<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Gorbatchev - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/gorbatchev/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/gorbatchev/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sat, 08 Feb 2025 07:51:52 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Gorbatchev - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/gorbatchev/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>‘‘La mort des Ceausescu’’ : 22 ans avant la Révolution du Jasmin, un coup d’Etat clé en main</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/09/la-mort-des-ceausescu-22-ans-avant-la-revolution-du-jasmin-un-coup-detat-cle-en-main/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/09/la-mort-des-ceausescu-22-ans-avant-la-revolution-du-jasmin-un-coup-detat-cle-en-main/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 07:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ceausescu]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Europe de l’Est]]></category>
		<category><![CDATA[Gorbatchev]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Communiste]]></category>
		<category><![CDATA[Roumanie]]></category>
		<category><![CDATA[Union soviétique]]></category>
		<category><![CDATA[URSS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15445975</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des éléments de comparaison entre les révolutions de Roumanie en 1989 et de Tunisie en 2011. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/09/la-mort-des-ceausescu-22-ans-avant-la-revolution-du-jasmin-un-coup-detat-cle-en-main/">‘‘La mort des Ceausescu’’ : 22 ans avant la Révolution du Jasmin, un coup d’Etat clé en main</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les éléments de comparaison entre les révolutions de Roumanie en 1989 et de Tunisie en 2011, sont à ce point nombreux et concordants qu’il est difficile de les attribuer à la seule spontanéité des révolutionnaires, et non pas à des coups d’Etat planifiés par des élites soucieuses de muter par instinct de survie pour perpétuer leur pouvoir sous une autre forme avec l’indispensable complicité internationale.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia * </strong>&nbsp;</p>



<span id="more-15445975"></span>



<p>La&nbsp;révolution roumaine&nbsp;occupe une place à part dans la <em>«désoviétisation»</em> de l’Europe de l’Est. Peut-être parce&nbsp;que violente, elle s’est terminée d’une manière tragique par l’exécution filmée d’un vieux président et de son épouse. Peut-être aussi parce qu’elle a donné lieu à une mise en scène médiatique de grande ampleur. Elle est survenue fin décembre 1989 avec l’ouverture du rideau de fer et du mur de Berlin, environ deux mois après, alors que tous les hommes forts du Pacte de Varsovie avaient quitté la scène politique emportés par le vent des réformes qui avec l’avènement de Gorbatchev soufflait en Union Soviétique et balayait l’Est européen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vieux président réfractaire</h2>



<p>Ceausescu, le premier tenant d’un national communisme&nbsp;sous&nbsp;férule soviétique, qui avait assuré à son pays une place à part au point d’obtenir des Américains la clause de la nation la plus favorisée, avait été le dernier stalinien, celui qui s’était opposé d’une manière véhémente aux changements préconisés par Gorbatchev, en les qualifiant à juste titre de suicidaires. Mais sommé de rectifier le tir dès 1987 par son puissant suzerain russe, le Roumain n’en avait pas moins maintenu le cap, celui avant tout de l’indépendance, imposant le remboursement des créanciers internationaux,&nbsp;mais aussi celui de l’économie socialiste traditionnelle,&nbsp;en réalité un capitalisme d’État.</p>



<p>En 1989, la Roumanie apparaissait aux yeux des Américains et des Soviétiques comme un cas réfractaire appelé à disparaître rapidement. Et une campagne médiatique ininterrompue issue de la Radio Free Europe faisait&nbsp;apparaître le peuple roumain comme un martyr victime du népotisme de la famille Ceausescu, et d’un programme délirant de remboursement de la dette amputant les salaires, le réduisant à la faim, au froid, à la maladie, à la misère, et pour les femmes victimes d’une politique nataliste de l’Etat, aux avortements clandestins, bref, du génocide.</p>



<p>A cela s’était&nbsp; surajouté le récit des destructions des villages traditionnels appelés à être remplacés par des cités monolithiques sans âmes, incarnant le socialisme, qu’on avait mis sur la volonté du régime de faire disparaître la minorité hongroise importante dans le pays. Et naturellement, on s’était fait fort d’insister sur l’absence de liberté politique, et sur la répression de toute opinion dissidente.</p>



<p>Il y avait quand même eu des signes avant-coureurs, les émeutes des usines de Brasov de 1987 qui avaient vu les ouvriers des usines pour la première fois manifester contre le régime, ce qui dans une dictature du prolétariat avait été à tout le moins paradoxal.</p>



<p>Naturellement les meneurs avaient été pris et jugés, et les ouvriers avaient été dispersés dans d’autres usines. Mais ce qui donnait lieu aux attaques les plus persistantes était naturellement le culte de la personnalité voué au Conducator, dans la pure tradition stalinienne. Et il est vrai que lors du congrès du Parti communiste un mois avant sa chute, il avait été ovationné 70 fois au cours de son discours. Et qu’y avait-il dit? Qu’il dénonçait le pacte germano-soviétique de&#8230; 1939.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9cR8VeWzVD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/musaddiq-and-the-struggle-for-power-in-iran-vieux-malade-en-pyjama-heros-malgre-lui/">‘‘Musaddiq and the struggle for power in Iran”: vieux malade, en pyjama, héros malgré lui</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Musaddiq and the struggle for power in Iran”: vieux malade, en pyjama, héros malgré lui » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/musaddiq-and-the-struggle-for-power-in-iran-vieux-malade-en-pyjama-heros-malgre-lui/embed/#?secret=Ocv2hC2wf7#?secret=9cR8VeWzVD" data-secret="9cR8VeWzVD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Autrement dit, Ceausescu remettait en question l’annexion de la Moldavie, province roumaine à cette date, par l’URSS, alors que l’Amérique et l’Europe se souciaient&nbsp;avant tout de l’unification allemande et nullement des frontières de l’URSS. Cela suffit aux yeux de beaucoup pour impliquer les services secrets soviétiques dans la crise qui s’annonçait. Et alors que les <em>«massacres»</em> de la ville de Timisoara débutaient&nbsp;avec des manifestations contre le régime à partir du 14 décembre 1989, le président roumain y envoyait les généraux Stanculescu et Chitac&nbsp;mater le soulèvement mais ne s’en rendait pas moins en Iran en visite officielle quelques jours plus tard sans préjuger de la gravité de la situation. Ces généraux seront 20 ans plus tard jugés et condamnés pour avoir fait tirer sur la foule et causé plus de 200 morts.</p>



<p>Mais le général Stanculescu après la mort mystérieuse par balles du ministre de la Défense, le Général Milea, rentrait à Bucarest et lors du dernier meeting du président roumain, quand celui-ci fut conspué par la foule, le convainquait de s’enfuir en hélicoptère avec son épouse pour assurer sa sécurité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mise en scène macabre</h2>



<p>D’abord détenu&nbsp;dans une caserne de l’armée, le couple présidentiel était amené dans une école, jugé par une cour militaire, en présence de&#8230; Stanculescu, celui-là même qui prétendait assurer sa sécurité, et fusillé sans ménagement. Le film du procès était diffusé le jour de Noël, le 25 décembre, par la télévision roumaine sans jamais en montrer les acteurs, hormis les accusés. La présidente y était accusée de s’arroger de faux diplômes&nbsp;universitaires. La plaidoirie de l’avocat de la défense, s’excusant devant la Cour de devoir défendre des coupables sans circonstances atténuantes, conférait finalement à la chute du dictateur, combatif et courageux jusqu’à la fin face à ses juges, un relent de trahison, de bassesse, et de mensonge, que les révélations ultérieures sur le mise en scène macabre de Timisoara, des cadavres sortis de leurs tombes et exposés dans la rue, ne feront que renforcer.</p>



<p>On s’est aperçu finalement que ce sont les Hongrois, relayés par les Yougoslaves, qui avaient avancé le chiffre de 5000 morts, et la presse occidentale avait relayé&nbsp;l’information sans vérifier parce qu’il était considéré&nbsp;dans l’ordre normal des choses que le régime de Ceausescu massacre son peuple. Sauf que les morts n’ont jamais dépassé les 200, et que c’est l’armée qui la plupart du temps a tué les manifestants.</p>



<p>Cependant des rumeurs ont circulé concernant les assassinats commis par des commandos de la Securitate, la police politique roumaine, tirant sur la foule,&nbsp;qui sont demeurées sans fondements concernant leurs auteurs. On a même parlé de snipers étrangers, parlant roumain avec un fort accent, des Moldaves venus d’URSS, évidemment des spéculations que rien n’est venu corroborer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hsYFIo2yWy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/pour-la-peau-de-kadhafi-le-salaire-de-la-peur/"> ‘‘Pour la peau de Kadhafi’’: le salaire de la peur</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="«  ‘‘Pour la peau de Kadhafi’’: le salaire de la peur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/pour-la-peau-de-kadhafi-le-salaire-de-la-peur/embed/#?secret=TCF3hDgBtx#?secret=hsYFIo2yWy" data-secret="hsYFIo2yWy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Au contraire, il semble bien que la Securitate, loin de réprimer les manifestations, les ait plutôt encadrées. On a même parlé de soldats libyens envoyés par Kadhafi défendre le régime, une information démentie par le nouveau président Ion Iliescu à la demande du Maître de Tripoli.</p>



<p>Tout cela pour dire que jusqu’à présent, 36 ans après les faits, on ignore encore ce qui s’est réellement passé. Au vu de la composition du nouveau gouvernement, ce sont des communistes partisans&nbsp;d’une réforme du régime et proches des idées de Gorbatchev, soutenus par l’armée soucieuse de faire oublier son rôle dans la répression des manifestants, qui ont pris le pouvoir,&nbsp;dans un véritable coup d’État. Ils ne sont apparus au grand jour qu’après la prise de la télévision, et se sont baptisés Front du Salut National (FSN). Mais un vieux militant communiste passé à la dissidence comme Brucan par exemple avait eu des contacts très étroits avec le département d’État de Washington et la CIA.</p>



<p>La résurgence du Parti Libéral et du Parti Agrarien, supprimés par les communistes à l’issue de la seconde guerre mondiale, a donné lieu&nbsp;à de nombreux affrontements de rue, et malgré une nette victoire aux urnes du FSN, le nouveau régime n’a pas hésité&nbsp;à faire appel aux mineurs sauvages du charbon lors de ce qu’on a appelé les <em>«minériades»</em>, et il y en eût six, pour mater les étudiants l’opposition, casser les manifestations et tenir la rue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un coup d’Etat maquillé en révolution</h2>



<p>La Révolution roumaine n’aurait donc été qu’un coup d’état organisé dans un souci de survie par des officiers de l’armée et des services de renseignement trop compromis avec un régime qui avait perdu tous ses appuis sur la scène internationale et dont&nbsp;l’élimination était inéluctable.&nbsp;Et c’est la famille du couple assassiné qui symboliquement en fit les frais, en particulier avec d’autre <em>«suicides»</em>, ceux du général Marin Ceausescu, frère du président exécuté, ou du fils de ce dernier, Nicu, une figure abhorrée du régime.</p>



<p>Ce modèle roumain de <em>«Révolution»</em> fut-il un prototype utilisé ultérieurement dans d’autres pays? Au vu de ce qui s’est passé lors du printemps arabe, il est légitime de se le demander. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="We4RdRPv0T"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/24/iraq-from-revolution-to-dictatorship-massacres-coups-detat-et-ambitions-le-reve-unitaire-fracasse/">‘‘Iraq from revolution to dictatorship’’ : massacres, coups d’Etat et ambitions. Le rêve unitaire fracassé</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Iraq from revolution to dictatorship’’ : massacres, coups d’Etat et ambitions. Le rêve unitaire fracassé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/24/iraq-from-revolution-to-dictatorship-massacres-coups-detat-et-ambitions-le-reve-unitaire-fracasse/embed/#?secret=0hEFIemRVc#?secret=We4RdRPv0T" data-secret="We4RdRPv0T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une campagne médiatique internationale contre un président  autoritaire s’appuyant sur son clan familial mafieux, refusant de libéraliser son régime malgré des injonctions internationales à le faire, une présidente affairiste et ignorante qui s’arroge des titres universitaires honorifiques, un soulèvement précurseur dans le bassin minier deux années auparavant, maté par les forces de sécurité, un évènement déclencheur faisant office de massacre, comme le suicide par le feu d’un marchand ambulant, l’ambiguïté des services de sécurité face aux manifestations, l’élimination du dictateur opportunément exfiltré pour ne plus revenir, les milices présidentielles et les snipers venus d’ailleurs tirant sur la foule dont aucun élément n’a jamais été capturé, les morts et les blessés, le ralliement opportun de l’armée au nouveau régime, le parachutage à sa tête d’une figure de l’ancien régime qui en deviendra plus tard président, la mutation de l’ancien parti au pouvoir revenu sur la scène sous un autre nom, l’encadrement de la rue par la terreur et la peur, le jugement d’une famille honnie à laquelle tous les maux sont attribués, la perpétuation du système économique et juridique dans le nouveau régime, enfin jusqu’à l’opposition se faisant récemment nommer Front du Salut National…. </p>



<p>Les éléments de comparaison entre les évènements de Roumanie et de Tunisie, pour ne pas dire du Printemps Arabe, sont à ce point nombreux et concordants qu’il est difficile de les attribuer à la seule spontanéité des révolutionnaires, et non pas à des coups d’Etat planifiés par des élites soucieuses de muter par instinct de survie pour perpétuer leur pouvoir sous une autre forme avec l’indispensable complicité internationale.<strong><em>‘</em></strong></p>



<p><strong><em>‘La mort des Ceausescu. La vérité sur un coup d’Etat communiste’’ de Catherine Durandin, éd. François Bourin, 13 novembre 2009, 216 pages.</em></strong></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/09/la-mort-des-ceausescu-22-ans-avant-la-revolution-du-jasmin-un-coup-detat-cle-en-main/">‘‘La mort des Ceausescu’’ : 22 ans avant la Révolution du Jasmin, un coup d’Etat clé en main</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/09/la-mort-des-ceausescu-22-ans-avant-la-revolution-du-jasmin-un-coup-detat-cle-en-main/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘Alexandre II’’ : le tsar victime de ses réformes, ou l’échec du libéralisme russe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/06/alexandre-ii-le-tsar-victime-de-ses-reformes-ou-lechec-du-liberalisme-russe/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/06/alexandre-ii-le-tsar-victime-de-ses-reformes-ou-lechec-du-liberalisme-russe/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Oct 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[absolutisme]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Gorbatchev]]></category>
		<category><![CDATA[Lénine]]></category>
		<category><![CDATA[libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas II]]></category>
		<category><![CDATA[Poutine]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=14126054</guid>

					<description><![CDATA[<p>Curieuse l’histoire du Tsar réformateur Alexandre II qui abolit le servage en 1861 et meurt assassiné en 1881 par les terroristes, pour avoir promulgué la Constitution.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/06/alexandre-ii-le-tsar-victime-de-ses-reformes-ou-lechec-du-liberalisme-russe/">‘‘Alexandre II’’ : le tsar victime de ses réformes, ou l’échec du libéralisme russe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pourquoi le libéralisme ne s&rsquo;est pas implanté en Russie? Y a-t-il une quelconque âme russe essentiellement orthodoxe schismatique, paysanne et rurale, réfractaire à la constitution d’une bourgeoisie industrielle et financière nécessaire à la modernisation et la démocratisation du pays? Question épineuse entre toutes qui continue d&rsquo;être posée.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-14126054"></span>



<p>Curieuse l’histoire du Tsar réformateur Alexandre II qui abolit le servage en 1861 et meurt assassiné en 1881 par les terroristes, pour avoir promulgué la Constitution.</p>



<p>Victime de cinq attentats auxquels&nbsp;il échappe par le plus grand des hasards, c’est le sixième qui a raison de lui.</p>



<p>Cet acharnement s’explique paradoxalement par la promulgation imminente d’une nouvelle Constitution libérale sur le modèle européen qui fait entrer la Russie dans le concert des grandes nations de l’époque.</p>



<p>Les terroristes veulent un changement politique radical, mais imposé par une révolution, et craignent que les réformes ne la fassent avorter.</p>



<p>Le Tsar pense sauver le pouvoir absolu et la dynastie par ces concessions politiques qui demeurent pour les durs de la Cour des faveurs révocables. Mais dans ce jeu de dupes, les terroristes ont toujours un temps d’avance, ils frappent quand et où ils veulent sans que la police tsariste puisse les en empêcher.</p>



<p>Une bombe de forte puissance fait même sauter un pan de l’étage du palais,&nbsp;et manque sa cible. La police tsariste fait preuve d’une étonnante incurie. Elle arrête des conjurés mais est incapable d’en obtenir les renseignements valables nécessaires à la mise en échec des attentats, et plus grave, elle ne prend pas les mesures nécessaires à la protection du Tsar.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ennemis sont partout &nbsp;</h2>



<p>Ainsi une maison qui sert de centre opérationnel et qui se situe près du parcours de la promenade dominicale du souverain est elle visitée après une dénonciation, mais sans être fermée, et ses occupants ne sont pas&nbsp;appréhendés. La lecture de l&rsquo;ouvrage suggère ainsi une complicité de la Sécurité, le troisième bureau.</p>



<p>Les ennemis ne se situeraient ainsi pas uniquement chez les terroristes mais aussi chez les conservateurs que les réformes&nbsp;lèsent, et même sans doute dans la propre famille impériale que l’ascension d’une maîtresse au rang d’épouse après le décès de l’impératrice indispose et menace.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P76535QrhK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/17/nicolas-i-aux-sources-de-lhostilite-occidentale-envers-la-russie/">‘‘Nicolas I’’ : aux sources de l’hostilité occidentale envers la Russie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Nicolas I’’ : aux sources de l’hostilité occidentale envers la Russie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/17/nicolas-i-aux-sources-de-lhostilite-occidentale-envers-la-russie/embed/#?secret=dYgnZRhvz7#?secret=P76535QrhK" data-secret="P76535QrhK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Néanmoins, aucune preuve ne donne un semblant de consistance à cette thèse, celle de forces occultes situées dans l’entourage impérial et manipulant les terroristes pour arriver à leurs fins. Mais l’incurie de la police, et&nbsp;l’incapacité du Tsar à en faire un outil efficace après la cascade d’attentats qui l’ont frappé, suggèrent également qu’après vingt années de réformes, le régime devenait de plus en plus isolé, au point de ne plus compter sur les forces censées le protéger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe des réformes</h2>



<p>C’est là le paradoxe des réformes imposées par le haut quand elles prétendent moderniser. Il vient un moment où les forces que l’éducation réveille ne se satisfont plus du régime politique auquel elles doivent leur prise de conscience et leur existence.</p>



<p>Pourtant, il serait difficile de qualifier le régime d’Alexandre II d&rsquo;absolutiste, comparativement à ceux de son père Nicolas I, et de Pierre le Grand.</p>



<p>D’autre part, sur le plan international, après la désastreuse guerre de Crimée, la Russie reprend son rang de grande puissance, d’abord en écrasant la grande révolte polonaise de 1863, et cela ne lui vaut pas en Occident que des amis, ensuite en annexant le Caucase, et surtout le Turkestan, au risque de déclencher un conflit armé avec l’Angleterre, menacée dans ses colonies indiennes. C’est surtout son intervention dans les Balkans et la guerre contre l’empire ottoman qui lui permet d’imposer l’indépendance des provinces danubiennes en 1878, malgré la volonté des puissances européennes de ne pas lui y laisser le champ libre.</p>



<p>A la mort d’Alexandre II, son fils Alexandre III récuse le projet constitutionnel de son défunt père. La Russie se referme, les libertés sont abolies, seul le progrès économique est à l’ordre du jour. Ce n’est qu’en 1905 que le pouvoir prend conscience de la pérennisation du problème politique.</p>



<p>L’opposition, issue de l’intelligentsia éduquée dans l’université réformée, selon les normes occidentales, voulue par Alexandre II, qui était supposée fournir les cadres nécessaires à la libéralisation du régime, est bien celle d’où émanent ses propres meurtriers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une âme russe réfractaire au libéralisme ?</h2>



<p>Pourquoi le libéralisme ne s&rsquo;est pas implanté en Russie? Y a-t-il une quelconque âme russe essentiellement orthodoxe schismatique, paysanne et rurale, réfractaire à la constitution d’une bourgeoisie industrielle et financière nécessaire à la modernisation et la démocratisation du pays? Question épineuse entre toutes qui continue d’être posée.</p>



<p>En fait, les terroristes ont réussi à abattre le Tsar, mais ils ont fondamentalement&nbsp;échoué, son&nbsp;régime lui ayant survécu. Il s’est avéré au moment de sa chute que cet ordre-là lors&nbsp;ne pouvait pas se libéraliser.</p>



<p>Pourtant les luttes contre l’absolutisme ont été aussi âpres en Russie qu’ailleurs. Néanmoins, en Angleterre un compromis entre la noblesse du sang, renforcée par la noblesse du mérite (la bourgeoisie), et le Roi, a finalement pu être trouvé après des luttes interminables pour le pouvoir. En France, la bourgeoisie, la noblesse du mérite, s’est débarrassée de la populace qui avait abattu la noblesse du sang et fondé la république.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gLpR56YmUz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/les-slaves-aux-sources-du-conflit-entre-la-russie-et-l-occident/">«Les Slaves» : aux sources du conflit entre la Russie et l&rsquo; Occident</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Les Slaves» : aux sources du conflit entre la Russie et l&rsquo; Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/les-slaves-aux-sources-du-conflit-entre-la-russie-et-l-occident/embed/#?secret=yjDH1wh65R#?secret=gLpR56YmUz" data-secret="gLpR56YmUz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En Russie rien&nbsp;de tel ne s’est produit. Les luttes entre la noblesse et le Tsar se sont toujours terminées par le triomphe de ce dernier, et la noblesse du mérite (armée et fonctionnaires) s’est constamment alignée sur celle du sang. L’autocratie était si bien implantée dans les esprits que les soulèvements paysans menaçant l’Etat ont acquis un caractère légitimiste en étant conduits par des faussaires se prétendant être le vrai Tsar privé de son autorité légitime.</p>



<p>Il a fallu la première guerre mondiale et ses horreurs, ainsi que ses défaites, pour abattre irrémédiablement l’ensemble de l’édifice tsariste.&nbsp;</p>



<p>En 1917, face au libéral Kerenski, Lénine se souviendra de l’échec des soulèvements paysans et des attentats terroristes, en rejetant le nihilisme de Nechaev, l’anarchisme de Bakounine, le populisme, et en suivant les traces de Tkatchev, pour qui seule une organisation adéquate pouvait créer un ordre nouveau; le marxisme n’aura été qu’un slogan pour donner le change avec l’internationalisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Autoritarisme et dirigisme étatique</h2>



<p>En réalité l’apparition d’un État policier, fonctionnant sous l’autorité d&rsquo;un seul parti omniprésent disposant de tous les pouvoirs et se substituant au Tsar, n’aura été que la conséquence des aléas d’une Histoire avant tout russe. Gorbatchev en fut le fossoyeur mais ses velléités libérales, si elles ont eu raison du parti, n’ont pas entamé la nature autoritaire du pouvoir.</p>



<p>C’est Poutine qui a repris les rênes de l’Etat avec les mêmes moyens autoritaires et le même dirigisme étatique, qui soustrait ce pays immense aux convoitises du marché global,&nbsp;et l’apparition d’une classe économique parasite, les oligarques, monopolisant toutes les richesses mais avec l’assentiment de l’Etat et à son service, n’a été qu’une réincarnation de cette noblesse qui accaparait les terres en s’alliant avec le Tsar.</p>



<p>Cette étrangeté russe par rapport aux autres pays européens explique largement l’actuelle guerre en Ukraine, dont l’enjeu principal est la libéralisation de la Russie sous l’autorité du marché global. Mais si l’on s’en réfère à l’histoire, ce pays tout comme la Chine n’a jamais été ni libéral ni démocrate. C’est dire combien l’Occident peut être assujetti à des chimères.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Alexandre II&nbsp;: le printemps de la Russie’’&nbsp;de Hélène Carrère d’Encausse, éd.</em></strong><strong><em>&nbsp;Fayard, Paris, :&nbsp;17 mars 2010.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/06/alexandre-ii-le-tsar-victime-de-ses-reformes-ou-lechec-du-liberalisme-russe/">‘‘Alexandre II’’ : le tsar victime de ses réformes, ou l’échec du libéralisme russe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/06/alexandre-ii-le-tsar-victime-de-ses-reformes-ou-lechec-du-liberalisme-russe/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hatem Ben Salem déplore l&#8217;absence de la diplomatie tunisienne de la scène mondiale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/29/hatem-ben-salem-deplore-labsence-de-la-diplomatie-tunisienne-de-la-scene-mondiale/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/29/hatem-ben-salem-deplore-labsence-de-la-diplomatie-tunisienne-de-la-scene-mondiale/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Moncef Dhambri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Mar 2022 12:28:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Glasnost]]></category>
		<category><![CDATA[Gorbatchev]]></category>
		<category><![CDATA[Hatem Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[lassad yakoubi]]></category>
		<category><![CDATA[Othman Jerandi]]></category>
		<category><![CDATA[Perestroïka]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=385686</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour Hatem Ben Salem, l’ancien directeur de l&#8217;Institut tunisien des études stratégiques (Ites) et ancien ministre de l’Education, qui a croisé le fer à plusieurs reprises avec le tonitruant Lassaad Yakoubi de l’UGTT, la diplomatie tunisienne est dans un piteux état. Il ne reste plus grand-chose de son éclat, son rayonnement et son influence régionale....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/29/hatem-ben-salem-deplore-labsence-de-la-diplomatie-tunisienne-de-la-scene-mondiale/">Hatem Ben Salem déplore l&rsquo;absence de la diplomatie tunisienne de la scène mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Hatem-Ben-Salem.jpg" alt="" class="wp-image-144887"/></figure></div>



<p><strong><em>Pour Hatem Ben Salem, l’ancien directeur de l&rsquo;Institut tunisien des études stratégiques (Ites) et ancien</em></strong> <strong><em>ministre de l’Education</em></strong>,<strong><em> qui a croisé le fer à plusieurs reprises avec le tonitruant Lassaad Yakoubi de l’UGTT, la diplomatie tunisienne est dans un piteux état. Il ne reste plus grand-chose de son éclat, son rayonnement et son influence régionale. Elle est en train de perdre un très grand terrain. Cherchez le responsable…</em></strong></p>



<span id="more-385686"></span>



<p>L’énarque sait de quoi il parle. Au début des années ’90, il jonglait avec les analyses de Francis Fukuyama et les <em>glasnost</em> et <em>perstroïka</em> de Gorbatchev n’avaient aucun secret pour lui. C&rsquo;était il y a une trentaine d&rsquo;années&#8230; A l&rsquo;époque, Habib Bourguiba était à la manœuvre et le navire Tunisie savait où aller&#8230; Et puis, l&rsquo;homme a une longue expérience des relations internationales en tant qu&rsquo;enseignant universitaire, chercheur et diplomate. </p>



<p>De 1996 à 2000, Ben Salem a été ambassadeur de la Tunisie, successivement au Sénégal, en Guinée, en Gambie, au Cap-Vert et en Turquie. Puis, de 2000 à 2002, il a été ambassadeur représentant permanent de la Tunisie auprès de l&rsquo;Organisation des Nations unies à Genève. En 2003, il a été secrétaire d&rsquo;État auprès du ministre des Affaires étrangères chargé des affaires maghrébines et africaines. Un an plus tard, il a été désigné secrétaire d&rsquo;État auprès du même ministre, chargé cette fois des Affaires européennes, avant de devenir en août 2008 ministre de l&rsquo;Éducation et de la Formation, poste qu&rsquo;il a occupé jusqu&rsquo;à la chute du président Ben Ali en 2011. </p>



<p>Désormais, selon M. Ben Salem, les choses ne sont plus ce qu&rsquo;elles étaient et «<em>notre diplomatie a platement échoué</em>».</p>



<p>La Tunisie est devenue frileuse, inactive dans son environnement et quasiment inaudible. «<em>Elle pesait de tout son poids, dans le cadre de ses partenariats européens et arabes, prenait des positions claires et affirmées et pouvait ainsi tirer de nombreux avantages en matière de financements et d’aides dans ses échanges avec le monde extérieu</em>», déplore l’ancien ministre de l’Education.</p>



<p>Pire, M. Ben Salem s’insurge&nbsp;: <em>«Notre diplomatie est totalement absente de la scène euro-méditerranéenne, une région de la planète où tout est en train de se transformer de fond en comble et où tout, en l’espace de quelques années, ne sera plus du tout comme avant. Les anciens repères disparaîtront et la zone euro-méditerranéenne sera méconnaissable pour ceux qui, aujourd’hui, ont choisi d’attendre que les choses se fassent… sans eux.</em>»</p>



<p>MM. Saïed et Jerandi, vous avez le droit de vous sentir visés.</p>



<p>L&rsquo;ancien ministre étaye ses propos en faisant référence au conflit russo-ukrainien actuel et en attirant l&rsquo;attention de ceux qui ont la charge de la direction de nos affaires diplomatiques sur le fait que, depuis plus de quatre années, l&rsquo;Union européenne a versé des milliards et des milliards en Ukraine:  <em>«Ces ressources</em>, fait-il remarquer, <em>nous aurions pu y avoir droit. Nous avions fait le mauvais choix d&rsquo;être absents. Nous continuons&#8230; d&rsquo;attendre. Et tant de chances sont en train de nous passer sous le nez</em>.» </p>



<p>Là, les oreilles des responsables du ministère des Affaires étrangères (MAE) doivent bien siffler, bourdonner&#8230;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Marwan Chahla</strong> </p>



<p>  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/29/hatem-ben-salem-deplore-labsence-de-la-diplomatie-tunisienne-de-la-scene-mondiale/">Hatem Ben Salem déplore l&rsquo;absence de la diplomatie tunisienne de la scène mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/29/hatem-ben-salem-deplore-labsence-de-la-diplomatie-tunisienne-de-la-scene-mondiale/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
