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	<title>Archives des hirak - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des hirak - Kapitalis</title>
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		<title>La nécessité historique d’une transition démocratique consensuelle en Algérie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2025 06:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Algériens aspirent à rétablir la primauté du civil, à réhabiliter l’État de droit et à protéger l’armée du mécontentement social. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/la-necessite-historique-dune-transition-democratique-consensuelle-en-algerie/">La nécessité historique d’une transition démocratique consensuelle en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La date du 1<sup>er</sup> novembre 1954 est le plus fort symbole de l’histoire de l’Algérie en ce qu’elle a exprimé la volonté de se libérer de la domination coloniale et de fonder un Etat moderne. L’indépendance cependant n’était qu’une étape selon le mouvement national ; le but étant le développement économique et la création d’un Etat moderne. Soixante-onze années après cette date, où en est l’Algérie ?</em></strong></p>



<p><strong>Lahouari Addi &amp; Karim Naït Ouslimane</strong> *</p>



<span id="more-17784665"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Lahouari-Addi-Karim-Nait-Ouslimane.jpg" alt="" class="wp-image-17784826"/></figure>
</div>


<p>Il semble bien que le souffle historique de novembre 1954 n’a pas survécu à l’indépendance, et que les élites dirigeantes ont perdu de vue la principale promesse du mouvement national.</p>



<p>La fondation de l’Etat moderne, commencée avec la construction d’un pouvoir central, a été retardée par des vicissitudes historiques qu’il s’agit d’analyser objectivement, en se demandant quelle est la part des acteurs dans un système dont ils ne contrôlent plus l’évolution. Le système domine-t-il les acteurs ou bien ces derniers, au-delà de leurs intérêts, peuvent-ils influencer sa logique désincarnée ?</p>



<p>La question est ainsi posée car l’histoire du pays a créé un système qui a imposé aux dirigeants une logique qui ignore les intérêts de la Nation. D’où la nécessité d’une transition qui n’est plus une question à débattre pour quiconque observe objectivement la société algérienne. Et la question n’est donc plus celle de savoir si une transition est nécessaire, mais de déterminer sa nature et son objectif. S’agit-il d’un simple passage électoral à l’intérieur d’un ordre existant, ou d’un processus consensuel capable de redéfinir la source de la souveraineté et les institutions à l’intérieur de laquelle elle s’exerce ?</p>



<p>Autrement dit : la transition doit-elle s’inscrire dans les formes héritées du système ou les reconfigurer ? C’est cette question politique fondamentale en Algérie qui demande une réponse. A cette fin, il faut revenir sur la genèse de la période postcoloniale et ses vicissitudes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Primauté du militaire sur le politique</h2>



<p>Que dit en effet l’histoire récente de l’Algérie ? La radicalité du pouvoir colonial qui refusait toute réforme avait incité le mouvement national à militariser le politique et à créer un appareil militaire en vue de la libération nationale. Le pouvoir colonial rejetait toute perspective d’indépendance négociée. Le FLN a alors créé une armée clandestine pour mener l’insurrection en 1954. Mais à la veille de l’indépendance, cet appareil militaire a échappé au contrôle du leadership du FLN. En conséquence, le parti n’avait pas la capacité de s’opposer au coup d’État de l’État-Major contre le GPRA, malgré la résistance d’une partie des cadres de l’ALN de l’intérieur.</p>



<p>Entre juin et août 1962, le rapport de force a été tranché militairement : les troupes de l’extérieur, mieux armées, ont imposé leur domination sur celles de l’intérieur. Ce moment a inscrit durablement la centralité militaire dans l’exercice du pouvoir. Le processus s’est achevé en juin 1965 par le coup d’État qui a renversé le président Ahmed Ben Bella, élu en 1963 et également secrétaire général du Bureau politique du FLN, organe censé incarner la souveraineté populaire. Ce Bureau politique a été dissous et remplacé par le Conseil de la Révolution, dominé par les militaires et présidé par le colonel Houari Boumediene.</p>



<p>Le leadership militaire s’était émancipé de toute autorité civile et le politique a été absorbé par la structure militaire qui s’est imposée comme source unique de légitimité. Le pluralisme politique qui existait avant 1954 n’a pas été restauré. Bien que limité par le cadre colonial, il était néanmoins une réalité. Le PPA-MTLD, l’UDMA, l’Association des Oulémas, le Parti communiste étaient des partis qui exprimaient les différentes sensibilités idéologiques de la société. Au lieu de réactiver et d’élargir cette tradition, le régime naissant y a mis fin, institutionnalisant la primauté du militaire sur le politique, transformant le FLN en un appendice de l’administration qui lui avait confié la tâche de gérer la mémoire de la lutte de libération.</p>



<p>En 1962, le politique n’a pas été démilitarisé malgré le principe du congrès de la Soummam : la primauté du politique sur le militaire. La domination du politique par le militaire ne fait pas partie de la culture politique algérienne ; elle est née est de vicissitudes liées à l’histoire du mouvement national qui a créé un appareil militaire qui a échappé à son autorité politique.</p>



<p>La première décennie de l’indépendance a permis l’affermissement de la souveraineté nationale et l’installation d’un pouvoir central dans la continuité directe du projet du mouvement national. Mais elle a aussi mis en place un régime dont la structure institutionnelle a figé le politique au lieu de l’ouvrir pour accompagner la construction d’un Etat moderne reposant sur la légitimité populaire. Il est vrai que l’euphorie des indépendances avait suscité, à l’échelle du Tiers-Monde, un enchantement qui avait sous-estimé le poids des réalités.</p>



<p>En effet, dans les années 1950 et 1960, les discours populistes tiers-mondistes dominaient les champs politiques des nouveaux Etats indépendants. Sans accepter le contrôle populaire, ils affirmaient la nécessité de protéger les peuples de la domination impérialiste et de mettre en œuvre un développement économique que la faiblesse des bourgeoisies nationales ne permettait pas d’engager.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique sans contrôle populaire</h2>



<p>C’est dans cette configuration que Boumediene, jeune officier marqué par son époque, s’est construit comme figure de chef politique, se présentant comme le défenseur des couches sociales populaires et le garant d’un projet de justice sociale. Son modèle était celui de la modernisation autoritaire visant à industrialiser le pays. A cet effet, il a interdit le pluralisme qu’il considérait comme un facteur de division et a aboli l’autonomie syndicale, tout en promettant de réaliser les promesses du mouvement national : emploi, industrialisation, réforme agraire, généralisation de la scolarisation&#8230; N’ayant été socialisé ni dans un parti ni dans une structure syndicale, Boumediene concevait la politique comme une menace pour la cohésion sociale et non comme un espace de régulation des conflits. Son projet, verbalement révolutionnaire, a en réalité coupé l’État de la société. L’échec du développement économique qu’il avait annoncé est directement lié à cette structure : une politique sans contrôle populaire, ni corps intermédiaires et ni représentation autonome.</p>



<p>L’absence d’une médiation politique a ouvert un espace à l’irresponsabilité, au gaspillage et à la corruption. Un contrôle effectif, soit par des élections pluralistes, soit par un parti disposant d’une véritable autorité politique, aurait pu limiter ces dérives.</p>



<p>Boumediene refusait cette possibilité, convaincu que la société n’était pas capable de protéger l’État contre les profiteurs, alors même que ces profiteurs ont prospéré sous son pouvoir en le soutenant. Il a façonné le régime autour de sa personne, en s’appuyant sur la Charte nationale adoptée par référendum, conçue comme un contrat direct entre lui et le peuple. Pour réaliser le projet qu’il défendait, il a concentré entre ses mains l’ensemble des pouvoirs : Chef d’État, Chef de gouvernement, ministre de la Défense, Chef de l’Etat-Major de l’armée après 1967 et président du Conseil de la Révolution. Ce dernier, s’autoproclamant dépositaire de la souveraineté nationale, a absorbé la fonction législative, donnant une légitimité politique au pouvoir exécutif.</p>



<p>Le régime a fonctionné avec un pouvoir exécutif reposant sur le charisme du leader et non sur des institutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’armée, seule source effective du pouvoir</h2>



<p>Après la mort de Boumediene, la hiérarchie militaire a reconduit le même système tout en refusant de le doter d’un chef charismatique qui aurait une autorité sur elle. Le corps des officiers supérieurs n’accepte pas l’émergence d’un chef politique, même s’il sort des rangs de l’armée. A l’exception de Houari Boumediene, ni Chadli Bendjedid, ni Mohamed Boudiaf, ni Liamine Zéroual, ni Abdelaziz Bouteflika, ni Abdelmadjid Tebboune n’ont eu une autorité politique sur l’armée. Le système repose sur une règle non écrite mais structurante : l’armée est la seule source effective du pouvoir.</p>



<p>Il en résulte une division au sommet de l’État entre un pouvoir réel, souverain et non comptable, et un pouvoir formel, chargé de diriger l’administration gouvernementale.</p>



<p>En effet, si les militaires ne gouvernent pas directement, ils désignent ceux qui occupent les fonctions principales de l’État, déterminent les grandes orientations politiques et fixent les équilibres budgétaires. Le centre de gravité des décisions politiques et diplomatiques se situe au ministère de la défense et non à la présidence. Le candidat désigné pour exercer la fonction présidentielle doit accepter la condition de ne pas exercer d’autorité sur la hiérarchie militaire, malgré les dispositions de la constitution. Affaiblie et placée sous tutelle, la présidence n’a pas l’autorité nécessaire pour mener des réformes qui rompent avec la logique d’un système devenu rentier qui gaspille dans la consommation les richesses du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle économique basé sur les hydrocarbures</h2>



<p>La hiérarchie militaire a reconduit le modèle économique qui repose sur les revenus des hydrocarbures qui ont jusque-là caché les déséquilibres structurels. Le déficit permanent des entreprises publiques constitue une bombe à retardement et une vulnérabilité majeure susceptible de provoquer des émeutes en cas de baisse des prix du pétrole. L’incapacité des entreprises publiques à équilibrer leurs comptes entraîne un déficit que l’État finance par la création monétaire au détriment du pouvoir d’achat. Ce mécanisme est devenu un élément structurel de l’économie algérienne et une source permanente de fragilité sociale.</p>



<p>C’est ainsi que le budget de l’État algérien est financé par la perte sans fin du pouvoir d’achat du dinar, en plus des impôts et des revenus des hydrocarbures. La perte du pouvoir d’achat des consommateurs est structurelle et sans aucune perspective de redressement. La principale victime de ce système politico-économique est le dinar, monnaie froide déconnectée des dynamiques internationales d’accumulation. Le dinar n’est ni un moyen d’investissement ni une valeur refuge comme les autres monnaies.</p>



<p>L’Algérie a ainsi bâti un système politico-économique qui utilise la rente énergétique pour importer des biens de consommation au profit d’entreprises étrangères et d’intermédiaires compradores.</p>



<p>Pour être l’autorité suprême, la hiérarchie militaire porte une responsabilité directe dans les échecs économiques et sociaux du régime depuis l’indépendance. Elle est comptable de l’incapacité du pays à se développer malgré ses ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Partis artificiels et transition factice</h2>



<p>Tandis que la société s’est profondément modifiée, dans sa composition comme dans ses attentes, le pouvoir central postindépendance est resté identique à lui-même. Cette fixité n’est pas une simple inertie : elle est constitutive du système. Or, les nouvelles générations (la GenZ notamment) n’acceptent pas le statu quo postcolonial ; elles le contestent par leur seule existence sociale et par les espérances qu’elles portent.</p>



<p>La séquence d’Octobre 1988, qui précède de peu l’effondrement des régimes socialistes en Europe de l’Est, avait montré que la société algérienne était inscrite dans la temporalité mondiale, celle des basculements politiques, de la fin des systèmes à parti unique et de l’économie administrée. Les émeutes d’Octobre avaient exprimé une exigence politique : ouvrir les institutions à la participation populaire et instituer un pluralisme politique réel. Le rejet du parti unique n’était pas un épisode conjoncturel, mais une rupture structurante et une phase du processus de la construction de l’Etat. Le parti unique avait atteint sa limite historique, bloquant le devenir politique du pays en le marginalisant par rapport aux dynamiques mondiales économiques, idéologiques et culturelles.</p>



<p>Sous la pression conjuguée des aspirations internes et de l’environnement international, les élites dirigeantes ont été contraintes, en 1989, de modifier la Constitution et de légaliser les partis politiques. Mais cette ouverture, pensée comme une concession et non comme une refondation, a produit une transition factice, sans contrat politique stabilisateur. Ni le régime ni l’opposition n’étaient préparés – politiquement, culturellement et doctrinalement &#8211; à une véritable redistribution des rapports de pouvoir. L’annulation des élections pluralistes en janvier 1992 a été la conséquence directe de l’absence d’un consensus au sujet de la transition. Le choix de la voie électorale a transformé la transition en affrontement et ouvert une séquence de lutte qui s’est achevée dans le sang.</p>



<p>Depuis, l’Algérie est revenue au système de parti unique de facto derrière une façade de pluralisme.</p>



<p>Les élections après 1992 ont été systématiquement truquées par l’administration qui détournait le suffrage universel au profit des deux partis artificiels du régime, le FLN et le RND. Ils étaient artificiels parce qu’ils n’avaient aucun ancrage dans la société. Sans les généreuses subventions de l’Etat, par ailleurs illégales au regard de la loi, et la complaisance de l’administration qui leur fournissait des locaux et des ressources, ces deux partis auraient disparu.</p>



<p>Le FLN et le RND, et les partis microscopiques qui ont été créés pour dévaloriser l’activité politique, ont été juste des opportunités aux arrivistes sans scrupules pour occuper des fonctions électives alors qu’ils n’ont aucun sens de l’intérêt public.</p>



<p>C’est ainsi que l’opinion publique perçoit les partis comme des groupements inutiles et incapables de porter la voix de la population dans les institutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un retard idéologique et culturel</h2>



<p>Ce que la situation post-1988 a montré aux Algériens, c’est que le pluralisme, introduit par la réforme constitutionnelle de 1989, n’a en rien modifié la nature du régime. Les partis ont été maintenus dans une position subordonnée, réduits à une fonction d’opposition sans perspective réelle de conquérir pacifiquement le pouvoir. Dans une société peu politisée et où la religiosité cherche à refouler les divergences idéologiques, les acteurs ont du mal à percevoir ces divergences comme des clivages susceptibles d’être résolus dans le cadre politico-juridique.</p>



<p>C’est ce retard idéologique et culturel de la société qui a permis au commandement militaire d’être un acteur politique qui interdit toute activité politique qu’il ne contrôle pas. Il a exercé une influence directe sur le champ politique en mobilisant les services de renseignement, détournés de leur rôle institutionnel. Leur mission était de fabriquer une vie politique artificielle, déconnectée des revendications sociales réelles : chômage massif des jeunes, gaspillage des ressources publiques, corruption généralisée. L’objectif était de neutraliser la société civile et d’étouffer toute velléité de changement politique. Car le présupposé implicite du régime est que la société doit obéir à l’État et non l’inverse.</p>



<p>L’opposition a été perçue comme une menace à contenir, alors qu’elle devrait être un lieu de socialisation politique et un mécanisme de renouvellement de légitimation du pouvoir d’Etat par la sanction électorale. En refusant l’autonomie des partis, des syndicats et de la presse, le régime a coupé l’État de ses racines sociales, idéologiques.</p>



<p>Par une ironie de l’histoire, l’Etat postcolonial se réapproprie le réflexe de l’administration coloniale qui imposait des béni-oui-oui comme représentants de la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ouvrir une nouvelle séquence historique</h2>



<p>Dans cette configuration, l’institution militaire porte une part déterminante de la trajectoire politique du pays. La stabilité future et la pérennité de l’Algérie ne résultera pas du maintien d’un rapport de force obsolète, mais d’une capacité à ouvrir une nouvelle séquence historique.</p>



<p>Dans un contexte régional et international instable, marqué par les recompositions rapides des équilibres géopolitiques, la hiérarchie militaire a intérêt à inscrire son action dans une logique de préservation de l’État en tant qu’institution nationale.</p>



<p>Assumer cette responsabilité implique, au nom du serment de Novembre et la mémoire des Chouhadas, d’accompagner, sans la confisquer, une transition politique consensuelle. Il s’agit de rendre possible la formation d’un nouveau contrat social qui restitue au politique sa fonction propre : organiser pacifiquement la confrontation des idées, structurer les intérêts sociaux, garantir la continuité de l’État à travers la légitimité électorale.</p>



<p>Une telle orientation ne signifie pas un affaiblissement de l’armée, mais au contraire une clarification de son rôle dans la défense nationale et la protection des équilibres stratégiques. Elle seule peut, en prenant cette initiative historique, contribuer à refermer le cycle ouvert en 1962 et à rendre à la souveraineté populaire sa place centrale.</p>



<p>La stabilité future du pays suppose que l’armée se tienne à distance des conflits politiques internes à la société, car son implication dans ces derniers n’est pas dans son intérêt.</p>



<p>La politique est un espace conflictuel, par définition traversé par des divergences idéologiques et sociales. Une institution qui appartient à l’ensemble des citoyens ne peut durablement s’identifier à un camp ou à un parti sans se mettre en porte-à-faux avec une frange de la société.</p>



<p>Dans un État moderne, l’armée n’a pas à s’identifier à un courant politique ou à être la dépositaire de la souveraineté nationale. Elle est une branche du pouvoir exécutif qui obéit au pouvoir législatif issu des urnes. Son retrait de la sphère politique est une condition de la construction d’un espace civil autonome et de la préservation de la confiance en elle de la nation.</p>



<p>C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre le slogan <em>«madania machi askaria» </em>(«civile et non militaire»), scandé par des millions d’Algériens lors des marches du Hirak ; il exprime une exigence directe : rompre avec un schéma où le commandement militaire constitue la source effective du pouvoir en lieu et place de l’électorat. Il aspire à une transition démocratique entendue comme retrait du champ politique des services de sécurité de l’armée, appelés à se limiter à leur fonction propre, la défense de la nation contre les menaces extérieures. Cette exigence a été perçue par les décideurs comme une hostilité à l’institution militaire ou comme l’annonce d’un changement brutal de régime. En réalité, <em>«madania machi askaria»</em> renvoie à une aspiration politique légitime : celle de rétablir la primauté du civil, de réhabiliter l’État et de protéger l’institution militaire du mécontentement social qui ne manquera pas de se concentrer sur elle tant qu’elle demeure impliquée dans le champ politique.</p>



<p><em>*Universitaires</em></p>



<p class="has-text-align-right">31 octobre 2025</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4VajMjpX25"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/vers-un-printemps-algerien-ineluctable-et-necessaire/">Vers un printemps algérien, inéluctable et nécessaire   </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vers un printemps algérien, inéluctable et nécessaire    » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/vers-un-printemps-algerien-ineluctable-et-necessaire/embed/#?secret=HMzjjG1OML#?secret=4VajMjpX25" data-secret="4VajMjpX25" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Vers un printemps algérien, inéluctable et nécessaire   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 07:49:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'’Algérie est-elle vraiment à un point de rupture ? Pas encore. Mais tout indique que l’équilibre apparent n’est qu’une illusion de stabilité. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/vers-un-printemps-algerien-ineluctable-et-necessaire/">Vers un printemps algérien, inéluctable et nécessaire   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a toujours un moment où le réel dépasse la fiction, où les rapports de force se fissurent sans qu’on puisse dire exactement quand la bascule s’est produite. C’est un peu comme un fleuve dont le lit semble immobile mais qui, à force d’érosion, finit par changer de trajectoire. Et c’est là, peut-être, que l’Algérie se trouve aujourd’hui. Le pays est-il vraiment à ce point de rupture ? Pas encore. Mais tout indique que l’équilibre apparent n’est qu’une illusion de stabilité, un mirage plus qu’un socle immuable.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi *</strong>&nbsp;</p>



<span id="more-16096935"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Comprendre un pays, c’est d’abord comprendre son inconscient collectif. En Algérie, quelque chose bouge, mais non pas dans la rue, comme on pourrait le penser, mais dans l’imaginaire collectif. Une tension latente, presque invisible, qui se lit dans les discours des jeunes, dans la manière dont ils se projettent dans l’avenir, dans la distance croissante qu’ils prennent vis-à-vis des récits officiels.&nbsp;</p>



<p>Sigmund Freud, dans <em>‘‘Malaise dans la civilisation’’</em>, expliquait la tension permanente entre l’individu et le cadre qui lui est imposé. Lorsque cet écart devient trop grand, l’angoisse surgit, et avec elle, la révolte. L’Algérie traverse aujourd’hui cette angoisse sourde : elle n’est plus totalement dans l’acceptation du système, mais n’a pas encore franchi le seuil du rejet frontal. C’est comme si le pays se trouvait dans un point de bascule cognitif, un moment où l’imaginaire collectif peine à maintenir la cohérence de son récit intérieur.</p>



<p>Le Hirak de 2019 a été la première secousse, une mise à nu du besoin urgent de renouveau. Mais, comme dans toute transformation, l’inertie du passé, du système de contrôle, freine le passage à l’acte.&nbsp;</p>



<p>Le Printemps Noir de 2001 (ⵜⴰⴼⵙⵓⵜ ⵜⴰⴱⵔⴽⴰⵏⵜ), qui a vu la Kabylie se soulever contre l’injustice et la marginalisation, a été un précurseur de cette dynamique. La révolte a été matée par une répression sanglante, mais elle a laissé une empreinte indélébile dans l’imaginaire collectif algérien. Elle a montré que le défi à l’ordre établi pouvait surgir d’une région spécifique avant de se diffuser plus largement, anticipant les revendications plus globales du Hirak.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Algérie et Tunisie : un dialogue en miroir&nbsp;</h2>



<p>Historiquement, l’Algérie s’est construite dans une posture de la lutte et de la résistance à la colonisation, alors que la Tunisie a choisi la négociation et l’adaptation. Deux trajectoires opposées, qui se croisent parfois en rivalité implicite, parfois en inspiration mutuelle.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La Tunisie, pendant longtemps, a été un laboratoire politique pour toute la région. Un espace d’expérimentation démocratique, où des réformes ont été tentées, échouées, puis recommencées. Paradoxalement, cette instabilité a permis à la Tunisie d’innover politiquement. L’Algérie, quant à elle, a suivi une logique plus monolithique, où le changement est contrôlé, maîtrisé, contenu. Mais cette dynamique a aujourd’hui ses limites. Et si l’Algérie commence à douter de son propre modèle, peut-elle réellement trouver une alternative dans l’expérience tunisienne ?&nbsp;</p>



<p>Pierre Bourdieu parlait de l’effet de champ, cette idée que les acteurs d’un système modifient leurs comportements en fonction des transformations de leur environnement. Si l’Algérie change, la Tunisie, elle aussi, devra redéfinir sa posture, non plus comme un simple spectateur, mais comme un acteur stratégique. Un acteur qui, fort de son expérience du chaos, peut proposer des clés pour éviter la désintégration. Une vision partagée, une coopération fondée sur la compréhension mutuelle.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion du contrôle et nécessité d’un nouveau pacte&nbsp;</h2>



<p>Dans les cercles du pouvoir algérien, la confusion entre contrôle et maîtrise est prégnante. On croit que, en étouffant les tensions, on évite l’explosion. Mais en réalité, on ne fait que déplacer la pression. C’est l’illusion du contrôle, la mise sous silence de l’invisible. Mais cette illusion ne dure qu’un temps. La violence symbolique, concept cher à Bourdieu, est omniprésente : un pouvoir qui impose une vision unilatérale du réel, où contester revient à trahir la nation. Et cette violence, subtile mais constante, commence à se fissurer.&nbsp;</p>



<p>L’État peut agir sur trois leviers :&nbsp;</p>



<p>1. la coercition, qui fonctionne un temps, mais génère à long terme un rejet violent;&nbsp;</p>



<p>2. l’illusion de réforme, qui crée une façade de changement sans altérer la structure profonde;&nbsp;</p>



<p>3. la transformation réelle, un processus de reconfiguration des rapports de pouvoir, qui demande un courage bien plus grand.&nbsp;</p>



<p>L’Algérie oscille actuellement entre les deux premiers leviers. Mais pour combien de temps encore?&nbsp;</p>



<p>L’Histoire nous enseigne que les systèmes qui survivent ne sont pas ceux qui résistent à l’adversité, mais ceux qui savent se réinventer. Ce n’est pas nécessairement sous la pression d’une rue en colère, mais par une anticipation intelligente des changements à venir. Une mutation négociée, pas une rupture brutale.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une nouvelle dynamique algéro-tunisienne ?&nbsp;</h2>



<p>Et si la Tunisie, avec son expérience du changement, avait un rôle à jouer dans cette transition? Non pas en donnant des leçons, mais en agissant comme un partenaire stratégique, capable d’accompagner les mutations sans précipiter le chaos.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il ne s’agit pas d’importer un modèle démocratique fragile, ni de plaquer des solutions toutes faites sur un contexte aux dynamiques internes profondes. Mais bien d’ouvrir un dialogue. De proposer une expertise, une lecture psychologique et sociologique des dynamiques en cours, car, en fin de compte, la politique n’est pas seulement un jeu de décisions rationnelles. Elle repose sur des perceptions, des émotions collectives, des croyances profondes.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transformation contrôlée ou implosion soudaine&nbsp;?</h2>



<p>Anticiper les mutations, c’est savoir lire entre les lignes. Observer les signes faibles avant qu’ils ne deviennent des évidences. C’est comprendre que la stabilité n’est pas un état figé, mais un équilibre en perpétuel réajustement.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’Algérie est à un tournant. Le choix n’est plus entre le statu quo et la révolution, mais entre une transformation contrôlée et une implosion soudaine. Le pays traverse un espace transitionnel, une phase où les représentations collectives sont en recomposition, où l’ancien et le nouveau s’affrontent. La dissonance cognitive, cette tension entre des valeurs anciennes et les besoins actuels, empêche encore une évolution véritable.</p>



<p>Dans ce processus, la Tunisie a une carte stratégique à jouer.&nbsp;</p>



<p>* <em>Psychologue, psychanalyste.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/05/vers-un-printemps-algerien-ineluctable-et-necessaire/">Vers un printemps algérien, inéluctable et nécessaire   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Algérie : appel à la libération de la poétesse Djamila Bentouis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/algerie-appel-a-la-liberation-de-la-poetesse-djamila-bentouis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 11:37:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Djamila Bentouis]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[Onu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des experts de l'Onu appelle à la libération de Djamila Bentouis, la poétesse du Hirak algérien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/algerie-appel-a-la-liberation-de-la-poetesse-djamila-bentouis/">Algérie : appel à la libération de la poétesse Djamila Bentouis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Nous sommes outrés par la pratique du gouvernement </em>[algérien]<em>, consistant à museler un mouvement de contestation politique en arrêtant et détenant arbitrairement des personnes qui osent s’élever et s’exprimer», ont dit des experts de l’Onu * dans une déclaration conjointe lundi 30 septembre 2024. </em></strong></p>



<span id="more-14093805"></span>



<p><em>«Nous sommes profondément préoccupés par le maintien en détention de Mme Djamila Bentouis, la condamnation en juillet dernier à deux ans de prison et à 100.000 dinars algériens d’amende pour sa participation au mouvement de protestation sociale Hirak»</em>, ont-ils précisé, appelant à annuler la peine d&#8217;emprisonnement et à blanchir la poétesse de tous les chefs d&rsquo;accusation.</p>



<p>Selon les défenseurs des droits humains, les charges pénales retenues contre Mme Bentouis sembleraient directement liées à l’exercice de son droit à la liberté d’expression, y compris l’expression artistique.</p>



<p><em>«Nous demandons à la Cour d’appel d’annuler sa condamnation et l’innocenter de toutes les charges qui pèsent sur elle, qui sont contraire au droit international»</em>, ont-ils déclaré.</p>



<p>Par ses poèmes et chants patriotiques, Mme Bentouis a participé au Hirak, mouvement algérien de contestation politique et socio-économique né en 2019 suivant la fin du mandat du président Abdelaziz Bouteflika.</p>



<p>Ses textes ont été repris par les manifestants algériens.</p>



<p>Mme Bentouis a également enregistré certaines chansons sur le Hirak, largement partagées sur les réseaux sociaux, et a l’habitude de réciter publiquement ses poèmes à Paris.</p>



<p><em>«Lorsqu’une artiste s’exprimant sur des affaires publiques est abusivement condamnée pour diffusion délibérée de fausses nouvelles ou de nouvelles malveillantes dans le public, susceptibles de nuire à la sécurité ou à l’ordre public, un effet dissuasif sur l’ensemble de la population est clairement recherché»</em>, ont estimé les experts.</p>



<p>Ils ont rappelé que le rapport de septembre 2023 de la Rapporteure spéciale sur la liberté de réunion pacifique et d’association sur sa visite dans le pays, avait fait part de ses préoccupations concernant la répression et l’intimidation continues des personnes et des associations critiques à l’égard du gouvernement, y compris le mouvement Hirak, et qu’il comprenait également des recommandations spécifiques visant à abandonner les poursuites et à gracier les personnes condamnées pour l’exercice de leurs droits légitimes.</p>



<p>Les experts ont également exprimé leurs préoccupations concernant les accusations initiales pour atteinte à l’intégrité et à la sécurité de l’État et appartenance à une entité terroriste.</p>



<p>La poursuite de Mme Bentouis pour terrorisme en vertu de l’article 87 bis et d’autres infractions liées à la sécurité nationale dans le code pénal porterait atteinte à la liberté d’expression et d’association en Algérie de manière plus générale, ce qui pourrait particulièrement affecter les secteurs artistiques et culturels, les Algériens vivant à l’étranger et l’espace civique dans son ensemble, ont soutenu les experts.</p>



<p>«Nous espérons vivement que l’Algérie respectera ses obligations internationales en matière de droit à la liberté d’expression lors de la décision en appel de ce cas devant le Conseil judicaire d’Alger le 2 octobre prochain», ont-ils conclu.</p>



<p>Les experts ont déclaré avoir communiqué avec le gouvernement de l’Algérie sur&nbsp;le cas de Mme Bentouis, et attendent toujours une réponse.</p>



<p><em>* Les experts signant cette déclaration sont Alexandra Xanthaki, Rapporteure spéciale dans le domaine des droits culturels; Irene Khan, Rapporteure spéciale sur la liberté d&rsquo;opinion et d&rsquo;expression ; Gina Romero, Rapporteure spéciale sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d&rsquo;association; Ben Saul, Rapporteur spécial sur les droits de l’homme et la lutte anti-terrorisme.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/algerie-appel-a-la-liberation-de-la-poetesse-djamila-bentouis/">Algérie : appel à la libération de la poétesse Djamila Bentouis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les régimes du Grand Maghreb ne convergent que pour réprimer leurs peuples</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/les-regimes-du-grand-maghreb-ne-convergent-que-pour-reprimer-leurs-peuples/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Mar 2023 12:02:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[Ihsane El Kadi]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le journaliste algérien Ihsane El Kadi s’inquiète pour l’état des libertés démocratiques dans l’ensemble du Grand Maghreb. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/les-regimes-du-grand-maghreb-ne-convergent-que-pour-reprimer-leurs-peuples/">Les régimes du Grand Maghreb ne convergent que pour réprimer leurs peuples</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce texte, qui s’inquiète pour l’état des libertés démocratiques dans l’ensemble du Grand Maghreb, a été signé par le journaliste algérien Ihsane El Kadi, directeur de Maghreb Émergent et de Radio M, arrêté le 23 décembre 2023 et dont le procès est programmé pour le 26 mars 2023.</em></strong></p>



<span id="more-7126434"></span>



<p>Il semble que les rêves des peuples de la région se soient évaporés aujourd’hui, après l’espoir suscité par ce qu’on a appelé le <em>«printemps arabe»</em>, qui a concerné, à divers degrés, la Tunisie, l’Egypte, la Libye, le Maroc puis, plus tard, l’Algérie, dont le Hirak a réussi non seulement à annuler la reconduction pour un cinquième mandat d’un président malade, épuisé et absent de la scène politique, mais aussi à revendiquer pendant des mois la liberté, la justice, la pluralité et la démocratie.</p>



<p>Au-delà de l’analyse des répercussions de la transition démocratique en Tunisie après le 25 juillet 2021, ou des causes de la guerre civile et de l’ingérence étrangère en Libye, ou des violations croissantes des droits et libertés à la suite des élections algériennes, ou de l’usage par l’Etat Marocain de <em>«techniques sournoises»</em> d’un code pénal obsolète et contesté, de campagnes de harcèlement et de diffamation pour réprimer davantage la société civile et les journalistes indépendants, ou encore des atteintes aux libertés en Mauritanie, nous sommes aujourd’hui interpellés, en tant que militant(e)s associatif(ve)s, syndicalistes et politiques, intellectuel(le)s et artistes au sein de l’espace maghrébin et ailleurs, à plus de coordination et de solidarité pour :</p>



<p>– redynamiser et défendre notre slogan que nous avons porté pendant des décennies, le slogan d’un <em>«Maghreb des peuples»</em> qui revendique la liberté, la justice, l’égalité, la pluralité et la démocratie;</p>



<p>– unifier nos forces maghrébines, civiles et politiques, pour faire face à l’oppression et pour nous engager, par des actions communes, dans la solidarité avec tous les détenus, les réprimés, les marginalisés : déclarations, séminaires, réunions et manifestations…;</p>



<p>– dénoncer toutes les agressions et les violations des droits et libertés perpétrées par le pouvoir dans chacun des pays du Maghreb, en les considérant comme une agression à l’encontre de tous les peuples de la région.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.ihsanesolidaires.com/post/les-r%C3%A9gimes-du-grand-maghreb-ne-convergent-que-pour-r%C3%A9primer-leurs-peuples" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site Ihsane Solidaires.</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="E8cbLrfNNp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/09/message-du-collectif-international-davocats-pour-la-defense-de-ihsane-el-kadi/">Message du Collectif international d’avocats pour la défense de Ihsane El Kadi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Message du Collectif international d’avocats pour la défense de Ihsane El Kadi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/09/message-du-collectif-international-davocats-pour-la-defense-de-ihsane-el-kadi/embed/#?secret=SZwP5j126j#?secret=E8cbLrfNNp" data-secret="E8cbLrfNNp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Des associations tunisiennes au président Tebboune : «Halte à la répression en Algérie!»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/17/des-associations-tunisiennes-au-president-tebboune-halte-a-la-repression-en-algerie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Dec 2021 09:12:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmajid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelouahab Fersaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[associations tunisiennes]]></category>
		<category><![CDATA[Fethi Ghares]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[Nacer Meghnine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En marge de la visite d&#8217;Etat du président algérien Abdelmajid Tebboune en Tunisie, les 15 et 16 décembre 2021, des associations tunisiennes ont publié l&#8217;appel suivant intitulé «Oui pour la solidarité des peuples, halte à la répression&#160;!» Le président Tebboune effectue les 15 et 16 décembre une visite d’Etat en Tunisie. Tel qu’annoncé dans les...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/17/des-associations-tunisiennes-au-president-tebboune-halte-a-la-repression-en-algerie/">Des associations tunisiennes au président Tebboune : «Halte à la répression en Algérie!»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Abdelmajid-Tebboune-a-Tunis-avec-Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-373834"/><figcaption><em>Le président Saïed reçoit en grande pompe son homologue algérien. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>En marge de la visite d&rsquo;Etat du président algérien Abdelmajid Tebboune en Tunisie, les 15 et 16 décembre 2021, des associations tunisiennes ont publié l&rsquo;appel suivant intitulé «Oui pour la solidarité des peuples, halte à la répression&nbsp;!»</em></strong></p>



<span id="more-373833"></span>



<p>Le président Tebboune effectue les 15 et 16 décembre une visite d’Etat en Tunisie. Tel qu’annoncé dans les médias des deux pays, cette visite s’inscrit dans le cadre du <em>«renforcement des liens profonds de fraternité unissant les deux peuples frères et de l&rsquo;élargissement des domaines de coopération»</em>.</p>



<p>Selon l’édition du, mardi 14 décembre, du Journal officiel de la République tunisienne, le président Kaïs Saïed a ratifié par décret un protocole financier relatif à l’octroi par l’Algérie à la Tunisie d’<em>«un prêt d’un montant de 300 millions de dollars»</em>.&nbsp;Si cette information enchante les Tunisien.es au regard de la crise économique profonde dans laquelle sombre le pays, il n’en reste pas moins que la solidarité entre les deux peuples exige l’interpellation des deux présidents sur les violations des droits humains commises en Algérie et la nécessité de mettre un terme à la répression en Algérie.</p>



<p>Après des mois d’une mobilisation populaire pacifique d’un Hirak qui a suscité un grand espoir pour établir un Etat de droit démocratique garantissant les droits humains, l’action des autorités algériennes se caractérise par une volonté affichée d’étouffer tous les espaces civiques autonomes et de criminaliser l’action politique des voix critiques. Tandis que l’ensemble de la société est confronté à une crise sociale, économique et sanitaire aiguë.</p>



<p>D’après les associations algériennes de défense des droits humains, plus de 500 personnes ont été mises en détention et plus de 7 000 personnes ont été interpellées juste en 2021 pour le fait d’avoir exercé leurs droits fondamentaux d’opinion, d’expression et de manifestations pacifiques pourtant garantis par la loi. Le nombre de personnes qui sont en poursuites judiciaires dépasse les 2500.</p>



<p>La répression et la pénalisation de tout engagement citoyen touche en fait toutes les organisations indépendantes des autorités (associations de la société civile, partis politiques de l’opposition démocratique) et leurs responsables incarcérés et condamnés pour leurs engagements au sein du mouvement citoyen, le Hirak.</p>



<p>Il en est ainsi du président du RAJ, <strong>Abdelouahab Fersaoui, </strong>placé en détention provisoire en octobre 2019 puis condamné à un an de prison dont six mois avec sursis. Un autre président d’association <em>«SOS Bab El oued»</em> Nacer Meghnine, vient de voir sa condamnation aggravée (passant de huit mois à un an de prison ferme) ce 14 novembre. Fethi Ghares, chef du parti Mouvement démocratique et social (MDS, communiste), est en prison depuis le 1er juillet 2021. Des partis politiques sont menacés de dissolution à l’image du Parti socialiste des travailleurs (PST, trotskyste), de l’Union pour le changement et le progrès (UCP, libéral). Le 13 octobre 2021, le Tribunal administratif d’Alger a décidé de dissoudre le Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) suite à une procédure judiciaire engagée à l’encontre de l’association par le ministère de l’Intérieur algérien.</p>



<p>Nous exprimons notre solidarité inconditionnelle avec les associations, les&nbsp;militant.es&nbsp;algérien.es&nbsp;et les personnes inquiétées pour leur engagement dans le Hirak et pour l’exercice de leurs libertés d’opinion et d’expression et rappelons aux deux présidents que les droits humains sont inaliénables et que leur défense ne peut être sujet de négociation et/ou de transaction y compris dans les contextes de crise économique que leurs politiques respectives engendrent et approfondissent.</p>



<p>Nous exhortons le régime algérien au respect de ses engagements internationaux contenus dans les traités et conventions internationales des droits humains ratifiées. Nous appelons le pouvoir algérien à mettre un terme à la répression et la levée de toutes les restrictions à l’exercice des libertés et des droits fondamentaux. Nous réitérons notre demande pressante pour la libération inconditionnelle de l’ensemble des&nbsp;détenu.es&nbsp;d’opinion, des journalistes,&nbsp;défenseur.es&nbsp;des droits humains et avocats.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Associations signataires&nbsp;: &nbsp;</h2>



<p>1.&nbsp;Association de Défense des libertés Individuelles&nbsp;;</p>



<p>2.&nbsp;Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux&nbsp;;</p>



<p>3.&nbsp;Association Tunisienne des Femmes Démocrates&nbsp;;</p>



<p>4.&nbsp;Syndicat National des Journalistes Tunisiens&nbsp;;</p>



<p>5.&nbsp;La ligue tunisienne des droits de l&rsquo;Homme&nbsp;;</p>



<p>6.&nbsp;Association Beity&nbsp;;</p>



<p>7.&nbsp;Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement&nbsp;;</p>



<p>8.&nbsp;Association DAMJ pour la justice et l’égalité&nbsp;;</p>



<p>9.&nbsp;Aswat Nissa&nbsp;;</p>



<p>10.&nbsp;L’Association Yakadha pour la démocratie et l’Etat civil&nbsp;;</p>



<p>11.&nbsp;Le Comité pour le Respect des Libertés et de droits de l&rsquo;homme en Tunisie&nbsp;;</p>



<p>12.&nbsp;Organisation Mondiale Contre la Torture&nbsp;;</p>



<p>13.&nbsp;Avocats Sans Frontières&nbsp;;</p>



<p>14.&nbsp;Legal Agenda- Section Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/17/des-associations-tunisiennes-au-president-tebboune-halte-a-la-repression-en-algerie/">Des associations tunisiennes au président Tebboune : «Halte à la répression en Algérie!»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;Algérie a-t-elle baissé les bras face aux islamistes ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/23/lalgerie-a-t-elle-baisse-les-bras-face-aux-islamistes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2020 15:32:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard de Lavillardière]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête exclusive]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[islamo-fascisme]]></category>
		<category><![CDATA[M6]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Seifeddine Makhlouf]]></category>
		<category><![CDATA[Tebboune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’auteur réagit au documentaire intitulé ‘‘L&#8217;Algérie, le pays de toutes les révoltes’’, diffusé dans le magazine ‘‘Enquête exclusive’’, présenté par Bernard de Lavillardière, dimanche dernier, 20 septembre 2020, sur la chaîne française de M6. Par Kamel Essoussi * J’ai vu le documentaire de M6 sur l’Algérie. Un cauchemar ce pays, une flamme éteinte. Définitivement. Des...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/23/lalgerie-a-t-elle-baisse-les-bras-face-aux-islamistes/">L&rsquo;Algérie a-t-elle baissé les bras face aux islamistes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Hirak-femmes-voilees.jpg" alt="" class="wp-image-317637"/></figure>



<p><strong><em>L’auteur réagit au documentaire intitulé ‘‘L&rsquo;Algérie, le pays de toutes les révoltes’’, diffusé dans le magazine ‘‘Enquête exclusive’’, présenté par Bernard de Lavillardière, dimanche dernier, 20 septembre 2020, sur la chaîne française de M6.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Kamel Essoussi</strong> *</p>



<span id="more-317636"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Kamel-Essoussi.jpg" alt="" class="wp-image-317455"/></figure></div>



<p>J’ai vu le documentaire de M6 sur l’Algérie. Un cauchemar ce pays, une flamme éteinte. Définitivement. Des Makhlouf et des Ghannouchi déguisés en Tebboune et en généraux mais qui gouvernent réellement là-bas. Tolèrent les kouttabs et les voiles, recyclent un islamisme des ténèbres, l’officialisent. Une Algérie qui se voile entière, recule, dégringole, dégénère, tourne le dos à la modernité, à la rationalité.</p>



<p>La Tunisie, à côté, est un paradis. <em>«Mnawwra»</em> (illuminées) par toutes ses luttes contre la soumission à cet islamisme, de toute sa résistance, de tous ses intellectuels qui tirent vers le haut, de toute sa société civile qui veille au grain.</p>



<p>Rien de tout ça en Algérie qui baisse les bras, résignée, voilée entière d’un linceul noir et errant sur un sol tout aussi noir en pétrole. À part les échos des cris de liberté de quelques Algériens de France, toute l’Algérie de l’intérieur est un naufrage collectif. Un pays où on n’aimerait pas vivre.</p>



<p>Mon dieu, ce qu’on peut aimer ce petit grand pays qu’est la Tunisie. Subissant les assauts répétés de cet islamo-fascisme, mais toujours debout à râler, à résister, à faire reculer ce monstre hideux. Mère patrie, mère courage qui frétille de vie et qui s’en sortira.</p>



<p>La Tunisie n’a rien de comparable avec l’Algérie qui répond à ses malheurs évoqués par le reportage de M6 en interdisant la chaîne sur son territoire, l’accusant d’avoir porté <em>«un regard biaisé sur le Hirak»</em> (la révolte populaire en cours dans ce pays depuis février 2019 et de l’avoir fait réaliser par une équipe munie d’une <em>«fausse autorisation de tournage».</em> Ce que la chaîne dément formellement.</p>



<p>On rappellera au passage que la diffusion en mai dernier par la chaîne publique France 5 d’un autre documentaire sur la jeunesse algérienne et le <em>«Hirak»</em> &#8211; <em>‘‘Algérie mon amour’’</em> du journaliste et réalisateur français d’origine algérienne Mustapha Kessous – avait déclenché une crise diplomatique entre Alger et Paris.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/23/lalgerie-a-t-elle-baisse-les-bras-face-aux-islamistes/">L&rsquo;Algérie a-t-elle baissé les bras face aux islamistes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Algérie : la feuille de route présidentielle de Tebboune</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jul 2020 07:48:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Stora]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un entretien au quotidien français ‘‘L’Opinion’’, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a détaillé sa feuille de route présidentielle en soulignant qu’il ne comptait pas s’éterniser au pouvoir. Par Hassen Zenati Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a décliné son programme présidentiel dans un entretien publié lundi 13 juillet 2020 par le quotidien français ‘‘L’Opinion’’, en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/15/algerie-la-feuille-de-route-presidentielle-de-tebboune/">Algérie : la feuille de route présidentielle de Tebboune</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Gouvernement-Tebboune.jpg" alt="" class="wp-image-280104"/></figure>



<p><strong><em>Dans un entretien au quotidien français <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/abdelmadjid-tebboune-president-l-algerie-nous-ne-nous-laisserons-plus-220317" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">‘‘L’Opinion’’</a>, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a détaillé sa feuille de route présidentielle en soulignant qu’il ne comptait pas s’éterniser au pouvoir.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-308023"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a décliné son programme présidentiel dans un entretien publié lundi 13 juillet 2020 par le quotidien français<em><a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/abdelmadjid-tebboune-president-l-algerie-nous-ne-nous-laisserons-plus-220317" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener"> ‘‘L’Opinion’’</a></em>, en précisant ses attentes vis-à-vis de la France et du Maroc et en indiquant à l’intention des Algériens, qu’il ne comptait <em>«pas s’éterniser au pouvoir»</em>, qu’il a conquis le 12 décembre dernier pour cinq ans en épilogue d’une profonde crise politique qui a secoué le pays.</p>



<p><em>«L’Algérie est incontournable pour la France, comme la France l’est pour l’Algérie»</em>, a-t-il dit, en mettant en exergue les questions mémorielles, qu’il place au cœur de la refondation des relations entre les deux pays. L’Algérie réclame une reconnaissance officielle des méfaits du colonialisme pendant les 132 ans d’occupation française du pays. Le parlement algérien a voté en juin une loi instituant la date symbolique du 8 mai 1945 comme<em> «journée de la mémoire».</em> Cette date commémore les massacres de Sétif, Guelma, Kherrata, qui ont fait en quelques jours 45.000 morts parmi les manifestants algériens en faveur de l’indépendance, brandissant pour la première fois ce qui allait devenir le drapeau national du pays : la bannière verte et blanche frappée du croissant et de l’étoile rouge.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Régler les problèmes mémoriels avec la France</h3>



<p><em>«Nous avons évoqué cette question avec le président Emmanuel Macron. Il connaît bien les événements qui ont marqué notre histoire commune. L’historien Benjamin Stora a été nommé pour accomplir ce travail mémoriel du côté français. Il est sincère et connaît l’Algérie et son histoire, de la période d’occupation jusqu’à aujourd’hui. Nous allons nommer son homologue algérien dans les 72 heures»</em>, a-t-il indiqué.</p>



<p><em>«Ces deux personnalités travailleront directement sous notre tutelle respective. Nous souhaitons qu’ils accomplissent leur travail dans la vérité, la sérénité et l’apaisement pour régler ces problèmes qui enveniment nos relations politiques, le climat des affaires et la bonne entente» </em>entre les deux pays.</p>



<p><em>«Il faut affronter ces événements douloureux pour repartir sur des relations profitables aux deux pays, notamment au niveau économique»</em>, a insisté le président algérien. Il a qualifié de<em> «grand pas» </em>en avant <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/07/05/france-algerie-laborieuse-reconciliation-des-memoires-video/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">la restitution récente des crânes de résistants algériens contre l’invasion française (1830-1845)</a>, en estimant toutefois que <em>«d’autres crimes méritent d’être racontés, comme la prise de l’oasis de Zaatcha où les troupes françaises du général Emile Herbillon ont massacré les combattants du cheikh Bouziane»</em>. Il cite aussi le maréchal de Saint-Arnaud, auquel sont attribuées les<em> «enfumades»</em> de résistants au début de l’invasion, notamment dans les grottes cavernes d’Ed-Dahra. Il a <em>«aussi perpétré de nombreux massacres, qui ont fait plus de victimes qu’à Oradour-sur-Glane»</em>, un village français qui a été rasé et sa population massacrée par l’occupant nazi à la fin de la seconde guerre mondiale.<em> «Beaucoup d’historiens français traitent ces événements historiques en toute honnêteté. Une fois ces problèmes de mémoires dépassées, nous pourrons avancer avec beaucoup de sérénité»</em>, a indiqué le président Tebboune, en rappelant que <em>«la France vient de perdre sa première place de pays fournisseur de l’Algérie». «Mais ce n’est pas irréversible»</em>, assure-t-il.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’Algérie «ne se laissera plus caporaliser par quiconque»</h3>



<p>Le président Tebboune a assuré que <em>«les Algériens tiennent beaucoup plus à la reconnaissance de l’État français de ses actes qu’à une compensation matérielle».</em> <em>«La seule compensation envisageable est celle des essais nucléaires. Les séquelles sont encore vives pour certaines populations, notamment celles atteintes de malformations», </em>a-t-il tranché.</p>



<p>La France a procédé à un premier tir expérimental de son arme atomique au sud de l’Algérie, alors sous occupation française, à Reggane, en plein désert du Tanezrouft, à 700 km au sud de Colomb-Béchar, le 13 février 1960 à l’aube, sous la présidence du général de Gaulle, sous le nom de code «La Gerboise bleue».</p>



<p>Selon des chercheurs algériens, 17 essais nucléaires au total ont été menés par la France au Sahara, dont 4 à Reggane, entre 1960 et le retrait définitif de l’armée française du Sahara en 1967. Ils estiment à au moins 30.000 le nombre de victimes algériennes de ces expériences, dont beaucoup ont été atteints de cancers et de leucémies. Paris n’exclut pas une contribution matérielle pour le traitement des effets de ces essais nucléaires (en particulier la décontamination des sites), et l’indemnisation des victimes. Mais le dossier traîne en longueur depuis 1996.</p>



<p>Pour M. Tebboune, le chemin entre l’Algérie et la France est plus que <em>«tortueux»</em>. Il a pointé des<em> «lobbies minoritaires mais très dangereux qui essaient de saper le travail»</em> du président Emmanuel Macron, en mettant en cause des <em>«personnes revanchardes connues pour leur anti-algérianité»</em>, qui <em>«pensent toujours que l’Algérie a été bradée et n’a pas été libérée, et que le général de Gaulle est un traître. Il existe aussi un conglomérat hétéroclite qui pense que l’Algérie ne doit pas émerger, mais tenue sous haute surveillance, et maintenue dans une certaine faiblesse pour l’empêcher d’influer sur son environnement. C’est contre-nature».</em> Il fait ainsi allusion aux adeptes de la<em> «nostalgérie»</em> pour lesquels la France était dans ses droits dans le pays colonisé en 1830.</p>



<p>L’Algérie <em>«a souffert»</em>, elle ne <em>«ne se laissera plus caporaliser par quiconque. Les Romains y sont restés des siècles. Les Espagnols sont ensuite venus, puis les Turcs au nom du califat, et enfin les Français. Nous sommes aujourd’hui libres et entendons le rester».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">«Seul un État fort et juste peut asseoir la démocratie»</h3>



<p>Le président Tebboune a par ailleurs évoqué la tension récurrente dans les rapports avec le Maroc, en soulignant que <em>«la construction de bases militaires à nos frontières doit s’arrêter»</em>. Le Maroc affirme qu’il n’a pas l’intention de construire une base militaire prés de la frontière algérienne, mais une <em>«petite caserne»</em>. La presse algérienne affirme en revanche que le projet marocain consiste en une base assurant la surveillance de l’Algérie dans le cadre d’une cyber-guerre.</p>



<p>M. Tebboune a réaffirmé que l’Algérie n’avait <em>«aucun problème» </em>avec le Maroc. <em>«En ce qui nous concerne, nous n’avons aucun problème avec le Maroc et sommes concentrés sur le développement de notre pays», </em>a-t-il affirmé. <em>«Nos frères marocains ne semblent pas être dans le même état d’esprit»</em>, a-t-il ajouté. <em>«Pour eux, la République arabe sahraouie est de trop sur l’échiquier international. C’est à eux d’engager le dialogue avec le Polisario. Si les Sahraouis acceptent leurs propositions, nous applaudirons»</em>, a-t-il déclaré en insistant sur le fait que le soutien aux mouvements d’indépendances est une constante pour l’Algérie. <em>«C’est presque un dogme»</em>, a-t-il dit.</p>



<p>Se démarquant de son prédécesseur Abdelaziz Bouteflika, dont la décision de prolonger sa présidence par un cinquième mandat en 2019, a fait basculer le pays dans une profonde crise politique, le président Tebboune, a indiqué à l’intention des Algériens : <em>«Je ne compte pas m’éterniser au pouvoir». «Je me suis porté candidat à la présidentielle au nom de la société civile et des jeunes. Je suis en train de construire des institutions où ces deux composantes seront majoritaires. Je n’aurai pas besoin de parti et je ne compte pas, non plus, m’éterniser au pouvoir»,</em> a-t-il dit, en réponse à la question s’<em>«il allait créer une grande formation politique de la majorité»</em>.</p>



<p>M. Tebboune, qui atteindra 75 ans en novembre, ne s’est toutefois pas exprimé sur son intention de briguer éventuellement un second mandat présidentiel, en laissant entendre que cela dépendra des résultats de son premier mandat.</p>



<p><em>«En principe, </em>dit-il, <em>j’ai été élu pour un seul mandat. D’ici la fin de ce mandat, j’espère obtenir une situation apaisée où les problèmes sociaux et économiques seront en partie réglés. C’est une transition qui ne dit pas son nom. Il faudrait d’autres conditions pour que je réfléchisse à une nouvelle candidature.»</em></p>



<p>Le président Tebboune a enfin annonce la poursuite de la libération des détenus du <em>«hirak»</em>. <em>«Ces gestes vont se poursuivre. Ils visent à l’apaisement. L’Algérie n’est pas entrée dans une phase de répression. C’est faux»</em>. Et d&rsquo;ajouter : <em>«L’opposition et la société civile sont indispensables. L’opposition ne doit pas se faire dans l’insulte, l’invective et l’appel au soulèvement. Seul un État fort et juste peut asseoir la démocratie, le contraire amène l’anarchie et le chaos»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="57dXlffjwG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/23/querelle-recurrente-en-algerie-que-faire-du-francais/">Querelle récurrente en Algérie : Que faire du français ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Querelle récurrente en Algérie : Que faire du français ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/23/querelle-recurrente-en-algerie-que-faire-du-francais/embed/#?secret=ad35WwGwpX#?secret=57dXlffjwG" data-secret="57dXlffjwG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Algérie : mesures d’apaisement en faveur du «hirak»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2020 07:44:07 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À trois jours de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance, le 5 juillet 1962, le président Abdelmadjid Tebboune a gracié six détenus du mouvement de contestation du «hirak», condamnés pour leur participation à des manifestations de rues. Il s’agit d’une «grâce totale», selon le décret présidentiel, mais pas d’une amnistie. Par Hassen Zenati En...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/03/algerie-mesures-dapaisement-en-faveur-du-hirak/">Algérie : mesures d’apaisement en faveur du «hirak»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Karim-Tabbou-Hirak.jpg" alt="" class="wp-image-306363"/></figure>



<p><strong><em>À trois jours de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance, le 5 juillet 1962, le président Abdelmadjid Tebboune a gracié six détenus du mouvement de contestation du «hirak», condamnés pour leur participation à des manifestations de rues. Il s’agit d’une «grâce totale», selon le décret présidentiel, mais pas d’une amnistie.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-306362"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>En même temps, des tribunaux algériens ont ordonné la mise en liberté provisoire de plusieurs têtes d’affiche du <em>«hirak»</em>, dans l’attente de leur procès. Ils étaient détenus dans plusieurs prisons de l’Algérois. La mesure est assortie d’un contrôle judiciaire leur interdisant de participer à des manifestations, marches ou réunions publiques, ou à s’exprimer dans les médias sur la situation politique du pays.</p>



<p>Les prévenus qui ont bénéficié de la liberté provisoire sont Karim Tabbou, Samir Benlarbi, Amira Bouraoui et Slimane Hamitouche.</p>



<p>Karim Tabbou, 47 ans, porte-parole de l’Union démocratique et sociale (UDS – non reconnue) était détenue depuis le 25 septembre 2019 à la prison de Koléa. Ancien militant du Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Aït Ahmed, il est devenu grâce à sa verve l’emblème virevoltant du <em>«hirak»</em>, plusieurs interpellé, incarcéré puis relâché.</p>



<p>Médecin gynécologue Amira Bouraoui, 44 ans, mère de deux enfants, condamnée à un an de prison ferme le 21 juin, doit comparaître en appel le 24 septembre prochain devant le tribunal de Tipaza. Elle était l’animatrice du mouvement <em>«barakat»</em> (Ça suffit), né de l’opposition au président déchu Abdelaziz Bouteflika. Il s’inspirait du mouvement Kefaya égyptien contre l’ancien président Hosni Moubarak. Elle se vante d’avoir connu tous les commissariats d’Alger et de n’avoir jamais négocié avec le pouvoir, ni transigé avec lui.</p>



<p>Autre figure de proue du <em>«hirak»</em>, Samir Belarbi, ancien du mouvement <em>«barakat»</em>, moustache et collier de barbe, est un des principaux orateurs de la contestation, dont les discours en langue arabe étaient enflammés. Condamné une première fois, libéré, puis condamné à nouveau, il purgeait une peine de prison d’un an.</p>



<p>Slimane Hamitouche, militant de la première heure du <em>«hirak»</em> partageait la cause des familles victimes de disparition forcées pendant la <em>«décennie noire» </em>(1990-2000). Son frère avait été enlevé dans les années 1990. Pendant les manifestations, on le voyait toujours aux côtés des mères de disparus, qui réclament la<em> «vérité» </em>sur le sort de leurs enfants.</p>



<p>Ces mesures d’apaisement avaient été annoncées par un ancien du hirak, rallié au président Tebboune, Sofiane Djilalli, président du mouvement Jil Djadid. Après un entretien avec le chef de l’Etat, il avait indiqué que ce dernier <em>«a accepté d’agir, dans le cadre strict de ses prérogatives constitutionnelles et légales, et comme gage de son intention de favoriser l’apaisement et le dialogue national, pour que Karim Tabbou et Samir Benlarbi retrouvent leur liberté au plus vite, au terme de la procédure présidentielle officielle».</em> Il a été confirmé le 9 juin par le porte-parole de la Présidence, Mohand Saïd Oubelaïd.</p>



<p>Le sort de plusieurs autres têtes d’affiche du <em>«hirak»</em> en prison ou en détention provisoire n’a pas encore été tranché. Il s’agit notamment des journalistes Khaled Drarni et Fodhil Boumala, et du président du Rassemblement de la jeunesse algérienne (RAJ), cheville ouvrière de la contestation, Abdelwahab Fersaoui.</p>
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		<title>Algérie : le «hirak» au fond de l’impasse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/24/algerie-le-hirak-au-fond-de-limpasse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2020 08:15:19 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[Mostefa Bouchachi]]></category>
		<category><![CDATA[Nasser Djabi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après trois mois de confinement anti-virus, le «hirak» algérien a des fourmis dans les jambes. Il voudrait reprendre ses marches bihebdomadaires pour réclamer le changement du «système», mais la donne politique a changé et le cœur n’y est plus pour un grand nombre. Par Hassen Zenati Ira, n’ira pas. C’est le temps de l’hésitation et...</p>
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<p><strong><em>Après trois mois de confinement anti-virus, le «hirak» algérien a des fourmis dans les jambes. Il voudrait reprendre ses marches bihebdomadaires pour réclamer le changement du «système», mais la donne politique a changé et le cœur n’y est plus pour un grand nombre.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-304891"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Ira, n’ira pas. C’est le temps de l’hésitation et des atermoiements pour le <em>«hirak»</em> algérien contraint à une pause forcée par la pandémie du coronavirus. Il semble peiner à trouver un second souffle pour reprendre ses marches hebdomadaires réclamant le <em>«changement de système»</em>.</p>



<p>Vendredi dernier, de timides tentatives pour relancer la protestation en Kabylie et à Annaba, ont tourné court. Quelques centaines de manifestants ont tenté de prendre la rue, mais ils ont été chassés sans ménagement par les forces de l’ordre, qui en ont profité pour interpeller plusieurs têtes d’affiches. La police avait reçu des consignes strictes du Premier ministre Abdelaziz Djerad pour empêcher tout rassemblement pouvant se traduire par une rupture du dispositif sanitaire anti-virus.</p>



<p>Les <em>«têtes brûlées»</em> qui veulent en découdre, estiment que les autorités jouent de la peur de la pandémie pour étouffer le<em> «hirak»</em> et appellent les manifestants à défier le virus. Il leur suffit juste de porter un masque, selon eux. Mais les meneurs présumés du mouvement restent infiniment plus prudents. Ils craignent à la fois d’être rendus responsables de la propagation du virus et l’élargissement des lézardes apparues au sein du mouvement à la faveur de la pause.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le mouvement se lézarde</h3>



<p>Le Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), un des principaux moteurs de la contestation, dont le président Abdelwahab Fersaoui, est en détention, <em>«considère que les conditions pour la reprise des grandes manifestations citoyennes ne sont pas réunies, à cause à la fois du risque permanent de propagation de la pandémie et de la divergence des points de vus au sein de la société sur la reprise ou non dans l&rsquo;immédiat des manifestations»</em>. Il appelle à<em> «approfondir la réflexion et à œuvrer à une large mobilisation pour la reprise de la dynamique populaire une fois que les conditions sanitaires seront réunies».</em></p>



<p>L’avocat Mostefa Bouchachi, figure emblématique du <em>«hirak»,</em> qui a été pratiquement de toutes les sorties depuis le déclenchement du mouvement le 22 février 2019, met en avant lui aussi les conditions sanitaires, qui ne sont pas encore favorables pour arpenter les rues, souligne-t-il, ainsi que les risques de division au sein du mouvement. <em>«Notre révolution bénie a toujours été marquée par la conscience du peuple et de son unité. Je pense qu’il serait sage de reporter le retour du Hirak jusqu’à ce que les conditions sanitaires soient favorables. Se précipiter pour fixer la date du retour des marches pourrait diviser nos rangs et nuire à notre mouvement pacifiste. La Révolution du 22 février est notre patrimoine commun, il est de notre devoir de le préserver»</em>, a-t-il écrit sur sa page Facebook, prenant ainsi le contre-pied des appels à la reprise des marches. À l’intention de ceux qui craignent l’étouffement du <em>«hirak»</em> par inaction, il souligne que <em>«le hirak est une idée et l’idée ne meurt pas».</em></p>



<p>Le Pacte de l’Alternative Démocratique (PAD), cartel de partis d’opposition, d’ONG et de personnalités indépendantes hostiles au régime, a appelé ses partisans <em>«à demeurer vigilants pour s’engager avec force dans la reprise effective des manifestations politiques dés que les conditions sanitaires de l’endiguement de la Covid-19 le permettent»</em>. Même son de cloche du côté du sociologue Nasser Djabi, engagé depuis ses débuts dans le <em>«hirak»</em>. Sur sa page Facebook, il prévient que <em>«chaque appel aux marches dans cette situation sanitaire dangereuse ne garantit pas la préservation de la popularité et de la crédibilité du Hirak, sa paix et son patriotisme»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les fractures apparues ne cessent de s’élargir</h3>



<p><em>«C’est de la pure folie d’appeler aujourd’hui les Algériens à descendre dans la rue, en pleine période de confinement sanitaire. C’est de nature à favoriser une propagation à grande échelle de la pandémie, au moment où le pays est pleinement mobilisé pour lutter contre elle»</em>, souligne pour sa part le Pr Bekkat Berkani, membre du Comité scientifique de prévention du Covid-19.<em> «Ceux qui appellent à la reprise de marches, sont des criminels, ils cherchent à placer leur petit jeu politicien malsain au dessus des priorités sanitaires du pays et de la santé du citoyen en particulier»</em>.</p>



<p>La situation sanitaire n’est pas le seul motif de divergences au sein du mouvement. Les fractures apparues assez tôt n’ont cessé de s’élargir entre ses deux pôles réunis dans une alliance éphémère, contre-nature, selon certains, d’opposition à la prolongation de la présidence de Abdelaziz Bouteflika par un cinquième mandat. Les divergences sont apparues dès que ce dernier a annoncé sa démission forcée.</p>



<p>Schématiquement, le pôle islamiste exige que l’on pousse la contestation le plus loin possible sur la voie de la proclamation d’un état islamique, tandis que le pôle séculaire et laïc appelle à la modernisation de la société et de l’état en adoptant les <em>«valeurs universelles»</em> des droits humains. Dans chaque pôle cohabitent plusieurs tendances gravitant autour d’un dénominateur commun, chacune avec ses nuances.</p>



<p>Dans un état des lieux alarmant, le Dr Abderrahmane Cherfouh, militant <em>«hirakiste»</em> de la première heure, se demande sur le site d’opposition Algérie Patriotique, si le Covid-19 n’a pas <em>«sonné le glas du hirak» </em>et se désole que ce dernier <em>«donne l’impression d’une maison en ruine, incapable de se relever». «Vu la crise provoquée par la pandémie, il n’est un secret pour personne que le Hirak traverse une période difficile et que la situation est grave»</em>, ajoute-t-il. Dans son diagnostic, il parle de <em>«division profonde au sein d’un même peuple qu’on ne peut plus cacher. Division poussée à l’extrême, avec l’apparition de deux entités différentes. L’une se voulant moderniste, tournée vers l’avenir, vers l’occidentalisme, revendiquant les attributs y afférents : laïcité, liberté de religion, liberté de penser, islam modéré, ouverture sur les langues étrangères ; l’autre, profondément conservatrice, faussement attachée à ses racines, agrippée au panarabisme : langue unique, culture unique, pensée unique, comportement unique, religiosité exagérée. Cette classification et ce clivage entre des Algériens que tout oppose font, bien entendu, l’affaire du pouvoir et risquent de miner l’unité du Hirak et lui porter préjudice.»</em> Une brève passe d’arme a apposés les deux pôles dans la presse autour de la déclaration d’un membre du Comité d’experts chargé de proposer des amendements à la Constitution en vigueur, opposant <em>«citoyens et croyants»,</em> perçue par les islamistes comme une tentative d’effacer l’islam et la langue arabe des <em>«constantes intangibles»</em> de la Loi Fondamentale. Confiant dans la reprise de la protestation, le Dr Cherfouh estime cependant que le <em>«hirak est capable de gagner le match».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un manque de cohésion sur le terrain</h3>



<p>Ces constats confortent la thèse du pouvoir, reprise par les média qui lui sont proches, selon laquelle le <em>«hirak»</em> a été <em>«infiltré»</em> par des <em>«aventuriers, confondant politique et anarchie»</em> et des<em> «takfiristes»,</em> avec <em>«comme objectif de le saborder et de le détourner de sa vocation qui consiste en un changement pacifique dans le cadre de la consolidation de l’Etat et de ses institutions»</em>, comme l’écrit le quotidien <em>‘‘L’Expression’’</em>.</p>



<p>En plus d’oppositions idéologiques irréconciliables, le <em>«hirak»</em> souffre d’un manque de cohésion sur le terrain, et d’une absence de meneurs reconnus, hormis quelques têtes d’affiche, qui refusent de se laisser qualifier de <em>«porte-paroles»</em> de crainte qu’ils ne soient aussitôt dénoncés. Parmi ses soutiens universitaires, certains estiment que l’heure de la structuration n’a pas encore sonné pour un mouvement qui se veut d’abord <em>«spontané»</em>, improvisant ses actions au fil des jours pour dérouter ses adversaires.</p>



<p>D’autres appellent en vain le <em>«hirak»</em> à s’organiser aux plans local et national pour tirer profit du rapport de force établi depuis quinze mois sur le terrain en sa faveur, et peser sur les prochains scrutins. Ils estiment que sans structures, le <em>«hirak» </em>est appelé à s’effilocher et que ce qu’il considérait comme son point fort, risque de devenir son point faible.</p>



<p>Dans une étude fouillée sur l’encadrement du <em>«hirak»</em>, intitulée :<em> «Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak algérien?»</em>, un professeur d’université algérien résidant à Montréal (Canada), Ahmed Bensaada a jeté un pavé dans la mare en affirmant que les chefs apparents ou occultes du mouvement se connaissent, sont tous apparentés à des organismes américains d’exportation de la démocratie et<em> «ont en commun leur accointance avec la nébuleuse islamiste, survivance du FIS interdit»</em>. Sans ignorer les <em>«problèmes profonds dans lesquels le ‘‘hirak’’ a pris racine»</em>, dont le manque de démocratie, la corruption, la hogra (mépris), le favoritisme, Ahmed Bensaada considère ces meneurs comme une <em>«caste»</em> financée par les organismes américains, au service d’une stratégie <em>«de réseautage d’activistes spécialement conçue pour donner le tempo requis aux révoltes non violentes, non seulement dans l&rsquo;espace réel, mais aussi dans le cyber-space»</em>.</p>



<p>La trêve imposée par la pandémie a été mise à profit par le pouvoir pour tenter d&rsquo;apaiser la scène politique en ébullition et avancer dans ses projets de construction d’une <em>«Algérie Nouvelle»</em> autour d’une Constitution moins présidentialiste, d’une économie plus ouverte sur l’extérieur et moins dépendante des hydrocarbures, en poursuivant la lutte contre la corruption, qui bat son plein. Plusieurs procès sont en cours, impliquant deux anciens Premiers ministres, plusieurs ministres et cadres dirigeants de l’Etat et des secteurs public et privé sont en cours. Les peines requises s’échelonnent entre trois et quinze ans de réclusion. Les comptes-rendus de presse de ces procès sont au centre des discussions. Mais l&rsquo;opération<em> «main propres»</em> menée tambour battant, est considérée comme une <em>«diversion» </em>par certains ténors du mouvement de contestation, qui continuent à fustiger la stratégie du pouvoir de <em>«recycler le système»</em> sur les décombres du <em>«hirak»</em>. Pour les tenants du pouvoir, le <em>«hirak»</em> s’est mis de lui même dans une impasse en rejetant tout dialogue avec les autorités.</p>
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		<title>La société civile dénonce la répression du Hirak par le pouvoir algérien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2020 10:57:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
		<category><![CDATA[répression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des associations et des activistes de la société civile maghrébine dénoncent dans la pétition ci-dessous la politique répressive du pouvoir algérien et appellent à la «libération inconditionnelle et sans délai de tou•te•s les détenu•e•s du Hirak». Profitant d’une situation exceptionnelle d’incertitudes et d’angoisse pour les Algériennes et des Algériens face à la catastrophe sanitaire qui...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Hirak-Algerie.jpg" alt="" class="wp-image-278428"/></figure>



<p><strong><em> Des associations et des activistes de la société civile maghrébine dénoncent dans la pétition ci-dessous la politique répressive du pouvoir algérien et appellent à la «libération inconditionnelle et sans délai de tou•te•s les détenu•e•s du Hirak».  </em></strong></p>



<span id="more-293305"></span>



<p> Profitant d’une situation exceptionnelle d’incertitudes et d’angoisse pour les Algériennes et des Algériens face à la catastrophe sanitaire qui frappe le pays comme le reste du monde, et de la décision responsable du Hirak de suspendre toutes les marches publiques qui se déroulaient depuis le 22 février 2019, le pouvoir autoritaire algérien, faisant preuve d’un cynisme rare, poursuit sa politique répressive envers les éléments du Hirak. <br> La machine judiciaire, aux ordres de la police politique, n’hésite pas à maintenir en prison des «hirakistes» emblématiques et à en condamner d’autres. Ces derniers jours, ce fut le cas de Karim Tabbou, de Khaled Drareni, d’Ibrahim Daoudji, de Slimane Hamitouche, de Samir Belarbi, de Sofiane Merakchi et, aujourd’hui, c’est au tour de Abdelouahab Fersaoui, président de l’association RAJ et membre de la dynamique du Forum social maghrébin, d’être condamné à un an de prison ferme pour «atteinte à l’intégrité du territoire national» et «incitation à la violence», après avoir été arrêté le 10 octobre dernier – et détenu depuis –, alors qu’il manifestait pacifiquement son soutien aux détenus du Hirak.<br> Nous, organisations, militant•e•s, citoyen•ne•s maghrébin•e•s et internationales solidaires, et ami•e•s du peuple algérien, signataires de cet appel :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>condamnons cette détention arbitraire de notre camarade Abdelouahab Fersaoui, ainsi que toutes celles qui frappent aujourd’hui journalistes, étudiants et militants, ou simples citoyens ;</li><li>dénonçons l’attitude irresponsable du pouvoir alors que les Algériennes et les Algériens font face à une pandémie planétaire dans des conditions sanitaires des plus précaires ;</li><li>appelons toutes les consciences libres dans le monde, tou•te•s les ami•e•s du peuple algérien, à manifester leur solidarité sous toutes les formes jugées utiles;</li><li>alertons les différentes instances européennes et internationales des droits de l’Homme;</li><li>exigeons la libération immédiate et sans condition de tous les détenu•e•s d’opinion et politiques. </li></ul>



<h3 class="wp-block-heading"> Premières organisations signataires :</h3>



<p>Action Jeunesse Maroc <br> Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA)<br> Alliance des démocrates de la diaspora algérienne (ADDA)<br> APEL-Egalité<br> Asbl Na’aaoura, Belgique  <br> Assemblée des citoyens originaires de Turquie (ACORT)<br> Association Asticude, Maroc<br> Association Beity, Tunisie <br> Association Citoyenneté, développement, cultures et migrations des deux rives (CDCMIR)  <br> Association d&rsquo;aide des migrants en situation vulnérable Maroc (AMSV)  <br> Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF)<br> Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) <br> Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA)<br> Association marocaine des droits humains (AMDH)<br> Association des Marocains en France (AMF) <br> Association Nachaz-Dissonances <br> Association de parents et amis de disparus au Maroc (APADAM)<br> Association Perspectives El Amel Ettounsi<br> Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)<br> Association des Tunisiens en France (ATF)  <br> Association des Tunisiens du nord de la France (ATNF)<br> Association tunisienne de défense des libertés individuelles<br> Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU)<br> Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) <br> Azetta amazigh Réseau Amazigh pour la Citoyenneté<br> CEDETIM, France <br> Centre de Tunis pour la liberté de la presse<br> Coalition marocaine pour la justice climatique <br> Collectif associatif pour l&rsquo;observation des élections, Maroc<br> Collectif des Algérien(ne)s des Alpes-Maritimes<br> Collectif des Algériennes et des Algériens en Tunisie<br> Collectif «Debout l&rsquo;Algérie» <br> Collectif «Debout l’Algérie»-Angoulême<br> Collectif «Debout l’Algérie»-Lorraine <br> Collectif 3 C, France<br> Comité pour le respect de libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)  <br> Comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie, Belgique<br> Confédération générale des travailleurs algériens (CGTA) <br> Coordination maghrébine des organisations de droits humains (CMODH) <br> Conseil des migrants subsahariens au Maroc (CMSM)<br> Djazaïrouna<br> Droit devant, France <br> Dzayer 2.0<br> DZ-Unite San Franscisco<br> E-Joussour, portail Maghreb-Machrek <br> Ensemble, France <br> Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED)<br> Fédération nationale des Maisons des potes, France <br> Fédération nationale des associations Amazigh FNAA<br> Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR)<br> Femmes plurielles<br> Forum Alternatives Maroc (FMAS)<br> Forum marocain Vérité et justice<br> Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES)<br> Front des forces socialistes (FFS)-France Nord<br> Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP)<br> Immigration Développement Démocratie (IDD) <br> Initiative franco-égyptienne pour les droits et les libertés  <br> Instance Marocaine des Droits Humains<br> Institut du Caire pour les études des droits de l’Homme<br> Ligue des droits de l’Homme (LDH), France <br> Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH)<br> Manos Solidar (Mains Solidaires)<br> Mouvement Ibtykar<br> Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP)<br> Nouveaux Echanges culturels franco-algériens (NEFCA)<br> Observatoire maghrébin des migrations  <br> Observatoire national pour la défense du caractère civil de l&rsquo;Etat, Tunisie <br> Observatoire marocain des libertés publiques<br> Organisation contre la torture en Tunisie (OCTT)<br> Parti communiste français (PCF)<br> Plateforme euro-marocaine Migration Développement Citoyenneté Démocratie (EMMDCD)<br> Pour une Algérie nouvelle (PUNA) <br> Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), Algérie  <br> Réseau Doustourna, Tunisie<br> Réseau euro-maghrébin Citoyenneté et culture (REMCC)<br> Réseau Euromed des ONG, Maroc<br> Révolution du sourire : du rejet au projet<br> SOS Migrants Asbl, Belgique <br> SOS Racisme<br> Syndicat des enseignants du supérieur (SES), Algérie<br> Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP)  <br> Tharwa N’Fadhma N&rsquo;Soumer<br> Union syndicale Solidaire, France <br> Union des Tunisiens pour l’action citoyenne (UTAC)<br> Vigilance pour la démocratie et l’Etat civil Yakadha, Tunisie</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Avec le soutien de :</h3>



<p> Héla Abdeljaoued, médecin, militante des droits de l&rsquo;Homme.<br> Adel Abderrezak, universitaire, enseignant <br> Abdelhamid Abouhamid, Président d&rsquo;union des initiatives de développement à Bouanane Figuig <br> Hichem Abdessamad, historien<br> Soukeina Abdessamad, journaliste<br> Kacem Afaya, syndicaliste et militant de la société civile<br> Hafedh Affes militant des droits humains   <br> Samira Aggoun, avocate, Algérie<br> Noureddine Ahmine, avocat, Algérie<br> Nadia Leïla Aïssaoui, militante féministe<br> Faïza Aït-Kaci, informaticienne<br> Sanhadja Akrouf, militante féministe et associative<br> Hala Alabdala, cinéaste syrienne<br> Zineb Ali-Benali, professeur des universités émérite<br> Idir Alilèche, militant du PT<br> Mourad Allal, militant associatif<br> Abdeslam Amakhtari, militant associatif<br> Jean-Claude Amara, porte-parole de Droit Devant<br> Linda Amiri, historienne<br> Jean-Loup Amselle, anthropologue<br> Malika Bakhti, ingénieure d’études<br> Etienne Balibar, philosophe<br> Brigitte Bardet-Allal, professeure de lettres<br> Adda Bekkouche, universitaire<br> Ahmed Bedouhene, militant des droits humains<br> Farouk Belkeddar, militant associatif<br> Ahlem Belhaj, féministe et syndicaliste<br> Fathi Bel Haj Yahia, écrivain<br> Souhayr Belhassen, présidente d’honneur de la FIDH <br> Jean Bellenger, militant syndicaliste (CGT) et politique (PCF) <br> Lotfi Benaïssa, militant politique, conseiller municipale de la Ville de Tunis <br> Abdel Ileh Benabdessalem, coordinateur des Instanaces des droits de l’homme au Maroc<br> Samia Benarab, chirurgien dentiste<br> Malika Benarab Attou, militante associative, ex-eurodéputée <br> Abdessalem Benbrahim, militant associatif et des droits de l’Homme, membre du FSMagh <br> Madjid Benchikh, professeur émérite de la Faculté de droit d’Alger<br> Lyes Bendiaf, avocat au barreau d’Alger, Belgique<br> Hechmi Ben Frej, militant des droits humains<br> Saïda Ben Guerrache, avocate, Tunisie<br> Tarek Benhiba, militant associatif, ancien conseiller régional IDF<br> Zaïneb Ben Lagha, universitaire, Paris<br> Ali Bensaad, géographe<br> Mohammed Bensaïd, militant des droits humains <br> Mohamed Ben Yacoub  Association Mains Solidaires (Manos Solidar) Maroc <br> Sophie Bessis, historienne<br> Boussaâd Bouaïch, documentaliste multimedia<br> Saïd Bouamama, sociologue<br> Hajer Bouden, traductrice <br> Ahmed Bedouhène, militant des droits de l’Homme<br> Mohammed Bougherfa, étudiant, militant, Algérie<br> Larbi Bouguerra, Beït al-Hikma, Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts<br> Ahmed Bouider, militant de RAJ<br> Alima Boumédiène-Théry, avocate<br> Ali Brahimi, juriste, militant démocrate<br> Thierry Brésillon, journaliste<br> Nadia Chaabane, ancienne députée, Tunisie<br> Khemaïes Chammari, ancien ambassadeur, militant des droits humains <br> Mounir Charfi, journaliste<br> Kacem Chebab, syndicaliste (CDT), militant des droits humains<br> Hédi Chenchabi, militant associatif<br> Mouhieddine Cherbib, militant associatif, France<br> Khadija Chérif, militante féministe <br> Alya Chérif Chammari, avocate à la Cour de cassation<br> Larbi Chouikha, universitaire, militant des droits humains<br> Ahmed Dahmani, universitaire<br> Jocelyne Dakhlia, historienne EHESS<br> Mohammed Dekkiche, citoyen algérien<br> Yahhia Djafri, enseignant, Algérie<br> Djafer Djenoun, militant du FFS<br> Bernard Dréano, président du Cédetim <br> Bernard Dumont, militant des droits humains<br> Driss Elkherchi, ancien président de l’ATMF<br> Mohammed-Lakhdhar Ellala, président de l’ATF<br> Rachid Elmanouzi, militant des droits humains, Maroc<br> Khélili Ezzaouia, président du parti Ettakattol<br> Zeyneb Farhat, activiste culturelle<br> Claudette Ferjani, retraitée<br> Mohammed-Chérif Ferjani, universitaire <br> Yahia Fersaoui, citoyen algérien<br> Mohamed Saleh Fliss, militant des droits humains<br> Yossra Frawes, présidente de l’ATFD <br> Ayoub Ghadamsi, avocat, Tunisie<br> Naïla Gharbi, chercheuse<br> Fathi Hadjali, militant des droits humains, Belgique<br> Bachir Hadji, artiste sculpteur<br> Saddek Hadjou, premier secrétaire de la section FFS-France Nord<br> Tewfik Hakim, journaliste<br> Maher Hanin, enseignant, militant associatif<br> Mohammed Harbi, historien<br> Bahey Eddine Hassan, directeur du Centre du Caire des droits de l’Homme <br> Abderrahman Hédhili, président du FTDES <br> Ghazi Hidouci, ancien ministre algérien de l’économie  <br> Hedi Houaichia, militant des doits humains <br> Kaci Imaten, citoyen algérien<br> Kamel Jendoubi, militant des droits humains<br> Mohamed Kacimi, écrivain<br> Aïssa Kadri, sociologue <br> Chérifa Kheddar, présidente de Djazaïrouna<br> Islam Kheniche, étudiant algérien<br> Mohammed Khenissi, ancien prisonnier politique, directeur de « Nachaz »<br> Samira Kinani, militante des droits humains, Maroc<br> Abdellatif Laabi, poète <br> Kamel Lahbib, militant des Droits de l’Homme <br> Annie Lahmer, conseillère régionale IDF<br> Michèle Leclerc-Olive, sociologue EHESS<br> Olivier Le Cour Grandmaison, historien <br> Gilles Lemaire, militant écologiste <br> Jean-Paul Le Marek, militant associatif <br> Edith Lomel Jendoubi, militante des droits humains<br> Patrice Loraux, philosophe<br> Rachid Maalaoui, syndicaliste, porte-Parole du SNAPAP<br> Larbi Maaninou, militant des droits humains<br> Gérard Maarek, urbaniste<br> Ziad Majed, enseignant universitaire<br> Tine Hinane Makaci, Tharwa N’Fadhma N&rsquo;Soumer<br> Gilles Manceron, historien<br> Marc Mangenot, économiste, militant associatif<br> Gustavo Massiah, président d’honneur du CRID <br> Roland Mérieux, équipe animation d’Ensemble<br> Henri Mermé, commission internationale d&rsquo;Ensemble <br> Umit Metin, président de ACORT <br> Anware Mnasri, juriste -Tunisie<br> Rosa Moussaoui, journaliste reporter à « l’Humanité »<br> Bachir Moutik, militant associatif<br> Jamel Msallem, président de la LTDH<br> Kamel Nemmiche, membre du bureau de RAJ<br> Brahim Ouchelh, militant des droits humains, Maroc<br> Salah Oudahar, directeur du Festival Strasbourg-Méditerranée <br> Méziane Ourad, journaliste <br> Mark-Shade Poulsen, militant des droits humains <br> Lilia Rebai, directrice d’Euromed droit<br> Kahina Redjala, militante associative<br> Rahim Rezigat, militant associatif<br> Messaoud Romdhani, militant des droits de l’Homme, Tunisie<br> Khadija Ryadi, lauréate 2013 du prix des Droits de l’homme de l’ONU <br> Rami Salhi, militant des droits humains, Euromed-droit Tunisie<br> Saïd Salhi, vice-président de la LADDH<br> Lydia Samarbakhsh, responsable à l’International (PCF)<br> Noureddine Senoussi, militant associatif<br> Hassen Slama, universitaire, Italie<br> Dominique Sopo, président SOS Racisme <br> Philippe Sultan, Fondation Copernic<br> Taoufiq Tahani, universitaire<br> Samir Taïeb, responsable politique, Tunisie <br> Ramdane Youcef Tazbit, cadre politique du Parti des travailleurs (PT)<br> Nadia Tazi, philosophe<br> Emmanuel Terray, anthropologue<br> Samuel Thomas, président de la Maison des Potes-Maison de l’Egalité<br> Leila Toubel, femme de théâtre, militante <br> Tarek Toukabri, président de ADTF <br> Bassem Trifi, militant des droits de l&rsquo;Homme<br> Mokhtar Trifi, président d’honneur de la LTDH<br> Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH <br> Françoise Valensi, médecin retraitée<br> Marie-Christine Vergiat, militante des droits humains et ancienne députée européenne  <br> Pedro Viana, poète, homme de théâtre<br> Mohammed Idir Yacoub, architecte, militant politique (FFS)<br> Hèla Yousfi, maître de conférence, Université Paris-Dauphine<br> Abdallah Zaâza, activiste, militant associatif de quartier, Maroc<br> Abdallah Zniber, militant associatif, France  </p>
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