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	<title>Archives des génocide - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des génocide - Kapitalis</title>
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		<title>Palestine &#124; Les responsabilités du silence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 09:53:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nommer la tragédie en Palestine ne suffit plus : il faut désormais en désigner les auteurs et les complices. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À Gaza, la catastrophe humanitaire a cessé d’être un événement : elle est devenue une condition. Mais à mesure que les faits s’accumulent, une autre réalité s’impose — celle des choix politiques, des fidélités obstinées et des silences organisés. Nommer la tragédie ne suffit plus : il faut désormais en désigner les auteurs et les complices.</em></strong><strong></strong></p>



<p><strong>Dr Moez Ben Khemis</strong> *</p>



<span id="more-18701995"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS.jpg" alt="" class="wp-image-7354931" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>À Gaza, la réalité ne se discute plus : elle accable. Plus de 72 000 morts, 170 000 blessés — et, dans cette masse indistincte de chiffres, des vies fauchées, des enfances anéanties, des lignées effacées. Ce ne sont pas seulement des individus qui disparaissent, mais les contours mêmes d’une société que l’on voit, jour après jour, se défaire.</p>



<p>Le territoire, lui, est livré à une entreprise de démolition systématique. Hôpitaux rendus muets, écoles ouvertes comme des plaies, réseaux vitaux pulvérisés : rien de ce qui permettait encore de tenir ne semble devoir subsister. L’eau manque, les soins s’éteignent, la famine s’installe. Et la population, presque tout entière déplacée, erre dans l’étroitesse d’un espace clos, condamnée à fuir l&rsquo;ombre de la mort sans jamais pouvoir s’échapper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le droit à l’épreuve de sa propre faiblesse</h2>



<p>Face à cela, les mises en garde abondent — et s’épuisent. Organisations internationales, juristes, observateurs : tous documentent, tous alertent, tous concluent à des violations répétées du droit international humanitaire.</p>



<p>Les mots se durcissent : génocide, nettoyage ethnique. Ils ne sont plus seulement brandis, mais examinés, pesés, discutés devant les juridictions internationales. Les Nations unies avertissent, elles aussi. Mais à mesure que le langage se fait plus grave, son effet semble s’émousser : le droit est invoqué, rarement appliqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La constance des soutiens, l’inertie des puissances</h2>



<p>Car ce qui se joue ici ne tient pas seulement aux faits, mais aux volontés qui les encadrent — ou les tolèrent. Aux États-Unis, Joe Biden puis Donald Trump maintiennent un appui constant, scellé par les livraisons d’armes et protégé par le veto diplomatique.</p>



<p>Au Royaume-Uni, Rishi Sunak ainsi que son successeur prolongent cette ligne. En France, Emmanuel Macron nuance, ajuste, appelle — mais ne rompt pas. Le langage varie, la politique demeure.</p>



<p>Et sur le terrain, le gouvernement de Benjamin Netanyahu poursuit son offensive, comme affranchi de toute contrainte autre que la sienne propre.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18702051" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18702051" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h2 class="wp-block-heading">L’ombre portée d’une conflagration</h2>



<p>Déjà, le conflit déborde. Au sud du Liban, les affrontements étendent la zone de fracture. Les victimes s’ajoutent aux victimes, les exils aux exils.</p>



<p>Ce qui se dessinait comme une guerre circonscrite menace désormais de devenir un foyer d’embrasement régional. L’histoire, ici, ne progresse pas : elle s’étend.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le silence fragmenté du monde arabe</h2>



<p>Face à cela, une autre réalité s’impose : celle d’un monde arabe politiquement en retrait. Les condamnations existent, mais elles restent sans prise.</p>



<p>Les divisions internes, les calculs stratégiques, les équilibres fragiles — tout concourt à contenir la parole dans les limites du déclaratif. L’indignation circule ; l’action, elle, se dérobe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’euphémisme comme dernier refuge</h2>



<p>Reste le langage. Et avec lui, une forme plus insidieuse de déni. Parler de <em>«conflit»</em>, de <em>«riposte»</em>, d’<em>«affrontements»</em>, c’est parfois déjà atténuer. C’est substituer à la dissymétrie des faits une symétrie de façade.</p>



<p>Or nommer, c’est trancher. C’est reconnaître la nature d’une réalité. À l’inverse, euphémiser revient à l’envelopper, à l’adoucir — et, ce faisant, à la rendre plus acceptable qu’elle ne devrait jamais l’être.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre international au révélateur</h2>



<p>Ce qui se joue dépasse désormais Gaza. C’est l’ordre international lui-même qui se trouve exposé — dans ses principes comme dans ses contradictions.</p>



<p>Pourquoi certaines violations appellent-elles des sanctions immédiates, quand d’autres s’accommodent de protestations sans effet ? Pourquoi l’urgence est-elle, selon les cas, si variable ?</p>



<p>À ces écarts répond un sentiment grandissant : celui d’un droit inégal, d’une justice sélective, d’un univers normatif à géométrie variable.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18702062" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18702062" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18702058" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18702058" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Palestinienne-Gaza.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<h2 class="wp-block-heading">Nommer, enfin, les responsabilités</h2>



<p>Car il faut en venir là. Non plus seulement aux faits, mais à ce qui les rend possibles. Les décisions politiques, les vetos, les soutiens militaires, les prudences calculées, les silences entretenus : tout cela ne constitue pas un décor, mais une mécanique.</p>



<p>L’histoire, toujours, élargit le cercle des responsabilités. Elle ne s’arrête pas à ceux qui agissent ; elle inclut ceux qui permettent.</p>



<p>À Gaza, rien ne manque pour comprendre : les faits sont établis, les alertes lancées, les institutions saisies.</p>



<p>Ce qui manque encore, c’est autre chose — une décision, une rupture, un acte.</p>



<p>Et une question demeure, nue, irréductible :<br>que feront, concrètement, ceux qui ont le pouvoir d’agir ?</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Quelques statistiques officielles :</h2>



<p><strong>Hôpitaux </strong>(et structures de santé)&nbsp;:</p>



<p>Gaza comptait environ&nbsp;36 hôpitaux&nbsp;avant la guerre. Fin 2024–2025, la majorité ont été endommagés ou détruits&nbsp;; seuls&nbsp;14 à 17 restaient partiellement fonctionnels.&nbsp;</p>



<p>Plus de&nbsp;650 attaques contre des structures de santé&nbsp;ont été recensées&nbsp;</p>



<p>En clair : le système hospitalier est&nbsp;quasi anéanti, plus que simplement <em>«touché»</em>.</p>



<p><strong>Écoles et universités&nbsp;:</strong></p>



<p>Environ&nbsp;778 écoles sur 815 (≈ 95 %) endommagées ou détruites. Plus de&nbsp;90 % des bâtiments scolaires touchés. Des centaines d’établissements sont&nbsp;totalement hors service Cela correspond à&nbsp;l’effondrement quasi total du système éducatif.</p>



<p><strong>Mosquées</strong> (et lieux religieux)</p>



<p>Environ&nbsp;823 mosquées détruites&nbsp;selon certaines évaluations. De nombreux autres lieux religieux (églises, sites historiques) également endommagés.&nbsp;Une part majeure du patrimoine religieux a été&nbsp;rasée ou gravement touchée.</p>



<p><strong>Infrastructures&nbsp;:</strong></p>



<p>80 à 90 % des bâtiments de Gaza endommagés ou détruits. Plus de 102 000 bâtiments totalement détruits. 85 % des réseaux d’eau et d’assainissement hors service. 62 % des routes détruites. 80 % des infrastructures globales en ruines&nbsp;</p>



<p>On parle ici d’une destruction&nbsp;systémique.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Au cœur des camps de la mort de Hemedti Dagalo</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/au-coeur-des-camps-de-la-mort-de-hemedti-dagalo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[génocide]]></category>
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		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo poursuivent le génocide et les crimes de guerre au Soudan.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les yeux du monde entier sont rivés depuis fin février sur le Moyen-Orient et la guerre qui a opposé l’Iran aux États-Unis et à Israël, le génocide et les crimes de guerre que perpètrent les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo se poursuivent. Les personnes enlevées sont séquestrées dans des conteneurs maritimes métalliques, dans chaque conteneur s’entassent de 60 à 70 personnes sans ventilation ni installations sanitaires et 10 à 15 y meurent asphyxiés chaque jour.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18621280"></span>



<p>Un survivant des centres de détention des Forces de soutien rapide au Darfour n’aurait jamais imaginé que sa libération dépendrait de la capacité de sa famille à réunir une somme d’argent dans une course contre la mort, a indiqué <a href="https://www.alquds.co.uk/%d9%85%d8%b9%d8%aa%d9%82%d9%84%d8%a7%d8%aa-%d8%ad%d9%85%d9%8a%d8%af%d8%aa%d9%8a-%d8%a3%d8%ac%d8%b3%d8%a7%d8%af-%d9%85%d8%ad%d8%b4%d9%88%d8%b1%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%ad%d8%a7%d9%88%d9%8a/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds Al-Arabi</a>, en rapportant le récit de ce dernier, racontant, sous couvert d’anonymat, les moments de sa détention après la prise d’El Fasher en octobre dernier.</p>



<p>L&rsquo;ancien détenu a expliqué au journal arabophone londonien que lui et un autre jeune homme avaient été emmenés et contraints de contacter leurs familles, non pas pour s’enquérir de leur bien-être, mais pour exiger une rançon immédiate sous peine d’exécution. <em>«Ils nous battaient sans cesse en répétant: L’argent ou la mort»</em>, a-t-il raconté, en expliquant avoir survécu grâce à la somme demandée, réunie par sa famille, tandis que l’autre jeune homme qui l’accompagnait a été tué sans aucune hésitation. Il ajoute : <em>«J’ai eu de la chance mais beaucoup d’autres ont payé et n’ont pas survécu. Tout dépend de l’humeur des gardes»</em>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système de détention complexe en marge de la loi</h2>



<p>Ce témoignage ouvre la porte à une réalité plus vaste où les récits d’anciens détenus se mêlent aux témoignages de militants des droits humains pour révéler un système de détention complexe, opérant en marge de la loi et faisant de la vie de milliers de civils au Darfour les otages de la violence et de l’extorsion. Un militant des droits humains, qui documente les exactions dans la région, affirme que le nombre de centres de détention est un nombre important et que certains sont totalement secrets, ce qui rend difficile l’obtention de chiffres précis.</p>



<p>Toutefois, un tableau général se dessine. À El Fasher, capitale du Darfour-Nord, on compte trois prisons principales, tandis qu’à Nyala, la prison de Degres se distingue comme un centre de détention majeur, avec d’autres sites dans les villes de Zalingei, au Darfour-Centre, et d’El Geneina, au Darfour-Ouest. Au niveau local, il signale l’existence de plus de 46 centres de détention de moindre importance, sans aucune documentation claire.</p>



<p>Au sein de ce réseau, les chiffres sont significatifs. À El Fasher seulement, on estime à plus de 6 000 le nombre de personnes disparues, sans aucune information sur leur sort : vivantes, mortes ou détenues. À Nyala, des estimations non officielles font état d’environ 7 000 détenus à la prison de Degres. Mais derrière ces chiffres se cachent des détails encore plus effroyables, notamment dans ce que les survivants appellent des <em>«conteneurs de la mort»</em>. Ce sont des conteneurs maritimes métalliques utilisés pour les séquestrer et dans chaque conteneur, de 60 à 70 personnes y sont enfermées sans ventilation ni installations sanitaires.</p>



<p>Un survivant a décrit ces moments : <em>«Nous suffoquions. Il n’y avait presque pas d’air, peu d’eau et presque pas de douches. Dans ces conditions, la mort était devenue quotidienne»</em>.&nbsp;</p>



<p><em>«Parfois, nous perdions 10 à 15 personnes par jour»</em>, a déclaré un autre témoin, ajoutant que <em>«les détenus étaient forcés d’enterrer leurs codétenus, parfois dans des fosses communes voisines. Certains mouraient lentement à l’intérieur du conteneur, frappant à la porte jusqu’à ce que le silence se fasse»</em>.</p>



<p>L’asphyxie n’était pas la seule cause de décès. Les maladies se propageaient rapidement en raison du manque de soins médicaux. Le choléra, le paludisme et la malnutrition figuraient parmi les principales causes de mortalité.</p>



<p>Selon les estimations, plus de 60 personnes sont décédées du choléra dans les prisons d’El Fasher et 126 dans la prison de Dagris, à Nyala, des chiffres qui risquent de s’alourdir. Les maladies de peau et les ulcères sont également très répandus, évoluant en plaies profondes et entraînant de graves complications de santé.</p>



<p>D’après des témoignages concordants, la torture est une pratique courante dont sont victimes tous les détenus.</p>



<p><strong><em>Une «économie parallèle»</em></strong><strong> basée sur les rançons</strong></p>



<p><em>«Il n’y a pas un seul détenu qui n’ait pas été torturé»</em>, affirme un militant des droits humains, expliquant que les méthodes employées incluent les passages à tabac, la privation de nourriture, le refus de soins médicaux et l’isolement dans des conditions suffocantes. Dans de nombreux cas, la torture est utilisée pour extorquer des aveux ou pour punir des détenus sur la base de soupçons non fondés.</p>



<p>De plus, les prisons sont devenues une sorte d’<em>«économie parallèle»</em> basée sur les rançons. Les sommes exigées varient de millions à milliards de livres soudanaises et sont souvent fixées arbitrairement. Mais même le paiement de la rançon ne garantit pas la survie car des témoignages indiquent que des détenus ont été tués après avoir reçu l’argent.</p>



<p>Lors de l’assaut contre El Fasher, des militants ont documenté des arrestations massives de civils en fuite. Les hommes étaient séparés des femmes et emmenés dans des zones reculées où commençaient des négociations de rançon. On estime à 255 le nombre de personnes détenues au nord-est d’El Fasher durant ces opérations. Parmi elles, au moins 33 civils ont été tués, tandis que d’autres ont subi des extorsions ou ont été exécutés, même après avoir versé des rançons.</p>



<p>Des témoignages indiquent que certaines de ces opérations étaient fondées sur des critères ethniques ou sur des accusations de soutien à l’armée ou à des groupes armés. Certains groupes ont été parmi les plus ciblés, faisant face à des accusations vagues et à une absence totale de procédure régulière.</p>



<p>Dans ce sombre tableau, une tragédie particulière se déroule pour les femmes détenues dans la prison de Korea à Nyala. Des témoignages corroborent de récents rapports sur les droits humains indiquant qu’au moins 643 femmes y sont détenues dans des conditions qualifiées d’inhumaines.</p>



<p>Le Centre africain d’études sur la justice et la paix a exprimé sa vive inquiétude face à cette situation, soulignant que les femmes détenues subissent des conditions de vie déplorables et font l’objet d’accusations généralisées de collaboration avec des groupes d’opposition ou d’avoir commis de crimes, sans preuves suffisantes. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large où les femmes au Soudan sont touchées de manière disproportionnée par le conflit armé et subissent de multiples violences notamment des violences sexuelles, des enlèvements, des mariages forcés, des arrestations arbitraires, des procès inéquitables et des conditions de détention inhumaines.</p>



<p>Selon des informations documentées, la prison de Korea a rouvert ses portes en tant que centre de détention en avril 2024 après avoir été évacuée suite à l’escalade du conflit. La prison détient actuellement au moins 643 femmes, dont 200 arrêtées à Nyala, Zalingei et El Geneina, 247 transférées d’El Fasher et 196 poursuivies pour des infractions pénales, parmi lesquelles neuf femmes enceintes.</p>



<p>Des témoignages décrivent des conditions de vie extrêmement difficiles à l’intérieur de la prison où les repas sont limités à un par jour. L’eau est acheminée de l’extérieur dans des conditions loin de respecter les normes sanitaires minimales.</p>



<p>Selon certains rapports, des détenus ont été contraints de travailler au domicile de membres des Forces de soutien rapide (FSR), effectuant des tâches ménagères et de blanchisserie non rémunérés, et ne recevant parfois de la nourriture que pendant ces heures. Ce phénomène illustre un recours au travail forcé lié à la détention. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Violences sexuelles dans certains centres de détention</h2>



<p>Le Centre africain d’études sur la justice et la paix a cité des cas individuels illustrant la nature de ces violations, notamment l’arrestation de deux femmes travaillant dans une pharmacie à Nyala en février 2026. Le propriétaire de la pharmacie a refusé de vendre des médicaments aux membres des FSR, un acte considéré comme une <em>«collaboration avec des groupes d’opposition»</em>. Dans un autre cas, une femme a été détenue pour faire pression sur son mari, soldat des Forces armées soudanaises, et on lui a demandé de payer une rançon pour sa libération.</p>



<p>Malgré les graves allégations de violences sexuelles dans certains centres de détention, la documentation de ces violations reste limitée en raison de la crainte des victimes d’être stigmatisées ou de leur présence continue dans des zones dangereuses. Les groupes les plus vulnérables ne sont pas épargnés. 21 enfants, âgés de 14 à 17 ans, ont été arrêtés à El Fasher. Détenus avec des adultes, ils ont subi les mêmes formes de torture. Des militants et des bénévoles humanitaires ont également été arrêtés, notamment des personnes travaillant dans les cuisines collectives pendant le siège d’El Fasher, qui a duré près de 18 mois.</p>



<p>Certaines de ces personnes ont été libérées par la suite mais seulement après le versement d’importantes rançons, tandis que le sort des autres demeure inconnu et l’on craint que certaines aient été tuées. Aux abords de certains centres de détention, en particulier près de l’hôpital d’El Fasher, des charniers ont été signalés, témoignant de l’ampleur des pertes humaines. Le conflit se poursuivant et le manque de transparence persistant, ces chiffres restent sujets à des hypothèses encore plus tragiques. Malgré les appels des défenseurs des droits de l’homme et les supplications des familles, des témoignages continuent d’émerger de ces <em>«conteneurs de la mort»</em> où les espoirs de survie s’amenuisent et où l’odeur de mort imprègne l’air.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NSemSSzWdW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=2f9pE4E2qf#?secret=NSemSSzWdW" data-secret="NSemSSzWdW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/au-coeur-des-camps-de-la-mort-de-hemedti-dagalo/">Au cœur des camps de la mort de Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le crépuscule du droit international ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 06:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il fut un temps où les nations prétendaient soumettre la guerre à des règles. Ce temps est-il aujourd'hui révolu ? </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le premier jour de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, une école de jeunes filles a été bombardée. Plus de 175 victimes. Des enfants, des adolescentes, des vies brisées avant même d’avoir commencé. Ce drame, à lui seul, dit beaucoup plus que de longs discours : lorsque l’école devient une cible, c’est que les règles censées limiter la guerre ont déjà cessé d’exister.</em></strong> <em>(Photo : L’école primaire de filles à Minab (Iran) bombardée le 28 février 2026 par des frappes aériennes américaines).</em></p>



<p><strong>Khemaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-18477716"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" style="width:199px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il fut pourtant un temps où les nations prétendaient soumettre la guerre à des règles. Après les catastrophes du XXᵉ siècle, le monde avait tenté d’ériger un rempart juridique contre la barbarie. Avec la création de l’Organisation des Nations Unies et l’adoption des conventions de Genève, l’humanité avait voulu croire qu’il était possible d’imposer des limites à la violence des États. Même dans la guerre, disait-on, certaines lignes ne devaient jamais être franchies.</p>



<p>Certes, ce système n’a jamais été parfait. Les grandes puissances l’ont souvent contourné, et le droit de veto au Conseil de sécurité a régulièrement paralysé les institutions censées le défendre. Pourtant, malgré ses failles, il existait au moins un langage commun : celui du droit, qui permettait de nommer les crimes, de protéger les civils et de rappeler que la force ne devait pas être l’unique loi des relations internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un édifice qui vacille</h2>



<p>Aujourd’hui, ce fragile édifice semble vaciller. Le véritable vaincu de cette guerre n’est pas seulement l’une des parties engagées sur le terrain : c’est le droit international lui-même. Non pas parce qu’il est violé — il l’a souvent été dans l’histoire — mais parce que sa violation se déroule désormais presque sans conséquence politique. Lorsque les règles sont bafouées sans que les institutions censées les défendre puissent agir, ce ne sont pas seulement des principes abstraits qui s’effondrent : c’est la crédibilité même de l’ordre international.</p>



<p>Tout cela survient à peine quelques mois après le génocide des Palestiniens de Gaza et la destruction barbare de leurs villes, de leurs villages et de leurs camps. Ceux qui s’attendaient à un réveil des consciences découvrent avec stupeur que, pour beaucoup de bien-pensants en Occident, les préoccupations du moment semblent ailleurs : le prix du pétrole, l’état des marchés ou l’organisation des prochaines vacances.</p>



<p>Le Moyen-Orient apparaît ainsi comme un véritable cimetière du droit international. Les principes élaborés au fil de décennies semblent y perdre leur force normative, comme si les tragédies du passé n’avaient rien appris au monde.</p>



<p>La responsabilité morale de cette faillite pèse particulièrement sur les puissances qui s’étaient proclamées gardiennes de cet ordre. La première puissance mondiale, longtemps présentée comme l’architecte et le garant de cet équilibre juridique, donne aujourd’hui le sentiment d’avoir failli à cette mission. Lorsque le défenseur proclamé des règles semble lui-même prêt à les relativiser, le message envoyé au reste du monde est redoutable : pourquoi respecter un droit que ceux qui l’ont façonné paraissent eux-mêmes disposés à contourner ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La loi de la jungle</h2>



<p>Le danger est immense. Si le droit international cesse d’être perçu comme une norme contraignante, il ne restera bientôt qu’un instrument politique, invoqué lorsque cela arrange et oublié lorsque cela gêne. Dans un tel monde, les États les plus puissants imposeront leur volonté, tandis que les plus faibles n’auront d’autre choix que l’alignement ou la résistance désespérée.</p>



<p>Ce serait alors le retour à ce que l’histoire a connu de plus sombre : un système international dominé par la force brute, où la diplomatie ne serait plus qu’un masque posé sur la loi de la jungle.</p>



<p>La question posée par cette guerre dépasse donc de loin le théâtre des combats. Elle engage l’avenir même de l’ordre mondial : le droit international peut-il encore limiter la violence des États, ou n’est-il déjà plus qu’une illusion fragile, survivant dans les discours mais vaincue dans les faits ?</p>



<p><em>* Ecrivain et traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FCcred35Uz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/le-droit-international-est-desormais-une-epee-aux-mains-des-puissants/">Le droit international est désormais une épée aux mains des puissants</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le droit international est désormais une épée aux mains des puissants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/le-droit-international-est-desormais-une-epee-aux-mains-des-puissants/embed/#?secret=4hanX0PSmM#?secret=FCcred35Uz" data-secret="FCcred35Uz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em><br></em></p>
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		<title>Habermas «dégringole-t-il des hauteurs de la morale»[1] ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/habermas-degringole-t-il-des-hauteurs-de-la-morale1/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 06:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jürgen Habermas]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Chennoufi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habermas doit être enseigné comme tout autre penseur malgré les reproches qu'on puisse faire à ses positions sur la question israé&#038;lo-palestinienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/habermas-degringole-t-il-des-hauteurs-de-la-morale1/">Habermas «dégringole-t-il des hauteurs de la morale»[1] ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 14 novembre 2023, des professeurs de philosophie tunisiens furent consternés par le texte titré «Principe de Solidarité&nbsp;: Une prise de position» (PDS)<a id="_ftnref2" href="#_ftn2">[2]</a>, signé par Jürgen Habermas et trois autres professeurs. Le choc était d’autant plus fort qu’ils venaient d’apprendre, le même jour, que le nombre de palestinien-es tué-es par l’armée et les colons israéliens avait déjà atteint les 1000 victimes. La réaction des professeurs de philosophie fut que, signataire de cette prise de position (PDS), Habermas ne méritait plus d’être une référence crédible et ne pouvait même plus être enseigné. L’objectif de ce texte, intentionnellement tardif, bien qu&rsquo;écrit avant la mort du philosophe le 14 mars 2026, est de répondre à ce «PDS», qui fut tellement troublant pour quiconque suit l&rsquo;actualité du conflit israélo-palestinien. </em></strong></p>



<p><strong>Ridha Chennoufi</strong> *</p>



<span id="more-18481759"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Ridha-Chennoufi-2.jpg" alt="" class="wp-image-18481852" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Ridha-Chennoufi-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Ridha-Chennoufi-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Ridha-Chennoufi-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p> j’ai jugé qu’il serait plus sage de savoir comment Habermas pourrait réagir à la riposte de l’armée israélienne, qui ne pouvait être, comme à l’accoutumée, que disproportionnée. Ce qui fut attesté dès le 17 octobre 2023 par le bombardement de l’hôpital Ahli Arab à Gaza qui fit des centaines de morts. Maintenant que nous passons à l’année 2026, une riposte sous forme de commentaire à <em>«Principe de Solidarité»</em> (PDS) est tout à fait concevable.</p>



<p><strong>1-</strong> <strong>Le texte intégral de «Principe de Solidarité&nbsp;: Une prise de position&nbsp;», signé par Habermas et trois autres professeurs, publié le 13 Novembre 2023, affirme ceci</strong>&nbsp;:</p>



<p><em>«Le massacre perpétré par le Hamas, avec l’intention déclarée d’anéantir toute vie juive, a provoqué une riposte israélienne. La manière dont cette riposte, justifiée par principe, est menée fait l’objet de vifs débats ; les principes de proportionnalité, la nécessité d’éviter les pertes civiles et la perspective d’une paix future devant guider cette riposte. Cependant, malgré toute la préoccupation suscitée par le sort du peuple palestinien, le jugement est totalement faussé lorsque les actions israéliennes sont qualifiées d’intentions génocidaires.</em></p>



<p><em>En particulier, les actions d’Israël ne justifient en aucun cas les réactions antisémites, surtout pas en Allemagne. Il est intolérable que des Juifs en Allemagne soient à nouveau victimes de menaces contre leur vie et doivent craindre des violences physiques dans les rues. L’identité démocratique de la République fédérale, fondée sur l’obligation de respecter la dignité humaine, est liée à une culture politique pour laquelle, à la lumière des crimes de masse de l’époque nazie, la vie juive et le droit d’Israël à exister sont des éléments centraux, particulièrement dignes de protection. Cet engagement est fondamental pour notre coexistence politique. Les droits fondamentaux à la liberté et à l’intégrité physique, ainsi qu’à la protection contre la diffamation raciste, sont indivisibles et s’appliquent à tous sans distinction. Ceux qui, dans notre pays, ont cultivé des sentiments et des convictions antisémites sous divers prétextes et qui voient aujourd’hui une occasion propice de les exprimer sans vergogne doivent également s’y conformer».&nbsp;</em></p>



<p>Comme on peut le constater, l’intention de Habermas est de soutenir indéfectiblement l’État israélien et de condamner le Hamas (les Palestiniens), ainsi que tous ceux qui en Allemagne ou ailleurs critiquent la riposte du gouvernement israélien. Pour un lecteur impartial, une telle approche reproduisant le schéma ami-ennemi ne peut être qu’injuste. Pour éviter ce schéma, je vais commenter les phrases qui me semblent essentielles en les mettant dans leur contexte.</p>



<p><strong>2) Commentaire de quelques phrases choisies</strong></p>



<p>A<em>) La première phrase</em>&nbsp;: <em>«Le massacre perpétré par le Hamas … est l’œuvre des antisémites»</em>.</p>



<p>Cette phrase n’est certainement pas l’œuvre de Habermas, mais probablement celle de ses cosignataires qui semblent croire que seuls les juifs sont sémites. Ce faisant, ils se sont permis de balayer d’un revers de main la définition du mot sémite (subst. et adj.) donnée par l’orientaliste juif Moritz Steinschneider (1816-1907) depuis le 19e siècle, et plus tard, par l’Académie française selon laquelle le mot sémite désigne «les populations originaires du Proche et du Moyen-Orient, dont le principal caractère commun est l’usage d’une langue appartenant à la famille des langues sémitiques. Les peuples sémites, qui regroupaient notamment dans l’Antiquité les Assyriens, les Araméens, les Cananéens, les Hébreux, les Moabites, les Phéniciens, <em>désignent aujourd’hui les Juifs et les Arabes</em>».<a id="_ftnref3" href="#_ftn3">[3]</a> Donc, les Arabes qui ont une interprétation extrémiste de l’Islam peuvent être anti-juifs, mais jamais antisémitismes, de même que les juifs peuvent être islamophobes, mais jamais antisémites. Tout porte à croire que les trois cosignataires ont préféré suivre le journaliste australien David Ewan Marr qui a réussi à propager l’idée selon laquelle seuls les juifs sont sémites tandis que tous ceux qui les critiquent, même s’ils sont israéliens, sont antisémites&nbsp;!</p>



<p>Ceci étant dit, il est vrai que Hannah Arendt a défini l’antisémitisme comme étant une idéologie raciale, apparu sous le régime nazi. Mais, cela n’a rien à voir avec le conflit israélo-palestinien qui est avant tout politique et colonial.&nbsp;</p>



<p>B) <em>La deuxième phrase</em>&nbsp;: <em>«Le massacre perpétré par le Hamas, avec l’intention déclarée d&rsquo;anéantir toute vie juive…».</em></p>



<p>Voici une phrase que Habermas utilise souvent. En effet, lors d’un entretien avec Giovanna Borradori, par exemple, cette dernière a posé à Habermas la question&nbsp;suivante : <em>«qu’entendez-vous au juste par terrorisme&nbsp;?</em><a href="#_ftn4" id="_ftnref4"><em><strong>[4]</strong></em></a><em>»</em>. <em>«Le terrorisme des Palestiniens, a-t-il dit,&nbsp;reste un peu un terrorisme à l’ancienne. Ici, il s’agit de tuer, d’assassiner&nbsp;; le but est d’annihiler de manière aveugle des ennemis, femmes et enfants compris»</em> En d’autres termes, selon Habermas, la forme spécifiquement palestinienne du terrorisme est la barbarie et l’inhumanité.<a href="#_ftn5" id="_ftnref5">[5]</a> Pour comprendre cette phrase, il convient de savoir comment Habermas l’a utilisée en 2015.&nbsp;</p>



<p>Suite aux attentats du 13 Novembre 2015 en France, Habermas&nbsp; avait repris la même phrase&nbsp;:&nbsp; <em>«Nous pouvons considérer cesbarbares comme des ennemis, et nous devons lutter contre eux, inconditionnellement ; mais, si nous voulons vaincre cette barbarie sur le long terme, nous ne devons pas nous leurrer quant à ses raisons, qui sont complexes»</em>.<a href="#_ftn6" id="_ftnref6">[6]</a> Habermas n’utilise pas le mot&nbsp; <em>«barbare»</em> selon le sens que lui donnaient les Grecs, à savoir l’autre ou l’Etranger, mais de Lemkin, pour lequel l’acte barbare comme l’acte de vandalisme relèvent du génocide.&nbsp;</p>



<p>Habermas utilise le terme de <em>«barbarie»</em> le 13 novembre 2015 et le 7 octobre 2023. Toutefois, le 13 septembre 2015, il avait insisté pour que la riposte soit toujours mesurée et il avait surtout pris soin de rappeler que le terrorisme est le produit de la colonisation de cette région du Proche-Orient par les puissances occidentales et déclaré que cet esprit colonial perdure encore jusqu’à aujourd’hui, donnant l’exemple de <em>«l’intervention américaine en Irak (2003) décidée par George W. Bush, qui a bafoué les règles du droit international»</em>.</p>



<p>En effet, dit-il, <em>«un regard rétrospectif sur le 11-Septembre 2001 ne peut que nous conduire à constater, comme nombre de nos amis américains, que la ‘‘guerre à la terreur’’ de Bush, Cheney et Rumsfeld a abîmé la constitution politique et mentale de la société américaine. Le Patriot Act adopté à l’époque par le Congrès, encore en vigueur aujourd’hui, porte atteinte aux droits fondamentaux des citoyens, et touche à la substance même de la Constitution américaine»</em>.</p>



<p>De plus, <em>«l’extension fatale de la notion de combattant ennemi, qui a légitimé Guantanamo</em><a href="#_ftn7" id="_ftnref7"><em><strong>[7]</strong></em></a><em> et d’autres crimes»</em><a href="#_ftn8" id="_ftnref8">[8]</a> enlève aussi toute crédibilité à cette Constitution. Il termine l’interview par cette phrase&nbsp;:&nbsp;<em>«La réaction irréfléchie aux attentats du 11-Septembre&#8230; explique en bonne part la propagation d’une mentalité incarnée aujourd’hui par une personnalité aussi innommable que Donald Trump, candidat aux primaires républicaines&#8230; Ne pouvons-nous pas, comme les Norvégiens en 2011, après l’effroyable attentat commis sur l’île d’Utoya, résister au premier réflexe du repli sur soi face à l’inconnu incompréhensible et de l’agression contre l’‘‘ennemi intérieur’’»</em>.<a href="#_ftn9" id="_ftnref9">[9]</a></p>



<p>Le lecteur de cette prise de position de 1915 ne peut que reconnaître la noblesse morale de son auteur et c’est sur elle que nous devons continuer à commenter la prise de position (PDS) du 13 novembre 2023 même si nous prenons le risque d’être surpris que les deux déclarations s’opposent en certains points importants&nbsp;:</p>



<p>a) Avec son <em>«Principe de Solidarité»</em> (PDS), Habermas semble ignorer complètement l’histoire du conflit israélo-palestinien. Lorsqu’il affirme que <em>«le massacre perpétré par le Hamas»</em> a pour seule <em>«intention d’anéantirtoute vie juive»</em>, il ne fait que donner raison à Horkheimer d’avoir affirmé en 1958, après la lecture de son habilitation, que Habermas n’avait aucun sens de l’histoire (<em>«Historisch ahnunsgslos»</em>)<a href="#_ftn10" id="_ftnref10">[10]</a>&nbsp;: «Les normes que Habermas tire du ‘‘jeune Marx’’, qu’il oppose au Marx plus âgé, doivent être fort maigres. D’abord parce que la période d’avant mars (Vormärz) était celle des slogans et des programmes, et surtout parce que l’œuvre de Marx n’a perdu de sa substance que durant ses années londoniennes<strong>.</strong> Ensuite, parce que ce Monsieur Habermas dialecticien, sous prétexte de critique immanente, adhère en réalité lui-même aux normes de (Vormärz) et se voit donc contraint d’ignorer presque tout ce qui relie les écrits de cette époque à la première moitié du XXe siècle, c’est-à-dire, avant tout, ce qui constitue leur essence même.&nbsp; L’affirmation répétée par Habermas de la révolution comme essence innée de la philosophie semble historiquement dénuée de toute compréhension.<a href="#_ftn11" id="_ftnref11">[11]</a> En effet, dans sa déclaration du 13 Novembre, Habermas avait aussi ignoré qu’avant l’attaque du Hamas, l’État d’Israël avait commis des massacres à l’encontre des Palestiniens dont par exemple 1) Le massacre de Deir Yassin&nbsp; (village à l’ouest de Jérusalem) perpétré par 120 terroristes de l’Irgoun et du Lehi, qui a fait 254 morts palestiniens (1948), 2) Le massacre de Tantoura, perpétré par la brigade israélienne Alexandroni, qui a fait selon l’historien israélien Teddy Katz entre 200 et 250 morts palestiniens, 3) Le massacre de Sabra et Chatila (commis (1982) par les milices chrétiennes phalangistes, alliées d’Israël, à l’encontre des Palestiniens.</p>



<p>Il est important et rassurant que des Israéliens ont donné une lecture sereine et surtout juste et objective du conflit israélo-palestinien. Le 16 novembre 2023, José Brunner<a href="#_ftn12" id="_ftnref12"><strong>[12]</strong></a><strong> </strong>a donné une interview au cours de laquelle il a déclaré&nbsp;:<em>«Les tendances antidémocratiques de la société israélienne sont largement imputables aux années d’occupation. Certains estimaient que la situation du pays sous Netanyahu était indissociable de celle des territoires occupés. À ce moment-là, nous étions moins préoccupés par la politique d’occupation en tant que telle que par le fait que l’évolution autoritaire, qui s’est manifestée dans la réforme judiciaire, découlait de l’occupation.»</em><a href="#_ftn13" id="_ftnref13">[13]</a> C’est dire à quel point Habermas et ses compagnons se sont lourdement trompés en jugeant l’attaque du Hamas sans toute contextualisation historique.</p>



<p>Pour José Brunner <em>«le coup de force juridico-politique d’un gouvernement antidémocratique et colonisateur<strong>, </strong>surtout le fait que le totalitarisme colonial est la source du totalitarisme intérieur»</em>.</p>



<p>Habermas et ses compagnons ont fait preuve de déni en affirmant que la riposte israélienne est justifiée puisqu’elle tient compte des principes de proportionnalité alors que ces principes ont toujours été bafouées par l’armée israélienne. Brunner, lui, l’a reconnu: <em>«La stratégie d’Israël a toujours consisté à contrer toute vulnérabilité par une force militaire écrasante en cas d’attaque. C’est encore le cas aujourd’hui : l’attentat terroriste du Hamas est suivi de bombardements massifs qui font un très grand nombre de victimes civiles.»</em><strong>&nbsp; </strong>Cet extrait montre bien la différence entre ceux qui savent de quoi ils parlent, les Israéliens respectables, et ceux qui veulent être plus royalistes que le roi.</p>



<p>b) Avant <em>«Principe de Solidarité»</em>, Habermas s’était opposé farouchement à la politique belliqueuse et immorale de l’innommable Donald Trump. Depuis sa prise de position du 7 Octobre 2023 jusqu’à aujourd’hui, il soutient farouchement Benjamin Netanyahu qui applique à la lettre la politique autoritaire, belliqueuse et colonialiste de Donald Trump. Le lien fusionnel entre Trump et Netanyahu apparaît avec éclat dans le projet grotesque et exécrable <em>«Gaza&nbsp;: Reconstitution, Economic Acceleration and Transformation Trust</em>» qui propose une relocalisation <em>«volontaire»</em> temporaire ou permanente des plus de 2 millions d’habitants de Gaza, soit vers d&rsquo;autres pays comme la Libye, l’Éthiopie, le Soudan du Sud, l’Indonésie ou le Somaliland !</p>



<p>&nbsp;C<em>) La troisième phrase</em>&nbsp;: <em>«…à la lumière des crimes de masse de l’époque nazie, la vie juive et le droit d’Israël à exister sont des éléments centraux, particulièrement dignes de protection»</em>.</p>



<p>Ici, Habermas ressasse une phrase culte que tous les chanceliers allemands qui ont succédé à Konrad Adenauer ont utilisée à chaque fois qu’Israël s’est trouvé en conflit avec lesPalestiniens.</p>



<p>Par exemple<strong>, </strong>le 12 novembre 2023, c’est-à-dire la veille de la publication de <em>«Principe de Solidarité»</em>, le Chancelier Olaf Scholz déclare&nbsp;: «<em>la sécurité d’Israël relève pour l’Allemagne de la raison d’Éta</em>t». De fait, cela veut dire que l’Allemagne doit s’unir avec Israël pour mettre fin à l’attaque du Hamas. A priori, aider un allié lorsqu’il subit une injustice est un acte acceptable, voire louable, à condition toutefois que cette aide soit conforme au droit international et ne se transforme pas en une autre injustice dont serait victime l’agresseur. Malheureusement, Habermas, à travers <em>«PDS»</em>, s’est approprié la phrase de Scholz&nbsp;: <em>«la seule place pour l’Allemagne </em>en ce moment<em>, est d’être aux côtés d’Israël»</em>. Cette affirmation perd toute crédibilité parce que tout le monde sait que l’État israélien a non seulement gagné toutes les guerres contre les pays arabes, mais colonisé des territoires palestiniens, grâce aux États-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France. Tous ces États savent qu’avec leur soutien ils rendent obsolète le plan de partage de la Palestine de 1947 et œuvrent à l’établissement du Grand Israël.</p>



<p>La <em>«raison d’Etat»</em> n&rsquo;est pas autre chose que <em>«l’état d’exception»</em> selon Carl Schmitt. Les deux appellations désignent la décision prise par l’autorité politique suprême lorsqu’elle juge que l’État est face à un danger imminant et ordonne aux forces armées et à tous les citoyens d’utiliser tous les moyens pour vaincre l’ennemi présumé. La raison d’Etat, comme l’état d’exception, ne tient compte ni du droit national ni du droit international, ni de la morale. Tous les deux ne peuvent être que bannis par toute personne saine d’esprit et juste, qu’elle soit arabe, israélienne ou allemande.&nbsp;</p>



<p>Ce qui est malheureux, c’est que l’Allemagne agit actuellement contre son intérêt et contre la déclaration de l’Onu de 1948, contre les pays arabes qui ont accepté la normalisation avec Israël et prouvé par conséquent qu’ils ne sont pas contre l’existence d’Israël mais contre le refus de l’Allemagne de l’existence d’un État palestinien.</p>



<p>Ce qui est déplorable, c’est que Madame Annalena Baerbock, la ministre allemande des Affaires étrangères, ose déclarer au parlement fédéral allemand : <em>«Si les terroristes du Hamas se retranchent derrière des personnes, derrière des écoles […], des lieux civils peuvent également perdre leur statut de protection, car les terroristes les utilisent comme bouclier.»</em> <a href="#_ftn14" id="_ftnref14">[14]</a> Madame la ministre n’a fait que reprendre l’ordre d’extermination officiel de l’innommable général Von Trotha (Namibie 2 octobre 1904)&nbsp;:&nbsp;« <em>Le peuple herero doit […] quitter le territoire. Si le peuple ne s’exécute pas, je l’y forcerai en utilisant le Groot-Rohr (canon). À l’intérieur des frontières allemandes, chaque Herero</em> [souligné par CD]<em> avec ou sans arme, avec ou sans bétail, sera fusillé. Je n’accepterai plus désormais les femmes et les enfants, je les renverrai à leur peuple ou les ferai abattre. Voici ma déclaration au peuple herero.</em>»<a href="#_ftn15" id="_ftnref15">[15]</a></p>



<p>Les hommes et femmes politiques devraient avoir honte de tenir ce discours qui ne sert ni Israël, ni encore moins l’État allemand.<a href="#_ftn16" id="_ftnref16">[16]</a></p>



<p>Au sujet de la raison d’État, Isabel Ruck a écrit : <em>«</em><em>Le service scientifique du Bundestag avait ainsi déjà émis des réserves dans un rapport de vingt-trois pages sur l’utilisation de cet argument. On peut y lire que 1) ‘‘la raison d’État est […] une catégorie a-juridique, un concept opposé au droit’’&nbsp;; 2) ‘‘dans la tradition de pensée libérale et de droit naturel, l’idée de raison d’État s’oppose à l’idée de droit et d’État de droit’’&nbsp;;3)‘‘l’Allemagne veut néanmoins incarner et défendre cette idée’’»</em>.<a href="#_ftn17" id="_ftnref17">[17]</a>&nbsp;Et on ose encore s’accrocher religieusement à ce culte de la <em>«déraison d’État»</em>&nbsp;!</p>



<p>Quant au lien entre raison d’État et moralité, nous savons tous qu’en politique les intérêt matériels et économiques dépassent de loin le droit et la morale.</p>



<p>C’est ainsi que Konrad Adenauer, qui revint sur l’avènement des relations germano-israéliennes lors d’une allocution télévisée prononcée le 4 janvier 1966, expliqua qu’il avait «essayé de réaliser la réconciliation avec les juifs à cause de l’injustice qu’ils avaient subie et parce qu’ilssont une force dans le monde».<a href="#_ftn18" id="_ftnref18">[18]</a></p>



<p>Lorsque nous relisons ces propos d’Adenauer, nous comprenons mieux leur importance, puisque, comme par hasard, du 5 au 10 juin 1967, l’État d’Israël a montré à quel point <em>«les juifs sont une force dans le monde»</em>&nbsp;: en 6 jour, Israël a réussi à occuper le Sinaï, le plateau du Golan, la Cisjordanie et la Bande de Gaza.</p>



<p>Mais, pour être juste et précis, la vraie force d’Israël repose sur les États-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France.</p>



<p>En effet, et pour ne prendre qu’un exemple, je rappelle que suite à la guerre des Six jours (1967), Moshe Dayan, s’adressant à des étudiants, avait déclaré&nbsp;: <em>«Nous avons conféré à notre État une expansion telle que ses frontières actuelles s’étendent d’El-Kantara l’Egyptienne à Al-Kounaytirah la Syrienne. Votre tâche à vous, la génération montante,</em> <em>sera de défendre ces frontières et les repousser encore plus loin</em>» <a href="#_ftn19" id="_ftnref19">[19]</a> . Mais Moshe Dayan aurait dû leur dire que cet exploit était impossible sans le soutien de ses alliés. Lors de la guerre du 6 octobre 1973, ce soutien a été crucial, car Israël a été battu par l’Egypte, mais sauvée surtout par les États-Unis. Dans son ouvrage <em>‘‘A la recherche d’une identité</em>’’, le président Anouar El-Sadate relate les&nbsp; évènements qui l’ont conduit à accepter le cessez-le-feu bien qu’il était victorieux et capable de continuer la guerre.<a href="#_ftn20" id="_ftnref20">[20]</a> Son allié, Leonid Brejnev, dirigeant de l’URSS de 1964 à 1982, le pressait d’accepter le cessez-le-feu dès les premiers jours, alors qu’il venait de réussir à prendre le dessus sur l’armée israélienne<a href="#_ftn21" id="_ftnref21">[21]</a>, allant jusqu’à prier le président de la Yougoslavie de le convaincre de se plier à cette injonction. Mais dès qu’il récupéra les territoires qui ont été conquis en 1967 par Israël et constaté que <em>«les Américains participaient aux combats en approvisionnant Israël en armes complètement nouvelles qui avaient seulement fait l’objet d’essais»</em>, il accepta le cessez-le-feu.</p>



<p>D) <em>La quatrième phrase</em>&nbsp;: <em>«…malgré toute la préoccupation suscitée par le sort du peuple palestinien, le jugement est totalement faussé lorsque les actions israéliennes sont qualifiées d’intentions génocidaires».</em></p>



<p>Voici la phrase que Habermas n’aurait pas dû accepter et cela pour une raison très simple&nbsp;:</p>



<p>a) Dès la formation du mouvement sioniste, la grande partie de ses membres, voulait <em>«reprendre le grand Israël»</em> sauf ceux qui étaient pour un État binational ou pour la solution des deux États. Le grand Israël devait se réaliser par étapes, c’est-à-dire en occupant le plus possible de territoires à chaque fois que l’État israélien est attaqué. C’est pourquoi, pour Netannyahu et ses consorts toutes les attaques visant Israël étaient <em>«les biens-venues»</em>.</p>



<p>De plus, Habermas aurait dû prévoir que la riposte d’Israël <em>pouvait</em> aboutir à un génocide et par conséquent, ne pas soutenir indéfectiblement une seule partie et devenir aux yeux des professeurs de philosophie tunisiens pratiquement le seul philosophe <em>garant d’un génocide</em> possible. Face à ce jugement, une question se pose&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>Pour quelles raisons Habermas, du 13 octobre 2023 jusqu’à sa mort, est-il resté attaché à son <em>«Principe de Solidarité»</em> alors que des instances juridiques internationales ont affirmé qu’Israël est bien en train de perpétrer un génocide&nbsp;? Pour répondre à cette question, il est utile de rappeler que certains Allemands, y compris Habermas, ont du mal à admettre qu’ils sont capables de commettre une <em>«barbarie»</em> telle que le génocide.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>b) Habermas et la tardive reconnaissance des génocides commis par l’Allemagne coloniale.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’Allemagne a réussi à se présenter aux Allemands, dont bien évidemment Habermas, comme l’État qui a commis un seul génocide contre les Juifs allemands (41-45), mais qui n’a jamais commis des actes&nbsp; génocidaires dans ses colonies africaines.<a href="#_ftn22" id="_ftnref22">[22]</a> Ce n’est qu’en 2021 que l’État allemand a reconnu pour la première fois avoir commis un génocide contre les Hereros et les Nama&nbsp;: <em>«Nous qualifierons maintenant officiellement ces événements pour ce qu’ils sont du point de vue d’aujourd’hui : un génocide»</em>, a déclaré le ministre des Affaires étrangères allemand, Heiko Maas, dans un communiqué.<a href="#_ftn23" id="_ftnref23">[23]</a>Les colons allemands avaient tué des dizaines de milliers d’Herero et de Nama dans des massacres commis entre 1904 et 1908, considérés par de nombreux historiens comme <em>«le premier génocide du XXe siècle.»</em><a href="#_ftn24" id="_ftnref24">[24]</a></p>



<p><strong>3) Habermas face à la question du génocide, entre reconnaissance et non reconnaissance.</strong></p>



<p>Le 27 Juillet 2021, le journaliste du <em>Frankfurter Rundschau</em>, Harry Nutt, a publié un texte intitulé<em>«Antony.&nbsp;Dirk Moses, Attaque contre le caractère unique de l’Holocauste.»</em>&nbsp;</p>



<p>Dans cet article, l’historien affirme, contrairement à Habermas,&nbsp;que l’idée de la <em>singularité</em> de l’holocauste n’est pas fondée sur des bases solides parce qu’elle est <em>«une sorte de catéchisme»</em> qu’<em>«il est temps d’abandonner… une idéologie d’État qui impose un langage codé»</em>.<a href="#_ftn25" id="_ftnref25">[25]</a></p>



<p>Pour Antony Dirk Moses cette idéologie a permis de faire en sorte que les massacres destructeurs commis par les Allemands dans leurs anciennes colonies soient à jamais effacés. Or, pour lui, il suffit de déconstruire cette idéologie pour prouver qu’il existe bien une analogie entre les anciens massacres et l’Holocauste. Alors que pour Habermas, l’holocauste est un fait transhistorique qu’on ne peut comparer à d’autres génocides, pour Antony Dirk Moses une telle affirmation est insensée, car l’holocauste n’est qu’une reproduction à une plus grande échelle du génocide commis par les Allemands en Namibie.&nbsp;</p>



<p>Le16 septembre 2021, Habermas donne un entretien au <em>Neue Zürcher Zeitung</em> (Gazette zurichoise) dans lequel il répond à plusieurs questions dont certaines nous intéressent particulièrement parce qu’elles montrent à quel point il a révisé ses anciennes croyances. <a href="#_ftn26" id="_ftnref26">[26]</a> A la question <em>«</em><em>Est-il permis de comparer l’extermination des Juifs par les nationaux-socialistes à d’autres faits historiques?»</em>, Habermas affirme cette fois qu’il est possible de comparer certains faits historiques anciens avec d’autres qui sont actuels. Mais, a-t-il renoncé clairement à la phrase culte <em>«la sécurité d’Israël est une raison d’État»</em> ainsi qu’à son attachement à l’idée du caractère unique du génocide commis par les Nazis&nbsp;? Rien n’est moins sûr&nbsp;! Ce qui est sûr, c’est qu’il est resté jusqu’à sa mort attaché à sa déclaration du 13 novembre 2023 refusant de répondre à un journaliste qui lui a demandé de s’exprimer sur la manière dont l’État israélien mène la guerre contre les palestiniens.</p>



<p>a) Le caractère génocidaire de la riposte israélienne.</p>



<p>La convention pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948, article 2,&nbsp;définit le génocide comme étant <em>«un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national , ethnique , racial ou religieux, comme tel&nbsp;: a) meurtre de membres du groupe&nbsp;; b) atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe&nbsp;; C) soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entrainer sa destruction physique totale ou partielle&nbsp;; d) mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe&nbsp;; e) transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.»</em></p>



<p>b) Procédure engagée par l’Afrique du Sud contre l’État d’Israël le 29 décembre 2023</p>



<p>Un mois et demi seulement après <em>«Principe de Solidarité»</em>, l’Affrique du Sud a engagé une procédure contre l’État d’Israël auprès de la Cour internationale de justice, au titre de la Convention contre le génocide à l’égard des Palestiniens de la bande de Gaza et <em>«de longues années d’apartheid»</em>, tout en <em>«demandant initialement à la Cour de rendre une mesure conservatoire de protection»</em>.</p>



<p>Le 26 janvier 2024 la CIJ rend une décision au titre de la convention contre le génocide ordonnant à Israël d’empêcher tout éventuel acte génocidaire.&nbsp; Mais la cour déclare qu’<em>«au moins certains des actes et omissions dont l’Afrique du Sud allègue qu’ils ont été commis par Israël à Gaza semblent pouvoir relever des dispositions de la Convention sur le génocide»</em><a href="#_ftn27" id="_ftnref27">[27]</a></p>



<p>Suite à cette décision et comme toujours, le gouvernement israélien a accusé la CIJ d’être antisémite. Mais qu’elle a été la position de Habermas, du 13 octobre 2023 jusqu’à sa mort&nbsp;?</p>



<p>Nous savons qu’il a affirmé dans <strong><em>«</em></strong><em>Principe de Solidarité»</em> que «<em>malgré toute la préoccupation suscitée par le sort du peuple palestinien, le jugement est totalement faussé lorsque les actions israéliennes sont qualifiées d’intentions génocidaires».</em> Pourtant, Le 22 novembre 2023, 207 professeur-es de philosophie, dont Nancy Fraser et Judith Butler, signent une pétition dans laquelle ils&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>&#8211; <em>«lancent un appel à tous les professeur-es de philosophie où qu’ils se trouvent à se joindre à eux pour condamner le massacre en cours à Gaza, et soutenir le peuple palestinien, dans sa lutte contre le système d’apartheid et la colonisation du territoire reconnu par l’0NU en 1948»</em><a href="#_ftn28" id="_ftnref28">[28]</a>;</p>



<p><em>&#8211; «présentent les actes commis par Israël qui&nbsp;prouvent qu’un génocide a commencé et risque de prendre une dimension catastrophique»</em>. <a href="#_ftn29" id="_ftnref29">[29]</a>&nbsp;</p>



<p>Le1<sup>er</sup>Janvier 2025, l’ONG <em>Al-Haq</em> affirme que <em>«les violences génocidaires perpétrées par Israël contre les Palestiniens à Gaza continuent de s’intensifier»</em>, que <em>«depuis la toute première semaine de son génocide, Israël a méthodiquement vidé de vastes étendues de la bande de Gaza de ses habitants en émettant illégalement des ordres d’évacuation»</em>, que <em>«plus de 90 % de la population de Gaza a été déplacée de force de ses foyers et abris temporaires, la plupart à de nombreuses reprises, vers de prétendues ‘‘zones de sécurité’’, qui sont en réalité, conçues intentionnellement pour anéantir toute vie qui y trouve refuge.»</em> L’ONG ajoute&nbsp;: <em>«Israël prétend agir conformément à ses obligations légales alors qu’en réalité, il fournit une preuve supplémentaire de son intention génocidaire, puisqu’il utilise ces mesures pour commettre et contribuer à des actes de génocide, notamment des meurtres, des atteintes graves à l&rsquo;intégrité physique et mentale, et la création de conditions destinées à détruire les Palestiniens de Gaza.»</em><a href="#_ftn30" id="_ftnref30">[30]</a></p>



<p>Le 27 Octobre 2025, <em>Amnesty International</em> affirme&nbsp;: <em>«Plus d’un mois après l’annonce d’un cessez-le-feu et la libération de tous les otages israéliens en vie, les autorités israéliennes continuent de commettre un génocide contre les Palestinien·ne·s dans la bande de Gaza occupée en continuant de soumettre délibérément ces personnes à des conditions de vie destinées à provoquer leur anéantissement physique, sans montrer aucun signe de changement dans leurs intentions.»</em><a href="#_ftn31" id="_ftnref31">[31]</a>&nbsp;<em>«Le cessez-le-feu risque de créer l’illusion dangereuse d’un retour à la normale pour les gens qui vivent à Gaza. Si les autorités et les forces israéliennes ont réduit l’ampleur de leurs attaques et autorisé l’entrée d’une aide humanitaire limitée à Gaza, le monde ne doit toutefois pas se laisser berner. Le génocide perpétré par Israël n’a pas pris fin», </em>a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale de l’ONG.<a href="#_ftn32" id="_ftnref32">[32]</a></p>



<p>Malgré les positions prises par ces institutions, Habermas est resté indifférent, et lorsqu’un journaliste lui a demandé ce qu’il pensait de la manière dont l’État israélien continuait de mener une guerre contre le Hamas, il a évité de répondre en arguant qu’il ne lui revient pas de juger la politique de l’État israélien.</p>



<p>Une telle attitude suffit pour juger qu’il a pris une position qui va à l’encontre de sa philosophie et qui donne raison à ceux qui n’osent plus le considérer comme le philosophe garant de la morale.</p>



<p>Il reste toutefois évident que du point de vue de la déontologie professionnelle, les professeur-es de philosophie doivent encourager les étudiants à lire tous les philosophes&nbsp;: Habermas doit être enseigné comme doivent l’être Heidegger et Carl Schmitt, entre autres, auxquels des reproches du même genre peuvent être adressés.</p>



<p><em>* Professeur de philosophie &#8211; Université de Tunis. </em></p>



<p><strong>Notes :</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>[1] Habermas, <a href="http://www.leforum.de/artman/publish/article_78.shtml" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bestialité et humanité-Une guerre à la frontière du droit et de la morale</a>, Forum franco-allemand 2000, &nbsp;</p>



<p>[2] Grundsätze der Solidarität. Eine Stellungnahme, Forschungszentrums für Normative Orgnungen der Goethte-Universität Frankfurt, 13 Novembre, 2023&nbsp;</p>



<p>[3] Dictionnaire de l’Académie française,&nbsp;9<sup>e</sup>&nbsp;édition&nbsp;(actuelle)</p>



<p>[4] Le «&nbsp;concept&nbsp;» du 11 Septembre, Dialogues à New York, octobre-décembre 2001, avec Giovanna Borradori&nbsp;: Derrida-Habermas, p. 65</p>



<p>[5] Rafael Lemkin utilise les termes barbarie et vandalisme comme étant des actes génocidaires.</p>



<p>[6] Jürgen Habermas, Le djihadisme, une forme moderne de réaction au déracinement, propos recueillis par Nicolas Weill (Journal Le Monde, publié 19 Novembre 2015.&nbsp;</p>



<p>[7] Le camp de Guantanamo de 2001 est situé à Cuba sur une base militaire américaine, justifié par le président George W. Bush afin de fonder juridiquement la décision de refuser de soumettre les détenus au système judiciaire fédéral américain, prenant appui sur l&rsquo;extraterritorialité de la base. Wikipédia</p>



<p>[8] Jürgen Habermas, Le djihadisme, une forme moderne de réaction au déracinement.</p>



<p>[9] <em>Idem</em></p>



<p>[10] Max Horkheimer, Der dialektische Herr Habermas<strong>, </strong>lettre à Theodor W. Adorno, 27 Septembre 1958</p>



<p><a href="#_ftnref11" id="_ftn11"></a>&nbsp;[11] Idem.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><a href="#_ftnref12" id="_ftn12">[12]</a> José Brunner est professeur émérite à la faculté de droit Buchmann et à l&rsquo;Institut Cohen d&rsquo;histoire et de philosophie des sciences de l&rsquo;université de Tel Aviv.</p>



<p><a href="#_ftnref13" id="_ftn13">[13]</a> » Institut für Sozialforschung , Interview mit José Brunner : « Les deux camps nourrissent une peur existentielle légitime. »</p>



<p>[14] Extrait du <a href="https://www.bundesregierung.de/breg-de/service/newsletter-und-abos/bulletin/rede-der-bundesministerin-des-auswaertigen-annalena-baerbock–2314632" target="_blank" rel="noreferrer noopener">discours </a>de la ministre Annalena Baerbock devant le Bundestag, 10 octobre 2024.</p>



<p>[15] Extrait de Wikipédia « Génocide des Héroros er Namas » .</p>



<p>[16] Madame la ministre des affaires étrangères Annalena Baerbock, actuellement, présidente de l’Assemblée générale des Nations-Unies.</p>



<p>[17] &nbsp;Isabel Ruck, La raison d’État a-t-elle toujours raison ? Le cas de l’Allemagne face à la guerre contre Gaza, note 13 29/10/2024.&nbsp; elle renvoie à une note 13 de son article : »« Entstehung, Wandel und Entwicklung des Staatsräsons-Begriff in Deutschland », <a href="https://www.bundestag.de/resource/blob/984994/b6599ace70df398d643cc9e584d29caf/WD-1-024-23-pdf.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Deutscher Bundestag Wissenschaftlicher Dienst</a>, novembre 2023..</p>



<p>[18] Charlotte Restif, Allemagne, Palestine : la diplomatie impossible ? L’influence israélienne sur la politique étrangère allemande au Proche-Orient, Deutsch Kron, 1973 : 4.</p>



<p>[19] Anouar El-Sadate, A la recherche d’une identité, Histoire de ma vie, 1978.</p>



<p>[20] Quelques jours après le déclanchement de la guerre « Kissinger a déclaré à Golda Meir&nbsp;: «&nbsp;Vous avez perdu la guerre, il faut vous y résoudre&nbsp;» Anouar El-Sadate P. 370</p>



<p>[21] <em>Idem</em></p>



<p>[22] Christine de Gemeaux, <a href="https://doi.org/10.4000/allemagne.3521" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Une politique mémorielle allemande sélective face aux anciennes colonies d’Afrique</a>, p. 41-53. </p>



<p>[23] Colonialisme : l’Allemagne reconnaît avoir commis «un génocide» en Namibie, Le Monde Afrique le 28 mai 202</p>



<p>[24] <em>Idem</em></p>



<p>[25] A. Dirck Moses&nbsp;: Attaque contre le caractère unique ou singulier de l’Holocauste, publié le 27 juillet 2021 par Harry Nutt&nbsp;&nbsp; Frankfurter Rundschau</p>



<p>[26] Et maintenant ? L’Holocauste est unique. Mais peut-être pas tout à fait ? – Jürgen Habermas intervient dans le débat sur la culture mémorielle allemande. (Thomas Ribi).</p>



<p>[27] Wikipédia Afrique du Sud c. Israël (convention contre le génocide) note 17</p>



<p>[28] Réponse à « Principes de solidarité. Une prise de position&nbsp;», Dignité pour tous, 22 novembre 2023.</p>



<p>[29] Idem.</p>



<p>[30] Al-Haq publie un nouveau rapport intitulé « Comment dissimuler un génocide : le rôle des ordres d’évacuation et des zones de sécurité dans la campagne génocidaire israélienne à Gaza » 1er janvier 2025.</p>



<p>[31] Titre de l&rsquo;article de Amnesty Israël et Territoire palestinien occupé. Le génocide des Palestinien·ne·s commis par Israël à Gaza se poursuit sans relâche malgré le cessez-le-feu.</p>



<p>[32] <em>idem</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/habermas-degringole-t-il-des-hauteurs-de-la-morale1/">Habermas «dégringole-t-il des hauteurs de la morale»[1] ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Appel à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !»</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 06:37:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le parti LFI appelle à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !» pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/appel-a-la-formation-dun-reseau-mondial-la-paix-cest-maintenant/">Appel à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un appel lancé le 4 mars 2026 sur son<a href="https://lafranceinsoumise.fr/.../appel-pour-la-paix-lonu.../" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> site web </a>et que nous reproduisons ci-dessous, le parti La France Insoumise appelle à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !» pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix et coordonner les actions de résistance à la logique de guerre !  L’appel a été lancé à l’initiative de dix dirigeants de LFI, dont son président </em>Jean-Luc Mélenchon.</strong></p>



<span id="more-18451286"></span>



<p>La guerre totale n’est pas inéluctable. Il faut agir. L’appel <em>«La paix c’est maintenant !»</em> le propose.</p>



<p>Depuis le 28 février 2026, les armées des États-Unis d’Amérique et d’Israël ont commencé une guerre contre l’Iran et le Liban. Les bombardements ont déjà fait tant de morts ! Il s’agit, pour les États-Unis comme pour Israël, d’imposer leur domination par la force. À présent, cette nouvelle guerre met en grand danger, non seulement la région, mais le monde entier.</p>



<p>Comme avec le génocide impuni à Gaza, une nouvelle fois, le droit international est foulé aux pieds, l’Onu est méprisée. L’un et l’autre avaient été construits pour prévenir les enchaînements vers la guerre totale. Ils sont pour l’Humanité un bien commun à protéger et à développer. C’est pourquoi les violations de ces règles ne doivent jamais être encouragées et toujours condamnées surtout lorsqu’elles sont le fait des États les plus puissants. Ce fut le cas de la quasi-totalité de la communauté mondiale quand, en février 2022, la fédération de Russie a envahi l’Ukraine.</p>



<p>On a vu depuis où conduisent le silence et l’inaction. Ils encouragent le crime. Ainsi avec le génocide commis par le gouvernement de M. Netanyahu depuis octobre 2023. En RDC et au Soudan, les agresseurs se sont sentis excusés. Puis ce fut l’enlèvement du Président vénézuélien, le durcissement du siège de Cuba et les menaces contre la Colombie et le Panama. Et l’on a vu Donald Trump parler de l’annexion du Canada et du Groenland.</p>



<p>Dans chaque circonstance, notre choix de la paix et de la diplomatie ne signifie jamais l’accord politique obligé avec le gouvernement victime de l’agression. Nous défendons ce qui est bon pour tous et voudrions voir s’appliquer si notre propre pays était agressé.</p>



<p>Pour construire la paix dans ce monde où nous sommes tous liés, il faut en finir avec la politique du double standard des droits. Il est urgent de stopper l’escalade vers la guerre totale dans laquelle nous sommes tous entraînés. Les peuples doivent prendre la parole, les Nations unies doivent être confortées.</p>



<p>Nous sommes des responsables politiques, parlementaires, syndicalistes, responsables associatifs et d’ONG, artistes, intellectuels, tous militants de la paix. Alors, nous appelons à réinvestir le système onusien et à lui donner les moyens pour se hisser à la hauteur de ce moment où la civilisation humaine tout entière est menacée d’un embrasement destructeur général. Nous appelons à la formation d’un réseau mondial <em>«La paix c’est maintenant !»</em> pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix et coordonner les actions de résistance à la logique de guerre !</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-724x1024.jpg" alt="" class="wp-image-18451321" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-724x1024.jpg 724w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-212x300.jpg 212w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-768x1086.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-1086x1536.jpg 1086w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-580x820.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-860x1216.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix-1160x1641.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Appel-France-Insoumise-pour-la-paix.jpg 1448w" sizes="auto, (max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
</div>


<p><a href="https://lafranceinsoumise.fr/.../appel-pour-la-paix-lonu.../" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Partagez l&rsquo;appel.</a></p>



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		<title>Kaouther Ben Hania fait résonner la voix de la Palestine à Berlin</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/18/kaouther-ben-hania-fait-resonner-la-voix-de-la-palestine-a-berlin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 07:20:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaouther Ben Hania]]></category>
		<category><![CDATA[La voix de Hind Rajab]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaouther Ben Hania a fait résonner une nouvelle fois le nom de la Palestine à la Berlin International Film Festival (Berlinale). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/18/kaouther-ben-hania-fait-resonner-la-voix-de-la-palestine-a-berlin/">Kaouther Ben Hania fait résonner la voix de la Palestine à Berlin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Kaouther Ben Hania a fait résonner une nouvelle fois le nom de la Palestine à la Berlin International Film Festival (Berlinale) non pas seulement par son film ‘‘La Voix de Hind Rajab’’, salué dans le monde entier, mais en refusant  le prix du «Film le Plus Précieux de l&rsquo;Année» que ces chers Allemands ont cru pouvoir se dédouaner de leur soutien aveugle à Israël et au génocide que l’Etat hébreu perpètre en Palestine en le lui attribuant. Pour expliquer son refus, Ben Hania a prononcé, hier soir, mardi 17 février 2026, ce discours remarquable contre le génocide à Gaza. Dans l’espoir qu’un jour la conscience des Occidentaux sorte enfin de son cruel sommeil face au drame du peuple palestinien.  </em></strong><a href="https://www.facebook.com/reel/1240799697520338" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>



<span id="more-18376293"></span>



<p><em>«Je dois lire, parce que, le </em>Film le Plus Précieux de l’Année<em>, c’est trop pour moi… Bonsoir. Ce soir, je ressens plus une responsabilité qu’une gratitude. </em>La Voix de Hind Rajab<em> ne parle pas que d’un seul enfant. Il parle du système qui a rendu son meurtre possible. Ce qui est arrivé à Hind n’est pas une exception. Cela fait partie d’un génocide. Et ce soir, à Berlin, il y a des gens qui ont fourni une couverture politique à ce génocide. En présentant le massacre de civils comme de la </em>«légitime défense»<em>, comme des </em>«circonstances complexes»<em>. En dénigrant ceux qui protestent. Mais comme vous le savez peut-être, la paix n’est pas un parfum que l’on vaporise sur la violence pour que le pouvoir se sente propre et se sente à l’aise. Et le cinéma n’est pas une opération de blanchiment d’image. Si nous parlons de paix, nous devons parler de justice. La justice signifie la responsabilité. Sans responsabilité, il n’y a pas de paix. L’armée israélienne a tué Hind Rajab, tué sa famille, tué les deux ambulanciers venus la sauver, avec la complicité des gouvernements et des institutions les plus puissants du monde. Je refuse que leur mort devienne la toile de fond d’un discours poli sur la paix. Pas tant que les structures qui ont rendu cela possible resteront intouchées. Alors ce soir, je n’emporterai pas ce prix chez moi. Je le laisse ici, comme un rappel. Et lorsque la paix sera poursuivie comme une obligation légale et morale, ancrée dans la responsabilité pour génocide, alors je reviendrai l’accepter avec joie. Merci beaucoup. Merci.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/reel/1240799697520338" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/18/kaouther-ben-hania-fait-resonner-la-voix-de-la-palestine-a-berlin/">Kaouther Ben Hania fait résonner la voix de la Palestine à Berlin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Chronique d’un monde en perte d’humanité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/chronique-dun-monde-est-en-perte-dhumanite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:26:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[écocide]]></category>
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		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Ben Slama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous constatons aujourd'hui une recrudescence dans la perte des qualités essentielles qui définissent l’humanité. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsqu’on porte la réflexion sur notre époque, on ne peut que constater une recrudescence dans la perte des qualités essentielles qui définissent l’humanité. Il y a en effet un écroulement des stratégies d’inhibition des pulsions par l’éducation et l’humanisme. Et quand le masque tombe, on découvre que l’homme est un loup pour l’homme, pour emprunter la célèbre phrase de Thomas Hobbes, mais avec une technologie de destruction massive</em></strong>.</p>



<p><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-18348105"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La <em>«perte de l’humain»,</em> à travers les guerres, les catastrophes et les manipulations diverses répandues, a mené à une rupture avec la normalité et à une remise en question de la nature humaine.</p>



<p>Le génocide de Gaza, les conflits armés au Soudan, au Yémen, en Ukraine, en Birmanie (Myanmar)… témoignent de l’horreur et de la déshumanisation qui marquent la mémoire collective. Le <em>«mal du siècle»</em> est souvent lié aux intérêts financiers, à l’armement de plus en plus sophistiqué et dévastateur&nbsp;; il reflète aussi une aversion de la vie, une forme de perte d’essence humaine face au monde dit <em>«moderne»</em>.&nbsp;</p>



<p>Même la technologie, censée être un élément de progrès, risque de devenir un facteur potentiel de <em>«perte de l’humain»</em> en raison de l’utilisation excessive des smartphones, des réseaux sociaux et des jeux en ligne qui entrainent une dépendance, altèrent la communication naturelle et affectent les relations interpersonnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Technologie et perte de l’humain</h2>



<p>L’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur le chômage, à titre d’exemple, est une réalité en pleine accélération. Les données récentes confirment des vagues de licenciements ciblées et une transformation structurelle profonde du marché du travail.</p>



<p>La progression de l’automatisation et de l’IA soulève des questions sur la place de l’humain dans le marché du travail et la société, et sur la nécessité de trouver un équilibre pour que ces outils aident l’humain sans le remplacer.&nbsp;Aucun progrès technologique (IA, biotechnologies) ne devrait être imposé sans un débat démocratique sur son utilité sociale et son impact humain, ce n’est pas une fatalité subie. L’abus démesuré et dévié de technologie risque aussi de saturer la cognition par un excès d’informations comme par la désinformation, impactant potentiellement l’attention, le raisonnement et la mémorisation.</p>



<p>La société dite <em>«moderne»</em> façonne de plus en plus nos comportements à travers des normes et ses attentes, mais elle contribue aussi à la <em>«perte de l’humain»</em> lorsque les structures sociales s’opposent à la nature et créent des tensions entre les exigences sociales et l’essence naturelle de l’être humain. Dans un monde complexe, l’indifférence envahissante face aux enjeux éthiques et politiques entraine à une chute de l’humain vers la bestialité.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Erosion du droit et impunité</h2>



<p>Le constat de l’érosion du droit international et de l’impunité croissante des dirigeants reflète la crise profonde de l’ordre mondial actuel, souvent décrite comme une amplification dans le recours à la <em>«loi du plus fort»</em>.</p>



<p>Les mécanismes de justice internationale, bien qu&rsquo;essentiels, font face à une hostilité accrue de la part des États dominants et de leurs apparentés. Les leçons du passé sont oubliées. Le droit international est fréquemment bafoué lors de conflits armés, entrainant des bilans humains tragiques. La crise de la Cour Pénale Internationale (CPI) en est une illustration. Bien que la CPI ait franchi des étapes historiques en émettant des mandats d’arrêt contre des dirigeants en exercice (comme Benjamin Netanyahou en 2024), son efficacité dépend largement de la coopération des États. Elle est souvent critiquée pour une application perçue comme <em>«à géométrie variable»</em>, ménageant parfois les puissances.</p>



<p>Finalement, on peut dire sans exagérer que <em>«les masques sont tombés»</em> au cours des premières décennies de ce siècle. Cette expression résonne aujourd’hui avec une amertume particulière. Elle marque la fin des faux-semblants diplomatiques et l’entrée dans une ère de réalisme brutal et infernal. Quand les institutions internationales sont paralysées et que les discours sur les <em>«droits de l’homme»</em> ne correspondent plus aux actions sur le terrain, on assiste à plusieurs ruptures majeures. La fin de l’hypocrisie civilisationnelle s’impose désormais à notre esprit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Double standard et indignation sélective</h2>



<p>Après la seconde guerre mondiale, l’ordre international s’était appuyé, approximativement, sur un langage universel de paix et de droit. Aujourd’hui, le masque des <em>«droits de l’Homme»</em> ou de la <em>«défense de la démocratie»</em> tombe pour révéler le double standard, l’indignation sélective selon l’identité des victimes ou des agresseurs. Le pur rapport de force commande à travers la reconnaissance que, pour certaines puissances, le droit n’est qu’un outil rhétorique qu’on utilise contre ses ennemis et qu’on ignore pour soi-même.</p>



<p>Ce véritable retour à l’état de nature révèle une forme de <em>déshumanisation décomplexée</em>. Les dirigeants ne cherchent même plus à nier les crimes ou à s’excuser, ils les justifient par la <em>«nécessité sécuritaire»</em> ou la <em>«survie nationale»</em>. L’impunité devient une stratégie de communication : montrer qu’on peut enfreindre la loi internationale sans conséquences est une démonstration de puissance. La contamination a touché les systèmes politiques nationaux avec le brutal envahissement du populisme, des autoritarismes, des dictatures…</p>



<p>On a longtemps cru que le commerce mondial et les traités techniques suffiraient à <em>«civiliser»</em> les rapports entre États. Le voile de la raison économique s’est défait face au retour des idéologies radicales, de la vengeance et du mépris de la vie humaine. Cette situation crée un sentiment de vertige, celui de vivre dans un monde où les garde-fous n’étaient pas plus que du papier. La question qui se pose alors est de savoir ce qui reste. Est-ce le chaos total, ou la possibilité de reconstruire quelque chose de vrai, d’humain, débarrassé des truquages ?</p>



<p>Pour sortir de la logique du <em>«gain par tous les moyens»</em> et restaurer une dignité humaine bafouée, il ne suffit plus d’ajuster le système international, il faut en réviser les axiomes fondamentaux. Cette refondation repose sur trois piliers : la primauté du vivant sur le profit, une démocratie reconstituée et une éthique de la responsabilité globale. Il s’agit d’une révision systémique basée sur des principes humanistes en inversant la hiérarchie des normes : le vivant avant le chiffre. </p>



<p>Le monde actuel est régi en principe par le <em>«droit commercial»</em> et surtout par la finance. Nous sommes passés d’une économie de production à une économie de marchés financiers, où la valeur d’une entreprise dépend souvent plus de ses algorithmes et de sa capitalisation boursière que de sa main-d’œuvre réelle. Une révision humaniste placerait la dignité humaine et la préservation de la biosphère au-dessus de la liberté débridée dans les échanges commerciaux au profit de plus puissants. </p>



<p>Il est vital de réhabiliter le concept d’économie sociale et solidaire à l’échelle globale. Le succès d’un État ou d’une entreprise ne devrait plus être mesuré par le PIB ou le bénéfice, mais par des indicateurs de bien-être, de santé mentale et d’empreinte écologique. Il conviendrait de déclarer l’eau, l’air, la santé et l’éducation comme <em>«biens communs de l’humanité»</em>, les rendant inaccessibles à la spéculation et au profit privé.</p>



<p>La démocratie représentative actuelle est en pleine crise, car elle est souvent captée par des lobbies économiques et par une manipulation corruptive des élections vidées de leurs principes. La remettre à niveau nécessite un droit de regard sur la nature du progrès, Concernant les dirigeants, il est impératif de créer une réelle responsabilité pénale et politique pour ceux d’entre eux dont les choix bafouent délibérément les droits fondamentaux ou l’avenir des générations futures.</p>



<p>Pour que les masques ne tombent pas sur un vide juridique, le droit international doit évoluer en réformant le Conseil de Sécurité de l’Onu, en supprimant le droit de veto en cas de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Aucun État ne devrait être juge et partie. Aussi, faudrait-il renforcer la compétence universelle des tribunaux pour que les crimes financiers et environnementaux majeurs (écocides) soient poursuivis avec la même rigueur que les génocides et les crimes de guerre.</p>



<p>L’éducation des jeunes générations doit servir comme <em>«Éveil à l&rsquo;Altérité»</em>, une remise à niveau qui doit être culturelle avant d’être législative. Le système éducatif actuel forme des <em>«producteurs»</em>, hypothétiquement performants. Une réforme appropriée éduquerait des <em>«citoyens»</em> capables de pensée critique, d&#8217;empathie et de coopération. La philosophie et l’éthique seraient enseignées dès le plus jeune âge comme des outils de navigation essentiels, pour que la science sans conscience ne soit plus la norme.</p>



<p>Dans un monde lancé à toute vitesse vers l’inconnu, la sagesse consiste à savoir faire escale. Marquer un temps d’arrêt. Le gain par tous les moyens a créé un monde riche en objets mais pauvre en sens. Une approche réfléchie et apaisée propose de choisir la tempérance et le respect non comme des contraintes, mais comme les conditions de notre survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une économie de la mesure</h2>



<p>Pourquoi ne pas établir une Charte des Principes pour une Gouvernance Humaniste et Durable à travers la primauté de la Dignité sur la Rentabilité&nbsp;? Aucune décision économique ou politique ne peut être justifiée si elle entraine la déshumanisation d’un individu ou d’un groupe (esclavage moderne, conditions de travail dégradantes, sacrifice de populations au nom de la croissance). L’accès aux besoins fondamentaux (eau, nourriture, logement, santé) est un droit inaliénable qui doit être garanti hors des lois du marché. Le PIB serait remplacé par des indicateurs mesurant le niveau de santé mentale, l’accès à la culture, la qualité du lien social et la régénération de la biodiversité comme Indicateurs de Progrès Humain.</p>



<p>Il s’agit, par ailleurs, de concevoir une Démocratie de la Conscience et de la Transparence, pour tout grand projet technologique ou industriel, une <em>«Convention Citoyenne»</em> disposant d’un droit de blocage ou de refus si l’impact humain ou environnemental est jugé irréversible. Tout outil d’intelligence artificielle ou algorithme influençant l’opinion publique ou les choix de vie devrait être auditable, neutre et soumis au contrôle éthique citoyen.</p>



<p>Il est primordial de réfléchir ensemble à l’établissement d’une économie de la mesure et de la transmission, plafonnant l’accumulation, par la mise en place d’un écart maximal de revenus au sein d’une même organisation afin de restaurer le sentiment de destin commun. La spéculation financière à haute fréquence serait remplacée par un soutien massif aux investissements de <em>«transmission»</em> (éducation, infrastructures durables, recherche fondamentale non-orientée). Le droit international doit s’appliquer de manière universelle. Aucun État, quelle que soit sa puissance militaire ou financière, ne peut s’extraire des traités de protection des droits humains.</p>



<p>La création d’une instance juridique en tant que tribunal de l’Écocide et des Crimes Économiques pouvant juger les entités (États ou multinationales) dont les activités détruisent les conditions de vie sur terre, ainsi que le bannissement strict de toute technologie de guerre capable de donner la mort.</p>



<p>La mise en œuvre de cet éventail d’options permettrait d’opérer le passage de la conception à la pratique, ce qui nécessite une <em>«bascule de la légitimité»</em>. Cela signifie que les citoyens devront cesser de reconnaitre comme légitimes les entités qui violent ces normes.</p>



<p>Souvent, ce que les cyniques qualifient d’ingénuité ou de candeur est en réalité de la lucidité : choisir de croire en une possibilité meilleure, c’est refuser de laisser les chiffres et la fatalité dicter l’horizon. C’est un acte de résistance.</p>



<p>* <em>Ecrivain. </em></p>
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		<item>
		<title>Mustapha El Haddad &#124; «Israël est un fait colonial européen»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/mustapha-el-haddad-israel-est-un-fait-colonial-europeen/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 10:31:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18317422</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mustapha El Haddad rappelle dans un récent ouvrage l’origine et l’évolution de la longue et terrible injustice faite aux Palestiniens.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/mustapha-el-haddad-israel-est-un-fait-colonial-europeen/">Mustapha El Haddad | «Israël est un fait colonial européen»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Mustapha El Haddad, expert économique spécialisé dans les études énergétiques, vient de changer le fusil d’épaule en publiant un ouvrage politico-historique intitulé ‘‘Palestine: Une relecture des origines de la </em></strong><em><strong>colonisation sioniste’’, récemment paru aux éditions Arabesques, à Tunis.</strong> </em><strong><em>Son</em> <em>ambition est de contribuer à rappeler l’origine et l’évolution de cette longue et terrible injustice faite aux</em> <em>Palestiniens</em>.</strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18317422"></span>



<p>L’essai reproduit en exergue cette célèbre déclaration de Nelson Mandela, le leader anti-apartheid, qu’il a faite en 1997, alors qu’il était président de l’Afrique du sud : <em>«Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens»</em>. Pour lui, comme pour tous les dirigeants politiques, les historiens et les analystes honnêtes, la Palestine est un territoire occupé et la cause palestinienne est une question coloniale. Et c’est ce que Mustapha El Haddad a cherché à démontrer dans cet essai en passant en revue les étapes historiques qui ont permis au mouvement sioniste mondial, soutenu par un Occident coupable du génocide des juifs pendant des siècles, de prendre possession, par le terrorisme, la violence et la guerre, un territoire qui ne lui appartient pas et d’en chasser ses habitants initiaux. </p>



<p>Cela, on s&rsquo;en doute, s’appelle colonisation et l’Etat d’Israël est l’une des dernières survivances du phénomène colonial. Et c’est ce que l’auteur a voulu montrer dans son livre, en procédant à une relecture des événements qui ont marqué l’histoire de la Palestine depuis la fin du 19<sup>e</sup> siècle, axant son analyse sur la période allant de 1882 à 1948, soit du début de la colonisation sioniste à la proclamation de l’Etat d’Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Asservissement et spoliation </h2>



<p><em>«Notre travail a tout au plus l’ambition de contribuer à rappeler l’origine et l’évolution de cette longue et terrible injustice faite aux</em> <em>Palestiniens»</em>, note El Haddad dans sa préface. Et d’ajouter :<em>«Un asservissement et une spoliation tous les jours renouvelés depuis plus d’un siècle et dont les répercussions ont déstabilisé, année après année, les pays de la région.»</em></p>



<p>Pour El Haddad, Israël est un <em>«fait colonial européen dont la légitimité est contesté»</em>, car <em>«le projet de création en Palestine d’un foyer national juif repose sur des contre-vérités, sur le déni de l’existence d’un peuple palestinien, sur la négation du droit international et des instances internationales, et sur une violence</em> <em>extrême.»</em></p>



<p>L’auteur démontre, en se basant sur des faits historiques incontestables et des témoignages d’acteurs juifs et parfois même sionistes, que  <em>«les Palestiniens ne sont responsables ni de l’Holocauste nazi, ni de l’affaire Dreyfus, ni des pogroms d’Europe orientale»</em>, que <em>«les communautés juives, composées pour une large part d’Européens ashkénazes, n’avaient pas plus de droits sur la Terre sainte que les Palestiniens»</em>, que, contrairement à des allégations mensongères des sionistes et de leurs soutiens occidentaux, <em>«les Palestiniens n’ont ni bradé ni abandonné leurs terres»,</em> et que, même s’ils mènent le combat pour la libération de leur territoire, ils <em>«ne sont pas à l’origine de la violence extrême au Moyen-Orient»</em>. Ils en sont, au contraire les victimes, puisqu’ils ne sont pas seulement victimes d’un déni de justice, mais ils sont également victime d’un génocide perpétré par les sionistes, et pas seulement depuis 2023 à Gaza, comme cela est du reste reconnu par les juridictions internationales, et notamment la Cour pénale internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Brutalité et terrorisme des juifs sionistes </h2>



<p><em>«En 1948, environ sept cents mille Juifs, pour la plupart européens, ont chassé et dépouillé quelques huit cents mille Palestiniens musulmans et chrétiens, en leur refusant toute possibilité de retour»</em>, rappelle à juste titre l’auteur, en soulignant la brutalité des terroristes des organisations sionistes Irgoun et Stern, qui ont commis de nombreux massacres contre les Palestiniens pour les terroriser et les chasser de leurs terres lors de la Nakba, ainsi que la brutalité et l&rsquo;inhumanité de leurs successeurs à la tête de l’Etat d’Israël de 1948 à aujourd’hui.</p>



<p>Ce livre nécessaire, El Haddad a ressenti le besoin de l’écrire pour répondre aux sionistes et à leurs alliés occidentaux qui continuent de relayer des contre-vérités sur la question palestinienne. <em>«Ils savent que l’opinion publique en est partout de plus en plus consciente, mais ils continuent à traiter avec dédain et mépris les appels au respect du droit international, en particulier ceux des Palestiniens»</em>, déplore-t-il.</p>
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		<title>Pourquoi je préfère Donald Trump aux démocrates</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 09:36:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Républicains]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Global]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trump ne vend pas la démocratie mais force. Il ne parle pas de droits humains mais d’intérêts. Il ne sauve pas le monde mais le domine.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"><em>Oui, le titre choque. Il est fait pour ça. Car il est temps d’arrêter de faire semblant. D’arrêter de jouer au théâtre humanitaire, pendant que les bombes tombent. D’arrêter de croire que la barbarie devient acceptable dès lors qu’elle est prononcée avec de belles phrases, de bons accents, de grandes déclarations morales.</em></h1>



<p><strong>Dr Hichem&nbsp;Ben Azouz *</strong></p>



<span id="more-18223315"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="765" height="888" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg" alt="" class="wp-image-17017264" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg 765w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-258x300.jpg 258w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-580x673.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 765px) 100vw, 765px" /></figure>
</div>


<p>Cette «<em>Chronique d’un Empire qui a enfin cessé de mentir»</em> ne défend pas Trump. Elle accuse l’illusion démocrate et occidentale. Celle qui anesthésie les consciences depuis des décennies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gaza : le moment où le masque tombe</h2>



<p>À Gaza, il ne reste plus rien à débattre. Plus de <em>«complexité»</em>. Plus d’<em>«équilibre»</em>. Plus de <em>«processus de paix»</em>.</p>



<p>Ces mots sont devenus des paravents. Des formules creuses répétées pour gagner du temps pendant que les corps des morts s’accumulent.</p>



<p>Il y a un peuple écrasé, massacré, affamé, déplacé, rayé méthodiquement. Un génocide filmé en direct. Compté. Documenté. Et pourtant pleinement soutenu. Soutenu par qui ? Les républicains, sans gêne, sans pudeur, sans détour. Les démocrates, avec des mots graves, des pauses étudiées, des mines attristées. Les Européens, champions du double langage, qui invoquent le droit international le matin et livrent des armes le soir.</p>



<p>À Gaza, il n’y a pas de fracture morale occidentale. Il y a un consensus impérial, solide, transversal, assumé dans les faits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les démocrates «tuent» proprement.</h2>



<p>L’histoire est claire. Les démocrates n’ont jamais été le camp de la paix. Ils sont le camp de la violence présentable, celle qui se donne bonne conscience. Sous eux : les drones sont devenus une routine administrative, les assassinats ciblés une procédure normalisée, les États détruits une <em>«transition»</em>, les morts civils des <em>«dommages collatéraux»</em>.</p>



<p>Sous Barak Obama, prix Nobel de la paix, l’exécution extrajudiciaire est devenue politique d’État. Y compris contre des citoyens américains. Mais avec des discours. Toujours des discours.</p>



<p>Les démocrates ne tuent pas moins. Ils tuent en parlant mieux. Leur crime n’est pas seulement de tuer. Il est de nommer cela civilisation, démocratie, progrès, stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump : la brutalité sans fard</h2>



<p>Trump ne vend pas la démocratie. Il vend la force. Il ne parle pas de droits humains. Il parle d’intérêts. Il ne prétend pas sauver le monde. Il annonce qu’il le domine. Et c’est précisément pour cela que je le préfère.</p>



<p>Non parce qu’il serait moral. Mais parce qu’il détruit le mensonge.</p>



<p>Avec Trump, le Sud global comprend enfin ce que les démocrates s’acharnent à dissimuler : l’Empire n’a jamais eu de valeurs, seulement des intérêts armés. Trump ne rend pas l’Empire plus violent. Il le rend lisible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux partis, un même Empire</h2>



<p>Le Parti démocrate et le Parti républicain ne sont pas des adversaires idéologiques. Ils sont deux styles de gestion du même pouvoir. L’un frappe en citant les droits humains. L’autre frappe en assumant la force brute. Mais la main qui signe les guerres est la même. Les intérêts sont les mêmes. Les morts aussi. La différence n’est pas éthique. Elle est esthétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fanon avait déjà tout dit.</h2>



<p>Frantz Fanon n’a jamais cru à l’humanisme colonial. Il savait que l’Empire parle de l’Homme pendant qu’il retire l’humanité aux colonisés. Il savait que le langage est une arme. Que la morale est un camouflage.</p>



<p>Gaza ne fait que confirmer une vérité ancienne : l’Occident ne reconnaît l’humanité que lorsqu’elle lui ressemble. Les autres sont négociables.</p>



<p>Léo Ferré l’avait dit avant tout le monde : <em>«La morale, c’est la faiblesse de la cervelle.»</em> La morale occidentale est une faiblesse armée. Un décor humanitaire pour des cimetières coloniaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Préférer la vérité à l’hypocrisie</h2>



<p>Je ne choisis pas Trump. Je refuse le mensonge démocrate et occidental. Je refuse la compassion sélective. Je refuse l’indignation programmable. Je refuse cet humanisme qui parle de paix pendant qu’il soutient un génocide.</p>



<p>Trump est obscène. Mais l’Empire qui tue en pleurant est bien plus obscène encore. S’il faut un clown brutal pour que le monde voie enfin le visage réel de l’Empire, alors oui, je préfère le bourreau sans masque au prêtre du massacre. Parce que toute décolonisation commence ainsi : nommer le crime ; brûler le langage qui le protège.</p>



<p><em>* Médecin, Johannesburg</em>.</p>
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		<title>Gaza sous silence &#124; Le prix humain de l’impunité d’Israël</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 10:11:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[conseil de sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal Boniface]]></category>
		<category><![CDATA[résolution 242]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Pascal Boniface, le silence sur le génocide perpétré par Israël à Gaza est un danger moral et juridique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/gaza-sous-silence-le-prix-humain-de-limpunite-disrael/">Gaza sous silence | Le prix humain de l’impunité d’Israël</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour Pascal Boniface, auteur de ‘‘Permis de tuer : Gaza, génocide, négationnisme et hasbara’’ (éditions Max Milo, Paris, 25 avril 2025), le silence sur le génocide perpétré par Israël à Gaza est un danger moral et juridique. «Bombarder une population civile sous blocus est non seulement un crime de guerre, mais cela relève d’un risque génocidaire que la communauté internationale se doit de prévenir», écrit-il.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18203814"></span>



<p>Depuis le 8 octobre 2023, Gaza vit sous un bombardement quotidien. Les frappes israéliennes touchent indistinctement civils et infrastructures, dans un territoire confiné, soumis à un blocus presque total. Les témoignages sont terrifiants : des enfants mutilés, des corps déchiquetés, des hôpitaux saturés et des maisons réduites en ruines. Dans les écoles, des enseignants racontent devoir improviser des cours dans des caves, pour protéger les enfants des explosions. <em>«Chaque jour, je me demande si mes élèves reviendront à la classe le lendemain»</em>, confie une enseignante de Gaza, sous couvert d’anonymat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un danger moral et juridique</h2>



<p>Pour Pascal Boniface, directeur de l’IRIS et auteur de <em>‘‘Permis de tuer : Gaza, génocide, négationnisme et hasbara’’</em>, ce silence est un danger moral et juridique. <em>«Bombarder une population civile sous blocus est non seulement un crime de guerre, mais cela relève d’un risque génocidaire que la communauté internationale se doit de prévenir»</em>, écrit-il.</p>



<p>Le droit international, imparfait mais progressif, existe pour protéger les populations. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Conventions de Genève, la Convention sur le génocide de 1948 et la Déclaration universelle des droits de l’homme posent des principes clairs : la guerre ne peut justifier l’extermination ou la privation totale d’un peuple. Pourtant, le droit est régulièrement foulé aux pieds, notamment par ceux-là mêmes qui en sont à l’origine.</p>



<p>Le livre de Boniface souligne la contradiction des puissances occidentales. Pendant la guerre en Ukraine, les bombardements sur des civils et la conquête illégale de territoires par la force ont suscité une indignation quasi unanime. Mais pour Gaza, ces mêmes standards sont oubliés. <em>«Ceux qui dénoncent ce massacre sont accusés d’antisémitisme, tandis que les auteurs sont protégés»</em>, note l’auteur. Cette inversion morale, insiste-t-il, contribue à la banalisation d’une violence extrême et à l’impunité d’Israël, pourtant soumis aux obligations d’une puissance occupante.</p>



<p>L’ouvrage rappelle l’histoire : la création d’Israël en 1948, votée par l’Onu, visait à protéger les Juifs d’un nouvel holocauste et à instaurer une démocratie au Proche-Orient. Mais les guerres de 1948 et 1967 ont considérablement étendu son territoire, violant la norme du droit international qui interdit l’acquisition de territoires par la force.</p>



<p>La résolution 242 du Conseil de sécurité, exigeant un retrait d’Israël des territoires occupés, n’a jamais été mise en œuvre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sous blocus, toute fuite est impossible</h2>



<p>Depuis, les conséquences humanitaires se sont aggravées. Gaza, territoire de 365 km², abrite près de 2 millions de personnes. Sous blocus, toute fuite est impossible. Les infrastructures sont détruites : un responsable humanitaire raconte comment <em>«certaines familles passent des jours sans eau potable, avec des blessés graves impossibles à évacuer vers un hôpital fonctionnel»</em>.</p>



<p>Dans ce contexte, le droit humanitaire est bafoué, et le silence des médias internationaux rend ce crime invisible pour beaucoup.</p>



<p>Inverser la responsabilité et masquer le drame humain.</p>



<p>Boniface analyse également la dimension de la communication politique, la hasbara israélienne, qui vise à justifier ou minimiser ces actions. En France, tout critique est rapidement accusé d’antisémitisme. Selon l’auteur, cette tactique transforme ceux qui dénoncent en coupables symboliques, inversant la responsabilité et masquant le drame humain.</p>



<p>Le livre insiste sur l’importance d’agir avant qu’il ne soit trop tard. La Convention de 1948 prévoit que les États signataires doivent prévenir le génocide, et pas seulement le punir après coup. Le risque à Gaza, largement documenté par les Nations unies et les ONG, aurait dû déclencher une réaction internationale plus ferme. Le silence ou l’inaction est une forme de complicité.</p>



<p>Boniface se positionne comme journaliste et citoyen : il n’est ni pro-palestinien ni anti-israélien, mais pro-droit international. Il soutient la solution des deux États, Israël et Palestine dans les frontières sûres de 1967, et insiste sur le respect du droit plutôt que sur l’allégeance politique. <em>«La morale peut être à géométrie variable – chacun a la sienne, le Hamas comme Netanyahou. Pas la règle de droit»</em>, écrit-il.</p>



<p>Au-delà des analyses géopolitiques, le livre expose l’impact humain. Les témoignages de Gaza décrivent la vie quotidienne comme un enfer permanent : enfants qui dorment sur des matelas par terre, familles entières réfugiées dans des sous-sols, blessures non soignées, amputations pratiquées sans anesthésie, angoisse constante de nouvelles frappes. Ces images, diffusées mais souvent ignorées par les médias mainstream, mettent en évidence l’urgence morale et politique.</p>



<p>Pour Boniface, se taire n’est pas une option. Le journaliste, le citoyen et l’État ont une responsabilité : refuser de fermer les yeux face à la violence extrême et à l’impunité. Ignorer le droit ou justifier sa violation au nom d’alliances stratégiques revient à légitimer la barbarie.</p>



<p>Permis de tuer est donc un appel à la conscience collective : face à l’injustice et au crime, le silence n’est jamais neutre. Dans un monde globalisé, où la force prime encore sur le droit, l’action, la vigilance et la parole deviennent les seuls moyens pour limiter la barbarie et protéger l’humanité. Pascal Boniface y rappelle que le choix n’est pas entre Israéliens et Palestiniens, mais entre droit et arbitraire, morale et complicité par le silence.</p>



<p>Pour ceux qui suivent l’actualité du Proche-Orient, ce livre est bien plus qu’une analyse géopolitique : c’est une pièce essentielle pour comprendre Gaza, un avertissement sur le prix humain de l’impunité et un manifeste pour que la voix de la conscience publique ne se taise jamais.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LOTNKFR0rr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/13/israel-lance-une-campagne-pour-manipuler-la-generation-z/">Israël lance une campagne pour manipuler la Génération Z</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël lance une campagne pour manipuler la Génération Z » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/13/israel-lance-une-campagne-pour-manipuler-la-generation-z/embed/#?secret=OHdSo4N2bw#?secret=LOTNKFR0rr" data-secret="LOTNKFR0rr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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