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	<title>Archives des FLN Algérien - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des FLN Algérien - Kapitalis</title>
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		<title>In Memoriam : La traversée du siècle de Roland Dumas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jul 2024 06:21:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Roland Dumas aura été, incontestablement, un homme d’État et grand ministre des Affaires étrangères. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Roland Dumas, décédé mercredi 3 juillet 2024, aura été, incontestablement, un homme d’État et grand ministre des Affaires étrangères, l’un des plus illustres de la France contemporaine.</strong></p>



<p><strong>Chedly Mamoghli</strong> *</p>



<span id="more-13498679"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>


<p>L’avocat chevronné, qui défendit la cause des militants du FLN algérien devant les tribunaux français, saura se muer en habile et brillant diplomate. Il faut avoir lu ses mémoires <em>‘‘Coups et blessures, 50 ans de secrets partagés avec François Mitterrand’’</em> pour voir l’étendue du travail qu’il avait accompli lors de ses deux passages à la tête de la diplomatie française d’abord de décembre 1984 à mars 1986 puis de mai 1988 à mars 1993 et avant en tant que ministre délégué aux Affaires européennes de décembre 1983 à décembre 1984. Il œuvrera à consolider les relations avec l’Allemagne bien que ce n’était pas facile pour lui étant donné que son père a été fusillé par les Allemands lors de seconde guerre mondiale.</p>



<p>Polyglotte, parmi les langues qu’il maîtrise figure l’allemand avec l’anglais et le russe, et il saura tisser une relation forte avec son homologue allemand Hans-Dietrich Genscher avec lequel il constituera un tandem.</p>



<p>Dumas sera aussi le Monsieur Monde arabe par excellence de Mitterrand qui contrairement à Jacques Chirac ne vouait pas un grand intérêt pour les pays arabes à l&rsquo;exception de l’Égypte dont l’histoire pharaonique le fascinait jusqu’à la fin de ses jours et considérait Hosni Moubarak comme son ami.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A la rencontre des parias&#8230; de l&rsquo;Occident </h2>



<p>C’était donc Roland Dumas qui ira à Tripoli pour rencontrer Mouammar Kadhafi alors infréquentable sur la scène internationale et véritable paria pour les pays occidentaux. Il saura également retisser les liens avec la Syrie d’Hafez el Assad et nouer des relations personnelles avec cet homme de nature très distante et froide. Il écrira: <em>«Mitterrand m’avait chargé de nous rabibocher avec Hafez El-Assad»</em>. Il sera reçu par ce dernier à deux reprises sept heures durant. <em>«C’était la première fois que ça se produisait»</em>, rappelle Dumas qui ajoute après avoir donné un aperçu sur la teneur des échanges: <em>«J’avais établi une relation personnelle avec l’un des chefs d’État les plus insaisissables. Mitterrand était bluffé.»</em></p>



<p>Dans son livre, un véritable pavé de plus de 500 pages, il évoquera aussi l’URSS et sa dislocation, Gorbatchev, les pays de l’Europe de l’Est, le Cambodge, les relations avec Washington, Margaret Thatcher, la rencontre avec Habib Bourguiba alors âgé et diminué qui évoquera Pierre Mendès-France avec émotion et évidemment François Mitterrand dont il aura été le grand ami et le compagnon de route. Le futur président français sera d’ailleurs le premier membre du gouvernement français à se rendre à Tunis au lendemain de la proclamation de l’indépendance de la Tunisie, le 20 mars 1956, en tant que ministre de l’Intérieur. C’était en pleine crise entre la France coloniale et le FLN algérien, dont la direction siégeait à Tunis. L’incident diplomatique ne put d’ailleurs être évité, et Mitterrand en témoignera plus tard dans sa biographie écrite par le journaliste Franz-Olivier Giesbert  <em>‘‘François Mitterrand, une vie’’</em>, paru en 1997.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un résistant de la première heure </h2>



<p>À la fin de sa présidence, Mitterrand nommera Dumas président du Conseil constitutionnel. Son ami de quarante ans aura été aussi un grand avocat notamment des artistes dont Picasso qui le chargera de restituer le jour venu Guernica à l’Espagne. C’est ce qu’il fera à titre posthume une fois le régime franquiste tombé et la monarchie constitutionnelle instaurée. Il fut aussi journaliste. Il écrira: <em>«Entre 1949 et 1955, j’ai exercé la profession de journaliste à l’Agefi (agence économique et financière) ainsi qu’au journal </em>L’Information<em> parallèlement à mes activités d’avocat»</em>. Et avant tout cela, il fut résistant dans sa jeunesse dans le Limousin (sa région d’origine), d’ailleurs à la Libération, il recevra la Croix de guerre et par la suite il sera l’un des plus jeunes députés de la IVe république.</p>



<p>Une vie riche, pleine et bien accomplie mais le tourbillon de l’affaire Elf lui ternira sa réputation avec un acharnement médiatique sur fond de règlements de compte tout sauf innocent. La cour d’appel de Paris l’avait blanchi, le 24 janvier 2003, des accusations formulées à son encontre. Après cet épisode éprouvant, il continuera d’exercer en tant qu’avocat et suivra avec lucidité et justesse l’évolution des relations internationales. D’ailleurs, ses positions qui ne s’inscrivaient pas dans le conformisme et le politiquement correct dérangeaient souvent sa famille politique d’origine à savoir les socialistes et les médias avec lesquels il a pris ses distances. Il résidera jusqu’à la fin dans sa maison de l’Île Saint-Louis, au cœur de Paris, qui fut jadis l’atelier de la sculptrice Camille Claudel.</p>



<p>Roland Dumas vient de tirer sa révérence à 101 ans après avoir traversé le siècle et restera comme l’un des plus illustres ministres français des Affaires étrangères et l’un des principaux protagonistes d’une politique étrangère gaullo-mitterrandienne équilibrée et singulière hélas révolue et pas seulement mal incarnée aujourd’hui. Paix à son âme.</p>
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		<title>La résistance à la domination coloniale est politiquement légitime</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/26/la-resistance-a-la-domination-coloniale-est-politiquement-legitime/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2024 05:59:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le FLN hier, le Hamas aujourd'hui, même combat contre la violence coloniale. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En écho au débat actuel sur la légitimité de la résistance à l’agression coloniale israélienne, de la part du Hamas et des autres organisations nationalistes palestiniennes, Aurore Koechlin cite, dans un article intitulé <a href="https://www.contretemps.eu/en-defense-de-judith-butler/?fbclid=IwAR2RwFVEJ3T_xoWnWcJROTHyqC0PQGUuXsEWPyOCJupIrVhtNzbZHc9DPjs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«En défense de Judith Butler»</a>,</em> <em>a rappelé ce que disent, à ce propos, dans les deux textes reproduits ci-dessous, écrits à 65 ans d’intervalle, par deux femmes engagées contre la domination coloniale: Simone de Beauvoir, hier pour le FLN algérien, et Judith Butler aujourd’hui pour le Hamas palestinien.</em></strong></p>



<span id="more-12210466"></span>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Le massacre d’un peuple misérable par une nation riche</em> soulève le cœur<em>»</em></h2>



<p><em>«Nous refusions de nous indigner contre les méthodes de lutte du FLN [Front de libération nationale]. “On ne fait pas la guerre avec des enfants de chœur”, répétait-on du côté des paras [parachutistes, et autres militaires français]. Cependant, on criait à l’assassinat quand en France les militants algériens liquidaient des traîtres. Alors que le Français en égorgeant, violant, torturant, prouvait sa virilité, le terroriste algérien manifestait l’ancestrale “barbarie islamique”.</em></p>



<p><em>«En vérité, l’ALN [armée de libération nationale] n’avait pas le choix : elle se battait avec les moyens du bord. Pourtant, parmi ceux mêmes qui reconnaissaient la validité de ses objectifs, nous n’étions qu’une poignée à récuser la symétrie : terrorisme-répression. Par précaution, mais aussi avec une vertueuse sincérité, quand ils dénonçaient les tortures et les ratissages, la plupart commençaient par déclarer : “Bien entendu, nous savons que de l’autre côté il y a de terribles excès”. Quels excès? Le mot ne convenait à aucun des deux camps. Jamais Camus ne prononça de phrases plus creuses que lorsqu’il demanda : pitié pour les civils. Il s’agissait d’un conflit entre deux communautés civiles; les ennemis des colonisés, c’était d’abord les colons, accessoirement l’armée les défendait : celle-ci ne pouvait vaincre qu’en anéantissant les populations en qui résidait la force de l’ALN ; c’est cette nécessité même qui loin de justifier son action la condamnait. Le massacre d’un peuple misérable par une nation riche (fût-il exécuté sans haine, comme l’affirme un jeune parachutiste), soulève le cœur. Nos convictions relevaient du bon sens; pourtant elles nous coupaient de l’ensemble du pays et elles nous isolaient au sein de la gauche même».</em></p>



<p><strong>Simone de Beauvoir</strong>, <em>La force des choses II</em>, Paris, Gallimard, 1963, p. 89 et 90.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="npwCzD3J71"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/10/document-limpuissance-des-nations-unies-face-au-genocide-des-palestiniens/">Document : l’impuissance des Nations-Unies face au génocide des Palestiniens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Document : l’impuissance des Nations-Unies face au génocide des Palestiniens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/10/document-limpuissance-des-nations-unies-face-au-genocide-des-palestiniens/embed/#?secret=rJ3RfAQEam#?secret=npwCzD3J71" data-secret="npwCzD3J71" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Le soulèvement du 7 octobre était un acte de résistance armée»</em></h2>



<p><em>«Je pense que nous pouvons avoir des points de vue différents sur le Hamas en tant que parti politique. Nous pouvons avoir des points de vue différents sur la résistance armée. Mais je pense qu’il est plus honnête et correct historiquement de dire que le soulèvement du 7 octobre était un acte de résistance armée. Il ne s’agit pas d’une attaque terroriste ni d’une attaque antisémite. Il s’agissait d’une attaque contre des Israélien·ne·s. Et vous savez, je n’ai pas aimé cette attaque. Je l’ai dit publiquement. J’ai eu des ennuis pour avoir dit que c’était, pour moi, angoissant. C’était angoissant, c’était terrible. Cependant, je ne serais pas raisonnable si je décidais suite à cela que la seule violence de cette scène était la violence faite aux Israélien·ne·s.</em></p>



<p><em>«Les Palestinien·ne·s subissent des violences depuis des décennies. C’était un soulèvement, qui est le produit d’un état de soumission, et qui se développe contre un appareil d’État violent. D’accord ? Parlons clairement. Vous pouvez être pour ou contre la résistance armée, vous pouvez être pour ou contre le Hamas, mais appelons-la au moins résistance armée, et nous pourrons alors débattre de la question de savoir si nous pensons que c’est juste, s’ils ont fait ce qu’il fallait, ou si une stratégie différente… Mais le problème, c’est que si vous parlez de résistance armée, on pense immédiatement que vous êtes en faveur de la résistance armée, de cette résistance armée, et de cette tactique-là. En fait, peut-être pas cette tactique. Et nous pouvons discuter de la résistance armée, vous savez ? C’est un débat ouvert. Mais je pense que la description est correcte.</em></p>



<p><em>«Si nous décidons qu’il s’agissait uniquement ou principalement d’antisémitisme… Encore une fois, nous sommes confronté·e·s à la structure politique et à la structure de la violence dont ce soulèvement est issu. Je vais m’attirer des ennuis pour avoir dit ça, mais vous me défendrez…».</em></p>



<p><strong>Judith Butler</strong>,  <em>Distinguished Professor</em> à l’Université de Californie à Berkeley aux États-Unis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SIx2Ys0wZd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/10/les-palestiniens-sont-les-nouveaux-indiens-les-indiens-disrael/">Les Palestiniens sont les nouveaux Indiens, les Indiens d’Israël</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Palestiniens sont les nouveaux Indiens, les Indiens d’Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/10/les-palestiniens-sont-les-nouveaux-indiens-les-indiens-disrael/embed/#?secret=SzZcWkBcDj#?secret=SIx2Ys0wZd" data-secret="SIx2Ys0wZd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
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		<title>‘‘Octobre 61 : Un massacre à Paris’’ : droits humains contre déraison d’Etat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/23/octobre-61-un-massacre-a-paris-droits-humains-contre-deraison-detat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jul 2023 06:27:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Africains sub-sahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Algériens]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[FLN Algérien]]></category>
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		<category><![CDATA[Maurice Papon]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[raison d&#039;Etat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le racisme constitue le voile pudique couvrant un véritable massacre au nom de la raison d’Etat.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/23/octobre-61-un-massacre-a-paris-droits-humains-contre-deraison-detat/">‘‘Octobre 61 : Un massacre à Paris’’ : droits humains contre déraison d’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il n’y a pas de comparaison possible entre le massacre d’Algériens à Paris en octobre 1961 et les agressions subies ces dernières semaines en Tunisie par les migrants africains subsahariens. Mais l’Histoire éclaire toujours le présent.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *  </p>



<span id="more-8992833"></span>



<p>L’afflux des migrants sub-sahariens en Tunisie soulève d’évidentes questions humanitaires mais aussi sécuritaires dans lesquelles la police est inévitablement appelée à jouer un grand rôle, en se conformant en principe aux lois ayant cours dans le pays.</p>



<p>Néanmoins, et toujours en principe, la police obéit d’abord à son cadre hiérarchique, se situant lui-même&nbsp;sous l’autorité du gouvernement qu’il sert, par le biais du ministère de l’Intérieur, ou de la Justice. Mais d’une manière générale, les infractions à la loi y demeurent marginales, particulièrement dans les Etats se prétendant de droit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un scandale d’Etat</h2>



<p>L’ouvrage écrit par Jean-Luc Einaudi plus de 30 ans après les faits est une enquête réalisée auprès des victimes, de témoins, ou bien à partir de documents administratifs (préfecture de police, institut médico-légal, ministère de la Justice, Assistance des hôpitaux de Paris) sur les morts violentes qui ont frappé de nombreux Algériens dans les semaines qui ont précédé et suivi les manifestations du 17 octobre&nbsp;1961 contre l’instauration du couvre-feu discriminatoire visant les membres de leur communauté.</p>



<p>Les poursuites judiciaires pour crimes contre l’humanité engagées dans les années 90 à l’encontre de Maurice Papon, pour son rôle dans la déportation de juifs français en Allemagne, ont inévitablement posé sur le tapis la question de son rôle dans la répression des Algériens quand il était préfet de police à Paris, durant l’époque incriminée, et ont donné lieu à des débats relativement au nombre réel des victimes. De nombreuses batailles judiciaires en ont émaillé la rédaction et la publication, contre les accusations de diffamation, et la mauvaise volonté de l’administration publique peu encline à ouvrir ses archives pour déterminer les responsabilités l’impliquant dans de véritables scandales d’Etat. Et effectivement, cela en fut un !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ixjOHerz9P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/04/karachi-democratie-terrorisme-corruption-et-raison-detat-en-france/">‘‘Karachi’’ : démocratie, terrorisme, corruption, et raison d’Etat en France</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Karachi’’ : démocratie, terrorisme, corruption, et raison d’Etat en France » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/04/karachi-democratie-terrorisme-corruption-et-raison-detat-en-france/embed/#?secret=hJXUByr7Qt#?secret=ixjOHerz9P" data-secret="ixjOHerz9P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il s’est avéré que la police s’était livrée délibérément à des actes d’agression contre les Maghrébins ayant fait près de 300 morts par strangulation, noyade, armes blanches, coups violents ou armes à feu. Des milliers de personnes ont été matraquées par les&nbsp; <em>«comités d’accueil»</em> puis parquées dans des conditions atroces au Palais des Sports, au Stade Pierre de Coubertin et au Parc des Expositions pendant plusieurs jours. Une cinquantaine ont été tuées dans les locaux mêmes de la préfecture de police. Le préfet&nbsp; Maurice Papon y a été reconnu par quelques-uns des détenus&nbsp;et n’aurait pas pu ne pas être au courant de la tournure prise par les évènements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une police devenue incontrôlable</h2>



<p>Évidemment lorsque la police se soustrait à l’obligation du respect des lois d’une manière aussi soutenue et évidente, la question de la responsabilité de la hiérarchie se situe au niveau de la nature de ses directives. Et quand ses pratiques sont assimilables au terrorisme, c’est la politique de l’Etat qui est en cause.</p>



<p>Or quelle politique exigeait l’assassinat de sang froid de citoyens innocents, tous membres d’une même communauté ? Le FLN Algérien avait donné des consignes strictes afin que les manifestations fussent pacifiques et selon de nombreux témoignages indépendants et concordants elles le furent, contredisant les rapports de la police, de l’Inspection générale des services, ainsi que les non-lieu systématiques concluant les procédures judiciaires engagées par les victimes, avant et après la loi d’amnistie sur les événements survenus en Algérie, et attribuant en général ces morts à des luttes entre fractions algériennes politiques rivales (FLN contre Messalistes) et n’en retrouvant jamais les auteurs.</p>



<p>Selon la thèse vers laquelle semble pencher l’auteur du livre, en tous cas défendue ultérieurement par certains membres du gouvernement français de l’époque, la police parisienne serait devenue incontrôlable après l’assassinat attribué au FLN Algérien de quelques uns de ses membres, aux obsèques desquels le préfet Papon avait déclaré: <em>«Pour chaque coup reçu, nous en rendrons dix»</em>.</p>



<p>Comment la Police dans le contexte de l’époque avait-elle disculpé de ces crimes l’OAS, l’organisation armée secrète&nbsp;qui, après l’échec du coup d’Etat des généraux d’Alger en Avril 1961, avait recouru au terrorisme en France métropolitaine avec l’intention proclamée d’abattre le régime du Général De Gaulle ? Prétendre qu’elle avait été prise d’une folie raciste peut laisser dubitatif, quand celle-ci affleure à la méthode.</p>



<p>Racisme? Le 12 février 1962, ce sont cette fois des Français de souche qui allaient faire les frais de la folie meurtrière de la police toujours aux ordres de M. Papon, à la station de métro Charonne, preuve s’il en est que les mobiles qui la sous-tendaient&nbsp; pouvaient être bien plus complexes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="abxI71X8sV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/">L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/embed/#?secret=M8kXGCd7c6#?secret=abxI71X8sV" data-secret="abxI71X8sV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La vieille carte de l’ennemi extérieur</h2>



<p>Il semble tout simplement qu’à travers les directives de M. Papon, l’Etat gaulliste, aux abois, ait joué la vieille carte de l’ennemi extérieur, la communauté algérienne, et celui de l’intérieur, les communistes, pour garder la haute main sur les services sécuritaires, l’armée, la justice, en se livrant à une répression tous azimut, rendant la rupture avec l’Algérie inéluctable alors que son indépendance politique était déjà sur le plan des principes acquise.</p>



<p>Le fait que la presse n’ait fait état que tardivement et timidement de ce qui se passait sous ses yeux, dans des stades situés en plein cœur de Paris et transformés en camps de concentration et en charniers, ne le confirme que trop bien : c’est l’Etat français, avec sa police, sa justice, ses archives, et ses moyens d’information, dans son ensemble, qui était incriminé.</p>



<p>Y a t il eu une dissimulation délibérée du crime? Bien entendu, et même par excès d’évidence. La mémoire n’en a retenu que la responsabilité d’un seul homme déjà impliqué dans les horreurs nazies, ainsi que le caractère caricatural&nbsp;de la répression,&nbsp;constitué par des manifestants délibérément jetés dans la Seine par la police. On oublie opportunément que plus de la moitié de ceux qui ont été assassinés n’étaient pas des manifestants, qu’ils l’ont été de sang froid, et qu’ils n’ont été jetés à l’eau qu’après avoir été tués ou blessés. Le racisme n’a donc constitué que le voile pudique couvrant un véritable massacre au nom de la raison d’Etat.</p>



<p>Actuellement en Tunisie, il ne s’agit pas de réprimer une communauté étrangère professionnellement intégrée, mais de protéger le pays contre un afflux massif des damnés de la terre, dont il n’est pas responsable et qu’il ne peut pas accueillir. Est-ce une situation de guerre? C’est à l’Etat de répondre à cela. Mais pour évoquer l’urgence humanitaire absolue, cela fait des années que les cadavres des migrants du sud sont repêchés dans la Méditerranée dans l’indifférence quasi générale des autorités nationales et internationales. Dans ces conditions, assurer le respect de la souveraineté nationale et du droit humanitaire peut relever de la quadrature du cercle. Mais quelles que soient les circonstances, la vie humaine doit toujours primer.   </p>



<p><strong><em>‘‘Octobre 1961: Un massacre à Paris’’,de Jean-Luc Einaudi, éd. Fayard, collection Pluriel, Paris, 640 pages, 7 septembre 2011.</em></strong></p>
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