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	<title>Archives des hydroponie - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des hydroponie - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie &#8211; Italie : coopération pour la promotion de l’hydroponie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2022 07:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie veut promouvoir la technologie de l’hydroponie ou culture hors-sol. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/04/tunisie-italie-cooperation-pour-la-promotion-de-lhydroponie/">Tunisie &#8211; Italie : coopération pour la promotion de l’hydroponie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La technologie de l’hydroponie (culture hors-sol) adoptée dans le cadre du projet de coopération tuniso-italien Intesa, permet de réduire l’utilisation de l’eau pour l’irrigation de 80% par rapport à l’agriculture traditionnelle et de 90% l’utilisation d’engrais chimiques, a déclaré Bayrem Hamada, le conseiller du président de l’Union de l’agriculture et de la pêche (Utap) et coordinateur du projet.</em></strong></p>



<span id="more-4790728"></span>



<p>Lors d’une conférence internationale sur <em>«les enjeux de l’agriculture durable en Méditerranée à travers le projet Intesa»</em> (Innovation dans les technologies pour soutenir le développement durable de l’agro-industrie), qui s’est tenue jeudi 3 novembre 2022 à Tunis, Hamada a indiqué que ce projet, financé par l’Union européenne, doté d’un budget de 700 000 dinars, permettra à l’Etat de limiter le coût des intrants agricoles tels que les engrais, d’augmenter la production agricole et de favoriser la production de produits agricoles sans métaux lourds.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Promouvoir une agriculture durable et innovante</h2>



<p>Ce projet vise également à soutenir les pratiques alternatives afin de promouvoir une agriculture durable et innovante dans un contexte de forte croissance démographique en Tunisie et dans le monde, d’évolution des besoins de consommation et de raréfaction des ressources en eau due au changement climatique.</p>



<p>Hamada a souligné l’importance de changer la mentalité des agriculteurs tunisiens qui doivent comprendre les avantages de l’agriculture hydroponique, en particulier au milieu des difficultés rencontrées par les cultures traditionnelles et leur forte exposition aux maladies transmises par le sol et la rareté de l’eau et des engrais.</p>



<p>Le responsable a également appelé l’Etat à reconnaître ces pratiques agricoles, à mobiliser des lignes de financement bancaire et à apporter le soutien nécessaire aux agriculteurs spécialisés dans ce type de cultures.</p>



<p>Directeur de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Nabeul et expert en hydroponie, Slim Zouari a insisté sur la nécessité d’adopter des cultures hors sol en milieu urbain et pas seulement en milieu agricole, afin que les citoyens puissent couvrir une partie de leurs besoins en légumes à feuilles et fruits, en utilisant de petites surfaces.</p>



<p>Il a déclaré que la culture traditionnelle utilise 400 kg d’eau pour produire un kg de légumes, tandis que la culture hors-sol n’utilise que 20% de cette quantité d’eau pour produire la même quantité de légumes, ce qui aide à s’adapter au changement climatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Irriguer la plante sans dégrader le sol</h2>



<p>De son côté, Mohamed Amine Mechichi, agriculteur spécialisé dans la culture hors-sol à Soliman (Nabeul), a indiqué que cette technique permet à la plante de puiser facilement ses besoins en eau, sans dégrader le sol en limitant l’utilisation des engins agricoles pour labourer et ensemencer la terre, ainsi que des pesticides.</p>



<p>Mechichi, qui a lancé son projet en 2019, a déclaré que l’utilisation de la culture hors-sol lui permet de produire une tonne de basilic par mois sur une superficie n’excédant pas 500 m2, alors que la culture traditionnelle nécessite une terre d’au moins un hectare pour produire la même quantité de basilic. Il a ajouté que la production mensuelle de basilic ne consomme que 10 m3 d’eau/mois, soit un coût mensuel de 2 dinars.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fsnH8LGdVe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/13/lagriculture-hors-sol-la-reponse-au-deficit-hydrique-chronique/">L’agriculture hors-sol, la réponse au déficit hydrique chronique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’agriculture hors-sol, la réponse au déficit hydrique chronique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/13/lagriculture-hors-sol-la-reponse-au-deficit-hydrique-chronique/embed/#?secret=soj7mfYZD3#?secret=fsnH8LGdVe" data-secret="fsnH8LGdVe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il a appelé à l’intégration des équipements nécessaires à la culture hydroponique (équipements en plastique principalement) dans la liste des équipements agricoles pour limiter leurs coûts d’importation et lever les barrières douanières et financières auxquelles sont confrontés les agriculteurs spécialisés dans ces cultures.</p>



<p>Plusieurs expérimentations de production de tomates et de légumes feuilles hors sol ont été menées dans le sud de l’Italie et en Tunisie, dans le cadre du projet Intesa, qui se poursuivra jusqu’en juin 2023.</p>



<p>Ce projet prévoit également, dans la période à venir, des sessions de formation pour les agriculteurs, les étudiants des écoles agricoles et les jeunes entrepreneurs ainsi que des initiatives de laboratoires vivants à Tunis et Sfax et des études de marché pour ce type de cultures.</p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/04/tunisie-italie-cooperation-pour-la-promotion-de-lhydroponie/">Tunisie &#8211; Italie : coopération pour la promotion de l’hydroponie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’agriculture hors-sol, la réponse au déficit hydrique chronique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Mar 2021 11:19:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aéroponie]]></category>
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		<category><![CDATA[déficit hydrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La situation hydrique en Tunisie est de plus en plus difficile. L’agriculture hors-sol permet d’économiser jusqu’à 90% d&#8217;eau. C’est une excellente opportunité pour une autosuffisance en légumes et fruits. Les autorités doivent encourager ce secteur «high tech» et très prometteur. Par Ridha Bergaoui * La Tunisie est un pays pauvre en eau et l’agriculture peine...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Agriculture-hors-sol-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-339755"/></figure>



<p><strong><em>La situation hydrique en Tunisie est de plus en plus difficile. L’agriculture hors-sol permet d’économiser jusqu’à 90% d&rsquo;eau. C’est une excellente opportunité pour une autosuffisance en légumes et fruits. Les autorités doivent encourager ce secteur «high tech» et très prometteur.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Bergaoui</strong> *</p>



<span id="more-339754"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>La Tunisie est un pays pauvre en eau et l’agriculture peine à produire suffisamment de produits alimentaires. Le pays doit importer de plus en plus de céréales, d’huiles végétales et ces derniers temps des légumes comme les tomates, piments et oignons. Les barrages sont à moitié vides alors que la saison des pluies est presque achevée. Des difficultés sont en vue pour satisfaire à la fois aux besoins de l’eau potable et l’irrigation des cultures. On s’oriente vers la limitation et même l’interdiction de la mise en place des cultures annuelles d’été. Pastèques, melons, tomates et piments risquent de manquer cette année.</p>



<p>L’agriculture hors-sol est connue pour l’économie d’eau qu’elle occasionne, une économie de 70 à 90% comparée à une culture en plein champ. Elle représente une réponse intéressante au déficit hydrique et un substitut logique aux cultures des périmètres irrigués.</p>



<h3 class="wp-block-heading">C’est quoi l’agriculture hors-sol ?</h3>



<p>Très ancienne, l’agriculture hors-sol remonte aux Aztèques (16e siècle). Dans ce mode de production, les plantes sont cultivées dans des abris ou des serres dont l’ambiance (lumière, température, humidité, air) est complètement maîtrisée indépendamment des saisons et des variations des conditions climatiques. Les plantes poussent dans un support généralement inerte minéral ou organique (laine de roche, perlite, billes d’argile, tourbe, sable…). Un système d’irrigation amène l’eau et les fertilisants nécessaires jusqu’aux racines. Dans ces conditions, il n’y a ni mauvaises herbes, ni insectes, ni parasites et l’utilisation des pesticides est rare. La température et l’humidité peuvent toutefois favoriser le développement des champignons et nécessiter l’utilisation de fongicides.</p>



<p>De nombreuses variantes sont proposées : utilisation d’un substrat ou sans substrat. Dans le dernier cas les racines se trouvent soit plongées dans une solution nutritive (hydroponie), soit reçoivent l’eau et les nutriments par pulvérisation (aéroponie). Un autre système consiste à associer un élevage de poissons d’eau douce (aquaculture) à une culture hors-sol classique ou hydroponie. Ce type de culture s’appelle aquaponie. Les déchets des poissons sont utilisés comme fertilisants pour alimenter les plantes.</p>



<p>De nombreuses variantes se différencient selon le système d’irrigation (goutte à goutte, aspersion, film nutritif…), le type d’installation (un ou plusieurs niveaux…) et le recyclage ou non (circuit ouvert ou fermé) de la solution fertilisante</p>



<p>Les plantes doivent bénéficier des conditions optimales pour un maximum de croissance. Il s’agit de maîtriser l’ambiance et également l’irrigation, la fertilisation et l’acidité-conductivité de la solution fertilisante. Ces paramètres doivent être ajustés d’une façon permanente pour tenir compte de la croissance des plantes. La culture hors-sol nécessite une excellente technicité.</p>



<p>L’agriculture hors-sol fait partie de l’agriculture urbaine. Ce dernier terme englobe l’ensemble des systèmes visant la production d’aliments en milieu urbain et périurbain sans que se soit nécessairement du hors-sol.</p>



<p>Dans de nombreux pays (Japon, Hollande, le Canada…), la culture hors-sol a progressivement remplacé à grande échelle les cultures classiques comme la tomate, les fraises, la laitue, le concombre… D’immenses fermes-usines existent déjà dans le monde. Elles produisent des salades et autres légumes toute l’année sans pesticides quelles que soient les conditions climatiques. L’activité est tout à fait rentable grâce à la productivité très élevée de ces installations complètement automatisées et hyper-connectées. La Nasa envisage même d’utiliser l’agriculture hors-sol pour produire des aliments sur Mars pour nourrir les astronautes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi l’agriculture hors-sol ?</h3>



<p>L’agriculture hors-sol s’est développée dans certains pays en premier pour suppléer au manque de terrain et la nécessité de produire des quantités importantes d’aliments. Elle présente de nombreux autres avantages :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>économie substantielle d’eau (de 70 à 90%), intéressant surtout dans un contexte de raréfaction des ressources hydriques;</li><li>travail facile et ergonomique;</li><li>utilisation d’eau et de fertilisants avec une quantité juste nécessaire pour la plante, donc sans gaspillage;</li><li>productivité très élevée par unité de surface;</li><li>pas d’utilisation d’herbicides et rarement de pesticides;</li><li>production toute l’année indépendamment des saisons;</li><li>croissance optimale des plantes et raccourcissement des cycles de production;</li><li>produits de qualité, cueillis à maturité optimale, sains et sans résidus. Les qualités gustatives des produits ne semblent pas être affectées;</li><li>agriculture de proximité et les produits frais sont mis rapidement à la disposition des consommateurs;</li><li>il est possible de cultiver plusieurs espèces végétales différentes en même temps sans problème de gestion;</li><li>pas de travail du sol et économie de carburant.<br>L’agriculture hors-sol présente néanmoins certains inconvénients, dont on citera les plus importants :<br>-grande consommation d’énergie électrique, pour la lumière nécessaire pour la croissance des plantes, le fonctionnement des différents systèmes et la climatisation; il est possible de recourir au photovoltaïque pour remplacer l’électricité; ce moyen permettant également d’éviter des coupures catastrophiques du courant électrique;</li><li>technicité importante pour le réglage des systèmes d’irrigation et de fertilisation;</li><li>investissement important pour les serres, les installations et les équipements;<br>-problème de l’élimination et du recyclage des substrats de culture et des déchets.</li></ul>



<p>La culture hors-sol s’adapte bien surtout à la tomate. Elle peut être utilisée pour d’autres cultures comme le concombre, fines herbes et plantes aromatiques, laitues et légumes à feuilles, fleurs et plantes d’ornement….</p>



<h3 class="wp-block-heading">Situation des cultures hors-sol en Tunisie</h3>



<p>En Tunisie les cultures hors-sol remontent à plus d’une trentaine d’années. En effet, les régions du sud (Gabes, Kébili et Tozeur) utilisent les eaux géothermales provenant des forages profonds des nappes continentales intercalaires profondes. Ces eaux chaudes (65-70°C) permettent de chauffer les serres et d’irriguer les cultures. Ceci a permis de pratiquer des cultures intensives de primeurs et d’arrière-saison de tomate, concombre, melon… Malheureusement ces eaux étaient très chargées en sel et le sol des serres finissait par devenir stérile. Par ailleurs, des problèmes de contamination du sol par des nématodes et autres parasites obligeaient les agriculteurs à renouveler le sol de la serre ou à la déplacer ailleurs.</p>



<p>Pour surmonter ce problème certains serriculteurs ont eu recours à la culture hors-sol, tout d’abord par l’utilisation du sable de carrière placé en couche sur des bâches en plastique dans des fosses creusées dans les serres, puis le recours à des sacs en plastique tressé remplis de sable, enfin l’utilisation de petits pots remplis de perlite. Le Centre technique des cultures protégées et géothermiques (CTCPG), créé en2010 et basé à Gabes, est chargé de l’encadrement et de la promotion du secteur.</p>



<p>Juste après la révolution, un promoteur a essayé de lancer un système de culture de l’orge par hydroponie. Les graines d’orge sont cultivées dans des plateaux disposés sur plusieurs étages et recevaient des arrosages fréquents par pulvérisation de l’eau. Après une semaine, les plants atteignent une vingtaine de centimètre et peuvent être utilisés comme fourrage pour les animaux. Malheureusement, le coût très élevé de ce fourrage très riche en eau et très peu nutritif font que cette culture n’était pas intéressante.</p>



<p>De nombreux projets, en collaboration avec des promoteurs étrangers, ont été menés ces dernières années dans la région de Tunis et dans le sud tunisien et ont connu plus ou moins de succès. De nos jours de nouvelles tentatives sont menées par des jeunes promoteurs afin de relancer l’agriculture hors-sol et même l’aquaponie.</p>



<p>La surface en hors-sol reste très limitée et la culture hors-sol est actuellement très marginale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Avenir de l’agriculture hors-sol en Tunisie</h3>



<p>Le déficit hydrique, face à l’augmentation du besoin en eau des différents secteurs économiques, représente un réel défi surtout suite au réchauffement climatique et la sécheresse qui l’accompagne. Réduire les pertes et le gaspillage de l’eau à tous les niveaux est un devoir national primordial. L’agriculture utilise 80% des ressources hydriques. Avec le déficit hydrique de plus en plus grave, les surfaces cultivées en irrigué risquent de se réduire et la production de légumes et fruits de se restreindre. Cependant les besoins ne cessent de croitre.</p>



<p>L’agriculture en hors-sol peut remplacer partiellement les périmètres irrigués, combler le déficit en produits maraicher et envisager même l’exportation de l’excédent. Suite aux coûts élevés des investissements et de fonctionnement, les cultures de primeurs et d’arrière-saison seront les plus intéressantes.</p>



<p>L’Etat se doit d’encourager l’agriculture hors-sol et de stimuler son développement. Le Groupement interprofessionnel des légumes doit prendre en charge cette spécialité et œuvrer pour sa promotion. Il doit vulgariser les techniques de production et prendre en charge la formation et le recyclage des personnes intéressées par cette branche. Il faut également encourager la recherche et les études pour maîtriser complètement les procédés et élaborer des systèmes simples, pratiques et peu onéreux.</p>



<p>Les nouvelles technologies, la robotisation… auront leur place dans ce type de production <em>«high-tech»</em>. Le soutien de ce secteur encouragerait les jeunes à créer des projets et des start-up innovantes dans le domaine des substrats, les systèmes et les équipements de culture et d’irrigation, le pilotage automatique et informatisé de la climatisation… Ceci est de nature à créer de l’emploi à de nombreux diplômés du supérieur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p>La situation hydrique nationale est préoccupante. Elle risque de s’aggraver dans les années à venir suite au réchauffement climatique auquel la Tunisie est pleinement exposée. L’agriculture hors-sol présente de nombreux avantages dont une véritable économie d’eau.</p>



<p>L’agriculture hors-sol mérite d’être prise au sérieux et considérée comme un système de production à part entière. La mise en place d’une telle filière demande du temps et des moyens. Elle demande surtout une volonté politique pour réagir à temps et faire face au fléau dévastateur du réchauffement climatique, de la sécheresse et du déficit hydrique. Le développement de l’agriculture hors-sol sera notre chance pour renforcer notre autosuffisance en produits agricoles.</p>



<p>* <em>Professeur universitaire.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



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		<title>Quelle agriculture post-Covid-19 ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2020 15:16:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La pandémie de la Covid-19 nous a montré que les secteurs les plus importants pour la survie de l’homme, sont ceux de la santé et de l’agriculture. Ce dernier secteur doit être considéré comme prioritaire dans tout programme de développement et mérite une attention et un soutien particuliers. Il doit cependant remédier aux inconvénients qu’on...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Nouvelle-agriculture.jpg" alt="" class="wp-image-301257"/></figure>



<p><strong><em>La pandémie de la Covid-19 nous a montré que les secteurs les plus importants pour la survie de l’homme, sont ceux de la santé et de l’agriculture. Ce dernier secteur doit être considéré comme prioritaire dans tout programme de développement et mérite une attention et un soutien particuliers. Il doit cependant remédier aux inconvénients qu’on lui reproche (épuisement des ressources, pollution, dégradation de la qualité au risque de la santé du consommateur…) et évoluer pour assurer la sécurité alimentaire d’une population sans cesse croissante.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Pr Ridha Bargaoui</strong> *</p>



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<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>Tout le long de la pandémie de la Covid-19, l’agriculture a joué un rôle important en subvenant aux besoins en aliments frais du consommateur. Fruits, légumes, viandes, lait et œufs ont été disponibles et facilement accessibles par le consommateur malgré les contraintes du confinement et des déplacements des personnes, des marchandises et des moyens de transport.</p>



<p>Agriculteurs et éleveurs ont continué à travailler dur dans les champs en pleine campagne pour alimenter les marchés de gros et subvenir à la demande du consommateur. Exposés au coronavirus, ainsi que leurs proches, ils ont pris le risque, autant que le corps médical, de contracter cette grave maladie. La tâche était encore plus dure avec l’arrivée du mois de ramadan (24 avril-23 mai 2020) et la chaleur et les conditions de travail difficiles qui en découlent.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La relance de l’agriculture</h3>



<p>La chute imprévue de la consommation locale des produits agricoles (suite à la fermeture des hôtels, restaurants, collectivités et marchés hebdomadaires…), la fermeture des aéroports et les restrictions imposées au niveau des échanges internationaux et de la logistique ont entraîné la formation d’excédents importants que l’agriculteur n’arrive pas à écouler même aux prix les plus bas. Cette situation a entraîné pour ce dernier des pertes importantes surtout que la plupart des produits sont périssables et ne peuvent être stockés ou que leur conservation n’est pas rentable. Suite à la pandémie, l’agriculture se présente, comme un secteur sinistré au même titre que le tourisme, l’artisanat, le transport, les restaurants-cafés…</p>



<p>En attendant que cette crise sanitaire arrive à sa fin et que la vie reprenne son cours normal, il est nécessaire d’en tirer les conclusions et d’ajuster nos stratégies en tenant compte des retombées de cette pandémie mondiale. Redresser et relancer l’économie, rattraper le déficit de la croissance économique enregistrée et remédier à la perte des milliers d’emplois sont des priorités auxquelles nos politiques et nos spécialistes doivent réfléchir et trouver de solutions fiables et pratiques.</p>



<p>L’agriculture post-Covid-19 doit faire face à de nombreux défis. Le défi majeur demeure la sécurité alimentaire et la nécessité de produire suffisamment d’aliments pour nourrir une population jeune, de plus en plus exigeante et en croissance continue (la population tunisienne passera probablement de 11,5 millions d’habitants, aujourd’hui, à environ 13,5 millions en 2050).</p>



<p>L’exportation des produits agricoles et le tourisme (gros consommateur de produits alimentaires) demeurent des constantes de l’économie nationale nécessaires pour la rentrée de devises afin d’équilibrer la balance commerciale et de créer de l’emploi. Le défi principal serait donc d’augmenter sensiblement la production malgré les difficultés structurelles que vit l’agriculture comme le manque d’eau, les prix élevés des intrants, les circuits de commercialisation complexes, les difficultés financières, etc.</p>



<p>La Tunisie est confrontée à une surface agricole limitée, en constante diminution suite à l’érosion et la désertification. Elle est exposée à une surexploitation des ressources naturelles et des changements climatiques avec une aggravation du déficit hydrique. Toute stratégie de développement doit se baser sur la mise en place d’une agriculture innovante en harmonie avec l’environnement, l’économie de l’eau, l’utilisation des énergies renouvelables, la production d’aliments sains et le développement des filières de qualité…</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Hydroponie.jpg" alt="" class="wp-image-301258" width="500" height="352"/><figcaption><em>L&rsquo;hydroponie.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Des alternatives à l’agriculture intensive</h3>



<p>Jusqu’ici, partout dans le monde, l’agriculture moderne, forcément industrielle, a permis de produire des quantités importantes d’aliments très diversifiés et à des prix raisonnables. Elle a conduit malheureusement à de nombreux problèmes. Les ressources naturelles (sol, eau, énergie) sont surexploitées et les rendements des cultures plafonnent. La pollution et la dégradation de l’environnement représentent un niveau jamais atteint. Le réchauffement climatique et l’élévation du niveau de la mer, suite à l’accumulation des gaz à effet de serre, auront des conséquences désastreuses sur l’agriculture avec la disparition de terres agricoles, une réduction des précipitations, des phénomènes climatiques extrêmes fréquents (inondation, sécheresse…) et une diminution des disponibilités alimentaires. </p>



<p>Désormais, il est indispensable, afin de nourrir la population mondiale de demain (10 milliards d’habitants en 2050), tout en préservant l’environnement et la santé du consommateur de trouver de nouvelles formes d’agriculture. Certaines solutions ont été proposées comme l’élevage et la consommation des insectes, la fabrication d’une viande de laboratoire à partir de cellules souches, la culture et la consommation des algues…</p>



<p>Toutefois, ces solutions innovantes nécessitent un changement des mentalités et des habitudes alimentaires du consommateur et souffrent de coûts de production exorbitants.</p>



<p>La rareté des sols représente le facteur limitant principal dans l’augmentation de la production agricole. Afin de sécuriser leur approvisionnement en produits agricoles, certains pays ont recours à la location et même l’achat de terrains dans les pays qui disposent d’étendus de terres cultivables mal exploitées. C’est le cas de l’Inde, de la Corée du sud, des monarchies du Golfe et surtout de la Chine. Celle-ci investit dans l’achat de terres agricoles en Afrique (Ethiopie, Soudan, Tanzanie…), en Europe (Europe de l’Est) et ailleurs. D’autres pays ont recours à de nouvelles techniques de production. Il s’agit des cultures sans sol (hydroponie/aéroponie) ainsi que l’exploitation des parcelles disponibles en ville (agriculture urbaine). L’usage des nouvelles technologies permet de mieux tirer partie des surfaces agricoles existantes par une exploitation intelligente grâce à la robotique, les drones et autres machines connectées, c’est l’agriculture de précision.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Aeroponie.jpg" alt="" class="wp-image-301259" width="500"/><figcaption><em>L&rsquo;aéroponie.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong>1- L’hydroponie et l’aéroponie</strong> : ce sont deux formes de culture sans sol. Elles se pratiquent dans des enceintes fermées (type serre) disposant de lumière (naturelle ou artificielle) et d’une ventilation adéquate. Une température et de l’humidité adéquates permettent de maîtriser la croissance des plantes. Dans le cas de l’hydroponie, les jeunes pousses, ou les graines, sont disposées dans des substrats neutres comme la perlite, vermiculite, galets d’argile ou blocs de fibre de noix de coco, etc. Les éléments nutritifs (sels minéraux et oligoéléments) méticuleusement dosés et mélangés sont dissous dans l’eau d’irrigation et pulvérisés sur les plantes à intervalles réguliers en fonction de leur stade physiologique. En aéroponie, les plantes sont cultivées sans sol ni substrat. Elles sont suspendues avec les racines pendantes et apparentes. Les éléments nutritifs sont dissous dans l’eau et apportés par pulvérisation directement sur les racines des plantes.</p>



<p>Les cultures sont faites dans des plateaux disposés sur plusieurs étages. Des astuces permettent d’exploiter au maximum la surface couverte. La construction peut avoir l’aspect d’une tour assez haute d’où l’appellation de <em>«ferme verticale»</em>. On y cultive généralement des plantes basses surtout les salades ou de la tomate.</p>



<p>L’hydroponie et l’aéroponie présentent des avantages par rapport aux cultures de plein champ. Il y a surtout une réduction importante du besoin en eau des cultures, une utilisation rationnelle des engrais. Du fait du contrôle parfait des conditions de culture, il n’y a ni parasites ni ennemis des plantes et donc pas de nécessité d’utilisation de pesticides polluants et toxiques. La croissance des cultures et les productions sont optimales. Ces installations peuvent être mécanisées et utilisent peu de main d’œuvre. Ces fermes atypiques sont de plus en plus nombreuses dans certains pays surpeuplés comme le Japon ou Singapour dont la superficie est limitée. Ces pays ont recours à cette solution coûteuse afin de s’assurer une certaine autosuffisance et sécurité alimentaire.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Agriculture-urbaine.jpg" alt="" class="wp-image-301260" width="500"/><figcaption><em>L&rsquo;agriculture urbaine.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong>2- L’agriculture urbaine et périurbaine</strong> : il s’agit de la pratique de l’agriculture et même l’élevage des petits animaux (abeilles, poules, lapins et parfois chèvres) en ville, dans les parcs, les jardins privés et communaux et même sur les toits des immeubles… Cette pratique associe l’utile (production de légumes, fruits, fleurs…) à l’agréable (le jardinage). Elle permet un approvisionnement alternatif en produits alimentaires plus proche, plus durable et moins polluant que les systèmes actuels où les produits agricoles arrivent au consommateur après parfois de très longs voyages. Ces échanges très énergivores ont une empreinte carbone très élevée. Selon la taille de la parcelle et les personnes qui s’en occupent, les denrées récoltées sont destinées soit à la consommation personnelle soit partiellement vendues à des tiers. Ces produits frais, peu onéreux et de qualité sont très appréciés par les consommateurs et rencontrent de plus en plus de succès.</p>



<p>Cette agriculture de proximité joue un rôle pédagogique et éducatif très important. Elle amène les pratiques rurales en ville à la portée des citadins surtout les enfants et les jeunes. Elle a également des fonctions environnementales et paysagères intéressantes et un impact psychologique certain sur le moral du citadin.</p>



<p>Plusieurs villes en Europe, Amérique et Asie encouragent la pratique de l’agriculture urbaine. La ville de Chicago dans le nord des Etats-Unis est réputée pour ses toits verts qui produisent des légumes et fait respirer la ville. La production est destinée aux commerçants et marchés proches et les restaurants avoisinants.</p>



<p>Des architectes très connus proposent des systèmes divers d’intégration harmonieuse de cet espace agricole au paysage urbain. Ces systèmes peuvent prendre l’aspect de tours de plusieurs étages appelées <em>«fermes verticales urbaines»</em>. Ces micro-fermes qui occupent peu de place ont une productivité très élevée et peuvent nourrir plusieurs milliers de personnes.<br>Tout peut être produit dans ces fermes du futur : céréales, fruits, légumes, fleurs. Des vaches, des moutons et des porcs peuvent également être élevés dans ces tours. Les cultures sont réalisées en hydroponie ou aéroponie et présentent les avantages exposés précédemment. En plus, cette technique présente le privilège de la proximité. Ceci permet un bénéfice environnemental et économique certain.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Agriculture-Techno.jpg" alt="" class="wp-image-301261" width="500"/><figcaption><em>L&rsquo;agriculture 4.0.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong>3- L’agriculture de précision, une agriculture connectée et très performante</strong> : Grâce à Internet et aux nouvelles technologies, de la micro-informatique, de la robotique et de l’électronique, l’agriculture connaît de nos jours un renouveau semblable à celui que connaissent les autres secteurs et plus particulièrement l’industrie. Désormais on parle d’agriculture 4.0 par analogie à l’industrie 4.0 ou d’agriculture intelligente de précision. Voir un tracteur, sans conducteur à bord, effectuer les divers travaux agricoles (semis, récolte, épandage d’engrais ou de désherbants…), un robot qui reconnaît et arrache les mauvaises herbes ou effectue la récolte des fruits mûrs en laissant les autres sur l’arbre, une machine qui traie toute seule les vaches le jour ou la nuit… n’est plus de la science fiction mais des pratiques courantes utilisées déjà par certains agriculteurs-éleveurs en Europe ou aux Etats-Unis.</p>



<p>Grâce aux drones, les capteurs dont ces machines sont équipées, les liaisons satellitaires et Internet ainsi que les milliers d’applications que l’agriculteur peut utiliser facilement sur son smartphone ou son ordinateur portable, les engins connectés sont capables d’effectuer un travail très précis. Ils peuvent épandre des engrais ou des pesticides d’une façon très exacte. Ils sont capables d’irriguer d’une façon économe les cultures, en fonction des besoins des plantes, de l’humidité du sol, de la température et de l’humidité de l’air.</p>



<p>L’utilisation des données météorologiques, le suivi instantané de l’état des cultures et du cheptel permettent à l’agriculteur-éleveur de prendre des décisions adéquates pour intervenir sur le terrain d’une façon optimale quelque soit les conditions climatiques de jour comme de nuit.</p>



<p>Cette agriculture présente de nombreux avantages. Elle permet de libérer l’agriculteur et l’éleveur des différentes contraintes quotidiennes qui l’asservissent comme la traite des vaches et les interventions au niveau des cultures. L’agriculteur-éleveur peut désormais, comme tous les corps de métier, bénéficier du repos du weekend et du congé durant les fêtes. Les robots lui permettent de se débarrasser des corvées et des travaux sales, répétitifs et pénibles. Ils lui permettent également de travailler à distance, à partir de son bureau à l’aise et au confort.</p>



<p>Avec ces appareils connectés, l’exploitation peut être conduite avec un minimum de main d’œuvre, en assurant le travail en un minimum de temps. L’optimisation des interventions, des travaux culturaux et la réduction des quantités d’intrants utilisés conduisent à des performances optimales et une amélioration des rendements et de la rentabilité de l’exploitation. Ceci entraîne des économies importantes d’eau, des intrants et la préservation de l’environnement de la pollution par les produits chimiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En guise de conclusion</h3>



<p>L’agriculture est un secteur vital. Elle joue de nombreux rôles dont le plus important est la fourniture d’aliments indispensables pour se maintenir en vie, en bonne santé et fournir du travail physique ou intellectuel.</p>



<p>L’agriculture approvisionne également diverses industries en matières premières, les industries agro-alimentaires et diverses autres industries (bois, cuir, textiles…). Elle représente une source de revenu pour les agriculteurs et occupe de la main d’œuvre agricole dans la campagne.</p>



<p>Dans l’avenir, l’agriculture doit évoluer d’une part pour remédier aux inconvénients qu’on lui reproche (épuisement des ressources, pollution, dégradation de la qualité au risque de la santé du consommateur…) et d’autre part pour assurer la sécurité alimentaire d’une population sans cesse croissante.</p>



<p>L’hydroponie/aéroponie, l’agriculture urbaine et l’agriculture de précision représentent de nouvelles formes de production agricole intensives mais respectueuses de l’environnement. Ces technologies sont capables de rendre la vie de l’agriculteur-éleveur plus agréable et son travail beaucoup moins pénible.</p>



<p>La pandémie de la Covid-19 nous a montré que les secteurs les plus importants pour la survie de l’homme, sont ceux de la santé et de l’agriculture. Ces deux secteurs doivent être considérés prioritaires dans tout programme de développement. Ils méritent une attention et un soutien particuliers.</p>



<p><em>* Ingénieur agronome, Institut national agronomique de Tunisie</em>.</p>



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