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	<title>Archives des gaz de schiste - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des gaz de schiste - Kapitalis</title>
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		<title>Le marché pétrolier s’effondre, l’économie mondiale broie du noir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2020 09:00:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Emportés par le déséquilibre croissant entre une offre surabondante et une demande en berne, les cours du pétrole brut, sévèrement bousculés par la propagation du coronavirus, accentuent leur chute et le baril de Brent tombe au plus bas depuis février 2016. Il descendra bientôt sous le seuil de 30 dollars. Ce recul du prix du...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Crise-mondiale.jpg" alt="" class="wp-image-288941"/></figure>



<p><strong><em> Emportés par le déséquilibre croissant entre une offre surabondante et une demande en berne, les cours du pétrole brut, sévèrement bousculés par la propagation du coronavirus, accentuent leur chute et le baril de Brent tombe au plus bas depuis février 2016. Il descendra bientôt sous le seuil de 30 dollars. Ce recul du prix du pétrole s’accompagne sans tarder de l’effondrement des bourses, qui ont toutes viré au rouge. En attendant des jours sombres… </em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-288936"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Le monde des affaires broie du noir. À 65 dollars le baril de pétrole ces derniers mois, il respirait mal. À 20 dollars le baril d’ici l’été, comme n’hésitent plus à le prévoir des experts passablement pessimistes, il risque d’étouffer. En effet, si à la pompe les prix ont toutes les chances de battre des records à la baisse, à la grande satisfaction des automobilistes, les sociétés productrices, qui ont investi longtemps à l’avance dans l’exploration et la production, anticipant des prix relativement hauts, risquent de ne plus rentrer dans leurs frais et d’accumuler les pertes. </p>



<p> Les producteurs, vivant souvent sur la seule ressource pétrolière pour couvrir leurs besoins, verront, la boule au ventre, s’assécher leurs réserves en devises, ce qui risque de les mettre devant des obligations sociales de plus en plus contraignantes.</p>



<p> Le tableau très sombre du marché pétrolier et de la croissance mondiale<br> Vingt quatre heures après le scénario noir du lundi noir, 9 mars 2020, et malgré un rebond technique le lendemain, qui n’a pas effacé les pertes gigantesques de la veille, loin de là, les analystes continuent à peindre un tableau très sombre du marché pétrolier et de la croissance mondiale. Ils soutiennent que la  baisse va s’inscrire dans la durée pour deux raisons complémentaires au moins.</p>



<p> La première est que l’offre de pétrole constatée depuis plusieurs mois déjà sur les marchés, du fait des facilités accordées par Donald Trump aux producteurs américains de gaz de schiste, qui se sont empressés d’actionner frénétiquement les pompages, sera difficile à éponger à court terme. Les Etats-Unis sont devenus autosuffisants. Ils se positionnent même en exportateurs, le cas échéant, lorsqu’ils veulent peser sur les cours.</p>



<p> Deuxième raison : alors que le marché semblait retrouver ces derniers mois les chemins salutaires de l’équilibre autour de 70 dollars le baril, le coronavirus est venu brutalement brouiller, sinon bouleverser la donne, en mettant pratiquement à l’arrêt les grandes économies mondiales et  en comprimant de ce fait la demande d’énergie. </p>



<p> Très peu de temps après la décision radicale de l’Italie, après la Chine, de mettre en<em> «quarantaine» </em>d’abord le nord du pays, son poumon économique, puis le pays tout entier passé au rouge, un vent de panique s’est mis à souffler sur le monde de la finance. Les cours du pétrole se sont effondrés de 25% sur les places asiatiques, s’affichant à 35 dollars de baril, pour le brut américain. Il dégringolait à 34 dollars pour le Brent de la Mer du Nord sur les places européennes. La baisse suivait une première perte de 9% par baril. Et ce n’est qu’un début : la banque Goldman Sachs, très investie sur les marchés pétroliers, pronostique un baril à 20 dollars à terme. Aucun <em>«gourou» </em>ne l’avait prévu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’abondance du pétrole de schiste est devenue le maître du jeu pétrolier</h3>



<p> Cependant au-delà des variations de ces données physiques et de marché, on assiste à une partie politique serrée de billard à trois bandes entre l’Arabie Saoudite et la Russie, sous l’arbitrage lointain de l’incontournable Donald Trump, qui, depuis que son pays dispose de pétrole de schiste en abondance, est devenu le maître du jeu pétrolier.</p>



<p> Premier temps : les producteurs de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP), inquiets des effets du coronavirus sur la croissance mondiale et, par ricochet, la demande de pétrole, décident de proposer aux producteurs non-OPEP une réduction volontaire de leur production à hauteur de 1,5 millions de barils-jour, répartie selon les clés habituelles de l’ancien Cartel. Mais la Russie, deuxième producteur mondial, refuse la proposition et la réunion tourne illico presto au fiasco. Moscou explique que le maintien artificiel de prix élevés serait à l’avantage du pétrole de schiste américain, dont elle ne veut pas encourager la production.</p>



<p> Deuxième temps de ce drame planétaire qui s’est noué en quelques heures : prenant acte du refus de la Russie, l’Arabie Saoudite fait immédiatement volte face, entre dans l’arène et décide de changer brusquement de stratégie. Alors qu’elle vient de perdre un cinquième de ses exportations vers la Chine (20%), son premier client, à cause du coronavirus, elle déclenche une baisse unilatérale des prix, pour s’engager dans une politique sauvage de prise de parts de marché, au lieu de la politique de soutien des cours qu’elle a suivie jusqu’à présent. S’il a surpris ses partenaires de l’OPEP, son geste courroucé n’a nullement offusqué la Russie, alors qu’il était dirigé principalement contre elle. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Habile joueur d’échec, Poutine joue sur plusieurs fronts </h3>



<p> Par son refus de répondre à la demande de l’OPEP, dont il n&rsquo;est que la <em>«compagnon de route»</em>, sans en faire partie, Vladimir Poutine veut tabler sur ses importantes réserves de devises accumulées durant les trois dernières années, et la baisse relative de la part des hydrocarbures à la fois dans les exportations de son pays et dans ses ressources budgétaires. À condition que cela ne dure pas longtemps. Mais le pari est loin d’être gagné.</p>



<p> Pour la Russie, en effet, l’adversaire du moment est Donald Trump. Elle veut lui faire payer sa stratégie affichée de sabotage du projet de gazoduc reliant la Sibérie à l’Allemagne, le Nord Stream 2, et ses manœuvres hostiles pour faire tomber son allié vénézuélien soumis depuis des mois à une implacable pression de la part de Washington pour qu&rsquo;il lâche les rênes au profit de l’opposition libérale. </p>



<p> Pour Vladimir Poutine, le temps des complicités avec l’Arabie Saoudite, est révolu. Il estime avoir gagné la guerre en Syrie, s’être mis en bonne intelligence avec l’Iran, qu’il s’emploie à protéger contre un éventuel retour de bâton d’Israël ou de Washington, et en capacité de négocier directement avec Recep Tayyip Erdogan en Turquie, ennemi héréditaire des Saoudiens. En revanche, selon lui, Riyad a perdu la guerre du Yémen, et elle est engluée dans une guerre de succession, qui l’affaiblit à l’intérieur et la déconsidère sur le plan international. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’Arabie saoudite, dans la tourmente, retient son souffle </h3>



<p> Alors que le pays vit dans une fébrile attente d’une échéance fatale : le décès du roi Salman (85 ans), l’un des derniers enfants encore vivants du roi Ibn Saoud, fondateur du Royaume en 1932, son fils Mohammed Ben Salman (MBS pour les intimes), prince-héritier en titre, a pris les devants en jetant en prison son oncle, soupçonné de chercher à remettre en cause l’ordre de succession, ainsi que d’autres membres de la famille royale, selon le<em> ‘‘Wall Street Journal’’</em> et le <em>‘‘New York Times’’</em>.</p>



<p> Depuis qu’il a été désigné par son père pour lui succéder directement, contrevenant ainsi à l’ancienne tradition établie de l’ordre de succession depuis le fondateur du Royaume, MBS, devenu l’homme fort du régime wahhabite, a étendu sa mainmise sur le pays en s’attaquant directement au puissant <em>«clan des princes»</em> qui lui faisait de l’ombre. Dès son avènement, il s’est employé à neutraliser un certain nombre d’oligarques, pris dans une gigantesque rafle, avant d&rsquo;être confinés dans un hôtel super-luxueux, jusqu’à ce qu’ils reconnaissent son pouvoir et avouent appartenir au «parti de la corruption». Beaucoup de ces anciens notables devenus<em> «otages»,</em> selon leurs proches, ne sont toujours pas autorisés à quitter le pays. Le nouveau coup de force s’inscrit dans le sillage du premier et tend à indiquer que MBS se sent plus fragile que jamais. Preuve supplémentaire de ses inquiétudes : prenant prétexte du coronavirus, MBS a mis en<em> «quarantaine» </em>la région de Qatif, peuplée à majorité de chiites, considérés par les sunnites saoudiens comme des <em>«ennemis mortels».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Dans cette partie serrée, Poutine a sans doute un coup d’avance</h3>



<p> Habile joueur d’échec, Vladimir Poutine tente de mettre à profit ces fragilités, accentuées par la chute des prix du pétrole, et les conséquences désastreuses pour les finances du Royaume de la guerre des prix déclenchée par MBS lui-même, dans un geste, semble-t-il, irraisonné : la bourse saoudienne a plongé, tandis que l’action de la compagnie pétrolière Aramco, coffre-fort du Royaume, introduite récemment en bourse, encaissait une baisse la ramenant en dessous de son prix d’introduction (8,5 dollars). Autour de Riyad ce sont toutes les autres bourses du Golfe: Koweït, Dubaï, qui trinquent à la même hauteur. Enfonçant le clou, le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak soulignait récemment <em>«qu’à partir du 1er avril </em>(échéance du dernier accord de réduction de la production)<em>, ni l’OPEP ni les non-OPEP n’auront plus de restrictions»</em> de production à observer. </p>



<p> Face à une demande au plus bas, l’inondation du marché devrait signer une nouvelle dégringolade, peut-être  sans fin des prix. En plus d’entraver la capacité de l’OPEP de jouer le rôle de stabilisateur des prix du pétrole, la fin de l’entente russo-saoudienne risque d’accentuer la volatilité des prix du pétrole et de nourrir une plus grande instabilité géopolitique. </p>



<p> Dans la partie délicate qui est en train de se jouer au niveau mondial, Vladimir Poutine a sans doute un coup d’avance. Encore faut-il que dans cette course de fond, il puisse tenir la distance.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Article du même auteur dans Kapitalis :</h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xynpiMAsZX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/17/le-coronavirus-fait-peser-le-spectre-dune-recession-sur-leconomie-mondiale/">Le coronavirus fait peser le spectre d’une récession sur l’économie mondiale</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le coronavirus fait peser le spectre d’une récession sur l’économie mondiale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/17/le-coronavirus-fait-peser-le-spectre-dune-recession-sur-leconomie-mondiale/embed/#?secret=JfsIhNLzbX#?secret=xynpiMAsZX" data-secret="xynpiMAsZX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Présidentielle 2019 : l&#8217;énergie nucléaire, proposée par Mohsen Marzouk, est-elle la meilleure solution pour remédier au stress hydrique en Tunisie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2019 13:58:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Interpellé, lors du 2e débat présidentiel organisé, dimanche8 septembre 2019, par la chaîne publique Watania 1, sur les solutions qu’il peut apporter au stress hydrique en Tunisie, Mohsen Marzouk, candidat du parti Machrou Tounès, a proposé le recours à l’énergie nucléaire civile pour dessaler l’eau de mer et subvenir aux besoins du pays en eau....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/11/presidentielle-2019-lenergie-nucleaire-proposee-par-mohsen-marzouk-est-elle-la-meilleure-solution-pour-remedier-au-stress-hydrique-en-tunisie/">Présidentielle 2019 : l&rsquo;énergie nucléaire, proposée par Mohsen Marzouk, est-elle la meilleure solution pour remédier au stress hydrique en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Mohsen-Marzouk-Nucleaire.jpg" alt="" class="wp-image-238772"/></figure>



<p><strong><em>Interpellé, lors du 2e débat présidentiel organisé, dimanche8 septembre 2019, par la chaîne publique Watania 1,  sur les solutions qu’il peut apporter au stress hydrique en Tunisie, Mohsen Marzouk, candidat du parti Machrou Tounès, a proposé le recours à l’énergie nucléaire civile  pour dessaler l’eau de mer et subvenir aux besoins du pays en eau.</em></strong><br></p>



<p> Par <strong>Khémaies Krimi </strong><br></p>



<span id="more-238768"></span>



<p> <em>«L’eau est une problématique majeure et je suis pour la mise en place de tous les moyens possibles pour y remédier, même l’énergie nucléaire pacifique»</em>, a-t-il dit, sans aucune hésitation et même avec enthousiasme.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une centrale à usage civile serait-elle la panacée ?<br></h3>



<p> Concrètement, Mohsen Marzouk a évoqué l’enjeu pour la Tunisie de construire, sur le moyen terme, une centrale nucléaire à usage civil. <br></p>



<p> Réagissant, sur le plateau,  à cette proposition, son concurrent Hatem Boulabiar, candidat indépendant, a mis en garde contre cette option et rappelé les drames générés par les accidents nucléaires de Chernobyl, en Ukraine, en 1986, et de Fukushima au Japon, en 2011.<br></p>



<p> Cet intérêt pour l’énergie nucléaire civile n’est pas nouveau. Au temps du président déchu Ben Ali, plus exactement, en 2008, le département de l’Energie avait entamé, à l’époque, en partenariat le Centre national des sciences et technologies nucléaires (CNSTN) et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), une étude de faisabilité technico-économique du projet d’une centrale d’une capacité de 1000 mégawatts. Objectif : subvenir aux besoins du pays en eau à l’horizon 2030. <br></p>



<p> Il avait même procédé à l’organisation de séminaires pour s’informer des technologies disponibles en matière d’électronucléaire. Parmi les expertises exposées et présentée à Tunis figuraient les technologies nucléaires civiles sud-africaine et canadienne. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Cet intérêt pour le nucléaire n’est pas nouveau <br></h3>



<p> Mieux, ce même département avait établi un calendrier bien précis pour la réalisation, sur 13 à 15 ans, de cette centrale nucléaire à usage pacifique. </p>



<p>Cette période est répartie sur la phase d’études (4 et 5 ans), la phase de lancement de l’appel d&rsquo;offres (3 ans) et enfin la phase d’installation proprement dite de la centrale (7 et 8 ans). Au final, la centrale, qui devait être implantée aux environs de Gabès, devait être fin prête en 2020. Depuis silence radio sur ce projet en raison du soulèvement du 14 janvier 2011. <br></p>



<p> Mohsen Marzouk, qui vient de dépoussiérer ce dossier, donne l’impression de jouer le jeu de certains lobbys et experts fossilistes (gaz de schiste) et partisans de l’énergie nucléaire du temps de Ben Ali. <br></p>



<p> Car, depuis 2011, d’autres experts farouches défenseurs des énergies vertes ont proposé de meilleures solutions respectueuses de l’environnement. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le solaire d’Imed Derouiche serait le mieux indiqué ?<br></h3>



<p> C’est le cas, entre autres, de l’ingénieur et militant de développement, Imed Derouiche (nous en avons longuement <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/11/26/lenergie-solaire-pour-attenuer-le-stress-hydrique-de-la-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="parlé sur Kapitalis (s’ouvre dans un nouvel onglet)">parlé sur Kapitalis</a>), qui a proposé un projet, presque clé en main, pour résoudre le problème de la pénurie d’eau au centre et au sud du pays. <br></p>



<p> Il a tout prévu : la technologie propre, le financement, le respect de l’environnement et le retour d’investissement. <br></p>



<p> Pour lui, la solution la plus efficace pour remédier à l’épuisement de la nappe phréatique réside en un mégaprojet de dessalement de l’eau de mer qui fonctionnerait à l’énergie solaire et au gaz naturel et qui ferait de la Tunisie <em>«une oasis à ciel ouvert».</em> <br></p>



<p><em> «C’est un procédé révolutionnaire qui permet d’extraire l’eau de mer, de la dessaler pour la rendre potable et de l’injecter dans les nappes profondes entre 100 et 700 mètres pour constituer sa réserve sans limite de stockage ni infrastructure de tuyauteries»,</em> explique-t-il.<br></p>



<p> Autre avantage qui milite en faveur de la viabilité et de la pérennité du projet, la disponibilité en abondance et de manière illimitée en Tunisie des deux éléments naturels sur la base desquels sera réalisé ce projet : un ensoleillement de 200 jours en moyenne par an et l’eau de mer sur un littoral de 1300 kms. <br></p>



<p> Pour Imed Derouiche, même si le coût de ce mégaprojet risque d’être trop élevé, il y a des possibilités de financements pouvant être mobilisés en Tunisie et à l’extérieur. <br></p>



<p> Dans cette perspective, il a évoqué la possibilité de lancer un emprunt national et de recourir aux fonds de la COP 21, aux crédits fournisseurs (Japon, Allemagne), à la FAO, aux fonds de Kyoto et à la contribution des sociétés pétrolières, installées au sud du pays, et aux mécanismes d’aide des Nations unies. Soit autant de mécanismes financiers qui permettront de boucler le schéma de financement de ce mégaprojet. <br></p>



<p> Par ailleurs, le retour d’investissement serait, selon lui, assuré du fait de ses retombées positives sur les secteurs agricole, industriel et touristique, et surtout, sur la consécration de l’indépendance hydrique du pays. <br></p>



<p> Au plan social, ce mégaprojet aura également des incidences positives dans la mesure où il permettra, selon Imed Derouiche, de créer quelque 25.000 emplois et contribuera à la sédentarisation des communautés du centre et du sud du pays.<br></p>



<p> Pour revenir à Mohsen Marzouk, qui a déjà proposé, dans le cadre de sa campagne présidentielle, la plantation intensive du cannabis en Tunisie, en Tunisie, pour des fins de santé, il a tout intérêt à tempérer ses ardeurs nucléaires et à privilégier des solutions moins dangereuses,  plus soft et plus pratiques. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hu8p1wGjcg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/26/lenergie-solaire-pour-attenuer-le-stress-hydrique-de-la-tunisie/">L&rsquo;énergie solaire pour atténuer le stress hydrique de la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;énergie solaire pour atténuer le stress hydrique de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/11/26/lenergie-solaire-pour-attenuer-le-stress-hydrique-de-la-tunisie/embed/#?secret=Z8wp2tvWt3#?secret=Hu8p1wGjcg" data-secret="Hu8p1wGjcg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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