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	<title>Archives des Hichem Ben Ammar - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Hichem Ben Ammar - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Merci Baya Medhaffar d’avoir enfin «ouvert les yeux» !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'actrice Baya Medhaffar jette un regard critique sur son rôle dans un film tourné il y a 11 ans, suscitant des interrogations chez Hichem Ben Ammar.         </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/19/merci-baya-medhaffar-davoir-enfin-ouvert-les-yeux/">Merci Baya Medhaffar d’avoir enfin «ouvert les yeux» !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A l’instar de nombreux acteurs qui demeurent longtemps prisonniers du personnage qui les a révélés au public, Baya Medhaffar continue d’être habitée par son rôle dans <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/24/a-peine-jouvre-les-yeux-de-leila-bouzid-la-revolte-faite-femme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘À peine j’ouvre les yeux’’ </a>de Leyla Bouzid. Lorsqu’elle écrit, onze ans après la sortie du film (In <a href="https://qgdecolonial.fr/a-peine-jouvre-les-yeux-que-jai-aussitot-envie-de-les-refermer-diagnostic-dune-depossession-individuelle-et-nationale/?fbclid=iwRlRTSASdOr1qvW_DHttuGSnLqmpqLCnZrPGKPTTlvj6qydrKXZ-zF6Z-KKb6KVza6rCPVw">QG Décolonial</a> et dans <a href="https://nawaat.org/2026/06/09/%d8%b9%d9%84%d9%89-%d8%ad%d9%84%d9%91%d8%a9-%d8%b9%d9%8a%d9%86%d9%8a-%d8%ad%d8%a8%d9%91%d9%8a%d8%aa-%d9%86%d8%ba%d9%85%d9%91%d8%b6%d9%87%d8%a7%d8%8c-%d8%aa%d8%b4%d8%ae%d9%8a%d8%b5-%d8%ad%d8%a7%d9%84/?fbclid=IwZnRzaASajtpleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEeQ5PNi0Ghi15aApcDz4YaX8INQ-casZ9UHGXxd-D0a2E_CQIkGy2j9avidiI_aem_MR4YR6Q7IVLwukj1SrLnUw">Nawaat</a>, en langue arabe), que le personnage de Farah a pris sa place, elle touche au cœur émotionnel d’une problématique qui dépasse largement la critique de l’œuvre, d’où la nécessité pour elle d’une longue clarification afin de reprendre possession de son histoire et dissocier son identité de celle de son double fictif devenu un symbole historique et générationnel de la révolution tunisienne.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hichem Ben Ammar *</strong></p>



<span id="more-18978404"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar.jpg" alt="" class="wp-image-7473513" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Baya Medhafar, vit en France où elle est confrontée, depuis des années, aux rouages de l’industrie culturelle, à ses critères de sélection, à ses attentes vis-à-vis des actrices arabes et musulmanes, aux rôles qui lui ont été proposés et aux catégories dans lesquelles on a voulu la confiner. Avec un peu d’opportunisme et d’entregent, elle aurait pu profiter du succès international du film pour se faire une petite place au soleil. Mais les faits prouvent qu’elle ne s’est pas adaptée aux règles du jeu et que l’éveil de son sens politique s’est fait selon un cheminement empirique nourrit par la confrontation au réel. Elle évoque d’ailleurs un parcours d’exil et une douloureuse quête.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une aventure artistique juste et nécessaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ayant adhéré totalement à une aventure artistique qu&rsquo;elle avait perçue comme juste et nécessaire, elle y avait apporté plus que du talent, quelque chose de beaucoup plus rare et de plus difficile à produire : la spontanéité. A son insu, elle avait offert à Leyla Bouzid (pour qui ce film était aussi un baptême), des éléments précieux que ni un scénario, ni une mise en scène, ni même une direction d’acteurs ne peuvent générer : l’ingénuité et la fougue avec leurs touchantes maladresses qui confèrent au personnage une grâce singulière. C&rsquo;est précisément cette candeur de bon aloi qui a ému le public international, attendri par le souvenir d’une révolution naissante sur laquelle se cristallisait un immense espoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Baya Medhafar sait qu’elle est pour beaucoup dans la fabrication de la mystification qu’elle qualifie, avec le recul, d’erreur de jeunesse. A l’interrogation&nbsp;: <em>«Aurais-je dû endosser ce rôle ?»</em> elle n’apporte pas vraiment de réponse. La complexité de l’expérience l’amène néanmoins à tout remettre en cause. C’est ainsi qu’elle rend publique sa nouvelle lecture du film avec des outils théoriques qu’elle ne possédait pas lorsqu’elle avait juste 19 ans : les travaux d’Edward Saïd sur l’orientalisme, ceux de Frantz Fanon sur la bourgeoisie nationale, les critiques dé-coloniales contemporaines, les réflexions autour du <em>white gaze</em>, les débats sur l’islamophobie, ainsi que les analyses consacrées à l’image des Arabes dans le cinéma européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Postulats qui demandent à être démontrés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se trouve que le plaidoyer repose sur plusieurs postulats qui demandent à être justifiés. Ainsi, le financement européen produirait immanquablement une vision néocoloniale. L’émancipation féminine serait forcément une traduction locale d’un agenda occidental. La critique du patriarcat arabe servirait les intérêts impérialistes. La réception positive d’un film tunisien en France cacherait obligatoirement des concessions et des dévoiements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes ces hypothèses supposent une démonstration ménageant la possibilité du doute, de la nuance et de l’ambivalence. Pourtant, le caractère péremptoire des conclusions auxquelles parvient Baya Mehafar discrédite quelque peu la pertinence de son raisonnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’actrice ne se contente pas de dire : <em>«A présent, je reconnais les limites et les failles du projet»</em>. Elle prononce un verdict sans appel, affirmant que le film, qu’elle a porté à bras le corps, a participé à une confiscation de la révolution, à une entreprise de spoliation symbolique des classes populaires et à une reconduction de la suprématie coloniale. D’une radicalité à une autre, ce qui persiste c’est l’exaltation, la naïveté d’autrefois s’étant muée en certitude idéologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une place pour la vérité… et le doute</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais attention&nbsp;! Une illusion peut en cacher une autre. Au passage à niveau des croyances, je me garderai bien de jouer les gardes-barrière ou les donneurs de leçon. Ne sommes-nous pas tous pétris d’utopies, de chimères et de leurres&nbsp;? Cela me rappelle, à mon âge, que l’éveil est un départ et non un terminus. Je resquille moi-même sans billet de garantie entre les stations de la maturité en essayant de garder une place pour la vérité et une place pour le doute. M’entends-tu chère Baya&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus frappant dans toutes tes révélations c’est leur terrible sincérité. Comment réussis-tu à trouver la distance juste et la bonne focale pour parler de la jeune femme tu étais l’âge de 19 ans&nbsp;? C’est comme si c’était une tout autre personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fascinée par le progrès à l’occidentale, séduite par l’idéal libéral des élites bourgeoises, c’est une adolescente bohème et libertaire que tu décris. Volontariste de la provocation, bravant les interdits par principe, aveugle aux rapports de forces, poussée par le vent vertigineux de la révolution et valorisée par l’euphorie d’un mouvement collectif, tu te désolidarises aujourd’hui de tout un milieu qui, le temps d’un succès, t’avait portée aux nues, comme l’égérie d’une génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J&rsquo;étais consentante, mais je ne comprenais pas encore le système auquel je participais»</em>. Cette phrase résume tout. Elle ne te sert ni à te dérober ni à te culpabiliser. Elle met seulement en évidence le cadre de sujétion du corps et de l’âme. Le cinéma étant, tu le sais mieux que quiconque, un squale sans pitié et sans cœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Véritable point de bascule de ton texte, le corps constitue le lieu nodal où viennent se croiser tous les enjeux politiques, sociaux, intellectuels et symboliques que tu identifies à postériori à travers ton expérience du film.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À dix-neuf ans, ton corps t’apparaissait comme un instrument de liberté : il chantait, il dansait, il criait victoire. Il était le véhicule d&rsquo;une libération personnelle que tu considérais alors comme naturelle et progressiste. Onze ans plus tard, cette même anatomie devient, dans ton récit, l’endroit où se sont exercées une série de prescriptions dont tu ne réalisais pas la portée. Ce n’est plus seulement ton corps. C’est une chose regardée, interprétée, exportée, consommée et investie de significations et de désirs qui te dépassent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question du corps finit par absorber toutes les autres&nbsp;: la révolution, le féminisme, la lutte contre la dictature, le rapport à l&rsquo;occident, les conflits sociaux, les mécanismes de financement du cinéma, l&rsquo;héritage colonial. Tout converge vers cette interrogation fondamentale de la maîtrise du corps et de sa miseen circulation dans les dispositifs du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ton revirement chère Baya tient précisément à ce déplacement du regard. Là où tu voyais autrefois un corps libre, tu vois maintenant un corps captif des codes de mise en spectacle. C’est pourquoi tu insistes aujourd&rsquo;hui sur l’inscription du corps dans une histoire collective, sociale et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La réappropriation du corps dévoyé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière partie de ton texte prend presque la forme d’une reconquête. Lorsque tu affirmes vouloir <em>«retrouver ton corps»</em>, tu ne parles pas seulement de chair et d’os mais d’une réappropriation symbolique : non pas une propriété privée de l’individu autonome célébré par le libéralisme, mais un espace traversé par la mémoire, les rapports de classe et de domination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la force (mais aussi toute l’ambiguïté) de ton texte réside là. Car ce que tu qualifies aujourd’hui d’emprise est également ce qui avait constitué, à l’époque, la source même de ton sentiment de liberté. Le véritable sujet de ton article n’est donc pas le film lui-même, mais la lutte entre ces deux interprétations divergentes de ton propre corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le très significatif épisode de la prothèse mammaire résume à lui seul ce renversement. Ce qui n’était alors qu’un détail de tournage devient le symptôme d’un système de représentation auquel tu estimes t’être soumise aveuglément. Il méritait tout de même plus qu’une simple évocation anecdotique et ironique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’une actrice novice se voie demander de rembourrer sa poitrine pour correspondre à une idée fantasmée de la femme tunisienne aurait dû, en principe, te faire sursauter et provoquer immédiatement une réaction avec, en chaîne, tous les questionnements corolaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable enjeu est alors moins celui de l’instrumentalisation que celui de la soumission à des canons esthétiques et à la hiérarchie de normes discriminatoires auxquelles ton corps devait se conformer pour devenir un stéréotype lisible à l’écran de manière prégnante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme après une longue cuite, la Baya de 2026 soutient la Baya de 2015 et la ramène à la réalité selon un mécanisme fréquent dans les récits de vie. Dans le sillage d’un Michel Leris (<em>‘‘L’âge d’homme’’</em>) ou d’un Roland Barthes (<em>‘‘Roland Barthes par Roland Barthes’’</em>) qui ont fondé l’autobiographie moderne en abordant sous un angle critique leurs propres contradictions, tu soignes comme eux ta blessure narcissique. (Les meilleurs onguents, je me permets de te dire, sont la tendresse, l’indulgence et l’humilité).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, considérer ton réquisitoire comme le simple désaveu d’un film, un mea culpa théâtral, une catharsis ou une volonté de réconciliation, ne peut être que facile ou réducteur. En fait, il est tout à la fois, car il ambitionne une réflexion de fond sur la représentation, la dépossession symbolique et les ambiguïtés du cinéma tunisien domestiqué par la mondialisation et transformé, de ce fait, en produit de prêt à penser.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘A peine j’ouvre les yeux’’</em> n’est-il pas, vu sous cet angle, la traduction cinématographique d’une formule toute faite que les médias internationaux ont inlassablement ressassée à longueur de téléjournal&nbsp;? <em>«La révolution du jasmin est le fait d’une jeunesse éduquée, urbaine, moderne et encore hésitante dans sa quête d’elle-même.»</em> Voilà l’illustration parfaite d’un récit d’apprentissage simplificateur et aisément consommable que les médias du monde entier ont incrusté dans l’opinion&nbsp;! Et bien sûr, le film abonde dans le sens de ce conditionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présentée sous la forme séduisante d’une carte postale musicale, cette vision a offert à un public occidental, déjà préparé à la recevoir, un message rassurant, provenant d’une Tunisie en transition, suffisamment familière pour cultiver l’empathie, assez exotique pour entretenir la fascination et tellement vulnérable qu’elle suscite la compassion. La révolution y devenait moins un bouleversement politique qu’un balbutiement, un parcours initiatique intime, flattant le regard teinté de paternalisme du spectateur occidental lambda, juste disposé à voir dans ce soulèvement une aspiration individuelle plutôt que la revendication de liberté de tout un peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ton texte chère Baya relève de ce que l’on pourrait appeler une autocritique militante à la lumière d’une nouvelle appréhension du contexte. Entre manifeste et profession de foi, c’est précisément cette double nature, de confession authentique et d’acte d’accusation intransigeant, qui confère tout son impact à ton brûlot, expliquant, par là même, toutes les réticences qu’il rencontre parmi les <em>«professionnels de la profession»</em> et certains cinéphiles tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce pavé dans la marre ou plutôt ce coup de pied dans la fourmilière n’a pas seulement le mérite de réévaluer un film daté et tout compte fait, conjoncturel, il nous force à faire le bilan du modèle culturel tunisien postrévolutionnaire, enlisé dans les compromissions et les accommodements avec les instances occidentales de légitimation dont il attend, encore et toujours, la reconnaissance, le financement et la consécration symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Baya, en mettant courageusement en jeu ta propre personne, tu n’as fait que rappeler la nécessité d’un débat, depuis longtemps différé. Ayant enfin ouvert les yeux, déchiffré, nommé et déconstruit les modes de fonctionnement du système que tu t’engages désormais à combattre, tu te trouves à présent face à un autre défi, car la question n’est plus celle du témoignage ou de l’expiation, mais celle des moyens et de l’action. Avec quelle stratégie et quels alliés ta lucidité nouvelle produira-t-elle autre chose qu’une dénonciation pour transformer les constats amers en leviers d’émancipation&nbsp;?</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Hichem.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Réalisateur de documentaires.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dDF2HPsPY9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/24/a-peine-jouvre-les-yeux-de-leila-bouzid-la-revolte-faite-femme/">‘‘A peine j’ouvre les yeux’’ de Leila Bouzid : La révolte faite femme</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘A peine j’ouvre les yeux’’ de Leila Bouzid : La révolte faite femme » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/24/a-peine-jouvre-les-yeux-de-leila-bouzid-la-revolte-faite-femme/embed/#?secret=vBjMZyXVpw#?secret=dDF2HPsPY9" data-secret="dDF2HPsPY9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Vérand’Art &#124; Quand la poésie devient un chemin d’individuation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 08:58:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Vérand’Art]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vérand’Art à Salammbô : un espace où l’humain peut encore entendre la poésie qui parle en lui avant le bruit du monde.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/13/verandart-quand-la-poesie-devient-un-chemin-dindividuation/">Vérand’Art | Quand la poésie devient un chemin d’individuation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans la soirée du mercredi 4 juin 2026, à Vérand’Art, 9 rue Alturas, Kram-Salammbô, il ne s’est pas simplement tenu une rencontre autour de la poésie. Il s’est ouvert un espace rare, presque devenu clandestin dans nos sociétés saturées de vitesse : un espace où l’humain peut encore entendre ce qui parle en lui avant le bruit du monde.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18926005"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il y avait des poètes, des lecteurs, des silences aussi. Et quelque chose d’étrange traversait la soirée dès les premiers textes : les voix semblaient se répondre sans s’être concertées, comme si chaque poème venait poursuivre secrètement celui qui l’avait précédé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu à peu, la rencontre cessait d’être un simple événement culturel. Elle devenait une traversée intérieure collective, comme si la poésie révélait, derrière les individus présents, une architecture invisible de la conscience humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée commença symboliquement par cette question fondatrice que toutes les civilisations ont tenté de résoudre : comment relier le ciel et la terre ? Comment faire descendre l’invisible dans une existence concrète ? Car écrire n’est peut-être rien d’autre que cela : permettre à une pensée de devenir chair, permettre à une émotion informe de trouver enfin une langue capable de la contenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le <em>«je»</em> cherche le <em>«nous»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À cet instant, quelque chose d’essentiel apparaissait déjà : derrière chaque poème se cachait la même interrogation contemporaine. Comment habiter sa propre vie sans disparaître dans le vacarme collectif ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors le mouvement vers l’autre commença. Le <em>«je»</em> chercha le <em>«nous»</em>. Et avec lui surgit toute l’ambivalence humaine. Car dès qu’un groupe se forme, même autour de la beauté, apparaissent aussi les fragilités les plus profondes : le besoin d’être reconnu, les blessures narcissiques, les rivalités silencieuses, les luttes invisibles de pouvoir, cette difficulté si humaine à exister sans se comparer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La poésie, le temps d’un soir, n’a pas tenté de masquer cela. Elle a laissé apparaître une vérité beaucoup plus profonde sur notre époque : nous sommes devenus des êtres épuisés de devoir continuellement tenir. Tenir socialement. Tenir économiquement. Tenir psychiquement. Tenir émotionnellement. Et derrière la réponse automatique du <em>«ça va»</em>, il existe souvent une fatigue beaucoup plus ancienne : une fatigue d’exister, peut-être même une fatigue de devoir constamment jouer un rôle pour continuer à appartenir au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément là que la soirée prenait une dimension presque philosophique au sens vivant du terme. Car face à la complexité humaine, les réponses simplistes deviennent des violences invisibles. Réduire l’humain à une identité fixe, à une opinion, à une image ou à une fonction sociale finit toujours par mutiler quelque chose de vivant en lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le rappelle Edgar Morin, la complexité n’est pas un problème à éliminer : elle est la condition même de l’existence humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et peut-être est-ce justement ce que la poésie tente encore de sauver aujourd’hui : la profondeur intérieure. Non pas compliquer le monde, mais empêcher qu’il soit réduit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sauver la profondeur intérieure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des lectures, une autre voie s’ouvrait alors discrètement : celle du recul face à son propre ego, celle d’Henri Michaux. Non comme humiliation de soi, mais comme déplacement intérieur. Apprendre à observer ses masques, reconnaître ses mécanismes de défense, comprendre qu’une identité trop rigide finit souvent par devenir une prison psychique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cet instant, la rencontre dépassait largement le cadre littéraire. Elle prenait presque la forme d’une expérience jungienne collective. Comme si chaque texte faisait traverser une étape du processus d’individuation : rencontrer son ombre, traverser ses contradictions, désidentifier progressivement l’ego, puis revenir au monde avec davantage de présence et moins de domination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et peut-être est-ce pour cela que certains moments de la soirée avaient quelque chose de profondément apaisant. Comme si, pendant quelques instants, la poésie suspendait l’obligation de performance qui épuise désormais les êtres. Elle rappelait discrètement que l’humain ne se construit pas uniquement dans la compétition ou la visibilité, mais aussi dans sa capacité à transmettre, à partager le pain, à laisser circuler la vie au-delà de lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vint ce moment presque incandescent : le poème de clôture. Celui de Hichem Ben Ammar. Qui commence par : <em>«Je suis.»</em> Et soudain tout semblait tomber. Les rôles. Les postures. Les identités défensives. Les personnages sociaux que nous passons tant de temps à protéger. Il ne restait plus qu’une présence nue : être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être que la poésie commence exactement là : dans cet espace fragile où l’humain cesse momentanément de vouloir paraître pour recommencer à exister.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la participation des poètes Hichem Ben Ammar, Ahmed Ben Mahmoud, Mahmoud Chalbi et du jeune Amine Debbiche, ainsi que de Jacques Emmanuel Ottavi, philosophe et psychanalyste, Ibtissem Bejaoui, Zahra Chaouch, Amina Chenik et Chaker Ouahada, cette rencontre aura rappelé une chose essentielle : <em>Dans une époque saturée de bruit, de vitesse et d’identités rigides, la poésie demeure encore l’un des rares lieux où la conscience humaine peut respirer.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cKwqZgdAnx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/naissance-de-verandart-un-espace-pour-respirer/">Naissance de Verand’art | Un espace pour respirer  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Naissance de Verand’art | Un espace pour respirer   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/naissance-de-verandart-un-espace-pour-respirer/embed/#?secret=23Qtk5LO3E#?secret=cKwqZgdAnx" data-secret="cKwqZgdAnx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/13/verandart-quand-la-poesie-devient-un-chemin-dindividuation/">Vérand’Art | Quand la poésie devient un chemin d’individuation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>JCC, la fin d’une promesse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/jcc-la-fin-dune-promesse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 08:17:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma africain]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Ben Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[JCC 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les JCC ronronnent dans une bureaucratie paralysante. Le cinéaste Hichem Ben Ammar appelle à dépoussiérer le plus vieux festival de cinéma arabo-africain.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’auteur de cette tribune est cinéaste, historien de cinéma et universitaire qui a accompagné les Journées cinématographiques (JCC) depuis leur création en 1966. Le regard critique qu’il jette aujourd&rsquo;hui sur l’évolution du plus vieux festival de cinéma au sud de la Méditerranée mérite d’être connu, partagé et, surtout, médité. Ce festival, en perte de repères, a besoin d&rsquo;être rénové de fond en comble et, d&rsquo;abord, débarrassé</em> <em>du carcan de la bureaucratie qui le paralyse par sa légendaire médiocrité. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hichem Ben Ammar</strong> * &nbsp;&nbsp;</p>



<span id="more-18119526"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar.jpg" alt="" class="wp-image-7473513" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le coup de grâce vient d’être porté à un festival déjà vacillant, en perte manifeste de repères, d’autorité et de légitimité. Les <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/pourquoi-le-jury-de-jcc-2025-a-boycotte-la-ceremonie-de-cloture/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">faits rapportés par le jury</a> de la 36ᵉ édition des JCC sont d’une gravité telle qu’ils hypothèquent l’avenir de la plus ancienne manifestation cinématographique arabo-africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’heure où les festivals de la région se multiplient, gagnent en professionnalisme et affirment des lignes éditoriales claires, Carthage est plus que jamais otage de lourdeurs bureaucratiques et d’ingérences opaques, révélant un déficit de gouvernance à l’origine du scandale qui vient de se produire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une volonté de contrôle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Remettre en question la sacralité d’un jury trahit une volonté de contrôle incompatible avec l’indépendance artistique et l’esprit même des festivals de cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’immixtion dans les décisions d&rsquo;une instance censée être souveraine envoie un signal dissuasif à l’ensemble de la communauté cinématographique mondiale. C’était la faute à ne surtout pas commettre ! Quel cinéaste soucieux de son intégrité et de son renom accepterait encore d’associer son nom aux JCC ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit donc nullement d’un simple incident protocolaire, mais d’une crise de confiance profonde entre le jury international et l’instance organisatrice, une fracture dont les répercussions dépassent largement la présente édition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le monde des festivals, une réputation se construit lentement mais se défait très vite. Une image ternie par ce type de dysfonctionnement est extrêmement difficile à redorer, surtout dans un paysage concurrentiel où d’autres événements régionaux offrent davantage de cohérence, de respect des standards internationaux et de considération pour les professionnels invités, souvent avec des moyens bien supérieurs. Ces manifestations sont solides parce qu’elles sont en adéquation avec les principes qu’elles affichent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une image ternie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que reste-t-il de l’imaginaire fondateur du Festival de Carthage ? Le non-alignement, la défense des cinémas du Sud face à la mondialisation ? L’indépendance morale et politique revendiquées depuis ses origines ne sont plus que des formules incantatoires, des alibis vidés de leur substance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aseptiser le festival, le dépouiller à ce point de son âme, revient non seulement à affaiblir son impact et son rayonnement, mais surtout à renoncer à ce qui constituait sa singularité historique et son prestige symbolique. Réduire au silence un jury international, c’est rompre un contrat moral fondamental. L’ensemble résonne comme un constat d’échec, presque comme une oraison funèbre pour un festival incapable de se réinventer ou de préserver son ADN.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est alors indispensable d’en appeler à la responsabilité des cinéastes tunisiens qui, par attachement affectif, par routine ou par crainte du vide, continuent de cautionner l’inacceptable et de s’accommoder du marasme afin de maintenir artificiellement en vie une institution dont les fondations sont depuis longtemps fissurées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet acharnement thérapeutique n’a rien d’un témoignage de fidélité ou de résistance : il relève d’une illusion collective, celle de croire qu’un événement privé de son éthique, de son autonomie et de sa force morale pourrait encore servir une cause juste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoin de rénovation </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Continuer à participer, à justifier l’injustifiable, c’est prolonger l’agonie d’un mythe. C’est entériner la banalisation des interférences politiques, des dysfonctionnements structurels et du mépris des règles élémentaires de gouvernance culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A ce stade, préserver le festival dans son état actuel n’est plus un acte progressiste, mais une compromission déguisée en loyauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela fait des années qu’un refus collectif aurait pu ouvrir la voie à une alternative plus digne et plus exigeante. Le boycott n’aurait nullement été une trahison ; il aurait pu constituer un acte fondateur, lucide et courageux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle génération de cinéastes et de professionnels sera-t-elle capable de réinventer un espace réellement indépendant, fidèle aux valeurs que Carthage invoque encore sans plus les défendre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire des festivals est sans appel : les institutions culturelles ne disparaissent pas sous l’effet de la critique, elles s’éteignent parce que l’on s’accroche coûte que coûte à leurs oripeaux, en refusant d’affronter leur faillite. La véritable responsabilité aujourd’hui n’est donc pas de <em>«sauver»</em> ce festival à tout prix, mais d’oser la rupture pour reconstruire. Sans ce sursaut, il n’y aura ni renaissance ni alternative viable, seulement la lente normalisation de l’échec.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Co-fondateur de l&rsquo;<a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=61558300607801&amp;__cft__%5b0%5d=AZZg2ouqCgNGwT9vD8bxlxABaPiA_rJ87K1DciJQ27-P_sspnAxFjRietkymi6Y7YsK16vbnO14BQVENr2VuUz_jaZ7pahl8tV7E3TUSLoOi7Bi0Xe4jf76osLKmXLlQSYE&amp;__tn__=-%5dK-R">&lsquo;<strong>Union professionnelle d’industrie cinématographique et Audiovisuelle (Upica).</strong></a></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="h0PDHK9SuX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/pourquoi-le-jury-de-jcc-2025-a-boycotte-la-ceremonie-de-cloture/">Pourquoi le jury des JCC 2025 a boycotté la cérémonie de clôture</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi le jury des JCC 2025 a boycotté la cérémonie de clôture » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/pourquoi-le-jury-de-jcc-2025-a-boycotte-la-ceremonie-de-cloture/embed/#?secret=QaTRGuraTB#?secret=h0PDHK9SuX" data-secret="h0PDHK9SuX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Regard académique sur l’histoire de l’esclavage en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/regard-academique-sur-lhistoire-de-lesclavage-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 11:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Académie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Bey]]></category>
		<category><![CDATA[Beit Al HIkma]]></category>
		<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Ben Ammar]]></category>
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		<category><![CDATA[Marwa Marnaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Jouili]]></category>
		<category><![CDATA[stambali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De l’esclavage en Tunisie à son abolition et ses manifestations contemporaines, au centre d'une rencontre à Carthage. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/regard-academique-sur-lhistoire-de-lesclavage-en-tunisie/">Regard académique sur l’histoire de l’esclavage en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts (Beit Al Hikma) a organisé, jeudi 11 et vendredi 12 décembre 2025, à son siège à Carthage, un colloque intitulé «De l’esclavage en Tunisie à son abolition et ses manifestations contemporaines», visant à réinterpréter, d’un point de vue académique, une page de l’histoire du pays dans ses dimensions sociale, culturelle et identitaire.</em></strong></p>



<span id="more-18083818"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux ont été répartis en quatre sessions, avec des présentations, en arabe et en français, portant sur l&rsquo;histoire de la présence des Africains à la peau noire en Tunisie; les origines du décret d’abolition de l’esclavage signé par Ahmed Bey le 23 janvier 1946; le décalage entre l’abolition légale et les pratiques sociales&nbsp;; et la persistance et manifestations actuelles du phénomène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ont été abordés, entre autres, des thèmes qui relient l’archéologie, l’histoire des idées et les impacts socio-économiques, notamment une présentation sur la libération des oasis et ses effets sur la société et l’économie dans la seconde moitié du XIX<sup>e</sup> siècle, avec Kebili cité comme étude de cas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre session a été consacrée au patrimoine culturel et musical, avec une présentation sur la musique Stambali, envisagée comme un parcours allant de l’expérience historique de l’esclavage à l’expression de l’identité tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les intervenants du forum figuraient Taoufik Ben Ammar, Jaâfar Ben Nasr, Marwa Marnaoui, Hayet Mejri, Hichem Ben Ammar, Salah Trabelsi, Mansour Abdeljelil, Yamina Aouni, Leïla Zaghdoud, Anis Ben Ammar et Rabah Arqoubi. La référence à l&rsquo;abolition de 1846 s&rsquo;appuie sur un patrimoine documentaire internationalement reconnu&nbsp;: l&rsquo;UNESCO décrit, dans son registre «&nbsp;Mémoire du monde&nbsp;», un ensemble d&rsquo;archives relatives à l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage en Tunisie (1841-1846), comprenant le décret d&rsquo;Ahmed Pacha Bey, des circulaires, de la correspondance, des actes notariés et des registres fiscaux conservés aux Archives nationales tunisiennes. La Tunisie fut le premier pays arabo-musulman à abolir la traite négrière en 1846, bien que cette abolition n&rsquo;ait eu lieu qu&rsquo;en 1881, avec l&rsquo;occupation française. Le Yémen et l&rsquo;Arabie saoudite, par exemple, ne l&rsquo;ont abolie qu&rsquo;en 1962.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un point de vue démographique et social, la conférence Beit Al Hikma offre ainsi l’opportunité de revisiter les dynamiques de présence, d’intégration et de marginalisation historique des populations noires en Tunisie, ainsi que les traces qu’elles ont laissées dans les territoires, les pratiques et les mémoires collectives. Elle vise à relier passé et présent sur une base documentaire et interdisciplinaire.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/regard-academique-sur-lhistoire-de-lesclavage-en-tunisie/">Regard académique sur l’histoire de l’esclavage en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rencontre littéraire &#124; Hichem Ben Ammar, la poésie et l’IA</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/rencontre-litteraire-hichem-ben-ammar-la-poesie-et-lia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2025 08:17:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beït el-Hikma]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Ben Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvel ouvrage de Hichem Ben Ammar au sujet insolite:  ‘La poésie en question. Entretien avec l’intelligence artificielle’’ </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/rencontre-litteraire-hichem-ben-ammar-la-poesie-et-lia/">Rencontre littéraire | Hichem Ben Ammar, la poésie et l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cinéaste et poète, Hichem Ben Ammar vient de publier deux ouvrages d’un coup, un recueil de poèmes ‘‘En veux-tu ? En voilà !’’ (Contraste Éditions) et un essai au thème inattendu ‘‘La poésie en question. Entretien avec l’intelligence artificielle’’ (Sud Éditions). Il s’agit  d’une réflexion insolite sur l’acte d’écrire et ses défis actuels à l’heure de l’IA.  </em></strong></p>



<span id="more-15922923"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur présentera ses deux ouvrages à l’occasion de la Journée mondiale de la poésie, vendredi 21 mars 2025, à 21 heures lors d’une rencontre au palais de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts (Beït el-Hikma), à Carthage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet événement réunira des scientifiques, des artistes et des universitaires pour débattre de l’avenir de la poésie et de la créativité artistique, à l’ère de l’IA.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/rencontre-litteraire-hichem-ben-ammar-la-poesie-et-lia/">Rencontre littéraire | Hichem Ben Ammar, la poésie et l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Conférences sur le croisement des arts à Beït Al-Hikma</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/30/conferences-sur-le-croisement-des-arts-a-beit-al-hikma/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2024 08:10:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Académie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Anas Ghrab]]></category>
		<category><![CDATA[art numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Beït Al-Hikma]]></category>
		<category><![CDATA[Faten Chouba Skhiri]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Ben Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La thématique du croisement des arts au centre de deux conférences à Beït Al-Hikma.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/30/conferences-sur-le-croisement-des-arts-a-beit-al-hikma/">Conférences sur le croisement des arts à Beït Al-Hikma</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït Al-Hikma, a organisé, le vendredi 26 avril 2024, au Palais de l’Académie à Carthage-Hannibal, deux conférences autour de la thématique des «Croisements des arts».</em></strong> <em>(Illustration : Anas Ghrab, Hichem Ben Ammar et Faten Chouba Skhiri.) </em></p>



<span id="more-12646947"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La première conférence, qui a été donnée par Pre Faten Chouba Skhiri, était axée sur <em>«Le croisement des arts à l’ère du ‘tout numérique’ et le système des beaux-arts»</em>. L’intervenante y a soulevé la question de penser l’art dans le tout-numérique qui impose, aujourd’hui, de revenir sur la question de l’essence de l’art. Elle a évoqué le retour à quelques tentatives de réponses formulées par les philosophes, tel qu’Alain pour, éventuellement, pouvoir re-contextualiser les formes actuelles dans une perspective de filiation réflexive afin d’éviter la rationalité d’un pur déterminisme technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Pr Anas Ghrab a traité, quant à lui, du thème <em>«Musique et technologie&nbsp;: évolution des contextes théoriques, scientifiques et économiques»</em> et s’est attelé à rappeler que la musique et la technologie entretiennent une relation historique étroite, depuis l’apparition des premiers instruments de musique jusqu’à l’utilisation des technologies numériques dans la production musicale. Son intervention a présenté les traits les plus importants de cette évolution en s’appuyant sur des exemples tirés, d’une part, de l’histoire de la culture arabe, et d’autre part, de l’émergence d’institutions et de stratégies spécifiques à la relation entre arts et technologies, lors de la révolution industrielle puis avec l’émergence de l’intelligence artificielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le Pr Ghrab a démontré l’importance du rôle économique joué par le domaine musical au sein de la société et le développement logique de l’équation science, technologie, recherche et économie dans le cadre du champ artistique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/30/conferences-sur-le-croisement-des-arts-a-beit-al-hikma/">Conférences sur le croisement des arts à Beït Al-Hikma</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Enjeu de l’image et responsabilité des cinéastes face au monde</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/29/enjeu-de-limage-et-responsabilite-des-cineastes-face-au-monde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 10:24:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Anron Milchan]]></category>
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		<category><![CDATA[Hollywood]]></category>
		<category><![CDATA[lobby sioniste]]></category>
		<category><![CDATA[Menahim Golan]]></category>
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		<category><![CDATA[stéréotypes]]></category>
		<category><![CDATA[Yoav Galant]]></category>
		<category><![CDATA[Yoram Globus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment aborder la complexité des problèmes du monde avec toutes leurs nuances en usant d’arguments et non de paravents sensationnels?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/29/enjeu-de-limage-et-responsabilite-des-cineastes-face-au-monde/">Enjeu de l’image et responsabilité des cinéastes face au monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La confection des stéréotypes procède d’une propagande orchestrée, répétitive, systématique selon les principes pavloviens. Au nom de l’universalité, le cinéma et Hollywood en particulier fabriquent des lieux communs à la chaîne. Comment aborder la complexité des problèmes du monde avec toutes leurs nuances en usant d’arguments et non de paravents sensationnels?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Hichem Ben Ammar</strong> *</p>



<span id="more-11791885"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar.jpg" alt="" class="wp-image-7473513" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Qu’a-t-on le droit de dire haut et fort à l’ensemble du monde quand on est originaire d’un pays du Sud, anciennement colonisé? Quel propos est-on autorisé à formuler et sur quel ton pour pouvoir accéder aux réseaux de grande visibilité? A quelle idéologie doit-on se conformer? A-t-on le droit de valoriser des archétypes universels et humanistes en se basant sur des spécificités culturelles ou est-on contraint à produire de la couleur locale et des stéréotypes réducteurs, car accessibles à l’entendement du large public, lui-même conditionné par un matraquage incessant?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confection de ces stéréotypes procède d’une propagande orchestrée, répétitive, systématique selon les principes pavloviens. Au nom de l’universalité, le cinéma et Hollywood en particulier fabriquent des lieux communs à la chaîne. Rappelons-nous comment a été façonnée l’image des Amérindiens pour justifier et légitimer leur extermination. N’oublions pas la caricature du communiste lors de la guerre froide, à travers les films d’espionnage. Souvenons-nous aussi des représentations de l’ennemi dans la pléthore de films de guerre américains et autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La supposée supériorité de l’homme occidental</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cliché du noir, de l’oriental, de l’immigré, du résistant, du terroriste et de tant d’autres figures sont soumises à des déformations fantaisistes, à l’exagération, à la falsification et dans le meilleur des cas à l’approximation pour ancrer des préjugés et des idées indélébiles confirmant la supériorité de l’homme occidental. Le cinéma est un des moyens d’influence les plus puissants pour nous rappeler la loi du plus fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prétendre que le cinéaste est totalement libre est une illusion, une naïveté. Le créateur ou la créatrice sont encadrés par une meute d’experts. Il/elle intègre les conseils qu’on leur donne quand il/elle ne se fait pas manipuler au point de devenir de simples prête-noms.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que produit industriel le film passe par de nombreux filtres exactement comme dans les usines où il y a un contrôle qualité en amont et en aval. Du script-docteur, au distributeur, en passant par les bailleurs de fonds et les directeurs artistiques de festivals, le système impose ses normes. Mais c’est le producteur qui est le garant du suivi de ce contrôle du contenu car c’est lui qui flaire les tendances du moment et qui anticipe les tenants et aboutissants du marché dominé (et ce n’est un secret pour personne) par le lobby sioniste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les producteurs israélo-américains Menahim Golan et Yoram Globus, ex-pilotes de guerre de Tsahal [l&rsquo;armée israélienne, Ndlr], devenus producteurs à Hollywood dans les années 90, sont d’excellents exemples de cette mainmise sur l’industrie du divertissement. Quant au producteur américain Anron Milchan (<em>‘‘Pretty Woman’’</em>) qui a avoué être un espion du Mossad [le service de renseignements israélien, Ndlr] , il n’est certainement pas le seul à être infiltré dans la nomenclature, un club très fermé où on n’entre que si on a montré patte blanche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une forme de censure qui ne dit pas son nom</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu de l’image est géopolitique. Ne pas vouloir le reconnaître c’est faire preuve d’aveuglement ou de complicité avec un système qui écarte, discrédite ou récupère toute tentative de résister aux formatages, cette forme de censure qui ne dit pas son nom. La propagande en question a pour but, par exemple, de préparer le terrain à une phrase monstrueuse comme celle de Netanyahu : <em>«Les palestiniens de Gaza sont des animaux qu’il faut exterminer» </em>[en fait, pour être plus précis, c’est le ministre israélien de la Défense, Yoav Galant, qui a déclaré : <em>«Nous imposons un siège total contre la ville de Gaza. Il n’y a pas d’électricité, pas de nourriture, pas d’eau, pas de carburant. Tout est fermé. Nous combattons les animaux humains et nous agissons en conséquence»</em>, Ndlr].</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affirmation d’une telle énormité a été possible car l’impact sournois de la manipulation quotidienne de l’opinion mondiale a depuis fort longtemps consisté à rendre admissible une telle énonciation afin qu’elle ne choque pas, ayant été préalablement justifiée par des preuves présumées, des faits, des situations, des exemples, fournis par les faiseurs d’images et notamment ceux des pays arabes, en l’occurrence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela veut-il dire que nous devons occulter les problèmes de nos pays, ne pas dénoncer, ne pas dévoiler? Comment formuler la critique pour qu’elle ne tombe pas dans le dénigrement contre-productif ? Comment aborder la complexité des problèmes avec toutes leurs nuances? Comment éveiller les consciences en usant d’arguments et non de paravents sensationnels? Telle est notre passionnante responsabilité de cinéastes face au monde. Seules les images peuvent dire si nous méritons ou pas notre indépendance dans le concert des nations, car faire des images déontologiques c’est d’abord revendiquer la dignité.**</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Réalisateur et critique de cinéma.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/29/enjeu-de-limage-et-responsabilite-des-cineastes-face-au-monde/">Enjeu de l’image et responsabilité des cinéastes face au monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les camaïeux et haïku de Hichem Ben Ammar  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/07/les-camaieux-et-haiku-de-hichem-ben-ammar/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Oct 2023 06:53:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[camaïeux]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[haïku]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Ben Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Librairie Fahrenheit 451]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'autre Hichem Ben Ammar : peintre et poète. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/07/les-camaieux-et-haiku-de-hichem-ben-ammar/">Les camaïeux et haïku de Hichem Ben Ammar  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>On le connaît critique de cinéma et réalisateur, auteur de plusieurs films documentaires, mais Hichem Ben Ammar est un artiste polyvalent et aux divers talents : il est aussi peintre et poète à ses heures.    </em></strong></p>



<span id="more-10065432"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Librairie Fahrenheit 451, à Carthage, va nous révéler cette face secrète de l’artiste en présentant du 14 octobre au 2 novembre 2023 une exposition de paysages camaïeux, peintures où il n&#8217;emploie qu’une couleur avec des tons différents.<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vernissage de l’exposition, prévu le 14 octobre à partir de 17 heures sera aussi marqué par la présentation du nouveau recueil de haïku, très courts poèmes en trois vers, ‘‘Bribes et débris de la mémoire’’ publié par Contraste Editions.</p>
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		<title>Colloque à Beit Al-Hikma : Bourguiba, encore et toujours</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/06/colloque-a-beit-al-hikma-bourguiba-encore-et-toujours/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 05:55:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beit Al-Hikma]]></category>
		<category><![CDATA[Faouzia Charfi]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Ben Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Ben Romdhane]]></category>
		<category><![CDATA[Zuhairi Misrawi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Habib Bourguiba demeure omniprésent dans la mémoire et l’imaginaire de tous les Tunisiens, de l’ancienne et de la nouvelle génération.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/06/colloque-a-beit-al-hikma-bourguiba-encore-et-toujours/">Colloque à Beit Al-Hikma : Bourguiba, encore et toujours</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"> <strong><em>Habib Bourguiba (3 août 1903 &#8211; 6 avril 2000), que l’on surnommait «Al-Moujahed al-Akbar» (Le combattant suprême), demeure omniprésent dans la mémoire et l’imaginaire de tous les Tunisiens, de l’ancienne et de la nouvelle génération.</em></strong></p>



<span id="more-8243896"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Des figures politiques ayant côtoyé Bourguiba de très près, des penseurs, des académiciens et des citoyens étaient présents, le samedi 3 juin 2023, à une table-ronde autour de<em> «Bourguiba aujourd’hui»</em>, organisée aux Archives nationales de Tunisie (ANT).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des souvenirs, des confessions et des reproches ont marqué cette rencontre assez spéciale où l’humain et le politique se sont rejoints dans une sorte d’admiration et de reconnaissance éternelle pour un patriote réputé pour sa grande culture, sa sagesse, son charisme et son attachement à ses concitoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les témoignages ont levé le voile sur des moments inoubliables dont seuls ceux qui les ont vécus peuvent ressentir l’intensité. Bourguiba, le président, l’orateur, l’intellectuel, le visionnaire était là avec tous ses états, sa vitalité, ses qualités, ses défauts, ses moments de doute ou de faiblesse, résumant le parcours assez riche et unique d’un homme d’exception à plus d’un titre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bourguiba, un riche héritage</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ma vie a été marquée par sa politique»</em>, a avancé l&rsquo;intellectuelle et féministe Faouzia Charfi dans un témoignage sur l’héritage de Bourguiba, parlant notamment du Code du statut personnel (CSP) qui a révolutionné les codes sociaux et qui l’a conduit à être en rupture avec la tradition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche d’un politicien qui a osé la rupture sur deux grandes décisions, dit-elle, motivées par le fait qu’il croyait beaucoup à la science : la détermination des fêtes religieuses et des mois sacrés par une méthode scientifique basée sur les calculs astronomiques (23 février 1960) et le choix du calendrier grégorien (loi 24 juillet 1965) s’inscrivant dans la tradition d&rsquo;Atatürk qui avait adopté ce calendrier en 1926.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une autre facette du régime bourguibien. L’ancienne secrétaire d’Etat a émis des réserves quant à la relation de Bourguiba avec le concept de la modernité. <em>«Dès les années de l’indépendance, un certain aspect de ce que pourrait être la Tunisie, la pluralité, a été omis»</em>, a-t-elle souligné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;agissant de la Constitution adoptée en 1956, elle regrette le fait qu’elle a écarté la pluralité dans le pays, en rapport avec les minorités religieuses ainsi que la composante ethnique, citant la communauté berbère qui s’est manifestée après 2011 et qui avait été complètement occultée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre Bourguiba et Soekarno</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réputation de Bourguiba ayant franchi les frontières trouve son écho auprès d’un géant asiatique, l’Indonésie, à travers un témoignage fort et émouvant de Zuhairi Misrawi, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la république d’Indonésie en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’exprimant avec une belle langue arabe littéraire, le diplomate est revenu sur l’amitié ayant uni les anciens présidents Soekarno et Bourguiba dont les portraits occupent chaque coin de l’ambassade indonésienne à Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grand admirateur de l’œuvre de Bourguiba, il évoque un homme qui avait réussi à sceller des liens d’amitié éternels entre les peuples tunisien et indonésien et ce depuis les années 50 et sa visite à Jakarta avant même l’indépendance de la Tunisie. Entre Bourguiba et Soekarno, une longue histoire d’amitié basée sur les valeurs du respect, du travail et du patriotisme, a déclaré Misrawi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bourguiba était, selon le diplomate, l’incarnation des grandes valeurs humaines, des principes philosophiques et des valeurs morales et de l’amitié entre les peuples.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il appartient à toute la nation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Habib Bourguiba était au cœur de tous les hommages du 1er au 3 juin 2023 dans un colloque international intitulé <em>«Habib Bourguiba, le fondateur»</em> dont les actes seront publiés dans un livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le président de l’Académie Beit Al-Hikma, Mahmoud Ben Romdhane, l’intérêt pour ce colloque a dépassé toutes les attentes. <em>«Notre Académie tenait à ressusciter la mémoire de ce fondateur qui a été occulté pendant 35 ans, dans ce colloque axé sur deux fondamentaux. Bourguiba appartient à toute la Nation, dit-il, et il a fallu adopter la diversité des points de vue y compris ceux qui se sont opposés à lui, dans le cadre d’une rencontre qui soit digne du niveau d’une académie, en prenant de la distance vis-à-vis du personnage et en l’abordant d’un angle académique»</em>, a expliqué Ben Romdhane. Et de conclure : <em>«C’était notre manière de lui rendre hommage posthume et je pense qu’il aurait aimé entendre ce qui a été dit dans toute sa diversité y compris dans sa remise en cause, au moins dans certains moments de sa vie et de sa politique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le documentaire du cinéaste Hichem Ben Ammar <em>« Bourguiba de retour »</em>, sorti en 2017, a été projeté à la fin du colloque. Fiction ou réalité, ce retour semblait inévitable pour une bonne partie des Tunisiens qui n’arrivent pas à faire le deuil d’un président parti dans l’indifférence totale, et dont tous les successeurs ont tenté en vain d’effacer la mémoire restée vivace dans le cœur de ses compatriotes, toutes tendances confondues. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec Tap</em></strong>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : les JCC, un festival en danger</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/17/tunisie-les-jcc-un-festival-en-danger/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 05:56:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Ben Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[JCC]]></category>
		<category><![CDATA[Le Colisée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment consolider le positionnement des JCC dans le concert des festivals régionaux et internationaux.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le but des propositions suivantes est de consolider le positionnement des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) dans le concert des festivals régionaux et internationaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Hichem Ben Ammar</strong> *</p>



<span id="more-7473503"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar.jpg" alt="" class="wp-image-7473513" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Hichem-Ben-Ammar-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les JCC sont en effet confrontées à une sérieuse concurrence. Tiers-mondistes dès son origine, ce festival a tenté de se dresser comme une digue face au colonialisme puis face à la mondialisation. La défense des images produites au Sud constitue, plus que jamais, un enjeu géopolitique. La Tunisie s&rsquo;est toujours prévalue de cette forme de résistance culturelle qui a sans cesse, trouvé un formidable écho auprès du public et de la jeunesse. Ce qui distingue les JCC de tous les autres festivals c’est bien leur engagement pour défendre une souveraineté des images. C’est donc une identité du festival qu’il s’agit de préserver. Son originalité devrait justement résider dans le fait de se démarquer de toutes les formes de mimétismes par rapport aux autres festivals inscrits dans une logique hégémonique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un message d’isolement et d’échec.</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Or, le festival bat de l’aile depuis des années. Il claudique par manque de professionnalisme et par manque de vision stratégique. La dernière décision ministérielle, en date du 10 avril 2023, est suicidaire à plus d&rsquo;un titre. Au lieu de raffermir une ligne éditoriale spécifique, le repli sur soi qui s’exprime à travers l’option d’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/10/tunisie-la-prochaine-edition-des-jcc-sera-reservee-seulement-au-cinema-tunisien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une session tuniso-tunisienne</a> non compétitive, constitue, en direction du monde entier, un message teinté de chauvinisme, d’isolement et d’échec.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L6nIOGR6Kh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/10/tunisie-la-prochaine-edition-des-jcc-sera-reservee-seulement-au-cinema-tunisien/">Tunisie : La prochaine édition des JCC sera réservée seulement au cinéma tunisien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : La prochaine édition des JCC sera réservée seulement au cinéma tunisien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/10/tunisie-la-prochaine-edition-des-jcc-sera-reservee-seulement-au-cinema-tunisien/embed/#?secret=rwXBCufPmN#?secret=L6nIOGR6Kh" data-secret="L6nIOGR6Kh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sauver le festival, nous proposons, sur trois ans, une politique d’austérité et de redéfinition des fondamentaux et ce par :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le maintien de la tenue de sessions annuelles (comme cela a été décidé en 2015);</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la nomination immédiate d’une équipe pour trois ans;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la mise en place d’un organigramme avec des fiches de postes et un cahier de charges précis selon des profils et des compétences permettant la compression de l’équipe;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la création d’une commission d’experts chargée de développer une vision prospective sur dix ans en actualisant les statuts du festival;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la rédaction d’un règlement intérieur fixant des modalités pour garantir l’indépendance du festival et régir les relations avec l’administration;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la création d’une commission de recherche de fonds œuvrant à la pérennisation des ressources;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la coordination avec les autres festivals du monde pour fixer la période et une date garantissant la visibilité internationale des JCC;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’établissement de partenariats, de jumelages et d’échanges avec des festivals homologues;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la consolidation de la vocation africaine pour la défense des cinématographies du Sud;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la définition des critères de sélection de films en respectant les fondamentaux du festival dont le but est de promouvoir prioritairement les productions du Sud indépendantes locales, fragiles;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la mise en place de rencontres professionnelles ayant un impact sur l’industrie du film dans les pays du Sud;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’encouragement des partenariats Sud-Sud par la tenue de réunions et de panels;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la relance des débats publics, modérés par des critiques, à l’issue des films;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la diminution du nombre pléthoriques de prix en donnant une valeur numéraire conséquente aux prix officiels : les Tanit d’or, d’argent et de bronze ainsi que les prix d’interprétation;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la réduction de la durée du festival 6 jours au lieu de 8;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la révision à la baisse du nombre d’invités (100 par session au maximum);</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la réduction du nombre de membres des jurys officiels (3 à 5 au maximum par jury);</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la réduction du nombre de films en compétition officielle (12 pour chaque catégorie);</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la diminution des manifestations parallèles pour pouvoir concentrer l’attention du public sur les sélections officielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la limitation des focus à un seul pays par session;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la limitation des hommages à un seul auteur par session (rétrospective dédiée au président du jury qui donnera également une leçon de cinéma);</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la valorisation des soirées spéciales au nombre de 6;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la publication d’un seul catalogue officiel;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’utilisation de l’internet et des réseaux sociaux pour une communication virtuelle de masse;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la concentration des lieux du festival entre la Cité de la Culture et le centre-ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la valorisation de la salle historique du festival : Le Colisée;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la mise à niveau régulière des salles pour un rendement technique respectueux des œuvres et des auteurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0zxDNmvF5S"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/moussa-toure-a-propos-des-jcc-le-festival-sest-reconcilie-avec-lafrique/">Moussa Touré à propos des JCC : « Le festival s&rsquo;est réconcilié avec l&rsquo;Afrique »</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Moussa Touré à propos des JCC : « Le festival s&rsquo;est réconcilié avec l&rsquo;Afrique » » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/moussa-toure-a-propos-des-jcc-le-festival-sest-reconcilie-avec-lafrique/embed/#?secret=0UsjrpNwyZ#?secret=0zxDNmvF5S" data-secret="0zxDNmvF5S" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une image de marque dépoussiérée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour symboliser la volonté de réformer le festival en l’adaptant aux conditions de l’actualité, le remplacement du tapis rouge aux relents consuméristes par des événements festifs correspondant aux préoccupations de la jeunesse et des professionnels, serait l’image de marque dépoussiérée d’un festival pas comme les autres, car il peut très bien faire de la pauvreté une richesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai personnellement aucune autre ambition que celle de voir cet acquis de la Tunisie survivre à la crise qu’il traverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Cinéaste.</em></p>
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