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	<title>Archives des immigrés subsahariens - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des immigrés subsahariens - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; 70 ans d’indépendance et de… recherche de la stabilité  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/tunisie-70-ans-dindependance-et-de-recherche-de-la-stabilite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit agir pour l'instauration d'un Maghreb des démocraties et des peuples et non pas d'un Maghreb de régimes contestés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/tunisie-70-ans-dindependance-et-de-recherche-de-la-stabilite/">Tunisie | 70 ans d’indépendance et de… recherche de la stabilité  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors qu’elle s’apprête à célébrer, malheureusement avec de moins en moins de panache, le soixante-dixième anniversaire de son indépendance, la Tunisie se trouve confrontée depuis plusieurs décennies, en plus de ses contradictions internes, aux effets pervers des choix politiques et économiques de ses voisins terrestres qui ont montré leurs nombreuses limites malgré ou peut-être à cause de la manne des pétrodollars.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri </strong>*</p>



<span id="more-18494547"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>De la vague corrosive de la contrebande au phénomène du terrorisme sous toutes ses formes, y compris l’épisode inoubliable de Gafsa, en 1980, fomenté par ces chers voisins, à la métastase de l’argent sale, s’est ajoutée au cours des dernières années les vagues successives d’immigrés subsahariens qui, pour atteindre les frontières tunisiennes, parcourent, miraculeusement sans être refoulés, plusieurs centaines de kilomètres dans les territoires des deux pays voisins et frères.</p>



<p>La réflexion sur les scénarios de sortie de crise d’une Tunisie fortement éprouvée semble se limiter jusqu’à présent aux causes endogènes sans poser la question des facteurs de déstabilisation importés des pays voisins par simple impuissance ou à dessein pour l’utiliser comme une soupape de sécurité à une gestion sociopolitique et économique calamiteuse dont la manne des pétrodollars n’arrive pas à masquer les effets pervers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une Tunisie trop ambitieuse qui dérange</h2>



<p>Certains vont jusqu’à suspecter une volonté délibérée d’affaiblir et peut-être même d’asservir une Tunisie trop ambitieuse qui dérange et donne <em>«le mauvais exemple»</em> socio-démocratique.</p>



<p>Au-delà des réformes douloureuses qui s’imposent avec une acuité croissante, le salut de la Tunisie est en fait lié à la stabilité de ses voisins terrestres non pas par le feu et le sang, le règne des milices armées d’un côté et l’instrumentalisation répressive du terrorisme de l’autre, mais par un véritable processus de réformes démocratiques et économiques à travers toute la région.</p>



<p>En fait, le Maghreb est confronté à deux visions diamétralement opposées, celle d’un Maghreb des régimes avec leurs dérives despotiques et kleptocratiques opposée à celle d’un Maghreb espace de réformes, de prospérité des peuples, de liberté et de démocratie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le luxe de la temporisation et de l’expectative</h2>



<p>Cette question fondamentale pour la sécurité, la stabilité et la prospérité de la Tunisie pose le dilemme de la passivité avec son corollaire d’attente à la Godot d’un déclenchement aléatoire de ce processus démocratique et réformiste chez ses voisins ou le considérer comme faisant partie intégrante de la sécurité nationale en y jouant un rôle plus actif afin de favoriser l’émergence d’un véritable Maghreb des démocraties et des peuples et non pas un Maghreb de régimes contestés et à certains égards désavoués par leurs propres peuples.</p>



<p>Ce choix difficile et lourd de responsabilités et de risques pèsera sur le sort et les chances de relance et même de survie de la Tunisie au cours des prochaines décennies si la conjoncture internationale et les bouleversements géostratégiques qui semblent s’accélérer lui donnent le luxe de la temporisation et de l’expectative.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/20/tunisie-70-ans-dindependance-et-de-recherche-de-la-stabilite/">Tunisie | 70 ans d’indépendance et de… recherche de la stabilité  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>A Bab El-Jebli, à Sfax et ailleurs en Tunisie : Le cri de cœur des immigrés subsahariens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/15/a-bab-el-jebli-a-sfax-et-ailleurs-en-tunisie-le-cri-de-coeur-des-immigres-subsahariens/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/15/a-bab-el-jebli-a-sfax-et-ailleurs-en-tunisie-le-cri-de-coeur-des-immigres-subsahariens/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 06:33:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bab El-Jebli]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[immigrés subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Mahdia]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Darghouth]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A la rencontre des immigrés subsahariens à Bab El-Jebli, au centre-ville de Sfax. Un témoignage poignant de vérité… </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/15/a-bab-el-jebli-a-sfax-et-ailleurs-en-tunisie-le-cri-de-coeur-des-immigres-subsahariens/">A Bab El-Jebli, à Sfax et ailleurs en Tunisie : Le cri de cœur des immigrés subsahariens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans ce reportage, l’auteur, haut cadre international, raconte ce qu’il a vu, vécu et entendu en allant à la rencontre des immigrés subsahariens à Bab El-Jebli, au centre-ville de Sfax. Un témoignage poignant de vérité…  </em></strong><em>(Photos de l&rsquo;auteur)</em>.</p>



<p>Par <strong>Salah Darghouth</strong> *</p>



<span id="more-8845191"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Salah-Darghouth.jpg" alt="" class="wp-image-347653"/></figure>
</div>


<p>Sfax est à deux heures de route de Mahdia. La journée s’annonçant particulièrement chaude, je décide de partir tôt. Il n’est pas 8 heures quand j’aborde l’agglomération sfaxienne qui, comme d’habitude, grouille d’activités économiques diverses et variées.</p>



<p>Au cours des dernières années, on a vu beaucoup d’immigrés sub-sahariens assurer des travaux pénibles dans de nombreux secteurs économiques. On les a vus employés dans les garages de réparation de voitures, dans les stations de lavage de voitures, dans les points de vente de <em>«gasoil libyen»</em> et de distribution d’eau minérale, etc. On les a vus aussi beaucoup en agriculture pour la cueillette des olives dans les grandes plaines de Sfax et du Sahel.<br>Plus rien de tout cela. Jusque-là, je n’y vois personne.</p>



<p>Et voilà que je croise le premier adulte noir. On se salue. Il parle arabe. Monsieur B est un compatriote tunisien. Très ouvert et jovial. Je lui demande comment, lui, il va. Il me répond: <em>«Moi, je vais bien. Ma famille aussi. Nous n’avons pas de problèmes. ‘Al-Hamdou Lillah’. Du moins jusqu’à maintenant. ‘Rabbi Youstor’»</em>.</p>



<p>De là, il enchaine : <em>«Il y avait pas mal d’Africains qui étaient employés à Sfax. Cela se passait correctement. Tout le monde trouvait son compte. Mais, les problèmes ont commencé à se manifester depuis le mois de février dernier. Un climat de peur générale s’est installé. Beaucoup de problèmes en ont résulté. Je ne vous en dis pas plus. Allez-y voir plus loin vous-même»</em>.</p>



<p>J’arrive à la place de Bab El-Jebli qui est l’une des grandes places de Sfax, attenante à l’une des plus célèbres grandes portes de la vieille médina de la ville.</p>



<p>Et là, je découvre un large rassemblement d’immigrés sub-sahariens et un spectacle de désolation que je n’ai jamais vu auparavant dans notre pays. Si ce n’était le côté majestueux des murailles et des bâtiments tout autour, la beauté de cette place avec ses espaces verts et les grandes avenues animées qui la traversent, je me serais cru au cœur d’un bidonville, mais certainement pas en Tunisie. Bidonville par la quantité de déchets et de détritus, par l’absence d’équipements et de services sanitaires et par la <em>«clochardisation»</em> apparente de nombreux immigrés. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-8856014" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>D’après mes estimations, il devait y avoir autour d’un millier d’individus, essentiellement des hommes mais aussi des femmes, des enfants et même des bébés et des nourrissons. Ils étaient plus nombreux les jours précédents. Leur nombre a baissé en raison de la relocalisation forcée de centaines d’entre eux par les autorités qui les ont conduits dans une zone désertique, à proximité de la frontière libyenne et ailleurs.</p>



<p>La plupart des immigrés sont groupés en grappes humaines, à l’ombre des arbres et des immeubles environnants.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-2.jpg" alt="" class="wp-image-8856035" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-2.jpg 500w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-2-300x270.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>
</div>


<p>​​​​​Ils sont assis, accroupis ou allongés à même le sol ou sur des cartons. Certains traînent par terre comme des animaux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-3.jpg" alt="" class="wp-image-8856042" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-3.jpg 550w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-3-300x273.jpg 300w" sizes="(max-width: 550px) 100vw, 550px" /></figure>
</div>


<p>Ironie de l’histoire, un des groupes est adossé contre le monument de la statue du Président Bourguiba. Ce dernier doit se retourner dans sa tombe en voyant sa mémoire souillée par le spectacle de désolation, de souffrances et de malheurs de ce groupe de jeunes migrants en errance. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-4-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8856047" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-4-768x1024.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-4-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-4-1152x1536.jpg 1152w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-4-1536x2048.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-4-580x773.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-4-860x1147.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-4-1160x1547.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-4-scaled.jpg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<p>Les autres sont assis à l’ombre des arcades des galeries marchandes toutes proches. Quelques-uns se sont joints à des mendiants tunisiens pour faire la manche à l’entrée des portes d’accès du grand marché limitrophe.               </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-5-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-8856056" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-5-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-5-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-5-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-5-1536x1152.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-5-2048x1536.jpg 2048w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-5-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-5-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-5-1160x870.jpg 1160w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Il fait une chaleur torride. Plus de 40 degrés à l’ombre. En sueur, les piétons se pressent pour finir leurs courses. Certains ralentissent le pas pour regarder d’un peu plus près cet incroyable spectacle de déchéance humaine. Quelques-uns s’arrêtent pour discuter avec eux et d’autres pour leur mettre une pièce d’argent dans la main.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-6-572x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8856059" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-6-572x1024.jpg 572w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-6-167x300.jpg 167w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-6-580x1039.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-6.jpg 632w" sizes="(max-width: 572px) 100vw, 572px" /></figure>
</div>


<p>Deux fourgonnettes des forces de l’ordre sont stationnées assez loin, à l’autre bout de la place. Je suppose, ou du moins j’espère, que ces forces sont là pour intervenir en cas de nouveaux actes de violence contre ces immigrés. </p>



<p>Plus près de cette masse humaine se trouvent trois agents de sécurité qui m’ont vu venir stationner ma voiture du côté des immigrés. Mon coffre arrière est chargé de bouteilles d’eau, de bouteilles de lait et de pots de yaourt que je destinais à ces pauvres immigrés. </p>



<p>Au moment où je commence à ouvrir le coffre, des agents la police municipale m’interpellent. <em>«Qu’est-ce que vous faites là ? Qu’allez-vous faire?»</em>. <em>«Distribuer quelques vivres à ces pauvres gens»</em>. <em>«Vous travaillez pour une association? Laquelle?»</em>. Surpris et excédé par leurs questions, je leur réponds sèchement : <em>«Non ! Je suis tout simplement un Tunisien comme vous».</em> Ils partent. </p>



<p>A peine ai-je ouvert le coffre de la voiture que des dizaines de ces jeunes malheureux accourent de partout et se ruent sur moi. Tout d’un coup, une cohue humaine invraisemblable se constitue autour de moi. Je suis dépassé et franchement bouleversé.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-7.jpg" alt="" class="wp-image-8856089" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-7.jpg 738w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-7-300x186.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-7-580x359.jpg 580w" sizes="(max-width: 738px) 100vw, 738px" /></figure>
</div>


<p>Dans cette bousculade générale, je ne vois plus que des bras et des mains se tendre pour capter la première bouteille ou le premier paquet venu. Il n’y a plus aucun doute pour moi. Ces pauvres gens souffrent de la soif et de la faim. Les vivres entassés dans mon coffre se sont évaporés en quelques minutes.</p>



<p>La tâche était tellement dure que j’ai décidé de faire appel au service de deux jeunes tunisiens qui trainaient dans les alentours, pour m’aider à distribuer deux autres convois de vivres achetés dans un supermarché proche. Même scénario. Même spectacle de désolation et de misère humaine. </p>



<p>Ensuite, j’ai consacré le reste de mon temps à parler avec eux, à les écouter. Nombreux sont ceux qui se sont approchés de moi pour me parler de leur histoire, me raconter ce qui leur était arrivé, me décrire l’état de misère dans lequel ils se trouvent et ce qu’ils pensent de leur avenir.</p>



<p>Ils étaient unanimes pour dire qu’ils avaient quitté leur pays pour fuir la pauvreté, la misère, la faim, les assassinats politiques et religieux, les conflits tribaux, les règlements de compte, les réseaux mafieux et les guerres. La plupart sont arrivés de Guinée-Conakry, du Burkina Faso, du Mali, du Niger et de la Côte d’Ivoire. Des pays où j’ai eu la chance de travailler et de voyager.</p>



<p>La plupart d’entre eux sont venus par voie de terre. Ils traversent le Mali ou le Niger, rentrent en Libye ou en Algérie avant d’aboutir en Tunisie. Aux frontières de chaque pays, ils ont affaire à des <em>«réseaux de passeurs»</em> organisés qui, selon le cas, leur demandent des sommes faramineuses pouvant dépasser les 1500 Euros par tête.</p>



<p>Ils m’ont déclaré qu’une fois en Tunisie, ceux qui trouvent un travail stable tendent à rester, avec l’espoir d’y faire une vie. Les autres font des petits boulots, afin d’amasser suffisamment d’argent pour payer les passeurs qui les aideront à prendre un jour un bateau vers l’Italie. <br>Ils me disent tous que les problèmes ont surgi brutalement au mois de février, suite au discours du président sur les dangers de l’immigration pour la Tunisie. Tous ont alors été brusquement congédiés par leurs employeurs et depuis, ils ne trouvent pas de petits boulots de remplacement. Ils n’ont plus de ressources, ils n’ont plus d’argent pour vivre. </p>



<p>Pire encore, ils ont été expulsés des logements qu’ils louaient. Ils se sont retrouvés du jour au lendemain dans la rue, exposés à toutes sortes de provocations, d’abus, de violences et d’actes criminels. Ces actes sont d’après eux commis non seulement par des délinquants et des petits bandits, mais même par des gens du quartier qu’ils côtoyaient auparavant.</p>



<p>Le fait le plus marquant est qu’ils affirment que les autorités ont longtemps fermé les yeux sur le sort qui leur était réservé. Selon eux, pendant tout ce temps, les autorités ont fait très peu pour venir à leur secours et intervenir pour mettre fin à toutes ces exactions, et surtout en empêcher de nouvelles. Ils assurent aussi que les autorités n’ont que rarement donné suite à leurs cris d’alarme et aux plaintes qu’ils leur ont soumises. </p>



<p>Les exactions violentes ont malheureusement atteint leur paroxysme les jours qui ont suivi le terrible assassinat, le 3 Juin dernier, d’un Tunisien par une bande de trois ou quatre immigrés. </p>



<p>La seule solution pour se protéger de ces violences, m’ont-ils expliqué, était de ne plus demeurer éparpillés mais de venir se rassembler au centre-ville. Là, ils se sentent, malgré tout, plus en sécurité du fait de la présence d’un grand nombre de Tunisiens qui vivent, travaillent ou circulent dans les alentours.</p>



<p>En sécurité, oui, peut-être, mais les conditions dans lesquelles vivent ces pauvres gens sont absolument inacceptables dans tout Etat de droit qui se respecte, avec de surcroît dans un pays comme le nôtre, connu pour avoir une population accueillante.</p>



<p>L’un des immigrés présents y a d’ailleurs fait référence en me disant : <em>«Vous avez accueilli sans aucun problème, des millions de libyens qui sont venus se réfugier chez vous fuyant leur guerre civile là-bas. Nous ne sommes que quelques centaines. Pourquoi vous nous traitez comme ça ?»</em>. </p>



<p>Et c’est à ce point précis que quelqu’un d’autre se précipite pour tendre son bras et le mettre à côté du mien en me disant : <em>«Tu vois, je suis noir, mais j’ai la même couleur de peau que toi. Nous sommes pareils, non ? Pourquoi alors des Tunisiens comme toi nous ont fait tant de mal ?».</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-8-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8856168" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-8-768x1024.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-8-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-8-1152x1536.jpg 1152w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-8-1536x2048.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-8-580x773.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-8-860x1147.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-8-1160x1547.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-8-scaled.jpg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</div>


<p>Il pousse l’argument plus loin en martelant : <em>«En plus, nous venons de pays musulmans. Comme vous, nous sommes tous musulmans. Alors pourquoi? Pourquoi nous traitez-vous comme ça ? Allah ne veut pas ça !»</em></p>



<p>Le cercle de discussions s’élargit davantage. Le débat met l’accent maintenant sur leur peur de l’avenir et sur les risques et les défis qui les attendent. Et là, pour une raison que j’ignore, ils ne s’adressent plus à moi. Ils lèvent la voix pour lancer des appels <em>«Au Président et au Peuple Tunisien»</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-9-626x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8856179" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-9-626x1024.jpg 626w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-9-183x300.jpg 183w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-9-768x1256.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-9-580x948.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-9.jpg 828w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /></figure>
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<p>Leur premier appel est un cri de détresse : <em>«Nous demandons au Président et au Peuple Tunisien de mieux nous traiter, de nous protéger des violences et du racisme et de nous assurer les conditions minimales pour subsister ici, le temps que nous quittons votre pays.»</em></p>



<p>Le deuxième appel est plus insistant : <em>«Nous demandons au Président et au Peuple Tunisien. S’il vous plait, ne nous transportez pas dans le désert, comme vous l’avez fait avec les autres ces derniers jours. Ne nous renvoyez pas non plus dans les pays d’où nous venons ni dans ceux que nous avons traversés pour venir jusque chez vous. Nous ne voulons pas être renvoyés ni en Libye ni en Algérie»</em>.   </p>



<p>Et voilà que quelqu’un hausse la voix pour dire : <em>«Nous avons bien compris que vous ne voulez plus de nous ici. Nous voulons dire au Président et au Peuple Tunisien que nous n’avons rien contre cela. Nous sommes disposés à libérer votre pays de notre présence. La seule petite faveur que nous vous demandons est de nous laisser prendre </em>« <em>la route de l’eau » </em>(sic). <em>Vous verrez en une semaine, vous ne verrez plus aucun de nous en Tunisie. Laissez-nous prendre </em>« <em>la route de l’eau</em>« <em>. Après, ne vous inquiétez pas pour nous. Après, c’est notre affaire. Notre vie est aux mains d’Allah»</em>.</p>



<p>Prendre <em>«la route de l’eau»</em> c’est pour tous ceux à qui j’ai parlé prendre un bateau pour l’Italie. Le rêve de toute cette population subsaharienne de la Place Bab El-Jebli est de quitter la Tunisie pour gagner l’Europe, retrouver un gagne-pain et un peu de dignité. </p>



<p>Cette journée à Sfax m’a profondément affecté. Dans tous mes voyages à travers le monde, notamment en Afrique subsaharienne, j’ai rarement été confronté à une telle déchéance humaine. J’ai honte d’avoir vécu cela dans mon propre pays, cette Tunisie d’ordinaire si accueillante.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="977" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-10.jpg" alt="" class="wp-image-8856195" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-10.jpg 696w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-10-214x300.jpg 214w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Sfax-migrants-Ph.-Salah-Dargouth-10-580x814.jpg 580w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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<p>Il faut reconnaitre que le problème est complexe, mais je me permets d’insister sur le fait qu’il n’est pas inextricable. Nous avons en Tunisie suffisamment de forces vives, d’intelligence, de compassion et d’ouverture sur le monde pour qu’ensemble, nous trouvions les solutions appropriées et les traduire en actes tangibles.</p>



<p>En attendant, nous n’avons pas d’autre choix que de traiter avec respect ces immigrés africains qu’ils soient rassemblés à Bab El-Jebli, à Sfax ou éparpillés ailleurs à travers la Tunisie.</p>



<p>En attendant, nous nous devons de leur redonner une dignité. Et ce, en commençant par de simples mesures d’urgence : en ne les laissant pas vivre dans la saleté, la faim et la soif, en leur offrant des abris, un accès à des points d’eau potable et de services sanitaires, en leur distribuant des repas et en leur fournissant des soins médicaux.</p>



<p>La Tunisie, la grande Tunisie de Bourguiba, se doit et peut faire mieux.</p>



<p><em>* Ex-cadre de la Banque Mondiale.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/15/a-bab-el-jebli-a-sfax-et-ailleurs-en-tunisie-le-cri-de-coeur-des-immigres-subsahariens/">A Bab El-Jebli, à Sfax et ailleurs en Tunisie : Le cri de cœur des immigrés subsahariens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Kaïs Saïed dénonce «une campagne acharnée contre la Tunisie»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/kais-saied-denonce-une-campagne-acharnee-contre-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Mar 2023 11:47:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Africains subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination raciale]]></category>
		<category><![CDATA[immigrés subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Kaïs Saïed a dénoncé les pays qui ont répandu de fausses allégations sur la discrimination raciale en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/kais-saied-denonce-une-campagne-acharnee-contre-la-tunisie/">Kaïs Saïed dénonce «une campagne acharnée contre la Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie n’accepte aucune ingérence dans ses affaires intérieures, tout comme elle ne tolère aucune ingérence dans sa politique étrangère, a déclaré le président Kaïs Saïed, lors d’une rencontre, vendredi 10 mars 2023, avec le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens de l’étranger, Nabil Ammar.</em></strong></p>



<span id="more-6907134"></span>



<p>Le chef de l’Etat a vertement dénoncé, dans une séquence vidéo publiée par la présidence de la république, ce qu’il a qualifié d’<em>«offensive lancée contre la Tunisie»</em>, soulignant que «cette campagne acharnée a été orchestrée par des milieux connus aux motivations connues», sans nommer ces milieux.</p>



<p><em>«Les rumeurs, fausses nouvelles et pseudo-histoires fabriquées sur le traitement dégradant des Africains en Tunisie font partie d’une campagne acharnée contre la Tunisie et son Etat»</em>, a-t-il aussi affirmé.</p>



<p>Le président a saisi l’occasion pour réaffirmer sa position de rejet catégorique des accusations de discrimination raciale portées contre la Tunisie, soulignant qu’il ne tolérerait aucune pratique de discrimination raciale ou de traite des êtres humains, ni ne tolérerait, en revanche, que la Tunisie soit victime de tels abus, ou que la législation tunisienne soit bafouée par des juridictions alternatives, par allusion aux immigrés subsahariens qui ont instauré une sorte de juridiction parallèle pour gérer les conflits au sein de leur communauté dans certaines villes tunisiennes.</p>



<p>Kaïs Saïed a rappelé, à cet égard, les mesures récemment prises par la Tunisie pour faciliter au maximum le séjour des frères Africains subsahariens, soulignant que les relations de la Tunisie avec le reste de l’Afrique sont fortes et solides et <em>«ne peuvent en aucun cas être affectées par des campagnes des colporteurs qui ont vendu leur conscience au prix d’une soumission aveugle aux étrangers pour nuire et viser leur pays»</em>.</p>



<p>Le président a également appelé les pays qui ont répandu de fausses allégations sir la discrimination raciale en Tunisie à<em> «reconsidérer leur histoire raciste et colonialiste dans un esprit critique pour voir le lourd tribut qu’ils ont fait payer aux pays africains»</em>, dans une allusion limpide à certains pays occidentaux qui ont critiqué ses déclarations relatives à l’immigration illégale en Tunisie.</p>



<p>Par ailleurs, le président de la république a réaffirmé que la Tunisie a soutenu les mouvements de libération des peuples africains dès le début et n’a jamais manqué de protéger ses frères africains en tant qu’êtres humains, quelle que soit la couleur de leur peau, mettant en garde contre les risques potentiels de voir l’avenir de l’Afrique façonné ailleurs.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/kais-saied-denonce-une-campagne-acharnee-contre-la-tunisie/">Kaïs Saïed dénonce «une campagne acharnée contre la Tunisie»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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