<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Israël - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/israel/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/israel/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sat, 24 Oct 2026 10:37:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Israël - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/israel/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Iran &#124; Les durs réclament la bombe nucléaire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/24/iran-les-durs-reclament-la-bombe-nucleaire/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/24/iran-les-durs-reclament-la-bombe-nucleaire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Oct 2026 10:37:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[bombe nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mojtaba Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[uranium]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19855771</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis l'attaque israélo-américaine, les éléments radicaux en Iran appellent à opter clairement pour l’arme nucléaire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/24/iran-les-durs-reclament-la-bombe-nucleaire/">Iran | Les durs réclament la bombe nucléaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Il y a deux décennies, le Guide suprême iranien de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei, a émis une fatwa interdisant le développement d’armes nucléaires. Cette interdiction religieuse a servi de fondement à l’insistance du régime sur le caractère pacifique de ses ambitions en matière d’énergie atomique, et ce, malgré une expansion significative de l’enrichissement de l’uranium, une dynamique qui a placé l’Iran sur une trajectoire de confrontation avec l’Occident. Sauf que tout a basculé avec la guerre israélo-américaine qui a débuté le 28 février 2026 et ses conséquences dévastatrices, aujourd’hui les les éléments les plus radicaux au sein du régime réclament l’annulation de cette fatwa et le changement de la doctrine nucléaire.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19855771"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.ft.com/content/1f23e859-5e70-4d99-8f9b-56de3d0ae43e?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>Financial Times</u></a> rapporte que les dommages collatéraux causés par la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, un nombre croissant de politiciens, d’analystes et de parlementaires radicaux exhortent le régime à abandonner cette position, à se retirer du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et à opter clairement pour l’arme nucléaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Davoud Modarresian, analyste politique proche des courants radicaux, a écrit ce mois-ci : <em>«Les récentes confrontations militaires ont démontré que la possession d’armes nucléaires par l’Iran n’est pas une simple ambition mais une nécessité dont l’importance dépasse même celle du pain»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce débat public marque un tournant notable dans un pays où, jusqu’à présent, exprimer ouvertement un soutien à l’acquisition d’armes nucléaires risquait d’être perçu comme un défi à l’autorité du Guide suprême qui détient le pouvoir de décision ultime. Or, la mort de Khamenei —survenue lors des bombardements américano-israéliens au début du conflit le 28 février— a paradoxalement contribué à lever ce tabou. Son successeur, son fils Mojtaba Khamenei — qui demeure invisible— n’a pas précisé publiquement s’il comptait maintenir la position adoptée par son père. Ce silence a ouvert un espace aux partisans de la ligne dure en Iran pour avancer leurs arguments en faveur de l’acquisition de l’arme nucléaire. Deux enseignants ont affirmé que l’islam chiite jouit d’une souplesse suffisante pour permettre l’évolution des préceptes religieux en réponse à l’évolution des circonstances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mettre en place un<em> «système de dissuasion complet»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Hassan Qashqavi, porte-parole de la commission de la sécurité nationale au Parlement, a déclaré le mois dernier que le nouveau Guide suprême iranien pourrait émettre une nouvelle fatwa concernant la question nucléaire, ajoutant que <em>«personne ne peut l’en empêcher»</em>. M. Qashqavi a ajouté que l’Iran doit mettre en place un<em> «système de dissuasion complet»</em> afin d’éviter que ne se reproduise le schéma actuel, caractérisé par une alternance entre négociations et guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partisans de l’acquisition d’armes nucléaires ont cité l’exemple de la Corée du Nord dont l’arsenal nucléaire s’est, selon eux, avéré efficace pour dissuader toute intervention extérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une source au sein du régime a indiqué que la mort de Khamenei a entraîné une montée en flèche du soutien à l’acquisition d’armes nucléaires parmi les institutions dirigeantes, précisant que la proportion de ceux qui jugent nécessaire de posséder la bombe est passée <em>«de près de zéro à plus de 50%»</em>. Ce changement s’explique en partie par le fait qu’un grand nombre de partisans du régime perçoivent le conflit avec les États-Unis comme une lutte existentielle. Ce conflit demeure dans une impasse tendue et potentiellement explosive autour du détroit d’Ormuz, une zone sur laquelle l’Iran insiste pour maintenir son contrôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des dizaines de commandants et de hauts responsables ont été tués au cours des quarante jours de bombardement avant de prendre fin avec l’instauration d’un cessez-le-feu fragile en avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’un changement de régime en Iran. Le président américain est allé plus loin encore, menaçant de détruire la <em>«civilisation»</em> iranienne et de renvoyer le pays à <em>«l’âge de pierre»</em>. Un haut diplomate occidental en poste à Téhéran a indiqué que ces déclarations avaient conduit des responsables du régime à se demander si les États-Unis envisageaient d’utiliser des armes nucléaires tactiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La position officielle demeure inchangée mais le débat s’élargit. L’Iran maintient officiellement que son programme nucléaire est à vocation pacifique et qu’il n’a pas l’intention de développer des armes nucléaires. Mohammad Eslami, le plus haut responsable du programme nucléaire iranien, a déclaré dimanche que les travaux visant à produire 20 000 mégawatts d’électricité d’origine nucléaire s’étaient poursuivis même en temps de guerre.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f1nKtuKdIF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/">Que reste-t-il de la dissuasion iranienne?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que reste-t-il de la dissuasion iranienne? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/que-reste-t-il-de-la-dissuasion-iranienne/embed/#?secret=LkF41NJJoa#?secret=f1nKtuKdIF" data-secret="f1nKtuKdIF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Appels publics en faveur de l’acquisition d’une force nucléaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les appels publics en faveur de l’acquisition d’une force de dissuasion nucléaire suscitent l’inquiétude de certains responsables politiques pragmatiques, notamment des réformateurs qui plaident depuis des années pour une politique étrangère moins conflictuelle. Hossein Marashi, une figure politique réformatrice de premier plan, a déclaré la semaine dernière aux médias locaux : <em>«La protection de l’Iran et de la République islamique est plus importante que l’enrichissement</em> [de l’uranium]<em> ou la préservation des acquis nucléaires»</em>. Selon des experts, il ne semble pas que l’Iran ait encore atteint le stade de la prise de décision concernant sa doctrine nucléaire alors que la guerre se poursuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ali Vaez, expert des affaires iraniennes au sein de l’International Crisis Group, a déclaré : <em>«Il s’agit d’un débat sérieux qui n’est plus un sujet tabou malgré la fatwa de l’ancien Guide suprême. La guerre a renforcé la position de ceux qui soutiennent qu’un État confronté à une attaque menaçant son existence a, en fin de compte, besoin de la force de dissuasion ultime</em>». Il a toutefois ajouté : <em>«Téhéran pourrait chercher à préserver ses infrastructures nucléaires tout en utilisant son programme comme levier de négociation pour obtenir des concessions économiques ou sécuritaires plutôt que de se précipiter ouvertement vers l’acquisition de la bombe. Tout dépendra de la perception des dirigeants iraniens : estiment-ils que la transformation du programme en un programme d’armement permettrait de prévenir une future attaque, ou, au contraire, qu’elle ne ferait qu’en précipiter le déclenchement?»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abolfazl Bazargan, analyste en relations internationales proche du camp des durs au sein du régime, a déclaré à l’agence de presse Tasnim —liée au Corps des gardiens de la révolution islamique— que l’insistance de l’Iran à affirmer qu’il ne développera jamais d’arme atomique équivaudrait à une <em>«défaite auto-infligée»</em>. Selon lui, Téhéran devrait adopter une doctrine fondée sur le principe de non-recours en premier aux armes nucléaires, tout en conservant la capacité de riposter en cas d’attaque nucléaire.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les évaluations des services de renseignement américains, l’Iran a entamé, il y a plusieurs décennies, des travaux préliminaires en vue d’un programme d’armement nucléaire, avant que ceux-ci ne soient interrompus en 2003. L’an dernier, devant le Congrès, l’ancienne directrice du renseignement national américain a indiqué que, selon les estimations des services de renseignement, Téhéran ne travaille pas à la fabrication d’une arme atomique. Toutefois, la forte accélération des activités d’enrichissement d’uranium —survenue après le retrait de Donald Trump, en 2018, de l’accord nucléaire historique conclu entre l’Iran et les puissances mondiales— a transformé le pays en ce que les experts qualifient d’ <em>«État au seuil du nucléaire»</em>. L’Iran possède désormais la capacité de convertir son programme à des fins militaires, s’il choisissait de le faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, cependant, le programme nucléaire de la République islamique a subi un revers majeur. Les États-Unis ont en effet frappé les trois principales installations nucléaires iraniennes —Natanz, Fordo et Ispahan— durant le conflit de 12 jours qui a opposé Israël à la République islamique en juin de l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Donald Trump —qui insiste sur la nécessité pour Téhéran de démanteler son programme nucléaire— a menacé de prendre pour cible une installation enfouie profondément sous le mont Kuh-e Gazla (la Montagne de la Pioche), dans le centre de l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mystère sur le sort du stock iranien d’uranium hautement enrichi </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des sources d’inquiétude immédiates les plus importantes pour les États-Unis et les puissances occidentales concerne le sort du stock d’uranium hautement enrichi détenu par l’Iran. Celui-ci se compose d’environ 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, un niveau qui ne se situe qu’à un pas du seuil d’enrichissement requis pour la fabrication d’armes. On estime que ce stock –qui, s’il était davantage enrichi, pourrait théoriquement fournir suffisamment d’uranium pour fabriquer une dizaine d’armes nucléaires– se trouve sous les décombres de sites nucléaires ayant été bombardés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a exigé de l’Iran, seul État non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à de tels niveaux, qu’il transfère ce stock hors du pays. Toutefois, alors que Téhéran a résisté à cette exigence, des responsables du régime ont évoqué la possibilité de discuter d’une réduction du taux d’enrichissement de ce stock dans le cadre d’un accord plus large qui prévoirait la levée des sanctions américaines et le dégel des fonds iraniens bloqués à l’étranger, des conditions que Washington n’accepte pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran n’a pas autorisé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à accéder à ses principaux sites nucléaires depuis juin 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre question importante qui se pose : l’Iran va-t-il se retirer du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) ? En vertu des dispositions de ce traité, si l’Iran décidait de s’en retirer, il serait tenu d’en informer tous les autres États parties ainsi que le Conseil de sécurité des Nations unies, avec un préavis de trois mois. Selon des diplomates, Téhéran pourrait utiliser cette option comme un moyen de pression sur Washington afin de parvenir à un accord.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5FrHjTMM2b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/nucleaire-%e2%94%82-liran-veut-se-liberer-de-tout-engagement-envers-laiea/">Nucléaire │ L’Iran veut se libérer de tout engagement envers l’AIEA</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nucléaire │ L’Iran veut se libérer de tout engagement envers l’AIEA » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/25/nucleaire-%e2%94%82-liran-veut-se-liberer-de-tout-engagement-envers-laiea/embed/#?secret=pPPtgBqu2k#?secret=5FrHjTMM2b" data-secret="5FrHjTMM2b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Deux hauts responsables iraniens ont déclaré au <em>Financial Times</em> qu’un retrait du traité ne constituait pas une priorité immédiate. L’un d’eux a affirmé : <em>«Notre politique concernant le Traité sur la non-prolifération nucléaire n’a pas changé pour l’instant mais cela ne signifie pas qu’elle ne changera pas à l’avenir»</em>. Toutefois, la proposition de retrait demeure controversée, y compris parmi certains partisans d’une posture défensive plus ferme de la part de l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des entretiens accordés à des médias locaux, Hamza Safavi, professeur à l’Université de Téhéran et fils de l’un des conseillers militaires du Guide suprême iranien, a suggéré que le recours à d’autres types d’armes non conventionnelles, notamment ce que l’on appelle la bombe sale*, pourrait constituer un moyen de dissuasion tout aussi efficace. Cependant, de telles positions suscitent l’ire d’autres éléments radicaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’activiste politique Davoud Modarresian, le principal obstacle au développement d’une arme nucléaire ne réside pas dans l’interdiction religieuse mais plutôt dans l’hésitation au sein des cercles du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*La bombe sale (ou dispositif de dispersion radiologique, DDR) est un engin explosif conventionnel (dynamite, C4) entouré de matières radioactives, biologiques ou chimiques. Elle ne provoque pas d’explosion atomique mais vise à propager la contamination et la panique.</em><em></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/24/iran-les-durs-reclament-la-bombe-nucleaire/">Iran | Les durs réclament la bombe nucléaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/24/iran-les-durs-reclament-la-bombe-nucleaire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sahel &#124; Le come-back de l’Algérie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/sahel-le-come-back-de-lalgerie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/sahel-le-come-back-de-lalgerie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 07:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv]]></category>
		<category><![CDATA[Azawad]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara Occidental]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Touaregs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19837342</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'Algérie oeuvre à faire face à l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv dans les pays du Sahara et du Sahel.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/sahel-le-come-back-de-lalgerie/">Sahel | Le come-back de l’Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Face à l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv dans les pays du Sahel, Alger qui considère cette espace géographique comme sa sphère d’influence essaye ces derniers temps de prendre des initiatives afin d’améliorer ses relations avec des pays comme le Niger et le Mali qui ont traversée une phase de turbulence ces dernières années. En ouvrant une nouvelle page avec ces pays, l’Algérie entend de nouveau jouer un rôle dans cette région afin de contenir le rôle de plus en plus intense et multiforme de l’Axe concurrent qui l’agace beaucoup et qui a atteint son paroxysme le mois dernier avec la rupture des relations diplomatiques entre Alger et Abou Dhabi.</em></strong></em></strong> <em>(Photo : Combattants du Front de libération de l’Azawad à Kidal, au Mali).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19837342"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La revue américaine <a href="https://foreignpolicy.com/2026/10/14/algeria-sahel-african-politics-security/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>Foreign Policy</u></a> a publié une analyse de Nosmot Gbadamosi indiquant que l’Algérie cherche à retrouver son rôle de médiateur dans les questions de sécurité au sein de la région instable du Sahel. Elle suggère qu’Alger pourrait avoir joué un rôle dans la reprise récente de la ville de Kidal par l’armée malienne et ses alliés russes aux dépens des séparatistes touaregs. Ces derniers avaient procédé à un retrait tactique de cette ville stratégique dont ils avaient pris le contrôle en avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces développements interviennent dans un contexte de reprise des relations bilatérales avec l’Algérie, qui a rouvert son espace aérien à Bamako en juillet, mettant ainsi fin à une rupture de 15 mois. Cette rupture faisait suite à un différend provoqué par l’abattage par l’Algérie d’un drone malien près de leur frontière commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie, qui constitue la deuxième puissance militaire d’Afrique après l’Égypte, a joué pendant des décennies un rôle de médiateur dans le processus de paix entre les rebelles touaregs et le gouvernement malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers mois, Alger s’est efforcée de reconquérir ce rôle, ainsi que sa position traditionnelle de médiateur en matière de sécurité au Sahel, alors que les menaces sécuritaires s’intensifient dans toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’elle prône une politique de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres États, l’Algérie a toujours considéré le Sahel et l’Afrique de l’Ouest comme faisant partie de sa zone d’influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question touarègue et la lutte contre le terrorisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Intissar Fakir, chercheuse principale et directrice fondatrice du programme Afrique du Nord et Sahel au Middle East Institute, a déclaré : <em>«L’Algérie a toujours perçu le Sahel comme faisant partie de l’espace géopolitique global au sein duquel elle exerce son influence. Il existe de nombreux intérêts communs avec le Mali, notamment en ce qui concerne la question touarègue et la lutte contre le terrorisme»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs analystes, l’Algérie craint tout particulièrement une extension de la rébellion vers ses régions méridionales au sein de sa propre population touarègue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces dernières années, face au déclin de son rôle dans la région du Sahel, l’Algérie s’inquiète de plus en plus de la présence de nombreux acteurs étrangers —notamment la Russie et les Émirats arabes unis— qui cherchent à y renforcer leur influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’Algérie commence à se retrouver largement isolée dans son voisinage»</em>, souligne Fakir. Alger a d’ailleurs régulièrement dénoncé le recours du Mali à des mercenaires russes, et ce, malgré ses bonnes relations avec Moscou. Cette situation a conduit le Mali, en 2024, à mettre fin à l’Accord d’Alger, un traité de paix négocié par l’Algérie en 2015 entre le gouvernement malien et une coalition séparatiste menée par les Touaregs de l’Azawad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre l’Algérie et les pays du Sahel se sont davantage dégradées l’an dernier à la suite de l’affaire du drone abattu. Cet incident qui a poussé l’Alliance des États du Sahel (regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger) à rappeler ses ambassadeurs en poste à Alger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie éprouve également une vive inquiétude vis-à-vis d’Abou Dabi. En septembre, elle a rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats, accusant ces derniers d’<em>«actes provocateurs et hostiles»</em>&nbsp;et de déstabiliser la région en soutenant des factions rebelles au Soudan, en Libye et au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juillet, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déclaré, au sujet des Émirats : <em>«Partout où ils mettent les pieds, le sang coule»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les analystes, l’Algérie joue désormais un rôle croissant, tant sur le plan militaire qu’économique, dans les affaires de ses voisins. Cette mutation se manifeste clairement au Niger. En août, l’Algérie a dépêché auprès du gouvernement militaire nigérien quatre avions de combat Soukhoï-30, un avion de ravitaillement en vol et un avion de transport militaire ce qui est une démonstration de force inédite visant à aider les autorités à déjouer une tentative de coup d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours du même mois, Sonatrach, la compagnie énergétique publique algérienne, a entamé des opérations d’exploration sur le gisement pétrolier de Kafra, au Niger, relançant ainsi un projet resté en suspens pendant des années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois dernier, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a salué l’Algérie, qualifiée d’État frère et voisin, affirmant que le Niger est aujourd’hui <em>«sur pied»</em>&nbsp;grâce au soutien algérien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie n’est pas le seul pays d’Afrique du Nord à avoir intensifié son implication au Sahel et dans les régions avoisinantes. En 2023, l’Égypte a fourni des équipements militaires au Niger pour appuyer la lutte contre les groupes djihadistes. Par ailleurs, le Nigeria cherche actuellement à conclure un accord avec l’Égypte portant sur le transfert de technologies militaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le</strong> prisme de la rivalité entre l’Algérie et le Maroc</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la principale dynamique en direction de la région émane du Maroc —rival de l’Algérie— qui espère que des relations régionales solides viendront soutenir son plan pour le Sahara occidental. L’Algérie, quant à elle, héberge le Front Polisario, mouvement qui milite pour l’indépendance de ce territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations historiques du Maroc avec les pays d’Afrique de l’Ouest remontent à des siècles mais elles se sont tendues dans les années 1980 en raison d’un soutien croissant à l’indépendance du Sahara occidental. Depuis sa réintégration au sein de l’Union africaine en 2017, Rabat s’est tourné de plus en plus vers la diplomatie économique pour renforcer sa position dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction d’un gazoduc reliant le Nigeria au Maroc devrait débuter au cours des deux prochaines années. Ce projet vise à acheminer le gaz naturel nigérian à travers 12 pays avant qu’il n’atteigne le Maroc, qui se chargera ensuite de l’exporter vers l’Europe. Par ailleurs, le Maroc collabore avec la Mauritanie à des projets visant à relier les pays enclavés du Sahel à l’océan Atlantique via le port marocain de Dakhla situé au Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, selon Fakir, réduire ces évolutions régionales au seul prisme de la rivalité entre l’Algérie et le Maroc serait une simplification excessive. Elle ajoute :<em>&nbsp;«Le Maroc n’est plus le seul acteur impliqué dans la sécurité de la région du Sahel. Par conséquent, toute mesure prise par l’Algérie ne constitue pas nécessairement une réaction au Maroc mais répond plutôt à un ensemble de circonstances changeantes et variées»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/sahel-le-come-back-de-lalgerie/">Sahel | Le come-back de l’Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/22/sahel-le-come-back-de-lalgerie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A travers Rima Hassan, la France cherche-t-elle à museler la voix de la Palestine ?  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/a-travers-rima-hassan-la-france-cherche-t-elle-a-museler-la-voix-de-la-palestine/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/a-travers-rima-hassan-la-france-cherche-t-elle-a-museler-la-voix-de-la-palestine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 07:32:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[Kozo Okamoto]]></category>
		<category><![CDATA[La france insoumise]]></category>
		<category><![CDATA[LFI]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d’expression]]></category>
		<category><![CDATA[Rima Hassan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19836890</guid>

					<description><![CDATA[<p>Commentant le procès de la Franco-Palestinienne Rima Hassan, Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce un abus de pouvoir et met en cause le gouvernement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/a-travers-rima-hassan-la-france-cherche-t-elle-a-museler-la-voix-de-la-palestine/">A travers Rima Hassan, la France cherche-t-elle à museler la voix de la Palestine ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le parquet de Paris a requis, mardi 20 octobre 2026, dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité contre l’eurodéputée de La France insoumise, poursuivie pour apologie du terrorisme. À l’origine de l’affaire, une publication sur X citant Kozo Okamoto, l’un des auteurs de l’attentat de 1972 à l’aéroport de Lod, en Israël. Les réquisitions ont provoqué une réaction virulente de Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce un abus de pouvoir et met en cause le gouvernement. Le jugement est attendu le 30 novembre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19836890"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le parquet de Paris a demandé dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité contre Rima Hassan, jugée depuis lundi 19 octobre devant la 10<sup>e</sup> chambre correctionnelle de Paris. L’eurodéputée de LFI est poursuivie pour apologie du terrorisme à la suite d’un message publié sur X le 26 mars, puis supprimé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La publication reprenait une citation attribuée à Kozo Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise et l’un des trois auteurs de l’attentat commis le 30 mai 1972 à l’aéroport de Lod, près de Tel-Aviv. L’attaque avait fait 26 morts et environ 80 blessés.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zsDGyPRme2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/02/proces-de-rima-hassan-peut-on-encore-defendre-la-palestine-en-france/">Procès de Rima Hassan | Peut-on encore défendre la Palestine en France ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Procès de Rima Hassan | Peut-on encore défendre la Palestine en France ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/02/proces-de-rima-hassan-peut-on-encore-defendre-la-palestine-en-france/embed/#?secret=oCzX6p3I86#?secret=zsDGyPRme2" data-secret="zsDGyPRme2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le message relayé par Rima Hassan indiquait : <em>«J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le ministère public, la publication ne peut être dissociée de la participation d’Okamoto à cet attentat. Le parquet estime qu’en reprenant ces propos sans prendre ses distances avec leur auteur, l’eurodéputée a contribué à banaliser le massacre et à valoriser celui qui l’a commis. Il a écarté l’idée d’une instrumentalisation des poursuites en raison de ses opinions politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mélenchon dénonce un abus de pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les réquisitions ont suscité une réaction immédiate de Jean-Luc Mélenchon. Sur X, le fondateur de LFI a dénoncé ce qu’il considère comme une procédure abusive et accusé la <em>«Macronie»</em> de se montrer servile envers Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réaction inscrit le procès dans la confrontation politique autour de la guerre à Gaza et des prises de position de Rima Hassan sur la Palestine. Pour le dirigeant insoumis, les poursuites visent une élue dont les interventions dérangent le pouvoir. Cette lecture est contestée par le ministère public, qui affirme que l’affaire porte sur le contenu d’une publication et non sur les opinions politiques de son auteure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de l’audience du lundi 19 octobre, Rima Hassan avait elle-même dénoncé une <em>«tentative d’intimidation»</em> et une volonté de <em>«mise sous silence d’une élue de l’opposition»</em>. Elle avait ensuite choisi d’exercer son droit au silence. Son avocat, Vincent Brengarth, conteste également la procédure et estime que la liberté d’expression de sa cliente est en jeu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une décision attendue le 30 novembre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’affrontement entre LFI et le parquet, le tribunal doit déterminer si le message publié répond aux critères juridiques de l’apologie du terrorisme. La question est précise : il ne s’agit pas de juger la défense des droits des Palestiniens en général, mais d’apprécier la portée d’une citation attribuée à un homme impliqué dans un attentat meurtrier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La distinction est importante. La défense d’une cause politique ne constitue pas en elle-même une apologie du terrorisme. Mais la référence à cette cause ne suffit pas non plus à soustraire une publication à l’examen de la justice, estime l’accusation, qui n’aurait sans doute pas utilisé ce même argument si l’auteur du poste n’était pas connu pour ses positions propalestiniennes. C’est une justice sur-mesure ou à la tête du client, disent les soutiens de la Palestinienne, qui se trouve ainsi entraînée dans une casuistique consistant à apprécier les termes employés dans une simple citation, leur auteur, leur contexte, leur signification et quoi encore.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ke3Fj4ZQrn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/la-france-accusee-de-harcelement-judiciaire-contre-rima-hassan/">La France accusée de «harcèlement judiciaire» contre Rima Hassan</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La France accusée de «harcèlement judiciaire» contre Rima Hassan » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/la-france-accusee-de-harcelement-judiciaire-contre-rima-hassan/embed/#?secret=6Ue5PbUYS7#?secret=ke3Fj4ZQrn" data-secret="ke3Fj4ZQrn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Rima Hassan encoure jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Les peines demandées par le parquet ne constituent pas une condamnation. Le tribunal rendra sa décision le 30 novembre, date à laquelle les arguments des parties seront confrontés à l’appréciation judiciaire des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ici là, l’affaire continuera vraisemblablement d’alimenter les débats sur la limite de la liberté d’expression au supposé pays des droits de l’homme et le traitement politique des prises de position sur le conflit israélo-palestinien, souvent biaisé par des partis-pris pro-israéliens flagrants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/a-travers-rima-hassan-la-france-cherche-t-elle-a-museler-la-voix-de-la-palestine/">A travers Rima Hassan, la France cherche-t-elle à museler la voix de la Palestine ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/a-travers-rima-hassan-la-france-cherche-t-elle-a-museler-la-voix-de-la-palestine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Morale à géométrie variable dans la presse suisse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/morale-a-geometrie-variable-dans-la-presse-suisse/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/morale-a-geometrie-variable-dans-la-presse-suisse/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 06:37:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amal Mekki]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[Swissinfo]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicat suisse des mass media]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19836556</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce qui est arrivé à la journaliste tunisienne Amal Mekki soulève de sérieuses questions sur la liberté de la presse en Suisse. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/morale-a-geometrie-variable-dans-la-presse-suisse/">Morale à géométrie variable dans la presse suisse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Ce qui est arrivé à Amal Mekki, ex-responsable de la rédaction arabe de SwissInfo, évoqué dans notre article</em></strong></em></strong> <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/affaire-amal-mekki-quand-lorigine-dune-journaliste-devient-un-sujet-de-controverse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em><u><strong><em>‘‘Affaire Amal Mekki: quand l’origine d’une journaliste devient un sujet de controverse’’</em></strong></u></em></strong></a><strong><em><strong><em>, «est profondément troublant et soulève de sérieuses questions déontologiques», a commenté un journaliste arabe basé en Suisse sous couvert d’anonymat.</em></strong></em></strong></p>



<span id="more-19836556"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La journaliste tunisienne a perdu son emploi après que son traitement de la guerre à Gaza a fait l’objet de la critique tendancieuse d’un journaliste israélien. La direction de la SSR, un groupe de presse jusque-là réputé pour sa rigueur professionnelle et son irréprochable déontologie, n’a pas reproché des erreurs factuelles ou professionnelles à Amal Mekki, dont les articles étaient justes, documentés et équilibrés. Ce qu’on lui a reproché c’est en quelque sorte son origine arabo-musulmane et ses positions pro-palestiniennes exprimées sur les réseaux sociaux avant même son entrée dans le groupe d’information suisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«C</em><em>ette histoire révèle le climat de peur qui semble régner dans une partie de la presse suisse</em><em>»</em>, souligne notre confrère.&nbsp;Et ajoute : <em>«</em><em>Le silence de la presse suisse est sidérant</em><em>&nbsp;</em><em>! Ici, dès qu’on aborde la question d’Israël, beaucoup semblent tétanisés à l’idée d’être accusés d’antisémitisme. Il faut pourtant pouvoir interroger les pratiques journalistiques et les rapports de pouvoir sans que toute critique soit immédiatement disqualifiée.</em><em>»</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qTOtJawQ4D"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/affaire-amal-mekki-quand-lorigine-dune-journaliste-devient-un-sujet-de-controverse/">Affaire Amal Mekki | Quand l’origine d’une journaliste devient un sujet de controverse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affaire Amal Mekki | Quand l’origine d’une journaliste devient un sujet de controverse » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/affaire-amal-mekki-quand-lorigine-dune-journaliste-devient-un-sujet-de-controverse/embed/#?secret=mozqGvN0UB#?secret=qTOtJawQ4D" data-secret="qTOtJawQ4D" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur les réactions suscitées par cette affaire chez les journalistes suisses, notre interlocuteur a enchaîné : <em>«</em><em>Beaucoup d</em><em>’entre eux ont exprimé</em><em>&nbsp;leur étonnement face à cette affaire et aux pratiques</em> <em>douteuses au sein de</em> <em>Swissinfo</em><em>, mais ils se sont gardés de le faire publiquement, de crainte de subir le sort de leur consœur tunisienne</em><em>. Mais pourquoi tant de prudence, voire de peur ? Et pourquoi ce silence du Syndicat suisse des mass media</em><em>&nbsp;(</em><em>SSM) ?&nbsp;Beaucoup de nos confrères hésitent encore à afficher publiquement leur soutien à Amal Mekki, par crainte des conséquences ou par manque de courage. On ne peut s’empêcher de se demander si les réactions auraient été les mêmes si elle n’était pas arabe. D’autant plus que, selon les éléments rapportés dans cette affaire, son rédacteur en chef lui aurait demandé de se faire passer pour juive.</em><em>&nbsp;</em><em>Pourquoi cette humanité à deux vitesses, cette morale à géométrie variable dans la presse suisse ? Les principes de justice, de solidarité et de dignité humaine ne devraient connaître ni frontières ni origines. Défendre une journaliste face à des pratiques potentiellement contraires à l’éthique ne devrait jamais dépendre de son origine ni du sujet sur lequel elle travaille.</em><em>»</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient, cependant, de rappeler que ce climat vénéneux, entretenu par les lobbys pro-israéliens, n’est pas spécifique à la Suisse. Il est pire en France, en Allemagne et dans d’autres pays de l’Union européenne, où il n’est pas facile d’être un journaliste arabe ou musulman ou même seulement de critiquer Israël, quand bien même il commettrait un génocide condamné par la communauté internationale. Ceux qui l’ont fait, pour être en cohérence avec leurs principes et en paix avec leur conscience, dont plusieurs intellectuels de haut niveau, se sont trouvés, du jour au lendemain, carrément interdits d’antennes et de plateaux. C’est la démocratie occidentale dans toute sa splendeur !</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong> </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/morale-a-geometrie-variable-dans-la-presse-suisse/">Morale à géométrie variable dans la presse suisse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/morale-a-geometrie-variable-dans-la-presse-suisse/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Législatives israéliennes &#124; Eizenkot est-il si différent de Netanyahu ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/legislatives-israeliennes-eizenkot-est-il-si-different-de-netanyahu/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/legislatives-israeliennes-eizenkot-est-il-si-different-de-netanyahu/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 07:51:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Gadi Eisenkot]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[législatives]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Likoud]]></category>
		<category><![CDATA[Yashar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19823140</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’ancien chef d’état-major de l’armée Eisenkot est le principal adversaire de Netanyahu pour les législatives israéliennes.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/legislatives-israeliennes-eizenkot-est-il-si-different-de-netanyahu/">Législatives israéliennes | Eizenkot est-il si différent de Netanyahu ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne de 2015 à 2019 Gadi Eisenkot est aujourd&rsquo;hui le principal adversaire du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et sa formation politique Yashar a toutes ses chances pour battre le Likoud lors des élections législatives du mardi 27 octobre 2026. Les Israéliens le perçoivent comme «intègre» contrairement à Netanyahu dont les scandales de corruption n’en finissent pas. Il se distingue de l’actuel Premier ministre par son style et son tempérament cependant il entretient une ambiguïté savamment cultivée sur des points politiques essentiels.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19823140"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«On a dit de lui qu’il incarne tout ce que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’est pas»</em>, c’est par ces mots que Peter Beaumont commence son analyse du profil d’Eisenkot dans <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/oct/15/israel-gadi-eisenkot-profile-netanyahu-election" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Gardian</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence entre Gadi Eisenkot, ancien général et principal candidat de l’opposition lors des élections israéliennes de ce mois-ci, et Netanyahu commence par l’apparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un homme à l’allure parfois négligée, une apparence qui contraste avec celle de Netanyahu, adepte des teintures capillaires, du maquillage et d’un besoin obsessionnel de maîtriser son image médiatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’analyse du commentateur israélien Anshel Pfeffer, il représente <em>«l’anti-Bibi»</em> au sein d’une classe politique israélienne où beaucoup aspirent, au contraire, à lui ressembler.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une image lisse mais une même propension à casser du Palestinien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un paysage politique israélien marqué par les trahisons, les coups bas et les campagnes de dénigrement —publiques comme privées—, Eisenkot se distingue par sa droiture selon Pfeffer. Il est entré en politique il y a seulement quatre ans et son parti a été baptisé <em>«Yashar»</em>, un terme qui signifie <em>«droit»</em> ou <em>«honnête»</em>, <em>«droiture»</em> et <em>«honnêteté»</em> qui, en Israël, n’excluent pas une centaine volonté de spolier les Palestiniens de ce qui reste de leurs terres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, sur les dossiers fondamentaux, un Israël dirigé par Eisenkot ne différerait pas radicalement de la situation actuelle. Il est en effet resté évasif sur des questions cruciales, notamment la solution à deux États et la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il n’est pas lisse. Il n’est pas corrompu. Je pense qu’il se concentrera davantage sur les enjeux internes que sur la scène internationale. En tant qu’ancien militaire, il cherche avant tout à apaiser les tensions mais il reste très prudent et évite de prendre des positions tranchées»</em>, explique Mairav ​​Zonszein, analyste principale au sein de l’International Crisis Group.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux électeurs, l’attrait qu’exerce Eisenkot tient moins à son idéologie qu’à l’image qu’il dégage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Dahlia Scheindlin, sondeuse et analyste politique israélienne, l’un des atouts majeurs d’Eisenkot réside dans ses <em>«origines très modestes»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Netanyahu est le fils d’un universitaire né en Pologne, Eisenkot est issu d’une famille juive mizrahi (oriental en hébreu) originaire du Maroc. Il a débuté sa carrière militaire comme simple soldat d’infanterie, gravissant les échelons jusqu’à devenir chef d’état-major de l’armée israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le fait qu’il soit issu d’un milieu populaire, originaire d’une zone périphérique, renforce l’impression, chez les électeurs, qu’il est plus proche du peuple. Il est perçu comme quelqu’un d’empathique et de direct. C’est sans doute pour cela qu’ils ont testé auprès de l&rsquo;opinion des noms pour le parti et qu&rsquo;ils ont fini par choisir Yashar. Les gens ont probablement trouvé qu’il dégageait une grande honnêteté»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais si l’idéologie demeure un facteur déterminant du vote des Israéliens, en quoi Eisenkot croit-il, au juste ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan intérieur, il réclame une enquête approfondie sur les défaillances des services de renseignement qui ont rendu possible l’opération Déluge d’Al Aqsa le 7 octobre 2023. Plus clivant encore, il plaide pour la fin de l’exemption du service militaire dont bénéficient les ultra-orthodoxes, une question qui, depuis longtemps, est source de tensions au sein de la société israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les enjeux majeurs —notamment celui de la solution à deux États, qui impliquerait la création d’un État palestinien—, il reste ambigu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je n’ai jamais affirmé que la solution consistait en deux États pour deux peuples. Nous sommes confrontés à un conflit religieux et national très profond, quiconque imagine qu’un accord est possible à l’heure actuelle se trompe lourdement»</em>, déclaré Eisenkot durant la campagne.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gybKp2QPy2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/lia-sinvite-dans-les-elections-legislatives-israeliennes/">L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/lia-sinvite-dans-les-elections-legislatives-israeliennes/embed/#?secret=nTlaxPgBDh#?secret=gybKp2QPy2" data-secret="gybKp2QPy2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Eisenkot soutient d’une façon générale la colonisation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la question plus large des colonies juives en Cisjordanie, Eisenkot demeure également évasif. S’il s’oppose au projet de colonisation de la zone E1* —perçu comme un obstacle potentiel à tout futur État palestinien—, il soutient, plus généralement, la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où Eisenkot se distingue du gouvernement actuel, c’est sur la décision de Netanyahu de confier la gestion de la Cisjordanie occupée à Bezalel Smotrich, ministre d’extrême droite favorable à la colonisation. Or, cette zone connaît une recrudescence des violences commises par des colons, ce qui a suscité de vives condamnations internationales et entraîné des sanctions. Eisenkot a déclaré qu’il <em>«renverserait»</em> immédiatement cette situation et rendrait à l’armée le contrôle de la Cisjordanie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sceptiques estiment qu’Eisenkot et ses alliés prônent un retour à une ancienne stratégie qui a fait ses preuves : gérer le conflit avec les Palestiniens sans chercher à le résoudre dans le but d’atténuer la pression internationale sur Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ce qu’Eisenkot et les autres disent, en somme, c’est ‘‘Nous serons de meilleurs gestionnaires. Nous dirigerons mieux le pays, sans pour autant changer de cap. Ils ne parlent pas vraiment de la question palestinienne’’»</em>, explique le professeur Yossi Mekelberg du groupe de réflexion Chatham House. Par conséquent, il s’agit uniquement d’un changement de méthode mais pas de politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un militaire belliqueux, faucon parmi les faucons</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne l’usage de la force militaire, Eisenkot est tout sauf une colombe. En tant que commandant du front nord d’Israël durant la seconde guerre du Liban en 2006, il fut l’architecte de la tristement célèbre <em>«doctrine Dahiya»</em>, selon laquelle Israël devait déployer une <em>«force disproportionnée et causer des dommages et des destructions immenses»</em> dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. Une politique qui trouve sa pleine expression dans la guerre actuelle à Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <em>The Guardian</em>, il a fait preuve d’un réalisme plus militaire concernant Gaza. Il y a deux ans, il soulignait qu’il était peu probable qu’Israël remporte une <em>«victoire totale»</em> sur le Hamas et préconisait une stratégie donnant la priorité à la vie des détenus israéliens dans la bande de Gaza. Son fils, Gal Meir Eisenkot, âgé de 25 ans, a succombé à ses blessures fin 2023, après une opération menée à Gaza pour récupérer les corps de détenus israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La position d’Eisenkot quant à l’usage de la violence par l’État diffère de celle de Netanyahu qu’il a d’ailleurs critiqué l’an dernier pour avoir affirmé qu’Israël devait devenir une <em>«super-Sparte»</em>, un État militarisé et craint par ses voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les observateurs estiment qu’une administration dirigée par Eisenkot sévirait probablement contre les violences commises par les colons en Cisjordanie, ils se demandent si elle irait beaucoup plus loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«C’est une mesure facile à mettre en œuvre et environ la moitié de la société israélienne estime qu’il serait judicieux de sévir davantage contre les colons violents. De plus, cela faciliterait ses relations internationales»</em>, note Scheindlin. Elle ajoute : <em>«Il ne serait pas un Premier ministre confronté à des accusations de corruption</em> [comme Netanyahu]<em>. J’imagine un gouvernement qui jouerait un rôle de stabilisation, offrant l’opportunité de renouer des relations avec le reste du monde, plutôt que de voir des ministres multiplier des déclarations qui mènent tout droit devant la Cour internationale de justice ou la Cour pénale internationale»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle soulève cependant une question importante qui va se poser en cas de victoire de Yashar : <em>«Combien de temps un tel gouvernement pourrait-il survivre et quelle marge de manœuvre aurait-il pour mener une politique?»</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5I3mS9VRRk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/israel-netanyahu-tire-fierte-de-ce-dont-il-devrait-avoir-honte/">Israël | Netanyahu tire fierté de ce dont il devrait avoir honte</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël | Netanyahu tire fierté de ce dont il devrait avoir honte » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/israel-netanyahu-tire-fierte-de-ce-dont-il-devrait-avoir-honte/embed/#?secret=SjfR0t8i4b#?secret=5I3mS9VRRk" data-secret="5I3mS9VRRk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si Eisenkot a su incarner un espoir pour les opposants à Netanyahu, Scheindlin s’interroge : <em>«Quelle part revient réellement à sa personnalité et quelle part relève de la simple projection?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je pense qu’Israël peut retrouver une trajectoire normale à condition qu’il y ait quelqu’un qui se soucie réellement de la population. Or, les gens ont projeté sur lui l’idée qu’il se soucie sincèrement des citoyens. Plus les gens le voient, plus ils projettent sur lui ce qu’ils souhaitent y trouver. Il est perçu comme celui qui apportera du ‘‘professionnalisme’’, il bénéficie de cette aura d’homme au-dessus de la mêlée précisément parce qu’il est issu de l’armée»</em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Shai Bazak, ancien diplomate israélien, spécialiste de la communication et ex-conseiller de Netanyahu, soutient que le principal atout d’Eisenkot pourrait bien être, justement, son absence de volonté de prendre des mesures radicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Après un dirigeant très charismatique et dominant, les gens choisissent délibérément quelqu’un de moins charismatique car ils aspirent tout simplement au calme et à la tranquillité. Ils ne veulent plus de tout ce tumulte»</em>, a-t-il déclaré à <em>Politico</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*E1 est un projet d’extension colonial israélien sur un territoire de 12 km2 situé à l’ouest de la colonie Ma’aleh Adumim, près de Jérusalem-Est, en Cisjordanie (territoire palestinien occupé). L&rsquo;objectif est de rendre impossible la création d’un État de Palestine en menaçant la continuité territoriale de la Cisjordanie occupée et en la coupant de Jérusalem-Est.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/legislatives-israeliennes-eizenkot-est-il-si-different-de-netanyahu/">Législatives israéliennes | Eizenkot est-il si différent de Netanyahu ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/20/legislatives-israeliennes-eizenkot-est-il-si-different-de-netanyahu/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Houthis mettent en lumière les limites du vaste arsenal militaire saoudien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/16/les-houthis-mettent-en-lumiere-les-limites-du-vaste-arsenal-militaire-saoudien/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/16/les-houthis-mettent-en-lumiere-les-limites-du-vaste-arsenal-militaire-saoudien/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 08:22:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ansar Allah]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19803641</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Arabie saoudite, l'un des grands acheteurs d’armes au monde, peine à contrer les attaques des Houthis soutenus par l'Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/16/les-houthis-mettent-en-lumiere-les-limites-du-vaste-arsenal-militaire-saoudien/">Les Houthis mettent en lumière les limites du vaste arsenal militaire saoudien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Alors que l’Arabie saoudite figure parmi les plus grands acheteurs d’armes au monde, elle peine à contrer les tactiques du groupe yéménite Ansar Allah, communément appelé les Houthis, soutenu par l’Iran. Cette boulimie d’achats militaires est clairement inefficace et ne permet pas de protéger le Royaume face aux incessantes attaques des Houthis qui frappent des cibles vitales comme l’infrastructure aéroportuaire, les installations pétrolières ou le siège d’Aramco, ciblé le mardi 13 octobre 2026. Nous sommes tentés de dire que ces achats compulsifs servent à nourrir l’ogre qu’est le complexe militaro-industriel américain, c’est en partie vrai cependant la situation est plus complexe que cela.</em></strong></em></strong> <em>(Photo : Capture d’écran issue d’une vidéo fournie par les Houthis, montrant des combattants en train d’examiner les débris d’un avion de combat F-15 saoudien après l’avoir abattu). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19803641"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite possède 353 avions de chasse dont un F-15 abattu en septembre dernier par les Houthis. Elle&nbsp;est dotée&nbsp;de l’un des meilleurs systèmes de défense antiaérienne, 108 lanceurs de missiles Patriot, 6 lanceurs de missiles Thaad, d’autres lanceurs de missiles d’interception comme Avenger, Mistral et Rapid Ranger ainsi que des missiles sol-air, des drones intercepteurs, des réseaux de radars, des équipements de guerre électronique et même le Sky Shield, une arme laser à fibre optique de fabrication chinoise destinée à contrer les drones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de tout cela, le groupe yéménite pro-iranien frappe là où ça fait mal et les Saoudiens peinent à se protéger. Comment cela est-il possible alors que l’Arabie Saoudite possède cet immense arsenal ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête du <a href="https://www.ft.com/content/afa0a322-ad2a-4d49-aa0e-81f15a01c3a7?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>Financial Times</u></a>, Charles Clover, Chloe Cornish et Ahmed Al Omran se sont penchés sur le sujet pour pouvoir comprendre cette situation. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Des centaines de milliards de dollars investis pour rien </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite a dépensé des centaines de milliards de dollars pour se doter de l’un des arsenaux militaires les plus redoutables du Moyen-Orient, composé d’équipements américains allant des missiles Patriot aux avions de chasse F-15. Cependant, ce mois-ci, des attaques houthies ont frappé jour après jour des cibles situées au cœur du royaume —notamment l’aéroport international du roi Khaled à Riyad— révélant brutalement les limites de ces investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi 13 octobre, les rebelles houthis ont pris pour cible le siège de Saudi Aramco, la plus grande compagnie pétrolière au monde, situé à Dhahran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que le royaume ait réussi à se défendre contre des salves de missiles iraniens au début du conflit, des analystes et des experts du secteur militaire saoudien estiment qu’il a du mal à s’adapter à l’évolution rapide des tactiques et des technologies employées par les Houthis. L’épuisement des stocks régionaux d’intercepteurs, après des mois de bombardements iraniens, a également compliqué la défense de ce vaste territoire, ont-ils ajouté.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7Mg6sZ5iuB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/les-houthis-sement-la-panique-en-arabie-saoudite/">Les Houthis sèment la panique en Arabie saoudite</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Houthis sèment la panique en Arabie saoudite » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/les-houthis-sement-la-panique-en-arabie-saoudite/embed/#?secret=8olTMdqvRr#?secret=7Mg6sZ5iuB" data-secret="7Mg6sZ5iuB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Manque de coordination des systèmes de défense saoudiens</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La défense parfaite n’existe pas, il faut toujours s’attendre à des failles. Cela dit, les aéroports —et pas seulement les installations énergétiques— devraient figurer sur la liste des infrastructures critiques à protéger absolument»</em>, a déclaré Bilal Y. Saab, directeur général du cabinet de conseil Trends US à Washington et chercheur associé au groupe de réflexion Chatham House.&nbsp;Selon M. Saab, la situation révèle les tactiques des Houthis et le manque de coordination des systèmes de défense antimissile côté saoudien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’an dernier, le royaume a consacré l’équivalent de 6,5% de son PIB aux dépenses militaires ce qui en fait l’un des taux les plus élevés au monde selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre atteignait 13% en 2015, année où le prince Mohammed ben Salmane —alors ministre de la Défense— a déployé une coalition militaire pour soutenir le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale dans sa lutte contre les Houthis soutenus par l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le royaume allait passer des années enlisé dans ce conflit, lançant une vaste et coûteuse campagne aérienne contre les rebelles dans le cadre d’une guerre civile que l’Onu qualifierait de pire crise humanitaire d’origine humaine au monde, avant qu’un cessez-le-feu n’intervienne en 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran en février, les défenses aériennes saoudiennes semblaient initialement bien armées pour protéger le royaume des frappes iraniennes, affichant des taux d’interception élevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, si la trêve avec les Houthis a tenu au début, elle n’a pas perduré. En juillet, après que Riyad a frappé une piste d’aéroport à Sanaa, la capitale contrôlée par les Houthis, affirmant vouloir empêcher l’atterrissage d’un avion iranien, ces derniers ont annoncé un blocus des navires saoudiens, lancé une offensive pour s’emparer de la côte de la mer Rouge et commencé à bombarder des installations énergétiques saoudiennes, perturbant ainsi les exportations de pétrole du royaume.&nbsp;Une autre attaque, menée par des milices chiites en Irak, a également entraîné la fermeture temporaire de l’oléoduc stratégique reliant l’est à l’ouest du royaume.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les</strong> <strong>rebelles</strong> houthis attaquent des cibles critiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mois-ci, les rebelles ont intensifié leur campagne contre les aéroports saoudiens après l’annonce d’une contre-offensive par la coalition yéménite soutenue par l’Arabie saoudite, provoquant l’annulation de milliers de vols. La frappe du samedi 10 octobre ayant ciblé l’aéroport international du roi Khaled à Riyad —toujours fermé— a fait 13 morts et 309 blessés, constituant l’attaque la plus meurtrière de ce type depuis près de dix ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pilotes de chasse saoudiens ont accumulé des années d’expérience dans la lutte contre les Houthis.&nbsp;Des personnes ayant collaboré avec l’armée saoudienne affirment que le problème ne réside pas dans le manque d’expertise.&nbsp;<em>«J’ai passé beaucoup de temps à travailler avec le commandement des Forces royales de défense aérienne saoudiennes»</em>, a déclaré David Des Roches, professeur au sein du cabinet de conseil et organisme de formation Thayer Marshall Institute. Ayant dispensé des formations à de hauts responsables de la défense saoudienne, il les décrit comme étant <em>«incroyablement compétents»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Q6Zkcj5J0k"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/mohammed-ben-salmane-seul-face-aux-houthis/">Mohammed ben Salmane, seul face aux Houthis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mohammed ben Salmane, seul face aux Houthis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/mohammed-ben-salmane-seul-face-aux-houthis/embed/#?secret=tzX4hIKbJw#?secret=Q6Zkcj5J0k" data-secret="Q6Zkcj5J0k" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les Houthis ont appris à déjouer les systèmes de défense  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les analystes militaires, les Houthis ont tiré parti des années de guerre contre l’Arabie saoudite, Israël et les États-Unis pour bien mieux comprendre comment déjouer les radars et les systèmes d’interception modernes. Par ailleurs, la trêve de quatre ans avec Riyad leur a permis de se réarmer avec l’aide de l’Iran. Une personne informée de ces attaques a indiqué que les Houthis avaient utilisé des drones-vraisemblablement des modèles Samad-2 ou Samad-3, des drones de frappe à longue portée et à voilure fixe&nbsp;&nbsp;pour cartographier la portée des intercepteurs. Ils ont ensuite eu recours à des missiles de croisière, peut-être dérivés du modèle iranien Quds-4, ces engins volent plus bas et plus lentement tout en pouvant modifier leur trajectoire, ce qui les rend difficiles à détecter. <em>«Un mélange de chance et de stratégie»</em>, a commenté une source au <em>FT</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ce que nous observons actuellement donne à penser que les Houthis ont également acquis une précieuse expérience opérationnelle. Ils tirent les leçons de leurs attaques infructueuses, adaptent leurs tactiques et renforcent leur capacité à défier des systèmes de défense aérienne sophistiqués»</em>, a déclaré Mohammed al-Basha, fondateur du cabinet de conseil Basha Report, basé à Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis ont également tiré parti des leçons apprises par l’Iran et ses alliés régionaux lors de leurs confrontations avec les États-Unis et Israël, notamment en ce qui concerne les frappes de missiles contre des bases militaires et des infrastructures critiques dans tout le Golfe. <em>«Les Houthis et leurs soutiens iraniens ont appris une chose ou deux sur les forces et les limites des systèmes de défense aérienne occidentaux»</em>, a déclaré Basha.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les défenses aériennes saoudiennes sont étendues et comprennent des systèmes Patriot et Thaad, des missiles sol-air, des drones intercepteurs, des réseaux de radars, des équipements de guerre électronique et même le Sky Shield, une arme laser à fibre optique de fabrication chinoise destinée à contrer les drones.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les stocks de munitions se sont progressivement épuisés </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’approvisionnement en missiles intercepteurs constitue une variable critique, bien qu’ambiguë, selon les analystes. Depuis février, les États du Golfe se sont défendus contre les attaques de missiles iraniens en utilisant massivement les systèmes Patriot et Thaad or, il est de notoriété publique que les stocks actuels —bien que jalousement gardés secrets— sont faibles. Les États-Unis ont averti même leurs alliés les plus proches que les stocks de missiles intercepteurs Patriot étaient très limités, Washington privilégiant ses propres besoins militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite a vu la pression s’accentuer sur ses défenses aériennes car elle devait désormais anticiper les menaces venant à la fois de l’Iran, à l’est, et des Houthis, au sud, ce qui signifie, selon Des Roches, qu’il <em>«faut diviser ses capacités par deux»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Robert Tollast, chercheur au Royal United Services Institute de Londres, a affirmé qu’avec une planification adéquate, les Houthis pourraient concentrer leurs tirs de missiles pour saturer les défenses, même celles de cibles pourtant bien protégées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Saoudiens se retrouvent dans la même situation que les Ukrainiens, les Israéliens ou les Américains. La production de ces intercepteurs est manifestement sous tension et il est difficile d’établir des priorités»</em>, explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Tollast a ajouté que la défense de l’Arabie saoudite était bien plus complexe que celle d’Israël, par exemple, en raison de la dispersion des bases militaires, des aéroports, des installations pétrolières et des villes sur un vaste territoire qu’aucun réseau de défense aérienne ne peut protéger intégralement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les attaques houthis menées à travers le pays s’inscrivaient dans une stratégie visant à disperser les moyens de défense aérienne saoudiens, a expliqué Sascha Bruchmann, chercheur basé à Bahreïn pour le groupe de réflexion International Institute for Strategic Studies (IISS). <em>«Les insurgés vont cibler un élément important pour vous pendant plusieurs jours d’affilée, jusqu’à ce que vous commenciez à y déplacer des ressources limitées. Ils vous dispersent et vous forcent à déplacer vos moyens, pour ensuite frapper une autre cible qui vous est chère»</em>, a expliqué Bruchmann.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Tollast, se défendre contre des attaques de missiles d’une telle ampleur implique de détruire les lanceurs situés en territoire houthi et cela nécessite une combinaison de collecte minutieuse de renseignements et de missions de frappe confiées à l’imposante flotte de chasseurs F-15 saoudiens, à l’instar de la manière dont les avions de combat américains et israéliens ont localisé et frappé des lance-missiles iraniens depuis les airs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«C’est essentiellement un jeu de tape-taupe»</em>, a déclaré Tollast, soulignant que même les États-Unis et Israël avaient peiné à éliminer les lance-missiles mobiles iraniens, malgré le déploiement de moyens de surveillance satellitaire et de drones considérables.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S3ra0gzeL2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/">Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/embed/#?secret=7jbVAc0AzT#?secret=S3ra0gzeL2" data-secret="S3ra0gzeL2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On pense que les Houthis disposent de réseaux de grottes et de tunnels —naturels et artificiels— dans les zones montagneuses du nord du Yémen. Ils ont survécu à des années de frappes aériennes menées par l’Arabie saoudite et, plus récemment, à des campagnes de bombardements massives américaines et israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite s’est tournée vers ses alliés pour obtenir de l’aide. La France a annoncé le mois dernier l’envoi de soldats, de radars et de systèmes de défense pour protéger le terminal pétrolier de Yanbu tandis que le Royaume-Uni a accepté de fournir un avion de ravitaillement en vol afin de soutenir les activités défensives saoudiennes au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’offensive contre l’Arabie saoudite a également mis à l’épreuve un nouveau pacte de défense dit Pacte de la Mecque conclu avec la Turquie et le Pakistan. Le Pakistan, qui envoie depuis longtemps des troupes et des instructeurs militaires en Arabie saoudite, a dépêché des avions de chasse et des pilotes dans le royaume en avril pendant la guerre d’Iran battait son plein, tandis que la Turquie a déclaré fournir des <em>«forces et capacités militaires»</em>&nbsp;sans toutefois que cela n’inclue de troupes au sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le principal partenaire de défense de l’Arabie saoudite semble, pour l’heure, faire preuve de moins d’engagement. Bien que le prince Mohammed ait appelé Donald Trump le mois dernier pour solliciter le soutien américain face aux insurgés, le président est resté évasif dans ses déclarations publiques quant à une éventuelle intervention. Selon les analystes, cette situation a suscité des tensions à Riyad alors même que Washington continue de fournir des renseignements et une aide au ciblage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les États-Unis ont pour habitude de défendre des puissances plus faibles face à des puissances plus fortes mais il est difficile de se rappeler une époque où ils ont défendu des puissances plus fortes contre des puissances plus faibles. Leur attitude a été de dire aux Saoudiens: C’est votre rôle de vous défendre»</em>, a déclaré Jon Alterman, titulaire de la chaire Brzezinski pour la sécurité mondiale et la géostratégie au Center for Strategic and International Studies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/16/les-houthis-mettent-en-lumiere-les-limites-du-vaste-arsenal-militaire-saoudien/">Les Houthis mettent en lumière les limites du vaste arsenal militaire saoudien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/16/les-houthis-mettent-en-lumiere-les-limites-du-vaste-arsenal-militaire-saoudien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Houthis sèment la panique en Arabie saoudite</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/les-houthis-sement-la-panique-en-arabie-saoudite/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/les-houthis-sement-la-panique-en-arabie-saoudite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 10:55:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Aramco]]></category>
		<category><![CDATA[attaques de drones]]></category>
		<category><![CDATA[Dammam]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis yéménites]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Riyad]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19791734</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'Arabie saoudite dispose de peu d’options face aux attaques meurtrières des Houthis en provenance du Yémen et semble pris au piège.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/les-houthis-sement-la-panique-en-arabie-saoudite/">Les Houthis sèment la panique en Arabie saoudite</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une série d’attaques de drones, de missiles balistiques et de missiles de croisière menée par les Houthis yéménites a frappé l’aéroport international roi Khaled de Riyad samedi 10 octobre 2026 faisant 13 morts et 309 blessés. L’aéroport est fermé jusqu’à nouvel ordre, les écoles de la capitale ont basculé en enseignement à distance et plusieurs entreprises du centre d’affaires de Riyad ont mis leur personnel en télétravail. Les attaques n’ont pas épargné le reste du Royaume, l’aéroport de Dammam et des installations énergétiques du géant pétrolier Aramco ont aussi été visés. Ces frappes et leurs conséquences écornent l’image de l’Arabie Saoudite et peuvent compromettre la concrétisation des objectifs de diversification et de modernisation de l’économie saoudienne, priorité du prince héritier Mohammed ben Salmane surtout que pour le moment, aucune issue au conflit ne se profile.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19791734"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’analyse du magazine britannique <a href="https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2026/10/11/saudi-arabia-is-increasingly-under-siege" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a> intitulée <em>«L’Arabie saoudite est de plus en plus assiégée»</em>, le Royaume dispose de peu d’options face aux attaques meurtrières en provenance du Yémen et semble pris au piège. L’attaque visant l’aéroport international de Riyad était la plus sanglante jamais perpétrée par les Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi, des témoins oculaires ont rapporté que des missiles avaient touché directement le terminal 3, réservé aux vols intérieurs, provoquant l’effondrement d’une partie de sa toiture. Au moins 13 personnes ont été tuées —saoudiens et résidents étrangers— et 309 autres ont été blessées, certaines se trouvant dans un état critique. L’aéroport reste fermé jusqu’à nouvelle ordre et la date de sa réouverture n’a pas encore été précisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, dimanche, les Houthis ont lancé une nouvelle attaque contre le terminal 4 cette fois-ci, provoquant un incendie. Cette attaque, la plus grave subie par le Royaume depuis plus d’une décennie, survient à peine deux semaines avant que le pays n’accueille une importante conférence sur l’investissement. Elle soulève des questions quant aux capacités de défense aérienne saoudiennes et à l’avenir de la guerre au Yémen, un conflit qui s’est récemment ravivé après une trêve de plusieurs années.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> affirme que les Houthis contrôlent toujours la majeure partie du Yémen, malgré la campagne aérienne menée par l’Arabie saoudite en 2015 visant à les évincer du pouvoir. Si le cessez-le-feu de 2022 a gelé les lignes de front, la guerre plus large dans le Golfe, déclenchée par les États-Unis et Israël en février, a rendu cette trêve manifestement intenable. À l’approche de l’été, les deux camps se préparaient à reprendre les combats.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pn35QjRfwp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/mohammed-ben-salmane-seul-face-aux-houthis/">Mohammed ben Salmane, seul face aux Houthis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mohammed ben Salmane, seul face aux Houthis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/mohammed-ben-salmane-seul-face-aux-houthis/embed/#?secret=77gwQ8H6XW#?secret=pn35QjRfwp" data-secret="pn35QjRfwp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les Houthis contrôlent la côte sud-ouest du Yémen</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois dernier, les Houthis ont lancé une offensive leur permettant de prendre rapidement le contrôle d’une grande partie de la côte sud-ouest du Yémen, y compris la ville portuaire de Mokha.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Saoudiens et leurs alliés yéménites (forces armées dépendant du gouvernement internationalement reconnu) ont entamé une contre-offensive ce mois-ci mais leur progression a été lente. S’ils ont reconquis une bande côtière, ils semblent marquer le pas aux abords de la localité de Dhubab, située à 40 kilomètres au sud de Mokha.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme c’est souvent le cas au Yémen, les campagnes militaires démarrent avec vigueur mais s’enlisent rapidement dans une impasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, les Houthis continuent de tenter d’encercler Taëz, la troisième plus grande ville du Yémen et bastion de la résistance anti-houthie. Ils ont également repris leurs attaques de missiles et de drones contre les infrastructures saoudiennes, notamment les raffineries de pétrole et les bases militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis ont fait des aéroports une cible privilégiée, avertissant les voyageurs d’éviter l’espace aérien saoudien. Au cours des trois dernières semaines, ils ont multiplié les attaques d’envergure croissante contre l’aéroport de Riyad. Une attaque au missile, survenue le 8 octobre, a fait trois morts —dont un pilote— et a entraîné la destruction d’un avion appartenant à une compagnie aérienne saoudienne publique. Si les compagnies aériennes étrangères ont annulé des centaines de vols, les autorités saoudiennes ont maintenu l’aéroport ouvert jusqu’à l’attaque sanglante de samedi dernier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> souligne que l’incapacité des Saoudiens à intercepter les missiles reste inexpliquée alors même qu’ils disposent de systèmes de défense aérienne sophistiqués, notamment des batteries Thaad et Patriot de fabrication américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, comme c’est le cas dans de nombreux pays de la région, ils s’inquiètent de l’épuisement de leurs stocks de missiles intercepteurs après près de huit mois de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures avant la dernière attaque, les organisateurs de la conférence annuelle Future Investment Initiative (Initiative pour l’investissement futur), prévue le 26 octobre, ont déclaré qu’ils comptaient toujours maintenir l’événement. Cet événement annuel, organisé par le prince héritier et surnommé le <em>«Davos du désert»</em>, attire généralement l’élite du monde de la finance et des affaires, son annulation serait donc source d’embarras.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, on ignore combien de dirigeants d’entreprises souhaiteront y assister, ni même comment ils rejoindront le Royaume. Les déplacements aériens vers d’autres villes pourraient ne pas être une option envisageable, les Houthis ayant également pris pour cible l’aéroport de Dammam, situé à quatre heures de route à l’est de la capitale, Riyad.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9EiHewYu2b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/">Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Houthis s’emparent du détroit de Bab el-Mandeb, le monde retient son souffle » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/14/les-houthis-semparent-du-detroit-de-bab-el-mandeb-le-monde-retient-son-souffle/embed/#?secret=eYyKZCl94t#?secret=9EiHewYu2b" data-secret="9EiHewYu2b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement saoudien confronté à une guerre prolongée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis dirigent de main de fer les zones sous leur contrôle. Ils financent leur machine de guerre grâce à des taxes et des redevances exorbitantes qui pèsent lourdement sur une population déjà épuisée. Si une décennie de guerre a appauvri le Yémen, ils restent prêts et capables de poursuivre le combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le gouvernement saoudien est confronté à une guerre prolongée, marquée par des attaques répétées contre les aéroports et les infrastructures énergétiques, ce qui compromet ses plans de diversification économique et sape la concrétisation de la vision 2030 de Mohammed ben Salmane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, des analystes politiques sur les réseaux sociaux saoudiens insistent sur le fait que le pays se battra jusqu’à remporter une victoire décisive sur les Houthis. Les sources de <em>The Economist</em> ayant récemment rencontré les dirigeants du Royaume affirment que le prince héritier est déterminé à reconquérir les territoires perdus au profit des Houthis le mois dernier. Un responsable occidental a déclaré : <em>«Je ne sais pas s’ils ont des objectifs clairs au-delà de cela»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite a obtenu un certain soutien international ce mois-ci en activant des accords de défense commune signés en août avec le Pakistan et la Turquie. Le Pakistan a déployé des milliers de soldats en Arabie saoudite, bien qu’il affirme ne pas vouloir participer à la guerre au Yémen. Le Royaume-Uni a envoyé un avion ravitailleur en vol et la France a promis d’envoyer des troupes pour protéger un important terminal pétrolier sur la mer Rouge. Donald Trump a rejeté à plusieurs reprises les demandes du prince Mohammed ben Salmane de mener des frappes aériennes américaines mais le président américain a laissé entendre qu’il pourrait reconsidérer la question après l’attaque de samedi contre l’aéroport de Riyad. Néanmoins, aucune de ces mesures ne s’avérera décisive face aux Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre option consiste à conclure un accord mais les Houthis en exigeront un prix élevé. Ils s’attendront à des gains économiques, à la levée du blocus saoudien sur l’espace aérien yéménite et à d’autres concessions. Cela créerait un précédent dangereux : les Houthis comprendraient que les attaques contre les infrastructures civiles constituent une forme efficace de chantage.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après plus d’une décennie de guerre, les Saoudiens ne disposent clairement plus de bonnes options et il n’y a pas de voie de sortie à l’horizon, du moins pour l’instant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/les-houthis-sement-la-panique-en-arabie-saoudite/">Les Houthis sèment la panique en Arabie saoudite</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/les-houthis-sement-la-panique-en-arabie-saoudite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Citron pressé &#124; Boualem Sansal ou l’arroseur arrosé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/citron-presse-boualem-sansal-ou-larroseur-arrose/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/citron-presse-boualem-sansal-ou-larroseur-arrose/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Boualem Sansal]]></category>
		<category><![CDATA[extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[immigrés]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19787180</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le parcours médiatique de de Boualem Sansal interroge les rapports entre littérature, pouvoir et instrumentalisation politique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/citron-presse-boualem-sansal-ou-larroseur-arrose/">Citron pressé | Boualem Sansal ou l’arroseur arrosé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De la polémique sur l’immigration à la récupération politique de son image, le parcours médiatique de l’écrivain français d’origine algérienne Boualem Sansal interroge les rapports entre littérature, pouvoir et instrumentalisation des figures intellectuelles. Derrière la célébration d’un écrivain présenté comme un symbole absolu de la liberté se dessine une question essentielle : où s’arrête l’admiration sincère d’un auteur et où commence son exploitation politique ? Question que l’écrivain doit du reste se poser à lui-même…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh *</strong></p>



<span id="more-19787180"></span>



<p class="wp-block-paragraph">À force de renier ses principes, on finit par se confronter aux conséquences de ses propres choix. Le temps finit parfois par rendre à chacun le fruit de ses actes. Dans un récent entretien, l’écrivain Boualem Sansal se lamentait de l’accueil qui lui est désormais réservé à Paris après son feuilleton éditorial et ses déclarations fracassantes, résumant son quotidien par cette formule : <em>«C’était matin et soir, j’étais l’ingrat et le salaud»</em>. L’ironie est le désespoir de ceux que le spectacle du monde a cessé de faire rire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà un homme qui découvre, feignant la surprise, des qualificatifs que le peuple algérien lui attribue pourtant depuis des années. Sauf que cette fois, ce ne sont pas les Algériens qui le pointent du doigt, mais ses propres soutiens du microcosme parisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En se retournant contre le système qui l’a médiatiquement fabriqué après avoir renié la patrie qui l’a nourri et formé, Sansal fait face au miroir de ses propres turpitudes. L’instrument de l’extrême droite française est en train de réaliser, à ses dépens, qu’un mercenaire idéologique n’a pas d’amis : il n’a que des utilisateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fabrication d’une icône par une droite en manque de symboles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Paris, le monde politique et les médias confondent trop souvent les enjeux électoraux avec la valeur littéraire d’un écrivain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès qu’un auteur instrumentalise les thèmes incandescents de l’époque — l’autoritarisme, le fanatisme et les fractures géopolitiques —, une partie du complexe médiatique s’empresse de lui tailler un costume sur mesure : celui du <em>«martyr absolu»</em>. C’est ainsi que s’est écrite la saga de Boualem Sansal, ou l’histoire stupéfiante d’un esprit aux prophéties apocalyptiques métamorphosé en icône nationale par une droite en quête de symboles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Invité régulier des plateaux télévisés, l’écrivain n’a jamais hésité à surenchérir sur le lexique de l’extrême droite. Lors d’un entretien diffusé dans l’émission <em>Les Conversations</em> en mai 2024, alors que son interlocuteur évoquait prudemment la question de l’immigration, l’auteur coupait court pour imposer sa vision des choses : <em>«Vous parlez d’immigration, mais c’est une invasion !»</em> En qualifiant les flux migratoires de <em>«colonisation à l’envers»</em> et en affirmant sur CNews ou dans les colonnes du <em>Figaro</em> que la France perdait une guerre culturelle face à un projet de conquête, l’écrivain offrait sur un plateau d’argent la caution rêvée aux tenants du choc des civilisations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment en est-on arrivé là ? Comment faire d’un écrivain jusque-là peu connu du grand public une star de dimension mondiale ? Le secret de cette élévation médiatique réside notamment dans la ferveur des campagnes politiques françaises. À l’approche d’échéances électorales majeures, la droite s’est disputé sa présence. Bruno Retailleau affichait fièrement son amitié avec lui et l’invitait à son premier meeting, dans une mise en scène qui a viré au fiasco. En cherchant à ériger une figure au discours si particulier en <em>«faiseur de présidents»</em>, ce courant politique a rejoué le mythe de Frankenstein : il a façonné sa propre créature médiatique, un avatar idéologique nourri de surenchères, qui a fini par échapper à ses géniteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet affaissement éthique et la dérive du débat public — où la course aux voix et le règne de l’image ont fini par banaliser la xénophobie et ériger des provocateurs en modèles de franc-parler — n’étaient en réalité que les signes avant-coureurs de cette séquence. C’est précisément dans cette brèche que s’engouffre l’intelligence cynique de Boualem Sansal : celle d’un auteur qui a su trouver sa place dans un écosystème médiatique avide de figures clivantes et de symboles politiques, échangeant une caution idéologique contre une visibilité et des dividendes considérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De l’intellectuel d’œuvre à l’intellectuel de plateau </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Poussé sur le devant de la scène médiatique, Sansal y est resté non pas en raison de la profondeur d’une œuvre — car une simple succession de romans ne compose pas nécessairement une œuvre véritable —, mais parce qu’il s’est installé en symbiose parfaite avec une époque qui a fait de l’exclusion et du discours identitaire son terrain de prédilection. Nous assistons à une perversion des valeurs capable de transformer la moindre posture en événement de première importance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’époque est bien révolue où un intellectuel se définissait d’abord par la rigueur de son travail, par une création exigeante qui fondait sa légitimité lorsqu’il intervenait dans les affaires du siècle. Voltaire, Victor Hugo, Émile Zola, André Gide, Jean-Paul Sartre ou Pierre Bourdieu furent tous des créateurs qui ne devaient leur renommée qu’à leur talent, à la force de leurs écrits et à l’indépendance de leur pensée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, peu importe la valeur ou la nullité d’une production : ce sont les médias, et la télévision en premier lieu, qui consacrent les intellectuels, décident qui l’est et qui ne l’est pas, modifiant radicalement leur statut. Il ne s’agit plus d’écrire les livres les plus substantiels pour être reconnu, mais d’être le plus visible possible, d’occuper l’antenne et les unes des journaux comme <em>Le Monde</em> ou <em>Le Figaro</em>. Grâce aux réseaux de connivence parisiens, l’auteur s’assure une place au soleil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet échange de bons procédés, Sansal apporte aux médias la caution dont ils ont besoin pour leurs polémiques, tandis que les médias entretiennent sa réputation et le couronnent roi. Mais cette dépendance servile à l’égard de ceux qui l’ont fait roi — et qui peuvent du jour au lendemain le précipiter dans les oubliettes — se répercute sur la nature même de sa production. Tout se fait au détriment de la rigueur, du sérieux et de la vérité historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute d’innover et de créer, ces figures de plateau se distinguent toutes par un silence assourdissant sur les tragédies réelles du monde contemporain, qu’il s’agisse des massacres en Palestine, du drame du Soudan ou du blocus subi par Cuba. On assiste au contraire à leur alignement inconditionnel sur les politiques d’occupation, à leur soutien inlassable et inconditionnel à Israël et aux États-Unis, à leur dénigrement permanent du Sud Global et à leur obsession anti-immigrés. À chacun son fonds de commerce idéologique : pour peu qu’il soit rentable, son détenteur peut se permettre n’importe quelle fantaisie, jusqu’à soutenir qu’un raciste n’est qu’un humaniste persécuté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le prisme colonial : du ressentiment au reniement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la mécanique de Sansal, il faut analyser le cadre mental dans lequel il s’est enfermé. Nous faisons face à une forme de racisme idéologique, tout aussi pernicieux que le racisme biologique. Il s’agit du logiciel propre aux esprits coloniaux et impérialistes : <em>«Tu dois penser comme moi, adopter mes dogmes, sinon tu es considéré comme l’ennemi.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un esprit libre et véritablement universaliste sait travailler sur ce qui rassemble les êtres humains tout en acceptant ce qui les sépare. L’esprit colonial, lui, rejette viscéralement la différence. Si vous ne pensez pas comme lui, si vous ne validez pas ses obsessions, vous ne serez jamais le bienvenu. C’est ce fascisme identitaire qui caractérise aujourd’hui le discours de Sansal et qui est en train de subir un choc violent face au principe de réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut légitimement s’interroger sur la trajectoire psychologique de l’écrivain : s’agit-il d’une naïveté politique sidérante, d’un aveuglement tragique sur les signaux et les marqueurs idéologiques qui l’entourent ? Ou alors, plus simplement, faut-il admettre que Sansal est irrémédiablement tombé, par le biais de ses frustrations et de ses ressentiments pathologiques, dans la sphère la plus réactionnaire ? Les notions d’<em>«extrême droite»</em>, de neutralité ou de clairvoyance politique semblent désormais frappées d’un flou artistique absolu dans son esprit, masquant à peine un alignement total sur des dogmes xénophobes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En diabolisant systématiquement les musulmans et les immigrants sous le qualificatif d’<em>«envahisseurs»</em>, Sansal a tenté d’appliquer la stratégie classique du bouc émissaire. Mais ce principe politique comporte une règle d’or : il n’est jamais payant à long terme. Il finit toujours par se retourner contre son propre initiateur. En s’attaquant avec la même hargne aux voix laïques et progressistes qui dénonçaient ses amalgames, Sansal s’est définitivement aliéné ses soutiens historiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’imposture du «Voltaire» autoproclamé face au miroir d’Émile Zola</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que Sansal servait les intérêts de ses promoteurs, ses courtisans les plus zélés n’hésitaient pas à le parer de vertus philosophiques indues, allant jusqu’à le qualifier grotesquement de <em>«Voltaire algérien»</em>. Quelle insulte à l’esprit des Lumières et à l’honnêteté intellectuelle ! Voltaire, Sartre ou Beauvoir ont marqué l’Histoire en choisissant d’écouter leur conscience au détriment de la raison d’État ou des opportunismes de carrière. Sansal, lui, n&rsquo;est qu’un pamphlétaire aux indignations sélectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Où est la conscience de ce prétendu <em>«Voltaire»</em> face aux tueries de masse perpétrées à Gaza ? Lors de son voyage en Israël en 2012, balayant les critiques relatives à l’occupation, Sansal déclarait toute honte bue : <em>«Ma liberté de penser et de parler passe avant toute chose&#8230; Je suis venu avec joie et je reviendrai.»</em> Plus tard, au micro de la radio <em>Kan Reshet Bet</em>, il scellait cette sélectivité morale en affirmant, sans le moindre mot pour la tragédie palestinienne : <em>«Mon amitié avec Israël est ce que le régime algérien ne pouvait pas supporter»</em>, réduisant ainsi un conflit d’occupation à une simple <em>«guerre civile»</em>. Ce refus de voir la souffrance des opprimés trahit une faillite morale absolue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment ne pas éprouver une vive indignation en songeant, par contraste, au sort d’Émile Zola ? Candidat malheureux à dix-neuf reprises à l’Académie française, le titan du naturalisme et l’auteur de ‘‘<em>J’accuse… !’’</em> a payé son engagement en faveur d’Alfred Dreyfus au prix de la haine, des menaces et de l’exil. Son combat demeure l’un des exemples les plus marquants du courage intellectuel. Un siècle plus tard, les institutions déroulent le tapis rouge devant un <em>«athée mystique à double visage»</em> dont la seule arme est l’amalgame anti-laïque et la provocation marchande.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La trahison éditoriale et la qualification juridique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cynisme marchand a fini par achever le personnage. Après avoir bénéficié de la mobilisation de son éditeur historique Gallimard et de soutiens européens pour sa libération, Sansal a cédé aux sirènes financières en rejoignant les écuries Grasset (groupe Hachette-Bolloré) contre un chèque mirobolant d’un million d’euros. Ce marchandage a suscité la désillusion de ses soutiens, jusque dans les rangs du Parlement belge et de l’Académie royale de Belgique, où ses pairs lui ont infligé un réquisitoire mémorable sur sa déchéance éthique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la faillite morale, les propos répétés de Sansal relèvent d’une responsabilité civique et légale. Classer les êtres humains, désigner des communautés entières (musulmans, immigrants) sous le sceau de l’<em>«invasion»</em> ou de la menace constitue une forme intolérable de discrimination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En droit français, de tels dérapages dépassent la simple liberté d’opinion :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’article 24 de la loi du 29 juillet 1881</strong> sanctionne l’incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination envers un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur religion.</li>



<li><strong>L’article 225-1 du Code pénal</strong> définit et réprime sévèrement les discriminations portées aux droits fondamentaux des individus.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cet homme irresponsable ne saurait se draper plus longtemps dans le manteau de la laïcité. Il s’agit désormais d’informer les esprits éclairés et les vrais défenseurs des libertés que cet auteur n’est qu’un agitateur anti-laïque, dont les amalgames tombent sous le coup des principes civiques les plus élémentaires.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="H7xnMmCGi7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/boualem-sansal-libere-bonjour-la-france-je-reviendrai-nous-vaincrons/">Boualem Sansal libéré | «Bonjour la France, je reviendrai, nous vaincrons»</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Boualem Sansal libéré | «Bonjour la France, je reviendrai, nous vaincrons» » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/boualem-sansal-libere-bonjour-la-france-je-reviendrai-nous-vaincrons/embed/#?secret=4fTNczXioa#?secret=H7xnMmCGi7" data-secret="H7xnMmCGi7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le syndrome du citron pressé et le verdict de la postérité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le vent tourne en France et l’autorité usurpée de Boualem Sansal s’émousse irrémédiablement. La dénonciation est désormais lancée, et elle se poursuivra de bouche à oreille, sur la toile et dans les médias indépendants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sansal est définitivement devenu semblable à ce citron que l’on presse jusqu’à la dernière goutte pour alimenter les polémiques des plateaux télévisés. Une fois totalement asséché, il sera mis au rebut par ceux-là mêmes qui l’ont instrumentalisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traité de <em>«salaud»</em> et d’<em>«ingrat»</em> par le Tout-Paris littéraire et politique qu’il a tenté de berner, il subit aujourd’hui un juste retour des choses. L’arroseur est arrosé. L’Histoire retiendra qu’à force de nourrir son ego de contrevérités, d’amalgames répréhensibles et de reniements, Boualem Sansal aura fini par s’isoler totalement : rejeté par la patrie qu’il a trahie, méprisé par le système qui l’a utilisé, et condamné par la conscience des hommes libres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien au Canada.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/citron-presse-boualem-sansal-ou-larroseur-arrose/">Citron pressé | Boualem Sansal ou l’arroseur arrosé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/13/citron-presse-boualem-sansal-ou-larroseur-arrose/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>18</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Navi Pillay &#124; Nobel pour les victimes, avertissement aux puissants</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/navi-pillay-nobel-pour-les-victimes-avertissement-aux-puissants/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/navi-pillay-nobel-pour-les-victimes-avertissement-aux-puissants/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2026 09:59:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Navi Pillay]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Nobel de la paix]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19779018</guid>

					<description><![CDATA[<p>En récompensant Navi Pillay, le Nobel de la paix 2026 place la défense des droits humains au centre d’un débat qui dépasse les frontières de Gaza. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/navi-pillay-nobel-pour-les-victimes-avertissement-aux-puissants/">Navi Pillay | Nobel pour les victimes, avertissement aux puissants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En récompensant Navi Pillay, le Nobel de la paix 2026 place la défense des droits humains au centre d’un débat qui dépasse les frontières de Gaza. Ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, magistrate et figure de la lutte contre l’impunité, la juriste sud-africaine incarne une justice internationale confrontée à une contradiction persistante : les principes sont universels, mais leur application reste soumise aux rapports de force. Les puissants rechignant toujours à les appliquer.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19779018"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La distinction prend un relief particulier depuis que Navi Pillay a présidé la commission d’enquête de l’Onu qui a conclu, en septembre 2025, qu’Israël avait commis un génocide dans la bande de Gaza. Les autorités israéliennes ont rejeté ces conclusions et vivement attaqué la lauréate après l’annonce du prix. La controverse est devenue le prolongement d’un affrontement plus large sur la légitimité des institutions internationales à enquêter sur les actes des États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de la commission d’enquête des Nations unies, publié le 16 septembre 2025, estime que quatre des cinq catégories d’actes constitutifs du génocide prévues par la Convention de 1948 ont été commises à Gaza. La commission a également conclu à l’existence d’une intention de détruire les Palestiniens de Gaza, en tout ou en partie, en tant que groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces conclusions doivent être rapportées avec précision. Elles émanent d’une commission d’enquête et ne constituent pas, à elles seules, une condamnation prononcée par un tribunal. Cette distinction juridique n’enlève rien à la gravité des constats formulés ; elle rappelle que l’établissement des faits, leur qualification et la détermination des responsabilités obéissent à des procédures distinctes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le droit à l’épreuve des pouvoirs</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En s’en prenant à Navi Pillay, les autorités israéliennes contestent la légitimité de celle qui a dirigé ces travaux. Mais le débat ne peut se réduire à une querelle de déclarations. Il porte sur la capacité des mécanismes internationaux à recueillir des éléments, à examiner les violations présumées et à rendre publiques leurs conclusions sans céder aux pressions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Nobel ne tranche pas la controverse juridique autour de Gaza. Il distingue une carrière et un engagement en faveur de la paix et du droit international. Sa portée réside aussi dans le signal adressé à ceux qui considèrent que l’indépendance de la justice doit être protégée, même lorsque ses travaux dérangent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Née en 1941 à Durban, en Afrique du Sud, Navi Pillay a grandi sous l’apartheid. Avocate, elle a défendu des opposants au régime ségrégationniste, avant de rejoindre le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Elle en a été présidente de 1999 à 2003.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son travail dans l’affaire Jean-Paul Akayesu a marqué l’histoire du droit pénal international : le jugement rendu en 1998 a reconnu que les violences sexuelles pouvaient constituer des actes de génocide lorsqu’elles étaient commises avec l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe protégé. Cette avancée a contribué à mieux prendre en compte des crimes longtemps minimisés dans les procédures judiciaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Navi Pillay a ensuite dirigé le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme de 2008 à 2014. Son parcours traverse ainsi plusieurs moments majeurs de la construction d’une justice internationale chargée de poursuivre les crimes les plus graves et de reconnaître les victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette trajectoire donne au prix une dimension qui dépasse la seule actualité du Proche-Orient. Elle rappelle que la justice internationale s’est construite à travers des luttes concrètes, des enquêtes difficiles et la remise en cause de l’impunité, notamment lorsque les victimes disposent de peu de moyens pour faire entendre leur voix.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="669" height="833" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Navi-Pillay-Nobel-Paix-2026.jpg" alt="" class="wp-image-19779245" style="width:300px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Navi-Pillay-Nobel-Paix-2026.jpg 669w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Navi-Pillay-Nobel-Paix-2026-241x300.jpg 241w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/10/Navi-Pillay-Nobel-Paix-2026-580x722.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 669px) 100vw, 669px" /><figcaption class="wp-element-caption">Signature: </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">«Aux survivants des crimes internationaux»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Navi Pillay a dédié son Nobel aux survivants des crimes internationaux et aux défenseurs de la justice internationale. Cette déclaration replace les victimes au cœur d’une actualité dominée par les réactions diplomatiques et les accusations réciproques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconnaissance des victimes ne se limite pas à la compassion. Elle suppose de préserver les témoignages, d’établir les faits, de rechercher les responsabilités et de permettre aux procédures judiciaires de suivre leur cours. Les institutions internationales ne peuvent, à elles seules, garantir l’application de leurs décisions. Elles dépendent aussi de la coopération des États et de leur volonté de respecter les obligations auxquelles ils sont soumis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prix attribué à Navi Pillay ne mettra pas fin aux souffrances à Gaza et ne résoudra pas le conflit israélo-palestinien. Il ne remplace ni les enquêtes ni les décisions des juridictions compétentes. Mais il donne une portée mondiale à un combat qui concerne l’ensemble des sociétés : faire en sorte que les victimes ne soient pas oubliées et que la puissance politique ou militaire ne suffise pas à écarter l’examen du droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question posée par ce Nobel est finalement celle de la cohérence internationale. Les principes des droits humains peuvent-ils être défendus partout avec la même exigence ? La réponse ne dépendra pas d’une cérémonie ni d’une distinction, mais de la manière dont les États traiteront les conclusions des enquêtes, les procédures judiciaires et les droits des populations civiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En consacrant Navi Pillay, le comité Nobel honore une juriste dont le parcours relie la lutte contre l’apartheid, la justice pénale internationale et la défense des droits humains. La véritable portée de cet hommage se mesurera à la place accordée, au-delà des discours, aux victimes et à l’indépendance de la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/navi-pillay-nobel-pour-les-victimes-avertissement-aux-puissants/">Navi Pillay | Nobel pour les victimes, avertissement aux puissants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/navi-pillay-nobel-pour-les-victimes-avertissement-aux-puissants/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 08:22:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Affinity Partners]]></category>
		<category><![CDATA[conflit d’intérêts]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Elbit Systems]]></category>
		<category><![CDATA[industrie militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jared Kushner]]></category>
		<category><![CDATA[Phoenix Financial]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19760454</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump, est actionnaire dans Phoenix Financial, principal financier de l’industrie militaire israélienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/">Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Affinity Partners, société de capital-investissement de Jared Kushner -financier et gendre du président américain Donald Trump- est le principal actionnaire dans Phoenix Financial, une entreprise financière israélienne investissant massivement dans plusieurs secteurs de l’industrie militaire israélienne. En même temps, M. Kushner agissait comme émissaire et négociateur officieux pour le plan de paix à Gaza de son gendre le président Donald Trump.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19760454"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a révélé une enquête de Allegra Goodwin, Katie Polglase et Majlie de Puy Kamp publiée par <a href="https://edition.cnn.com/2026/10/01/us/jared-kushner-israel-gaza-investments-invs-vis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNN</a> le 1<sup>er</sup> octobre 2026, soulignant un conflit d’intérêts concernant le gendre de Trump, et son rôle de négociateur pour la paix à Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, Kushner est le négociateur clé concernant le conflit à Gaza et en même temps, sa société de capital-investissement Affinity Partners détient une participation majoritaire dans une entreprise israélienne basée à Tel Aviv Phoenix Financial qui investit dans l’industrie militaire israélienne et qui fournit des armes et des équipements (dont des drones et engins de démolition) à l’armée israélienne notamment dans la guerre de Gaza.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est également révélé par CNN c’est que Kushner a échappé à tout examen minutieux de ce potentiel conflit d’intérêts en opérant en tant qu’envoyé bénévole, plutôt qu’en acceptant un poste gouvernemental qui aurait exigé la divulgation de sa situation financière. Il s’est ainsi assuré un double rôle inédit au sein de l’administration Trump conjuguant activités commerciales lucratives et politique très sensible en pleine guerre dévastatrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La guerre à Gaza enrichit le gendre du président US</h2>



<p class="wp-block-paragraph">CNN s’est appuyé sur la législation israélienne en matière de transparence financière pour retracer certains investissements de Phoenix Financial, une société basée à Tel-Aviv dont le groupe d’investissement de Kushner a doublé la participation l’année dernière, peu avant le retour de Trump à la Maison-Blanche. Kushner a par la suite qualifié Phoenix Financial de <em>«meilleur investissement»</em> pour Affinity.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces registres —qui ne couvrent qu’une infime partie des actifs de Phoenix— révèlent que la société a investi des centaines de millions de dollars dans Elbit Systems, le principal fournisseur d’armement en Israël. Selon l’enquête de CNN, Phoenix détient également des parts dans au moins huit autres entreprises fournissant à l’armée israélienne des équipements allant des drones aux navires de guerre, en passant par des engins de démolition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête a révélé que la valeur des actions de ces neuf entreprises a connu une forte croissance l’année dernière, plusieurs d’entre elles indiquant que la guerre à Gaza avait stimulé la demande pour leurs services et leurs activités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’Affinity Partners ne détienne pas de parts directes dans ces sociétés, elle réalisera des bénéfices considérables à mesure que Phoenix engrangera elle-même des profits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le printemps 2025, Kushner s’est imposé comme une voix influente dans la politique américaine au Moyen-Orient. Il a conseillé Trump, a voyagé à travers le monde pour négocier avec des dirigeants —dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu— et a même dévoilé des plans visant à reconstruire la bande de Gaza pour en faire un pôle touristique mondial. Kushner a joué un rôle dans l’accord de cessez-le-feu conclu l’année dernière à Gaza, bien que les raids israéliens contre la population n’aient pas cessé depuis lors.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’enquête de CNN n’a trouvé aucune preuve indiquant que les actions de Kushner en tant que diplomate aient directement influencé les investissements examinés, sa société a réalisé d’importants gains grâce à son investissement dans Phoenix. Elle a vendu un quart de sa participation en juillet pour plus de 340 millions de dollars, soit un rendement supérieur à cinq fois le prix d’achat initial des actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affinity, société détenue en totalité par Kushner, demeure le principal actionnaire de Phoenix avec une participation de 7,4% qui est évaluée à plus d’un milliard de dollars en juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kushner a évoqué ouvertement ses investissements et son rôle de médiateur de paix, estimant que le profit financier constitue la meilleure voie vers une paix durable.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O0r835h3zD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/etats-unis-pour-jared-kushner-seuls-comptent-iargent-et-israel/">Etats-Unis | Pour Jared Kushner, seuls  comptent I’argent et Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Etats-Unis | Pour Jared Kushner, seuls  comptent I’argent et Israël » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/etats-unis-pour-jared-kushner-seuls-comptent-iargent-et-israel/embed/#?secret=bBu3mwF5xt#?secret=O0r835h3zD" data-secret="O0r835h3zD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">«Peut-être y a-t-il un intérêt à mener ces guerres !»</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Lorsque l’on réunit un Arabe et un Israélien, la première chose dont ils discutent, ce sont les opportunités commerciales. Ils oublient tout le reste et réalisent alors qu’ils ont beaucoup de points communs»</em>, a déclaré Kushner dans l’émission <em>No Priors</em> en septembre dernier. Il a ajouté: <em>«Les investisseurs du Moyen-Orient regardent désormais Israël en se disant: Attendez une minute, peut-être y a-t-il un intérêt à mener ces guerres !»</em>. Difficile d’être plus cynique&nbsp;quand on mélange business et guerre !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les critiques soulignent que les liens financiers de Kushner, conjugués à son rôle officieux de représentant influent de la Maison-Blanche dans une région déchirée par la guerre, soulèvent des questions quant à savoir s’il agit dans l’intérêt des contribuables ou dans son propre intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cynthia Brown, conseillère principale en éthique auprès de l’organisation Citizens for Responsibility and Ethics (Citoyens pour la responsabilité et l’éthique) à Washington, a déclaré : <em>«Il y a toujours des personnes qui tirent profit de la guerre ou des politiques gouvernementales, la différence est que les bénéficiaires ne devraient pas être ceux qui prennent les décisions nécessaires à l’élaboration de ces politiques or c’est précisément ce qui se passe ici !»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’adressant à CNN, l’avocat de Kushner a affirmé que son client <em>«n’a jamais participé aux décisions de la société d’investissement Phoenix ni ne les a orientées»</em>, ajoutant qu’il <em>«n’a joué aucun rôle dans la décision d’acheter, de conserver ou de vendre l’une des neuf entreprises mises en lumière par CNN et qu’il n’a jamais siégé au conseil d’administration de Phoenix Financial. Toute insinuation selon laquelle le travail diplomatique de Jared aurait influencé les investissements de Phoenix dans les entreprises que vous avez mentionnées, ou inversement, est erronée»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un très juteux «<em>bénévolat au service de l’intérêt public»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, Kushner a déclaré au magazine <em>Forbes</em>, en septembre dernier, qu’il entretenait un <em>«dialogue très actif»</em> avec le groupe financier israélien et qu’il rencontrait régulièrement ses dirigeants et échangeait avec eux au sujet de l’entreprise, des tendances générales du marché et des opportunités stratégiques potentielles. Il a néanmoins précisé que ses échanges avec la direction de Phoenix avaient considérablement diminué depuis qu’il s’était <em>«davantage investi dans le bénévolat au service de l’intérêt public et dans les efforts diplomatiques»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines des participations de Phoenix Financial dans des entreprises liées à l’armée israélienne existaient déjà avant que la société de Kushner n’en devienne le principal actionnaire. D’autres participations notamment dans une entreprise fabriquant des fusées électroniques pour des obus* utilisés à Gaza et dans une autre produisant des pièces détachées pour des chars israéliens ont été acquises ultérieurement. Phoenix s’est abstenue de commenter ce qui semblait être des incohérences dans la classification de certains de ses rapports publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux experts-comptables judiciaires israéliens ont examiné les registres séparément et ont conclu, malgré ces incohérences, que les dossiers analysés par CNN correspondaient bien à des actifs de Phoenix Financial. Ces actifs incluent des investissements que CNN a identifiés comme ayant été réalisés par Phoenix dans des entreprises liées à l’armée. Les experts ont souligné que les documents ne reflétaient qu’une partie du portefeuille de Phoenix, excluant les actifs détenus dans des comptes de retraite, les participations dans des entreprises via des fonds communs de placement, les obligations d’entreprises ainsi que d’autres titres financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que Phoenix n’ait pas commenté les conclusions de CNN, un porte-parole de l’entreprise a indiqué qu’elle était <em>«soumise à une réglementation et que la valeur pour les actionnaires découlait principalement de la performance opérationnelle plutôt que des rendements des investissements»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que société privée, Affinity Partners —tout comme Kushner— n’est pas tenue par la loi américaine de divulguer ses investissements. Kushner a révélé en mars qu’Affinity Partners avait investi dans 28 entreprises à ce jour mais l’ampleur de sa participation dans Phoenix par rapport à ses autres investissements demeure floue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un porte-parole de la Maison-Blanche a rejeté les inquiétudes concernant un éventuel conflit d’intérêts entre les rôles de bénévole et d’homme d’affaires de Kushner, qualifiant ces allégations de <em>«propos vains propagés par les démocrates à l’encontre du président Trump, de sa famille et de son administration depuis une décennie»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les démocrates ont cherché à ouvrir de nouvelles enquêtes sur les activités de Kushner dans la région, des investigations susceptibles de s’intensifier s’ils venaient à reprendre le contrôle de la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une lettre adressée à Kushner en avril annonçant une enquête de la commission judiciaire de la Chambre, le représentant démocrate Jamie Raskin a qualifié la dualité des rôles de Kushner de <em>«décision inconciliable et totalement contraire à l’éthique»</em> affirmant qu’elle <em>«plane sur la politique étrangère américaine depuis le retour du président Trump à la Maison-Blanche en 2025»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xKxq21p03P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/">Les scandales financiers de la famille Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les scandales financiers de la famille Trump » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/embed/#?secret=Qnv7KIWDbA#?secret=xKxq21p03P" data-secret="xKxq21p03P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023, la société Affinity Partners a décidé de réaliser son premier investissement en Israël en acquérant une participation de 15% dans Shlomo Group, une entreprise spécialisée dans la location de véhicules et le crédit, pour un montant de 150 millions de dollars. L’année suivante, Affinity Partners a acheté une participation de 4,95% dans Phoenix Financial pour 128,5 millions de dollars. Phoenix figure parmi les plus grands groupes financiers d’Israël et propose des services incluant l’assurance, les retraites et la gestion d’actifs. Affinity Partners a ensuite presque doublé sa participation dans Phoenix cinq jours avant la prestation de serment de Trump, devenant ainsi le principal actionnaire de l’entreprise. Kushner a qualifié cet investissement de pari sur la solidité de l’économie israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renouvellement du pari d’Affinity Partners sur Phoenix est intervenu dans un contexte d’intensification de la guerre israélienne à Gaza, conflit dans lequel Kushner a rapidement joué un rôle clé de médiateur. Toutefois, contrairement au premier mandat de Trump, durant lequel il était haut conseiller à la Maison-Blanche et avait contribué à l’élaboration d’accords majeurs tels que les Accords d’Abraham, Kushner a cette fois-ci évité d’assumer un rôle officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Une fusée électronique pour obus est un dispositif de mise à feu placé à l’avant d’une munition d’artillerie qui utilise des composants électroniques pour déclencher l’explosion de la charge.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/">Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
