<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Ettajdid - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/ettajdid/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/ettajdid/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Tue, 22 Sep 2026 09:33:49 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Ettajdid - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/ettajdid/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>À propos de l’article de Larguèche sur Bouarrouj &#124; Acte de mémoire ou… guerre des mémoires ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/22/a-propos-de-larticle-de-largueche-sur-bouarrouj-acte-de-memoire-ou-guerre-des-memoires/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/22/a-propos-de-larticle-de-largueche-sur-bouarrouj-acte-de-memoire-ou-guerre-des-memoires/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 07:02:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[Ettajdid]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Kazdaghli]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Skik]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Harmel]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Bouarrouj]]></category>
		<category><![CDATA[parti communiste tunisien]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19684382</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réponse de Hichem Skik à Abdelhamid Larguèche à propos de son article sur Noureddine Bouarrouj et le Parti communitse Tunisien.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/22/a-propos-de-larticle-de-largueche-sur-bouarrouj-acte-de-memoire-ou-guerre-des-memoires/">À propos de l’article de Larguèche sur Bouarrouj | Acte de mémoire ou… guerre des mémoires ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Nous publions ci-dessous la réponse d’un ancien dirigeant du Parti communiste tunisien (PCT), ainsi que du parti Ettajdid et parti Al Massar, ses héritiers historiques, à un article de l’historien et ancien militant du PCT, Abdelhamid Larguèche, publié par Kapitalis et intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/10/noureddine-bouarrouj-la-memoire-effacee-du-communisme-tunisien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;Noureddine Bouarrouj, la mémoire effacée du communisme tunisien&nbsp;»</a>. «La vérité est pareille à l’eau qui prend la forme du vase qui la contient», écrivait Ibn Khaldoun, nous apprenant que l’Histoire aussi est sujette à des points de vue divergents et à des interprétations différentes. Ce débat en est l’illustration.</em></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hichem Skik</strong></p>



<span id="more-19684382"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un long article publié dans Kapitalis le 12 septembre 2026, mon ami et collègue à l’Université (et aussi, c’est important, ex-camarade au Parti communiste tunisien), a évoqué le souvenir d’un ancien dirigeant important du PCT, feu Noureddine Bouarrouj, à l’occasion du trente-quatrième anniversaire de sa disparition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On se serait, donc, attendu à <em>«un acte de mémoire… un hommage et un devoir de mémoire»</em>, comme le déclare l’auteur dans son introduction. Cela aurait été utile et réellement souhaitable, car ce rôle et cet apport sont, effectivement, injustement méconnus, en dehors du cercle restreint de ses anciens camarades et de quelques collègues. C’est d’ailleurs le cas de nombreux valeureux militants de gauche, que l’historiographie officielle du parti unique a délibérément occultés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement – et dès le titre – on est surpris par le fait que l’auteur se place, délibérément, et d’emblée sur un tout autre terrain que l’hommage mérité à un dirigeant disparu&nbsp;:&nbsp; celui de la polémique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article est, en effet, intitulé&nbsp;: <em>«Noureddine Bouarrouj, la mémoire effacée du communisme tunisien»</em>. Et ce thème est repris (je dirais&nbsp;: martelé) avec une insistance qui indique que ce sera le thème majeur de l’article (on relève, en effet, dans les seules premières lignes&nbsp;: «<em>mémoire effacée, cet effacement, occulté, marginalisé, mise à l’écart, écartés, tus, mises à l’écart</em>…».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article annonce donc clairement qu’il s’agira, non d’un hommage à un dirigeant, mais d’une sorte de <em>«réhabilitation»</em>&#8211; et cette <em>«réhabilitation»</em>&nbsp; ne concernera pas, dans l’article, le seul Noureddine Bouarrouj, mais un groupe de communistes réunis autour de lui et qui auraient été tous <em>«écartés»</em> du Parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et là, on se pose tout de suite la question&nbsp;:&nbsp;Pourquoi donc il-ou plutôt ils- ont été ainsi <em>«marginalisés»</em>, <em>«écartés»,</em> etc.&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et la réponse de l’auteur est simple, claire, précise, affirmée avec une grande assurance et sans aucune ambiguïté. Il la formule ainsi&nbsp;: <em>«Cet effacement n’est pas un simple oubli. Il est le produit d’une gestion du parti centrée sur une personne et sur un appareil…»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ceux qui n’ont pas compris, soyons clairs, semble dire l’auteur, qui précise donc&nbsp;: <em>«L’histoire du communisme tunisien s’est longtemps écrite autour d’un nom&nbsp;: celui de Mohamed Harmel…»… «A force de faire reposer sa légitimité sur la figure d’un seul dirigeant… le parti a fini par transformer sa propre histoire en un récit de personnes&nbsp;: celui d’un sauveur et de ceux qu’il aurait, volontairement ou non, écartés.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi se révèle au lecteur, l’objectif – assumé d’ailleurs par l’auteur – de l’article.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est inutile que je poursuive ici la lecture de l’article -lecture que j’ai faite plus d’une fois, car en tant qu’ami et ex-camarade, Abdelhamid m’a fait l’honneur de me le faire lire avant sa publication pour avoir mon avis-avis que je n’ai pas manqué de lui faire parvenir par écrit, lui faisant part de mes interrogations, mes réserves et mes désaccords sur plusieurs aspects de son texte. D’autres amis et camarades, à qui le texte a été soumis, ont, eux aussi, exprimé des avis recoupant largement le mien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusque-là, nous pensions que le texte était une réflexion, un projet auquel Abdelhamid réfléchissait et qu’il suggérait un débat entre nous sur un important épisode de la vie du PCT. J’ai donc été très surpris de voir le texte immédiatement publié sous forme d’article.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La publication inattendue de l’article m’autorise donc, me semble-t-il, à répondre à l’invite de Abdelhamid à participer à ce nécessaire&nbsp; débat, en commençant ici par quelques remarques d’ordre méthodologique&nbsp; ou de caractère général, comptant sur&nbsp; l’engagement intellectuel et l’esprit d’ouverture de Abdelhamid – ainsi que&nbsp; sur la contribution d’autres personnes intéressées par le sujet-pour mener à bien et sur le fond un tel débat, de la manière la plus approfondie, la plus objective et la plus sereine possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cher Abdelhamid&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">1/ Tu affirmes&nbsp;:&nbsp;<em>«jusqu’à aujourd’hui, certains sont irrités par la seule évocation des noms de Bouarrouj, Ali Mtimet ou Bechir El Feni»</em>. Je serais vraiment curieux de savoir qui sont ces <em>«certains»</em>. En revanche, ce que je sais, car je l’ai vécu personnellement, c’est que, par exemple&nbsp;:&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; concernant Salah Garmadi</strong>, outre notre <em>«compagnonnage linguistique»</em> et les <em>«combats»</em> scientifiques que nous avons menés, au Ceres, avec toute une équipe de chercheurs pour une approche objective de la situation linguistique complexe dans notre pays. C’est avec une grande émotion que j’évoque la profonde amitié personnelle qui nous liait, et qui englobait même nos familles… Et c’est à moi qu’a échu le douloureux devoir d’annoncer son décès et de lui rendre un vibrant hommage à la Une du journal du PCT, <em>Attariq al-Jadid</em>. Lorsque le Ceres a voulu lui rendre hommage, c’est tout naturellement à moi qu’on a pensé… Il en est de même pour la Faculté des Lettres, à laquelle je n’appartenais pas encore, mais qui a jugé utile de m’associer – à côté, notamment, de Si Mongi Chamli, Si Chedli Ayari… à l’hommage <em>«du 40<sup>e</sup> jour»</em> qui lui a été rendu…&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; concernant Ali Mtimet&nbsp;:</strong> en plus de notre militantisme commun au sein du PCT, les relations entre nos deux familles étaient très étroites et se sont poursuivies jusqu’à sa maladie, puis son décès, et se poursuivent – quoique par intermittence&nbsp;malheureusement, avec sa femme et ses enfants. Après la révolution – dans laquelle il s’était beaucoup impliqué, à Tunis et surtout dans diverses régions intérieures qu’il avait sillonnées –, il s’était associé à diverses manifestations et actions du Mouvement Ettajdid. A la cérémonie d’hommage organisé par sa famille après sa mort, son camarade Habib Kazdaghli a été invité à faire une intervention, qui fut très émouvante, de l’avis de tous les présents, et dans laquelle il avait souligné les multiples facettes et qualités, scientifiques, associatives, syndicales, politiques et humaines du défunt&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; concernant Habib Attia,</strong> malgré les divergences survenues, il avait toujours maintenu des contacts avec nous, ses camarades du PCT, puis d’Ettajdid. Après la révolution, il me téléphonait souvent pour me faire part de ses avis et conseils sur la politique à suivre à propos de tel ou tel événement. Et grâce à son exceptionnelle connaissance de la campagne tunisienne, il a apporté – en tant que membre de la Commission économique du parti – une contribution précieuse à l’élaboration de son programme économique et social pour les élections. Je garde un souvenir ému de notre dernière rencontre avant sa disparition. En compagnie d’une petite délégation, nous lui rendîmes une visite d’amitié chez lui&nbsp;: il nous avait exprimé sa joie pour cette visite et avait, notamment, eu une longue conversation sur Jendouba avec notre camarade Baccar Ghrib, qui était alors Doyen de la Faculté d’économie de la ville. A son décès, le triste privilège de son éloge funèbre en tant qu’universitaire et en tant que militant communiste au cimetière de Carthage échut (tout naturellement), à son camarade Habib Kazdaghli&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; même chose pour le grand maître de la critique littéraire Taoufik Baccar&nbsp;:</strong> &nbsp;nos rapports ont toujours été amicaux, au niveau politique, il a été également associé aux discussions pour la préparation du 8<sup>e</sup> congrès, de même que &nbsp;et nous étions nombreux à contribuer à l’hommage qui lui a été rendu à la Faculté des Lettres de Manouba au mois de juin 2017.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tels sont quelques échantillons pour illustrer cette vérité évidente&nbsp;: non seulement les membres restés au PCT, puis à Ettajdid puis à Al Massar n’éprouvent aucune&nbsp;<em>«irritation»</em>&nbsp;à l’évocation des camarades qui ont choisi une autre voie, mais ils sont plutôt blessés qu’on se permette d’affirmer – gratuitement – le contraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons, certes, été en désaccord, à une certaine époque, mais nous n’avons jamais confondu divergence et inimitié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2/ Tu écris&nbsp;: <em>«… reprendre une question que l’histoire officielle du parti a préféré ne pas poser…»</em>&nbsp;; <em>«L’histoire du communisme tunisien s’est longtemps écrite autour d’un nom…»</em>;&nbsp;<em>«le parti a fini par transformer sa propre histoire en un récit de personnes…»</em>&nbsp;;&nbsp;<em>«…la manière dont l’histoire même du parti a fini par s’écrire…»&nbsp;; «…l’histoire officielle&nbsp; du mouvement ne retenait que les noms de ses dirigeants successifs et le récit de ses querelles»&nbsp;; &nbsp;«une pensée que l’histoire officielle de la gauche tunisienne a trop souvent laissée dans l’ombre.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Six fois, dans un article, tu évoques <em>«l’histoire officielle du parti»</em> (pour dénoncer ce que tu considères comme ses parti-pris pour certains dirigeants et contre d’autres).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personnellement, je déclare que je suis absolument prêt à partager ces conclusions s’il s’avère que ladite histoire officielle du parti a, en effet, procédé avec les biais et les <em>«oublis»</em> que tu dénonces. Le problème, c’est que, ayant vécu plus de soixante-ans dans ce parti, je n’ai jamais eu entre les mains une histoire – officielle ou même officieuse – du PCT&nbsp;! Je n’ai jamais entendu parler d’une telle histoire, ni au parti, ni à l’université ni dans la presse nationale ou internationale. Ce que je sais, c’est que nous avons toujours salué et soutenu les quelques contributions d’universitaires tunisiens à l’écriture de certains aspects de cette histoire (Chaker, Kraiem, Hamza, Bouguerra, Lakhdar, Larguèche, Blili et surtout Kazdaghli.) Malheureusement, la plupart de ces travaux présentés à l’Université ont porté sur la période coloniale (excepté la recherche de Latifa Lakhdhar). La seule tentative pour donner un aperçu&nbsp; de l’histoire du parti&nbsp; de sa fondation à la levée de l’interdiction (parue non signée) qui a été faite par Habib Kazdaghli &nbsp;et publiée (sans signature) dans le premier numéro d’<em>Attariq al-Jadid</em>&nbsp;: nous étions tous très heureux de cette contribution, qui permettait pour la première fois d’avoir une idée de l’itinéraire du parti- bien que cela ait été un <em>«survol»</em> sur deux pages du journal, qui n’a, en aucune façon, abordé des problèmes tels que ceux que tu soulèves. Depuis, plusieurs expositions de journaux, photos etc. ont été organisées à l’occasion de divers événements, mais… toujours aucune <em>«histoire officielle»</em>&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Désolé Abdelhamid, mais un historien –qui se présente comme tel dans son article – et qui y dénonce aussi vigoureusement une <em>«histoire officielle du parti»</em>, qui… n’a jamais existé, c’est, pour le moins… regrettable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3/ Venons-en à la question principale, que tu as <em>«occultée»</em> vraiment, celle-là, et d’une manière particulièrement surprenante, par toi, Abdelhamid. Cette question est la suivante&nbsp;: on est tous d’accord sur le fait qu’il y a bien eu un problème qui a séparé Noureddine Bouarrouj – et les autres camarades qui l’ont rejoint – de l’autre groupe de camarades restés au PCT et ont participé à ses évolutions ultérieures&nbsp;: mais quel est ce problème&nbsp;? Non seulement tu évites complètement d’aborder le véritable contenu des divergences, mais tu tentes de leur substituer un récit imaginaire, que contredisent radicalement les faits dans leur déroulement réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tu affirmes, en effet&nbsp;:&nbsp;<em>«Militant de la clandestinité, puis exilé pendant une quinzaine d’années, il</em> (Noureddine Bouarrouj) <em>revient en Tunisie et devient l’un des artisans les plus actifs de la recherche d’unité entre communistes tunisiens. Autour de lui se constitue le ‘‘groupe de Tunis’’, parfois appelé ‘‘groupe Kléber’’ qui réunit notamment Taoufik Baccar, Salah Garmadi, Habib Attia, Hamadi Ben Rachid, Bechir El Fani et Ali Mtimet…»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vraiment désolé, là aussi, mon cher ami, mais tu as tout faux&nbsp;! Etant historien de métier, et ayant adhéré au PCT après les faits que tu évoques, tu as puisé dans des sources, <em>«bien sélectionnées»</em>, ce qui t’a induit en erreur, et tu t’es contenté de la version d’une seule partie, ce qui t’a privé des moyens de corriger ton erreur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une lecture apaisée d’évènements remontant parfois à plus de 50 ans, t’aurait permis une vision plus objective des faits. Les divergences ont bel et bien existé (ce sont des signes de vie d’un parti politique)&nbsp;; elles remontent au milieu des années soixante et ont porté sur des points précis&nbsp;: la nature de classe du régime qui avait entrepris des réformes des structures économiques&nbsp;et les &nbsp;positions politiques à prendre par le parti par rapport au régime (au cours et après le déroulement des réformes). La gestion de ces divergences internes, aussi bien lors de la rédaction du texte fondateur <em>«Pour une nouvelle alternative démocratique et progressiste»</em>, publié en 1974, que lors de la préparation du 8<sup>e</sup> congrès (entamée fin 1978 et achevée en février 1981), &nbsp;l’élaboration de positions à l’occasion &nbsp;d’évènements importants (la grève du 26 janvier, l’attaque de Gafsa, la légalité retrouvée à partir de juillet 1981, etc.) &nbsp;sont autant d’étapes d’une histoire commune et en partage du PCT et de la Tunisie, même s’il y a eu divergences d’appréciation entre militants et groupes de militants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui dit histoire, cher Abdelhamid, dit documents et références précises à l’appui. Cela implique aussi que les documents sont à rechercher chez tous les protagonistes et non chez un seul parmi les informateurs&nbsp;; sans indication précise de la collecte des sources orales ou écrites. L’honnêteté intellectuelle impliquerait de les faire connaitre et de les rendre publiques pour permettre aux lecteurs d’apprécier à sa juste valeur l’interprétation faite par l’historien. Or, on découvre, avec stupéfaction, que tes sources principales sont, d’une part, le manuscrit d’un livre sur Bouarrouj de Si Hedi Dhoukar (non encore publié&nbsp;!), et, d’autre part, les posts sur fb d’une personne jusqu’ici complètement inconnue et qui cherche à se forger un profil d’historien ex-militant…</p>



<p class="wp-block-paragraph">3) Enfin, un mot à propos du 8<sup>e</sup> congrès du parti, tenu dans la clandestinité, et de la préparation duquel tu affirmes avec assurance (encore un problème de source fiable&nbsp;!) que le camarade Bouarrouj et ses amis ont été exclus.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Permets-moi, cher Abdelhamid, de te démentir encore une fois : en tant qu’un des acteurs de la préparation du congrès, je t’informe que ces camarades ont <strong>tous</strong> été associés, comme les autres membres du parti, à la discussion du projet de résolution du congrès. Ainsi,  à titre d’exemple, je coordonnais les discussions-qui ont duré plus d’une année (fin 1978 et durant toute l’année 1979)-  dans un groupe de camarades constitué de:  Salah Garmadi, Salah Hajji, Ali Mtimet  et Habib Kazdaghli. Des camarades ont été chargés de discuter avec Bouarrouj à Paris, où il était parti pour préparer un doctorat et où il s’est installé définitivement. Ces camarades ont maintenu leurs positions et ont refusé le projet de résolution globalement ; on peut donc difficilement prétendre qu’ils ont été exclus de la préparation du congrès. Et malgré les divergences survenues à l’intérieur du parti, nous nous sommes à nouveau retrouvés dans le cadre d’un mini groupe pour discuter et préparer le 8<sup>e</sup> congrès sur des bases unitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cher ami, collègue et ex-camarade…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je termine en te disant, avec beaucoup de regret, crois-moi, qu’au lieu d’être le prélude d’un débat apaisé et fructueux, sur un passé en partage, ton texte s’est malheureusement placé sur le terrain des récits polémiques, univoques et tronqués. Pour toutes ces raison, force est de constater qu’au lieu d’aboutir à un acte de mémoire tant espéré, tu as choisi de continuer et d’une manière maladroite, la piste tant décriée, parce que très dangereuse, de la… guerre des mémoires&nbsp;! Dommage&nbsp;!</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Tunis, 21 septembre 2026</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/22/a-propos-de-larticle-de-largueche-sur-bouarrouj-acte-de-memoire-ou-guerre-des-memoires/">À propos de l’article de Larguèche sur Bouarrouj | Acte de mémoire ou… guerre des mémoires ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/22/a-propos-de-larticle-de-largueche-sur-bouarrouj-acte-de-memoire-ou-guerre-des-memoires/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hichem Skik ou la modération comme arme de lutte</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/hichem-skik-ou-la-moderation-comme-arme-de-lutte/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/hichem-skik-ou-la-moderation-comme-arme-de-lutte/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 10:58:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Mestiri]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Nejib Chebbi]]></category>
		<category><![CDATA[Al Massar]]></category>
		<category><![CDATA[Attarik Al Jadid]]></category>
		<category><![CDATA[Ettajdid]]></category>
		<category><![CDATA[gauche tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Skik]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Harmel]]></category>
		<category><![CDATA[parti communiste tunisien]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17936787</guid>

					<description><![CDATA[<p>Hichem Skik s’est toujours inscrit dans la tradition de «soutien critique» au pouvoir pour faire avancer la démocratie et le progrès. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/hichem-skik-ou-la-moderation-comme-arme-de-lutte/">Hichem Skik ou la modération comme arme de lutte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son livre ‘‘Écrits pour la liberté et le progrès’’, publié par les éditions Nirvana en 2025, Hichem Skik rassemble ses articles publiés en français dans le journal Attarik Al Jadid entre 2001 et 2014, date de la disparition de ce journal d’opposition, porte-parole du Parti communiste tunisien (PCT), et de ses différentes évolutions et ouvertures (Mouvement Ettajdid, Parti Al Massar).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mehdi Jendoubi</strong> *</p>



<span id="more-17936787"></span>



<p class="wp-block-paragraph">De fait c’est le tome 2 d’un livre publié en 2021 par le même auteur et chez la même maison d’édition sous le titre <em>‘‘Kitaabaat ala attarik’’</em> (كتابات على الطريق), qui rassemble l’essentiel des articles d’opinion publiés en arabe dans le même journal, entre 1981, année de sa création, et 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ces deux ouvrages, Hichem Skik nous offre ses écrits journalistiques complets, soit 80 articles en arabe et 50 en français. Si cette pratique est bien ancrée en littérature, dans le journalisme, cette tradition est loin d’être assise en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ses mémoires intitulées <em>‘‘Al-massira wal-massar’’</em> (le parcours et voie), publiées en 2022 en arabe aux éditions Dissonances, Ahmed Nejib Chebbi rapporte qu’à son arrivée à Paris en 1964, alors jeune étudiant, il a entendu parler d’un club d’étudiants communistes animé par un certain Hichem Skik. Ce témoignage m’est revenu à l’esprit en écoutant ce dernier, en 2024, lors d’une séance de lancement d’un des livres publiés dans la collection <em>Mountada Ettajdid</em> aux éditions Nirvana, dirigée par lui-même. Entre les deux dates, soixante années se sont écoulées, que d’eau a coulé sous les ponts&nbsp;! Mais le militant politique est toujours fidèle au poste, celui d’un implacable agitateur d’idées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une tradition de prise de parole publique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Hichem Skik perpétue une tradition bien connue chez les élites tunisiennes depuis le début du vingtième siècle, où le journalisme d’opinion est investi par les militants de toutes obédiences, et transformé en terrain de combat et en arme de lutte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La liste serait longue à établir depuis les journaux&nbsp;<em>Ezzohra</em> (1890-1959), <em>Le Tunisien</em> (1907-1912), <em>L’Action tunisienne</em> (1932-1988), dans sa phase militante avant l’indépendance, <em>Er-Raï</em> (1978 -1987), <em>El Mawqef </em>(1984-2011), et bien d’autres titres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons plus que jamais besoin de rappeler cette soif de prise de parole publique qui a toujours animé nos élites, et au-delà les expériences personnelles de personnalités très différentes et même souvent opposées, dans des contextes historiques variés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut saisir le message fondamental, transmis comme une flamme éclairante, de génération en génération. Ceux qui détiennent le pouvoir, et l’imposent parfois par la force, ne peuvent pas avoir le monopole de la parole publique. Les idées ne peuvent pas être mises en prison, même si les personnes qui les portent peuvent être, elles, aux arrêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cela était valable avec des journaux papier qu’on pouvait facilement suspendre, que dire aujourd’hui avec les multiples outils de communication qu’offre le 21<sup>e</sup> siècle. Les idées ne peuvent être combattues que par des idées, une évidence certes, mais elle mériterait d’être rappelée aux oublieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’une génération à une autre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le militant nationaliste Tahar Sfar, dans son <em>‘‘Journal d’un exilé. Zarzis 1935’’</em>, publié aux éditions Bouslama en 1960, a bien saisi ce fil d’Ariane entre des générations qui parfois s’ignorent ou s’opposent et se critiquent les unes les autres, mais contribuent toutes à une œuvre historique commune qui les dépasse&nbsp;:&nbsp;«<em>Bach Hamba, Thaâlbi, M’hamed Ali, Habib Bourguiba et tous ceux de leurs groupes, ne nous apparaissent-ils pas dans cette échelle ascensionnelle, comme autant de points de repères qui en marquent les sinuosités et en décèlent le progrès constant.(…) Et ainsi dans le chemin de la vie, semé d’obstacles et de fossés, o</em><em>ù</em><em> les culbutes sont inévitables et nécessaires, o</em><em>ù</em><em> les retours en arrière sont parfois utiles, et les haltes fécondes, toutes les générations doivent tendre la main en un rang ininterrompu et compact&nbsp;; et c’est cela qui donne la foi, le courage et la voie d’œuvrer. Sentir qu’on est soutenu et épaulé par les générations qui ont précédé, que les morts sont présents et vivent dans notre activité, qu’ils agissent avec nous au travers de nous, (…) c’est cela et rien que cela qui fait grand le travail humain, qui console de l’effort et de la peine, qui fait supporter le sacrifice et la privation et qui, en un mot, donne tout son prix et son plein sens </em><em>à</em><em> l’évolution, qui partout s’accomplit et nulle part ne s’achève</em>&nbsp;» (pages 18-20) .</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi de ce message transgénérationnel que Hichem Skik est acteur et témoin, à travers ses écrits journalistiques, mais aussi à travers la collection qu’il dirige <em>‘‘Montada Ettajdid</em>’’ riche de 11 titres, qui vise à faire connaître le&nbsp;«<em>patrimoine de la pensée de la gauche tunisienne et internationale et de le diffuser dans la société et en particulier auprès des jeunes</em>». Nous pouvons ne pas partager ses priorités, mais comment ne pas être saisi par sa forte conviction, par sa constance et par l’intelligence investie dans cette œuvre de vie !</p>



<h2 class="wp-block-heading">La main tendue de Bourguiba en 1981</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut être disciple d’Elyssa, pour voir se dessiner un État dans une peau de bœuf selon la légende populaire. L’art de voir grand, quand tout semble petit, étroit et désespérant. L’œuvre journalistique de Hichem Skik, comme celle de ses compagnons de lutte, bien au-delà de son propre parti, est pétrie d’histoire et de rapports de forces, arrachée mot par mot et phrase par phrase à la vigilance d’une censure que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître, eux qui ont entendu des journalistes traiter le président de la république après la révolution de&nbsp;<em>«Tartour»</em> (<em>«Tartempion»</em>), sans être inquiétés. Avant 2011 des carrières et des vies ont été brisées pour moins que ça&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut remonter aux années charnières de la fin de années 1970 et le début des années 1980, pour trouver les clés d’une nouvelle grammaire politique, dans laquelle s’inscrivent les <em>‘‘Écrits pour la liberté et le progrès’’</em>, de Hichem Skik.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir personnel de Bourguiba, servi par un charisme indiscutable, par son rôle dominant dans la lutte nationale et par une vision réformiste de l’État et de la société, concrétisée dès les premières années de l’indépendance, encaisse échecs et défis&nbsp;: l’échec d’une politique économique résumée abusivement par le terme collectivisation, le fort courant <em>«indépendantiste»</em> au sein de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la centrale syndicale, qui débouchera sur la crise du&nbsp;<em>«Jeudi noir»</em> du 26 janvier 1978, qui voit s’effondrer la politique de <em>«dialogue social»</em> conçue par le premier ministre Hédi Nouira, l’attaque de Gafsa en 1980 menée par de jeunes tunisiens mobilisés et armés par la Libye et l’Algérie, ci-devant sœurs et voisines, une jeunesse de plus en plus en rupture avec le pouvoir et dont l’élite politisée est séduite par les idées de l’<em>«extrême gauche»</em> et de l’<em>«islamisme politique»</em>, et une forte contestation estudiantine, et la maladie du président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affaibli, Bourguiba tend la main aux opposants et ouvre une nouvelle période politico-médiatique, qui fera l’objet de plusieurs études universitaires. Abdelkrim Hizaoui a étudié en profondeur le volet médiatique dans sa thèse intitulée <em>‘‘Le pluralisme de la presse en Tunisie, 1982’’</em>). Larbi Chouikha a qualifié cette période d’<em>«embellie»</em> causée par la faiblesse du régime soucieux de renouveler sa légitimité, qu’il a analysé brillamment dans son ouvrage récent <em>‘‘Médias tunisiens. Le long chemin de l’émancipation (1956-2023)’’</em>, publié par Nirvana éditions en 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La modération comme arme de lutte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les leaders du mouvement démocratique tunisien (Ahmed Mestiri, Ahmed Nejib Chebbi, Mohamed Harmel et d’autres), qui acceptent la main tendue de Bourguiba, jouent gros. Comment ne pas <em>«perdre son âme»</em> et une crédibilité chèrement acquise, parfois au prix de l’exil et de la prison, en faisant des compromis que d’autres considèrent comme une <em>«compromission»</em>, de fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’<em>«opposition de décor»</em> est une accusation à laquelle les plus vaillants opposants doivent alors faire face, et cela est d’autant plus dur à assumer que la confusion est facile à faire entre hommes politiques visionnaires qui feront de la modération et du compromis, même en cas de flagrant déséquilibre des forces, un choix politique réaliste et éthique – la politique étant l’art du possible – et qui n’hésiteront pas à accepter, conjoncturellement, d’assumer des responsabilités quand ils le jugent utile; et une armada d’ambitieux <em>«fatigués de militantisme»</em>, qui n’hésitent pas à marchander un poste au <em>«prix du marcher»</em>. Faire la part des choses, dans ce cas, n’est pas aisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hichem Skik s’inscrit dans la tradition du PCT, qui a forgé le concept de <em>«soutien critique»</em> pour résumer sa position vis-à-vis de la politique conçue par le leader syndicaliste Ahmed Ben Salah, appelé par Bourguiba, dès le début des années soixante, à jouer un rôle très important au sommet de l’État et du Parti destourien au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans reprendre cette expression de manière explicite, elle est de fait mise en pratique entre les années 1980/2010, aussi bien sous Bourguiba, que sous Ben Ali. La <em>«modération»</em> est subtilement détournée en arme de combat. L’espace étroit et incertain permis par le pouvoir, qui fonctionne selon la logique incertaine des sables mouvants, sera donc le terrain de jeu imposé de l’action politique qui a généré les écrits journalistiques de Hichem Skik, qui est en charge au sein du bureau politique de son parti, de l’animation du journal <em>Attariq Al Jadid</em>, autorisé à paraître avec la levée d’interdiction du PCT en 1981, soit deux décennies après son interdiction en 1963.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Mettre en mots la politique de son parti»</em>, s’exprimer à titre personnel quand l’actualité le permettait, motiver des collaborateurs non partisans à publier dans le journal du parti, relire et faire rectifier le tir des critiques de ses collaborateurs, faire vivre un journal avec très peu de moyens financiers (y compris en tenant compte des subsides que l’État pouvait fournir à quelques journaux) et surtout éviter de tomber sous le coup d’une interdiction à paraître (car continuer à exister est une performance en soi), ont constitué pour de longues années une des multiples facettes de la vie politique de Hichem Skik.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résister par les mots</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des textes de ce corpus des 130 <em>‘‘Écrits pour la liberté et le progrès’’</em>, réédités pour la partie en arabe en 2021 et pour la partie en français en 2025, une pensée politique, née sous la pression de l’action se dessine, qui fera l’objet les prochaines années de longues études et recherches pour tous ceux qui s’intéresseront à l’histoire de la pensée politique en action, en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien servie par les subtilités stylistiques d’un spécialiste de littérature, doublé d’un chercheur en linguistique et par un militant qui n’a jamais rompu avec son parti depuis sa première adhésion en 1963 «<em>en réaction </em><em>à</em><em> l’interdiction du parti</em>», comme cela a été le choix de bien d’autres intellectuels, même s’il reconnaît être passé par «<em>une longue éclipse, motivée par mon désaccord avec la ligne du parti, particulièrement timide avec le régime dans les années 1990</em>», comme il l’écrit dans l’introduction de son livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les thèmes et les analyses qui y sont abordés sont certes importants, mais plus encore c’est cet art d’arracher par la pensée, le droit d’exister politiquement, quand tout ou presque, joue contre vous et que toute personne <em>«sensée»</em> est tentée de s’installer confortablement dans un fauteuil face à la télévision. Résister par des mots peut déstabiliser ton adversaire. Belle leçon que nous donne Hichem Skik.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Universitaire. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/hichem-skik-ou-la-moderation-comme-arme-de-lutte/">Hichem Skik ou la modération comme arme de lutte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/hichem-skik-ou-la-moderation-comme-arme-de-lutte/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hommage au militant et ancien SG d&#8217;Al-Massar Ahmed Brahim, décédé le 14 avril 2016</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/14/hommage-au-militant-et-ancien-sg-dal-massar-ahmed-brahim-decede-le-14-avril-2016/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/14/hommage-au-militant-et-ancien-sg-dal-massar-ahmed-brahim-decede-le-14-avril-2016/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Apr 2021 22:37:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Brahim]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Massar]]></category>
		<category><![CDATA[ANC]]></category>
		<category><![CDATA[Ettajdid]]></category>
		<category><![CDATA[gauche tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[hommage]]></category>
		<category><![CDATA[militant]]></category>
		<category><![CDATA[Zarzis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=345636</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a 5 ans jour pour jour, l&#8217;ancien secrétaire général d’Al-Massar, Ahmed Brahim, militant historique de la gauche tunisienne, a rendu l&#8217;âme des suites d&#8217;une longue maladie. A l&#8217;occasion du 5e anniversaire de son décès, ses camarades d&#8217;Al-Massar, à l&#8217;instar de son compagnon de route, Jounaïdi Abdeljaoued, se sont recueillis sur la tombe du...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/14/hommage-au-militant-et-ancien-sg-dal-massar-ahmed-brahim-decede-le-14-avril-2016/">Hommage au militant et ancien SG d&rsquo;Al-Massar Ahmed Brahim, décédé le 14 avril 2016</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Ahmed-Brahim.jpg" alt="" class="wp-image-345640"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a 5 ans jour pour jour, l&rsquo;ancien secrétaire général d’Al-Massar, Ahmed Brahim, militant historique de la gauche tunisienne, a rendu l&rsquo;âme des suites d&rsquo;une longue maladie.</em></strong></p>



<span id="more-345636"></span>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;occasion du 5e anniversaire de son décès, ses camarades d&rsquo;Al-Massar, à l&rsquo;instar de son compagnon de route, Jounaïdi Abdeljaoued, se sont recueillis sur la tombe du regretté Ahmed Brahim et lui ont rendu hommage, au cimetière du Jellaz à Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Un salut sincère à la mémoire du défunt Ahmed Ibrahim, mon compagnon de route, dont la principale préoccupation était d&rsquo;unifier la gauche démocratique en Tunisie et dont la dernière volonté était de se concentrer davantage sur le soutien de la lutte du peuple palestinien. Nous nous reverrons mon cher ami …»,</em> a posté le militant et ancien SG d&rsquo;Al-Massar Jounaïdi Abdeljaoued.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Faouzi Charfi actuel SG du parti, a rendu hommage à Ahmed Brahim en ses termes :</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Il y a 5 ans, le 14 avril 2016, nous quittait Sid Ahmed Brahim, l&rsquo;enfant de Zarzis.<br>Je salue en lui le militant de gauche sincère, l&rsquo;homme de conviction, le dirigeant éclairé et visionnaire qui n&rsquo;a cessé d&rsquo;oeuvrer à l&rsquo;unification du camp de gauche. Il incarnait la probité et le don de soi pour la défense de ses idées, pour les valeurs d&rsquo;égalité et de justice sociale.<br>Je salue en lui l&rsquo;universitaire, le linguiste de renommée internationale, l&rsquo;homme de culture et de lettres, à la sensibilité poétique.<br>Il a su allier politique et humanité.Il est à l&rsquo;origine de mon adhésion au Massar.<br>Il restera un exemple, pour moi, tant dans sa simplicité que dans la sincérité de son engagement politique.<br>Il fait partie de le trempe des grands qui nous manquent tant aujourd&rsquo;hui.<br>Nous resterons fidèles à ses valeurs.<br>En ce jour de commémoration, toutes mes pensées vont à son épouse Lilia et à ses filles Maya et Syrine ainsi qu&rsquo;à ses compagnons de la 1ère heure et en particulier à son ami de toujours Jounaïdi Abdeljaoued.<br>Qu&rsquo;ils repose en paix</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons qu&rsquo;Ahmed Brahim, a commencé ses premiers pas de militantisme avec l’Union générale des étudiants tunisiens (Uget), avant d&rsquo;intégrer en 1960, le Parti communiste tunisien (PCT), puis le mouvement de gauche Ettajdid, fondé en avril 1993, dont il devient le premier secrétaire général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la révolution de janvier 2011, il a brièvement occupé le poste de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dans le 1er gouvernement de Mohamed Ghannouchi, dont il a démissionné après quelques mois. Il sera élu, en octobre 2011, à l’Assemblée nationale constituante (ANC).</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/14/hommage-au-militant-et-ancien-sg-dal-massar-ahmed-brahim-decede-le-14-avril-2016/">Hommage au militant et ancien SG d&rsquo;Al-Massar Ahmed Brahim, décédé le 14 avril 2016</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/14/hommage-au-militant-et-ancien-sg-dal-massar-ahmed-brahim-decede-le-14-avril-2016/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
