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	<title>Archives des Indira Gandhi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Indira Gandhi - Kapitalis</title>
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		<title>Inde &#124; La génération Z remet en selle Rahul Gandhi</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 06:35:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En Inde, la génération Z ébranle Narendra Modi et semble trouver en Rahul Gandhi son nouveau leader.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/08/inde-la-generation-z-remet-en-selle-rahul-gandhi/">Inde | La génération Z remet en selle Rahul Gandhi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis près de vingt ans, Rahul Gandhi, fils de Rajiv et petit-fils d’Indira, est dépeint comme un homme politique privilégié et inefficace voire raté, incapable aussi bien de relancer le Parti du Congrès que de concurrencer le Premier ministre Narendra Modi et de faire vaciller son pouvoir. Le dirigeant nationaliste dirige l’Inde d’une main de fer depuis mai 2014. Toutefois, la donne semble enfin changer grâce à la génération Z qui ébranle Modi et qui semble trouver en Rahul Gandhi son nouveau leader. Ce dernier assume enfin l’héritage de sa famille et tisse des liens avec de jeunes électeurs désabusés. Gandhi, va-t-il faire sa mue d’un chef de l’opposition faible à un chef de l’opposition coriace ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19590883"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une tribune publiée par le <a href="https://www.washingtonpost.com/opinions/2026/09/03/rahul-gandhi-indian-youth-are-reviving-opposition-modi/?itid=ap_rana-ayyub_article-list_1_0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>, Rana Ayyub affirme que le paysage politique indien est témoin d’une transformation remarquable de l(image du chef de l’opposition, Rahul Gandhi, après qu’il ait été moqué et dénigré pendant des années de la part des partisans du Premier ministre Narendra Modi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gandhi, longtemps dépeint comme un héritier politique incapable de défier Modi, a commencé à se défaire de cette image l’année dernière, profitant notamment du mécontentement croissant des jeunes Indiens face au chômage, au coût élevé des études, aux fuites d’examens et à la diminution des perspectives d’ascension sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Relier les luttes quotidiennes des jeunes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ayyub attribue ce changement à l’émergence de la génération Z qui, selon elle, se détache de l’image stéréotypée de Gandhi et interagit avec lui d’une manière spontanée via les réseaux sociaux. Elle souligne également que Gandhi lui-même a modifié son image publique, abandonnant une image politique traditionnelle pour une tenue plus jeune, afin de se rapprocher d’une génération qui a le sentiment que l’ancienne classe politique ne comprend ni son langage ni ses problèmes.&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tournant décisif remonte à la Bharat Jodo Yatra (La Marche pour l’unité de l’Inde), marche que Gandhi a entreprise à travers l’Inde et qui s’est achevée début 2023 et au cours de laquelle, ses échanges avec les étudiants, les chômeurs et les travailleurs précaires lui ont permis de prendre conscience de l’ampleur de la frustration économique chez les jeunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Washington Post</em> soutient que les récentes manifestations de la jeunesse ont offert à Gandhi une opportunité politique majeure, lui permettant de recentrer sa campagne sur les jeunes et d’aborder des problèmes tels que la fraude aux examens, le chômage et la hausse des frais universitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, il a lancé la campagne <em>«La Voix des Étudiants»</em>, étendant ainsi son action aux étudiants de centaines de villes indiennes. Il cherche également à relier les luttes quotidiennes des jeunes à un problème plus vaste à savoir la concentration des richesses, du pouvoir et des opportunités économiques entre les mains d’une minorité.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xLHn7MlASC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/inde-narendra-modi-perd-la-majorite-absolue-les-musulmans-soufflent/">Inde : Narendra Modi perd la majorité absolue, les musulmans soufflent!</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Inde : Narendra Modi perd la majorité absolue, les musulmans soufflent! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/inde-narendra-modi-perd-la-majorite-absolue-les-musulmans-soufflent/embed/#?secret=Zj2OkvwXbA#?secret=xLHn7MlASC" data-secret="xLHn7MlASC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’héritier des traditions démocratiques et laïques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, Gandhi a commencé à renouer avec l’héritage politique de sa famille plutôt qu’à le défendre. Il invoque l’histoire de son arrière-grand-père, Jawaharlal Nehru, Premier ministre de l’Inde, ainsi que les sacrifices de sa grand-mère, Indira Gandhi, et de son père, Rajiv Gandhi, pour se présenter comme l’héritier des traditions démocratiques, laïques et constitutionnelles, et non simplement comme l’héritier d’une dynastie politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ayyub soutient que cela représente une tentative de renverser l’un des principaux arguments de Modi contre Gandhi, transformant l’histoire de sa famille, utilisée pour le dépeindre comme un politicien privilégié, en un moyen de souligner les sacrifices de sa famille pour l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ayyub met toutefois en garde contre les limites de cette évolution notamment dans la relation de Rahul Gandhi avec la jeunesse musulmane. S’il s’exprime ouvertement sur la discrimination envers les Dalits*, il reste moins loquace sur la persécution des musulmans. Elle estime que si Gandhi veut convaincre les jeunes musulmans que sa défense de la Constitution et de la démocratie les inclut, il doit faire preuve de clarté dans ses déclarations publiques, au lieu de limiter ses véritables positions aux réunions de son parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, Gandhi est largement parvenu à se défaire de l’image dénigrante que ses adversaires lui ont forgée. Cependant, se débarrasser de cette image de <em>«politicien raté»</em> ne signifie pas nécessairement qu’il soit désormais capable de construire une opposition forte au gouvernement de Modi. Son véritable défi réside dans sa capacité à transformer les divers problèmes auxquels sont confrontés les jeunes –du chômage aux fuites d’examens, en passant par l’impunité policière et la persécution des dissidents– en un seul enjeu politique lié à l’érosion des institutions démocratiques caractérisée par l’affaiblissement progressif des contre-pouvoirs et de l’État de droit par le pouvoir en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il y parvient, la génération qui a mis au jour la vulnérabilité du gouvernement Modi pourrait aussi avoir fait émerger le chef de l’opposition que Modi n’a jamais eu à affronter.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Les Dalits, encore appelés Intouchables, sont des groupes d’individus considérés, du point de vue du système des castes, comme hors castes et affectés à des fonctions ou métiers jugés impurs. L’Inde compte 200 millions de Dalits.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Cc0zjaDIZC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/28/le-nouveau-parti-populaire-des-cafards-secoue-linde/">Le nouveau Parti populaire des Cafards secoue l’Inde</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le nouveau Parti populaire des Cafards secoue l’Inde » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/28/le-nouveau-parti-populaire-des-cafards-secoue-linde/embed/#?secret=m3tQn7ylPs#?secret=Cc0zjaDIZC" data-secret="Cc0zjaDIZC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Amritsar, Mrs Gandhi last battle : L&#8217;assassinat d’Indira Gandhi en Inde ou l’arroseur arrosé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/12/amritsar-mrs-gandhi-last-battle-lassassinat-dindira-gandhi-en-inde-ou-larroseur-arrose/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jun 2022 06:52:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Indira Gandhi]]></category>
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		<category><![CDATA[Sikhs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'utilisation de la religion à des fins politiques, ou du terrorisme, sont-ils l'apanage des seuls musulmans? Ce qui s'est passé au Punjab en Inde en juin 1984 dans le Temple d'Or d'Amritsar invite à la réflexion.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/12/amritsar-mrs-gandhi-last-battle-lassassinat-dindira-gandhi-en-inde-ou-larroseur-arrose/">Amritsar, Mrs Gandhi last battle : L&rsquo;assassinat d’Indira Gandhi en Inde ou l’arroseur arrosé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;utilisation de la religion à des fins politiques, ou du terrorisme, sont-ils l&rsquo;apanage des seuls musulmans? Les événements survenus au Punjab en Inde en juin 1984 dans le Temple d&rsquo;Or d&rsquo;Amritsar, et qui ont conduit à l&rsquo;assassinat du Premier ministre indien Indira Gandhi quelques mois plus tard, invitent à considérer les dangers que l&rsquo;irruption de la religion dans le champ politique fait encourir à tout pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-1403108"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les Sikhs constituent cette communauté religieuse célèbre pour les turbans et les barbes de ses fidèles, alliant au monothéisme et à une vision (soufie) de l&rsquo;islam, des pratiques issues de l&rsquo;adoration populaire hindoue, la Bhakti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;origine le Sikhisme avait pour ambition d&rsquo;abolir le système&nbsp;des castes et de fondre musulmans et hindous dans une même confraternité, mais il a fini par se différencier des deux grandes religions, au prix de guerres longues et cruelles contre les empereurs Moghols musulmans et les Afghans, depuis lesquelles il entretient le culte du martyr, et les Sikhs, toujours hantés d&rsquo;être absorbés dans la majorité hindoue et de perdre leur identité, n&rsquo;ont eu de cesse, après l&rsquo;indépendance de l&rsquo;Inde et la partition du Pakistan, de lutter pour un Etat où ils seraient majoritaires au sein de la fédération indienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour des raisons historiques, la plupart des Sikhs résident dans l&rsquo;État du Punjab, mais ils n&rsquo;ont jamais réussi à en réunir la majorité politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La cause qui allait nourrir le terrorisme sikh</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 1978, Indira Gandhi&nbsp; préparait son retour sur la scène politique à la tête du parti du Congrès, après avoir été évincée du pouvoir et condamnée à la&nbsp;prison. Pour cela, elle avait besoin de provoquer l&rsquo;éclatement de la coalition politique au pouvoir, le Janata. Le Punjab lui semblait l&rsquo;État où elle aurait le plus de chances d&rsquo;y arriver. Le gouvernement régional y était dominé par une alliance entre le Janata principalement hindou, et le parti régionaliste Sikh Akali Dal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Afin de provoquer une scission entre Sikhs et Hindous, le conseiller sikh de Indira, Zail Singh, crut nécessaire d&rsquo;enflammer le sentiment identitaire sikh, d&rsquo;essence religieuse. Il se servit pour cela d&rsquo;un Sant, un religieux sikh, nommé Jarnail Singh Bhindranwale, et de l&rsquo;hostilité de sa communauté contre une secte dissidente, les Nirankaris, de gros commerçants alliés aux Hindous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1978, la convention Nirankarie tenue à Amritsar fut attaquée par des Sikhs dirigés par Bhindranwale et&nbsp;au cours de l&rsquo;affrontement quelques-uns des assaillants furent tués. Ils furent considérés comme des martyrs et les amis d&rsquo;Indira Ghandi&nbsp;obtinrent la cause qui allait pendant des années nourrir le terrorisme Sikh, et conduire à son propre assassinat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Massacres en chaîne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après le retour d&rsquo;Indira au pouvoir lors des élections de 1979, Zail Singh fut nommé ministre&nbsp;de l&rsquo;Intérieur, mais trois meurtres, celui d&rsquo;un grand propriétaire d&rsquo;une chaîne de journaux hindous, du chef de la secte des Nirankaris, et d&rsquo;un politicien sikh, apportèrent bientôt la preuve qu&rsquo;au Punjab, les choses commençaient à échapper à tout contrôle, d&rsquo;autant que de nombreux politiciens sikhs se rangeaient désormais sous la bannière de Bhindranwale, dont l&rsquo;objectif proclamé était devenu l&rsquo;indépendance et la création d&rsquo;un Etat sikh nommé Khalistan. Bhindranwale fut arrêté mais après&nbsp; environ un mois d&#8217;emprisonnement il fut remis en liberté&nbsp;sans être jugé, et le ministre de l&rsquo;Intérieur Zaïl Singh déclara qu&rsquo;après tout, rien ne prouvait qu&rsquo;il avait été à l&rsquo;origine des assassinats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après cela, l&rsquo;aura de Bhindranwale s&rsquo;accrut considérablement, et des commandos armés sikhs opérant à son nom se mirent à attaquer les Hindous dans les lieux publics et les transports en commun, et de nombreux policiers et des fonctionnaires furent assassinés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, Bhindranwale, recherché par la police, se réfugia&nbsp;dans Temple d&rsquo;Or, le plus saint des lieux saints sikhs, entouré de ses partisans armés, et lorsque la police reçut l&rsquo;ordre de le déloger, elle ne put le faire, le Temple d&rsquo;Or ayant été puissamment fortifié sous la direction d&rsquo;un général d&rsquo;armée, Shahbeg Singh, héros de la guerre du Bangladesh&nbsp;et passé du côté des terroristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juin 1984, Indira Ghandi&nbsp;envoya finalement l&rsquo;armée pour les déloger, mais le moment fut mal choisi, cette époque de l&rsquo;année correspondant à un pèlerinage annuel et une foule nombreuse fréquentant alors le lieu saint pour y célébrer&nbsp;le martyr de l&rsquo;un de ses chefs, les gurus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le terrorisme fait 10 000 morts en dix ans au Punjab</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement quand l&rsquo;armée mit le siège devant le temple, de nombreux terroristes s&rsquo;étaient échappés et des milliers de pèlerins s&rsquo;y retrouvèrent prisonniers. Et lorsque l&rsquo;assaut fut donné, les soldats rencontrèrent une telle résistance qu&rsquo;ils firent appel aux tanks, et de nombreux obus explosifs endommagèrent&nbsp;sérieusement certains des bâtiments&nbsp;du complexe, en particulier l&rsquo;Akal&nbsp;Takht. Les principaux chefs du mouvement, Bhindranwale et Shahbeg Singh en particulier, trouvèrent la mort, et il semble que quelques-uns furent exécutés par les soldats. Mais des milliers de pèlerins furent tués également, quelques-uns durant les combats, les autres faits prisonniers, puis abattus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout ceci provoqua évidemment une grande colère dans l&rsquo;ensemble de la communauté sikhe qui considéra la destruction de ses lieux saints et la mort d&rsquo;innocents pèlerins comme un outrage irréparable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de compte, quatre mois après, en octobre 1984, Indira Ghandi fut assassinée&nbsp;par deux de ses gardes du corps sikhs, dont elle avait refusé de se séparer. Le jour de sa crémation fut le coup d&rsquo;envoi d&rsquo;un massacre sur une grande échelle des Sikhs. Plus de 20.000 membres de la communauté trouvèrent la mort en deux journées, et la police, qui n&rsquo;avait pas reçu l&rsquo;ordre d&rsquo;intervenir,&nbsp;assista impassible à la destruction de leurs biens et de leurs demeures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Calculs politiques, irresponsabilité et confusion des esprits</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 38 ans après, les responsables du massacre, des membres du Parti du Congrès et de la mairie de Delhi, n&rsquo;ont pas été punis. Mais le terrorisme devait se prolonger encore pendant dix ans au Punjab et il fit plus de 100.000 morts. Mais la population lassée&nbsp;des terroristes qui avaient sombré dans le banditisme, et des représailles qu&rsquo;elle endurait de la part de la police et de l&rsquo;armée, cessa de leur apporter son aide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire est exemplaire parce qu&rsquo;elle démontre combien l&rsquo;usage des sentiments religieux à des fins politiques est dangereux. L&rsquo;Inde est un pays officiellement laïc, où le communautarisme est en principe interdit. Pourtant on y a eu recours pour mobiliser les Sikhs au bénéfice d&rsquo;Indira Gandhi, on a refusé de faire juger Bhindranwale quand on en avait la possibilité, et on a au tout début laissé les terroristes pénétrer et se fortifier dans le lieu saint qu&rsquo;on fut plus tard obligé de détruire, sous le prétexte du respect des sentiments religieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci devrait servir d&rsquo;avertissement à tous les pays où la justice est asservie à des considérations religieuses. En Tunisie des milliers de jeunes ont été envoyés se battre en Syrie au nom du jihad, dans les rangs de Daech, et à ce jour, non seulement on ne sait pas ce qu&rsquo;ils sont devenus, mais on n&rsquo;a toujours pas jugé les responsables, et le parti politique qui a fait de la référence identitaire son cheval de bataille trouve maintenant des alliés dans la soi-disant élite moderniste, au nom de la lutte pour la démocratie. C&rsquo;est incroyable jusqu&rsquo;à quel degré&nbsp;d&rsquo;irresponsabilité la confusion des esprits peut mener.&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin de pratique libre.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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