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	<title>Archives des formation continue - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des formation continue - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : la filière de la figue de barbarie bientôt dotée d&#8217;un cursus de formation continue</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Jan 2022 07:48:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr. Karim Ounallah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, après avoir été pendant longtemps ignoré, le secteur de la figue de barbarie, connaît aujourd’hui une véritable dynamique qui lui a permis de cibler des marchés de niche avec des produits cosmétiques, diététiques et agroalimentaires innovants et de haute qualité. Le secteur de la transformation du cactus dont le nombre d’opérateurs est passé&#160;de...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Figue-deFigue-de-barbarie.jpg" alt="" class="wp-image-376203"/></figure></div>



<p><strong><em>En Tunisie, après avoir été pendant longtemps ignoré, le secteur de la figue de barbarie, connaît aujourd’hui une véritable dynamique qui lui a permis de cibler des marchés de niche avec des produits cosmétiques, diététiques et agroalimentaires innovants et de haute qualité.</em></strong></p>



<span id="more-376202"></span>



<p>Le secteur de la transformation du cactus dont le nombre d’opérateurs est passé&nbsp;de 5 en 2013 à une cinquantaine en 2021 offre en effet d’énormes possibilités de valorisation. Le produit phare de la filière est incontestablement l’huile de pépins de figue de barbarie qui est considérée aujourd’hui comme le fer de lance de la nouvelle cosmétique tunisienne.</p>



<p>Mais l’intérêt stratégique que les institutions tunisiennes accordent à cette filière ne se limite plus seulement au domaine de la transformation industrielle et aux exportations cosmétiques. Aujourd’hui, les gigantesques étendues de cactus avec lesquelles compte la Tunisie sont reconnues comme une véritable source de richesse par les autorités et la valorisation agronomique du figuier de barbarie est devenue une priorité déclarée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Formations sur la chaîne de valeur de la figue de barbarie</h2>



<p>Pour cette raison, l’Agence de vulgarisation et de la formation agricole (AVFA) a initié les démarches pour inclure les formations sur la filière figue de barbarie dans son portfolio de services qui ciblent les producteurs et jeunes porteurs de projets d’investissements.</p>



<p>L’ AVFA est une agence publique qui à travers ses 39 centres de formation professionnelle agricoles (CFPA) offre des cours dans presque tous les domaines de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture. La filière du cactus ne figurait pas encore sur la liste, mais cela vient de changer.</p>



<p>Douze formateurs de l’AVFA représentant les CFPA de Kasserine, Sidi Bouzid, Monastir, Nabeul, Kairouan et Ariana viennent de recevoir leurs diplômes de participation à la formation de formateurs sur les bonnes pratiques de production et le fonctionnement de la chaîne de valeur de la figue de barbarie.</p>



<p>Cette formation de formateurs, qui a commencé fin 2020 et a été clôturée fin décembre 2021, a été organisée par le Pampat 2; un projet financé par le secrétariat d’Etat à l’Economie (Seco) de la Suisse et mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Pnud) en étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture (DGPA) et le Gifruits.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Formateurs-figue-de-barbarie2.jpg" alt="" class="wp-image-376204" width="500"/></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">La culture du figuier de barbarie&nbsp;: un trésor méconnu</h2>



<p>Pour les participants à la formation, cette expérience a été riche en enseignement et en découvertes: «<em>J&rsquo;ai constaté que je ne connaissais pas la culture du figuier de barbarie&#8230; C’est un véritable trésor méconnu»</em> a affirmé M. Abdelmalek Selmi, vulgarisateur de l’AVFA à Kasserine. Même Dr. Karim Ounallah, professeur de l’Inat, qui enseigne depuis des années les sujets relatifs au cactus et qui a formé les formateurs de l’AVFA, ne cesse d’être étonné par les potentialités de cette filière : «<em>Les terres du cactus ont toujours été considérées comme synonymes de pauvreté. C’est extraordinaire comme en quelques années cette filière oubliée a pu se positionner en Tunisie et sur les marchés d’exportation.</em>»</p>



<p>De son côté, Kais Rommani, formateur du CFPA de Barrouta à Kairouan, a déclaré&nbsp;: «<em>Après cette formation, j&rsquo;ai compris que la mise en place d’une formation continue pour la filière figue de barbarie est une priorité et doit être considérée comme une activité stratégique</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading">39&nbsp;000 petits producteurs de figues de barbarie</h2>



<p>En effet, la Tunisie avec ses 600&nbsp;000 hectares de figuiers de barbarie est classée 5e au monde en terme de surface cultivée et figure parmi les trois premiers pays en terme de production de figues de barbarie issues des plantations commerciales.</p>



<p>En ce qui concerne la production certifiée biologique de figues de barbarie, la Tunisie est même placée première au monde selon l’Agence Bio française. Il est estimé que la filière compte environ 39&nbsp;000 petits producteurs concentrés surtout à Kasserine, Kairouan, Sidi Bouzid et Siliana.</p>



<p>En vue d’améliorer les services d’assistance au profit de cette filière, le 23 décembre 2021 après la clôture de la formation de formateurs, un comité technique restreint composé de représentants de l’AVFA, du ministère de l’Agriculture (DGPA), de l’Institut national agronomique de Tunis (Inat), de l’Institut national pédagogique et de formation continue agricole (INPFCA) de Sidi Thabet et du Pampat s’est réuni à Sousse et a développé une proposition de cursus pour un programme de formation continue sur les techniques de production et de valorisation du figuier de barbarie.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Formateurs-figue-de-barbarie.jpg" alt="" class="wp-image-376205" width="500"/></figure></div>



<p>Une fois validé officiellement, ce programme de formation continue sera adopté et enseigné dans les centres de formation professionnels agricoles (CFPA) de l’AVFA aux profit des différents producteurs et jeunes porteurs de projets d’investissements dans le secteur du cactus.</p>



<p><a></a>Pour le directeur général de l’AVFA, Khemais Zayani, la mise en place d’une formation continue autour du cactus est primordiale&nbsp;: «<em>Le figuier de barbarie est une plante peu exigeante, mais elle joue un rôle économique, sociale et environnemental absolument fondamental. C’est pour cette raison que l’AFVA s’engage à contribuer au développement et à la durabilité de cette filière à travers la formation des producteurs</em>.»&nbsp;</p>



<p>La filière du cactus continue à avoir le vent en poupe et franchira bientôt un nouveau palier avec l’institutionnalisation d’un programme de formation spécifiquement développée pour ce secteur émergent qui semble loin d’avoir livré tous ses secrets.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/08/tunisie-la-filiere-de-la-figue-de-barbarie-bientot-dotee-dun-cursus-de-formation-continue/">Tunisie : la filière de la figue de barbarie bientôt dotée d&rsquo;un cursus de formation continue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’enseignement supérieur privé (3-3) : Difficultés et perspectives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2020 08:55:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cette série d’articles nous nous sommes limités à la formation initiale des étudiants dans les établissements d’enseignement supérieur privé (ESPrivé). Toutefois, la formation continue et le recyclage est un autre volet aussi important. Et que nous allons traiter au début de cette troisième et dernière partie. Par Pr Ridha Bergaoui * En plus des...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Enseignement-superieur.jpg" alt="" class="wp-image-316047"/></figure>



<p><strong><em>Dans cette série d’articles nous nous sommes limités à la formation initiale des étudiants dans les établissements d’enseignement supérieur privé (ESPrivé). Toutefois, la formation continue et le recyclage est un autre volet aussi important. Et que nous allons traiter au début de cette troisième et dernière partie.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Pr Ridha Bergaoui</strong> *</p>



<span id="more-316046"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>En plus des cursus habituels destinés aux étudiants, certains établissements organisent également des cycles de formation pour le personnel des entreprises en cours du soir ou du week-end. Cette formation présente d’importantes possibilités. Elle est très demandée pour tous ceux qui désirent compléter leurs connaissances ou acquérir de nouvelles compétences. Elle représente un créneau intéressant pour améliorer les recettes de ces établissements surtout que la demande existe souvent chez les partenaires économiques de l’établissement d’enseignement comme les banques ou les entreprises privés partenaires qui désirent recycler ou améliorer le niveau de leurs cadres.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des points faibles du système</h3>



<p>Parmi les faiblesses qu’on reproche à l’ESPrivé, c’est le faible taux d’encadrement en enseignants permanents. En effet, on compte 1250 enseignants titulaires pour 33.500 étudiants soit un enseignant permanant pour 27 étudiants.</p>



<p>À titre de comparaison, le nombre total d’enseignants permanents dans le secteur public pour 2019-2020 est de 21.823 dont 11.842 enseignants-chercheurs, 3.162 enseignants hospitalo-universitaire, 885 docteurs-contractuels et 1.921 enseignants technologues ceci pour un ensemble de 233.692 étudiants. Le taux d’encadrement global serait de 1 enseignant pour 11 étudiants, ou si on ne tient compte que du cadre enseignant d’un niveau doctorat et plus, le taux d’encadrement serait de 1 enseignant pour 13 étudiants.</p>



<p>L’ESPrivé fait surtout appel à des enseignants vacataires dont le nombre a atteint 3.926 vacataires et dont une partie des enseignants des universités publiques et le reste, des professionnels des entreprises ou des fonctionnaires de l’Etat.</p>



<p>Dans le souci d’étoffer le cadre enseignant du secteur de l’ESPrive et absorber une partie des jeunes docteurs en chômage, une convention relative au recrutement par les établissements privés de l’enseignement supérieur de 1000 jeunes docteurs sans emploi, a été signée entre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) et l’Utica en juin dernier. Cette convention est restée malheureusement sans suite.</p>



<p>Par ailleurs, la recherche scientifique est généralement absente dans les établissements supérieurs privés alors que la recherche est une composante primordiale de l’enseignement supérieur. La recherche et les publications scientifiques sont nécessaires pour l’avancement des enseignants dans le grade. Elle permet également à l’enseignant-chercheur d’être à jour dans son domaine d’excellence pour pouvoir donner aux étudiants des concepts et des méthodes innovants définis sur des bases solides. Enfin elle permet aux étudiants de s’initier à la méthode rationnelle de résolution des problèmes.</p>



<p>À défaut d’une recherche scientifique, certains établissements privés font appel à des conférenciers chevronnés et à des ingénieurs expérimentés d’un haut niveau professionnel qui permettent d’assurer une formation pratique d’un niveau élevé.</p>



<p>Un autre reproche, c’est que les établissements privés ont été implantés à Tunis, Sousse et Sfax où l’enseignement supérieur public est bien ancré. Les régions intérieures demeurent exclues de la carte universitaire.</p>



<p>Enfin, le MESRS reconnait qu’il ne dispose pas des moyens matériels et humains nécessaires pour exercer pleinement son autorité et contrôler tous les établissements aussi bien du secteur public que privé. Profitant de ce manque de vigilance, certains établissements privés ne respectent pas la réglementation en vigueur, ce qui laisse la porte ouverte à tous sortes d’abus et de dérapages.</p>



<p>Le MESRS a procédé en 2018 à la fermeture d’un établissement privé et à un audit général approfondi de sept autres suite à un rapport de la cour des comptes. L’établissement fermé concerné délivrait des diplômes à des étudiants étrangers sans qu’ils ne soient présents ou poursuivi des études en Tunisie.</p>



<p>La loi permet aux diplômés de l’ESPrivé de s’inscrire dans un établissement public, après obtention de l’équivalence de son diplôme. Les étudiants des établissements privés peuvent également passer les concours d’accès aux écoles publiques. Malheureusement ces passerelles privé/public sont très peu opérationnelles, elles se font plus facilement dans l’autre sens. Les établissements privés sont isolés, en marge du système universitaire national public.</p>



<p>Il faut souligner que l’enseignement supérieur privé est régi par la loi n°2000-73 du 25 juillet 2000, ainsi que les décrets d’application. La Loi n° 2008-59 du 4 août 2008 modifie la loi n° 2000-73 du 25 juillet 2000 en exigeant, pour la création d’un établissement supérieur privé, un capital de deux millions de dinars (et non plus 500 000 DT comme auparavant) investi sous forme d’une société anonyme. Cette modification a contribué certainement à la solidité et au sérieux des établissements privés qui relèvent désormais de groupes bien structurés disposant de grands moyens pour répondre au cahier des charges et mener à bien les tâches qui lui sont dévolues.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelques suggestions</h3>



<p>L’ESprivé ne représente actuellement qu’environ 11% de l’ensemble des étudiants. Ce pourcentage va probablement augmenter dans les prochaines années. Toutefois, l’enseignement supérieur public va continuer, pour longtemps encore, à représenter la pierre angulaire et le noyau dur du système de l’enseignement supérieur national. Celui-ci a dû faire face, dans les dernières années, aux flux importants de bacheliers et souffre de nombreuses lacunes dont des moyens humains et matériels limités, une rigidité administrative, une lourdeur des procédures et une rupture avec le monde professionnel. Tous ces facteurs ont contribué à la détérioration de la qualité de la formation et de la valeur des diplômes.</p>



<p>Dans un contexte de crise économique, de faible croissance du PIB national et une carence en matière de création d’emplois, plus de 250 000 des diplômés de nos universités sont actuellement condamnés au chômage.</p>



<p>La résorption du chômage passe nécessairement par la croissance économique et l’amélioration de la qualité des diplômés tenant compte d’une adéquation entre la formation et les besoins du secteur productif.</p>



<p>Le secteur privé de l’enseignement supérieur jouît actuellement d’une bonne réputation et de nombreuses familles issues même des classes moyennes sont prêtes à faire des sacrifices pour permettre à leurs enfants d’accéder à l’enseignement privé dans l’espoir qu’il leur garantisse une formation de qualité et un accès plus facile à l’emploi.</p>



<p>Le secteur privé présente de nombreux avantages. Son dynamisme, sa réactivité, sa capacité d’évoluer rapidement et de s’adapter lui permettent de répondre facilement aux besoins de la profession. La mondialisation et l’internationalisation ouvre des perspectives intéressantes pour l’accueil d’étudiants étrangers et la formation de diplômés qui seront recrutés à l’échelle internationale.</p>



<p>Le secteur privé représente un stimulant pour le secteur public qui doit fournir les efforts nécessaires pour sa mise à niveau et l’amélioration de ses services. La diminution de la pression démographique et la réduction des effectifs des étudiants doivent lui permettre de passer des objectifs quantitatifs à des objectifs qualitatifs.</p>



<p>Une plus grande collaboration doit être instaurée entre les deux secteurs. Tous deux dépendent du MESRS, pourquoi ne pas placer les établissements de l’ESPrivé sous la tutelle des universités respectives et renforcer ainsi les échanges entre les deux secteurs ? La loi permet d’instaurer un partenariat et la signature de conventions entre les établissements privés et les universités nationales. Cet échange public/privé peut se faire à tous les niveaux en matière d’enseignement et de recherche. Il est également possible d’envisager la création de pôles universitaires, des filières de formation et des spécialités communes public-privé…</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p>Marginalisé et sans aucune importance il y a une vingtaine d’années, l’ESPrivé ne cesse de se développer et de prendre une place de plus en plus respectable au sein du système de formation universitaire national. Les effectifs des étudiants inscrit dans l’ESPrivé est passé de 530 en 2001-2002 à 33462 pour l’année universitaire 2018-2019.</p>



<p>Plusieurs raisons sont à l’origine du succès de ce secteur dont la réputation d’une formation de qualité répondant aux normes internationales et ouvrant les portes du recrutement des jeunes diplômés par les entreprises nationales et étrangères. Il faut préciser qu’à coté de certains établissements plutôt médiocres, d’autres établissements privés jouissent d’une excellente réputation, à l’échelle nationale et même internationale, aussi bien sur le plan de la formation que de la gestion. Ces établissements reconnus d’excellence ont permis de rehausser le niveau et la réputation de l’ESPrivé. Celui-ci est passé d’un enseignement de deuxième chance, destiné à récupérer les ratés du système public, à un système pour former des élites.</p>



<p>La dimension internationale et africaine de l’enseignement supérieur est absolument à consolider. Les difficultés d’accueil et de séjour des africains subsahariens en Tunisie doivent être résolues afin d’accueillir plus de ces étudiants et dans de meilleures conditions.</p>



<p>Il faut souligner que les dérapages, la publicité mensongère, les pratiques frauduleuses… peuvent exister. Le MESRS a dénoncé ces derniers temps dans un communiqué certains établissements qui font des publicités au sujet des diplômes étrangers alors que les diplômes délivrés par ces établissements ont été habilités par le MESRS et jugés conformes aux conditions d’obtention des diplômes nationaux. Il a également mis en garde contre l’existence de certains établissements étrangers non reconnus par le Ministère.</p>



<p>La vigilance, le contrôle pédagogique, administratif et financier et la répression, si nécessaire, doivent être de rigueur pour protéger ce secteur jeune, sensible et stratégique.</p>



<p><em>* Professeur universitaire. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles de la série : </em></h4>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nokBl7gSAa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/11/lenseignement-superieur-prive-2-3-un-enseignement-payant-mais-de-qualite/">L’enseignement supérieur privé (2/3): Un enseignement payant mais de qualité</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’enseignement supérieur privé (2/3): Un enseignement payant mais de qualité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/11/lenseignement-superieur-prive-2-3-un-enseignement-payant-mais-de-qualite/embed/#?secret=DYuebaMeWr#?secret=nokBl7gSAa" data-secret="nokBl7gSAa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a10YdHkIZE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/10/lenseignement-superieur-prive-en-tunisie-un-secteur-resilient-face-a-la-crise/">L’enseignement supérieur privé en Tunisie : un secteur résilient face à la crise</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’enseignement supérieur privé en Tunisie : un secteur résilient face à la crise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/10/lenseignement-superieur-prive-en-tunisie-un-secteur-resilient-face-a-la-crise/embed/#?secret=7KCcu5xit7#?secret=a10YdHkIZE" data-secret="a10YdHkIZE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/12/lenseignement-superieur-prive-3-3-difficultes-et-perspectives/">L’enseignement supérieur privé (3-3) : Difficultés et perspectives</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les jeunes docteurs, de l’ambition à la déception : 2- Le doctorat, et après ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 11:33:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En matière d’enseignement supérieur, on doit dorénavant travailler en Tunisie sur la qualité et non la quantité. Rien ne sert de former un nombre aussi élevé de docteurs comme on le fait jusqu’ici, soit environ 1000 docteurs/an. Il est nécessaire d’utiliser le peu de moyens dont nous disposons pour former dans de conditions acceptables des...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/28/les-jeunes-docteurs-de-lambition-a-la-deception-2-le-doctorat-et-apres/">Les jeunes docteurs, de l’ambition à la déception : 2- Le doctorat, et après ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>En matière d’enseignement supérieur, on doit dorénavant travailler en Tunisie sur la qualité et non la quantité. Rien ne sert de former un nombre aussi élevé de docteurs comme on le fait jusqu’ici, soit environ 1000 docteurs/an. Il est nécessaire d’utiliser le peu de moyens dont nous disposons pour former dans de conditions acceptables des docteurs de qualité qui trouveront facilement leur place dans le monde de travail. Ceci permet de ne pas former des docteurs destinés au chômage obligatoire après un parcours marathonien.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Bergaoui</strong> *</p>



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<p>La préparation d’une thèse nécessite, après le mastère ou un diplôme d’ingénieur, de 3 à 5 ans de travail laborieux généralement dans des conditions difficiles. La Tunisie dispose déjà de plus de 6 000 jeune docteurs en chômage en plus des 1 000 docteurs formés chaque année par nos universités. A part l’aspect social induit par le chômage de ces jeunes, ces docteurs représentent un investissement onéreux pour la collectivité qu’il serait dommage de gaspiller.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le chômage des jeunes docteurs, un problème d’opinion publique</h3>



<p>Les jeunes docteurs sont destinés en principe à rejoindre les établissements de recherche et de l’enseignement supérieur en tant que chercheurs et enseignants chercheurs. Les postes sont très limités et sont ouverts en fonction des besoins des établissements et des moyens financiers accordés aux ministères concernés. Pour des raisons budgétaires, l’ouverture des postes de chercheurs et d’enseignants-chercheurs, déjà insuffisant face au nombre croissant de docteurs chômeurs, a été suspendu depuis 2018. Désormais, la possibilité de recrutement dans le public n’est pas suffisante pour répondre aux souhaits des docteurs chômeurs d’accéder à l’emploi et absorber le flux des docteurs sortants.</p>



<p>Des possibilités restent encore pour l’emploi dans les Etablissements Supérieurs Privés. Ces établissements disposent rarement d’enseignants permanents mais font recours à des enseignants vacataires appartenant aux EES. Une convention a été signée dernièrement entre le MESRS et l’Utica portant sur le recrutement de 1 000 docteurs dans les établissements privés. Cette convention n’a pas eu malheureusement de suites.<br>Les jeunes docteurs en chômage doivent se rendre compte qu’il n’y aura pas dans les années à venir, en raison essentiellement de la crise économique qui ne fait que s’amplifier, ouverture de postes au MESRS du moins pas suffisamment pour absorber le nombre exorbitant de docteurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une vision erronée du jeune docteur</h3>



<p>Traditionnellement un docteur est perçu comme une personne spécialisée dans un domaine très pointu, objet de son sujet de thèse. Le doctorat est par ailleurs considéré comme une formation pour la recherche et par la recherche. Cette vision a limité les possibilités d’insertion des jeunes docteurs. Cette perception, un peu archaïque et dépassée, découle probablement de notre conception de l’ancien doctorat de 3éme cycle ou du doctorat d’Etat.</p>



<p>Le doctorat dans le système LMD actuel procède d’une autre vision. Grace d’une part à une formation complémentaire d’une durée d’un semestre dans des disciplines diverses et d’autre part à des compétences acquises tout le long de la réalisation de sa thèse, le jeune docteur possède désormais des qualités comportementales (ou soft skills) lui permettant de s’adapter à des situations professionnelles diverses. On peut citer parmi ces compétences la résolution des problèmes complexes, l’esprit critique, l’intelligence émotionnelle, le jugement et la prise de décision, la créativité, la flexibilité, le travail d’équipe, la gestion du temps… Par ailleurs, un jeune docteur est sensé maîtriser parfaitement les langues et la communication.</p>



<p>Le jeune docteur doit être considéré ainsi comme une personne ayant acquis et développé une formation polyvalente et disposant d’une expérience professionnelle d’au moins de 3 ans comme responsable d’un projet qu’il a mené à bien. Vu sous cet angle le champ d’activité du jeune docteur devient très vaste et le diplôme de docteur l’habilite à exercer dans pratiquement tous les domaines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Trouver un emploi dans le public ou semi-public</h3>



<p>Compte tenu des compétences dont il dispose, un jeune docteur peut avoir sa place dans des sociétés ou organismes publics ou semi-publics comme les ministères et les organismes sous-tutelle, les sociétés nationales… Le recrutement de ces jeunes permet d’améliorer la qualité des services rendus au citoyen et développer la recherche développement.</p>



<p>Toutefois, la fonction publique ignore actuellement les docteurs qui ont fait des études d’au moins 8 ans après le baccalauréat. En effet la législation tunisienne considère les fonctionnaires en quatre classes dont la catégorie A réservée à ceux ayant fait des études supérieures. La catégorie A1 rassemble tous les diplômés du niveau mastère ayant fait au moins 5 années d’études supérieures. Suivant cette nomenclature, le docteur (Bac+8) est recruté au même titre qu’un mastère ou un ingénieur.</p>



<p>Il faut revoir cette nomenclature et réserver une catégorie particulière (A0 par exemple) pour les titulaires d’un doctorat avec les avantages qui en découlent.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Création d’entreprises par les jeunes docteurs</h3>



<p>Il faut que les jeunes docteurs sortent absolument de leur attentisme et arrêtent de demander à l’Etat de leur assurer l’emploi dans la fonction publique. Il est inadmissible qu’un diplômé soit au chômage, sans rien faire, à végéter et à dormir durant des années, les meilleures années de sa vie alors qu’il est en bonne santé et qu’il possède toutes ses capacités physiques et mentales.</p>



<p>Un docteur, s’il possède l’esprit entrepreneurial, peut créer sa propre entreprise. Il peut proposer son savoir faire et ses services et profiter des avantages et des aides prévus par la réglementation pour la création de son entreprises. Les connaissances scientifiques acquises lors de sa formation doctorale ne sont pas certainement suffisantes pour réussir en entreprise. Il faut également disposer de capacités de leadership, des capacités managériales, des connaissances en gestion d’entreprise, finance, fiscalité, droit du travail…</p>



<p>Il faut encourager les jeunes docteurs et les aider financièrement et administrativement à créer même des mini projets. Il ne s’agit pas forcement de start-up mais de projets plus modestes comme une garderie, une supérette, un petit restaurant, un café… Ces métiers sont tout à fait honorables et il n’y a aucun problème pour un jeune docteur d’exercer dans les métiers de la bouche ou de loisir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Travailler chez le privé</h3>



<p>Certaines entreprises privées peuvent recruter des docteurs. Ceux ci peuvent aider l’entreprise à innover, à créer de nouveaux produits, à améliorer des produits existants. Ils peuvent être chargés de faire des études, des enquêtes, des rapports et représenter l’entreprise dans les différentes manifestations et expositions. Grâce à ses compétences en matière de relation, de communication et à son esprit critique et de raisonnement le docteur peut aider à résoudre de nombreux problèmes au sein de l’entreprise. Il représente un moteur pour l’innovation et le développement. Il peut aider à la mise au point et la création de nouveaux produits, l’amélioration de la qualité des produits fabriqués par l’entreprise, mener des études ou des enquêtes…</p>



<p>Il y a également le recrutement par les multinationales, qui généralement disposent d’un service <em>«Recherche-Développement»</em>. Ces entreprises sont plus motivés à embaucher un jeune docteur qui possède à la fois des connaissances scientifiques et techniques pointues ainsi qu’une maîtrise des «Soft Skills», des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et des langues. Les start-up basés sur l’innovation et les technologies de pointe peuvent être intéressées par le recrutement de bon docteurs motivés et ambitieux.</p>



<p>Malheureusement la plupart des chefs d’entreprises en Tunisie ne le voient pas ainsi et le recrutement de docteurs en entreprise est très rare. Les responsables ne voient pas ce que peut leur apporter un jeune docteur et préfèrent plutôt recruter des ingénieurs qui, à leur avis, sont les plus aptes à répondre aux besoins des entreprises. Le privé, chef d’entreprise, doit considérer le jeune docteur non comme un spécialiste dans un domaine pointu mais plutôt comme un cadre qui a mené à bien durant 3 ou 4 ans un projet de recherche et dispose de nombreuses compétences et d’une expérience intéressante dans le domaine de la gestion des projets, de la communication, de la gestion du stress…</p>



<h3 class="wp-block-heading">Rapprocher l’entreprise de l’université</h3>



<p>Il faut d’une façon générale rapprocher l’université du monde de l’entreprise. L’université doit faire connaître les formations qu’elle offre et les compétences de ses diplômés. L’Etat doit encourager les entreprises à recruter des docteurs et instaurer des avantages matériels et financiers pour ces entreprises. L’entreprise doit également participer activement à la formation des diplômés de l’université, futurs cadres de l’entreprise économique et créer des cycles en co-construction.</p>



<p>Dans ce sens et afin de favoriser l’insertion des jeunes docteurs certains pays ont lancé un doctorat professionnel. Ce doctorat est orienté vers la profession et permet d’améliorer le taux d’encadrement et le potentiel création et innovation des entreprises. La création d’un tel doctorat dans le système LMD est tout à fait logique puisque le doctorat fait suite à un cycle mastère de recherche alors que les titulaires d’un mastère professionnel ne peuvent pas poursuivre leurs études au-delà.</p>



<p>Pour conclure, le MESRS, les universités et les établissements doivent créer des bureaux chargés du suivi des docteurs formés, leur devenir, l’organisation au profit de ces diplômés de sessions de formation continue et de recyclage, de liaison avec les employeurs… afin de faciliter l’insertion de ces jeunes.</p>



<p>Au cours de la préparation de son doctorat, l’étudiant est trop pris par l’avancement de sa thèse et oublie de penser à son insertion professionnelle. Il faut l’aider à entretenir des liens avec la profession pour l’après doctorat. Il faut également qu’il apprenne les techniques de recherche d’emploi. Le doctorant doit être penser à son avenir et avoir le souci d’intégrer le monde professionnel.</p>



<p><em>* Professeur à la retraite.</em></p>



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