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	<title>Archives des inégalités - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des inégalités - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Peut-on réduire la pauvreté sans s’attaquer aux inégalités ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 12:21:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[répartition des revenus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la question de la lutte contre la pauvreté se pose avec acuité et dans une hypocrisie collective, structurelle et bien huilée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/17/tunisie-peut-on-reduire-la-pauvrete-sans-sattaquer-aux-inegalites/">Tunisie | Peut-on réduire la pauvreté sans s’attaquer aux inégalités ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En Tunisie, la question de la lutte contre la pauvreté se pose avec acuité et dans une hypocrisie collective, structurelle et bien huilée. En apparence, il y a une unanimité politique : tout le monde veut réduire la pauvreté, ici et maintenant. Aucun parti, aucun gouvernement, aucun responsable public n’ose dire le contraire. Mais dans les faits, personne ne veut toucher aux «acquis» et inégalités structurelles qui génèrent cette pauvreté avilissante, bien ancrée partout en Tunisie.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-18248332"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Depuis quinze ans, chaque plan de développement, chaque loi de finances, chaque discours officiel promet la protection des plus vulnérables et promeut un modèle social généreux et inclusif. Un beau discours, et de belles envolées rhétoriques, mais qui restent lettres mortes, des mots qui se diluent dans l’ambiance et le vacarme des instabilités gouvernementales, ministres, partis, lois, réglementations éphémères.</p>



<p>Ce faisant, la pauvreté progresse, s’installe, se banalise. Ce n’est pas un accident. C’est le résultat logique d’un système politique qui parle de justice sociale sans jamais vouloir en payer le prix politique et institutionnel.</p>



<p>La première vérité dérangeante est celle-ci : la Tunisie post-2011 ne lutte pas contre la pauvreté, elle la gère. Elle la contient quand elle peut, la compense quand elle déborde, mais elle ne s’attaque jamais aux mécanismes qui la produisent. Pourquoi ? Parce que cela impliquerait de toucher aux inégalités. Et les inégalités, en Tunisie, sont un sujet tabou.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gini, le chiffre que les politiques occultent</h2>



<p>Il existe pourtant un indicateur simple, froid, têtu et implacable : le coefficient de Gini. Il mesure la répartition des revenus&nbsp;: 0 signifie l’égalité parfaite, 1 l’inégalité extrême.</p>



<p>En Tunisie, ce coefficient oscille depuis plus de vingt ans entre 0,32 et 0,35. Avant 2011, après 2011, avant et après les plans de développement. Autrement dit : la révolution n’a rien, absolument rien modifié la structure des écarts de revenus. Et ce depuis 15 ans…</p>



<p>Cela pose une question fondamentale : comment prétendre réduire durablement la pauvreté dans un pays où les inégalités restent structurellement intactes ?</p>



<p>La réponse est simple : on ne peut pas. On peut distribuer des aides, faire des discours enflammés, repousser les seuils, maquiller les chiffres et engueuler les institutions internationales qui utilisent ces indicateurs. Mais tant que la répartition des revenus ne change pas, la pauvreté revient, sort dans la vie au quotidien, mécaniquement, au moindre choc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2016-2020 : l’illusion de la croissance inclusive</h2>



<p>Le Plan de développement 2016–2020 est un cas d’école. Il promettait une croissance de 5 %, la création de centaines de milliers d’emplois et une réduction de la pauvreté sous les 10 %. Pour devenir ministre, l’économiste Mahmoud Ben Romdhane a prévu un décollage vertical avec 7% de taux de croissance. Et ce type d’expert domine les élites et les penseurs censés être dignes, neutres et objectifs.</p>



<p>Dans la réalité, la croissance moyenne a plafonné autour de 2 % (avec une moyenne annuelle de 0 durant la décennie des Frères musulmans en Tunisie), l’inflation cumulée a dépassé 20 %, et le taux de pauvreté a franchi la barre des 20 %. Le dinar a perdu plus de 60 % de sa valeur de change, en 15 ans, et le tout suit, et devient plus cher et plus inaccessible aux plus démunis.</p>



<p>Mais le plus grave n’est pas l’échec des objectifs. C’est l’absence totale d’autocritique. À aucun moment, le débat public n’a porté sur la fiscalité, sur les rentes, sur la redistribution, sur la concentration des revenus. On a expliqué l’échec par la conjoncture, la crise mondiale, le terrorisme, la pandémie. Tout, sauf les choix structurels.</p>



<p>Pendant ce temps, le coefficient de Gini est resté stable. Traduction : les riches n’ont pas perdu, les pauvres ont augmenté. La crise n’a pas nivelé. Elle a élargi la base.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Après 2021 : le renoncement assumé</h2>



<p>Le Plan de développement 2023–2025 marque une rupture, mais pas celle qu’on croit. Ce n’est pas une rupture économique, c’est une rupture morale. On ne promet plus de réduire significativement la pauvreté. On promet de la&nbsp;<em>«stabiliser»</em>.</p>



<p>Autrement dit : on accepte qu’un Tunisien sur cinq vive sous le seuil de pauvreté, et qu’un Tunisien sur deux vive dans la peur d’y tomber.</p>



<p>Avec une inflation cumulée dépassant 25 % en trois ans, cette promesse est déjà intenable. Les aides sociales augmentent, mais moins vite que le coût de la vie. Les salaires réels baissent. Les subventions sont rationalisées. Et les responsables politiques continuent d’affirmer que les catégories vulnérables sont protégées.</p>



<p>C’est ici que la contradiction devient insupportable : on affirme protéger les pauvres tout en laissant l’inflation faire le travail inverse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande lâcheté : refuser la redistribution</h2>



<p>Pourquoi le coefficient de Gini ne baisse-t-il pas ? Parce que personne ne veut le faire baisser. Les gouvernements préfèrent parler d’aides ciblées plutôt que de fiscalité progressive. De compensation plutôt que de redistribution. De solidarité abstraite plutôt que de transferts réels.</p>



<p>La fiscalité tunisienne reste faiblement progressive. L’évasion fiscale est massive. L’économie informelle prospère sans contribuer équitablement à l’effort collectif. Et l’essentiel de la charge repose sur les salariés formels et les entreprises structurées — c’est-à-dire sur une classe moyenne qui s’effondre lentement.</p>



<p>Voilà la vérité que le discours politique refuse d’assumer : la Tunisie finance la lutte contre la pauvreté en appauvrissant ses classes moyennes, tout en préservant les rentes.</p>



<p>Les propulseurs de la lutte contre la pauvreté sont en quasi-panne. Le système éducatif produit des docteurs et des ingénieurs inemployables et voués au chômage, et on laisse faire, pour éviter les choses qui fâchent l’UGTT.</p>



<p>L’accès au logement social est à son minimum, et les Tunisiens ne peuvent pas payer des taux d’intérêt usuraires de 12 à 15% pour construire ou acquérir un logement. Entassement dans les logements, ce qui réduit le bien-être, et des conditions minimales pour permettre l’épanouissement et le travail pour les enfants, les familles, les aînés et les malades…</p>



<p>Les systèmes éducation, santé et services sociaux sont en état de délabrement continu et leurs prestations deviennent simplement honteuses pour un pays qui a fait sa révolution, justement pour plus de dignité et de prospérité.</p>



<p>Pourquoi la pauvreté ne recule jamais&nbsp;?</p>



<p>Parce que les politiques publiques traitent les symptômes, jamais la cause. Les leaders traitent du sujet avec des discours populistes et de la pensée magique.</p>



<p>Parce qu’on ajoute des programmes sans changer les règles du jeu.</p>



<p>Parce qu’on évite soigneusement tout débat sur la concentration des richesses.</p>



<p>Le coefficient de Gini est absent des discours, absent des objectifs, absent des bilans. Comme si l’égalité n’était pas un indicateur de performance politique. Or, tant que ce chiffre reste stable, toute promesse de réduction durable de la pauvreté est mensongère.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vraie question est politique</h2>



<p>La vraie question n’est donc pas technique. Elle est politique : les dirigeants tunisiens veulent-ils réellement réduire les inégalités, ou simplement éviter une explosion sociale ?</p>



<p>Gérer la pauvreté permet de survivre politiquement. Réduire les inégalités oblige à affronter les intérêts établis. Et jusqu’ici, le choix est clair.</p>



<p>La pauvreté en Tunisie n’est pas une fatalité. Elle est le produit d’un choix collectif : celui de préserver l’ordre économique existant tout en multipliant les discours compassionnels. Les plans de développement échouent parce qu’ils sont conçus pour ne pas déranger.</p>



<p>Tant que le débat public refusera de parler clairement de redistribution, de fiscalité équitable, de rentes et d’inégalités mesurées — tant que le coefficient de Gini restera un chiffre honteux qu’on cache sous le tapis — la pauvreté continuera d’augmenter, avec une régularité presque exemplaire.</p>



<p>La Tunisie n’a pas un problème de diagnostic. Elle a un problème de courage. Au sujet de la lutte contre la pauvreté, les leaders politiques et les médias de Tunis n’ont pas un problème d’auditoire, ils ont un problème de crédibilité… quand il s’agit de parler de pauvreté… ou de l’inégalité telle que mesurée par le coefficient Gini.</p>



<p><em>* Economiste universitaire. </em></p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur </em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494">Economics for Tunisia</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nXfcwc0T2B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/zawali-la-belle-allegorie-tunisienne-de-la-pauvrete/">Zawali, la belle allégorie tunisienne de la pauvreté </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Zawali, la belle allégorie tunisienne de la pauvreté  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/18/zawali-la-belle-allegorie-tunisienne-de-la-pauvrete/embed/#?secret=3Vf4nROqhG#?secret=nXfcwc0T2B" data-secret="nXfcwc0T2B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Le paradoxe marocain &#124; «Investment grade» et malaise social</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/le-paradoxe-marocain-investment-grade-et-malaise-social/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 09:23:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[GenZ]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le malaise politique actuel au Maroc rappelle celui qu'a connu la Tunisie il y a 15 ans, la veille de la chute du régime de Ben Ali.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/le-paradoxe-marocain-investment-grade-et-malaise-social/">Le paradoxe marocain | «Investment grade» et malaise social</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au moment où le Maroc se voit relever sa note souveraine par l’agence de notation américaine Standard &amp; Poor&rsquo;s (S&amp;P) à BBB-/A-3 et attribuer ainsi la note très convoitée d’«investment grade», perdue en 2021, pendant la pandémie de Covid-19, les grandes villes du royaume s’échauffent et voient défiler des centaines de milliers de jeunes de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/29/maroc-des-dizaines-darrestations-suites-a-des-manifestations/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la GenZ protestant </a>contre la détérioration des services publics, notamment ceux de l’éducation et de la santé.&nbsp; «Nous voulons des hôpitaux pas des stades», criaient les protestataires, marquant un début de rupture entre la société et le Makhzen, c’est-à-dire le gouvernement du roi.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17607980"></span>



<p>Pour revenir à la notation, déjà, en mars 2024, la perspective était passée de stable à positive, un signal qui a précédé son relèvement la semaine dernière.</p>



<p>Cette décision fait suite à une mission menée au Maroc en septembre. S&amp;P a souligné les réformes structurelles et les politiques macroéconomiques du Maroc, qui ont contribué à stabiliser les finances publiques et à diversifier l’économie.</p>



<p>Ce relèvement de sa note place le Maroc parmi les gouvernements considérés comme sûrs par les marchés obligataires internationaux, alors qu’une grande partie du continent africain reste en dessous de la note <em>«investment grade»</em>.</p>



<p>Pour le Maroc, le passage à la note<em> «investment grade»</em> s’accompagne d’une baisse des rendements des prêts étrangers et d’un regain de confiance des investisseurs, avec un potentiel d’augmentation des investissements directs étrangers, notamment compte tenu du financement par le gouvernement des infrastructures, des projets de transition énergétique et des initiatives de politique industrielle.</p>



<p>S&amp;P prévoit une croissance moyenne du PIB réel du Maroc de 4% entre 2025 et 2028, avec un déficit budgétaire se réduisant à 3% du PIB d’ici 2026 et un déficit du compte courant contenu à environ 2 % du PIB sur la même période.</p>



<p>Ces performances, rappelons-le, étaient celles de la Tunisie de Ben Ali, la veille de la chute de son régime le 14 janvier 2011. Le contraste était alors également criard entre une économie relativement prospère et un malaise social grandissant, marqué par de grands écarts dans la distribution des richesses nationales.</p>



<p>Aussi la séquence que vit aujourd’hui le Maroc rappelle-t-elle celle vécue par la Tunisie il y a 15 ans, et qui signifie que le libéralisme économique peut créer une  prospérité passagère et trompeuse mais que seule une politique sociale redistributive peut corriger les écarts et apaiser les tensions.</p>



<p>D’ailleurs, les experts de S&amp;P ont pris la précaution de préciser dans leur analyse que <em>«la volatilité du secteur agricole au Maroc liée au changement climatique, les inégalités persistantes et la viabilité de la dette sont des facteurs qui pourraient mettre en péril le statut d&rsquo;investment grade retrouvé.»</em></p>



<p>Ils ne s’attendaient sans doute pas à ce que leur avertissement soit aussi rapidement confirmé par les faits.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HOoZjxVCuB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/29/maroc-des-dizaines-darrestations-suites-a-des-manifestations/">Maroc | Des dizaines d’arrestations suites à des manifestations</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Maroc | Des dizaines d’arrestations suites à des manifestations » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/29/maroc-des-dizaines-darrestations-suites-a-des-manifestations/embed/#?secret=Zl6vPHhYe4#?secret=HOoZjxVCuB" data-secret="HOoZjxVCuB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/06/le-paradoxe-marocain-investment-grade-et-malaise-social/">Le paradoxe marocain | «Investment grade» et malaise social</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : le taux de pauvreté augmente de 1,4% en 6 ans  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/tunisie-le-taux-de-pauvrete-augmente-de-14-en-6-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2023 09:56:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
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		<category><![CDATA[taux de pauvreté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le taux de pauvreté en Tunisie est passé de 15,2% en 2015 à 16,6% en 2021. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/tunisie-le-taux-de-pauvrete-augmente-de-14-en-6-ans/">Tunisie : le taux de pauvreté augmente de 1,4% en 6 ans  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon l’Enquête nationale sur le budget, consommation et niveau de vie des ménages 2021, publié vendredi 10 février 2023 par l’Institut national de la statistique (INS), le taux de pauvreté en Tunisie est passé de 15,2% en 2015 à 16,6% en 2021.  </em></strong><em>(Illustration : Ph. Noureddine Ahmed).</em></p>



<span id="more-6439855"></span>



<p>En 2021, une personne est considérée comme pauvre si sa dépense annuelle de consommation est inférieure à 2 536 dinars tunisiens (DT). Ainsi, le taux de pauvreté sera de 16,6% en 2021, contre 15,2% en 2015, 20,5% en 2010 et 23,1% en 2005.</p>



<p>Les estimations issues des résultats de l&rsquo;enquête montrent également une stagnation du taux de pauvreté <em>«sévère ou extrême»</em>, puisqu’il est de 2,9% en 2021, soit le même taux qu’en 2015.</p>



<p>La lecture des résultats de l’enquête par grande région montre une augmentation de la pauvreté dans plusieurs régions du pays entre 2015 et 2021. Il faut cependant noter que la région du Nord-Ouest se démarque avec une baisse significative du taux de pauvreté de 28,4% en 2015 à 22,5% en 2021.</p>



<p>Le Grand Tunis affiche une légère baisse du taux de pauvreté à 4,7% en 2021 (contre 5,3% en 2015).</p>



<p>Le Centre-Ouest reste la région où le taux de pauvreté est le plus élevé de Tunisie, passant à 37% en 2021 (contre 30,8% en 2015) et son écart par rapport aux autres régions, comme celles situées sur le littoral tunisien, reste important.</p>



<p>Par ailleurs, et sur la base de la répartition des dépenses totales, les indicateurs d’inégalité entre individus (ou ménages) traduisent, au niveau national, une légère réduction des disparités.</p>



<p>Ainsi, l’indicateur couramment utilisé, l’indice de Gini, s’établit à 35,3 en 2021 contre 36,5 en 2015. Cependant, cette baisse est entièrement attribuable à une réduction significative de l’indice de Gini pour la région du Grand Tunis, principalement en raison d’une baisse de certains dépenses des ménages les plus aisés pendant la crise sanitaire (transports, voyages, loisirs, achats de biens durables, etc.), ce qui réduit les disparités des profils de consommation au-dessus du seuil de pauvreté. Dans toutes les autres régions du pays, les inégalités auraient légèrement augmenté. </p>



<p><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/tunisie-le-taux-de-pauvrete-augmente-de-14-en-6-ans/">Tunisie : le taux de pauvreté augmente de 1,4% en 6 ans  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Etude : Libye, Algérie et Tunisie, les pays les moins inégalitaires en Afrique du Nord</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/21/etude-libye-algerie-et-tunisie-les-pays-les-moins-inegalitaires-en-afrique-du-nord/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2020 13:21:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Chafik Ben Rouine]]></category>
		<category><![CDATA[impôt sur le revenu progressif]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoire Tunisien de l’Economie]]></category>
		<category><![CDATA[politiques fiscales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son Briefing paper n°9 sous le titre «Inégalités et fiscalité en Afrique du Nord’’, réalisé par l’économiste Chafik Ben Rouine, son Head of Quantitative Research, l’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) affirme que seules l’Algérie et la Tunisie ont adopté une stratégie de réduction des inégalités par le haut et sont arrivées à une structure...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/21/etude-libye-algerie-et-tunisie-les-pays-les-moins-inegalitaires-en-afrique-du-nord/">Etude : Libye, Algérie et Tunisie, les pays les moins inégalitaires en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Inegalité-Afrique-du-Nord.jpg" alt="" class="wp-image-300072"/></figure>



<p><strong><em>Dans son Briefing paper n°9 sous le titre «Inégalités et fiscalité en Afrique du Nord’’, réalisé par l’économiste Chafik Ben Rouine, son Head of Quantitative Research, l’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) affirme que seules l’Algérie et la Tunisie ont adopté une stratégie de réduction des inégalités par le haut et sont arrivées à une structure proche de celle de l’Europe et de la Chine où la classe moyenne détient la plus grande part du revenu national.</em></strong></p>



<span id="more-300068"></span>



<p>Partant du fait que la crise financière mondiale de 2008 a exacerbé les inégalités ayant abouti aux révolutions arabes en 2011 dans un premier temps puis en Occident avec le mouvement Occupy Wall Street qui a été le premier mouvement social à pointer du doigt les 1% les plus riches.<br>Pour analyser les inégalités de revenu dans la région nord-africaine, l’auteur de cette étude s’est basé sur les travaux du World Inequality Database (WID) créé en janvier 2011 par les équipes de Piketty. </p>



<p>Plus spécifiquement, il a utilisé dans un premier temps la base de données sur les inégalités en Afrique créée pour la première fois en octobre2019 par les équipes du WID2. Ces données lui ont permis d’analyser la structure des inégalités et des inégalités extrêmes pour les pays d’Afrique du Nord, nommément le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Egypte. </p>



<p>Dans un second temps, l’auteur a analysé les inégalités identifiées au regard des efforts effectués pour les réduire et notamment à travers les effets redistributifs des politiques fiscales et sociales de ces pays. </p>



<p>Pour cela, Chafik Rouine s’est basé notamment sur les derniers travaux du Standardized World Income Inequality Database (SWIID) de Harvard. Il a essayé ensuite d’analyser les spécificités de chaque modèle de réduction des inégalités an Afrique du Nord.</p>



<p>L’auteur constate que seules l’Algérie et la Tunisie peuvent être regroupées selon un même modèle que ce soit en termes de structure des inégalités ou de stratégie de réduction de celles-ci.<em> «En effet, les deux pays ont une structure proche de celle de l’Europe et de la Chine où la classe moyenne détient la plus grande part du revenu national et ont adopté une stratégie similaire alliant une réduction des inégalités par le haut avec un impôt sur le revenu progressif (avec le même taux marginal supérieur de 35%) et une réduction par le bas à travers une protection sociale pour les populations les plus vulnérables»</em>, souligne Chafik Ben Rouine.</p>



<p>Si la Libye apparaît comme un pays assez égalitaire grâce notamment à une forte redistribution de la rente pétrolière à des fins politiques, <em>«l’Egypte et le Maroc sont assez proches sur certains aspects mais diffèrent sur d’autres. Les deux pays sont les plus inégalitaires dans la région mais avec des inégalités extrêmes très fortes au Maroc notamment la part des 1% les plus riches qui demeurent toujours supérieure à celle des 50% les plus pauvres, ce qui n’a jamais été le cas en Egypte. Les deux pays sont ceux qui réalisent l’effort redistributif le plus fort dans la région mais sans que cela ne fasse baisser les inégalités dans leur pays respectif»</em>, écrit l’économiste. Il ajoute, en guise conclusion :<em> «Tandis que l’Algérie, la Tunisie et la Libye sont sur la bonne voie en termes d’inégalités, l’Egypte gagnerait à renforcer la réduction des inégalités par le haut à travers un impôt sur le revenu plus progressif dans les tranches supérieures, et le Maroc gagnerait de son côté à réduire les inégalités extrêmes à travers une politique plus proactive envers les 1% les plus riches.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/21/etude-libye-algerie-et-tunisie-les-pays-les-moins-inegalitaires-en-afrique-du-nord/">Etude : Libye, Algérie et Tunisie, les pays les moins inégalitaires en Afrique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Etude : Le Covid-19 comme révélateur des inégalités et des vulnérabilités en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/16/etude-le-covid-19-comme-revelateur-des-inegalites-et-des-vulnerabilites-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2020 09:58:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Azzam Mahjoub]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Azzam Mahjoub, professeur universitaire d’économie, a réalisé pour le compte du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDS) une étude publiée sous le titre «Pandémie Covid-19 en Tunisie : inégalités, vulnérabilités à la pauvreté et au chômage». Nous en publions ci-dessous un résumé. La pandémie du Covid-19 a été (et sera), sans conteste, un...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/16/etude-le-covid-19-comme-revelateur-des-inegalites-et-des-vulnerabilites-en-tunisie/">Etude : Le Covid-19 comme révélateur des inégalités et des vulnérabilités en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Etude-Azzam-Mahjoub-FTDS.jpg" alt="" class="wp-image-299295"/></figure>



<p><strong><em>Azzam Mahjoub, professeur universitaire d’économie, a réalisé pour le compte du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDS) une étude publiée sous le titre «Pandémie Covid-19 en Tunisie : inégalités, vulnérabilités à la pauvreté et au chômage». Nous en publions ci-dessous un résumé.</em></strong></p>



<span id="more-299294"></span>



<p>La pandémie du Covid-19 a été (et sera), sans conteste, un grand moment de vérités multiples. Elle n’a pas manqué de révéler au grand jour nos fragilités et vulnérabilités, tant pour chaque individu d’entre nous que pour chaque pays, ou pour l’ensemble de la communauté internationale.<br>Toutefois, force est de constater que les vulnérabilités face à la pandémie, qu’elles soient d’ordre physique, organique, psychologique ou social, sont différentes et d’intensités inégales entre individus, groupes sociaux, régions et pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une centralité accrue de la question sociale</h3>



<p>L’objet de cette contribution est de mettre en exergue les implications sociales de la pandémie en termes d’inégalités et de vulnérabilités à la pauvreté et au chômage et aussi d’explorer quelques scénarios pour l’après pandémie.</p>



<p>L’auteur fait un diagnostic, bien entendu non exhaustif mais appuyé sur des données et estimations parfois grossières mais dont la robustesse est acceptable, en essayant de le présenter de la manière la plus simplifiée et claire que possible pour intéresser les non-initiés au même titre que les autres.</p>



<p>Nombre de notions et données souvent utilisés et destinées au grand public sont clarifiées car elles sont souvent présentées de manières imprécises parfois fausses, souvent confuses et non fondées sur des évidences prouvées et donnant lieu à des interprétations erronées ou tendancieuses.</p>



<p>De plus 4 scénarios hypothétiques sont présentés. L’auteur présente dans une 1ère partie les inégalités avant et pendant la pandémie; ensuite et avant de traiter la vulnérabilité à la pauvreté, il présente une 2e partie relative à la pauvreté. Suivent une 3e partie consacrée à la vulnérabilité à la pauvreté et une 4e partie traitant de la vulnérabilité au chômage.</p>



<p>A la fin de ses analyses fouillées et chiffrées, Azzam Mahjoub en arrive à la conclusion que la question sociale, en Tunisie comme dans le reste du monde, va acquérir une centralité manifeste dans l’immédiat et le futur. Et pour cause :<em> «La pandémie a mis au grand jour et avec éclat les inégalités sociales; celles-ci, vont, très probablement, s&rsquo;accentuer encore dans des proportions variables selon les pays. L’ampleur inédite de la récession induite par la pandémie entraînera une décroissance économique inégalée et d’intensité variable selon les pays et régions. Le chômage sera massif, et l’appauvrissent généralisé, avec une augmentation de la pauvreté extrême et de la vulnérabilité.»</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des solutions d’entraide et de solidarité mondiales</h3>



<p>Face à cette situation inédite, l’auteur estime la résilience des Etats face à la crise sera inégale. <em>«La capacité en terme de gouvernance et aussi de moyens financiers dans les pays pauvres ou à revenu intermédiaire faible, comme la Tunisie, appelle à des mobilisations nationales d&rsquo;abord mais, également, régionales et internationales»</em>, écrit-il, et ajoute : <em>«Á ce titre, la question de la dette est cruciale pour nos pays. L&rsquo;annulation de tout ou partie, la cessation de paiement temporaire (moratoire), le rééchelonnent, le recyclage, le profilage de la dette doivent être l’ordre du jour. Ces options sont opportunes et se justifient aux plans économiques et financiers. L’appel récent du président du groupe de la BAD va tout à fait dans ce sens. Il demande ‘‘de reporter temporairement, le remboursement de la dette contractée auprès des banques multilatérales de développement et des institutions financières internationales. Une des solutions est le reprofilage des prêts, qui permettrait d’offrir aux pays une marge de manœuvre budgétaire pour faire face à cette crise … Le monde devrait être tourné vers des solutions d’entraide et de solidarité, car un risque pour l’un est un risque pour tous’’».</em></p>



<p>Azzam Mahjoub estime, par ailleurs, qu’au plan du droit international, cette démarche est justifiée, car les Etats peuvent, selon lui, décréter la suspension du remboursement de la dette <em>«en s’appuyant sur le droit international et sur les arguments suivants : l’état de nécessité, le changement fondamental de circonstances et la force majeure.»</em></p>



<p>Reste, cependant, la faisabilité politique individuelle (chaque pays face à ses créanciers), qui pourrait être, selon Azzam Mahjoub, <em>«renforcée par une démarche plutôt multilatérale, car les démarches individuelles sont risquées et se font avec un pouvoir de négociation faible</em>.<em>»</em> Aussi, une initiative à l&rsquo;échelle africaine serait-elle, selon lui, <em>«appropriée pour demander et obtenir l&rsquo;annulation de tout ou partie, le report de remboursement, le profilage, le rééchelonnement des dettes pour les pays pauvres et les pays à revenu intermédiaire faible, comme notre pays.»</em></p>



<p>La Tunisie pourrait-elle prendre une initiative dans ce sens? Réponse de Azzam Mahjoub : <em>«Le stress financier est trop sévère dans nos pays. Il faut se donner les moyens collectifs, pour nous permettre de sauver nos économies et assurer notre cohésion sociale, qui est le fondement de la pérennité de nos Etats.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p><strong><em><a href="http://ftdes.net/rapports/COVID-AZ19.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’étude sous format PDF.</a></em></strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/16/etude-le-covid-19-comme-revelateur-des-inegalites-et-des-vulnerabilites-en-tunisie/">Etude : Le Covid-19 comme révélateur des inégalités et des vulnérabilités en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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