<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Houari Boumédiène - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/houari-boumediene/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/houari-boumediene/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 30 Mar 2025 08:00:37 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Houari Boumédiène - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/houari-boumediene/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Entretien avec Hamid Grine &#124; Lumière brisée de Jean Sénac</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/entretien-avec-hamid-grine-lumiere-brisee-de-jean-senac/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/entretien-avec-hamid-grine-lumiere-brisee-de-jean-senac/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Bella]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Taleb-Ibrahimi]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Hamid Grine]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Houari Boumédiène]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Sénac]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16035832</guid>

					<description><![CDATA[<p>Hamid Grine revient sur l’assassinat mystérieux, en 1971, de Jean Sénac, poète engagé et fervent défenseur d’une Algérie libre et fraternelle.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/entretien-avec-hamid-grine-lumiere-brisee-de-jean-senac/">Entretien avec Hamid Grine | Lumière brisée de Jean Sénac</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son dernier ouvrage, ‘‘Sénac et son diable’’ (coédité par Rives, Alger, Algérie, et Gaussen, Marseille, France, en mars 2025), Hamid Grine * revient sur l’assassinat mystérieux de Jean Sénac, poète engagé et fervent défenseur d’une Algérie libre et fraternelle, dont la vie et la mort restent entourées de zones d’ombre.</em></strong></p>



<p>Entretien réalisé par <strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-16035832"></span>



<p>À travers cette enquête, l’auteur s’attache à déconstruire les récits romancés qui ont longtemps entouré cette affaire pour restituer une vérité plus nuancée. Crime politique ou crime de mœurs ? Figure mythifiée ou poète incompris ? Sénac était-il un martyr ou un homme en décalage avec son époque ? Autant de questions auxquelles l’auteur tente de répondre en s’appuyant sur des témoignages inédits et des documents d’archives.</p>



<p>Dans cet entretien, Hamid Grine nous plonge au cœur de son investigation, tout en interrogeant la place de l’intellectuel en Algérie et la mémoire parfois sélective d’une nation en quête de vérité.</p>



<p><strong><em>Kapitalis : Pourquoi avoir choisi de revenir sur le crime de Jean Sénac plus de 50 ans après sa mort ? Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?</em></strong></p>



<p><strong>Hamid Grine</strong> : Deux raisons m’ont motivé. La première est sentimentale. Jean Sénac a marqué ma jeunesse à travers son émission <em>‘‘Poésie sur tous les fronts’’</em> (1967-1971), que je suivais assidûment. Il me faisait rêver, et je fais partie de ceux qui n’oublient jamais les rêves de leur jeunesse. Son assassinat a été un choc immense pour le jeune lycéen que j’étais alors. On avait tué une possibilité de rêve et d’évasion.</p>



<p>La seconde raison est liée à mon insatisfaction vis-à-vis des différentes versions biographiques sur son assassinat. J’ai vécu dans l’Alger de Sénac, que j’ai connu furtivement, et la ville qu’il décrivait ne correspondait pas à celle que je connaissais. J’ai voulu creuser plus profondément.</p>



<p><strong><em>Dans votre enquête, vous affirmez que l’assassinat de Sénac n’était pas un crime politique mais un crime de mœurs. Qu’est-ce qui vous permet d’en être certain ?</em></strong></p>



<p>J’ai eu la chance, juste après la mort de Sénac, d’assister à un dîner en présence d’un officier de police ayant participé à l’enquête. Il nous a fourni des arguments solides : Sénac n’était pas un opposant politique, bien au contraire, il soutenait le régime. S’il avait été perçu comme une menace, il aurait été expulsé vers la France.</p>



<p>L’officier nous a aussi expliqué que Sénac était très imprudent. Il draguait ouvertement des hommes dans une société machiste et mettait chez lui des amants de passage qu’il connaissait à peine. Son fils adoptif, Jacques Miel, l’avait averti à plusieurs reprises du danger qu’il courait et lui conseillait de rentrer en France.</p>



<p>Quant à l’hypothèse d’un crime islamiste, elle ne tient pas la route : les islamistes n’étaient pas encore une force structurée en 1973. Ce mouvement n’a émergé qu’en 1976, lors du débat sur la Charte nationale, comme l’a confirmé le général-major Benyelles dans ses mémoires.</p>



<p><strong><em>Quels ont été les éléments les plus marquants ou surprenants que vous avez découverts au cours de votre recherche ?</em></strong></p>



<p>Deux rencontres ont été cruciales. La première, avec l’assassin présumé, que personne n’avait interrogé auparavant. La seconde, avec Ahmed Taleb-Ibrahimi, ministre de l’Information et de la Culture à l’époque de Sénac, qui m’a apporté un éclairage inédit sur la perception du poète par le pouvoir.</p>



<p><strong><em>Pouvez-vous nous en dire plus sur l’enquête judiciaire qui a eu lieu à l’époque ?</em></strong></p>



<p>La police algérienne a mené une enquête rigoureuse. Aucun suspect n’a été ignoré. Certains amants de Sénac, même ceux résidant à 400 km d’Alger, ont été interrogés à plusieurs reprises. Ses proches ont dû fournir des alibis.</p>



<p>Un diplomate, qui avait accompagné Sénac en chasse de <em>«chair fraîche»</em> en Oranie un mois avant le meurtre, témoigne du sérieux de l’enquête. Pourtant, certains continuent de nier la nature crapuleuse du crime sans aucun argument solide.</p>



<p><strong><em>Comment cette enquête a-t-elle été perçue par les proches de Sénac et par la société ?</em></strong></p>



<p>Ses proches, pour la plupart, ont refusé d’admettre la culpabilité du jeune homme arrêté. Ils reprennent le narratif de Sénac lui-même, qui se voyait mourir en Lorca.</p>



<p>Quant à la société, Sénac n’était connu et apprécié que d’une élite culturelle. Un poète proche de lui a reconnu dans un quotidien algérien le caractère homophobe du crime et le sérieux de l’enquête.</p>



<p><strong><em>L’annulation de la condamnation de l’accusé par Houari Boumediene a suscité des spéculations. Quel impact cette décision a-t-elle eu ?</em></strong></p>



<p>Elle a semé le doute chez les proches et les biographes de Sénac, en raison du manque de communication des autorités. Pourtant, il n’y avait rien de mystérieux : la justice a suivi ses procédures et l’accusé a été libéré après une révision de son procès.</p>



<p><strong><em>Jean Sénac apparaît comme un poète engagé mais aussi profondément solitaire. Comment son rapport à la société algérienne a-t-il évolué ?</em></strong></p>



<p>Sénac n’était pas un solitaire. Il était toujours entouré d’amis et d’amants. Mais il a connu trois périodes distinctes : sous Ahmed Ben Bella, il était un acteur culturel central; sous Boumediene, ses relations au pouvoir se sont étiolées.</p>



<p>Après son départ de la radio en 1971, il a sombré dans la dépression et l’excès, se sentant mis à l’écart.</p>



<p><strong><em>Sa marginalisation, notamment due à son homosexualité, a-t-elle influencé son parcours ?</em></strong></p>



<p>Hamid Grine : Absolument. Son homosexualité affichée et provocatrice lui a porté préjudice dans une société conservatrice. S’il avait été plus discret, son sort aurait peut-être été différent.</p>



<p><strong><em>Quel message espérez-vous transmettre avec ce livre ?</em></strong></p>



<p>Je voulais raconter un homme tel qu’il était, loin des clichés et des fantasmes. C’est un livre de bonne foi, comme dirait Montaigne.</p>



<p><strong><em>Pensez-vous que votre livre contribuera à la réhabilitation de la mémoire de Sénac ?</em></strong></p>



<p>L’avenir nous le dira. Aujourd’hui, en Algérie, on parle peu de Sénac, et quand on le fait, c’est davantage pour son assassinat que pour son œuvre.</p>



<p>* <em>Hamid Grine, né le 20 juin 1954 à Biskra, est un écrivain, romancier et ancien journaliste algérien. Auteur d’une œuvre riche et variée, il s’est illustré aussi bien dans le roman que dans l’essai, explorant des thématiques allant de l’identité à la mémoire, en passant par le pouvoir et la société algérienne contemporaine.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/entretien-avec-hamid-grine-lumiere-brisee-de-jean-senac/">Entretien avec Hamid Grine | Lumière brisée de Jean Sénac</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/entretien-avec-hamid-grine-lumiere-brisee-de-jean-senac/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bouteflika et la Tunisie : une si longue amitié</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/bouteflika-et-la-tunisie-une-si-longue-amitie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/bouteflika-et-la-tunisie-une-si-longue-amitie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 12:11:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba Jr.]]></category>
		<category><![CDATA[Houari Boumédiène]]></category>
		<category><![CDATA[Liamine Zéroual]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Masmoudi]]></category>
		<category><![CDATA[Wassila Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El-Abidine Ben Ali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=363237</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika, décédé hier, vendredi 17 septembre 2021, à l&#8217;âge de 84 ans, après une longue maladie, avait commencé sa vie politique au début des années 1960, à Tunis, et a gardé, sa vie durant, de fortes attaches avec notre pays, où il séjourna à diverses périodes de sa vie. Par Imed Bahri...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/bouteflika-et-la-tunisie-une-si-longue-amitie/">Bouteflika et la Tunisie : une si longue amitié</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Bouteflika-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-201355"/><figcaption><em>Bouteflika, jeune ministre algérien des Affaires étrangères, reçu par Bourguiba.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika, décédé hier, vendredi 17 septembre 2021, à l&rsquo;âge de 84 ans, après une longue maladie, avait commencé sa vie politique au début des années 1960, à Tunis, et a gardé, sa vie durant, de fortes attaches avec notre pays, où il séjourna à diverses périodes de sa vie.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-363237"></span>



<p>Bouteflika, qui fut en son temps le plus jeune ministre des Affaires étrangères en fonction (il n&rsquo;avait que 26 ans lors de sa nomination), a dirigé l&rsquo;Algérie de 1999 à 2019, pendant quatre mandats consécutifs, avant d&rsquo;être démis de ses fonctions sous la pression de la rue pour avoir commis l&rsquo;erreur, impardonnable aux yeux des Algériens, de briguer un cinquième mandat successif, alors que son état de santé était très détérioré et que son règne dégénérait en une interminable chronique de la corruption ordinaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un amour de jeunesse, l&rsquo;amour d&rsquo;une vie </h3>



<p>Né le 2 mars 1937 à Oujda (Maroc), cet autodidacte brillant s&rsquo;engage dans l&rsquo;Armée de libération nationale (ALN) pendant la guerre d&rsquo;Algérie. Membre du clan d&rsquo;Oujda, il se lie avec Houari Boumédiène, sous l&rsquo;égide duquel il progresse rapidement dans l&rsquo;appareil administratif de l&rsquo;<em>«armée des frontières»</em>. Et c&rsquo;est durant cette période qu&rsquo;il séjourne à Tunis avec les autres membres de la direction du Front de libération nationale (FLN) et se lie d&rsquo;amitié avec les membres de la direction politique tunisienne post-indépendance, à commencer par Habib Bourguiba et son épouse, Wassila Bourguiba, et son fils Habib Bourguiba Junior, ainsi qu&rsquo;avec Mohamed Masmoudi, qui sera son homologue lorsqu&rsquo;il accédera au poste de ministre des Affaires étrangères de 1963 à 1979, dans les trois gouvernements Ahmed Ben Bella et les quatre gouvernements Houari Boumédiène. </p>



<p>Les parcours politiques chaotiques des deux hommes se croiseront aussi lors de leurs longues traversées du désert, notamment en France et aux Émirats arabes unis où ils ont bénéficié de l&rsquo;hospitalité de feu Cheikh Zayed Ben Sultan Al-Nahyane, qui appréciait la compagnie de ces deux hommes d&rsquo;expérience qui savaient aussi être drôles et agrémenter les <em>«majlis»</em> de l&rsquo;émir par des anecdotes sur les grands de leur époque qu&rsquo;ils côtoyèrent grâce à leurs hautes fonctions.</p>



<p>Un journaliste qui a croisé Bouteflika à cette époque se souvient&nbsp;: <em>«Bouteflika me disait que les rapports entre Bourguiba et Boumédiène étaient souvent houleux. Mais grâce à ma proximité avec Wassila, le réseau de l&rsquo;UGTT, Bourguiba Junior et d&rsquo;autres éminentes figures du Néo-Destour, j&rsquo;ai toujours réussi a arrondir les angles et à aplanir les difficultés sans en référer à Boumédiène.»</em></p>



<p><em>«L&rsquo;ancien président algérien était d&rsquo;autant plus attaché à la Tunisie, où il compte de nombreux amis, que cet homme à femmes, qui ne s&rsquo;est jamais marié, n&rsquo;eut qu&rsquo;un seul grand amour : une Tunisienne mariée dont il fit la connaissance durant ses jeunes années à Tunis»</em>, ajoute le même journaliste.</p>



<p>Avec Zine El-Abdine Ben Ali, Bouteflika a gardé des relations certes distantes, du fait de la sobriété de l&rsquo;ancien président tunisien, de tempérament plus réservé, mais assez correctes, ce qui a permis à l&rsquo;ancien chef de la diplomatie algérienne, du fait de ses bonnes relations avec le président Liamine Zéroual, d&rsquo;intercéder à plusieurs reprises entre les deux hommes, lorsqu&rsquo;ils étaient tous deux confrontés, dans les années 1990, à l&rsquo;hydre du terrorisme islamiste.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Bouteflika-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-363238" width="500"/><figcaption><em>Bouteflika aux obsèques de Bourguiba, le 8 avril 2000, à Monastir.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Des relations cordiales malgré les vicissitudes de l&rsquo;histoire </h3>



<p>Lorsque Bouteflika a accédé lui-même à la présidence de l&rsquo;Algérie en 1999, et qu&rsquo;il a fait voter et approuver par référendum, en&nbsp;septembre 1999, la loi de la <em>«concorde civile»</em> prévoyant une amnistie partielle des&nbsp;islamistes<em>&nbsp;</em>armés, contre leur désarmement et leur abandon du maquis, opération qui mit fin fin à la <em>«décennie noire»</em>, Ben Ali, qui rejetait toute conciliation avec les islamistes en Tunisie, était suffisamment pragmatique pour apprécier la baisse de la violence terroriste chez les voisins algériens. Aussi, et malgré leurs options politiques différentes, les deux hommes ont gardé des relations cordiales imposées par la profondeur historique des liens entre les deux peuples.</p>



<p>C&rsquo;est ainsi que Bouteflika sera parmi les rares chefs d&rsquo;Etat, avec les présidents français Jacques Chirac, palestinien Yasser Arafat et égyptien Mohammed Hosni Moubarak, à avoir fait le déplacement à Tunis pour assister, aux côtés de Ben Ali, à Monastir, le 8 avril 2000, aux<a href="http://www.kapitalis.com/une/62-fokus/national/9237-il-y-a-douze-ans-en-tunisie-le-deuil-supreme-de-bourguiba.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> obsèques de Bourguiba</a>. Il décrète un deuil de trois jours en Algérie et reconnaît en le défunt <em>«l&rsquo;une des personnalités du Maghreb les plus marquantes du xxe siècle dont l&rsquo;Afrique et le monde peuvent s&rsquo;enorgueillir».</em></p>



<p>Malgré des vicissitudes par lesquelles les deux pays sont passées entre 1999 et 2019, période de règne de Bouteflika, entre Tunis et Alger, les relations ont toujours été empreintes d&rsquo;entente cordiale, l&rsquo;Algérie se gardant même de s&rsquo;immiscer dans les affaires intérieures de la Tunisie lorsque la révolution a éclaté, le 14 janvier 2011, à Tunis, et faillit même, au début, déborder sur l&rsquo;Algérie. Le pragmatisme a toujours inspiré les dirigeants des deux pays dont les orientations idéologiques et les options politiques ont souvent été aux antipodes : pendant la guerre froide, Tunis avait toujours eu un tropisme occidental, alors qu&rsquo;Alger était de tendance tiers-mondiste et avait des liens très fort avec le bloc soviétique. Mais les nuages étaient rares dans leurs relations bilatérales et, grâce à l&rsquo;entregent de leurs dirigeants, ces nuages se dissipaient rapidement, les deux peuples voisins ayant toujours été très proches.  </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2Ns7xKtFk7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/deces-de-lancien-president-algerien-abdelaziz-bouteflika/">Décès de l&rsquo;ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Décès de l&rsquo;ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/deces-de-lancien-president-algerien-abdelaziz-bouteflika/embed/#?secret=edSNocQ3Nu#?secret=2Ns7xKtFk7" data-secret="2Ns7xKtFk7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/bouteflika-et-la-tunisie-une-si-longue-amitie/">Bouteflika et la Tunisie : une si longue amitié</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/bouteflika-et-la-tunisie-une-si-longue-amitie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>9</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bélaïd Abdesselam, «père» de l’industrialisation algérienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/29/belaid-abdesselam-pere-de-lindustrialisation-algerienne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/29/belaid-abdesselam-pere-de-lindustrialisation-algerienne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2020 06:58:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Bélaïd Abdesselam]]></category>
		<category><![CDATA[Carlos]]></category>
		<category><![CDATA[Chadli Bendjédid]]></category>
		<category><![CDATA[Houari Boumédiène]]></category>
		<category><![CDATA[industrie industrialisante]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=305574</guid>

					<description><![CDATA[<p>Fervent nationaliste, homme d’Etat intègre et rigoureux, Bélaïd Abdesselam, mort à 92 ans, fut l’incarnation d’un projet ambitieux d’industrialisation de l’Algérie, brisé en plein élan. Par Hassen Zenati Pour la postérité, Bélaïd Abdesselam, décédé avant-hier, samedi 27 juin 2020, à 92 ans, restera l’homme d’un projet ambitieux : industrialiser l’Algérie pour la sortir du sous-développement...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/29/belaid-abdesselam-pere-de-lindustrialisation-algerienne/">Bélaïd Abdesselam, «père» de l’industrialisation algérienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Belaid-Abdesselam.jpg" alt="" class="wp-image-305575"/></figure>



<p><strong><em>Fervent nationaliste, homme d’Etat intègre et rigoureux, Bélaïd Abdesselam, mort à 92 ans, fut l’incarnation d’un projet ambitieux d’industrialisation de l’Algérie, brisé en plein élan.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-305574"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Pour la postérité, Bélaïd Abdesselam, décédé avant-hier, samedi 27 juin 2020, à 92 ans, restera l’homme d’un projet ambitieux : industrialiser l’Algérie pour la sortir du sous-développement et en faire la locomotive économique du Grand Maghreb Arabe, face à l’Europe.</p>



<p>Soutenu fermement par le président Houari Boumédiène, il mena pendant près de douze ans de 1965 à 1977, à la tête du ministère de l’Industrie, qu’il avait transformé en «Etat dans l’Etat», une politique d’investissements industriels à la hussarde, ouvrant chantier sur chantier dans un pays dont la population était essentiellement agricole sans aucune tradition industrielle.</p>



<p>À l&rsquo;issue de négociations ardues avec la France sur les conditions d’exploitation du pétrole après l’indépendance, il crée de toutes pièces la compagnie publique d’hydrocarbures Sonatrach, dont il fut le premier président (1964-1966). Il envisageait qu’à terme aucune goutte d’or noir algérien ne soit cédée à l&rsquo;étranger à l’état brut, mais transformée en une multitude de produits dérivés, issus d’une vaste plateforme d’industries pétrochimiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sa grande idée fut l’«industrie industrialisante»</h3>



<p>Il adopta l’idée d’<em>«industrie industrialisante»</em>, un concept développé par l’économiste français Gérard Destanne de Bernis de l&rsquo;université de Grenoble. L’industrie devait entraîner dans son sillage l’agriculture traditionnelle en lui procurant les équipements mécaniques de haute qualité technique nécessaires : tracteurs, moissonneuses-batteuses, pour augmenter ses faibles rendements et nourrir ainsi la population en progression rapide.</p>



<p>Les deux plans d’industrialisation entre 65-69 et 70-75, lancés dans une effervescence populaire soutenue, comportaient par ailleurs la création d’industries mécaniques intégrées à un haut niveau, de matériaux de construction, du textile et du cuir, du médicament. Des bases industrielles ont ainsi vu le jour : sidérurgie à Annaba, véhicules industriels à Rouiba (Algérois), pétrochimie à Arzew (Oranie) etc…</p>



<p>La nationalisation en février 1971 des hydrocarbures, devait procurer, grâce à l’ajustement du prix du baril survenu en 1973, les subsides indispensables à la réalisation de ces chantiers. Le projet fut mené tambour battant, malgré une accumulation de critiques sur le dimensionnement des usines, le recours à une technologie sophistiquée mal assimilée par des ouvriers à peine sortis de la paysannerie, aux contrats clés en mains, et une gestion hasardeuse des entreprises publiques confiée à des jeunes cadres sans grand expérience de l’entreprise.</p>



<p>Ces critiques étaient cependant balayés d’un revers de main par un Bélaïd Abdesselam, têtu, hautain, sûr de son fait et peu regardant sur les conséquences sociales du programme : pénuries à tous les étalages, déficit dramatique de logements, ouvrant la voie à un gonflement des bidonvilles à la périphérie des zones industrielles. Commencée en mystique, l’industrialisation tournera au cauchemar pour une grande partie de la population, dont les revenus s’accroissaient, mais sans se traduire par une meilleure consommation ni l’amélioration du niveau de vie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Chadli Bendjédid met fin au cauchemar</h3>



<p>L’arrivée au pouvoir du président Chadli Bendjédid à la suite du décès brutal du président Houari Boumédiène en 1979, donne un net coup d’arrêt à cette politique. Elle ouvre la porte aux importateurs qui devaient inonder le marché de produits étrangers – du nécessaire au superflu. Ce virage vers l’économie libérale, suivi par un fort endettement, l’Algérie en ressentira un peu plus tard les effets, avec la dénationalisation d&rsquo;une partie de ses entreprises publiques, accompagnée d&rsquo;un cortège de licenciements et de chômeurs. Elle passe à un cheveu d’un plan drastique de rééchelonnement de sa dette que voulait lui imposer le FMI, en pleine <em>«décennie noire»</em> de tentative de prise du pouvoir par les islamistes.</p>



<p>Rappelé au pouvoir en juillet 1992, après une traversée du désert de quelques années, Bélaïd Abdesselam, fidèle à lui même, rejette le plan de réajustement du FMI et préconise une<em> «économie de guerre»</em> centrée sur la reprise de la production, tournant le dos à la consommation. Il accuse les <em>«laïco-assimilationnistes»</em> de ceux qu’on appelle en Algérie «le parti de la France», d’avoir brisé l’élan de l’industrialisation. Mais son programme ne passe pas. Il est de nouveau acculé à se retirer de la politique une année après avoir été rappelé en<em> «sauveur»</em> à la tête du gouvernement.</p>



<p>Homme de caractère et forte tête, Bélaïd Abdesselam était craint par ses cadres dont il exigeait une loyauté et une rigueur de tous les instants. Pratiquement autodidacte en matière économique et industrielle, d’une capacité de travail proverbiale, il s’était formé sur le tas, en poursuivant ses activités militantes au sein du mouvement étudiant algérien et nord-africain.</p>



<p>Né en 1928 à Ain Kébira (Périgotville &#8211; Sétif), d’une famille aisée originaire de Grande Kabylie, militant du PPA (Parti du peuple algérien, matrice du combat nationaliste), lycéen, il est arrêté en mai 1945 après les massacres de Sétif (45.000 morts algériens). On le retrouve de 1951 à 1953 à la tête de l’Association des étudiants musulmans nord-africains en France (AEMNAF), avant de participer en 1955 à la fondation de l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA), après avoir rejoint le Front de libération nationale (FLN).</p>



<p>Après plusieurs péripéties, le FLN le désigne, au lendemain du cessez-le-feu, à la tête de la Commission des affaires économiques de l’Exécutif Provisoire, sorte de gouvernement de transition paritaire franco-algérien chargé de préparer l’arrivée sur le territoire national des dirigeants algériens en exil. Mis à l’écart par Ahmed Ben Bella, premier président de la République algérienne, il est repris par Houari Boumédiène, qui en fait un <em>«épouvantail»</em> anti-français, redouté par les ministres et ambassadeurs de Paris. Commence alors sa longue ascension dans le pétrole et l’industrie jusqu’à la disparition de son mentor.</p>



<p>Responsable à la parole rare tant qu&rsquo;il était au gouvernement, aussitôt déchargé de ses responsabilité, il enrichira la bibliothèque politique algérienne de plusieurs ouvrages, dont un long entretien autobiographique avec les écrivains Ali El-Kenz et Mahfoud Bennoune.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Otage de Carlos à Vienne</h3>



<p>Un épisode dramatique marquera le parcours politique de Bélaïd Abdesselam, lorsque le 21 décembre 1975, il est pris en otage à Vienne (Autriche) avec dix autres ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont le Saoudien Zaki Yamani et l’Iranien Jamshid Amouzegar, par un commando agissant au nom d’une organisation palestinienne, dirigé par le Vénézuélien Carlos. Le ministre algérien convainc Carlos de diriger l’avion vers Alger. Après de longues heures d’attente et de négociations et une odyssée de la peur entre les aéroports de Tripoli et de Tunis, les autorités algériennes obtiennent de Carlos la libération des tous les otages, contre l’asile politique et une forte rançon, payée par les Saoudiens. Carlos ne séjournera pas plus de deux semaines en Algérie, mais l’intervention de Bélaïd Abdesselam, cheville ouvrière de la négociation, aura épargné le pire : le massacre de plusieurs dizaine d’innocents.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/29/belaid-abdesselam-pere-de-lindustrialisation-algerienne/">Bélaïd Abdesselam, «père» de l’industrialisation algérienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/29/belaid-abdesselam-pere-de-lindustrialisation-algerienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
