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	<title>Archives des IFPRI - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des IFPRI - Kapitalis</title>
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		<title>Covid-19 en Tunisie: le méli-mélo de l’évaluation des impacts économiques</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Jun 2020 12:15:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face au silence de l’État au sujet des impacts économiques de la pandémie du Covid-19 en Tunisie, des organismes internationaux multiplient les études et investigations (PNUD, IFPRI, FMI, Fitch, etc.). Or, si les études se multiplient, leurs résultats ne se ressemblent pas. Pire, ils se contredisent ! Un méli-mélo qui inquiète les opérateurs économiques. Enjeux...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/20/covid-19-en-tunisie-le-meli-melo-de-levaluation-des-impacts-economiques/">Covid-19 en Tunisie: le méli-mélo de l’évaluation des impacts économiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Tunisie-Economie.jpg" alt="" class="wp-image-293036"/></figure>



<p><strong><em>Face au silence de l’État au sujet des impacts économiques de la pandémie du Covid-19 en Tunisie, des organismes internationaux multiplient les études et investigations (PNUD, <a rel="noreferrer noopener" href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/05/23/ifpri-la-tunisie-doit-rouvrir-rapidement-son-economie-pour-reduire-ses-pertes-de-revenus-et-demplois/" target="_blank">IFPRI</a>, FMI, Fitch, etc.). Or, si les études se multiplient, leurs résultats ne se ressemblent pas. Pire, ils se contredisent ! Un méli-mélo qui inquiète les opérateurs économiques. Enjeux et implications…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph. D.</p>



<span id="more-304391"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">L’étude du PNUD est contredite par celle de l’IFPRI</h3>



<p>La dernière étude en date est financée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Elle mesure les impacts de la Covid-19, notamment en termes de récession, de pauvreté et de chômage. L’étude, dont la sortie était annoncée cette semaine en grande pompe par le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale (MDICI), est plutôt conservatrice dans ses estimations et minimaliste dans ses explications.</p>



<p>Dans une soixante de pages, les auteurs estiment la récession pour 2020 à -4,4%, avec un une augmentation du chômage de 275.000 chômeurs (taux passant de 15% à 21%), une paupérisation d’un coup d’un demi-million de citoyennes et citoyens (+475.000), une contraction des investissements de -5% et un terrible repli de la consommation de &#8211; 8%.</p>



<p>Lors de la conférence de presse, le ministre Selim Azzabi a annoncé que la croissance serait plutôt entre -6% et -7%. C’est assez curieux que l&rsquo;oral du ministre soit si dissonant avec le communiqué de presse.</p>



<p>Ces impacts sont estimés pour les trois mois de confinement. La méthode utilisée s’appuie sur une matrice de données mesurant les inputs-outputs (approvisionnement et écoulement) de 16 secteurs économiques (avec des données basées sur 2015). L’étude fait appel à des simulations économétriques d’un modèle à équations multiples, axé sur un équilibre macroéconomique général.</p>



<p>Il y a trois semaines, une autre étude a été menée par l’International Food Policy Research Institut (IFPRI), basé à Washington, un institut américain de recherche appliquée, avec la collaboration de partenaires tunisiens, arrive à des résultats diamétralement opposés, utilisant quasiment la même matrice de données et la même modélisation de calcul (appliquée par un autre logiciel).</p>



<p>L’<strong><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/05/23/ifpri-la-tunisie-doit-rouvrir-rapidement-son-economie-pour-reduire-ses-pertes-de-revenus-et-demplois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude IFPRI </a></strong>est plus détaillée. Elle nous informe que suite à un confinement de trois mois le taux de croissance chuterait de moins 11,6%, avec une perte provisoire de 475.000 emplois (taux de chômage passant de 15% à 26%) et une pauvreté qui pénalise presque autant de personnes. La paupérisation serait plus forte dans les quartiers déshérités urbains, que dans les ns les milieux urbains que ruraux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Qui dit vrai et pourquoi de tels écarts ?</h3>



<p>Utilisant les mêmes données, presque la même approche de simulation, les deux études procurent des résultats qui varient en moyenne du simple au double pour le taux de récession (4,4% versus 11,6%) et le nombre des emplois détruits (275.000 versus 470.000).</p>



<p>C’est anormal! Plusieurs explications sont plausibles.</p>



<p>Si les deux études sont, à l’évidence, très bien menées dans leur démarche empirique et leur modélisation théorique, elles ne semblent pas adopter les mêmes hypothèses prévisionnelles et n’abordent pas suffisamment les analyses de sensibilités aux risques face à des incertitudes différemment considérées.</p>



<p>Or, dans ce type de recherche, l’analyse de sensibilité aux risques permet de tester les résultats en <em>«choquant»</em> les équations par des doses variables d’optimisme, de réalisme ou de pessimisme. Et cela se fait par des variations croisées et successives dans les équations et particulièrement en modifiant les coefficients techniques qui permettent de supputer l’avenir et le comportement des branches et secteurs économiques considérés (analyse de risques avec une simulation connue sous l’appellation Montécarlo).</p>



<p>À l’évidence, l’étude de l’IFPRI s’est prêtée davantage aux tests de sensibilité aux risques et a réservé plus place aux vérifications de la robustesse des équations retenues et scénarios plausibles.</p>



<p>Cela dit, dommage que pour les deux études, les auteurs ne mentionnent pas explicitement les limites de leur démarche et les marges d’erreur statistiques permettant de mieux saisir les intervalles de confiance statistiques de chacun des indicateurs obtenus.</p>



<p>Plus grave encore, les deux études ne semblent pas se distancer de la même façon vis-à-vis du pourvoir politique et pressions partisanes liées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Politisation des indicateurs d’impacts économiques</h3>



<p>L’étude du PNUD a été préfacée par un ministre en exercice au sein du gouvernement Fakhfakh. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale. Une telle préface induit en erreur et porte à penser qu’on a ici un document gouvernemental, officiel… La préface en question avoue implicitement l’encadrement et l’acquiescement directs d’un ministre du gouvernement ayant géré la crise de la pandémie du Covid-19… et se trouvant ainsi juge et partie.</p>



<p>Pour l’étude menée par l’IFPRI, on est en présence d’un organisme de recherche rompu aux investigations empiriques, menées de façon libre et autonome du pouvoir politique, ou de ses relais directs. Cela évite les partis-pris et les positions de juge et partie, constatées dans l’étude du PNUD.</p>



<p>Vraiment dommage que le PNUD-Tunisie se fasse piéger dans les méandres du jeu politique prévalant aujourd’hui en Tunisie. Le PNUD et les auteurs, très respectés par leurs collègues, perdent des plumes en matière de neutralité et d’objectivité.</p>



<p>On peut imaginer que les auteurs aient voulu ne pas trop s’éloigner des prévisions du FMI (début mars 2020) et ceux de la Banque mondiale. Ceci met en cause la crédibilité des résultats et de l’institution (PNUD), car il est impossible d’avoir les mêmes résultats que le FMI (avec les hypothèses de début mars) alors que l’économie tunisienne a été complètement à l’arrêt pendant au moins huit semaines.</p>



<p>L’IFPRI a publié son étude sous forme d’une <em>policy paper</em>, répondant aux critères de publications scientifiques retenus dans les milieux universitaires et les comités de pairs qui jugent de la validité de tels travaux d’évaluation d’impacts. Il suffit de regarder les listes d’articles cités en référence pour voir la différence dans la prise en compte du savoir scientifique versus les indications et documents venant des organismes internationaux et références non évaluées par les pairs.</p>



<p>Il ne faut pas être naïf, dans le cas de l’étude du PNUD, les indicateurs et analyses obtenus sont politiquement lissés, au point de devenir une arme à double tranchant: en plus de l’information économique intrinsèque qu’ils véhiculent, ils ont une portée politique significative et cruciale quand il est question d’évaluer le calibrage (sévérité), la cohérence, la faisabilité, l’efficacité, l’efficience des actions engagées par le gouvernement Elyes Fakhfakh pour contrer la Covid-19, durant les trois mois du confinement.</p>



<p>On peut le deviner, pour le ministre, ces indicateurs doivent être soft, pour ne pas <em>«faire des vagues»</em> qui peuvent servir à blâmer des décisions (et des décideurs), voire même à limoger un ministre ou carrément même faire tomber le gouvernement Fakhfakh, dans son ensemble.</p>



<p>Et vous l’avez compris, ceci explique cela: l’encadrement rapproché du ministre du MDICI et de ses équipes dans l’édition, la réalisation et la diffusion de l’étude du PNUD ne peut pas être compris autrement. Un tel encadrement ne favorise pas la neutralité que doit caractériser de telles études lourdes conséquences en matière d’aides publiques, de compensations des secteurs sinistrés et d’évaluation du bilan de l’actuel gouvernement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Où sont les statistiques de l’INS et de la BCT à ce sujet ?</h3>



<p>La question est brûlante! Depuis le début de la pandémie au début mars 2020, plusieurs observateurs se demandaient pourquoi le gouvernement tunisien sature les médias et les citoyens par les indicateurs et conférences de presse au sujet de l’évolution de la pandémie, en mettant de l’avant toutes sortes de statistiques de santé… et pourquoi garde-t-il un silence total sur les données économiques, budgétaires et monétaires en lien aux impacts de la Covid-19?</p>



<p>Le black-out sur les données économiques liées au Covid-19 est regrettable, puisqu’il nourrit l’opacité, renforce l’asymétrie d’information et cultive un sérieux risque moral… et de perte de confiance.</p>



<p>On peut se demander pourquoi l’Institut national de la statistique (INS) n’a pas produit ses estimations propres ? Pourquoi la Banque centrale de Tunisie (BCT) n’a pas fait autant ?</p>



<p>Le ministère des Finances et le MDICI auraient dû aussi publier et régulièrement leurs données de suivi, leurs indicateurs et leurs notes de conjoncture au sujet des impacts de la Covid-19 en Tunisie.</p>



<p>Lors de la préparation de cette chronique, nous avons tenté d’appeler les responsables de la Direction générale des prévisions au MDICI, vainement, la direction et responsables étaient aux abonnés absents. La volonté de maintenir et de cacher l’information est patente!</p>



<p>Le ministère des Finances dispose de données quotidiennes de l’état des recettes au niveau de la trésorerie générale, ces données sont factuelles et on aurait aimé les voir diffusées publiquement et au jour le jour, pendant cette crise.</p>



<p>Ailleurs dans le monde, les organismes statistiques, les banques centrales et les ministres des finances communiquent régulièrement au sujet des impacts économiques prévisibles de la pandémie. Tous le font de façon professionnelle, sans vacarmes… avec des marges d’erreur compréhensibles, des mises à jour et une crédibilité qui rassurent les investisseurs et autres agents économiques.</p>



<p>À se demander pourquoi ce n’est pas le cas en Tunisie.</p>



<p>1-Est-ce un problème de (in) compétence en prévisions économiques? Le FMI a, dans l’un de ses plus récents rapports sur la Tunisie, déploré la fréquence des erreurs de prévisions en matière d’estimation du taux de croissance et des équilibres budgétaires.</p>



<p>2- Où est-ce un problème politique lié à une rétention volontaire d’information, motivée par des considérations peu éthiques (au sein du gouvernement) et centrées sur des enjeux du pouvoir politique et d’intérêts bassement partisans?</p>



<p>Autant de questions auxquelles le gouvernement actuel doit apporter des réponses rapides et publiques. C&rsquo;est ainsi que la Tunisie pourrait rassurer ses acteurs économiques et restaurer la confiance dans les estimations prévisionnelles en matière économique, budgétaire et monétaire.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DNIkBsO3Yr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/27/covid-19-en-tunisie-une-semaine-de-confinement-coute-1-du-pib/">Covid-19 en Tunisie : une semaine de confinement coûte 1% du PIB</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Covid-19 en Tunisie : une semaine de confinement coûte 1% du PIB » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/27/covid-19-en-tunisie-une-semaine-de-confinement-coute-1-du-pib/embed/#?secret=4f9Pl3TtqO#?secret=DNIkBsO3Yr" data-secret="DNIkBsO3Yr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
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		<title>Covid-19 en Tunisie : une semaine de confinement coûte 1% du PIB</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2020 11:39:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Enfin des statistiques officielles qui cernent les impacts économiques du Covid-19 et le confinement lié. Deux récentes publications, signées par des économistes crédibles montrent que le confinement va coûter extrêmement cher pour l’économie tunisienne. Avec une baisse de la croissance du PIB, à deux chiffres, la richesse tunisienne aurait en 2020 perdu ce qu’elle a...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/27/covid-19-en-tunisie-une-semaine-de-confinement-coute-1-du-pib/">Covid-19 en Tunisie : une semaine de confinement coûte 1% du PIB</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Tunis-Rues-vides.jpg" alt="" class="wp-image-288693"/></figure>



<p><strong><em>Enfin des statistiques officielles qui cernent les impacts économiques du Covid-19 et le confinement lié. Deux récentes publications, signées par des économistes crédibles montrent que le confinement va coûter extrêmement cher pour l’économie tunisienne. Avec une baisse de la croissance du PIB, à deux chiffres, la richesse tunisienne aurait en 2020 perdu ce qu’elle a accumulé en croissance durant les 10 dernières années. Explications et implications…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D. *</p>



<span id="more-300853"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>On apprend dans ces publications qu’une semaine de confinement fait perdre à la Tunisie 1% du PIB selon les derniers chiffres de l’INS et détruit provisoirement plus de 35.000 emplois (<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/05/23/ifpri-la-tunisie-doit-rouvrir-rapidement-son-economie-pour-reduire-ses-pertes-de-revenus-et-demplois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">IFPRI</a>). Les trois mois de confinement pourraient, grosso modo, faire chuter le PIB de presque 11,6 %, soit 12 milliards DT (ou 1 100 DT per capita) et auraient comme conséquence de détruire provisoirement plus de 430.000 emplois.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un confinement basé sur une approche bureaucratique «command and control»</h3>



<p>Fin mars déjà, des économistes avertis et non complaisants avec l’establishment politique ont décrié, haut et fort, un confinement mur-à-mur, disproportionné et décidé à l’aveuglette, sans études d’impacts préalables. Ils s’inquiétaient de voir que la gouvernance du confinement était menée de manière politisée, bureaucratique et surtout<em> «bancale»</em>, véhiculant la peur, pariant sur le tout médical et faisant tabula rasa des impacts économiques : récession, chômage, dette et pauvreté.</p>



<p>La démarche gouvernementale en matière de management du confinement et les mesures liées ont dévoilé aussi un attachement atavique à une gouvernance fondée sur les bonnes vieilles méthodes qui se limitent au <em>«command and control»</em>, sans flexibilité, sans modulation et sans recherche d’efficience opérationnelle.</p>



<p>Évaluation oblige, des statistiques sérieuses ont récemment mesuré l’ampleur de la <em>«casse»</em> économique, causée par un tel confinement et une telle indifférence aux impacts économiques. Qu’apprenons-nous à ce sujet? Et comment rectifier la trajectoire des politiques économiques liées à la sortie de la pandémie du Covid-19 ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une semaine de confinement coûte 1% du PIB</h3>



<p>Il y a 5 jours, l’Institut national de la statistique (INS) sort de son silence, pour dire que pour le premier trimestre, qui comptait que 2 seules semaines de confinement (du 14 au 31 mars) a généré une perte dans le produit intérieur brut (PIB) de presque 2% (comparaison du 1er trimestre 2020, avec le 4e de 2019). Un confinement qui génère une perte sèche de presque 2,2 milliards de DT (deadweight loss).</p>



<p>Dit simplement, une semaine de confinement total équivaut à une perte d’un peu plus qu’un milliard de DT (340 millions $US) de richesse nationale, que l’économie tunisienne aurait produit en temps normal.</p>



<p>L’INS ne s’est pas prononcé encore sur les pertes économiques liées à la douzaine de semaines de confinement imposée, manu militari, à l’économie durant le deuxième trimestre (avril, mai, juin). En attendant, un organisme international l’a fait à sa place, et cela est publié, chiffres à l’appui. Cette étude, publiée la semaine dernière est éditée sous forme de <em>policy note</em>, avec hypothèses, méthodes, statistiques, scénarios et résultats. Rédigé en anglais, le <em>policy note</em> a probablement échappé aux radars des médias tunisiens, élites politiques et <em>«chroniqueurs»</em> attitrés.</p>



<p>Le document est signé par un prestigieux institut de recherche (<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/05/23/ifpri-la-tunisie-doit-rouvrir-rapidement-son-economie-pour-reduire-ses-pertes-de-revenus-et-demplois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">IFPRI</a> : International Food Policy Research Institute), un organisme sis à Washington DC et ayant investi pour éclairer la prise de décision en Tunisie. Les données empiriques utilisées sont très crédibles, puisqu’issues de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ). Les auteurs ont utilisé des techniques de simulation à la fine pointe des méthodes économétriques; et ceux-ci sont très respectés par leurs pairs.</p>



<p>Ils nous apprennent que la douzaine de semaines de confinement a asséné un vrai coup de marteau à une économie, déjà mal au point, et qui n’avait pas besoin d’une autre épreuve liée à un confinement mur-à-mur, sans modulation et piloté à vue, sans études d’impact ex ante.</p>



<p>Avec 6 semaines de confinement total et 6 semaines de confinement partiel, l’économie est <em>«choquée»</em>, ébranlée sérieusement pendant au moins 3 mois. Et cela n’est pas fini, les méfaits latents et les ondes de choc vont sévir encore au moins pour un an, si tout va bien.</p>



<p>Les auteurs ont construit leur modèle et simulé leurs investigations à partir d’une matrice intersectorielle (input-output), utilisant des données observées selon les secteurs sinistrés et concernés, à la grandeur de l’économie tunisienne.</p>



<p>L’étude de l’IFPRI (l’étude américaine) arrive quasiment au même proxy que celui obtenu par l’INS : une semaine de confinement coûte approximativement 1% du PIB.</p>



<p>Les 3 mois de confinement font perdre, selon cette étude, exactement 11 % du PIB. Faites le compte, c’est dramatique pour la Tunisie, pathétique pour sa gouvernance et indigne des aspirations de la transition démocratique. Et pour cause : une telle gouvernance a sauvé des vies, mais creusé les sillons d’une pauvreté qui ronge sûrement et doucement le capital social et le capital humain du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un confinement qui a amplifié la paupérisation</h3>



<p>L’étude américaine montre que le confinement associé au Covid-19 pourrait, pendant le 2e trimestre 2020, faire perdre (provisoirement?) à l’économie 430.000 emplois. Certes, il s’agit d’un proxy, avec une forte marge d’erreur.</p>



<p>Autrement dit, l’étude avance qu’avec le confinement la Tunisie compte aujourd’hui plus d’un million de chômeurs : aux 650.000 chômeurs existants s’ajoutent plus de 430.000 nouveaux chômeurs.</p>



<p>Avec autant de chômeurs, la pauvreté ne peut que repartir à la hausse, avec son lot d’imprévus, en termes de tensions sociales et d’instabilité politique liée. L’été 2020 sera chaud en revendications et pressions issues de la rue et des milieux précaires.</p>



<p>Les conclusions de l’étude américaine portent à croire que les populations rurales ont été sérieusement impactées par les pertes de revenus, accentuant la paupérisation qui ronge déjà la Tunisie profonde.</p>



<p>En revanche, ce ne sont pas les pauvres du monde rural qui vont trinquer le plus! C’est plutôt les pauvres des quartiers et bidonvilles périurbains qui ont accusé le coup de façon sévère et douloureuse pour le pouvoir d’achat.</p>



<p>Les secteurs les plus sinistrés par un confinement rigide et disproportionné sont ceux de l’industrie et des services. L’agriculture apparaît comme étant le secteur le plus résilient, même si les récoltes céréalières et oléicoles vont être moins généreuses pour 2020, comparativement à l’année 2019.</p>



<p>Contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer, c’est la production du secteur industriel (manufacturier et non-manufacturier) qui a le plus souffert du confinement et du Covid-19. Le secteur des services, y compris le tourisme, arrive second dans la liste des secteurs économiquement sinistrés par le Covid-19… et par ces mesures de confinement, décidées en Tunisie et ailleurs dans le monde.</p>



<p>Extrapolant les résultats de l’étude américaine et confirmée par les derniers chiffres de l’INS, on est porté à croire qu’une semaine de confinement finit par détruire provisoirement presque 35.000 d’emplois. Certes, une grande partie de ces destructions d’emplois sont liés au contexte international et la fermeture des frontières internationales! Mais, l’essentiel est lié à la gouvernance d’un confinement mal-calibré et piloté de manière hiérarchique, unilatérale par le ministre de la Santé et le <em>«collège»</em> de médecins qui l’entourent.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Repenser les politiques publiques anti-Covid-19</h3>



<p>Les statistiques publiées dévoilent l’ampleur de la casse économique liée au confinement. Mieux encore, ces statistiques doivent permettre de repenser les instruments et les leviers gouvernementaux pour venir en aide aux personnes, communautés, entreprises et secteurs d’activité.</p>



<p>Les données rendues publiques portent à croire que les aides et mesures d’accompagnements apportés par le gouvernement sont largement en-deçà des attentes et des besoins. Les aides pour les familles sinistrées par le confinement devraient atteindre les 400 dinars par mois de confinement (soit le double de ce qui est promis).</p>



<p>Désormais, et à l’avenir proche, la lutte contre la pauvreté doit constituer le principal cheval de bataille des politiques publiques et des agendas de l’action collective. Les confinements ont renforcé la détresse des couches les plus démunies et cela laissera des traces indélébiles dans les trajectoires des mouvements sociaux et revendications à venir, pour les mois à venir.</p>



<p>Autrement dit, les ajustements budgétaires à venir et les politiques fiscales doivent mettre le cap sur la lutte à la pauvreté, en plus de la relance économique post-Covid-19. Les subventions et les incitatifs fiscaux doivent trouver les moyens de financement requis, en réduisant la taille de la fonction publique, en réduisant les gaspillages dans les dépenses gouvernementales et le train de vie des élites au pouvoir (gouvernement et parlement). Des mesures douloureuses qui ont besoin de communication, de leadership et surtout du courage politique, dans les différentes sphères : gouvernementales, parlementaires et syndicales.</p>



<p>Dans la même veine et pour relancer l’économie, les PME et les secteurs industriels et touristiques notamment, la Banque centrale doit sortir de son acharnement monétariste pour revoir sa politique monétaire, et ajuster impérativement à la baisse son taux directeur d’au moins 2 points de pourcentage. L’accès au crédit bon marché doit compenser le manque de moyens de l’État et le déficit de courage des élites politiques.</p>



<p>Avec une baisse de la croissance du PIB, à deux chiffres, la richesse tunisienne aurait en 2020 perdu ce qu’elle a accumulé en croissance durant les 10 dernières années.</p>



<p>Face au contexte, les politiques publiques doivent recentrer l’État sur ses missions essentielles (éducation, justice, santé, services sociaux, justice, sécurité, etc.). La Tunisie du post-Covid doit donc privilégier une approche fondée sur le principe : l’État autant que nécessaire, le marché autant que possible!</p>



<p>Enfin, les politiques publiques doivent changer de cap, pour adopter une politique franchement contre-cyclique, contrairement aux politiques procycliques actuellement à l’œuvre, et souvent imposées par les diktats du FMI.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/27/covid-19-en-tunisie-une-semaine-de-confinement-coute-1-du-pib/">Covid-19 en Tunisie : une semaine de confinement coûte 1% du PIB</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>IFPRI : La Tunisie doit rouvrir rapidement son économie pour réduire ses pertes de revenus et d&#8217;emplois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2020 13:17:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[confinement total]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[IFPRI]]></category>
		<category><![CDATA[International Food Policy Research Institute]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un centre de recherche base à Washington brosse un tableau sombre de l’impact de la crise du Covid-19 sur la Tunisie et appelle la communauté internationale à travailler ensemble pour relancer le commerce et le tourisme et aider les pays comme la Tunisie, qui ont besoin d’aide pour surmonter cette crise sans précédent. Par Imed...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/IFPRI-Tunisie.jpg" alt="" class="wp-image-300376"/></figure>



<p><strong><em>Un centre de recherche base à Washington brosse un tableau sombre de l’impact de la crise du Covid-19 sur la Tunisie et appelle la communauté internationale à travailler ensemble pour relancer le commerce et le tourisme et aider les pays comme la Tunisie, qui ont besoin d’aide pour surmonter cette crise sans précédent.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-300375"></span>



<p>L’International Food Policy Research Institute (IFPRI), base à Washington, DC, a publié une etude intitulée <em>«The Impact of Covid-19 on Tunisia’s Economy, Agri-food System, and Households»</em> (L’impact de Covid-19 sur l’économie de la Tunisie, son système agroalimentaire et ses ménages), réalisée par un groupe d’économistes tunisiens et américains (Zouhair El-Kadhi, Dalia El-Sabbagh, Aymen Frija, Thouraya Lakoud, Manfred Wiebelt et Clemens Breisinger).</p>



<p>Selon ces derniers, la crise du Covid-19 devrait entraîner une baisse de 46,4% du PIB de Tunisie au cours du 2e trimestre 2020 (avril, mai et juin) et le secteur industriel sera le plus durement touché, la production devant chuter de 52,7%, suivie de près par les services (-49,0%) et l&rsquo;agriculture (-16,2%). Ces pertes élevées sont le résultat du verrouillage total imposé dans le pays pour contenir la pandémie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les ménages urbains accuseront les plus importantes pertes de revenus</h3>



<p>Les ménages urbains à revenu élevé subiront les plus importantes pertes de revenus, alors que les ménages urbains à faible revenu connaîtront, eux aussi, des réductions importantes de leur revenu. En guise de réponse politique, les transferts sociaux vers les ménages les plus pauvres réduiront l’impact négatif sur le bien-être des ménages à faible revenu.</p>



<p>Les politiques gouvernementales visant à soutenir les entreprises en difficulté permettront aux activités économiques de reprendre plus rapidement lorsque le verrouillage se desserrera. Par conséquent, une planification globale par le gouvernement tunisien pour rouvrir l’économie sera essentielle pour réduire à long terme les effets néfastes de la pandémie sur l’économie du pays, en réduisant les pertes d’emplois et de revenus, en particulier dans le secteur manufacturier et le commerce de détail.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une perte de croissance estimée entre 3,8% et 11,6%</h3>



<p>L’évaluation de l’impact sur l’économie tunisienne des chocs de l’offre et de la demande provoqués par les mesures de confinement appliquées pour ralentir la propagation du Covid-19 montre des effets significatifs. L’effet des mesures de confinement mises en place par les autorités tunisiennes – 6 semaines de confinement général avec blocage total de l’activité économique et 6 semaines de blocage partiel – coûte à l’économie une perte de croissance estimée à 3,8% si la durée de la crise est d&rsquo;un mois et de 11,6% sur trois mois, ce qui équivaut respectivement à 4 et 12,2 milliards de dinars tunisiens.</p>



<p>Les pertes d&#8217;emplois sont estimées à 143.000 pour une crise d’un mois et 430.000 pour une crise de trois mois.</p>



<p>Le revenu des ménages diminuera en moyenne de 2,9% pour une crise d’un mois et de 8,6% pour une crise de trois mois.</p>



<p>Des pertes absolues de revenus plus importantes sont observées chez les ménages résidant dans les zones urbaines. Les impacts pour les ménages en milieu agricole sont moins graves que pour les ménages dont les membres travaillent dans d&rsquo;autres secteurs de l’économie.</p>



<p>La plupart des répercussions économiques dues au Covid-19 seront davantage ressenties auprès des composantes non agricoles de l’économie tunisienne et résulteront principalement de la baisse de la demande des consommateurs. Alors que les ménages à revenu élevé et les ménages urbains sont confrontés aux plus importantes pertes absolues de revenu; les ménages à revenu plus faible et les ménages ruraux verront également leurs revenus baisser de manière significative et pourraient avoir plus de difficulté à faire face à ces pertes de revenu.</p>



<p>Le niveau de protection sociale requis pour les ménages pauvres sera probablement prohibitif, en particulier compte tenu de la baisse des recettes publiques résultant de la réduction de l’activité économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’ouverture complète de l’économie sera cruciale pour réduire les pertes</h3>



<p>Par conséquent, l’ouverture complète de l’économie sera cruciale pour éviter des pertes d’emplois et une augmentation de la pauvreté dans toute la Tunisie. La relance de l’économie et le soutien gouvernemental aux secteurs peuvent également offrir de nouvelles opportunités pour favoriser une transformation économique durable.</p>



<p>Cependant, face à l’ampleur des effets du Covid-19, aux mesures de confinement mises en place par le gouvernement tunisien dans le contexte d’une situation macroéconomique fragile et à la baisse des recettes fiscales liées au blocage de l’activité, les autorités devront mobiliser des ressources supplémentaires.</p>



<p><em>«Compte tenu de l’ampleur mondiale de la crise sanitaire et de ses conséquences économiques, la communauté internationale doit travailler ensemble pour relancer le commerce et le tourisme et aider les pays comme la Tunisie, qui ont besoin d’aide pour surmonter cette crise sans précédent»</em>, concluent les auteurs de l’étude.</p>



<p><strong><em><a href="https://www.ifpri.org/publication/impact-covid-19-tunisias-economy-agri-food-system-and-households" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pour accéder au texte original en anglais de l’étude.</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/23/ifpri-la-tunisie-doit-rouvrir-rapidement-son-economie-pour-reduire-ses-pertes-de-revenus-et-demplois/">IFPRI : La Tunisie doit rouvrir rapidement son économie pour réduire ses pertes de revenus et d&#8217;emplois</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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