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	<title>Archives des Iran - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Iran - Kapitalis</title>
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		<title>Otan &#124; Une alliance militaire en crise d’identité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 06:28:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Otan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Otan traverse une grave crise d'identité qui laisse apparaître de profondes divisions dans ses rangs menaçant sa pérennité. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/otan-une-alliance-militaire-en-crise-didentite/">Otan | Une alliance militaire en crise d’identité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sans une vision stratégique cohérente, centrée sur la légitimité démocratique, les droits de l’homme et l’État de droit, l’Otan risque de devenir un instrument militaire au service des intérêts économiques des Etats-Unis et de ceux du complexe militaro-industriel américain, aux dépens de ceux du reste du monde, l’Europe y compris.</em></strong> <em>(Photo : Sommet de l&rsquo;Otan à Ankara, les 7 et 8 juillet 2026 : derrière l&rsquo;apparence d&rsquo;unité, de profondes fissures menacent l&rsquo;édifice atlantique).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza,</strong> <em>à Lodz, Pologne.</em></p>



<span id="more-19197872"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Toute alliance militaire durable repose en fin de compte sur une question simple en apparence, mais en réalité complexe : que défend-elle ? Sans réponse claire à cette interrogation, elle devient réactive, définie par ses adversaires plutôt que par un objectif commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque l’Otan a été fondée en 1949, cet objectif était clair. Née sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale, l’alliance a été créée pour défendre ce que ses fondateurs appelaient le <em>«monde libre»</em>, contre l’expansionnisme soviétique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus fondamentalement, elle visait à préserver un ordre international libéral reposant sur quatre piliers complémentaires :&nbsp;gouvernance démocratique, ouverture économique, primauté géopolitique de l’Occident, et droit international fondé sur la Charte des Nations Unies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fossé entre les valeurs prônées et les politiques menées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun de ces piliers est aujourd’hui mis à rude épreuve. On l’observe notamment dans l’identité politique de l’Alliance, fragilisée par le recul de la démocratie et la montée de l’autoritarisme. L’Otan a beau demeurer le plus puissant bloc militaire au monde, sa légitimité morale dépend de la capacité de ses membres à continuer d’incarner les valeurs démocratiques qu’ils prônent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction de nombreux gouvernements membres de l’Otan face à la campagne militaire d’Israël à Gaza a mis en évidence un fossé grandissant entre les valeurs proclamées par l’Alliance et les politiques menées par ses membres. Alors que la Cour internationale de justice (CIJ) et la Cour pénale internationale (CPI) continuent d’examiner les allégations de génocide et d’autres violations graves du droit international par l’Etat d’Israël, plusieurs membres éminents de l’Otan –en premier lieu desquels les États-Unis – continuent d’apporter au gouvernement israélien un soutien militaire et une couverture politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, une alliance dont la légitimité historique trouve ses racines dans le rejet du fascisme et les crimes de guerre ne peut se permettre d’apparaître sélective dans sa défense des principes humanitaires universels. La cohérence morale n’est pas un luxe éthique, mais un atout stratégique, que l’Otan abandonne aujourd’hui à ses risques et périls.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre économique libéral mis à mal par ses protagonistes même</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre économique libéral subit également une pression croissante. Ironie de la situation, la plus grande difficulté de l’Otan ne provient pas de ses adversaires, mais de ses propres États membres, le protectionnisme, les guerres tarifaires et la politisation du commerce international ayant mis à mal le système fondé sur des règles que les pays occidentaux ont mis des décennies à bâtir et à entretenir après 1945.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, le centre de gravité de l’économie mondiale s’est clairement déplacé vers l’Asie. À l’époque de la création de l’Otan, ses membres représentaient environ deux tiers du PIB mondial. Leur part est depuis tombée à moins de la moitié, l’Asie s’étant imposée comme le principal moteur de croissance de l’économie planétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième pilier de l’ordre d’après-guerre, le leadership géopolitique est devenu tout aussi fragile. La guerre froide fournissait à l’Otan un cadre stratégique clair. Après l’effondrement de l’URSS, l’hypothèse selon laquelle la prédominance américaine perdurerait s’est imposée comme une évidence, sous-tendant les vagues successives d’élargissement de l’Otan, et renforçant la conviction selon laquelle la supériorité militaire à elle seule pouvait déterminer l’issue des événements internationaux.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eQWgSN3yf7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/les-pays-de-lotan-sont-ils-prets-a-une-guerre-contre-la-russie/">Les pays de l’Otan sont-ils prêts à une guerre contre la Russie?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les pays de l’Otan sont-ils prêts à une guerre contre la Russie? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/les-pays-de-lotan-sont-ils-prets-a-une-guerre-contre-la-russie/embed/#?secret=3AK5UOjmo5#?secret=eQWgSN3yf7" data-secret="eQWgSN3yf7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre en Afghanistan a mis en évidence les limites de cette hypothèse. À la suite des attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, l’Otan a mené l’opération militaire la plus vaste et la plus longue de son histoire. Or, malgré deux décennies d’écrasante supériorité militaire et technologique américaine, les talibans sont revenus au pouvoir à Kaboul.&nbsp;Il ne s’agit pas d’en tirer comme enseignement que la force est devenue inutile, mais plutôt que la réussite sur le champ de bataille ne saurait se substituer à une stratégie politique cohérente. Une sécurité durable passe par la diplomatie, le renforcement des institutions, l’engagement régional et une vision politique à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette leçon s’applique d’autant plus dans le contexte multipolaire actuel. Bien que la dissuasion demeure indispensable, les cadres de la guerre froide ne sont plus adaptés à un monde façonné par la coercition économique, les migrations, l’insécurité énergétique, la concurrence technologique et la cyberguerre. L’Otan doit par conséquent compléter sa puissance militaire par une vision géopolitique clairvoyante et une pratique subtile du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre juridique international cède de plus en plus la place à la politique des grandes puissances. La crédibilité de toute alliance repose sur sa volonté de faire respecter les normes qu’elle proclame. Or, les menaces d’annexion du Groenland – un territoire autonome du Danemark – formulées par le président américain Donald Trump remettent en cause l’un des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies : l’intégrité territoriale des États souverains. Lorsque la puissance dominante de l’Otan menace la souveraineté de l’un de ses propres membres, l’engagement de l’alliance en faveur du droit international sonne creux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces défis structurels sont aggravés par une fracture croissante concernant l’objectif stratégique de l’Otan. Certes, les désaccords entre alliés ne datent pas d’hier. La guerre en Irak a par exemple a profondément partagé les États-Unis et leurs partenaires européens, mais les deux parties ont continué de considérer l’Otan comme indispensable à la sécurité transatlantique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’une alliance politico-militaire à un arrangement transactionnel </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous Trump, les États-Unis considèrent de plus en plus l’Otan comme un arrangement transactionnel, et prennent d’importantes décisions de politique étrangère sans consulter leurs principaux alliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre contre l’Iran l’illustre parfaitement. Ce conflit, qui est susceptible de redessiner le paysage sécuritaire régional, et qui a profondément perturbé l’économie mondiale, revêt de profondes implications pour tous les États membres de l’Otan, alors que l’Alliance elle-même semble n’avoir joué aucun rôle dans le processus décisionnel. Une alliance dont les membres peuvent être entraînés dans un conflit régional qu’ils n’ont ni choisi collectivement, ni approuvé politiquement, risque de saper la confiance mutuelle nécessaire à la coopération en matière de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise de l’Otan étant davantage une crise d’identité que de capacités, la redynamisation de l’Alliance nécessite plus qu’une augmentation des budgets de défense et qu’un renforcement de la dissuasion. L’Otan a besoin d’un fondement normatif renouvelé, ancré dans la légitimité démocratique et les droits de l’homme, d’un réengagement à l’appui du droit international, ainsi que d’une vision économique adaptée à l’ère du rééquilibrage mondial des puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans une philosophie stratégique cohérente, centrée sur la légitimité démocratique, les droits de l’homme et l’État de droit, l’Otan risque de ne devenir qu’un instrument au service des intérêts des Etats-Unis et de ceux du complexe militaro-industriel&nbsp;américain.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fhnlq9WFa4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/">Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027 </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/embed/#?secret=AQzvU2Ulfl#?secret=fhnlq9WFa4" data-secret="fhnlq9WFa4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>L’Arabie saoudite, tête de gondole du nouvel axe sunnite !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 07:50:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Moyen-Orient assiste à la formation d’un nouvel axe sunnite mené par l’Arabie saoudite, face à l'Iran et à Israël. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/07/larabie-saoudite-tete-de-gondole-du-nouvel-axe-sunnite/">L’Arabie saoudite, tête de gondole du nouvel axe sunnite !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Moyen-Orient assiste à la formation d’un nouvel axe mené par l’Arabie saoudite. Ce nouveau bloc composé des principaux pays sunnites repose sur deux objectifs principaux : contenir la menace iranienne et restaurer l’influence sunnite dans les pays dominés par des groupes ou alliés de l’Iran et simultanément, freiner Israël devenu hégémonique et limiter ses aventures militaires. Pour sa part, Abou Dhabi préfère continuer à faire cavalier seul et poursuivre sa lune de miel avec Tel Aviv.</em></strong> <em>(Photo : Les ministres des Affaires étrangères turc Hakan Fidan, pakistanais Ishaq Dar, égyptien Badr Abdel Ati et saoudien Faisal bin Farhan au Caire, le 21 juin 2026.)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19164330"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La région du Golfe a été durement touchée par la guerre israélo-américaine contre l’Iran, ses exportations ont chuté et son sentiment de sécurité s’est amoindri, rappelle Anchal Vohra dans <a href="https://foreignpolicy.com/2026/07/01/saudi-qatar-pakistan-turkey-egypt-uae-axis-alliance-iran-middle-east/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Foreign Policy</a>.  Cependant, ajoute la journaliste, certains des États de la région se montrent plus déterminés à coopérer sur les questions de politique régionale. Un nouveau bloc a émergé en dehors du Conseil de coopération du Golfe (CCG), regroupant l’Arabie saoudite et le Qatar, ainsi que des États en dehors du Golfe comme l’Égypte, le Pakistan et la Turquie. Les Émirats arabes unis ne font pas partie de ce bloc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains de ces États sont sortis clairement vainqueurs de la guerre, tandis que d’autres ont simplement bénéficié d’une plus grande résilience. Malgré une apparence de rapprochement, de profonds désaccords persistent quant à la meilleure approche à adopter face à l’Iran et quant à l’opportunité de normaliser les relations avec Israël ou de se préparer à affronter ce qui est perçu comme une expansion hégémonique israélienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un nouvel ordre régional dans le Golfe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit, il est clair que la guerre contre l’Iran a engendré un nouvel ordre régional dans le Golfe dont les répercussions s’étendent au monde musulman dans son ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau bloc repose sur deux objectifs principaux : contenir la menace iranienne et restaurer l’influence de ce bloc sunnite dans les pays dominés par des groupes ou alliés de l’Iran, comme la Syrie et le Liban et, simultanément, freiner Israël et limiter ses aventures militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un observateur régional a fait remarquer que la frappe israélienne sur Doha l’an dernier, visant des membres du Hamas, a suscité des inquiétudes parmi les États du Golfe, qui craignent d’être les prochains visés, contribuant ainsi à un rapprochement entre d’anciens rivaux comme l’Arabie saoudite et la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arsenal nucléaire pakistanais constitue également un pilier de cette alliance, servant de moyen de dissuasion face à Israël dans le cadre de la coopération saoudo-pakistanaise en matière de défense.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6nnFCHASy6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/27/arabie-saoudite-pakistan-vers-un-otan-islamique/">Arabie saoudite-Pakistan | Vers un «Otan islamique» !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Arabie saoudite-Pakistan | Vers un «Otan islamique» ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/27/arabie-saoudite-pakistan-vers-un-otan-islamique/embed/#?secret=Vfbb18GvuI#?secret=6nnFCHASy6" data-secret="6nnFCHASy6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ce bloc ne possède pas de nom officiel, il est désigné dans les médias israéliens par les termes d’<em>«Alliance sunnite»</em> ou d’<em>«Otan islamique en expansion»</em>, il reflète un réalignement régional alimenté par une méfiance croissante entre Riyad et Abou Dhabi. Alors que les deux pays cherchent à réduire leur dépendance au pétrole, les Saoudiens et les Émiratis se disputent désormais les mêmes investissements étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le Printemps arabe, l’Arabie saoudite et les Émirats considéraient les Frères musulmans comme une menace commune et partageaient la même position sur la plupart des questions régionales. Aujourd’hui, cependant, leurs intérêts semblent diverger. Les Émirats estiment que la normalisation des relations et la paix avec Israël constituent la meilleure voie à suivre, tandis que Riyad a constitué ce bloc régional adoptant des positions plus critiques à l’égard d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette alliance à cinq pays représente également une tentative saoudienne de consolider son rôle de leader dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait des Émirats de l’Opep a soulevé des questions quant à la position de l’Arabie saoudite en tant que chef de file officieux du cartel pétrolier. Riyad a décidé d’organiser un sommet régional réunissant les États arabes et l’Iran mais la date de cet événement et la participation des Émirats restent incertaines, même si l’on s’attend à ce qu’ils abordent ce sommet avec une extrême prudence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite a subi relativement moins d’attaques que ses voisins, mais son sentiment de sécurité n’en a pas été moins ébranlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riyad a affirmé que la confiance, déjà fragile, qui s’était instaurée avec l’Iran suite à l’accord de rapprochement négocié par Pékin en 2023 s’est totalement effondrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, l’Arabie saoudite a profité de la forte hausse de la demande et des prix du pétrole. En mars, malgré la fermeture du détroit d’Ormuz, la valeur des exportations saoudiennes a atteint son plus haut niveau en trois ans. Hisham al-Ghannam, chercheur au Centre Carnegie pour le Moyen-Orient à Riyad, a indiqué que le bénéfice net d’Aramco avait bondi de 26% au premier trimestre, le prix du pétrole passant de 74$ à plus de 119$ le baril. L’oléoduc Est-Ouest, qui offre une voie d’exportation alternative via la côte de la mer Rouge, a fonctionné à pleine capacité, soit sept millions de barils par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, M. Al-Ghannam a ajouté que la croissance du PIB saoudien avait ralenti à 2,8%, contre 3,7% précédemment, en raison de la fermeture de certains puits de pétrole, malgré la réorientation des flux pétroliers. Les experts sont partagés quant aux perspectives économiques du royaume, mais la guerre l’a incité à renforcer ses infrastructures en mer Rouge.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Qatar joue les utilités diplomatiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Qatar est un autre acteur de cette nouvelle alliance. En 2017, Doha était boycotté par Bahreïn, l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats mais elle est aujourd’hui considérée comme un acteur diplomatique majeur. Durant la guerre contre l’Iran, les contraintes géographiques du Qatar, l’incapacité de Washington à empêcher les frappes iraniennes dans le Golfe et les relations plus chaleureuses que Doha entretenait avec Téhéran avant le conflit ont conduit les dirigeants qataris à privilégier la voie diplomatique avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’échec des efforts de médiation pakistanaise, Doha s’est engagée résolument dans une médiation à la mi-mai. Fin juin et alors que des négociateurs américains et iraniens tenaient 18 heures de pourparlers dans un complexe hôtelier de luxe surplombant le lac des Quatre-Cantons en Suisse, on craignait qu’un échange de tirs entre Israël et le Hezbollah ne fasse dérailler les négociations, selon une source proche du dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hisham al-Ghannam a déclaré : <em>«Alors même que de hauts responsables s’asseyaient à la table des négociations</em>– référence au vice-président américain J.D. Vance, aux conseillers de Trump Steve Witkoff et Jared Kushner et au négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf– <em>les tensions concernant le Liban étaient palpables»</em>. Le chercheur a salué les efforts des médiateurs qataris pour contenir la crise in extremis, ajoutant que le Qatar avait usé de son influence auprès de l’Iran pour inciter le Hezbollah à publier une déclaration acceptant un cessez-le-feu et avait également encouragé les Américains à faire pression sur Israël pour obtenir une désescalade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autres pays du bloc dirigé par l’Arabie saoudite cherchent également à tirer profit de la guerre. L’Égypte espère bénéficier de la volonté de l’Arabie saoudite d’étendre ses infrastructures, après que Riyad a officialisé son projet de construction d’un pont la reliant à la péninsule du Sinaï, avec l’ambition de faire de la côte méditerranéenne égyptienne une porte d’entrée vers l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Turquie, quant à elle, souhaite accroître ses ventes d’armes, anticipant la persistance des préoccupations sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Pakistan, pour sa part, a bénéficié d’une couverture médiatique positive après des années de condamnation internationale pour son soutien aux réseaux terroristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont également décidé d’améliorer leur système logistique et de réduire leur dépendance au détroit d’Ormuz. Même pendant la guerre, ils ont réussi à maintenir leurs exportations via le port de Fujairah et cherchent désormais à développer leurs ports orientaux sur le golfe d’Oman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Qatar a été le pays le moins touché par les frappes iraniennes durant la guerre, même si des attaques ont visé une installation majeure. Un bombardement a paralysé l’usine de Ras Laffan, l’une des plus grandes usines de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, réduisant la capacité d’exportation du Qatar d’environ 17%.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jLNLy0kSnp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/larabie-saoudite-punit-les-operateurs-economiques-emiratis/">L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/larabie-saoudite-punit-les-operateurs-economiques-emiratis/embed/#?secret=EVYXmmgRO7#?secret=jLNLy0kSnp" data-secret="jLNLy0kSnp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les Émirats restés fidèles aux accords d’Abraham</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les Émirats sont restés en dehors du bloc dirigé par l’Arabie saoudite. Le chercheur au Carnegie Middle East Center a déclaré que ce bloc existe <em>«parce que le Conseil de coopération du Golfe lui-même a peu de chances de s’unir sur la question iranienne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers mois, les relations entre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président émirati, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, se sont considérablement détériorées, principalement en raison de désaccords sur le Yémen et le Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore encore si les Émirats participeront à un éventuel sommet sur l’Iran organisé par l’Arabie saoudite. Les Émirats ont subi plus de 3 000 attaques de missiles et de drones iraniens –plus que le total cumulé des attaques contre les autres États membres du CCG– ce qui a durci leur position à l’égard de l’Iran. Ils privilégient une campagne militaire américaine de longue durée contre l’Iran afin d’affaiblir ses capacités avant la conclusion d’un cessez-le-feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le point de désaccord majeur entre les deux camps concerne Israël. <em>«Il y a deux camps : l’un soutient Israël, l’autre fait preuve de prudence»</em>, a déclaré un responsable du Golfe lors d’un entretien téléphonique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats sont restés fidèles aux accords d’Abraham malgré les récents conflits à Gaza et au Liban, tandis que l’Arabie saoudite a éprouvé des difficultés à normaliser ses relations dans ce contexte. En avril, <em>Axios</em> a rapporté que les Émirats avaient reçu d’Israël, pendant la guerre, du matériel de défense notamment des systèmes de défense aérienne ce qui est un signe d’une coopération accrue en matière de défense entre les deux pays face aux futures menaces iraniennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émiratis perçoivent l’Iran comme une menace plus importante que nombre de leurs voisins, y compris ceux qui se sont alignés sur l’Arabie saoudite. Les Émirats ont subi des attaques iraniennes sans précédent tout en bénéficiant du soutien d’Israël, tandis que l’Arabie saoudite cherche à contenir simultanément l’Iran et Israël. Il semble évident que la divergence des approches en matière de sécurité collective dans le Golfe déterminera l’avenir de la région et les Émirats resteront probablement en dehors de ce bloc.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/07/larabie-saoudite-tete-de-gondole-du-nouvel-axe-sunnite/">L’Arabie saoudite, tête de gondole du nouvel axe sunnite !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Iran &#124; Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 09:44:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbas Araqchi]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Rahimpour Azghadi]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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		<category><![CDATA[Massoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Bagher Ghalibaf]]></category>
		<category><![CDATA[Mojtaba Khamenei]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei sont un répit alors que les tensions n’en finissent au sein du régime en Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/">Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei et des membres de sa famille assassinés le samedi 28 février 2026 au premier jour de la guerre israélo-américaine déclenchée contre l’Iran ont débuté le vendredi 3 juillet -journée dédiée aux condoléances des délégations officielles étrangères- et se poursuivront jusqu’au jeudi 9 juillet, jour de l’enterrement du Guide suprême dans la ville sainte de Mashhad. Cette semaine funéraire est une sorte de répit alors que les tiraillements et les tensions n’en finissent pas concernant les négociations avec les Américains.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19155842"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les dirigeants iraniens et les plus hauts gradés de l’armée se sont réunis pour rendre un dernier hommage au défunt Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des funérailles nationales qui ont débuté vendredi 3 juillet, l’objectif était de projeter une image de force, de résilience et d’unité au lendemain de la guerre contre les États-Unis et Israël, écrit le <a href="https://www.nytimes.com/2026/07/04/world/middleeast/iran-supreme-leader-funeral-divisions.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fanfare militaire a joué l’hymne national et des responsables qui n’étaient pas apparus ensemble en public depuis la guerre ont défilé côte à côte, notamment le président de la République, le président du Parlement, le chef du pouvoir judiciaire et les hauts commandants des Gardiens de la révolution, a souligné le journal américain, ajoutant que cette scène a offert un bref répit après des semaines et des jours de luttes intestines ouvertes et amères entre hauts responsables et personnalités politiques iraniennes au sujet des négociations avec les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rivaux s’accusaient mutuellement de délire, de trahison, de complot en vue d’un coup d’État, de désobéissance au nouveau Guide suprême et de manipulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoin de vengeance ou de négociation ?</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je crache sur cette époque où notre guide est assassiné et où on discute ensuite de paix avec les États-Unis»</em>, déclara Hassan Rahimpour Azghadi, idéologue radical de premier plan, lors d’un rassemblement à Téhéran. Il ajouta que <em>«ce dont nous avions besoin, c’est de la&nbsp; vengeance et non des négociations»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ayatollah Mojtaba Khamenei tenta d’apaiser la controverse en publiant une déclaration écrite soigneusement formulée, mais cela ne fit qu’exacerber la crise. Lors de leurs rassemblements nocturnes, ses partisans radicaux scandèrent qu’ils ne céderaient pas tant que le Guide suprême n’apparaîtrait pas en personne ou ne diffuserait pas un enregistrement audio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mojtaba va-t-il apparaître à Mashhad ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore encore si Khamenei, âgé de 56 ans, assistera aux funérailles de son père cette semaine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était également absent mercredi de la cérémonie commémorative en l’honneur de son épouse, tuée avec leur fils adolescent et plusieurs autres membres de leur famille le premier jour de la guerre, lorsque les forces américaines et israéliennes ont bombardé leur résidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs des funérailles ont néanmoins tenté de présenter la cérémonie comme un adieu au père, tout en réaffirmant leur allégeance au fils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux membres des Gardiens de la révolution et une personne impliquée dans l’organisation des funérailles ont indiqué que Mojtaba Khamenei avait fait part aux autorités de son souhait d’y participer. Ils ont expliqué qu’il souhaitait assister à l’inhumation au mausolée de l’imam Reza* à Mashhad le 9 juillet et diriger la prière funéraire pour son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Khamenei avait déclaré, lors de sa première allocution publique après son entrée en fonction en mars, avoir vu le corps de son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces personnes, qui ont requis l’anonymat car elles n’étaient pas autorisées à s’exprimer sur les mesures de sécurité, ont ajouté que les services de sécurité avaient jusqu’à présent rejeté l’idée de sa participation, craignant qu’Israël ne tente de l’assassiner pendant la cérémonie ou de suivre ses déplacements pour localiser sa cachette.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ujMX0I2uSe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/embed/#?secret=VVAKJv9OIs#?secret=ujMX0I2uSe" data-secret="ujMX0I2uSe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Divisions au sein du mouvement conservateur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de Khamenei a soulevé des questions quant à savoir qui dirige réellement le pays et a fait ressurgir des divisions internes d’une manière inédite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, la retransmission en direct du discours du président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf a été brutalement interrompue alors qu’il expliquait les détails de l’accord de cessez-le-feu et il a été retiré de l’antenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet incident a déclenché une vague de critiques, avec des appels à la destitution du directeur de la télévision d’État, un partisan de la ligne dure nommé par le défunt Guide suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des mois, la télévision d’État ne cesse d’amplifier ses attaques contre l’équipe de négociation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de rassemblements nocturnes à Téhéran, les conservateurs ont exigé que les négociateurs soient jugés, voire exécutés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi qui avait participé aux négociations, a également été accueilli par des chants hostiles lors de sa visite dans un sanctuaire chiite en Irak, pendant une partie des cérémonies funéraires. Des images vidéo ont montré des pèlerins iraniens scandant : <em>«Mort aux négociateurs!»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste politique radical Fouad Izadi a qualifié le gouvernement et l’équipe de Ghalibaf à la télévision d’État d’<em>«imbéciles sans cervelle»</em> et qu’ils se faisaient des illusions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran est depuis longtemps en proie à d’intenses rivalités politiques qui éclatent parfois au grand jour. Cependant, ces divisions opposaient traditionnellement les conservateurs aux réformistes, les uns attachés à l’idéologie anti-occidentale de la Révolution islamique, les autres aspirant, souvent en vain, au changement. Aujourd’hui, après la mort du Guide suprême, qui détenait l’autorité suprême sur toutes les questions majeures, les conservateurs eux-mêmes sont divisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une faction se dit pragmatique, arguant que la survie du régime exige la fin des hostilités avec les États-Unis et l’ouverture de l’économie. L’autre faction, une minorité de radicaux, rejette toute concession à Washington, y compris sur la question nucléaire, et estime que l’Iran peut l’emporter en poursuivant la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre hauts responsables iraniens et deux membres des Gardiens de la révolution affirment que ces divisions publiques ne sont qu’un aspect d’une lutte plus profonde qui se déroule en coulisses. Ils décrivent une bataille acharnée où chaque camp tente de gagner les faveurs du nouveau Guide suprême et de contrôler l’avenir du système politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’instant, selon eux, la faction pragmatique, qui comprend de hauts commandants des Gardiens de la révolution, Ghalibaf, le président Massoud Pezeshkian et le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a l’avantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette faction a ignoré les clameurs des conservateurs et a fait pression pour des décisions cruciales, notamment l’acceptation d’un cessez-le-feu, l’engagement de négociations directes avec le vice-président américain J.D. Vance, et la signature d’un accord avec le président Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables iraniens, le rejet de l’accord par les conservateurs les plus radicaux s’explique en partie par leur conviction que les négociations actuelles vont au-delà de l’accord nucléaire de 2015 et pourraient ouvrir la voie à des changements fondamentaux si l’Iran et les États-Unis parviennent à une réconciliation après 47 ans d’hostilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous voulons un accord global qui écarte la menace de guerre et nous permette de prospérer économiquement»</em>, a déclaré Mehdi Rahmati, analyste proche du gouvernement. <em>«Les gens veulent simplement vivre»</em>, a-t-il ajouté. Selon lui, le président Pezeshkian a récemment déclaré que Khamenei avait accepté la décision de parvenir à un accord diplomatique avec les États-Unis et qu’il rejetait la soumission à la volonté d’une minorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, il reste difficile de crier victoire définitivement dans les négociations car les pourparlers sont au point mort, Trump a menacé de reprendre la guerre et la région a connu de brèves escarmouches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela a donné aux conservateurs les plus radicaux l’occasion d’affirmer que faire confiance aux États-Unis est naïf et que Khamenei, loin d’être naïf, n’aurait jamais pu accepter cette ligne de conduite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Y a-t-il un coup d’État?»</em> a demandé le religieux et parlementaire conservateur Mahmoud Nabavian sur les réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Profond malaise au sein du régime </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message vidéo, le député Kamran Ghazanfari a déclaré que <em>«le gouvernement complotait pour maintenir le Parlement fermé afin que les députés ne puissent pas s’opposer au quasi-coup d’État en cours contre le Guide suprême»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de la guerre, les Gardiens de la révolution ont consolidé leur pouvoir et dirigent de facto le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Signe du passage d’un pouvoir absolu sous le père à une approche plus collective sous le fils, le vice-président chargé des affaires exécutives, Mohammad Jafar Ghaempanah, a déclaré que le nouveau Guide suprême n’avait pas le dernier mot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a expliqué que l’avis du Guide suprême devait être discuté et pris en compte au même titre que celui des autres responsables, ajoutant : <em>«Si nous ne faisions qu’appliquer les décisions du Guide suprême, à quoi bon avoir un parlement et un Conseil suprême de sécurité nationale ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">De telles déclarations auraient été impensables sous le défunt Guide suprême.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0sivqNnRkB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/">Iran &#8211; Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran – Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/embed/#?secret=Rfyyauh9pQ#?secret=0sivqNnRkB" data-secret="0sivqNnRkB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Gouverner à distance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de Khamenei de la scène publique et son incapacité à résoudre le conflit interne ont suscité des interrogations au sein des cercles politiques iraniens quant à la viabilité de son maintien au pouvoir à distance, selon quatre responsables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son premier véritable défi a été de mener les négociations avec les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la phase finale des négociations, alors que Khamenei hésitait à approuver l’accord de cessez-le-feu initial, le président Pezeshkian lui a rendu visite, selon quatre responsables au fait des détails de la rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président a informé le Guide suprême que la situation économique était catastrophique, que le blocus naval américain paralysait le pays et qu’il démissionnerait si l’accord était rejeté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur de la Banque centrale, Abdolnasser Hemmati, a écrit à Khamenei pour l’informer que le pays était confronté à une grave crise budgétaire et que les stocks essentiels de nourriture et de médicaments seraient épuisés d’ici la fin août si le blocus naval se poursuivait. Il a expliqué que l’Iran n’était plus en mesure de vendre son pétrole ni de trouver d’autres routes commerciales pour les volumes nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables, ces lettres ont été un facteur déterminant dans la décision finale de Khamenei de soutenir l’accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une brève déclaration, le Guide suprême a indiqué qu’il s’opposait à l’accord <em>«par principe»</em> mais a chargé le président de poursuivre les démarches s’il obtenait l’aval du Conseil suprême de sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pezeshkian a déclaré que le Conseil avait approuvé l’accord par 12 voix contre 1.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les funérailles de son père, Mojtaba Khamenei devra prendre une série de décisions importantes, notamment la nomination d’un nouveau chef du pouvoir judiciaire, du directeur de la télévision d’État, du commandant des Basij et de d’un nouveau chef d’état-major.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables iraniens, ces nominations révéleront le camp qu’il privilégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Gardiens de la révolution et Ghalibaf comptent parmi ses plus proches alliés et ont soutenu son accession au pouvoir, tandis que les conservateurs les plus radicaux ont soutenu un autre candidat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous assistons à une véritable période de tensions politiques, une lutte pour l’avenir du pays»</em>, a déclaré Vali Nasr, expert iranien et professeur à l’université Johns Hopkins. Il a ajouté : <em>«Si les pragmatiques l’emportent, les conservateurs les plus radicaux seront marginalisés et c’est pourquoi ils se battent avec autant d’acharnement»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le mausolée de l’imam Reza situé dans la ville sainte de Machhad dans le nord-est de l’Iran abrite la tombe d’Ali al-Reza, le 8<sup>e</sup> des douze iams du chiisme duodécimain et attire chaque année entre 20 et 30 millions de visiteurs.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/">Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Vance-Rubio &#124; Deux approches différentes de la crise au Moyen-Orient !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/05/vance-rubio-deux-approches-differentes-de-la-crise-au-moyen-orient/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2026 07:17:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
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		<category><![CDATA[J.D. Vance]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Marco Rubio]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré une étroite coordination entre JD Vance et Marc Rubio, leurs approches des négociations avec l'Iran divergent sur plusieurs points.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/05/vance-rubio-deux-approches-differentes-de-la-crise-au-moyen-orient/">Vance-Rubio | Deux approches différentes de la crise au Moyen-Orient !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le vice-président américain J.D. Vance et le conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d’État Marco Rubio (qui cumule les deux postes) gèrent les dossiers diplomatiques complexes de manières différentes comme en témoignent leurs approches du conflit avec l’Iran et du Liban.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19144717"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://www.theatlantic.com/national-security/2026/06/lebanon-israel-us-mou-vance-rubio/687715/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Atlantic</a>, Vivian Salama indique que Rubio a œuvré pendant des mois pour négocier un accord entre les gouvernements israélien et libanais afin de limiter l’influence du Hezbollah et de permettre à Israël de retirer ses forces du Sud-Liban. Or, l’avenir du Liban est devenu un élément central du nouvel accord américano-iranien, défendu par le vice-président Vance, conférant ainsi à Téhéran un rôle déterminant dans l’avenir du Liban. De ce fait, les États-Unis négocient désormais sur le même sujet selon deux axes distincts, menés par deux hommes aux styles et visions du monde opposés. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Salama décrit Rubio comme plus globaliste, privilégiant le dialogue intergouvernemental et la diplomatie. Vance, qui avait exprimé en privé des inquiétudes quant à un conflit avec l’Iran avant la guerre, se montre plus agressif et opportuniste. Par ailleurs, les deux hommes du président pourraient bien être les principaux candidats à sa succession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par leurs efforts, Vance et Rubio visent à résoudre un problème qui entrave les efforts de paix américains depuis des générations mais la confusion s’installe déjà. Malgré une étroite coordination entre les deux hommes, leurs points de vue sur la place du Liban dans ce contexte semblent contradictoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, leurs efforts conjoints pourraient déterminer non seulement l’issue de la situation au Liban mais aussi si une prochaine guerre entre le Hezbollah et Israël risque de faire dérailler l’ensemble du processus de paix avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Initialement, les responsables américains ont refusé d’inclure le conflit libanais dans la liste des questions à résoudre avec l’Iran dont la plus importante était d’empêcher Téhéran de développer l’arme nucléaire. Toutefois, ils ont finalement cédé à la demande iranienne d’inscrire le Liban à l’ordre du jour de la reprise des négociations et d’aborder la question du recours par l’Iran à des groupes mandataires pour mener des attaques dans toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier paragraphe du mémorandum d’entente en 14 points signé par le président Trump mentionne le Liban à trois reprises dont une fois où il est énoncé verbatim : <em>«L’accord final confirmera la fin définitive de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance mène les négociations avec l’Iran qui consistent à persuader la République islamique de retirer son soutien au Hezbollah en échange d’une aide financière. Ni Israël ni le Liban ne participent à ces pourparlers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un accord encore fragile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, les négociations menées séparément par Rubio à Washington entre Libanais et Israéliens visent à renforcer le gouvernement libanais, déjà fragilisé, et à fournir à Israël des garanties suffisantes pour un retrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts de Rubio ont porté leurs fruits. De hauts diplomates israéliens et libanais ont signé un accord-cadre au Département d’État après quatre jours de discussions en présence de Rubio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, Vance adopte une approche plus pragmatique pour tenter de mettre fin à la guerre dont Trump souhaite désespérément tourner la page, selon des sources proches du président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance semble également prêt à faire pression sur Israël pour qu’il accepte l’issue des négociations avec l’Iran. Il a clairement indiqué qu’il attend du gouvernement israélien qu’il maintienne sa position et cesse de critiquer les efforts américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viviane Salama soutient que les efforts conjoints de Vance et Rubio pourraient échouer pour plusieurs raisons. Les forces israéliennes sont toujours confrontées au Hezbollah sur le territoire occupé par Israël. Que se passerait-il si Israël continuait d’occuper cinq zones en territoire libanais en invoquant la légitime défense ? Que se passerait-il si le Hezbollah attaquait le territoire israélien alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis sont toujours en cours ? Et si Israël reprenait ses attaques contre l’Iran ? Ou si l’Iran attaquait Israël ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré leurs divergences d’approche apparentes, les responsables américains insistent sur le fait que les objectifs de Vance et de Rubio sont identiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viviane Salama rappelle toutefois des tentatives infructueuses entreprises par le passé. Après l’invasion israélienne du Liban en 1982, le secrétaire d’État de l’époque George Shultz mena une intense activité diplomatique pour négocier la paix. L’accord signé l’année suivante mit fin à la guerre et fut considéré comme une victoire diplomatique mais il s’effondra moins d’un an plus tard face aux violentes réactions dans la région. Le Liban sombra dans un chaos encore plus grand, des groupes soutenus par l’Iran prenant pour cible les forces américaines. En octobre 1983, un kamikaze se fit exploser à Beyrouth tuant 241 soldats américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mona Yacoubian, experte au Center for Strategic and International Studies à Washington, a déclaré : <em>«Il ne faut pas sous-estimer la complexité de la situation au Liban et la façon dont elle peut nuire aux différentes parties si l’on ne tient pas compte de toutes ces dynamiques et tensions sous-jacentes. C’est comme un Rubik’s Cube: comment concilier tous ces facteurs?»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux approches de la gestion de la crise libanise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Israël et le Liban se sont réunis à la table des négociations à quatre reprises depuis la création d’Israël en 1948. Les États-Unis ont joué un rôle de médiateur dans trois de ces pourparlers dont les négociations actuelles. Les deux parties ont convenu d’un cessez-le-feu fin 2024, dans les derniers jours de la présidence de Joe Biden mais les tensions persistent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à la récente guerre contre l’Iran et à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, Téhéran a juré vengeance et a ordonné aux membres de ce qu’on appelle l’Axe de la résistance de se préparer à une escalade. Le Hezbollah a été le premier à réagir, lançant de nouvelles attaques contre Israël. Le président libanais Joseph Aoun a accusé le Hezbollah de fournir à Israël un prétexte pour attaquer le Liban. Israël a envahi le Sud-Liban en mars, une opération qui, selon les Nations Unies, a fait au moins 3 500 morts et plus d’un million de déplacés. Ce conflit a transformé la question libanaise, auparavant périphérique, en un enjeu central, éclipsant la guerre contre l’Iran et les négociations de paix naissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables iraniens ont soutenu que la stabilité régionale, y compris les garanties relatives au Liban, était indissociable de tout accord durable avec Washington et devait impérativement être prise en compte dans leurs négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Vance et Rubio ont tous deux insisté, pendant des semaines, sur le fait que le Liban constituait une question distincte des négociations avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril, Vance a affirmé que ce serait <em>«insensé que l’Iran laisse les négociations s’effondrer alors qu’il a subi de lourdes pertes à cause du Liban»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, début juin, l’Iran a lancé une attaque contre Israël, l’accusant d’avoir violé le cessez-le-feu d’avril en attaquant le Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet incident a marqué un tournant pour les négociateurs américains, y compris Vance. Ils ont conclu qu’un accord avec l’Iran est improbable tant que le conflit israélo-libanais n’est pas résolu, même si cela implique d’intégrer ce conflit de longue date à un accord à court terme visant principalement à rouvrir le détroit d’Ormuz et à instaurer les conditions de négociations sur le programme nucléaire iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Rubio soutient que la question des relations entre Israël et le Liban doit être traitée séparément car <em>«le Liban est un État souverain»</em>, comme il l’a déclaré à la presse la semaine dernière à Abou Dhabi, et il a ajouté que toute démarche diplomatique doit se faire auprès du gouvernement libanais. Rubio a présenté le rôle de l’Iran à savoir son soutien au Hezbollah comme une question extérieure et non comme un élément central des négociations qu’il supervise. Il estime que négocier avec l’Iran risque de renforcer son influence au Liban et d’affaiblir le gouvernement libanais lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables régionaux et les analystes interrogés par Vivian Salama soulignent qu’un accord plus large entre les États-Unis et l’Iran obligeant Téhéran à contenir ses alliés, notamment le Hezbollah, conférerait de fait à l’Iran un levier d’influence en le liant, pour le meilleur ou pour le pire, au sort du Liban. L’Iran a intérêt à maintenir une présence à la frontière israélienne mais il peut utiliser son influence sur le Hezbollah comme moyen de pression, sachant que les États-Unis devront persuader les gouvernements israélien et libanais d’accepter tout règlement définitif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Elargissement du champ des désaccords</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mona Yacoubian estime que l’approche de Rubio est essentielle au succès d’une telle initiative. <em>«Si elle est correctement mise en œuvre, cette approche pourrait permettre de réduire l’influence historique de l’Iran au Liban en diminuant le rôle du Hezbollah»</em>, a-t-elle déclaré, tout en renforçant le gouvernement de Beyrouth. Cependant, elle a noté qu’en excluant le gouvernement libanais des pourparlers américano-iraniens supervisés par Vance, cela affaiblit ce gouvernement ce qui est conforme à l’approche de l’Iran qui consiste essentiellement à le contourner.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance et Rubio ont pris des mesures pour éviter toute contradiction, Rubio rejetant publiquement toute suggestion de contradiction dans leurs efforts. Ils se sont entretenus cette semaine par téléphone avec le président libanais, l’informant des derniers développements des négociations américano-iraniennes et de la possibilité de mettre en place un mécanisme de surveillance conjoint pour appliquer le fragile cessez-le-feu récemment conclu qui vise à mettre fin aux hostilités au Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Définir les objectifs des États-Unis et de l’Iran est devenu plus difficile à mesure que le champ des désaccords s’est élargi pour inclure des questions bien au-delà du nucléaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux précédentes négociations avec l’Iran sur son programme nucléaire, auxquelles les États-Unis n’étaient pas les seuls participants, la diplomatie de Vance et Rubio se déroule dans un contexte très différent. L’Iran, fort de sa capacité à résister à des semaines de bombardements intensifs américains et israéliens, est enhardi, et Washington négocie en grande partie seul, confronté à un éventail de problèmes beaucoup plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience des années Obama a montré que même des discussions ciblées sur le programme nucléaire iranien constituent un processus complexe. Des décennies d’efforts passés nous enseignent également qu’aucun conflit au Moyen-Orient ne se déroule de manière isolée. Les prochaines semaines révéleront si Vance et Rubio peuvent déjouer les pronostics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Aux Etats-Unis, le football serait-il la guerre ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 08:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Riad Mahrez]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La communauté iranienne établie aux Etats-Unis, a investi massivement les stades pour soutenir l’équipe nationale de football de son pays. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comme pour répondre aux provocations de Washington, la communauté iranienne établie aux Etats-Unis, en règle générale hostile au régime des mollahs, a fait preuve de patriotisme en investissant massivement les stades pour soutenir l’équipe nationale de football de son pays. Et sans arborer le drapeau des Pahlavi…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-19070241"></span>



<p class="wp-block-paragraph">On pensait que la rencontre se solderait par un nul de convenances qui qualifierait les deux équipes. Pourtant l’Algérie s’est qualifiée au terme d’un match tonitruant et à suspens contre l’Autriche. Au vu de leurs deux précédentes rencontres, on ne pensait pas l’équipe algérienne capable de hausser ainsi son niveau de jeu et son efficacité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riad&nbsp;Mahrez a été au rendez-vous en inscrivant deux buts. Il reste à savoir si, contrairement à leurs habitudes, les joueurs pourront récupérer suffisamment pour le prochain rendez-vous contre la Suisse, une équipe certes solide mais nullement imbattable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le malheureux onze iranien qui, après avoir joué de malchance contre l’Egypte, fera finalement les frais des qualifications algérienne et autrichienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités américaines n’auront à vrai dire en rien facilité sa tâche, en interdisant l’entrée sur son sol d’une partie du staff sportif, chargé de la logistique, puis en obligeant la délégation à quitter le territoire américain vers le Mexique après chaque rencontre disputée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cela et à la surprise générale, la communauté iranienne établie aux Etats-Unis, en règle générale hostile au régime des mollahs, a fait preuve de patriotisme en investissant massivement les stades pour soutenir l’équipe nationale de son pays. Et sans arborer le drapeau des Pahlavi, pour rappeler que dans l’adversité, le peuple iranien oubliait ses différends politiques et demeurait uni.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi que l’avait dit Sir Alf Ramsey, le manager de l’équipe d&rsquo;Angleterre en 1966, le football, c’est la guerre.&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>
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		<title>Quel avenir pour les Israéliens en Palestine ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 06:34:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La question n'est pas «Quel avenir pour la Palestine et Israël ?», mais «Quel avenir pour les Israéliens en Palestine ?». </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Quel avenir pour la Palestine et Israël ?» est le thème d’un colloque organisé à l’Université de la Sorbonne, à Paris, le 19 juin 2026. L’auteur n’a pas assisté à ce colloque, qui a été riche en interventions, d’après le commentaire de l’universitaire Jean-Christophe Attias, publié sur sa page Facebook. Mais s’il y avait participé, voilà ce qu’il aurait dit sur cette question, en la reformulant ainsi : «Quel avenir pour les Israéliens en Palestine ?»</em></strong><em><strong> </strong>(Photo : Les Palestiniens manifestent à Jérusalem, « capitale » de l&rsquo;Etat hébreu).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lahouari Addi *</strong></p>



<span id="more-19059992"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Lahouari-Addi-2.jpg" alt="" class="wp-image-19060022" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Lahouari-Addi-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Lahouari-Addi-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Lahouari-Addi-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La question palestinienne doit être replacée dans le contexte européen de la fin du 19<sup>e</sup> siècle, celui de l’apogée de l’expansion européenne et de la croyance en la mission civilisatrice de l’Occident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les penseurs sionistes de l’époque, intellectuels de gauche dans leur majorité, percevaient le projet d’un Etat juif comme une justice rendue aux juifs persécutés en Europe. Ils n’avaient pas conscience qu’ils s’inscrivaient dans la dynamique de l’expansion coloniale de l’Europe. Et même s’ils en étaient conscients, ils pensaient que l’Etat juif, une fois construit, existera pour toujours parce qu’ils ne saisissaient pas son caractère colonial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël piégé par son caractère colonial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois l’Etat sioniste construit, la population israëlienne a glissé vers une mentalité coloniale qui a favorisé les courants de droite et d’extrême droite. Israël est piégé par son caractère colonial qui a poussé la majorité de la population vers le syndrome des pieds noirs d’Algérie qui étaient farouchement hostiles aux autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport entre Israëliens et Palestiniens est celui qui relie le colonisé au colonisateur, rapport méthodiquement analysé par Frantz Fanon. Dans cette relation, soit le colon, soit le colonisé doit disparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Profitant du changement géopolitique internationale après la Seconde Guerre mondiale, les nationalistes algériens ont déclenché l’insurrection qui a conduit à l’indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bouleversement géopolitique actuel (2015-2026), marqué par à la perte graduelle de l’hégémonie américaine, est de mauvais augure pour l&rsquo;avenir d’Israël. Les Etats-Unis n’ont plus la capacité de dominer la géopolitique locale comme ils le veulent. En 1954, ils ont pu changer de régime en éliminant Mossadegh en Iran. En 2026, ils ont échoué dans leur volonté de changer le régime en Iran. Et pragmatiques comme ils sont, entre le détroit d’Ormuz et Israël, ils ont choisi Ormuz.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande erreur des Israéliens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’erreur des Israëliens est d&rsquo;avoir compté sur l’appui extérieur pour exister au lieu de nouer des alliances avec les Palestiniens pour un Etat binational. Au lieu de devenir des <em>«juifs palestiniens»</em> comme sont devenus Arabes les Syro-Libanais chrétiens descendants des croisés du Moyen Age, ils ont nié la société locale qu’ils ont voulu éliminer par l’oppression et le génocide. Rappelons que l’idéologie nationaliste arabe a été forgée par les chrétiens descendants d’Européens qui sont devenus Arabes. Les juifs venus d’Europe ont refusé de devenir des Palestiniens et de se fondre parmi les autochtones. Ils ont choisi de mettre en place un système d’apartheid qui n’a aucun avenir au 21<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les sionistes d’hier et d’aujourd&rsquo;hui ont oublié, c’est que les sociétés du Moyen Orient, se reproduisent dans la durée, et excluent ceux qui refusent de s’y intégrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le futur, soit les juifs d’Israël s’intègrent à la région comme population palestinienne, soit ils auront à repartir vers les pays d’où leurs pères et grands-pères sont venus. Les israëliens venus du monde arabe, qui sont culturellement des Arabes, peuvent jouer un rôle dans le processus d’intégration des descendants de leurs coreligionnaires venus d’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Institut d&rsquo;études politiques de Lyon. </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WsdSjRDFKz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/">Un siècle de lutte en Palestine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un siècle de lutte en Palestine » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/embed/#?secret=B0k5YFSmWH#?secret=WsdSjRDFKz" data-secret="WsdSjRDFKz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Soudan &#124; Al-Burhan courtise Washington</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/soudan-al-burhan-courtise-washington/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Al-Burhan]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef d’état-major de l’armée régulière soudanaise Abdel Fattah al-Burhan cherche à courtiser l’administration Trump. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le chef d’état-major de l’armée régulière soudanaise Abdel Fattah al-Burhan cherche à courtiser l’administration Trump après trois de guerre civile sanglante qui l’oppose aux Forces de soutien rapide (FSR) conduites par Hemedti Dagalo et qui sont responsables de génocide et de crimes de guerre. Cependant, cette volonté de se rapprocher avec Washington bute sur deux obstacles, d’abord les liens avec Téhéran qui a fourni des drones décisifs dans la reconquête du territoire par l’armée régulière mais aussi les liens de cette dernière avec des factions proches des Frères Musulmans.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19012924"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-06-16/sudan-ditches-iran-weapons-courting-us-support-for-ending-war?embedded-checkout=true">Bloomberg</a> a publié une enquête de Simon Marks et Mohamed Al-Amin indiquant que l’armée soudanaise a réduit ses achats d’armes iraniennes. Cette enquête, citant des sources bien informées, précise que cette réduction des achats d’armes auprès de l’Iran s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’armée régulière pour obtenir le soutien des États-Unis lors des prochaines négociations visant à mettre fin à la guerre civile qui dure depuis trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Bloomberg</em> indique que les drones et autres armements fournis par la République islamique à l’armée soudanaise ont contribué à la reconquête de territoires dans ce conflit qui a fait plus de 100 000 morts et qui implique des puissances étrangères.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gagner les faveurs de Trump</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le soutien apporté par l’Iran constitue un obstacle pour l’armée régulière soudanaise dans ses efforts pour gagner les faveurs du président Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources citées par <em>Bloomberg</em>, parmi lesquelles des diplomates régionaux et un haut responsable de la sécurité soudanaise, ayant tous requis l’anonymat, ont déclaré que l’armée soudanaise a informé les États-Unis qu’elle ne dépend plus de l’Iran pour son approvisionnement en armes et qu’elle souhaite démontrer sa fiabilité en tant que partenaire dans le processus de paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce responsable de la sécurité a indiqué que l’armée soudanaise prend désormais conscience que son alliance avec l’Iran a permis à ses rivaux des FSR conduites par le génocidaire Hemedti Dagalo de la dépeindre comme une force extrémiste à motivation religieuse.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zLEQcldali"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/soudan-les-musees-pilles-et-les-tresors-vendus/">Soudan | Les musées pillés et les trésors vendus !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | Les musées pillés et les trésors vendus ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/soudan-les-musees-pilles-et-les-tresors-vendus/embed/#?secret=RTVp2YGltC#?secret=zLEQcldali" data-secret="zLEQcldali" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette source a ajouté que la stratégie actuelle consiste à rétablir une coopération plus étroite avec les États-Unis et l’Arabie saoudite. Washington a imposé des sanctions l’année dernière au chef d’état-major de l’armée, Al-Burhan, l’accusant de déstabiliser le Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont désigné les Frères musulmans soudanais comme une organisation terroriste étrangère, les identifiant comme le Mouvement islamique soudanais, dont les membres ont autrefois dirigé le pays. Sa branche armée est la Bataillon Al-Bara’ Ibn Malik, alliée à l’armée régulière soudanaise, que les États-Unis accusent de perpétrer des exécutions de masse de civils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce récent revirement met en lumière le conflit entre les efforts de paix au Soudan et la confrontation de Washington avec Téhéran. Les États-Unis mènent les efforts de médiation pour un cessez-le-feu dans la guerre civile soudanaise, tout en ayant mené simultanément une guerre contre l’Iran, la même puissance qui a armé l’armée soudanaise, ainsi que des forces supplétives au Moyen-Orient, notamment le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël observe le revirement avec intérêt</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Bloomberg</em> ajoute qu’Israël a manifesté un vif intérêt pour l’évolution de la situation au Soudan et la prise de distance de l’armée vis-à-vis de l’Iran. Le gouvernement soudanais soutenu par l’armée s’est engagé en 2020 à normaliser ses relations avec Israël. À l’époque, le conflit entre l’armée et les FSR n’avait pas encore éclaté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, un porte-parole du département d’État américain a déclaré que les islamistes au Soudan restent liés à l’Iran : <em>«Les islamistes soudanais continuent d’entraver les efforts visant à obtenir un cessez-le-feu pour mettre fin à la guerre actuelle, maintiennent des liens avec le gouvernement iranien, notamment le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), et reçoivent de sa part un soutien technique»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, la Bataillon Al-Bara’ Ibn Malik a nié tout lien avec l’Iran et a réaffirmé son engagement à opérer sous le commandement de l’armée. Le responsable soudanais a déclaré qu’Al- Burhan avait récemment pris des mesures pour mettre à la retraite des généraux de l’armée perçus comme trop favorables aux islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée soudanaise a renoué ses relations avec l’Iran fin 2023 après une interruption de près de sept ans, période durant laquelle Khartoum avait privilégié l’Arabie saoudite. Ce rapprochement avait conduit l’Iran à fournir des drones d’attaque au Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts de médiation répétés des États-Unis et d’autres pays n’ont pas permis de mettre fin à la guerre que les Nations Unies ont qualifiée de pire crise humanitaire au monde. Les pourparlers impliquant des puissances régionales influentes sont au point mort en raison de désaccords sur le rôle que chaque camp devrait jouer au sein d’un éventuel gouvernement de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux responsables étrangers, connaissant bien les livraisons iraniennes précédentes, ont déclaré qu’aucun signe de soutien récent n’avait été constaté. Le responsable de la sécurité a ajouté que le gouvernement soudanais se tourne désormais vers la Turquie comme source d’assistance alternative.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle des extrémistes religieux </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des sources proches du dossier ont indiqué que la Turquie avait déjà fourni au Soudan des drones TB2 et des munitions. Cependant, le gouvernement soudanais a refusé de commenter ces informations ainsi que les exportations d’armes par des entreprises privées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis et d’autres pays accusent les FSR d’avoir commis un génocide pendant la guerre. Ces derniers décrivent régulièrement l’armée soudanaise comme gangrenée par des extrémistes religieux. L’armée soudanaise, des organisations de défense des droits humains et des experts de l’Onu ont affirmé que les Émirats arabes unis soutenaient les FSR. Abou Dhabi a démenti ces accusations à plusieurs reprises, affirmant ne soutenir aucun camp et qu’un cessez-le-feu immédiat et une transition politique étaient essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les FSR et l’armée ont toutes deux joué un rôle déterminant dans le régime dictature d’Omar el-Béchir au Soudan, renversé en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre ses forces régulières, l’armée a mobilisé d’autres groupes combattants, notamment d’anciens militants pro-démocratie et des islamistes. Le département d’État américain affirme que les Frères musulmans ont fourni plus de 20 000 combattants.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KLoU6L1Rdw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=BodAQx9unp#?secret=KLoU6L1Rdw" data-secret="KLoU6L1Rdw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Mondial 2026 &#124; La gifle des joueurs iraniens à la Fifa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 11:26:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[SoFi Stadium]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les joueurs iraniens ont laissé un message poignant dans les vestiaires du stade de Los Angeles après leur match nul avec la Belgique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/mondial-2026-la-gifle-des-joueurs-iraniens-a-la-fifa/">Mondial 2026 | La gifle des joueurs iraniens à la Fifa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’équipe nationale de l’Iran (20e au classement Fifa) a laissé un message poignant dans les vestiaires du SoFi Stadium de Los Angeles, dimanche 21 juin 2026, après son match nul et vierge contre la Belgique (9e) lors de la deuxième journée de la phase de groupes du Mondial 2026 qui se déroule aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.</em></strong></p>



<span id="more-19013657"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le message manuscrit, laissé par les joueurs iraniens dans les vestiaires après leur départ, disait&nbsp;: <em>«Nous sommes arrivés à Los Angeles avec fierté, nous avons joué avec honneur et nous repartons avec dignité. Merci, Los Angeles, pour votre accueil. Merci à tous les Iraniens qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour l’Iran pendant ces 180 minutes.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on sait que les autorités américaines de l’immigration ont décidé d’interdire à l’équipe iranienne de séjourner aux États-Unis avant et après les matchs pour des raisons de sécurité (sic !), comme si les joueurs iraniens étaient de dangereux terroristes, le contenu de cette lettre revêt toute sa signification : c’est un camouflet adressés aux organisateurs de la compétition, à savoir les dirigeants de la Fifa, Gianni Infantino et sa bande de corrompus, qui ont laissé leurs hôtes américains piétiner les principes même sur lesquels le Mondial de football a été bâti, à savoir la paix et la fraternité.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/22/mondial-2026-la-gifle-des-joueurs-iraniens-a-la-fifa/">Mondial 2026 | La gifle des joueurs iraniens à la Fifa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/liran-renforce-son-influence-sur-le-hezbollah/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 10:39:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Nasrallah]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[république islamique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les nouveaux leaders en Iran, les Gardiens de la révolution, ont renforcé leur influence sur le Hezbollah au Liban. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/20/liran-renforce-son-influence-sur-le-hezbollah/">L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vendredi 19 juin 2026, Israël et le Hezbollah se sont mis d’accord sur un cessez-le-feu. Les États-Unis ont fait pression sur l&rsquo;État hébreu car les Iraniens ont exigé que le nouvel accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran englobe le Liban. Lequel a failli être mis en péril par le regain de violences au Liban ces derniers jours.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18995456"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode montre que l’importance stratégique du Hezbollah demeure intacte pour la République islamique mais plus encore, le nouveau leadership à Téhéran, dominé par les Gardiens de la révolution, a renforcé l’influence qu&rsquo;il exerce sur le mouvement chiite libanais qui commence à se relever après la débandade de l’automne 2024 ayant vu décimer l’ensemble de son état-major politique et militaire et à sa tête son ancien dirigeant Hassan Nasrallah.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em><a href="https://www.ft.com/content/ecb41250-08ba-4d12-a355-13a74fc5eba7?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em> rapporte dans son enquête sur le groupe chiite libanais que depuis un an et demi, Mohsen Abou Zeinab était désabusé. Ce charpentier, fervent partisan du Hezbollah, se disait humilié par la retenue du parti face aux attaques israéliennes quotidiennes. Cependant, lorsque la guerre a repris le 2 mars, il a vu <em>«une occasion de rectifier le tir et de rappeler à Israël que nous n&rsquo;accepterons pas son agression»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet homme de 47 ans raconte avoir perdu sa maison, son village natal et plusieurs proches sous les bombardements israéliens, mais ajoute : <em>«J’ai le sentiment que le Hezbollah a repris le dessus»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une confiance retrouvée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette confiance retrouvée reflète l’état d’esprit qui règne au sein du Hezbollah et parmi ses sympathisants suite à l’accord intérimaire conclu entre Washington et Téhéran. L’Iran a imposé un cessez-le-feu au Liban comme condition préalable à cet accord.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait d’une démonstration de soutien remarquable de la part des parrains du Hezbollah à Téhéran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de deux ans après avoir subi l’attaque la plus dévastatrice de son histoire de la part de son ennemi traditionnel, Israël, le Hezbollah est sorti de ce dernier conflit nettement plus confiant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Analystes, experts, diplomates et responsables estiment que ses performances sur le terrain, conjuguées à une confiance retrouvée en Iran même, ont contribué à faire remonter le moral au sein du Hezbollah.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci est dû en grande partie à la priorité accordée par Téhéran à la guerre au Liban. Le conflit a mis à l’épreuve la fragilité du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et est devenu un point de pression crucial autour duquel s’articulent les efforts diplomatiques concernant le conflit dans sa globalité.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kmStXbfy0f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/">L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/embed/#?secret=HEOPFnM4YY#?secret=kmStXbfy0f" data-secret="kmStXbfy0f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le Hezbollah revitalisé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les interventions iraniennes ont revitalisé le groupe chiite, notamment après le lancement par Téhéran de missiles balistiques sur Israël ce mois-ci en représailles à une attaque israélienne sur Beyrouth, une première pour l’Iran qui intervient directement dans la défense du Hezbollah. Les partisans du parti ont salué cette initiative, eux qui considéraient auparavant l’Iran comme un pays qui les néglige.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le Hezbollah est sorti de cette guerre plus déterminé»</em>, a déclaré Nicholas Blanford, expert du Hezbollah à l’<em>Atlantic Council</em>. Il a ajouté : <em>«Je ne dirais pas qu’il est devenu plus fort mais il est devenu plus déterminé. Les relations entre le Hezbollah et l’Iran se sont clairement resserrées. Pour la première fois, les Iraniens sont intervenus pour aider le Hezbollah. D’habitude, c’est plutôt l’inverse !»</em>. Une source proche du parti a déclaré : <em>«Il nous faut maintenant attendre de voir comment le Hezbollah et l’Iran exploiteront cette confiance retrouvée»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre totale entre Israël et le Hezbollah en 2024 a décimé une grande partie des rangs et de l’arsenal militaire du parti chiite et son secrétaire général Hassan Nasrallah a été tué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque, beaucoup, au Liban comme à l’étranger, considéraient le parti comme totalement vaincu, d’autant plus qu’il n’avait jamais riposté pendant les quinze mois de frappes israéliennes quasi quotidiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces israéliennes ont continué de cibler ce qu’elles qualifiaient d’infrastructures du Hezbollah, tuant des centaines de combattants et de civils, malgré un accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, après son entrée en guerre aux côtés de l’Iran le 2 mars, le Hezbollah a renversé la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Profitant de l’accalmie précédente, le Hezbollah s’est reconstitué et réorganisé avec l’aide de conseillers iraniens, une évolution qui a surpris de nombreux officiers israéliens qui ne s’attendaient pas à ce que ses capacités militaires restent aussi importantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’apport des drones kamikazes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe a eu de plus en plus recours à des drones kamikazes inspirés de ceux utilisés lors de la guerre d&rsquo;Ukraine. Ces drones se sont révélés plus efficaces pour pénétrer les défenses israéliennes au Sud-Liban et dans le Nord d&rsquo;Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mercredi 17 juin, l’armée israélienne a annoncé qu’un de ces drones avait touché cinq soldats israéliens au Sud-Liban dont un grièvement blessé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah a également continué de lancer des roquettes de manière intermittente sur Israël. Ces attaques ont tué quatre civils israéliens et 28 soldats et ont fait des dizaines de blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces opérations ont clairement démontré que le Hezbollah ne reviendrait pas à la politique de retenue qu’il avait adoptée entre les deux guerres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les experts, cela est dû en grande partie à l’influence iranienne croissante au sein de l’organisation, notamment dans son appareil militaire et sécuritaire, une influence qui semble vouée à perdurer. Ils ajoutent que des membres des Gardiens de la révolution se sont profondément infiltrées dans la structure organisationnelle du Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Téhéran s’estime victorieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre américano-israélienne contre l’Iran a représenté la plus grave crise qu’ait connue la République islamique depuis des décennies mais le régime de Téhéran estime en être sorti victorieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des experts et des proches du parti affirment que l’Iran souhaite clairement que le Hezbollah reste armé. Cela rend le parti moins enclin à faire des concessions sur le plan intérieur libanais où les critiques à l’égard de son rôle ont refait surface avec force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement libanais, fortement soutenu par la communauté internationale, souhaite désarmer le Hezbollah et mène également des négociations à Washington avec Israël sous supervision américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah s’oppose à ces négociations auxquelles il ne participe pas et considère tout accord conclu entre les deux gouvernements comme une<em> «trahison»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y81gqzPKZy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/21/le-hezbollah-en-pleine-restructuration-financiere/">Le Hezbollah en pleine restructuration financière !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Hezbollah en pleine restructuration financière ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/21/le-hezbollah-en-pleine-restructuration-financiere/embed/#?secret=NFcWsm5p6o#?secret=Y81gqzPKZy" data-secret="Y81gqzPKZy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement libanais contourné</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement libanais s’était engagé à empêcher le Hezbollah d’opérer dans les zones pilotes* du sud et à poursuivre ses efforts de désarmement du groupe. Mais l’accord américano-iranien stipule un cessez-le-feu total, ce qui a compromis les efforts initiaux de Beyrouth.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance du Hezbollah a également été renforcée par l’initiative directe de Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt ce mois-ci, le président américain a déclaré avoir discuté avec le Hezbollah via des intermédiaires, une première pour un président américain étant donné que le mouvement est classé terroriste par Washington.&nbsp; <em>«Ils considèrent cela comme une victoire majeure»</em>, a confié une source proche du Hezbollah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de cela, les relations entre le Hezbollah et le gouvernement libanais restent tendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables du Hezbollah ont toutefois affirmé publiquement ces derniers jours qu&rsquo;ils ne cherchaient pas à renverser le gouvernement. <em>«Parler de désarmement est désormais quasiment impossible»</em>, a déclaré Blanford.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines actions du Hezbollah dépendront probablement du comportement d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’annonce de l’accord, Israël a poursuivi ses frappes aériennes tandis que le Hezbollah a riposté en tirant sur les forces israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question la plus importante demeure la présence des forces israéliennes au Sud-Liban, où elles contrôlent actuellement des centaines de kilomètres carrés après avoir détruit des dizaines de villages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré mardi que le maintien de l’occupation du Sud par Israël constituait une violation de l’accord, tandis que le Hezbollah a affirmé qu’il poursuivrait le combat tant que l’occupation se poursuivrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Netanyahu a annoncé que l’armée israélienne resterait à l’intérieur de la <em>«zone de sécurité»</em> au Sud-Liban <em>«aussi longtemps que nécessaire pour protéger les habitants du Nord d’Israël»</em>. Il a ajouté : <em>«L’Iran voulait que nous nous retirions de là et cela ne s’est pas produit. J’ai été très ferme sur cette question et je pense que nos amis américains respectent cette fermeté et cette détermination»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, le projet d’accord publié mercredi par les États-Unis stipule que Washington et Téhéran garantiraient <em>«l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La base populaire du Hezbollah a été la plus durement touchée par les opérations israéliennes au Sud-Liban. Près de 4 000 personnes ont été tuées, près d’un million déplacées et des dizaines de villages détruits, affectant de manière disproportionnée la communauté chiite du Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreux sont ceux qui ont été contraints de fuir vers d’autres régions du Liban où diverses communautés locales accusent le Hezbollah d’avoir déclenché une guerre non désirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans bien des cas, cette colère s’est étendue à l’ensemble de la communauté chiite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la loyauté au sein de la base populaire du Hezbollah n’est pas entamée. Le parti a longtemps exploité les peurs sectaires pour cultiver son image de protecteur de la communauté chiite. <em>«Ils nous ont rendu notre fierté»</em>, a déclaré Mohsen Abou Zeinab.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Les zones pilotes dans le Sud-Liban sont des zones où les Forces armées libanaises (FAL) déploient un contrôle exclusif pour exclure les acteurs non étatiques.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour Israël, la défaite en Iran est une opportunité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/19/pour-israel-la-defaite-en-iran-est-une-opportunite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Apartheid]]></category>
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		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre le détroit d’Ormuz et Israël, les Américains ont choisi le détroit d’Ormuz, c'est-à-dire leurs intérêts vitaux. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’appui inconditionnel de l’Occident donne pendant longtemps à Israël l’illusion d&rsquo;être un acteur qui fait l’histoire à sa guise au Moyen-Orient. Pourtant, Israël n’a ni démographie, ni profondeur stratégique, ni environnement géopolitique, ni idéologie à vocation universelle sur lesquels repose la puissance. L’Occident lui a prêté sa puissance utilisée pour bâtir un régime d’apartheid et pour perpétrer un génocide qui ont placé Israël au-dessus du droit international.</em></strong></p>



<span id="more-18984435"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Tous les pays détestent Israël»</em>, aurait dit Trump à Netanyahou. Les lobbys qui ont acheté les élites dirigeantes occidentales sont efficaces, mais il y a toujours des limites à l’efficacité qu’Israël a dépassées en ignorant les intérêts économiques des Américains et des Européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre le détroit d’Ormuz et Israël, les Américains ont choisi le détroit d’Ormuz. On dit que l’Amérique a deux religions : le christianisme et le pragmatisme. Israël a commis une erreur historique en croyant que les Etats-Unis seront leur meilleur allié qui les protègeront, alors que le seul allié qui est susceptible de protéger Israël est paradoxalement la paix avec les Palestiniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Etat colonial a deux perspectives devant lui, et deux seulement : le scénario algérien où les pieds-noirs ont dû quitter le pays dans la précipitation, ou le scénario sud-africain où les Blancs ont accepté de s’intégrer dans la société locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à ce dernier scénario que pense l’éditorialiste israélien Gideon Lévy, qui, dans son article publié le 18 juin 2026 et dont la traduction est reproduite ci-dessus, &nbsp;invite ses compatriotes à se réveiller, leur indiquant que le désastre face à l’Iran doit être l’occasion pour se réconcilier avec la réalité.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Lahouari Addi</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>«Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La défaite d’Israël en Iran n’est pas un désastre : c’est l’occasion d’affronter la vérité. La guerre en Iran a révélé la vérité à Israël. Son armée, soi-disant toute-puissante, n’a rien accompli de significatif, si ce n’est sa propre ruine politique. Tout pays rationnel tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gideon Levy</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg" alt="" class="wp-image-11747504" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le refrain, tant à droite qu’à <em>«gauche»</em> (sans compter le Premier ministre Benjamin Netanyahou) : une défaite israélienne, un désastre diplomatique, Trump nous a tourné le dos et Steven Witkoff est un <em>«Jewboy»</em>. La nation déplore une calamité, une défaite et un quasi-Holocauste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Bennett&rsquo;s s’empressent d’intervenir et promettent une solution. Ils rétabliront les relations avec les États-Unis et ramèneront Israël sur les champs de bataille pour achever le travail. Telle est leur seule promesse en cette journée particulièrement propice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il ne s’agit ni d’un désastre ni d’un Holocauste. Dans la guerre contre l’Iran, Israël a traversé ce que les psychologues appellent un <em>«test de réalité»</em>, au cours duquel la vérité lui a été révélée. Et cela pourrait bien être l’évolution la plus positive de ces dernières années, à condition que le pays en tire les bonnes conclusions. Ce soi-disant désastre pourrait bien se transformer en une opportunité historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une de ses précédentes catastrophes, celle de 1973, Israël avait su tirer les leçons et ouvrir un nouveau chapitre révolutionnaire de son histoire : celui de la paix. Le fiasco avec l’Iran nous oblige aujourd’hui à reprendre nos esprits une seconde fois, mais pour l’instant, personne n’est là pour mener cette réorientation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un peu de réalisme : un petit pays de 10 millions d’habitants ne peut pas se battre contre le monde entier, même si nous sommes les fils du peuple élu, qui sait tout et fait tout mieux que les autres. Israël ne peut pas renverser des régimes, ni dans la lointaine Téhéran, ni dans la proche Gaza, ni même à Ramallah, juste à côté. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas ; même les États-Unis n’y parviennent pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nous regarder dans le miroir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ne peuvent pas forcer des organisations à déposer les armes ni éradiquer les convictions politiques du cœur des gens. L’époque où l’Amérique était à notre merci est révolue. Reconnaître cette réalité nous offre l’occasion, au milieu de la succession de guerres récentes, de nous regarder dans le miroir : l’armée soi-disant toute-puissante de ce pays n’a réussi à obtenir aucun résultat significatif, si ce n’est la ruine politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout pays rationnel en tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée. L’histoire récente en a apporté suffisamment de preuves. Peut-être que toutes ces guerres futiles étaient nécessaires pour nous ouvrir les yeux et nous faire comprendre qu’aucune guerre choisie par Israël ne s’est jamais bien terminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne reste que peu de temps pour parvenir à cette conclusion. Retirez les troupes de tout le Liban, avant qu’elles ne déclenchent une nouvelle guerre inutile contre l’Iran. Mettez immédiatement un terme à la folie qui sévit en Cisjordanie, avant qu’elle ne se retourne elle aussi contre nous. Accordez un peu de répit à l’armée et à l’armée de l’air, laissez-les respirer. Permettez aux soldats de profiter de leurs réductions militaires et de déjeuner dans les fast-foods de la rue Ibn Gvirol à Tel-Aviv.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Libérez les milliers d’otages palestiniens qui croupissent dans les prisons du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et commencez à vous comporter comme des êtres humains envers les Palestiniens, avant que le monde ne nous y oblige. Et décidez où nous allons, ce que nous voulons : deux États, un seul État démocratique ou un seul État d’apartheid suicidaire. Il n’y a pas de quatrième option et il n’y en aura jamais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël ne peut pas désarmer le Hezbollah</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine, on a appris que l’armée israélienne demandait au gouvernement de parvenir à un accord avec le gouvernement libanais avant que l’armée ne soit contrainte de se retirer des zones occupées, la queue entre les jambes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a là, au moins, un cas de sobriété partielle. Après tout, l’accord avec le gouvernement libanais aurait pu être conclu plus tôt, mais Israël avait besoin de l’épreuve de la guerre pour se rendre compte qu’il ne peut pas désarmer le Hezbollah, et qu’il n’y parviendra jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Forces de défense israéliennes (FDI), au moins, commencent à le comprendre. Il en va de même pour le Hamas, la résistance à l’occupation de la Cisjordanie et le régime iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait qu’Israël soit mégalomane ne signifie pas qu’il soit capable d’agir selon ses propres critères mégalomaniaques, en croyant que des bombardements ici et là serviront ses intérêts. Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité. Nous avons regardé la vérité droit dans les yeux – et elle a baissé les yeux. C’est maintenant à notre tour de baisser les nôtres. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source </strong>: <a href="https://www.haaretz.com/opinion/2026-06-18/ty-article-opinion/.premium/israels-defeat-in-iran-isnt-a-disaster-its-an-opportunity-to-face-the-truth/0000019e-d712-d6a3-a5be-f77252200000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a>.  </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HivjmqdmJy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/detroit-dormuz-le-casse-tete-du-deminage/">Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/detroit-dormuz-le-casse-tete-du-deminage/embed/#?secret=VffIAFVbY2#?secret=HivjmqdmJy" data-secret="HivjmqdmJy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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