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	<title>Archives des instabilité - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des instabilité - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Football tunisien &#124; Les racines d’une crise durable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 07:23:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[arbitrage]]></category>
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		<category><![CDATA[Lotfi Sahli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face aux derniers résultats modestes de l'équipe de Tunisie, établissons un diagnostic du football tunisien, à froid et sans émotion. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/16/football-tunisien-les-racines-dune-crise-durable/">Football tunisien | Les racines d’une crise durable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au vu de la dernière Coupe d’Afrique des Nations disputée au Maroc, et face à des résultats modestes, à la fois prévisibles et compréhensibles, il convient d’établir un diagnostic du football tunisien, à froid et sans émotion, comme on essaie de le faire dans cet article. L’objectif n’est ni de céder à la déception du moment ni de chercher des responsabilités immédiates, mais d’analyser en profondeur les causes structurelles qui expliquent les difficultés persistantes de notre football.</em></strong></p>



<p><strong>Lotfi Sahli </strong>&nbsp;</p>



<span id="more-18243635"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli.jpg" alt="" class="wp-image-16629392" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le football tunisien traverse en effet une crise profonde et durable, dont les causes sont multiples et étroitement imbriquées. Cette crise dépasse largement le cadre des résultats sportifs et révèle des dysfonctionnements qui touchent l’ensemble de l’écosystème footballistique national.</p>



<p>La gouvernance constitue l’une des principales faiblesses. L’instabilité chronique des directions des clubs, le manque de transparence et l’absence de projets sportifs clairs compromettent toute vision à long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Instabilité technique et endettement chronique</h2>



<p>Cette instabilité se manifeste notamment par les changements fréquents d’entraîneurs en cours de compétition, souvent dictés par la pression des résultats immédiats, au détriment de la continuité technique et de la construction d’une identité de jeu.</p>



<p>Sur le plan financier, la situation est préoccupante. La majorité des clubs souffrent d’un endettement chronique, d’une gestion approximative et d’une dépendance excessive aux subventions publiques.</p>



<p>À cela s’ajoute un facteur aggravant : l’écart budgétaire qui s’est fortement creusé entre l’élite de trois ou quatre clubs et le reste du championnat. Cette disparité réduit le challenge sportif, fausse la concurrence et rend les compétitions prévisibles, ce qui nuit à l’intérêt du public et des sponsors. Les restrictions du nombre de spectateurs dans les stades pour motifs sécuritaires accentuent cette fragilité financière et éloignent davantage les supporters.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rupture de la chaîne naturelle de formation</h2>



<p>Le volet formation demeure l’une des carences les plus alarmantes. Le manque d’écoles et de centres de formation structurés freine la détection des talents. Autrefois, le football tunisien reposait sur un riche football de proximité, animé par des terrains de quartiers et des tournois inter-quartiers, véritables pépinières aujourd’hui disparues sans alternatives organisées, rompant la chaîne naturelle de formation.</p>



<p>Par ailleurs, l’infrastructure sportive fait défaut. Le nombre de terrains homologués n’a pas progressé, malgré l’augmentation des licenciés et des compétitions, ce qui pénalise la formation, la préparation des équipes et l’organisation des championnats.</p>



<p>À ces insuffisances s’ajoute un problème souvent sous-estimé : la majorité des stades ne disposent pas d’un éclairage adéquat permettant l’organisation de matchs en soirée. Cette carence prive le football tunisien d’un levier essentiel d’attractivité. Les rencontres disputées l’après-midi ne tiennent pas compte des contraintes professionnelles et sociales d’une grande partie du public, limitant ainsi l’affluence. L’absence de programmation nocturne réduit l’ambiance, la visibilité médiatique et empêche les clubs de drainer des foules plus importantes, capables de renflouer les caisses par la billetterie et les revenus annexes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une réforme profonde de la gouvernance</h2>



<p>Enfin, l’environnement global reste marqué par des infrastructures vieillissantes, un arbitrage contesté et un climat de tension dans les stades, contribuant à une perte de confiance générale.</p>



<p>En conclusion, le mal du football tunisien est systémique. Sa relance passe par une réforme profonde de la gouvernance, une meilleure équité financière, un investissement stratégique dans la formation et les infrastructures, ainsi qu’une modernisation de l’organisation des compétitions afin de restaurer la compétitivité, l’attractivité et la viabilité économique du championnat.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q9Ssofa251"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/football-lechec-cuisant-de-la-serrurerie-tunisienne/">Football | L’échec cuisant de la serrurerie tunisienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Football | L’échec cuisant de la serrurerie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/football-lechec-cuisant-de-la-serrurerie-tunisienne/embed/#?secret=snU26AespX#?secret=q9Ssofa251" data-secret="q9Ssofa251" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>2026 &#124; La Tunisie entre le marteau et l’enclume  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 10:45:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[angoisse]]></category>
		<category><![CDATA[anxiété]]></category>
		<category><![CDATA[état d’alerte]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas pour rassurer les Tunisiens: leur pays entre dans une nouvelle année sous le prolongement de l’état d’urgence jusqu’à fin  janvier 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/2026-la-tunisie-entre-le-marteau-et-lenclume/">2026 | La Tunisie entre le marteau et l’enclume  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie entre dans une nouvelle année sous le prolongement de l’état d’urgence jusqu’à fin janvier 2026. Ce n’est pas pour rassurer les Tunisiens, qui ont cru en avoir fini avec le terrorisme, ni pour leur redonner confiance en l’avenir. L’annonce a plutôt de quoi les inquiéter au moment où les vœux circulent, enthousiastes (joie, bonheur, succès) ou prudents (sécurité, stabilité, apaisement). Mais derrière ces mots, une autre réalité traverse la société, plus intime, plus silencieuse : une tension psychique diffuse, faite d’anxiété et d’évitement, presque ordinaire.&nbsp;Un peuple qui rentre dans une nouvelle année sur la pointe des pieds, presque à reculons, en retenant son souffle. </em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18168512"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’anxiété n’est pas une faiblesse. Elle est une réaction d’adaptation à l’incertitude.&nbsp;Elle&nbsp;appelle à la vigilance, prépare le corps à répondre.&nbsp;Si l’anxiété avait une couleur, elle serait rouge : alarme, cœur qui s’emballe, feu intérieur&nbsp;qui&nbsp;brûle&nbsp;sans danger réel.&nbsp;</p>



<p>Pour comprendre l’anxiété, il faut d’abord revenir à sa source : la peur.&nbsp;La peur est biologique : elle apparaît face à un danger réel et identifiable, activant le système nerveux autonome :&nbsp;accélération du rythme cardiaque, respiration rapide, tension musculaire, libération d’adrénaline. Le corps se prépare à fuir, combattre ou se figer.&nbsp;</p>



<p>L’anxiété, elle, est différente : c’est une peur sans objet réel. Aucun danger tangible, mais le corps réagit comme si. L’anxiété est donc un rouge sans cible, un feu qui brûle sans relief ni forme précise. Tel&nbsp;un état d’alerte&nbsp;prolongée,&nbsp;<em>où le système émotionnel reste activé en l’absence de danger immédiat.&nbsp;</em>Cela se traduit par : une anticipation constante du pire, des pensées qui tournent sans issue, une fatigue nerveuse persistante, une&nbsp;hypervigilance&nbsp;qui ne se repose jamais.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’évitement comme fausse solution&nbsp;</h2>



<p>Face à l’anxiété, beaucoup choisissent le noir : le retrait, la fuite&nbsp;l’évitement : éviter le conflit,&nbsp;éviter&nbsp;la décision,&nbsp;éviter&nbsp;l’engagement,&nbsp;éviter&nbsp;même l’espoir&nbsp;<em>«trop risqué !»</em>.&nbsp;Certes&nbsp;l’évitement soulage un instant ; il&nbsp;permet de continuer à fonctionner, à tenir debout. Mais ce soulagement a un prix.&nbsp;</p>



<p>Les avancées psychologiques récentes,&nbsp;notamment le modèle de l’apprentissage inhibiteur (<em>Inhibitory&nbsp;Learning</em>),&nbsp;révolutionnent notre compréhension de l’anxiété en 2026&nbsp;et démontre&nbsp;ce que l’on évite ne disparaît pas&nbsp;mais&nbsp;s’étend.&nbsp;</p>



<p>Trois phénomènes clés expliquent pourquoi l’évitement piège le cerveau&nbsp;et&nbsp;bloque l’extinction de la peur :&nbsp;</p>



<p>1. <strong><em>le renforcement de la menace :</em></strong>&nbsp;éviter une situation anxiogène envoie un message clair au cerveau : <em>«J’ai survécu parce que j’ai fui»</em>. La peur est validée, l’alarme rouge sera plus forte la prochaine fois;&nbsp;</p>



<p>2. <strong><em>l’élargissement du périmètre :</em></strong>&nbsp;éviter un ascenseur peut élargir la peur aux escaliers fermés, puis aux espaces confinés en général. Ce que l’on ne confronte pas finit par coloniser la vie quotidienne&nbsp;;</p>



<p>3. <strong><em>la traversée plutôt que l’habituation :&nbsp;</em></strong>contrairement aux anciennes méthodes visant à faire disparaître l’anxiété, l’apprentissage de sécurité consiste à prouver au cerveau qu’on peut tolérer l’inconfort et traverser la peur. Le rouge&nbsp;n’est pas éliminé ; il devient supportable, maîtrisable.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cercle invisible des&nbsp;troubles anxieux&nbsp;&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>L’anxiété pousse à l’évitement.&nbsp;L’évitement entretient l’anxiété.&nbsp;C’est un cercle simple, redoutablement efficace.&nbsp;Plus on évite, plus le monde semble dangereux. Plus le monde semble dangereux, plus on évite.&nbsp;</p>



<p>Dans un contexte d’alerte prolongée, ce cercle trouve un terrain fertile. Il s’installe sans bruit. Il devient normalité.&nbsp;</p>



<p>À l’échelle individuelle, cela s’appelle un trouble anxieux.&nbsp;</p>



<p>À l’échelle collective, cela devient une culture de survie.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un petit test&nbsp;pour ceux qui ne se voilent pas la face&nbsp;</h2>



<p>&nbsp;Quand quelque chose t’angoisse :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Remets-tu souvent à plus tard ?&nbsp;</li>



<li>Minimises-tu ce que tu ressens ?&nbsp;</li>



<li>Te distrais-tu excessivement ?&nbsp;</li>



<li>Te dis-tu : <em>«ce n’est pas le moment»</em> ?&nbsp;</li>
</ul>



<p>Si tu réponds oui à plusieurs de ces questions, tu ne vas pas mal.&nbsp;Tu es&nbsp;en mode survie psychique, à la frontière entre le rouge et le noir.&nbsp;Or la survie n’est pas faite pour durer.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre rouge et noir, le regard&nbsp;est notre&nbsp;ressource&nbsp;</h2>



<p>La résilience tunisienne ne se situe ni dans le déni optimiste, ni dans le pessimisme figé. Elle se joue dans la flexibilité du regard.&nbsp;Voir le verre à moitié plein ou à moitié vide n’est pas une question de positivité naïve, mais de capacité à changer de perspective.&nbsp;C’est ici qu’intervient la confiance en soi.&nbsp;</p>



<p>Le mot confiance vient du latin&nbsp;<em>confidere</em>&nbsp;: cum (avec) +&nbsp;fidere&nbsp;(foi). La question est : foi en quoi ?&nbsp;Pas en l’absence de danger.&nbsp;Pas dans un avenir garanti.&nbsp;Foi en sa propre capacité à faire face, à traverser, à apprendre de chaque situation.&nbsp;</p>



<p>Cette confiance psychique est la clé pour réduire le noir de l’évitement et dompter le rouge de l’anxiété. Elle repose sur l’expérience vécue : <em>«J’ai déjà traversé, donc je peux encore traverser»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vœux pour 2026. Tout de même&#8230; &nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Dans une Tunisie sous vigilance prolongée, le vœu le plus juste n’est ni l’optimisme forcé, ni la résignation.&nbsp;Il consiste à :&nbsp;traverser le rouge sans fuir dans le noir,&nbsp;renforcer la confiance en sa capacité à faire face,&nbsp;bouger le regard&nbsp;pour qu’il circule librement entre alerte et repos,&nbsp;entre&nbsp;danger et sécurité.&nbsp;</p>



<p>La sortie de crise n’est pas seulement politique.&nbsp;Elle est d’abord psychique, individuelle et collective.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/2026-la-tunisie-entre-le-marteau-et-lenclume/">2026 | La Tunisie entre le marteau et l’enclume  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Dec 2025 10:31:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ChatGPT]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[opposition]]></category>
		<category><![CDATA[répression]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n’est pas au bord d’une révolution idéologique. Mais d’une révolte sociale — plus dangereuse et plus imprévisible.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/">Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le brouhaha de l’actualité politique, dominée par les manifestations pro-régimes et les contre-manifestations, quand ce ne sont pas des insultes échangées de part et d’autre sur les réseaux sociaux, l’IA apporte un éclairage lucide, perspicace et politiquement neutre sur lequel il ne faudrait pas cracher parce produit par une «machine». A mon humble avis, l’analyse de ChatGPT des risques d’une nouvelle révolution en Tunisie et les remèdes pour l’éviter valent bien sinon surclasse le meilleur des discours politiques que j’ai eu à lire ou à entendre ces derniers temps.</em></strong></p>



<p><strong>Dr. Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-18109522"></span>



<p>Comme tous les chercheurs, enseignants, étudiants et même certains chefs d’entreprises, j’ai intégré l’IA comme outil de travail et ce à double titre&nbsp;:</p>



<p><em>A titre d’assistant de recherche :</em> Au lieu de consulter moi-même Google ou Wikipédia ou le site de tel ou tel organisme ou entreprise pour obtenir telle information ou tel chiffre précis, il suffit que j’en fasse la demande à l’un ou l’autre algorithme d’IA qui effectue cette recherche pour moi et me fournit les informations les plus récentes et les plus précises avec indication même de leurs sources. Par exemple, si j’ai besoin de connaitre à la date d’aujourd’hui le montant exact de la dette extérieure de la Tunisie, au lieu de consulter moi-même le site de la BCT et rechercher l’information dans les multiples tableaux qu’il comporte, l’IA le fait pour moi et compare même avec plusieurs autres sources telles que le FMI ou la BM lorsqu’elles existent.</p>



<p><em>Dans ce sens, l’IA qui permet d’épargner ainsi beaucoup d’efforts et d’énergies, est devenu un assistant de recherche et un auxiliaire de travail hautement appréciable pour tous les chercheurs et décideurs.</em></p>



<p><em>A titre d’algorithme de réflexion intelligente&nbsp;: </em>C’est la deuxième et la plus importante fonction de l’IA d’où elle tire son nom. Il s’agit d’analyser des problématiques techniques ou socio-économiques complexes, de collecter les milliers ou les millions de données y afférente, de les analyser en vue de proposer la ou les solution(s) si elle(e)s existe(nt), sinon des avis et des réflexions censées être <em>«intelligentes»</em>.</p>



<p>Dans cet article, c’est à cette deuxième fonction de l’IA que je fais appel pour répondre à la question, objet du titre de l’article, qui m’est venue à l’esprit ce matin en prenant mon café. Autant dire que cette réflexion et cet article ne s’insèrent pas dans le débat actuel entre supporters et opposants au régime de Kais Saïed mais veulent se situer à un niveau supérieur et par rapport au sens de l’Histoire de notre pays.</p>



<p><em>Il va de soi que les opinions qu’exprime ChatGPT à ce sujet n’engage que lui, en l’occurrence la société qui l’a développé, OpenAI, et ne reflètent nullement mon point de vue personnel et n’engagent nullement ma responsabilité d’auteur.</em></p>



<p><strong>Moi : Selon toi, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie et si oui à quel</strong> <strong>horizon ?</strong></p>



<p><strong>ChatGPT&nbsp;</strong>: Voici une perspective nuancée, fondée à la fois sur l’actualité récente et les dynamiques historiques contemporaines en Tunisie, pour répondre à ta question :</p>



<p><strong><em>1. La situation actuelle (montée des tensions en décembre 2025)&nbsp;: </em></strong>la Tunisie est aujourd’hui marquée par plusieurs signes de tension et de mobilisation populaire :des manifestations importantes contre le président Kaïs Saïed montrent une opposition qui s’unit face à l’autoritarisme perçu et à la répression politique&nbsp;; des protestations sociales, notamment à Gabès, sont alimentées par des préoccupations environnementales, sanitaires et économiques&nbsp;; de lourdes peines de prison à l’encontre de figures de l’opposition renforcent le sentiment d’une crise politique profonde&nbsp;; dans le même temps, des manifestations pro-Saïed montrent que le pays est polarisé.</p>



<p>Ce climat d’instabilité — économique, politique et sociale — crée un terreau fertile pour de fortes mobilisations.</p>



<p><strong><em>2. Les causes profondes (crise socio-économique et défi démocratique)&nbsp;: </em></strong>même après la révolution de 2011, la Tunisie a connu :une insatisfaction durable due à la stagnation économique, au chômage élevé et à l’endettement croissant&nbsp;; une crise de gouvernance politique, exacerbée depuis le <em>«self-coup»</em> de 2021 où le président centralise les pouvoirs constitutionnels&nbsp;; un désenchantement vis-à-vis des élites et des partis politiques traditionnels, souvent incapables de proposer des solutions crédibles.</p>



<p>Ces facteurs sont traditionnellement présents avant les grandes révoltes, notamment en Tunisie.</p>



<p><strong><em>3. Probabilité d’un nouvel «épisode révolutionnaire»&nbsp;: </em></strong>il est difficile de prévoir avec certitude l’éclatement d’une révolution — mais plusieurs scénarios plausibles à moyen terme (1 à 5 ans) émergent :</p>



<p><em>Scénario 1 — Mobilisations répétées (le plus probable)&nbsp;: </em>des protestations sociales et politiques continueront de s’intensifier sans forcément devenir une révolution au sens strict (changement de régime par effondrement). Ces mobilisations pourraient culminer lors d’événements ponctuels (crise économique majeure, mesure impopulaire, décès d’un manifestant marquant ou d’un éminent dirigeant politique en prison, etc.).</p>



<p><em>Scénario 2 — Révolte généralisée (~2-4 ans)&nbsp;: </em>si l’opposition politique s’organise de manière structurée, un front uni capable de mobiliser masses, syndicats et classes moyennes pourrait déclencher une large insurrection comparable à celle de 2011 (mais pas automatiquement victorieuse).</p>



<p><em>Scénario 3 — Transition institutionnelle pacifique&nbsp;: </em>sous pression sociale, une partie des élites ou du pouvoir pourrait négocier des réformes constitutionnelles ou des voies électorales pour désamorcer les tensions avant qu’elles ne deviennent révolutionnaires.</p>



<p>Un soulèvement rapide et spontané d’ici la fin 2026 est possible, mais une révolution majeure (effondrement du régime, changement radical) demanderait des fractures plus profondes de la société politique tunisienne, ce qui pourrait prendre plusieurs années.</p>



<p><strong><em>4. Facteurs qui favoriseront ou freineront une révolution&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>Facteurs favorables&nbsp;</em>: sentiment de dépossession démocratique et répression politique croissante&nbsp;; dégradation continue des conditions économiques et sociales&nbsp;; syndicats et organisations sociales actives (ex : UGTT).</p>



<p><em>Facteurs défavorables</em>&nbsp;: répression plus forte de l’État contre les opposants&nbsp;; division ou absence de leadership unifié de l’opposition&nbsp;; fatigue politique après des années de crise.</p>



<p><strong><em>5. Mon point de vue (analyse synthétique)&nbsp;: </em></strong>oui, il y a un potentiel réel pour une nouvelle vague de mouvement révolutionnaire en Tunisie, mais cela ne se déclenchera pas mécaniquement d’un jour à l’autre.</p>



<p>C’est plutôt un processus graduel, fait de vagues de protestations, de mobilisation sociale, de négociations et de confrontations politiques — plutôt qu’un soulèvement unique et soudain comme en 2011.</p>



<p>Un horizon réaliste pour une transformation majeure (qu’on puisse appeler <em>«révolutionnaire»</em> au sens fort) serait dans les 2 à 5 prochaines années, si les conditions économiques continuent de se détériorer et si l’opposition parvient à s’unifier de manière stratégique.</p>



<p><strong>Moi&nbsp;: Pourquoi, selon toi, la Tunisie est à nouveau dans une zone «pré-révolutionnaire»&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>ChatGPT&nbsp;: </strong>la cause centrale reste économique. Comme en 2010 : pouvoir d’achat en chute libre&nbsp;; chômage des jeunes structurel&nbsp;; classes moyennes en voie d’appauvrissement&nbsp;; État financièrement asphyxié.</p>



<p>En Tunisie, <em>les révolutions naissent dans le ventre</em>, pas dans les urnes.</p>



<p><strong><em>Différence majeure avec 2010</em></strong><strong>&nbsp;: </strong>espoir de démocratie&nbsp;; jeunesse mobilisée&nbsp;; consensus populaire contre Ben Ali.</p>



<p><strong><em>Situation aujourd’hui </em></strong><strong>:</strong> fatigue politique&nbsp;; peur de l’instabilité&nbsp;; absence d’alternative crédible; société fragmentée, pas unie</p>



<p>C’est ce qui retarde la révolution, mais ne l’annule pas.</p>



<p><strong><em>Ce qui peut déclencher l’explosion&nbsp;:</em></strong><em> </em>la Tunisie n’explosera pas <em>«par idéologie»</em>, mais à cause d’un choc: pénurie grave (pain, carburant, médicaments)&nbsp;; effondrement budgétaire de l’État&nbsp;; émeutes régionales qui se généralisent&nbsp;; erreur majeure du pouvoir (répression sanglante, mesure économique brutale).</p>



<p>Comme toujours, l’étincelle est imprévisible, le terrain ne l’est pas.</p>



<p><strong><em>Scénarios possibles&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>Le plus probable (60 %)&nbsp;: </em>colère sociale diffuse, révoltes locales, grèves, sans chute immédiate du régime.→ Tunisie en tension permanente.</p>



<p><em>Scénario révolutionnaire (30 %)&nbsp;: </em>entre 2026 et 2030 : jonction colère sociale + jeunesse + syndicats&nbsp;; paralysie de l’État. → changement politique profond, mais chaotique.</p>



<p><em>Scénario de blocage autoritaire (10 %)&nbsp;: </em>contrôle renforcé&nbsp;; économie de survie&nbsp;; pays qui tient… jusqu’à la rupture.</p>



<p>En une phrase&nbsp;: la Tunisie n’est pas calme, elle est contenue. Et ce qui est contenu trop longtemps finit toujours par exploser</p>



<p><strong>Moi&nbsp;: Quels conseils donnerais-tu à Président Kais Saïed pour réduire les risques d’une nouvelle révolution en Tunisie</strong>&nbsp;?</p>



<p><strong>ChatGPT&nbsp;:</strong> voici des conseils lucides, pragmatiques et hiérarchisés que l’on pourrait adresser au Président Kaïs Saïed pour réduire le risque d’une nouvelle révolution en Tunisie. Ils sont fondés sur les causes profondes de 2010, aggravées aujourd’hui&nbsp;:</p>



<p><strong><em>1. Répondre à l’urgence économique avant toute chose</em></strong>&nbsp;<em>(</em><em>la faim précède la démocratie)&nbsp;:</em></p>



<p><strong>&nbsp;</strong><em>&#8211; sécuriser immédiatement les produits de base &nbsp;</em>(pain, semoule, huile, sucre, médicaments). → Une rupture d’approvisionnement est souvent l’étincelle révolutionnaire;</p>



<p><em>&#8211; protéger le pouvoir d’achat des classes populaires </em>(subventions ciblées, transferts directs temporaires);</p>



<p><em>&#8211; dire la vérité sur la situation économique</em>, chiffres à l’appui, même si elle est dure. → Le peuple tolère la souffrance, pas le mensonge.</p>



<p><strong><em>2. Redonner de la dignité plutôt que de gouverner par la peur&nbsp;</em></strong><em>(la répression calme un jour, elle prépare l’explosion de demain)&nbsp;</em>:</p>



<p>&#8211; mettre fin aux arrestations politiques et symboliques&nbsp;;</p>



<p>&#8211; garantir un minimum d’espace d’expression (médias, syndicats, société civile)&nbsp;;</p>



<p>&#8211; remplacer la logique sécuritaire par une logique d’écoute sociale.</p>



<p><strong><em>3. Parler au peuple, vraiment</em></strong><strong> </strong><em>(le silence du pouvoir nourrit les rumeurs, pas la stabilité)&nbsp;:</em><strong></strong></p>



<p>&#8211; instaurer une communication régulière, simple, humaine&nbsp;;</p>



<p>&#8211; reconnaître les erreurs passées (même partielles)&nbsp;;</p>



<p>&#8211; expliquer les choix impopulaires et leurs horizons.</p>



<p><strong><em>4. Offrir un horizon aux jeunes sans promesses creuses</em></strong><strong> </strong><em>(une jeunesse sans avenir est une bombe à retardement)&nbsp;:</em></p>



<p>&#8211; lancer un plan national d’emploi d’urgence (travaux publics, agriculture, environnement)&nbsp;;</p>



<p>&#8211; faciliter réellement l’initiative privée (moins de bureaucratie, microcrédit réel)&nbsp;;</p>



<p>&#8211; dire clairement : <em>«Voici ce que l’État peut faire, et ce qu’il ne peut pas faire.»</em></p>



<p><strong><em>5. Réconcilier l’État avec la société </em></strong><em>(un État sans confiance gouverne contre son peuple)&nbsp;:</em></p>



<p>&#8211; dialoguer avec l’UGTT, même si elle est critique ;</p>



<p>&#8211; associer des compétences indépendantes à la gestion économique&nbsp;;</p>



<p>&#8211; réhabiliter l’idée de contrat social, pas de soumission.</p>



<p><strong><em>6. Réformer la lutte contre la corruption sans sélectivité </em></strong><em>(la justice sélective est perçue comme injustice)&nbsp;: </em><strong></strong></p>



<p>&#8211; cibler les grandes prédations économiques, pas seulement des figures politiques&nbsp;;</p>



<p>&#8211; rendre les procédures transparentes&nbsp;; &nbsp;</p>



<p>&#8211; montrer que la lutte contre la corruption améliore réellement la vie quotidienne.</p>



<p><strong><em>7. Comprendre une vérité fondamentale&nbsp;</em></strong><em>(on ne prévient pas une révolution par la force, mais par l’espoir).</em></p>



<p>La Tunisie n’est pas au bord d’une révolution idéologique. Elle est au bord d’une révolte sociale — plus dangereuse, plus imprévisible, sans leaders, sans slogans clairs.</p>



<p>En une phrase, au Président Kaïs Saïed : <em>la Tunisie n’a pas besoin d’un homme fort, elle a besoin d’un État juste, d’un pouvoir humble et d’un espoir crédible.</em></p>



<p><strong>Conclusion de l’auteur&nbsp;:</strong></p>



<p>Il appartiendra à chaque lecteur(ce)s de tirer de cette analyse de ChatGPT les conclusions et les enseignements qu’ils (elles) jugent opportuns.</p>



<p>Personnellement, je trouve que ChatGPT fait preuve d’une perspicacité, d’une profondeur d’analyse et d’un sens de l’Histoire, supérieurs à ceux des meilleurs de nos politiciens.</p>



<p><em>* Economiste universitaire et consultant international.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NqIE6sxdIL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/la-tunisie-face-aux-choix-difficiles/">La Tunisie face aux choix difficiles </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face aux choix difficiles  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/la-tunisie-face-aux-choix-difficiles/embed/#?secret=tKRBMy5Rsf#?secret=NqIE6sxdIL" data-secret="NqIE6sxdIL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/selon-lia-y-aura-t-il-une-nouvelle-revolution-en-tunisie/">Selon l’IA, y aura-t-il une nouvelle révolution en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie, entre anxiété collective et quête de sens </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/27/la-tunisie-entre-anxiete-collective-et-quete-de-sens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 11:30:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[angoisse]]></category>
		<category><![CDATA[anxiété]]></category>
		<category><![CDATA[Dépression]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Manel Albouchi]]></category>
		<category><![CDATA[troubles anxieux généralisés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, près de 20 % des adolescents de 15 à 17 ans souffrent d’anxiété, contre 5 % de dépression, tandis que la prévalence des troubles anxieux généralisés (TAG) dépasse 11 % en soins primaires. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon une <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38898013/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude publiée en 2024</a>,</em></strong> <strong><em>en Tunisie, près de 20 % des adolescents de 15 à 17 ans souffrent d’anxiété, contre 5 % de dépression, tandis que la prévalence des troubles anxieux généralisés (TAG) dépasse 11 % en soins primaires, avec des conséquences sévères sur la vie professionnelle, sociale et familiale. Les consultations et hospitalisations pour troubles anxio-dépressifs explosent, et les pharmacies peinent à suivre la demande.</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong> *</p>



<span id="more-17339208"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Dans ce contexte, obsessions, compulsions, attaques de panique et phobies sociales deviennent le reflet d’une anxiété collective, miroir d’un pays en quête de sens et de stabilité.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La Tunisie avance aujourd’hui comme un navire fragile, ballotté entre vents contraires. Entre promesses de transformation et peur d’effondrement, le pays hésite. Les places publiques, les cafés, les files d’attente et même les silences des conversations quotidiennes résonnent d’un même écho : l’angoisse.&nbsp;</p>



<p>Cette anxiété n’est pas seulement individuelle. Elle traverse les corps et les esprits, devenant une atmosphère, un langage que la société utilise pour exprimer son déséquilibre intérieur. Les crises économiques, l’instabilité politique et les tensions sociales ne sont que la surface visible de cette vibration collective.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les troubles anxieux comme miroir&nbsp;</h2>



<p>Derrière les portes des cabinets, dans les foyers et sur les places publiques, l’anxiété se manifeste sous mille formes :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Obsessions</strong> : pensées intrusives, récurrentes et non désirées génératrices d’anxiété ou de détresse. Par exemple craindre constamment d’être responsable d’un accident, imaginer des maladies inexistantes, ou être obsédé par des images violentes ou interdites.&nbsp;</li>



<li><strong>Compulsions</strong> : actes physiques ou mentaux répétitifs imposés pour apaiser l’anxiété, souvent excessifs et déconnectés de la peur initiale. Comme se laver les mains jusqu’à irritation, vérifier les portes et fenêtres à plusieurs reprises, compter ou répéter des phrases pour neutraliser une pensée intrusive.&nbsp;</li>



<li><strong>Attaques de panique</strong> : épisodes soudains de peur intense, accompagnés de palpitations, essoufflement ou vertiges, représentant 60 % des consultations cardiologiques sans cause organique identifiée.&nbsp;</li>



<li><strong>Phobies sociales</strong> : peur marquée d’être jugé ou observé, y compris dans le monde numérique et des données personnelles.&nbsp;</li>



<li><strong>İnsomnies</strong>.&nbsp;</li>
</ul>



<p>Pour beaucoup, ces manifestations ne sont pas absurdes : elles symbolisent le rituel de survie d’un Moi blessé, en quête d’un semblant de maîtrise intérieure.&nbsp;</p>



<p>En réalité chaque symptôme est un fragment d’histoire ; chaque consultation, un écho d’un malaise plus large.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vibrations et réorganisation&nbsp;</h2>



<p>La physique nous enseigne que tout système en déséquilibre cherche un nouvel état stable. La société tunisienne vibre aujourd’hui à une fréquence instable, oscillant entre espoir et désenchantement.&nbsp;</p>



<p>Les obsessions, compulsions, attaques de panique et phobies sociales deviennent des manifestations de tensions accumulées. Comme dans une réaction chimique, l’instabilité peut produire destruction ou recomposition, ouvrant la voie à nouvelles structures créatives. L’anxiété individuelle et collective est ainsi une énergie brute, à canaliser pour transformer le désordre en équilibre et l’inquiétude en innovation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Politique et psychique&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>La semaine dernière, un jeune patient souffrant de TOC m’a confié :&nbsp;<em>«Après avoir vu un discours de Kais Saïed sur les réseaux sociaux, tout mon corps s’est tendu. Ce soir-là, malgré mes vérifications habituelles de la porte dix fois, je n’ai pas réussi à dormir. J’ai éteint tous les appareils électriques, fermé mon téléphone et cherché un vieux réveil. Toutes les cinq minutes, je vérifiais qu’il fonctionnait. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit.»</em>&nbsp;</p>



<p>La scène politique agit comme un théâtre psychique. Les figures d’autorité deviennent des symboles où se projettent les blessures collectives : le besoin d’un père protecteur face à l’incertitude se mêle à la colère contre les schémas d’oppression. L’intime et le collectif se rejoignent dans les mêmes symptômes : insomnies, compulsions, attaques de panique, phobies sociales.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’angoisse : une énergie créatrice&nbsp;</h2>



<p>La question centrale n’est pas seulement de diagnostiquer, mais de transformer. L’angoisse n’est pas une faiblesse : c’est une énergie brute.&nbsp;</p>



<p>A l’echelle Individuel, les thérapies intégratives incluant la pleine conscience et le travail symbolique permettent d’apprivoiser cette angoisse.&nbsp;</p>



<p>Pour le collectif, les espaces de parole permettent à cette angoisse de devenir récit, art, projet. Chaque geste, chaque choix, chaque rencontre devient un fil qui tisse une nouvelle étoffe sociale et psychique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tissons ensemble l’avenir&nbsp;</h2>



<p>La Tunisie est à un carrefour : l’anxiété peut se figer en pathologie sociale, ou devenir le ferment d’une métamorphose, transformant la peur en mouvement et l’instabilité en créativité.&nbsp;</p>



<p>Comme un élément chimique cherchant sa configuration stable, une société confrontée à l’instabilité peut engendrer de nouvelles formes de solidarité, de pensée et de liberté. La souffrance devient sagesse ; l’anxiété, invitation à vibrer autrement et à tisser un avenir renouvelé.&nbsp;</p>



<p>* <em>Psychothérapeute, psychanalyste.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La GB met la Tunisie parmi les destinations pouvant être affectées par la guerre Israël-Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/16/la-gb-met-la-tunisie-parmi-les-destinations-pouvant-etre-affectees-par-la-guerre-israel-iran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 12:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la guerre entre Israël et l’Iran, la Grande-Bretagne publie un nouvel avis aux voyageurs concernant plusieurs destinations du Moyen-Orient, dont la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/16/la-gb-met-la-tunisie-parmi-les-destinations-pouvant-etre-affectees-par-la-guerre-israel-iran/">La GB met la Tunisie parmi les destinations pouvant être affectées par la guerre Israël-Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face à l’escalade du conflit entre Israël et l’Iran, le ministère britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO) a publié un nouvel avis aux voyageurs concernant plusieurs destinations du Moyen-Orient, dont les Émirats arabes unis, la Tunisie, le Qatar, Oman et la Jordanie.</em></strong></p>



<span id="more-16772955"></span>



<p>Cet avis, mis à jour le 13 juin 2025, fait suite à l’évolution rapide de la situation sécuritaire dans la région, fortement impactée par les opérations militaires entre Israël et l’Iran.</p>



<p>Le FCDO recommande aux voyageurs de redoubler de prudence en raison des risques accrus de violence, d’instabilité politique et de perturbations potentielles des infrastructures de transport. Cette mise à jour vise à informer les ressortissants britanniques et à garantir leur sécurité face à la montée des tensions dans ces pays.</p>



<p>Bien que la Jordanie demeure la plus touchée par le conflit en cours, le FCDO a étendu son avis aux pays voisins tels que les Émirats arabes unis, la Tunisie, le Qatar, Oman et l’Égypte. En raison de leur proximité avec les zones de conflit, ces pays sont confrontés à des risques accrus d&rsquo;instabilité régionale, qui pourraient s&rsquo;étendre au-delà des frontières immédiates du conflit.</p>



<p>On remarquera, cependant, que le Maroc, pays touristique au sud de la Méditerranée, ne figure pas dans cette liste, peut-être parce que Rabat entretient des relations diplomatiques avec Israël, et est souvent ménagé, pour cette raison, par les décideurs occidentaux. Suivez mon regard&nbsp;!</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/16/la-gb-met-la-tunisie-parmi-les-destinations-pouvant-etre-affectees-par-la-guerre-israel-iran/">La GB met la Tunisie parmi les destinations pouvant être affectées par la guerre Israël-Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Être ou ne pas être chef de gouvernement en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/etre-ou-ne-pas-etre-chef-de-gouvernement-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 07:02:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité politique]]></category>
		<category><![CDATA[kais saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
		<category><![CDATA[stagflation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15964272</guid>

					<description><![CDATA[<p>La rotation effrénée des Premiers ministres en Tunisie ne rassure ni l’économie, ni la société. Est-ce un indicateur d’instabilité</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/etre-ou-ne-pas-etre-chef-de-gouvernement-en-tunisie/">Être ou ne pas être chef de gouvernement en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le président Kais Saïed a nommé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/tunisie-sarra-zaafrani-zenzeri-etrenne-ses-nouvelles-fonctions/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sarra Zaafrani Zenzeri </a>comme 4<sup>e</sup> chef de gouvernement, depuis 2021, et 11<sup>e</sup> depuis 2011, date de la Révolte du Jasmin en Tunisie. Une espérance de vie politique moyenne de seulement 15 mois pour chacun. Une rotation effrénée et qui ne rassure ni l’économie, ni la société. Est-ce un indicateur d’instabilité ? Est-ce un corrélât d’une inefficacité chronique au niveau gouvernemental?</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-15964272"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Plusieurs questions se posent et plusieurs enjeux s’imposent dans le contexte d’une crise économique et monétaire sans précédent. Une crise économique qui secoue le sens du travail, qui vampirise l’investissement et qui enfonce le pays dans la dette et la stagflation.</p>



<p>Être chef de gouvernement est un métier qui ne s’improvise pas. C’est un métier politique que ceux et celles qui n’ont pas assumé une vie politique active et engagée ne peuvent pas exercer de façon efficace.</p>



<p>En Tunisie, on a tendance à négliger la complexité de la fonction et à sous-estimer les compétences liées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Être ou ne pas être chef de gouvernement</h2>



<p>Être chef de gouvernement, c’est un métier complexe et jonché de difficultés et d’imprévus. Il faut convaincre par un leadership assumé et efficace, pour pouvoir communiquer et mobiliser les parties prenantes (pouvoirs, ministères, régions, etc.). Et il faut comprendre les mécanismes de l’État, et les rouages macroéconomiques de l’économie nationale et de ses interdépendances avec les pays étrangers et les organismes internationaux.</p>



<p>On doit avoir une compréhension des concepts économiques clefs et de leur impact sur le niveau de vie des citoyens et sur les processus de la création de la richesse.</p>



<p>Multiplier les changements du chef de gouvernement a été un sport national pour l’ère post-2011. On préfère limoger le chef de gouvernement que de remettre en question les politiques publiques qui de facto n’ont pas fonctionné efficacement, parce qu’elles ont été mal conçues ou mal-implantées, ou les deux à la fois.</p>



<p>On enseigne à nos étudiants en sciences politiques et en sciences économiques qu’il faut détenir une expérience politique et une expertise technique pour pouvoir fixer de manière réaliste les bonnes priorités et pour faire tourner l’État, en créant la richesse et pas l’inverse.</p>



<p>Il faut au moins 9 mois pour maîtriser tous les mécanismes et les rouages de l’État, quand on occupe le poste de ministre, et un peu plus pour occuper efficacement celui de Premier ministre.</p>



<p>Durant l’ère de Ben Ali ou de Bourguiba (50 ans), les 8 premiers ministres duraient dans leur poste plusieurs années, peut-être un peu trop. Ils étaient tous des hommes et de la région de Monastir et environs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vision programme et agendas </h2>



<p>Dans les régimes démocratiques, on ne change pas de chef de gouvernement sur un coup de tête, sans évaluation et sans consultation crédible (élections ou vote parlementaire). On ne prend pas le risque de brouiller en un rien de temps, les repères du fonctionnement économiques et les cibles visées par une équipe dirigée par un chef de gouvernement.</p>



<p>L’économie n’aime pas l’instabilité politique, hait les incertitudes et peut sanctionner toutes les mauvaises décisions, par des fuites de capitaux, atrophie des investissements, ou même contraction de l’emploi et de la croissance.</p>



<p>Dans les régimes démocratiques, on évalue les performances de chaque gouvernement, par des évaluations de politiques (domaine de recherche en sciences sociales); on mesure le niveau de confiance populaire à l’égard des gouvernements et des élites.</p>



<p>La confiance compte en politique publique et le citoyen a son mot à dire, durant ces moments clefs. Elle constitue le principal carburant de la vie politique, et le principal propulseur de l’économie.</p>



<p>Le changement de chef de gouvernement constitue un moment clef pour changer de vision, instaurer un nouveau momentum et dessiner un nouvel agenda.</p>



<p>La nomination de la nouvelle chef de gouvernement, à qui on souhaite tout le succès dans ses nouvelles fonctions, doit être assortie de transparence et de vision, quant aux priorités et à l’agenda gouvernemental dans le court terme.</p>



<p>L’économie tunisienne est à la peine, et les tensions sociopolitiques sont nombreuses et parfois explosives. Notre économie est handicapée par une productivité qui recule sans cesse et une politique monétaire qui vampirise l’investissement, la libre concurrence entre les opérateurs économiques.</p>



<p>Sans un vrai programme économique mobilisateur et sans une révision structurelle de la politique monétaire, on ne peut rien faire de différent et de concluant.</p>



<p>La marge de manœuvre gouvernementale est tributaire de la relance de la croissance, de la création d’emplois, du retour de l’investissement, et ultimement de la restauration de la confiance envers l’État dans son ensemble et ses institutions officielles ou informelles.</p>



<p>Les chiffres actuels indiquent que 2 à 3 citoyens sur 4 ne font pas du tout confiance aux principales institutions de l’État (administration, gouvernement, banque, parlement). Ces données viennent de la World Value Survey (2022).</p>



<p>La nouvelle cheffe de gouvernement doit restaurer la confiance du citoyen. Elle doit aussi nous afficher clairement sa vision, ses priorités et les changements à introduire pour faire autrement, et obtenir les résultats que ses prédécesseurs n’ont pas pu réaliser.</p>



<p>On n’obtient pas des résultats différents en faisant toujours les mêmes erreurs.</p>



<p>* <em>Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur :</em></strong> <strong><a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZW5MSRuuvWD-OikpOL45Nu7W7vxh68GwuI3jCtiXsS6WjpntCRaCJ_HhaLn3uW" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Economics for Tunisia, E4T</a></strong>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3UsedkWX9h"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/tunisie-sarra-zaafrani-zenzeri-etrenne-ses-nouvelles-fonctions/">Tunisie | Sarra Zaafrani Zenzeri étrenne ses nouvelles fonctions</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Sarra Zaafrani Zenzeri étrenne ses nouvelles fonctions » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/22/tunisie-sarra-zaafrani-zenzeri-etrenne-ses-nouvelles-fonctions/embed/#?secret=tpT6jl3svX#?secret=3UsedkWX9h" data-secret="3UsedkWX9h" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/24/etre-ou-ne-pas-etre-chef-de-gouvernement-en-tunisie/">Être ou ne pas être chef de gouvernement en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Libye renforce les patrouilles sécuritaires à ses frontières avec la Tunisie  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jan 2025 12:31:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[conflits]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[immigration illégale]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité]]></category>
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		<category><![CDATA[milices armées]]></category>
		<category><![CDATA[Mouammar Kadhafi]]></category>
		<category><![CDATA[Ras Jedir]]></category>
		<category><![CDATA[Zawiya]]></category>
		<category><![CDATA[zones frontalières]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les autorités de Tripoli annoncent le lancement de patrouilles intensives pour sécuriser les zones le long de la frontière avec la Tunisie.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La </em></strong><strong><em>Libyan Stability Support Agency </em></strong><strong><em>a annoncé, dans un communiqué publié dimanche 5 janvier 2025, le lancement de patrouilles intensives dans le désert pour sécuriser les zones le long de la frontière avec la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-15106682"></span>



<p>Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un plan global de lutte contre les menaces croissantes de l’immigration illégale et de la contrebande, a indiqué le communiqué, en ajoutant que ces patrouilles opèrent 24 heures sur 24 grâce à des équipes formées pour faire face aux défis géographiques et sécuritaires dans les zones frontalières accidentées.</p>



<p>Samedi, les autorités militaires libyennes du gouvernement d’unité nationale ont lancé une opération militaire anti-criminalité à grande échelle dans la zone militaire de la côte ouest du pays, à partir de la ville de Zawiya, située à environ 45 km à l’ouest de Tripoli.</p>



<p>Zawiya a récemment été le théâtre d’affrontements violents entre milices armées, le dernier en décembre, lorsque la principale raffinerie de pétrole du pays a été gravement endommagée.</p>



<p>La Libye est divisée en plusieurs zones militaires en raison de l’instabilité et des conflits en cours depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Ces zones sont généralement contrôlées par différentes factions.</p>



<p>Le 19 mars 2024, le ministère libyen de l’Intérieur avait annoncé la fermeture du poste frontière de Ras Jedir avec la Tunisie après une attaque d’un <em>«groupe criminel»</em>. <em>«Des instructions ont été données pour fermer immédiatement la frontière </em>(avec la Tunisie) <em>après qu</em><em>’</em><em>elle ait été attaquée par un groupe criminel qui visait à créer le chaos et à perturber le travail de prévention des dépassements»</em>, avait alors déclaré le ministère dans un communiqué.</p>



<p><em>«L</em><em>’</em><em>acte de ce groupe criminel ne sera pas toléré. Des mesures légales et des sanctions appropriées seront appliquées contre les auteurs&nbsp;»</em>, avait ajouté le communiqué.</p>



<p>Selon les médias locaux, des affrontements ont éclaté entre les forces de sécurité récemment chargées de sécuriser la frontière et un groupe armé local, sans qu’aucune victime ne soit à déplorer.</p>



<p>Le poste frontière de Ras Jedir, situé à environ 170 km à l’ouest de Tripoli, la capitale libyenne, voit des milliers de personnes traverser chaque jour dans les deux sens.</p>



<p>D&rsquo;après <strong><em><a href="https://english.news.cn/20250105/bc02c53e17ce4e68ba22101d5b163b73/c.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agence Xinhua.</a></em></strong></p>
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