque les institutions publiques faiblissent. Mais cette fonction de protection ne s’est pas construite par hasard. Elle est l’héritage direct des sociétés agraires, où la terre constituait un capital transmissible, partagé et travaillé collectivement par plusieurs générations. Dans ce modèle, la solidarité familiale n’était pas seulement une valeur morale : elle était une nécessité économique. La survie dépendait de la coopération entre parents, enfants et aînés, et la continuité du patrimoine assurait une forme de sécurité intergénérationnelle.</p>



<p>Or, à mesure que les sociétés s’éloignent de la terre et s’urbanisent, ce socle matériel de la solidarité s’effrite. La terre, support de transmission et d’ancrage, est remplacée par des revenus monétaires instables, des emplois précaires et des parcours professionnels discontinus. La famille continue alors d’assumer un rôle de protection, mais sans capital productif à redistribuer, uniquement à partir de revenus fixes et souvent modestes, comme les pensions de retraite.</p>



<p>C’est dans ce contexte que les retraités deviennent les garants silencieux de la survie économique de plusieurs générations. Leur pension, conçue pour assurer une vieillesse digne, se transforme en revenu collectif, compensant le chômage, la précarité et l’insuffisance des politiques publiques. Cette solidarité, profondément ancrée dans la culture, est pourtant mise à rude épreuve : elle repose sur des épaules vieillissantes, sans renouvellement assuré.</p>



<p>À long terme, une question fondamentale se pose : une solidarité familiale héritée de l’économie agraire peut-elle survivre durablement dans une société urbaine, individualisée et monétarisée ? Rien n’est moins sûr. Plus les liens à la terre se rompent, plus la mobilité fragmente les familles, plus les ressources se raréfient, plus cette solidarité risque de s’affaiblir, voire de se rompre.</p>



<p>Penser une société juste aujourd’hui implique donc de ne pas sacraliser la famille comme substitut éternel à l’État, mais de reconnaître que ce modèle de solidarité a des racines historiques précises et des limites structurelles. Soutenir la famille, c’est aussi construire des politiques sociales capables de prendre le relais là où l’héritage agraire ne peut plus jouer son rôle. Une société digne est celle qui n’abandonne ni ses jeunes à l’attente sans fin, ni ses anciens à la charge de porter seuls le poids d’un monde qui a changé.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<p><strong>Références bibliographiques&nbsp;:</strong></p>



<p>Antoine P. (2000). <em>Famille et solidarités en Méditerranée</em>. Presses Universitaires.</p>



<p>Beck U., Beck-Gernsheim E. (1995). <em>The Normal Chaos of Love</em>. Polity Press.</p>



<p>Benería L. (2003). <em>Gender, Development and Globalization</em>. Routledge.</p>



<p>Bettio F., Villa P. (1998). <em>Foundations of Care</em>. Social Policy Review.</p>



<p>Castel R. (1995). <em>Les métamorphoses de la question sociale</em>. Fayard.</p>



<p>Esping-Andersen G. (1990). <em>The Three Worlds of Welfare Capitalism</em>. Princeton.</p>



<p>Guillemard A.-M. (2010). <em>Vieillissement et protection sociale</em>. PUF.</p>



<p>Harvey D. (2005). <em>A Brief History of Neoliberalism</em>. Oxford.</p>



<p>Hochschild A., Machung A. (1989). <em>The Second Shift</em>. Viking.</p>



<p>Laslett P., Wall R. (1972). <em>Household and Family in Past Time</em>. Cambridge.</p>



<p>Schulz R., Sherwood P. (2008). <em>Family Caregiving</em>. American Journal of Nursing.</p>



<p>Sen A. (1999). <em>Development as Freedom</em>. Oxford University Press.</p>
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		<title>La Tunisie et sa souveraineté vestimentaire</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 09:55:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Et si s’habiller tunisien pourrait aider à retrouver le plein emploi, la dignité économique et l’empreinte culturelle ? </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La question du plein emploi en Tunisie est trop souvent abordée par le haut : chiffres macroéconomiques, réformes financières, plans d’austérité ou promesses d’investissements étrangers. Elle est rarement pensée à partir du quotidien, de ce qui touche chaque citoyen dans ses gestes les plus simples. Or, s’habiller est l’un de ces gestes universels, répétitifs, constants, et pourtant profondément politiques. Et si s’habiller tunisien pourrait aider à retrouver le plein emploi, la dignité économique et l’empreinte culturelle&nbsp;? </em></strong><strong></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18183904"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Pendant plusieurs décennies, la Tunisie a su se vêtir elle-même. Cette réalité, aujourd’hui presque oubliée, n’était ni marginale ni archaïque : elle constituait un véritable système économique intégré, capable de faire travailler des dizaines de milliers de personnes, de structurer les villes et les villages, et d’ancrer la production dans la culture locale. La mémoire de cette époque n’est pas une nostalgie : elle est un gisement de solutions.</p>



<p>La thèse défendue dans cet article est simple mais exigeante : la souveraineté vestimentaire peut devenir un levier central du plein emploi en Tunisie, tout en restaurant une dignité économique, une cohérence culturelle et une ambition africaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la Tunisie s’habillait elle-même</h2>



<p>Il fut un temps où la Tunisie produisait l’essentiel de ce qu’elle portait. Les tissus sortaient d’usines nationales, parmi lesquelles la célèbre Sogitex, symbole d’une industrie textile publique protégée et structurante. Ces tissus étaient ensuite transformés localement : robes, jupes, costumes, draps, manteaux. Dans chaque quartier, dans chaque rue presque, travaillaient des couturières et des tailleurs.</p>



<p>Ce modèle reposait sur plusieurs piliers solides : une industrie textile nationale protégée&nbsp;; un artisanat de confection dense et diffus; un commerce de proximité; et une culture du sur-mesure et de la réparation.</p>



<p>Même les chaussures, souvent peu confortables mais accessibles, étaient tunisiennes. Les espadrilles, imparfaites mais bon marché, permettaient à chacun de se chausser dignement. Les importations étaient limitées aux accessoires : boutons, fermetures éclair, mercerie. La valeur ajoutée, elle, restait locale.</p>



<p>Ce choix n’était pas accidentel. Il relevait d’une politique économique consciente, fondée sur la protection des industries naissantes, comme l’ont fait avant nous l’Europe, les États-Unis ou le Japon (Chang, 2002).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle structurant du protectionnisme intelligent</h2>



<p>Contrairement au discours dominant actuel, le protectionnisme n’est pas un gros mot. Il devient nocif lorsqu’il est aveugle et permanent. Mais lorsqu’il est temporaire, ciblé et stratégique, il constitue un outil de développement essentiel (Rodrik, 2011).</p>



<p>Dans le cas tunisien, la protection du textile a permis : la montée en compétence de la main-d’œuvre&nbsp;; la stabilisation de l’emploi urbain et féminin&nbsp;; et la constitution d’un tissu industriel et artisanal cohérent.</p>



<p>Le textile est un secteur intensif en main-d’œuvre, particulièrement adapté à un pays à forte démographie active et à faible capital. En abandonnant cette protection sans stratégie de substitution, la Tunisie a exposé son industrie à une concurrence internationale écrasante, souvent fondée sur des coûts sociaux et environnementaux insoutenables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La double destruction : malls et friperies</h2>



<p>Aujourd’hui, deux modèles dominent l’habillement en Tunisie, et tous deux sont destructeurs de souveraineté.</p>



<p><em>Les malls ou l’importation du prestige</em><strong>&nbsp;</strong>:les centres commerciaux proposent des produits importés, souvent haut de gamme, inaccessibles à la majorité. Ils drainent les devises, créent peu d’emplois qualifiés et participent à une dépendance culturelle, où l’élégance est perçue comme nécessairement étrangère.</p>



<p><em>Les friperies ou l’illusion de l’accessibilité&nbsp;:</em><strong> </strong>à l’autre extrême, les friperies offrent des vêtements à bas prix, mais au coût caché immense. Elles détruisent la production locale, inondent le marché de vêtements usagés venus du Nord et transforment la Tunisie en décharge textile mondiale (Niinimäki et al., 2020).</p>



<p>Entre le luxe importé et la seconde main massive, l’industrie nationale n’a plus d’espace pour respirer.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18183974" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Habit-traditionnel-homme.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Définition et portée de la souveraineté vestimentaire</h2>



<p>Par analogie avec la souveraineté alimentaire (Patel, 2009), la souveraineté vestimentaire peut se définir comme la capacité d’un pays à produire majoritairement, sur son territoire, des vêtements accessibles, adaptés culturellement, socialement et économiquement à sa population.</p>



<p>Il ne s’agit ni d’autarcie ni de repli identitaire. Il s’agit de maîtrise : maîtrise des chaînes de valeur, des emplois, des savoir-faire, des normes.</p>



<p>La dépendance vestimentaire est une fragilité stratégique. Un pays incapable d’habiller sa population dépend entièrement de flux extérieurs, soumis aux crises, aux ruptures logistiques et aux rapports de force internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gandhi et le vêtement comme acte politique</h2>



<p>L’exemple de Mahatma Gandhi est ici central. En promouvant le <em>khadi</em>, tissu filé et tissé localement, Gandhi ne prônait pas le retour au passé, mais un acte de désobéissance économique face à l’industrie textile britannique. Le vêtement devenait un symbole de dignité, d’autonomie et de résistance (Roy, 1999).</p>



<p>La leçon est universelle : se vêtir n’est jamais neutre. C’est choisir un système économique plutôt qu’un autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le textile comme moteur du plein emploi</h2>



<p>Relancer une filière textile intégrée permettrait &nbsp;d’absorber une partie massive du chômage, de créer des emplois féminins stables, de revitaliser les régions, et de réhabiliter les métiers manuels.</p>



<p>Chaque dinar investi dans le textile crée plus d’emplois que dans les secteurs capitalistiques. Le plein emploi ne viendra pas des technologies importées seules, mais de secteurs à forte intensité humaine, enracinés localement (ILO, 2018).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Habiller l’Afrique : une ambition réaliste</h2>



<p>La Tunisie ne doit pas penser petit. L’Afrique est le continent de demain : croissance démographique, urbanisation, émergence d’une classe moyenne. La demande en vêtements adaptés, abordables et de qualité y est immense.</p>



<p>Grâce à sa position géographique, son savoir-faire et son histoire textile, la Tunisie peut devenir une plateforme vestimentaire africaine, à condition de reconstruire d’abord son marché intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Azzedine Alaïa et le génie tunisien du vêtement</h2>



<p>La preuve que la Tunisie possède un talent exceptionnel dans l’art d’habiller est incarnée par Azzedine Alaïa. Parti de Tunisie, devenu l’un des plus grands couturiers à Paris, Alaïa n’a jamais renié son rapport charnel au tissu, à la coupe, au corps.</p>



<p>Son parcours démontre que l’excellence tunisienne peut être universelle sans être déracinée. Il est l’illustration parfaite de ce que pourrait devenir une filière nationale ambitieuse : une alliance entre artisanat, créativité et modernité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Se vêtir pour se redresser</h2>



<p>La souveraineté vestimentaire n’est ni un slogan ni une utopie. Elle est un choix de société. Elle engage l’emploi, la culture, l’environnement, la dignité.</p>



<p>S’habiller tunisien, ce n’est pas seulement consommer autrement. C’est produire autrement, penser autrement, transmettre autrement. C’est redonner un sens au travail, une valeur au geste, une cohérence à l’économie.</p>



<p>Comme hier, dans les rues d’Ez-Zahra et d’ailleurs, la Tunisie peut à nouveau se vêtir elle-même – et, ce faisant, se remettre debout.</p>



<p><strong>Bibliographie indicative</strong></p>



<p>Chang, H.-J. (2002). <em>Kicking Away the Ladder</em>. Anthem Press.</p>



<p>Rodrik, D. (2011). <em>The Globalization Paradox</em>. Oxford University Press.</p>



<p>Patel, R. (2009). <em>Food Sovereignty</em>. Journal of Peasant Studies.</p>



<p>Niinimäki, K. et al. (2020). <em>The Environmental Price of Fast Fashion</em>. Nature Reviews Earth &amp; Environment.</p>



<p>Roy, A. (1999). <em>The Politics of the Spinning Wheel</em>. Oxford India.</p>



<p>International Labour Organization (2018). <em>Employment-intensive industries and development</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K5r4EkL8pW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/25/pour-relancer-le-secteur-du-textile-en-tunisie/">Pour relancer le secteur du textile en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour relancer le secteur du textile en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/25/pour-relancer-le-secteur-du-textile-en-tunisie/embed/#?secret=BFPj3Obmy1#?secret=K5r4EkL8pW" data-secret="K5r4EkL8pW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Comment faire revenir les talents tunisiens de l’étranger ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 11:16:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[VIDEOS]]></category>
		<category><![CDATA[Atuge]]></category>
		<category><![CDATA[climat entrepreneurial]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
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		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[talents tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>59% des Tunisiens de l'étranger n’ont pas l’intention de rentrer, 20 % en ont exprimé le désir et 21% l'envisagent mais pas pour le moment.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Association tunisienne des diplômés des écoles supérieures (Atuge) a organisé, le mardi 23 décembre 2025, à l&rsquo;hôtel Paris-Les Berges du Lac, un atelier pour présenter les résultats d’une étude sur l’attractivité de la Tunisie pour les talents tunisiens résidant à l&rsquo;étranger. Cette étude, qui s’inscrit dans le cadre du projet Thamm-Ofii, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), est réalisée par le bureau d&rsquo;études Emrhod Consulting.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18139126"></span>



<p>L’objectif principal de cette enquête intitulée <em>«Attractivité : une feuille de route pour attirer des projets de la communauté tunisienne à l&rsquo;étranger»</em>, consiste à mieux comprendre les motivations, les freins, et les conditions de retour des Tunisiens du monde. Et à identifier les profils socio-économiques de ces derniers, leurs liens avec la Tunisie, leurs perspectives de retour, les obstacles rencontrés ou anticipés, ainsi que les leviers qui pourraient rendre le retour plus attractif.</p>



<p>L’étude, qui a porté sur plus de 1 000 membres de la diaspora tunisienne, a montré que 59 % d’entre eux n’ont pas l’intention de rentrer, tandis que 20 % ont exprimé un désir clair de rentrer et 21 % envisagent un possible retour sans plan précis pour le moment.</p>



<p>Parmi ceux qui souhaitent rentrer, 24 % aspirent à créer des projets entrepreneuriaux en Tunisie, 21 % envisagent d’y passer leur retraite, tandis que 34 % citent des raisons familiales comme principale motivation de leur retour.</p>



<p>Les obstacles identifiés comprennent le manque d’opportunités d’emploi, des niveaux de salaire insatisfaisants, de nombreuses difficultés liées au climat entrepreneurial, des problèmes d’accès au financement, un manque d’information et des procédures administratives complexes.</p>



<p>Sur la base de ces constats, l’étude propose une feuille de route pratique visant à renforcer l’attractivité de la Tunisie pour la diaspora, à faciliter la participation économique et sociale de ses membres et à encourager un retour durable, qu’il soit partiel ou permanent.</p>



<p>L’atelier a été l’occasion de présenter cette feuille de route et d’échanger des points de vue avec les institutions et structures publiques et privées sur l’efficacité des mesures proposées et sur les moyens de les mettre en œuvre concrètement afin de faire de la communauté tunisienne à l’étranger un élément central du développement économique et social du pays.</p>



<p>Pour revenir à l’enquête, on en citera ici les principales recommandations&nbsp;:</p>



<p><strong>1- renforcer l’attractivité économique</strong>, en facilitant l’accès aux opportunités économiques et aux marchés porteurs&nbsp;; en dynamisant l’écosystème entrepreneurial, en simplifiant l’accès au financement, en créant des fonds dédiés et en réduisant les barrières à la création d’entreprise&nbsp;; mais aussi en encouragent et en attirant les investisseurs par l’amélioration de l’environnement fiscal et réglementaire.</p>



<p><strong>2- améliorer les conditions de vie</strong>, en investissant dans les infrastructures sanitaires, éducatives, de transport et de sécurité, en développant des services adaptés aux retraités (santé, qualité de vie, sécurité sociale), et en assouplissant le marché du travail pour une meilleure insertion professionnelle des Tunisiens du monde&nbsp;;</p>



<p><strong>3- simplifier l’environnement administratif et financier</strong>,&nbsp;en digitalisant les procédures pour alléger les démarches administratives et réduire les délais, et en simplifiant les règles bancaires et de change pour faciliter les transferts de capitaux et les opérations financières;</p>



<p><strong>4- renforcer la protection sociale</strong>, en négociant des accords bilatéraux avec les pays de résidence pour garantir le transfert des pensions de retraite sans exigence de présence physique régulière (en instaurant un contrôle et un suivi en ligne par exemple), et en mettant en place un système de sécurité sociale transférable, accessible aux Tunisiens du monde.</p>



<p><strong>5- Garantir un cadre stable et prévisible</strong>, en renforçant la transparence des institutions et la stabilité des politiques économiques pour restaurer la confiance des Tunisiens du monde dans le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Atuge 2025 - Finale" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/jMX4ExrU8Cg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Le pouvoir d’achat réel des Tunisiens a baissé de 11% depuis 2019</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/le-pouvoir-dachat-reel-des-tunisiens-a-baisse-de-11-depuis-2019/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 09:15:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon un rapport de Fitch-Solutions le pouvoir d’achat moyen des Tunisiennes et Tunisiens a fortement reculé depuis 2019. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/le-pouvoir-dachat-reel-des-tunisiens-a-baisse-de-11-depuis-2019/">Le pouvoir d’achat réel des Tunisiens a baissé de 11% depuis 2019</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Énorme perte en temps et en effort en 6 ans. C’est Fitch-Solutions qui le confirme, preuve à l’appui, dans son plus récent rapport intitulé ‘‘Consommation et revenus des ménages tunisiens’’ publié le 22 octobre 2025). L’arbre se juge à ses fruits…</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-17718732"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>L’agence londonienne annonce que le pouvoir d’achat moyen des Tunisiennes et Tunisiens a fortement reculé depuis 2019, malgré toutes les annonces et promesses gouvernementales voulant axer ses politiques sur le social et le bien-être des laissés-pour-compte, les couches dites défavorisées, souvent illettrées et habitées par la confiance aveugle.</p>



<p>Que disent les chiffres&nbsp;?</p>



<p>Dans son rapport de 44 pages (réservé aux abonnés et publié uniquement en anglais), l’année de 2019, celle de l’élection de Kaïs Saïed, est utilisée comme année de référence. Pas de hasard de calendrier, tout est calculé, et soupesé à la virgule près. Et cela permet de livrer plusieurs indicateurs de rendement sur les impacts des politiques des 6 gouvernements constitués, et qui ont tous gouverné la Tunisie, sous les directives indicatives d’un président élu en 2019 et réélu en 2024.</p>



<p>On fait la synthèse de ce rapport en 5 points complémentaires.</p>



<p><strong>1- Pouvoir d’achat.</strong> Comparativement à 2019, le pouvoir d’achat réel de 2025 (hors inflation) a baissé de 11,1% par rapport à 2019. Fitch doute du réalisme des promesses présidentielles relatives à la mise en place de politiques publiques axées sur le social et les couches vulnérables.</p>



<p>Pis, Fitch prévoit que si rien ne changera avant à la fin du deuxième mandat du président Saïed en 2028, la Tunisie ne retrouverait pas la moyenne du pouvoir d’achat réel d’il y a 6 ans (base 100 en 2019). Un constat qui appelle à des actions concrètes et urgentes sur ce front.</p>



<p><strong>2- Consommation versus croissance.</strong> Un autre constat majeur apporté par ce rapport concerne une anomalie économique structurelle : un taux de croissance annuel global moyen du PIB qui croit d’environ 2%, alors que le taux de croissance de la consommation des ménages croit annuellement de 3,8%.</p>



<p>C’est dire que le pays vit au-dessus de ses moyens. Et qu’au final, la propension moyenne de la consommation (rapportée au revenu) évolue plus vite et plus fort que la propension moyenne à l’épargne.</p>



<p>3- <strong>Chômage. </strong>Les niveaux de chômage, 6 ans après l’élection présidentielle de 2019, sont plus élevés qu’ils ne l’étaient avant 2019. C’est un autre constat sans appel quant aux prétentions des politiques publiques d’avoir mis le social au cœur de ses préoccupations.</p>



<p>Ce constat en dit long sur l’absence de vision stratégique dans les processus budgétaires, la faiblesse des incitations fiscales pour la création d’entreprises et d’emplois. Le projet des entreprises communautaires prôné par le président Saïed est à l’évidence inapproprié, ou mal conçu et mal réfléchi depuis sa mise en chantier en 2021.</p>



<p><strong>4- Dépenses non essentielles</strong>. Le rapport de Fitch décrit la structure des dépenses des ménages tunisiens, et arrive à des résultats différents de ceux de l’Institut national de la statistique (INS). On apprend que les dépenses non essentielles (tabac, alcool, restaurant et internet) frôlent ensemble les 9% des dépenses des ménages.</p>



<p>A titre comparatif, Fitch estime les dépenses des ménages en éducation ne dépassent les 1,2% du total des dépenses. Dans les dépenses des ménages, le tabagisme engloutit 4,9 milliards de dinars tunisiens en 2025. Ce poste de dépenses croit à 11% par an.</p>



<p>Un poste de dépenses atypique&nbsp;: les chaussures. Fitch trouve trop élevées les dépenses en chaussure per capita qui est de 463 dinars par an. Selon, cette estimation, une famille de 4 personnes dépenserait presque 2000 dinars par an en chaussure. Il faut le faire, surtout quand on connaît les autres urgences et priorités.</p>



<p><strong>5- Pauvreté.</strong> Les auteurs du rapport ont aussi décrit le revenu disponible des ménages selon 3 intervalles. Ils ont recensé un total de 3334 ménages en Tunisie, avec 2,5 actifs occupés par ménage.</p>



<p>Le revenu moyen par ménage est de 30 765 dinars par an en moyenne. En revanche, le revenu disponible (après imposition et prélèvements estimés à 7%) tombe à 10 092 dinars per capita en 2025.</p>



<p>La classe ayant un revenu disponible annuel moyen par ménage (inférieur à 10 000$ par an) a grimpé jusqu’à 95% du total des ménages. Les plus riches, avec un revenu annuel disponible supérieur à 50 000$ par an constituent 2% du total des ménages.</p>



<p>Les plus pauvres (revenu inférieur à 5 000 dollars par ménage et par an) constituent presque 20% du total des ménages (666 000 ménages, ou 2 400 000 personnes).</p>



<p>A se demander si les politiques sociales prônées par le président Saïed arrivent à cibler et à lister de manière crédible et efficace ces populations indigentes et précaires pour les sortir de leur indigence.</p>



<p>Les personnes âgées, les personnes en perte de mobilité, les femmes et surtout celles de la GenZ sont les plus impactées par ces inégalités et déséquilibres socio-économiques. Des enjeux qu’on ne peut pas gérer par la répression, ni par les discours ou autres juridismes caduques et inefficaces.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur</em></strong> : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>
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		<title>Aux «docteurs-chômeurs» &#124; Un diplôme n’est pas une garantie d’emploi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 07:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
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		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la flambée de diplômés-docteurs de l’enseignement supérieur est apparue aux dépens de la qualité assez souvent.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/25/aux-docteurs-chomeurs-un-diplome-nest-pas-une-garantie-demploi/">Aux «docteurs-chômeurs» | Un diplôme n’est pas une garantie d’emploi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La politique sociale du président Kaïs Saïed fait le bonheur de pans entiers de la société tunisienne, parmi les laissés-pour-compte, comme les diplômés chômeurs de longue durée, dont les quelques 7000 «docteurs chômeurs», qui voient les portes du recrutement dans la fonction publique soudain ouvertes devant eux. Ce dumping social n’est pas du goût de beaucoup de Tunisiens, dont l’auteur de cette opinion qui, au-delà des calculs politiques derrière ce populisme couteux pour les finances de l’Etat, craignent pour le nivellement qui ne manquera pas d’affecter l’administration publique, déjà peu performante. &nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Ali Gannoun *</strong></p>



<span id="more-17321541"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Ali-Gannoun.jpg" alt="" class="wp-image-17321551" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Ali-Gannoun.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Ali-Gannoun-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/08/Ali-Gannoun-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Je sais que je vais fâcher plus d’un ! Mais je ne vais pas me cacher derrière le populisme poussé jusqu’au misérabilisme pour ne pas dire les choses telles qu’elles doivent être dites.</p>



<p>Nous avons trop de docteurs en Tunisie. Cette flambée de diplômés-docteurs de l’enseignement supérieur est apparue aux dépens de la qualité assez souvent. Elle a été attisée par des syndicats irresponsables et des décisions politiques hasardeuses pour, soi-disant, améliorer le salaire des enseignants chercheurs en fonction du nombre des étudiants encadrés par leurs soins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas d’embauche sans évaluation</h2>



<p>Un doctorat est un diplôme et non une garantie d’emploi. Le recrutement dans l’enseignement supérieur et dans la haute administration se fait sur concours et suivant des règles bien précises et clairement précisées.</p>



<p>L’embauche en masse sans sélection est néfaste aussi bien dans l’administration que dans les universités.</p>



<p>Le recrutement tout-azimut dans l’enseignement primaire et secondaire après <em>«la révolution»</em> a fait couler cet enseignement et nous récoltons ses fruits amers aujourd’hui.</p>



<p>Oui, il y a un problème de docteurs-chômeurs en Tunisie. Le Maroc souffre du même phénomène bien que sa capacité de recruter soit plus importante.</p>



<p>La solution populiste qui vise à les employer <em>«bouh 3la khouh»</em> sans se soucier de la qualité de la formation et sans tenir compte de la capacité de l’administration et des universités de les intégrer dans leur organigramme d’employabilité, aura un effet semblable à celui qui a fait couler Tunisair.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Non aux solutions irréfléchies&nbsp;!</h2>



<p>Je suis très sensible à la détresse de ces personnes et je comprends très bien leur désarroi. Ils sont victimes d’un système foireux. Néanmoins, la solution de les employer sans passer par leur évaluation et sans recourir à des commissions de recrutement aux membres intègres, honnêtes et compétents est une aventure aux lendemains qui déchantent et dont toute la population risque de payer les pots cassés.</p>



<p>Oui à un vrai dialogue, oui à des solutions réfléchies, non au populisme et aux décisions primaires.</p>



<p><em>Ps : j’étais étonné par le discours de certains docteurs-chômeurs devant le Président de la République, il y a de quoi se poser des questions sur leur niveau réel.</em></p>



<p>* <em>Professeur à l’Université de Montpellier.</em></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100010173164263" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page Facebook de l&rsquo;auteur. </a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YB5gBw1XSE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/22/kais-saied-redonne-espoir-aux-doctorants-chomeurs/">Kaïs Saïed redonne espoir aux doctorants chômeurs</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed redonne espoir aux doctorants chômeurs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/22/kais-saied-redonne-espoir-aux-doctorants-chomeurs/embed/#?secret=faFxFWNtkW#?secret=YB5gBw1XSE" data-secret="YB5gBw1XSE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Les perspectives économiques 2026 en Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/30/les-perspectives-economiques-2026-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 10:48:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Etat social]]></category>
		<category><![CDATA[investissement public]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaâfrani Zenzeri]]></category>
		<category><![CDATA[secteur public]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le modèle de développement pour l’exercice 2026 en Tunisie a une dimension éminemment sociale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/30/les-perspectives-economiques-2026-en-tunisie/">Les perspectives économiques 2026 en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le conseil des ministres tenu mardi 29 juillet 2025, sous la présidence du Premier ministre Sarra Zaâfrani Zenzeri, a examiné les principaux indicateurs de la situation économique actuelle et les principales caractéristiques du modèle de développement pour l’exercice 2026, dont l’objectif primordial est de renforcer les fondements de l’État social et de la justice sociale, notamment en renforçant la prise en charge des groupes vulnérables et à faibles revenus, en facilitant leur intégration économique et en améliorant leurs conditions de vie.</em></strong></p>



<span id="more-17131031"></span>



<p>Le deuxième objectif concerne la relance de l’emploi et la réduction du taux de chômage, notamment par la création de nouvelles opportunités de recrutement dans le secteur public et la régularisation de plusieurs situations administratives.</p>



<p>Le troisième axe concerne l’investissement dans le développement régional, en s’appuyant sur les résultats des conseils locaux, régionaux et de district dans le cadre de l’élaboration du Plan de développement 2026-2030.</p>



<p>D’autres priorités stratégiques comprennent la stimulation de l’investissement public comme moteur de l’investissement privé, le soutien aux entreprises communautaires et aux petites et moyennes entreprises, l’investissement dans les secteurs de la santé, des transports et de l’éducation, la promotion des énergies renouvelables, l’intégration de l’économie informelle et la restructuration et la réforme des institutions publiques.</p>



<p>Les objectifs complémentaires portent sur le renouvellement du tissu industriel et le développement de politiques industrielles axées sur les marchés nationaux et africains, l’adoption d’une stratégie industrielle intégrant l’innovation et les technologies modernes, l’amélioration de la compétitivité économique et du climat des affaires et la modernisation des infrastructures, avec des mesures incitatives pour les secteurs de l’industrie, du commerce, du tourisme, des transports et des communications.</p>



<p>Le Conseil des ministres a recommandé d’accélérer l’élaboration du plan économique 2026, sur la base des données de terrain collectées lors des consultations locales, régionales et départementales dans le cadre du plan de développement 2026-2030.</p>



<p>Ce plan devra garantir un équilibre entre croissance économique et justice sociale, et être aligné sur le Plan de développement et la Loi de finances 2026, conformément au programme économique et social de l’État.</p>



<p>Comme on le voit, les orientations retenues sont toutes budgétivores et le communiqué du Premier ministère n’évoque à aucun moment les moyens qui vont permettre de financer la débauche de dépenses publiques envisagées, alors que l’Etat traverse une grave crise financière, que la croissance demeure atone peinant à atteindre 2% et que les financements extérieurs risquent d’être très couteux, étant donné la note souveraine du pays, qui est CCC1.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.  </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/30/les-perspectives-economiques-2026-en-tunisie/">Les perspectives économiques 2026 en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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