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	<title>Archives des exclusion - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des exclusion - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Le pain des Français’’ ou la mémoire des humiliés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Apr 2025 05:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[bougnoules ? France]]></category>
		<category><![CDATA[exclusion]]></category>
		<category><![CDATA[Le pain des Français]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Le Clerc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout commence par une phrase, vomie au seuil d’une boulangerie : «Ici on ne vend pas le pain des Français aux bougnoules.»</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a des douleurs que l’on n’oublie jamais, non parce qu’elles furent spectaculaires, mais parce qu’elles furent subtiles, insidieuses, logées dans l’ordinaire. ‘‘Le pain des Français’’ de Xavier Le Clerc est paru le 3 avril 2025, dans la prestigieuse collection Blanche des Éditions Gallimard. Ce n’est pas un cri. C’est un soupir contenu, un murmure qui traverse les générations. Un roman sans emphase, mais chargé d’une gravité bouleversante.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-16294925"></span>



<p>Tout commence par une phrase, vomie au seuil d’une boulangerie <em>: «Ici on ne vend pas le pain des Français aux bougnoules.»</em> Le décor est posé. La France, avec ses vitrines bien garnies et ses sourires polis, mais aussi son exclusion humiliante, son mépris tranquille, sa violence feutrée. Un père kabyle, silencieux. Un enfant qui regarde, qui absorbe. Le pain, ici, devient bien plus qu’un aliment : il devient frontière, appartenance, héritage refusé.</p>



<p>Xavier Le Clerc revient sur cette scène fondatrice avec une pudeur bouleversante. Il n’y a pas de grand discours, pas d’appel à la repentance. Seulement des phrases sobres, des images simples, et une conscience aiguë : celle d’avoir grandi dans l’ombre d’un père digne, mais mutilé par l’Histoire, rongé par les compromis, les silences, l’effacement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’exil du père, l’errance du fils</h2>



<p>Et puis il y a Zohra. Zohra, crâne sans visage, exhumée du sous-sol du musée de l’Homme, cette petite fille kabyle dont la présence spectrale traverse le livre comme un reproche muet. En lui donnant un nom, une voix, une histoire, Le Clerc renverse le regard : ce ne sont plus les vainqueurs qui racontent, mais les effacés. Ce geste, littéraire autant que politique, est d’une audace contenue. Il ne s’agit pas de réécrire l’Histoire, mais de refuser l’oubli. De dire : <em>«elle a existé»</em>. Et, à travers elle, des milliers d’autres.</p>



<p>Le style de Le Clerc est à la hauteur de son propos : net, épuré, sans pathos. Il écrit comme on déterre une mémoire : avec soin, avec respect. Il n’impose rien. Il propose. Il suggère. L’émotion naît dans l’interstice, dans le non-dit, dans le regard d’un père, dans le silence d’un musée.</p>



<p>On sort de ce livre avec un poids sur la poitrine. Mais aussi avec une étrange forme d’apaisement. Parce qu’en écrivant cette filiation douloureuse, en retraçant l’exil du père et l’errance du fils, Le Clerc transforme la honte en récit, et le récit en résistance.</p>



<p><em>‘‘Le pain des Français’’</em> n’est pas un règlement de comptes. C’est une offrande. Une main tendue à ceux qui, comme lui, ont grandi à la lisière. À ceux qui n’ont jamais su s’ils avaient le droit d’entrer. Et peut-être qu’un jour, dans une boulangerie de France, le pain sera à tout le monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la Kabylie à la Normandie</h2>



<p>Né Hamid Aït-Taleb dans un petit hameau de Kabylie en 1979, membre d’une famille de neuf enfants, Xavier Le Clerc grandit en Normandie et est diplômé de la Sorbonne en sciences humaines et en littérature générale et comparée. Il vit depuis vingt ans entre Londres, Milan et Paris où il est cadre supérieur dans l’industrie du luxe ayant dirigé successivement le recrutement et la stratégie Ressources Humaines et Talent de Burberry, Gucci, LVMH et l’agence internationale Asting &amp; Associates. Il a publié plusieurs romans : <em><em>‘</em>‘De grâce’’ </em>, JC Lattès (2008), <em>‘‘Cent vingt francs<em>’<em>’ </em></em></em>, Gallimard (2021) et <em>‘‘Un homme sans titre’’ </em>, Gallimard (2022). <br></p>



<p></p>
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		<title>Comment fabrique-t-on un terroriste &#124; Mode d’emploi d’une société qui s’en lave les mains  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/comment-fabrique-t-on-un-terroriste-mode-demploi-dune-societe-qui-sen-lave-les-mains/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 10:19:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banalité du mal]]></category>
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		<category><![CDATA[Hannah Arendt]]></category>
		<category><![CDATA[indifférence sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
		<category><![CDATA[ostracisation]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Bourdieu]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’indifférence, l'humiliation et l'exclusion  créent des monstres. Nous continuerons à juger des terroristes… Sans jamais accuser ceux qui les ont fabriqués.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/comment-fabrique-t-on-un-terroriste-mode-demploi-dune-societe-qui-sen-lave-les-mains/">Comment fabrique-t-on un terroriste | Mode d’emploi d’une société qui s’en lave les mains  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si l’on devait écrire un manuel sur la fabrication d’un terroriste, il tiendrait en quelques étapes simples. Prenez un individu, plongez-le dans l’exclusion, humiliez-le, privez-le d’un avenir et d’une identité sociale, puis regardez-le exploser. Cela vous semble absurde ? Pourtant, l’histoire récente regorge d’exemples où cette recette a été appliquée à la perfection. Car le terrorisme n’est pas un phénomène spontané. Il est le produit d’une alchimie sociale bien précise, où la frustration et la douleur se cristallisent en haine et en violence.</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi *&nbsp;</strong></p>



<span id="more-15551012"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>La semaine dernière, un jeune homme originaire de Kasserine est venu me consulter (l’un de mes enfants, comme j’aime à les appeler). Il était monté à Tunis dans l’espoir d’un avenir meilleur. Il disait avoir été braqué et tabassé devant chez lui sous les yeux de ses voisins, qui n’avaient pas levé le petit doigt. Mais il y avait quelque chose dans son regard… Quelque chose qui me disait que son récit, bien que tragique, n’était peut-être pas aussi linéaire qu’il le prétendait. Il m&rsquo;a avoué avoir fait le tour des psy avant de revenir me voir&nbsp;; son diagnostic? Anxiété sociale sévère, idées suicidaires… et il m’a confié aussi qu&rsquo;il ressentait une tentation grandissante pour le terrorisme. Pas par conviction religieuse. Par haine de l’humain. Mais était-il victime? Ou acteur d’un engrenage plus large?</p>



<p>Détaillons donc les étapes de fabrication d’un terroriste…</p>



<h2 class="wp-block-heading">1. L’isolement &nbsp;ou l’art de désigner un <em>«autre»</em> &nbsp;</h2>



<p>Tout commence par un phénomène bien connu en psychologie : l’ostracisation. Il s’agit de signaler à quelqu’un, subtilement ou violemment, qu’il n’appartient pas au groupe. Pierre Bourdieu parlait de violence symbolique, cette domination invisible qui s’exerce par le langage, les normes et les représentations sociales.</p>



<p>Le jeune homme de Kasserine, dès son arrivée à Tunis, a senti les regards condescendants, les moqueries sur son accent, les portes qui se ferment. Son crime? Être <em>«un gars de l’intérieur»</em>, un de ces jeunes qui n’ont pas eu la chance de naître du bon côté du pays. L’exclusion est une arme redoutable. En psychologie sociale, on sait qu’un individu rejeté par son groupe souffre de douleurs comparables à des blessures physiques. Le cerveau réagit à l’exclusion sociale comme il réagirait à une brûlure. Mais les faits sont-ils aussi tranchés qu’il le pensait? Était-ce la réalité… ou la perception d’une réalité amplifiée par des blessures plus anciennes? Et un être humain blessé… finit par mordre. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. L’humiliation ou comment transformer une blessure en haine &nbsp;</h2>



<p>Si l’exclusion ne suffit pas, on passe à l’humiliation. Ce jeune homme s’est fait agresser et voler sous les yeux de ses voisins. Personne n’a bougé. Pire : lorsqu’il a cherché du soutien, il a reçu des remarques méprisantes. «عادي صاحبي يصير ع الرجال» (<em>«C’est banal, ça nous arrive tous»</em>).</p>



<p>Il m’a observée, comme pour jauger ma réaction. Comme s’il attendait de voir si j’allais aussi détourner le regard. Quand on est impuissant trop longtemps, deux choix s’offrent à nous : se soumettre jusqu’à disparaître… ou devenir le bourreau. Ce jeune homme a résumé son dilemme ainsi : <em>«Je veux disparaître, ou je veux qu’ils disparaissent.»</em> Ce n’est pas une idéologie qui le pousse. C’est une pulsion de revanche. Mais la revanche sera contre qui, exactement?</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. L’indifférence sociale&nbsp;: le crime par omission</h2>



<p>À ce stade, il pourrait être aidé. Un emploi stable, un réseau de soutien, un psy compétent. Mais à la place, il trouve le silence. Ou plutôt… choisit-il de ne voir que le silence? L’indifférence sociale a un effet pervers : elle pousse les âmes brisées à chercher une famille ailleurs. C’est là que les recruteurs entrent en jeu. Les groupes extrémistes ne créent pas des terroristes, ils les trouvent. Ils récupèrent ces jeunes qui crient dans le vide et leur offrent une réponse : <em>«Tu n’es pas seul. Tu fais partie de quelque chose de plus grand. On te respecte ici.»</em></p>



<p>L’effet de champ, selon Pierre Bourdieu, attire les individus vers des espaces où ils retrouvent une reconnaissance et une dignité. Voilà comment un exclu devient un soldat. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. La vengeance quand la société récolte ce qu’elle a semé</h2>



<p>À ce stade, le terroriste n’est plus un individu. C’est une réponse à une société qui l’a rejeté. Il ne cherche pas une cause. Il cherche une revanche. Non pas contre un État ou une idéologie, mais contre l’humanité elle-même.</p>



<p>Derrière chaque attentat, chaque acte de violence, il y a une histoire de souffrance transformée en rage. Le terrorisme n’est pas qu’un problème de sécurité. C’est un problème psychologique et social. Mais dans cette histoire… Qui est le vrai coupable? Nous nous demandons toujours <em>«Pourquoi ces jeunes deviennent des terroristes?»</em> Mais la vraie question est : <em>«Comment avons-nous laissé cela se produire ?»</em> &nbsp;</p>



<p>Hannah Arendt parlait de <em>«la banalité du mal»</em> : ce mal qui ne se manifeste pas dans les monstres sanguinaires, mais dans les petites lâchetés du quotidien. Le regard méprisant d’un employeur. L’inaction d’un voisin devant une agression. Le rejet subtil d’un dialecte ou d’une origine. Ce ne sont pas les idéologies qui fabriquent les terroristes. Ce sont les humiliations répétées, l’indifférence, et l’absence de perspectives. Et si nous continuons ainsi, nous continuerons à juger des terroristes… Sans jamais accuser ceux qui les ont fabriqués.</p>



<p>Quand le patient a quitté mon bureau, je n’étais pas certaine de l’issue. Était-il un jeune homme brisé qui cherchait désespérément une main tendue? Ou quelqu’un qui avait déjà fait son choix… et qui voulait juste voir si j’allais réagir différemment des autres? L’indifférence crée des monstres.</p>



<p>* <em>Psychologue, psychanalyste.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/15/comment-fabrique-t-on-un-terroriste-mode-demploi-dune-societe-qui-sen-lave-les-mains/">Comment fabrique-t-on un terroriste | Mode d’emploi d’une société qui s’en lave les mains  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La masculinité toxique pénalise les femmes et nuit à l’économie en Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/la-masculinite-toxique-penalise-les-femmes-et-nuit-a-leconomie-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Aug 2024 10:14:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tahar Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au sujet de l’émancipation économique de la femme, la Tunisie recule plutôt que d’avancer. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/la-masculinite-toxique-penalise-les-femmes-et-nuit-a-leconomie-en-tunisie/">La masculinité toxique pénalise les femmes et nuit à l’économie en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis le plaidoyer engagé de Tahar Haddad, et le «féminisme» institutionnalisé de Habib Bourguiba, tout indique qu’au sujet de l’émancipation économique de la femme, la Tunisie recule plutôt que d’avancer. Et les signes ne trompent pas…</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-13760095"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Comme si on avance en reculant! Aujourd’hui, l’exclusion des femmes de la plupart des espaces publics populaires, jumelée à un discours toxique favorisant le mâle et dénigrant la femme, sont des facteurs qui privent les femmes et la société tunisienne dans son ensemble des clefs d’une modernité apaisante, innovante et économiquement rentable.</p>



<p>Pis encore, cette masculinité toxique prive l’économie d’au moins de 2 à 4 points de PIB, annuellement. Commençons par le discours toxique!</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Birjoulia…», le mot clef!</h2>



<p>Le discours ne trompe pas. Qu’ils soient des universitaires, des politiciens ou simples vendeurs au marché du gros, ils ponctuent leur discours par le terme <em>«birjoulia»</em> pour dire qu’on se parle entre des <em>«mâles»</em>, des mecs, et pour dire notamment qu’on est plus fiable ainsi.</p>



<p>Implicitement, on sous-entend que la gente féminine ne peut pas être aussi crédibles que la gente masculine.</p>



<p>Un discours de masculinité malsain que tu écoutes partout. Une rhétorique diffuse, rodée et qui intériorise, dans le système éducatif et dès la petite enfance, des jeunes tunisiens, la <em>«supériorité du mâle»</em>.</p>



<p>Le patriarcat en grandeur nature. Une misogynie ancrée dans les représentations sociales. Comme si, tout ce qu’ont fait Tahar Haddad, et Bourguiba après, s’est évaporé durant la décennie dominée par les islamistes de Ghannouchi, 2011 à 2021.</p>



<p>L’islam politique a déconstruit les concepts et les nouvelles ambitions apportées par Haddad, Habib Bourguiba et bien d’autres penseurs modernistes avant eux.</p>



<p>Il suffit de voir le paysage social qui nous entoure.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="n8ZQkBxS4C"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/les-femmes-et-la-democratie-menacees-en-tunisie/">Les femmes et la démocratie menacées en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les femmes et la démocratie menacées en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/les-femmes-et-la-democratie-menacees-en-tunisie/embed/#?secret=vfrRF0SNOa#?secret=n8ZQkBxS4C" data-secret="n8ZQkBxS4C" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Où sont les femmes?</h2>



<p>Dans les cafés qui pullulent dans les ruelles, dans les quartiers, les riches comme les pauvres, la gente masculine ne cède pas un iota aux femmes. Idem, dans les bars, les restaurants, les places publiques des quartiers populaires. Les rares femmes sont accompagnées par au moins un homme adulte. L’exception qui confirme la règle.</p>



<p>Évidemment, celles qui s’y aventurent sont minoritaires et elles s’exposent aux regards fixes des hommes occupant ces lieux, où on n’hésite pas à taxer les femmes qui osent transgresser ces règles de toutes sortes d’adjectifs péjoratifs, insultes et de jugement de valeurs dégradants. Évidemment d’une autre époque.</p>



<p>Dans les marchés, dans les souks hebdomadaires…, les femmes sont de facto exclues et ne sont pas admises, au même titre que l’homme, comme vendeuses ou intermédiaires. Comme preneuses de décision, autonomes et totalement en contrôle de leur corps et activités sociales, elles cessent d’être crédibles, puisque souvent privées de comptes chèques, de salaires réguliers ou de statut économique digne de respect.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="12DhYh0KJE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/femme-en-tunisie-acquis-immenses-et-defis-a-relever/">Femme en Tunisie : acquis immenses et défis à relever</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Femme en Tunisie : acquis immenses et défis à relever » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/13/femme-en-tunisie-acquis-immenses-et-defis-a-relever/embed/#?secret=V3van0whBb#?secret=12DhYh0KJE" data-secret="12DhYh0KJE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’économie en paie les frais</h2>



<p>Elles sont de plus en plus voilées depuis la décennie des Frères musulmans au sommet de l’Etat.</p>



<p>Dans les plages, dans les souks, dans les lieux publics, elles tentent de passer inaperçues.</p>



<p>Et quand on regarde les choses de façon microéconomique, on comprend mieux les freins qui plombent les femmes en Tunisie et les ferrent dans des rôles de subalternes, de marginales, reproduisant les stéréotypes ancestraux.</p>



<p>Trois femmes sur quatre ne sont pas totalement intégrées dans le marché du travail formel. Quatre femmes sur cinq n’ont pas un compte bancaire.</p>



<p>Elles sont le plus souvent privées de leur juste part dans les héritages ancestraux (terres, biens, bijoux, économie, etc.). Au mieux, elles ont la moitié de la part d’héritage de leur frère. Et cela en dit long sur l’état de la modernisation ou les ambitions des droits démocratiques revendiqués en Tunisie.</p>



<p>Dans les zones rurales, les contrées éloignées, soit les deux-tiers du territoire tunisien, elles sont retirées de l’école plus tôt que les garçons et ainsi privées des chances qu’offre l’éducation, parce que l’école est loin, ou encore parce que les parents ne veulent pas exposer leurs filles aux risques de viols, de violences ou encore de harcèlement par ces hommes qui ne veulent pas autrement les femmes et les jeunes filles que des objets sexuels.</p>



<p>Donc, de facto, la Tunisie se prive des activités économiques de 4 femmes sur cinq.</p>



<p>L’absence de mixité dans les espaces publics prive l’économie d’au moins 2% de PIB. Les femmes ne peuvent pas, dans la plupart des régions du pays, entrer dans un café plein d’hommes pour se payer une bouteille d’eau ou un thé comme tout le monde. Et même si elles osent entrer, elles doivent être souvent accompagnées par un homme. Elles ne peuvent pas de facto se payer une chicha ou un verre de vin, sans se faire traiter de légère … ou quasiment de p…te.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EpbYoNFb4C"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/11/marche-a-tunis-pour-exiger-la-liberation-des-prisonnieres-politiques/">Marche à Tunis pour exiger la libération des prisonnières politiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Marche à Tunis pour exiger la libération des prisonnières politiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/11/marche-a-tunis-pour-exiger-la-liberation-des-prisonnieres-politiques/embed/#?secret=WOvvrQZC5S#?secret=EpbYoNFb4C" data-secret="EpbYoNFb4C" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un recul démocratique </h2>



<p>Et cette réalité culturelle, teintée d’une couche de radicalisme religieux font que la Tunisie a reculé depuis Tahar Haddad qui a son époque, il y a presque un 80 ans, a revendiqué l’émancipation de la femme.</p>



<p>Des milliers de touristes amis de notre pays évitent de visiter cette Tunisie-là, prétendument en transition démocratique, mais en recul au regard des droits de la femme, et des codes permettent à celles-ci d’accéder à tous les espaces publics, à détenir un compte bancaire, à hériter équitablement ou encore à se montrer sur une plage comme tout un chacun, voulant bronzer, profiter de l’eau salée de la mer ou simplement passer du bon temps.</p>



<p>Déconstruire la masculinité toxique, ouvrir plus d’espaces publics aux femmes et aux jeunes filles n’est pas seulement nécessaire, mais c’est rentable économiquement pour la société dans son ensemble.</p>



<p>On verra si les candidats aux élections présidentielles du 6 octobre sont capables de développer une vision stratégique liant la lutte contre cette masculinité toxique aux ambitions d’inclusion et d’émancipation des nos femmes : mères, sœurs, épouses et filles.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur:</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/">Economics for Tunisia, E4T</a></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hpY8ZXSqiU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/appel-des-organisations-feministes-a-la-liberation-des-prisonnieres-politiques-en-tunisie/">Appel des organisations féministes à la libération des prisonnières politiques en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Appel des organisations féministes à la libération des prisonnières politiques en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/appel-des-organisations-feministes-a-la-liberation-des-prisonnieres-politiques-en-tunisie/embed/#?secret=wR1KdBpbJL#?secret=hpY8ZXSqiU" data-secret="hpY8ZXSqiU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Vague de soutien à l&#8217;élève Nour Ammar après son exclusion définitive du lycée des arts d’El-Omrane</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/05/vague-de-soutien-a-leleve-nour-ammar-apres-son-exclusion-definitive-du-lycee-des-arts-del-omrane/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 21:30:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[élève]]></category>
		<category><![CDATA[exclusion]]></category>
		<category><![CDATA[Lycée des arts d’El Omranen]]></category>
		<category><![CDATA[Nouur Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vague de soutien à l'élève Nour Ammar après son exclusion définitive du Lycée des arts d’El Omrane</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Plusieurs élèves, artistes et activistes de la société civile ont exprimé leur solidarité avec l&rsquo;artiste en herbe, la lycéenne Nour Ammar, qui vient d’être définitivement exclue du Lycée des arts d’El Omrane, tout en dénonçant une décision injuste.</em></strong></p>



<span id="more-5509658"></span>



<p>Les défenseurs de Nour Ammar affirment qu&rsquo;elle a été renvoyée du lycée après avoir critiqué, sur les réseaux sociaux, l’un de ses enseignants, estimant qu&rsquo;une pareille décision <em>«est non seulement sévère mais totalement injuste, et porte atteinte à une artiste exceptionnellement talentueuse».</em></p>



<p>Suite à l&rsquo;annonce du renvoi publiée sur la page dudit lycée<em> «avec regrets»</em>, une campagne de soutien à l&rsquo;artiste a été lancée sur les réseaux sociaux, où l&rsquo;on rappelle que Nour Ammar a toujours <em>«représenté son lycée avec fierté, notamment via sa participation à de nombreuses manifestations culturelles».</em></p>



<p>Parmi ceux qui apporté leur soutien à la jeune artiste, certains ont réclamé sa réintégration au Lycée, dont l&rsquo;administration a été appelée à revoir sa décision, à l&rsquo;instar de l&rsquo;avocate Saida Garrach entre autres acteurs de la société civile.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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