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	<title>Archives des François Burgat - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des François Burgat - Kapitalis</title>
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		<title>Réponse à une tribune parue dans « Le Monde » à propos de la Tunisie</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 09:15:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce texte est une réponse d&#8217;un intellectuel tunisienne à une tribune publiée par le journal français Le Monde du 10 octobre 2021 sur la situation en Tunisie, développant des analyses mal-informées, unilatérales voire spécieuses. En appelant au retour à «la norme» d’avant le 25-Juillet, elle exprime des positions objectivement réactionnaires, indépendamment des bonnes intentions de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/18/reponse-a-une-tribune-parue-dans-le-monde-a-propos-de-la-tunisie/">Réponse à une tribune parue dans « Le Monde » à propos de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Kais-Saied-Gouvernement-Najla-Bouden-Prestation-de-serment.jpg" alt="" class="wp-image-365876"/><figcaption><em>Kais Saied présidant la cérémonie de prestation de serment du gouvernement Najla Bouden. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Ce texte est une réponse d&rsquo;un intellectuel tunisienne à une tribune publiée par le journal français Le Monde du 10 octobre 2021 sur la<a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/10/la-communaute-internationale-ne-doit-plus-detourner-le-regard-sur-le-durcissement-autoritaire-et-la-regression-des-droits-en-tunisie_6097793_3232.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> situation en Tunisie</a>, développant des analyses mal-informées, unilatérales voire spécieuses. En appelant au retour à «la norme» d’avant le 25-Juillet, elle exprime des positions objectivement réactionnaires, indépendamment des bonnes intentions de certains de ses signataires.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Mustapha Alaoui </strong>*</p>



<span id="more-366532"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/10/Mustapha-Alaoui-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-366533"/></figure></div>



<p>Quand on trouve parmi les signataires de la tribune du <em>Monde</em> les noms de François Burgat, défenseur sans réserve des islamistes quoi qu’ils fassent, et de Taoufik Ben Brik, supporteur de Nabil Karoui, candidat à la présidence en 2019 actuellement en prison en Algérie, on peut se faire une première idée sur l’orientation de la tribune et on peut se permettre de penser que certains intellectuels européens et arabes se sont manifestement <em>«fait piéger»</em>, peut-être par manque d&rsquo;informations en la signant (nous pensons notamment à Edgar Morin et à Jean Ziegler).</p>



<p>Le contenu de l’analyse de cette tribune pousse aussi à s’interroger sur l’identité des vrais rédacteurs du texte. En effet, une telle analyse ne peut pas être celle de Morin ni de Ziegler. L’argumentation juridique sur laquelle repose cette analyse est unilatérale voire spécieuse. On présente l’interprétation du président comme «<em>lui </em>[étant]<em> propre</em>» et faite <em>«en dehors de toute légalité»</em> et on ajoute que <em>«de nombreux constitutionnalistes s’accordent à dire que rien ne justifie un tel accaparement du pouvoir»</em> et dénoncent <em>«une interprétation délibérément faussée de la norme suprême.»</em> En fait, la majorité des Tunisiens savent que tel n’est pas le cas car d’autres constitutionnalistes, non moins éminents que les contestataires, approuvent l’interprétation du président.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On pointe le résultat et on oublie la cause</h2>



<p>Observons que la position des auteurs de la tribune, quand ils présentent la lecture de la constitution que fait Saied comme <em>«une interprétation faussée»</em>, est partiale: ils ne disent aucun mot sur les raisons politiques, économiques, sociales et internationales qui justifient cette interprétation spécifique. Les rédacteurs se sont contentés de concéder que <em>«personne ne conteste que, depuis 2011, le pays a peiné à se doter d’une Constitution et à rassembler un personnel politique qui lui assure stabilité et cohésion, et lui permette de poursuivre son virage vers une démocratie moderne.»</em> Ils passent sous silence tout le mal qui a été fait au nom de la constitution et contre la stabilité et la cohésion du pays! Ils se contentent d’un <em>«jugement de valeur»</em> en invoquant <em>«l’instrumentalisation démagogique par l’actuel président du sentiment légitime de désenchantement»</em>. Cette <em>«démagogie»</em> s’inscrirait, selon eux, <em>«dans la lignée des régimes populistes qui, au nom de la défense des intérêts du peuple, court-circuitent ou anéantissent tous les contre-pouvoirs et foulent aux pieds l’intérêt public.»</em> Ils ne se disent rien sur les raisons qui sont à l’origine de cette situation exceptionnelle.</p>



<p>Il est clair que l’analyse que contient cette tribune pointe le résultat et non la cause et ne fait aucune allusion aux multiples abus dont la jeune démocratie en Tunisie a été l’objet. En effet, les islamistes et leurs alliés ont, au nom de la légalité, commis toutes sortes de préjudices, nui gravement à l’intérêt public et ne se sont pas gênés de se salir les mains. Ils ont, par là, dépouillé de leur caractère démocratique des élections qui les ont portés au pouvoir! Les auteurs de la tribune s’offusquent de <em>«l’instrumentalisation démagogique»</em> opérée par le président mais semblent admettre que cette jeune démocratie soit instrumentalisée par des réseaux et des partis corrompus, clientélistes et mafieux ! Ne pas souligner cette autre forme d’instrumentalisation revient à blanchir l’ancienne majorité parlementaire et l’ancien gouvernement présidé et à innocenter des criminels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Association fallacieuse des islamistes à un Prix Nobel décerné&#8230; contre eux</h2>



<p>En plus de cette <em>«omission»</em> qui n’a rien d’innocent, les rédacteurs de la tribune tiennent un discours fallacieux en évoquant la situation politique du pays. Dans un premier temps, ils comparent entre deux moments de l’histoire actuelle de la Tunisie en rappelant qu’<em>«en 2015, le prix Nobel de la paix avait été remis, pour son rôle après la révolution de 2011, au quartet pour le dialogue national…» </em>alors qu&rsquo;actuellement <em>«la captation des pouvoirs à l’œuvre et les mesures employées promettent désormais à la Tunisie le retour à une forme d’âge de pierre intellectuel, rompant avec les idéaux portés par la révolution de 2011»</em>. Ils oublient de mentionner le fossé qui séparait le quartet récompensé par le prix Nobel et les islamistes qui avaient le pouvoir à cette époque et qui ont continué à gouverner jusqu’au 25 juillet dernier – les islamistes d’Ennahdha ont bénéficié, après 2019, du renfort du bloc encore plus à droite d’Al-Karama en plus du parti de Nabil Karoui, actuellement emprisonné en Algérie (Quel bel âge de fer intellectuel regrettent les auteurs de la tribune!).</p>



<p>Décidément, les rédacteurs de ce <em>«manifeste»</em> induisent leurs lecteurs en erreur&nbsp;: le prix Nobel a récompensé un effort qui a été fait contre les politiciens de l’avant 25 juillet. Ce jeu sur la périodisation et cet amalgame qui va jusqu’à associer implicitement les islamistes à un Prix Nobel décerné contre eux est indigne d’un intellectuel qui se respecte.</p>



<p>Pire encore&nbsp;: les rédacteurs de la tribune n’ont rien dit sur la position des organisations du quartet vis-à-vis du 25 juillet : celles-ci ont adopté une position de <em>«soutien critique»</em> et aucune d’elles n’a parlé de putsch réactionnaire (cela a été caché par les auteurs de la tribune qui ont donc instrumentalisé le prix Nobel attribué au quartet tunisien).</p>



<p>Dans un deuxième temps, les mêmes rédacteurs opposent l’ancien président Béji Caid Essebsi à l’actuel président Kais Saied en écrivant : <em>«l’histoire se rappellera également que le président Béji Caïd Essebsi, mort en juillet 2019, avait été à l’initiative du projet de loi sur l’égalité en matière d’héritage. Kaïs Saïed a enterré ce projet, provoquant la consternation des associations féministes. Au sujet de la peine capitale, le président tunisien avait déclaré :  »Je ne pense pas que la solution soit […] de ne pas imposer la peine de mort. » Kaïs Saïed est également opposé à la dépénalisation de l’homosexualité»</em>, et les auteurs du texte concluent qu’il est <em>«consternant que la Tunisie, qui avait allumé la première lumière du  »printemps arabe », dont les acteurs de la société civile ont montré depuis longtemps leur attachement aux principes fondamentaux de la démocratie et au respect des droits des femmes et des minorités, connaisse aujourd’hui une telle régression»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Désinformation, mensonge et instrumentalisation&nbsp;</h2>



<p>Par cette façon de soulever ces problèmes, les auteurs de ce texte trompent leurs lecteurs encore une fois car ils ne leur disent pas que la plupart de tous ceux que Saied a démis le 25 juillet, les islamistes en l&rsquo;occurrence, étaient hostiles aux projets modernistes proposés par Béji Caïd Essebsi. En réalité, ces derniers sont beaucoup plus conservateurs que Kais Saied. Dans cette comparaison, il y a un mensonge et une instrumentalisation&nbsp;: les auteurs du texte, par leur façon de présenter ces questions, se servent des propositions modernistes faites par feu Béji Caid Essebsi pour glorifier la période qui a précédé l’arrivée de Kais Saied (de facto cette glorification rejaillit aussi sur les islamistes qui avaient entre les mains l’essentiel du pouvoir pendant le mandat en question).</p>



<p>Tout est bon, ainsi, pour insinuer qu’il y a eu une <em>«régression»</em>. Que Kais Saied soit plus conservateur que Béji Caïd Essebsi sur certains points est une chose, mais que cette comparaison soit faite dans cet esprit, sans que soient dénoncés explicitement Ghannouchi , Karoui, Makhlouf et consorts, cela frise une démagogie encore plus exécrable que celle de Saied, si tant est que celui-ci ne soit qu’un démagogue.</p>



<p>Rappelons ici que Caid Essebsi a été trahi par Ghannouchi et Karoui et qu’il n’a lui-même rien fait contre la corruption et que par le pacte qu’il a passé avec Ghannouchi à Paris, en présence de Karoui, il est, en grande partie, responsable de ce qui se passe actuellement en Tunisie.</p>



<p>Bref, il y a donc régression et régression. Quant à <em>«la lumière»</em> tunisienne du <em>«printemps arabe»</em>, elle devrait être évaluée non seulement en fonction de la constitution qui est bonne sans être impeccable, mais aussi et surtout en fonction de ce qui a été fait pour répondre aux revendications des jeunes que le slogan le plus important de la révolution <em>«Travail, liberté et dignité nationale»</em> illustre parfaitement.</p>



<p>Tout en comprenant la crainte d’une dérive vers l’autoritarisme et le despotisme exprimée par certains politiciens et journalistes, il est surprenant de remarquer qu’en parlant de ces déviations et de régimes politiques qui ne se ressemblent pas, des différences pourtant importantes ne sont pas soulignées entre les formes du populisme (de droite, de centre et de gauche, selon C. Mouffe par exemple) et du césarisme (progressiste ou réactionnaire, selon A. Gramsci, par exemple). Il serait utile, dans ce sens, de rappeler qu’il y a une distinction à faire entre conservatisme, populisme ou césarisme <em>«partiels»</em> et <em>«complets»</em> et une différence entre <em>«l’idéal type»</em> et la réalité historique, surtout si cette réalité ne fait que commencer comme c’est le cas pour la Tunisie.</p>



<p>Au lieu de cela, nous nous trouvons avec cette tribune face à des jugements hâtifs. Ce qui devrait être une alerte ou une prévention est exprimé comme si l’éventualité ou le risque de la dérive était une déviation vers le despotisme déjà accomplie.</p>



<p>La question essentielle est, à notre avis, la suivante : quelle est la place réservée dans cette tribune à l’hypothèse <em>«césarienne progressiste»</em>, <em>«populiste de centre, voire de gauche»</em> ?</p>



<p>La réponse : aucune !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une césarienne risquée mais probablement nécessaire</h2>



<p>Le fait qu’une telle hypothèse soit écartée est dû, selon nous, à la sacralisation de la norme constitutionnelle qui régit la démocratie représentative parlementaire même si la constitution et la démocratie sont instrumentalisées par des forces rétrogrades qui cherchent à déstructurer une société et à ruiner un État. Pour se défendre, celui-ci peut, dans une situation particulière, n’avoir de solution entre ses mains que la césarienne, douloureuse, risquée, mais probablement nécessaire face au blocage démocratique causé par une classe politique dégénérée et corrompue.</p>



<p>La métamorphose – ce concept cher à E. Morin qu’il préfère au concept de révolution – espérée de la société tunisienne ne peut se faire que si notre pays réalise dans le cadre d’un régime démocratique, une partie, au moins, des objectifs que le slogan <em>«travail, liberté et dignité nationale»</em> résume bien. La voie qui peut y mener n’est jamais certaine et encore moins droite, et les dérives, vers un sens ou un autre, sont toujours possibles dans le cours réel de l’histoire de tout pays.</p>



<p>Que faire contre les dérives? Les dénoncer et les combattre si elles sont réelles, les prévenir si elles sont virtuelles et empêcher qu’elles deviennent un fait accompli.</p>



<p>Le 25 juillet 2021 en Tunisie est un processus <em>«non-idéal»</em> dans une démocratie républicaine parlementaire car il a conduit au gel du parlement, à la dissolution de l’ancien gouvernement, à l’arrêt de l’application intégrale de la constitution et à son remplacement par les décrets présidentiels, etc., selon une lecture spécifique de l’article 80 de la constitution suite aux dangers réels que sont devenus le gouvernement et le parlement.</p>



<p>Il y a eu des erreurs commises par Kais Saied et il y en aura, il y a aussi une tendance césarienne, populiste (mais de quels types?!), et les dérives autoritaires (qui ne sont encore jusque-là ni autocratiques ni despotiques au sens propre de ces mots) sont possibles. Précisons aussi que la restauration de la situation d’avant le 25 juillet signifie le retour à une <em>«configuration démocratique»</em> qui favorisait la corruption mafieuse, donnait le pouvoir politique à une classe dégénérée et, par là, livrait le pays en pâture aux axes régionaux et internationaux.</p>



<p>Ce que Kais Saied a fait est un mal nécessaire pour le pays. Cependant, l’état d’exception actuel ne doit pas durer, ne doit pas se transformer en état ordinaire, et en même temps, il n’est pas question de revenir à la situation politique d’avant le 25 juillet. Le pays est dans une phase critique qui nécessite un sauvetage <em>«césarien»</em> urgent de type nouveau : un césarisme civil et temporaire, qui évite autant que possible la dérive autoritaire et focalise sur la corruption politico-mafieuse locale (soutenue par des puissances étrangères) tout en garantissant les droits et les libertés individuelles et collectives.</p>



<p>Avouons-le, il s’agit là d’une aventure, d’un pari historique où rien n’est garanti. Seule la lutte des élites et de la société civile peut contribuer à créer les conditions d’une issue favorable à ce processus. La pression internationale dans laquelle s’inscrit la tribune du journal <em>Le</em> <em>Monde </em>ne fait qu’aggraver une situation de blocage causée essentiellement la gangrène de la corruption qui ronge tous les secteurs du pays.</p>



<p>Prendre ce risque vaut mieux qu’accepter que le paysage désolant d’avant le 25 juillet se perpétue et transforme le pays en un champ de ruines.</p>



<p>La tribune du journal <em>Le Monde</em> voit les choses sous un angle alarmiste. Au lieu d’exiger une feuille de route, des garanties démocratiques, une approche coopérative et participative, comme le demande par exemple le quartet, elle incite au retour à <em>«la norme»</em> d’avant le 25 juillet et, dans ce sens, elle est objectivement réactionnaire indépendamment des bonnes intentions de certains de ses signataires.</p>



<p>* <em>Doctorant, assistant de recherche et auxiliaire d’enseignement au département de sciences des religions à l’université du Québec à Montréal.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/18/reponse-a-une-tribune-parue-dans-le-monde-a-propos-de-la-tunisie/">Réponse à une tribune parue dans « Le Monde » à propos de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Parler de l’islam en France, c’est résister aux préjugés et aux intimidations</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/15/parler-de-lislam-en-france-cest-resister-aux-prejuges-et-aux-intimidations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2020 13:15:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le débat et la discussion contradictoires, sur l’islam et tout autre sujet, en France ou ailleurs, doivent pouvoir avoir lieu, sans censure, à l’université et en dehors, sans prêter le flanc à la discrimination ou à la mise en cause indistincte de nos concitoyens musulmans. C’est à ce prix que le niveau du débat s’élèvera,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/15/parler-de-lislam-en-france-cest-resister-aux-prejuges-et-aux-intimidations/">Parler de l’islam en France, c’est résister aux préjugés et aux intimidations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Islam-en-France.jpg" alt="" class="wp-image-320692"/></figure>



<p><strong><em>Le débat et la discussion contradictoires, sur l’islam et tout autre sujet, en France ou ailleurs,</em></strong> <strong><em>doivent pouvoir avoir lieu, sans censure, à l’université et en dehors, sans prêter le flanc à la discrimination ou à la mise en cause indistincte de nos concitoyens musulmans. C’est à ce prix que le niveau du débat s’élèvera, et que les logiques de suspicions se résorberont, à défaut de disparaître complètement.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Haoues Seniguer</strong> *</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Haoues-Seniguer.jpg" alt="" class="wp-image-320691"/></figure></div>



<p>Depuis au moins trente ans, les débats autour du fait islamique et des musulmans suscitent beaucoup de passions : de l’émoi, de l’inquiétude, de la lassitude et parfois aussi, de la colère de la part des premiers concernés. Ces derniers se sentent pris en otage par des discours au sein de l’espace politique et médiatique, lesquels peuvent aller jusqu’au mépris ou pire. Les musulmans confessants et visibles dans l’espace public sont ainsi vite assimilés aux islamistes qui eux, nonobstant leur légalisme, sont associés aux djihadistes, et la boucle est bouclée… Le discours du président Emmanuel Macron du 2 octobre 2020 contre <em>«les séparatismes»</em> n’a pas levé toutes les ambiguïtés, notamment celles afférentes à la distinction stricte entre le rigorisme religieux islamique, et ses effets réels ou supposés en société, et l’islamisme, qui peut flirter avec des attitudes et comportements à la fois sécessionnistes et violents.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La culture de la science ne prémunit pas contre l’aveuglement</h3>



<p>Si l’on a bien des raisons objectives de souligner des errements dans les champs médiatique et politique lorsqu’il s’agit de traiter en toute rigueur de la place de l’islam et des musulmans, l’espace académique n’est pas pour autant totalement exempt d’approches manichéennes sur le sujet. Elles existent. Il faut savoir l’admettre. La culture de la science ne prémunit pas contre l’aveuglement, toujours possible.</p>



<p>J’aimerais, à ce titre, rapporter une expérience personnelle qui est cependant révélatrice des verrous quelquefois posés sur la porte islam/islamisme. J’ai toujours considéré, aujourd’hui plus qu’hier, qu’il était nécessaire, à la fois scientifiquement, socialement et éthiquement, de s’exprimer avec précision et nuance sur une réalité complexe, mouvante et contradictoire. De nourrir, intelligemment, la controverse.</p>



<p>Hélas, en dépit de toutes ces précautions méthodologiques, c’est-à-dire la prise en compte des formes réellement diverses d’expression publique de l’islamité et même de l’islamisme (qui n’est pas toujours violent au plan des moyens matériels) dans le paysage social français, le chercheur François Burgat, lui-même spécialiste de l’islam politique, n’a de cesse depuis quelques années de me dénigrer sur les réseaux sociaux, mais, pire, d’exercer des pressions directes ou indirectes sur des collègues et des institutions de recherche pour m’empêcher d’occuper des fonctions de direction (comme à l’Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman, IISMM, UMS 2000, EHESS/CNRS, Paris) ou tout simplement de <strong><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/10/13/du-banditisme-de-francois-burgat-serviteur-zele-de-ckeikha-moza-et-porteur-de-valise-des-islamistes/">m’exprimer dans des enceintes universitaires</a></strong>, n’hésitant pas à calomnier ou à tenir des propos mensongers à mon encontre. (Je n’ai jamais, comme il le prétend, écrit dans les colonnes de ‘‘Valeurs actuelles’’).</p>



<p>Cela a un coût au plan social, puisque, tout simplement, cela entretient un halo de suspicion autour des chercheurs qui veulent s’affranchir de toute tutelle morale ou moralisatrice, pour exercer pleinement leurs missions d’enseignants et de chercheurs dévoués à la diffusion de la connaissance, ouverts sur le monde et à la critique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">François Burgat, autrefois chercheur désormais sectateur</h3>



<p>En cela, François Burgat, en plus du paternalisme et du mépris affichés à l’égard des musulmans en quête d’autonomie intellectuelle (comme c’est mon cas), recourt aux méthodes éculées, aussi bien des essentialistes/culturalistes identitaires antimusulmans, que de leurs alliés objectifs, autrement dit, les identitaires islamistes ou intégralistes musulmans, qui recourent à l’intimidation, à l’anathème et à l’excommunication vis-à-vis de toute voix discordante.</p>



<p>C’est étrange : François Burgat, autrefois chercheur désormais sectateur, se comporte comme les extrémistes de tout poil et autres islamophobes qui vampirisent une part non négligeable du débat médiatique : celui qui n’est pas d’accord avec moi est contre moi, et les musulmans ont besoin d’être dressés, matés et infantilisés pour devenir ce qu’ils doivent être, et devenir, dans le meilleur des cas… des activistes zélés !</p>



<p>Il est grand temps que ce genre de pratique cesse, au nom de l’intérêt général. C’est pourquoi le débat et la discussion contradictoires, sur l’islam et tout autre sujet, doivent pouvoir avoir lieu, sans censure, à l’université et en dehors, sans prêter le flanc à la discrimination ou à la mise en cause indistincte de nos concitoyens musulmans. C’est à ce prix que le niveau du débat s’élèvera, et que les logiques de suspicions se résorberont, à défaut de disparaître complètement. Le fait islamique est un fait bien trop sensible pour s’affranchir d’éthique de la discussion et de responsabilité, a fortiori en ces temps troublés.</p>



<p><strong><em>(Dominique Avon, directeur d’études à l’EPHE, apporte son soutien entier à la démarche de son collègue Haoues Seniguer, avec lequel il partage la direction de l’IISMM).</em></strong></p>



<p><em>* Maître de conférences en science politique à Sciences Po Lyon, chercheur au laboratoire Triangle, UMR 5206, Lyon, directeur adjoint de l’Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman (IISMM), UMS 2000, EHESS/CNRS, Paris.</em></p>



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		<title>Du banditisme de François Burgat, serviteur zélé de Ckeikha Moza et porteur de valise des islamistes</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2020 07:53:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce pamphlet, l’auteur réagit aux méthodes de François Burgat, le chercheur français spécialisé dans la défense de l’islam politique et l’intimidation de ses collègues qui s’y opposent, en vendant ses services au tandem constitué par la Turquie et le Qatar, protecteurs et bailleurs de fonds de l’Organisation internationale des Frères musulmans. Par Mohamed Chérif...</p>
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<p><strong><em>Dans ce pamphlet, l’auteur réagit aux méthodes de François Burgat, le chercheur français spécialisé dans la défense de l’islam politique et l’intimidation de ses collègues qui s’y opposent, en vendant ses services au tandem constitué par la Turquie et le Qatar, protecteurs et bailleurs de fonds de l’Organisation internationale des Frères musulmans.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Chérif Ferjani</strong> *</p>



<span id="more-320320"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Mohamed-Cherif-Ferjani.jpg" alt="" class="wp-image-292632"/></figure></div>



<p>Depuis des années, j’anime, avec mon collègue et ami, Haouès Séniguer, un séminaire de l’IREMMO que je fréquente depuis sa création; son fondateur, Jean-Paul Chagnollaud, m’a fait l’honneur de m’inviter à donner la première conférence publique de cet institut en 2011. À la lecture du programme de la journée du 31 octobre 2020 que nous allons animer au sujet du thème<em> «Islam, islamismes, salafismes»</em>, François Burgat a vu rouge comme on doit s’y attendre de la part du chien de garde de la Cheikha Moza dont il préside le Centre à Paris, et du porteur de valise des islamistes, qu’il a toujours été depuis près de quarante ans en Algérie, en Tunisie, en Egypte, en Syrie, au Soudan, au Yémen, en Turquie et dans d’autres pays musulmans, ainsi que dans les pays où vivent des minorités musulmanes que les islamistes essayent de mobiliser pour leur cause. Il n’a pas trouvé mieux que de recourir aux mêmes méthodes que ses amis islamistes en écrivant à Jean-Paul Chagnollaud ce message qui révèle le degré de sa bassesse :</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Mail-Burgat.jpg" alt="" class="wp-image-320321" width="501" height="301"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;avocats des islamistes aux méthodes de bandit </h3>



<p>Je laisserai à Haouès Séniguer le soin de répondre lui-même aux calomnies dont il fait l’objet depuis des années, comme d’autres chercheur(e)s qui ont le tort de critiquer les thèses et les projets des mouvements islamistes défendus bec et ongles par Burgat et ses disciples. Outre la calomnie, ces avocats des islamistes utilisent des méthodes qui n’ont pas leur place dans le monde de la recherche : intimidation, insinuation, dénonciations calomnieuses, culpabilisation, intrusion dans la vie privée pour trouver de quoi alimenter leur campagne contre ceux qui ne marchent pas avec eux, et pressions sur les commissions pour placer leurs acolytes et fermer la porte à ceux qu’ils considèrent comme des ennemis à abattre, distribution de bourses et d’allocations, association à des programmes abondamment financés par leurs réseaux islamistes – dont le Qatar et la Turquie – et par ceux qui voient dans les islamistes des alliés sur qui ils peuvent compter pour défendre leurs intérêts jadis assurés par les dictatures du FLN en Algérie, de Kadhafi en Libye, de Ben Ali en Tunisie, de Moubarak en Egypte et autres régimes autoritaires et monarchies dans divers pays musulmans.</p>



<p>Comme les islamophobes qui vous assimilent aux islamistes parce que vous êtes contre l’extrême droite, les identitaires, les politiques assimilant musulmans et islamistes, la colonisation et l’apartheid qu’Israël fait subir aux Palestiniens, les interventions des Etats-Unis, de l’Otan, de la France et de l’Europe pour imposer leur ordre en Irak, en Libye dans d’autres pays du Sud, Burgat et ses amis vous assimilent à Zemmour, aux théoriciens du «grand remplacement», à l’extrême-droite, au sionisme, et aux islamophobes de tout poil, parce que vous osez critiquer les islamistes, et leurs soutiens, la politique d’Erdogan en Turquie, en Syrie et en Libye, la politique du PJD au Maroc, d’Ennahdha et Rached Ghannouchi et leurs alliés en Tunisie, etc.</p>



<p>La lettre de Burgat à Jean-Paul Chagnollaud, calomniant mon collègue Haouès Séniguer et nous assimilant, lui et moi-même, à Zemmour, illustre cette vilenie. Cela fait plus de trente ans que je dénonce les méthodes de Burgat qui n’a jamais réussi à trouver dans mes écrits et prises de position la moindre connivence avec Bourguiba et Ben Ali dont j’ai combattu les politiques au moment où son ami Rached Ghannouchi collaborait avec eux et félicitait la <em>«grâce de Dieu et de Ben Ali»,</em> ni avec aucune dictature, aucun régime autoritaire, aucune intervention des Etats-Unis, de la France et de leurs alliés dans les pays arabes ou ailleurs. On ne peut pas en dire autant des islamistes et de leurs avocats, comme François Burgat qui ont soutenu l’Arabie Saoudite lorsqu’elle était le plus grand soutien des Frères musulmans avant de se retourner contre elle et ses alliés Emiratis pour se mettre au service du Qatar et de la Turquie devenus leur plus grand protecteur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La manne mise à la disposition de Burgat par le Qatar</h3>



<p>Je ne sais pas comment va réagir Jean-Paul Chagnollaud à l’intimidation de Burgat; mais je sais que le banditisme de celui-ci impressionne beaucoup d’universitaires et de chercheurs qui ont peur de se voir accusés d’islamophobie, qui se laissent culpabiliser par ses comparaisons à l’emporte pièce entre l’attitude coloniale à l’égard du FLN en Algérie dans les années 1950-60 et la dénonciation des islamistes de nos jours, ou qui ont simplement envie de profiter de la manne mise à la disposition de Burgat et de ses amis par le Qatar et par les soutiens des islamistes.</p>



<p>C’est déplorable que le monde académique ne réagisse pas comme il se doit pour dénoncer ce genre de méthodes. Pour ma part, je n’ai jamais eu peur ni de la police de Bourguiba et de Ben Ali, ni de la police française quand je soutenais les luttes des travailleurs immigrés dans les années 1970 au prix de me voir privé du renouvellement de mon titre de séjour et d’être obligé de rentrer en Tunisie pour y passer plus de 5 ans de prison au moment où les islamistes étaient la main dans la main pour combattre la gauche, ni des islamistes et de leurs alliés quand ils ont assassiné mon ancien élève et mon ami Chokri Belaïd sans que Burgat et ses acolytes ne lèvent le petit doigt pour manifester la moindre indignation, ni des islamistes et de leurs amis en France.</p>



<p>J’espère que le monde de la recherche et les universitaires finiront par se réveiller et empêcher ces bandits de continuer à sévir impunément. A bon entendeur salut.</p>



<p><em>* Professeur Honoraire de l&rsquo;Université Lyon2, Président du Haut Conseil Scientifique de <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://timbuktu-institute.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Timbuktu Institute</a>, African Center for Peace Studies. </em></p>
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