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	<title>Archives des Israël - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Israël - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Donald Trump, un maître chanteur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2026 10:58:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Accords d’Abraham de Donald Trump sont à nouveau remis à l’ordre du jour :  un couteau sur la gorge des monarques du Golfe.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Accords d’Abraham, œuvres du premier mandat du président Donald Trump, sont à nouveau remis à l’ordre du jour. Dépoussiérés, ils reviennent en Air Force One. Un couteau à double tranchant sur la gorge des monarques, chefs de gouvernement et cheikhs du golfe arabique et du Moyen-Orient. Seul un camp retranché d’irréductibles en Afrique du Nord résiste à la normalisation et refuse de se soumettre.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohsen Redissi</strong> *</p>



<span id="more-19213902"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">De prime abord, c’est une nouvelle initiative de paix de Baba Trump hors son Conseil de paix, remis sur la voie de garage. Vite fait vite oublié, car il a tout faux. Les têtes couronnées, les philanthropes, les businessmen n’ont pas suivi son conseil. L’argent tombé dans l’escarcelle de la première réunion officielle du Conseil a été versé dans les caisses d’Israël. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Depuis, le billet vert, qu’il croyait voir couler à flot pour remplir ses poches et les caisses du Conseil, tarde à venir. La banqueroute avant le banco.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Président Trump a la ferme intention de traîner dans son nouveau stratagème les pays vassaux, en obligeant les petits poucets du Golfe arabique, petits par la taille mais riches comme crésus, à signer les Accords d’Abraham. Ils bénéficient en échange de la protection des Etats-Unis (EU), pas celle des peuples mais celle des monarques et des familles régnantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les récents événements, guerre Iran/Israel-EU, ont mis à nu l’incapacité des EU à garantir la sécurité de ses alliés du Golfe arabique. Battus à plate couture. Un fiasco pour une grande puissance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi et surtout une autre tentative de Trump pour arriver à ses fins : endosser sa redingote pour la grande cérémonie et se voir remettre le Prix Nobel de la paix, rêve éveillé d’un président versatile. Qui ne risque rien n’a rien !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre obéissance et rejet </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc est le premier pays, hors zone de turbulence, à signer les Accords d’Abraham. Il a reçu en contrepartie un cadeau royal : la reconnaissance par les ÉU de la <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/15/sahara-occidental-contre-normalisation-avec-israel-a-quand-ceuta-et-melilla-et-a-quels-prix-1/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">marocanité du Sahara occidental</a>. Donnant donnant, du troc comme aux temps révolus, la reconnaissance contre l’adhésion. L’ambassadeur américain auprès du royaume chérifien a gratifié son altesse royale, lors de son audience avec le roi Mohammed VI, de la nouvelle carte géographique du Maroc, signée de sa propre main. Signe d’authenticité et de validité et qui ne craint aucune équivoque. Le Sahara occidental, fraîchement annexé, figure sur la nouvelle carte du Maroc redessinée par Washington. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans crier gare, les EU rattachent et tranchent, au gré de leurs penchants, d’un côté un territoire abandonné par l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, et disputé entre plusieurs parties, la République arabe sahraouie démocratique, l’Algérie et le Maroc. De l&rsquo;autre côté, ils jettent leur dévolu sur le Groenland qu’ils veulent annexer pour des raisons de sécurité nationale. On ne sait plus où donner de la tête ou à quel saint se vouer ? A Abraham ! Il a ses accords.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PrxOGoWG3N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/11/bombardement-israelien-de-doha-a-quoi-sert-le-parapluie-americain/">Bombardement israélien de Doha | À quoi sert le parapluie américain ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bombardement israélien de Doha | À quoi sert le parapluie américain ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/11/bombardement-israelien-de-doha-a-quoi-sert-le-parapluie-americain/embed/#?secret=cWwVcmuDnt#?secret=PrxOGoWG3N" data-secret="PrxOGoWG3N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La loi du plus fort est toujours la meilleure </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La menace est-elle la nouvelle forme de la dissuasion ? Ou est-elle une violation flagrante de tous protocoles et usages diplomatiques ? <em>That’s the question</em>!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump hausse le ton sur sa plateforme. Il crie haut et fort, sans ambiguïté et sans aucune retenue sur <em>Truth Social</em> «<em>J’ai déclaré qu’après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham</em>.» Au minimum&nbsp;? C’est-à-dire qu’il se sent autorisé à demander encore plus. Par exemple lui céder leurs champs de gaz et de pétrole… Là où en sont les choses, cela n’étonnerait personne &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <em>«situation très complexe»</em> que Trump décrit n’est que le résultat d’une attaque combinée, sans précédent, Etats-Unis-Israël sur l’Iran. Le ton est menaçant et ne laisse aucune autre issue aux pays de la région. Pas d’échappatoire, la soumission est leur planche de salut. Trump ratisse large et n’y va pas de main morte. Le président américain exige des pays à majorité musulmane de normaliser leurs relations avec Israël. Le «<em>minimum»</em> pour ces pays est l’obéissance et la signature collective de ces accords.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fin fond de lui-même, Trump rêve d’une grande cérémonie pour la signature de ces accords. Il a d’autres <em>«shah»</em> à fouetter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Libéré du fardeau de la guerre et revigoré par la signature de l’accord cadre Etats-Unis-Iran, Trump peut se vanter d’avoir rétabli l’ordre après le désordre, dans une zone en éternelle effervescence. Maintenant, il peut revenir à la charge et se consacrer à son premier chapitre, les Accords d’Abraham. Personne d’autre ne peut lui voler la vedette. Il est fin prêt pour serrer la vis et forcer la main des récalcitrants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump a déclaré à plus de quarante reprises la fin d’une guerre qu’il a déclenchée contre l&rsquo;Iran. Il reste toujours sous une menace constante et un équilibre précaire. Il n’est pas le maître à bord. Les belligérants s’accusent déjà mutuellement d’avoir violé un cessez- le-feu déjà précaire. Le nucléaire iranien reste la monnaie des singes dans le traité cadre. La prudence est de mise. Et le pire et peut-être encore à venir avec un président dangereusement impulsif chez qui la sénilité le dispute à la folie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Fonctionnaire à la retraite.</em></p>
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		<item>
		<title>Otan &#124; Une alliance militaire en crise d’identité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/otan-une-alliance-militaire-en-crise-didentite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 06:28:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'Otan traverse une grave crise d'identité qui laisse apparaître de profondes divisions dans ses rangs menaçant sa pérennité. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sans une vision stratégique cohérente, centrée sur la légitimité démocratique, les droits de l’homme et l’État de droit, l’Otan risque de devenir un instrument militaire au service des intérêts économiques des Etats-Unis et de ceux du complexe militaro-industriel américain, aux dépens de ceux du reste du monde, l’Europe y compris.</em></strong> <em>(Photo : Sommet de l&rsquo;Otan à Ankara, les 7 et 8 juillet 2026 : derrière l&rsquo;apparence d&rsquo;unité, de profondes fissures menacent l&rsquo;édifice atlantique).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza,</strong> <em>à Lodz, Pologne.</em></p>



<span id="more-19197872"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Toute alliance militaire durable repose en fin de compte sur une question simple en apparence, mais en réalité complexe : que défend-elle ? Sans réponse claire à cette interrogation, elle devient réactive, définie par ses adversaires plutôt que par un objectif commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque l’Otan a été fondée en 1949, cet objectif était clair. Née sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale, l’alliance a été créée pour défendre ce que ses fondateurs appelaient le <em>«monde libre»</em>, contre l’expansionnisme soviétique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus fondamentalement, elle visait à préserver un ordre international libéral reposant sur quatre piliers complémentaires :&nbsp;gouvernance démocratique, ouverture économique, primauté géopolitique de l’Occident, et droit international fondé sur la Charte des Nations Unies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fossé entre les valeurs prônées et les politiques menées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun de ces piliers est aujourd’hui mis à rude épreuve. On l’observe notamment dans l’identité politique de l’Alliance, fragilisée par le recul de la démocratie et la montée de l’autoritarisme. L’Otan a beau demeurer le plus puissant bloc militaire au monde, sa légitimité morale dépend de la capacité de ses membres à continuer d’incarner les valeurs démocratiques qu’ils prônent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction de nombreux gouvernements membres de l’Otan face à la campagne militaire d’Israël à Gaza a mis en évidence un fossé grandissant entre les valeurs proclamées par l’Alliance et les politiques menées par ses membres. Alors que la Cour internationale de justice (CIJ) et la Cour pénale internationale (CPI) continuent d’examiner les allégations de génocide et d’autres violations graves du droit international par l’Etat d’Israël, plusieurs membres éminents de l’Otan –en premier lieu desquels les États-Unis – continuent d’apporter au gouvernement israélien un soutien militaire et une couverture politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, une alliance dont la légitimité historique trouve ses racines dans le rejet du fascisme et les crimes de guerre ne peut se permettre d’apparaître sélective dans sa défense des principes humanitaires universels. La cohérence morale n’est pas un luxe éthique, mais un atout stratégique, que l’Otan abandonne aujourd’hui à ses risques et périls.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre économique libéral mis à mal par ses protagonistes même</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre économique libéral subit également une pression croissante. Ironie de la situation, la plus grande difficulté de l’Otan ne provient pas de ses adversaires, mais de ses propres États membres, le protectionnisme, les guerres tarifaires et la politisation du commerce international ayant mis à mal le système fondé sur des règles que les pays occidentaux ont mis des décennies à bâtir et à entretenir après 1945.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, le centre de gravité de l’économie mondiale s’est clairement déplacé vers l’Asie. À l’époque de la création de l’Otan, ses membres représentaient environ deux tiers du PIB mondial. Leur part est depuis tombée à moins de la moitié, l’Asie s’étant imposée comme le principal moteur de croissance de l’économie planétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième pilier de l’ordre d’après-guerre, le leadership géopolitique est devenu tout aussi fragile. La guerre froide fournissait à l’Otan un cadre stratégique clair. Après l’effondrement de l’URSS, l’hypothèse selon laquelle la prédominance américaine perdurerait s’est imposée comme une évidence, sous-tendant les vagues successives d’élargissement de l’Otan, et renforçant la conviction selon laquelle la supériorité militaire à elle seule pouvait déterminer l’issue des événements internationaux.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eQWgSN3yf7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/les-pays-de-lotan-sont-ils-prets-a-une-guerre-contre-la-russie/">Les pays de l’Otan sont-ils prêts à une guerre contre la Russie?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les pays de l’Otan sont-ils prêts à une guerre contre la Russie? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/les-pays-de-lotan-sont-ils-prets-a-une-guerre-contre-la-russie/embed/#?secret=3AK5UOjmo5#?secret=eQWgSN3yf7" data-secret="eQWgSN3yf7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre en Afghanistan a mis en évidence les limites de cette hypothèse. À la suite des attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, l’Otan a mené l’opération militaire la plus vaste et la plus longue de son histoire. Or, malgré deux décennies d’écrasante supériorité militaire et technologique américaine, les talibans sont revenus au pouvoir à Kaboul.&nbsp;Il ne s’agit pas d’en tirer comme enseignement que la force est devenue inutile, mais plutôt que la réussite sur le champ de bataille ne saurait se substituer à une stratégie politique cohérente. Une sécurité durable passe par la diplomatie, le renforcement des institutions, l’engagement régional et une vision politique à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette leçon s’applique d’autant plus dans le contexte multipolaire actuel. Bien que la dissuasion demeure indispensable, les cadres de la guerre froide ne sont plus adaptés à un monde façonné par la coercition économique, les migrations, l’insécurité énergétique, la concurrence technologique et la cyberguerre. L’Otan doit par conséquent compléter sa puissance militaire par une vision géopolitique clairvoyante et une pratique subtile du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre juridique international cède de plus en plus la place à la politique des grandes puissances. La crédibilité de toute alliance repose sur sa volonté de faire respecter les normes qu’elle proclame. Or, les menaces d’annexion du Groenland – un territoire autonome du Danemark – formulées par le président américain Donald Trump remettent en cause l’un des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies : l’intégrité territoriale des États souverains. Lorsque la puissance dominante de l’Otan menace la souveraineté de l’un de ses propres membres, l’engagement de l’alliance en faveur du droit international sonne creux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces défis structurels sont aggravés par une fracture croissante concernant l’objectif stratégique de l’Otan. Certes, les désaccords entre alliés ne datent pas d’hier. La guerre en Irak a par exemple a profondément partagé les États-Unis et leurs partenaires européens, mais les deux parties ont continué de considérer l’Otan comme indispensable à la sécurité transatlantique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’une alliance politico-militaire à un arrangement transactionnel </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous Trump, les États-Unis considèrent de plus en plus l’Otan comme un arrangement transactionnel, et prennent d’importantes décisions de politique étrangère sans consulter leurs principaux alliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre contre l’Iran l’illustre parfaitement. Ce conflit, qui est susceptible de redessiner le paysage sécuritaire régional, et qui a profondément perturbé l’économie mondiale, revêt de profondes implications pour tous les États membres de l’Otan, alors que l’Alliance elle-même semble n’avoir joué aucun rôle dans le processus décisionnel. Une alliance dont les membres peuvent être entraînés dans un conflit régional qu’ils n’ont ni choisi collectivement, ni approuvé politiquement, risque de saper la confiance mutuelle nécessaire à la coopération en matière de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise de l’Otan étant davantage une crise d’identité que de capacités, la redynamisation de l’Alliance nécessite plus qu’une augmentation des budgets de défense et qu’un renforcement de la dissuasion. L’Otan a besoin d’un fondement normatif renouvelé, ancré dans la légitimité démocratique et les droits de l’homme, d’un réengagement à l’appui du droit international, ainsi que d’une vision économique adaptée à l’ère du rééquilibrage mondial des puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans une philosophie stratégique cohérente, centrée sur la légitimité démocratique, les droits de l’homme et l’État de droit, l’Otan risque de ne devenir qu’un instrument au service des intérêts des Etats-Unis et de ceux du complexe militaro-industriel&nbsp;américain.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fhnlq9WFa4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/">Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027 </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/embed/#?secret=AQzvU2Ulfl#?secret=fhnlq9WFa4" data-secret="fhnlq9WFa4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Israël et le retour de bâton du génocide à Gaza</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/09/israel-et-le-retour-de-baton-du-genocide-a-gaza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 07:51:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[traumatisme de guerre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le stress de combat fait des ravages en profondeur parmi les soldats israéliens engagés à Gaza et dans la société israélienne. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«On fait de nous des zombies», disent des anciens combattants israéliens. «Quand tout est permis, personne n’est protégé» : c’est ce qu’écrit un capitaine de réserve israélien anonyme dans le quotidien Haaretz, dénonçant le flou total quant aux règles d’engagement de l’armée d’occupation.</em></strong> <strong><em>Autorisés à faire tout et n’importe quoi, les militaires israéliens engagés à Gaza depuis bien avant le 7 octobre 2023 subissent un retour de bâton massif : ça s’appelle le stress de combat et ça fait des ravages en profondeur dans la société israélienne. Certains d’entre eux se sont révoltés et sont passés à l’action, comme le raconte le reportage ci-dessous, traduit de l’hébreu, après la tribune publiée par un capitaine anonyme (voir ci-dessous).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fausto Giudice *</strong></p>



<span id="more-19187301"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Fausto-Giudice.jpg" alt="" class="wp-image-19187326" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Fausto-Giudice.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Fausto-Giudice-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Fausto-Giudice-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Plus de 70 000 Palestiniens ont été tués et plus de 171 000 blessés par l’armée israélienne à Gaza depuis octobre 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres sont mondialement connus. Un chiffre qui l’est moins est celui des 85 000 soldats qui ont reçu des traitements pour troubles psychiques entre octobre 2023 et décembre 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La consommation de drogues a explosé parmi la population israélienne juive et on estime à deux millions le nombre d’Israéliens ayant besoin de soins mentaux. Entre un quart et un tiers des appelés et réservistes ayant participé à la guerre contre Gaza ont donc été diagnostiqués comme souffrant de troubles mentaux, pour la plupart de ce qu’on appelle <em>«stress de combat»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le «stress de combat»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’état de stress post-traumatique (ESPT) désigne une réaction psychologique à un événement traumatique intense, en particulier lorsque la vie est menacée. Ce trouble peut affecter n’importe qui, peu importe l’âge, le milieu culturel ou le sexe. Ce n’est que depuis quelques années que l’on entend davantage parler de l’ESPT, mais on sait que ce trouble est connu depuis au moins l’Antiquité grecque et a été désigné de bien des façons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant la guerre de Sécession, cette affection était connue sous le nom de <em>«soldier’s heart»</em> (trouble affectif du soldat); lors de la Première Guerre mondiale, elle était désignée par les termes de <em>«traumatisme dû au bombardement»</em>, et au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle était appelée <em>«névrose de guerre»</em>. Bon nombre de soldats qui présentaient des symptômes associés à l’ESPT pendant le combat étaient considérés comme souffrant d’<em>«épuisement au combat»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la guerre du Vietnam, c’est l’expression <em>«stress de combat»</em> qui a été employée pour désigner ce phénomène. Certains sujets qui en étaient atteints ont fini par présenter une affection qui, en 1980, à été officiellement appelée <em>«syndrome de stress post-traumatique»</em>. L’expression stress de combat se traduit en hébreu parעָקַת קְרָב  (<em>akat krav</em>), se substituant au terme plus ancien deהֶלֶם  קְרָב  (<em>helem krav</em>, qui se traduisait plutôt par <em>«choc de combat»</em> ou <em>«commotion de combat»</em>), aujourd’hui considéré comme moins précis, et encore employé dans le langage courant, par exemple par les vétérans faisant leur sit-in devant la Knesset.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Trouble de stress post-traumatique (TSPT) repose sur 3 grands types de symptômes se manifestant simultanément, dont l’intensité perturbe le quotidien :<br><strong>&#8211; </strong><em>les reviviscences (intrusions) :</em>&nbsp;la personne revit l’événement de façon incontrôlable (flashbacks, cauchemars, impressions sensorielles)&nbsp;;<br><em>&#8211; l’évitement :</em>&nbsp;la mise en place de stratégies pour fuir toute pensée, situation, odeur ou personne liée au traumatisme&nbsp;;<br><em>&#8211; l’hyperactivité neurovégétative :</em>&nbsp;un état d’alerte et de sensation de menace permanente (hypervigilance, sursauts, irritabilité, troubles du sommeil).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une pathologie durable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On ne guérit pas de cette affection. 50 ans après la fin de la guerre du Vietnam, on estime à 271 000 le nombre de vétérans US souffrant de TSPT, soit 11% des vétérans et 9% des vétéranes. 30% des anciens combattants et 27% des anciennes combattantes du Vietnam ont développé des TSPT au cours de leur vie. Environ 50 % à 60 % de ces anciens combattants souffrent également de dépression concomitante, et 30 % à 40 % sont confrontés à des troubles liés à la consommation de substances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres concernant des précédents guerres coloniales/impériales sont plus flous, vu que la pathologie clinique des TSP n’a été établie cliniquement qu’à la fin des années 1960. Ce qu’on sait par exemple, c’est que 15 000 des 2 millions 800 000 soldats français ayant été en service actif pendant la guerre d’Algérie ont été ensuite internés dans des asiles psychiatriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La société israélienne va donc au-devant de chocs inouïs, qui ne viendront cette fois-ci plus de l’ennemi atavique, mais de ses propres rangs, de la part de ses fils et filles traumatisés à vie par les horreurs qu’ils ont vécues, de bon ou de mauvais gré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que la violence homicide a explosé aux USA après la Guerre civile, entraînant un quadruplement du nombre de détenus dans certains États, et que le nombre de meurtres <em>«civils»</em> a doublé aux USA mêmes pendant la guerre du Vietnam. À défaut de voir ses responsables jugés, le génocide de Gaza risque bien de susciter un backlash (retour de bâton) terrible, aux conséquences difficilement prévisibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Auteur, traducteur, éditeur.</em></p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Soldats-israeliens-morts-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19187437" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Soldats-israeliens-morts-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Soldats-israeliens-morts-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Soldats-israeliens-morts-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Soldats-israeliens-morts-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Soldats-israeliens-morts-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Soldats-israeliens-morts-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Soldats-israeliens-morts.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>En</strong><em> </em>tant que commandant de l’armée israélienne, je sais à quel point des règles d’engagement sans limites sont dangereuses»</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Quand tout est permis, personne n’est protégé – ni les civils, ni les soldats, et certainement pas les valeurs que nous sommes censés défendre</em></strong><em>» (Anonyme, <a href="https://substack.com/redirect/0455912e-cfd9-41bc-b439-98526266463a?j=eyJ1IjoiaTFlbHQifQ.Hq9qAIq7zpkEpiC_jKxZ1S8NBly1ZqUcW7etgzodmC4">Haaretz</a>, 6 juillet 2026)<strong>. L’auteur est un capitaine de réserve israélien et un commandant de combat.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne cache habituellement pas mon identité, mais l’anonymat permet souvent de révéler ce qui doit être mis au jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis le commandant d’une unité effectuant son service de réserve dans la bande de Gaza, et j’écris ces mots alors que je suis en service actif, de l’autre côté de la frontière. Depuis le 7 octobre [2023], nous avons effectué plus de 300 jours de réserve. Je ne veux pas écrire sur la dureté de ces répétitions de service ou sur les dommages qu’elles infligent au corps et à l’âme, même si ces sujets importants mériteraient d’être davantage discutés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je veux plutôt parler de valeurs, d’un problème auquel je suis hélas confronté en voyant une détérioration morale se jouer au sein de l’armée. La moralité est l’essence même de notre nature humaine et de notre lien avec le divin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nature actuelle de nos opérations est défensive. Nous menons un combat de tranchées permanent, jamais assouvi. L’objectif de notre mission n’est plus clair, pas même défini, ce qui ne nous laisse aucun critère pour en mesurer le succès. Parce que nous sommes en mission défensive, l’état d’alerte est élevé, de même que la peur d’un ennemi qui pourrait nous prendre par surprise. Cet état d’esprit engendre de nombreux dilemmes moraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’état d’alerte et les souvenirs du 7 octobre poussent les soldats à tirer sur les Gazaouis qui s’approchent (ou sont envoyés) vers nos lignes. Parfois, les tirs sont justifiés, parfois moins. Dans tous les cas, l’ouverture du feu survient parce que le soldat en première ligne se sent menacé ou en insécurité. Le soleil brûlant, la fatigue et le sentiment d’inutilité amplifient ces sensations, même lorsqu’elles sont infondées. Même s’il est facile de les juger sévèrement depuis un bureau climatisé au quartier général de Tel-Aviv, il faut reconnaître que ces sentiments existent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Blesser et tuer autant d’êtres humains non armés laisse des traces dans l’âme de nos combattants. Cela laisse des traces dans la mienne. Lors de notre dernier entretien, l’officier de santé mentale de la brigade nous a dit qu’en plus des blessures physiques et psychiques, l’armée reconnaît désormais ce qu’on appelle une <em>«blessure morale»</em> – un domaine qui a commencé à être étudié dans les années 1990 et a été officiellement reconnu au début des années 2000.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’aide en santé mentale fournie par l’armée, après coup, après près de trois ans de combat, est insuffisante. Nous avons besoin que l’armée fixe des limites juridiques et les fasse respecter efficacement. Le bureau de l’avocat général militaire, qui est censé poser ces limites, est paralysé, n’exerçant plus ses fonctions depuis l’affaire du centre de détention de&nbsp;Sde Teiman, peut-être même depuis l’affaire antérieure d’Elor Azaria.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conduite du bureau de l’avocat général militaire me rappelle celle d’un laïc trop zélé qui décide de devenir religieux, passant d’une position extrême à l’autre. Avant le 7 octobre, les règles d’engagement strictes permettaient aux Gazaouis d’organiser leurs manifestations le long de la clôture frontalière – des protestations qui ont provoqué des troubles ayant abouti à la mort de Barel Shmueli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mon avis, notre retenue lors de ces manifestations a été l’une des causes du massacre du 7 octobre, en réaction auquel toutes les retenues ont été levées. Aujourd’hui, tout est permis, et nous avons le doigt trop léger – bien trop léger – sur la détente. Les règles d’engagement sans limites garantissent qu’aucun Gazaoui n’atteindra la clôture frontalière, mais elles nous coûtent de plus en plus cher, à nous, à nos valeurs et à notre santé mentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si quelqu’un du bureau de l’avocat général venait enquêter sur la dernière fusillade à laquelle nous avons participé, je soutiendrais pleinement mes soldats en tant que commandant. Je dirais à l’enquêteur que le Gazaoui abattu avait franchi la ligne jaune (même si ce n’était pas vrai), et je dirais que nous nous étions sentis menacés (ce qui était le cas).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pourrais même faire plus, en m’en prenant au bureau de l’avocat général. Je m’écrierais : <em>«Comment des fonctionnaires en cravate, venus ici depuis leurs bureaux climatisés, osent-ils questionner des combattants qui ont effectué des centaines de jours de réserve ?»</em> Mais au fond de moi, je serais heureux qu’il soit venu enquêter et mettre fin à cette irresponsabilité. S’il vous plaît, mettez&#8211;nous des garde-fous.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Nous nous sommes battus et on nous a jetés dans des asiles, on fait de nous des zombies» : la révolte des anciens combattants israéliens soumis au stress de combat</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yogev Carmel, Magazine N12 (27/11/25)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Pas des criminels, mon frère, nous sommes des combattants»</em> : le cri des traumatisés de guerre est passé du bord de mer à la Knesset – <em>«Nous sommes là et ça ne laisse pas le législateur respirer»</em>. Alors que le nombre de combattants qui ont mis fin à leurs jours ne cesse d’augmenter autour d’eux, ils racontent : <em>«On nous a promis qu’on arrêterait le prochain suicidaire, chaque missile coûte aussi cher que cent traumatisés de guerre»</em>. Et Itzik Saïdian, l’une des figures emblématiques de la lutte, met en garde : <em>«Quand ce flot de traumatisés de guerre arrivera, il y aura un grand pogrom ici.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Aujourd’hui, j’étais chez le psychiatre. Et quelle ordonnance ai-je reçue ? Des pilules pour nous faire taire, des somnifères… Ça les arrange bien qu’on s’endorme pour de bon»</em>, confie David Yehuda, combattant du génie de combat dans la réserve, et son ami Omar Amsalem abonde dans son sens en ajoutant : <em>«Ils te donnent des pilules qui te transforment en zombie.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je ne suis ni un psychopathe, ni un malade mental, je vis simplement ma réalité. On s’est battus et au final, on nous jette dans des asiles, à Kfar Shaul, dans des centres de réadaptation. Ce n’est pas vraiment un traitement qui s’attaque à la racine du problème»</em>, s’insurge Yehuda. <em>«Ma mère l’a remarqué chez moi – je suis revenu vivre chez elle maintenant, après être rentré de la guerre»</em>. <em>«Maman a compris que, tout à coup, quelque chose n’allait pas»</em> chez David : il se levait soudainement la nuit, et à chaque claquement de porte ou à chaque casserole qui tombait, le gamin sursautait.<em> «Maman m’a dit : “Va te faire soigner”. Sans ma mère, je ne serais pas allé suivre ces traitements.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas eu de guerre en Israël d’une telle ampleur et intensité depuis des années, rappelant ce qui s’est passé ici au cours des deux dernières années. Jusqu’à présent, le public et le système se sont habitués à des foules de personnes post-traumatiques, chacune avec son propre bagage – des personnes qui ont vécu les horreurs de la guerre sous sa forme la plus brute – mais des gens comme David Yehuda viennent et exigent de renouveler le concept de <em>«stress de combat»</em>, un terme qui a été quelque peu piétiné au fil des ans sous les roues du politiquement correct.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«On aborde ça sous l’angle très général du syndrome de stress post-traumatique»</em>, explique Yehuda. <em>«Mais le choc de combat, c’est une autre histoire. Je ne minimise bien sûr pas la gravité de ce que vivent les autres, mais le choc de combat, ce sont des choses que nous avons vues de nos propres yeux. Au fond, nous demandons simplement qu’on nous prenne dans les bras, et qu’on écoute les combattants qui reviennent aujourd’hui. Qu’on ne les renvoie pas trop vite à la vie civile et à leur vie de tous les jours, et qu’on ne leur prescrive pas de médicaments qui noient tous ces combats sous un voile».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«On ne comprendra pas d’où ça vient»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Dès que la vague de traumatisés de guerre issus de ce conflit arrivera, il y aura ici un véritable pogrom contre tous ceux qui sont revenus du front – on assistera à une véritable tempête de gens qui descendront dans les rues et ça va faire un scandale»</em>, met en garde Itzik Saïdian, l’une des figures de proue de ce combat. <em>«Je pense que nous sommes à l’aube d’une vague gigantesque de soldats souffrant de traumatismes de guerre, et si nous ne nous en occupons pas et n’investissons pas dès maintenant nos efforts pour résoudre le problème, nous ne parviendrons pas à l’arrêter ; son ampleur sera trop grande. Je le ressens à travers les messages que je reçois, le nombre de personnes qui me contactent, c’est quelque chose d’anormal. Je reçois chaque jour des dizaines, voire parfois des centaines de messages de personnes qui ont du mal à mener une vie quotidienne normale.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Saïdian vit avec un traumatisme de combat depuis l’opération <em>«Pilier de défense»</em> (2012), et en 2021, il s’est immolé par le feu, juste avant la Journée du souvenir, devant les bureaux de la Direction de la réadaptation.<em> «Le traumatisme de combat diffère à bien des égards de tout autre syndrome de stress post-traumatique. On le constate partout dans le monde, on l’a vu après la Seconde Guerre mondiale, après la guerre du Vietnam. Aujourd’hui, aux USA, il existe une définition claire du &nbsp;‘‘Combat PTSD’’ – un syndrome de stress post-traumatique résultant des combats»</em>, explique-t-il. <em>«Il n’y a pas que ceux qui sont reconnus comme souffrant de choc de combat qui rencontrent des difficultés chez eux ; on va se retrouver face à un phénomène dont on ne comprendra pas d’où il vient.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il faut avant tout une définition précise et que l’on comprenne la différence. Tout comme l’État sait mobiliser des combattants et des combattantes pendant plus de 700 jours de guerre, il doit accorder des jours de réserve consacrés à des traitements psychologiques. Avant tout, pour préserver la force de combat. Au final, cela aura des répercussions sur tous les aspects de la vie dans ce pays, notamment sur le plan social et en matière d’emploi. Après tout, les réservistes constituent la force productive d’Israël.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tente au bord de la mer &#8211; marche vers la Knesset</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La protestation, dont la base du petit camp a commencé il y a plus de six mois, était en fait loin de la Knesset, sur la plage d’Atlit. Omer Amselem, ancien combattant de la Brigade Golani qui porte un stress de combat de l’époque de <em>«Bordure protectrice»</em> (juillet 2014), a rejoint deux autres amis dans une situation similaire : Tzachi Atedgi et Shon Danenberg. Ce qui a tout déclenché, c’était, selon eux, le mépris du système pour le cas spécifique d’Atedgi. <em>«Disons qu’il a été jeté de toutes les directions possibles»</em>, dit Amselem. <em>«Ils ont arrêté son allocation logement et il n’avait nulle part où vivre, et de là nous est venue l’idée d’installer des tentes au bord de la mer pour avoir un endroit tranquille. D’abord, avant la protestation, surtout si elle va être longue, nous avons besoin de ce calme, pour comprendre où nous allons»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous sommes restés environ un mois au bord de la mer, avec des pancartes pour qu’ils sachent que nous sommes des victimes du stress de combat. Des inspecteurs sont venus, ont pris notre générateur, ont utilisé du gaz lacrymogène contre nous, sans aucune raison. Nous avons eu un déclencheur très sérieux là-bas, ils nous ont même arrêtés et la juge a réprimandé la police. Alors nous avons compris que ça suffit, il faut faire quelque chose de plus significatif, pour qu’ils nous voient, parce qu’à la mer personne ne voit. Et aussi parce que Tzachi était déjà au bord du gouffre. Nous avons dit : passons à Petah Tikva»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade, la manifestation s’est déplacée vers le parking situé en face des bureaux de la Direction de la réinsertion du ministère de la Défense à Petah Tikva, exactement à l’endroit où Itzik Saidian s’était immolé par le feu quatre ans auparavant. C’est alors que les trois hommes se sont associés à Saidian, qui a mis à profit sa notoriété pour incarner une sorte de figure de proue de la nouvelle génération de manifestants post-traumatiques. <em>«Nous y avons monté des tentes et commencé à nous installer ; chaque jour passé là-bas était une véritable manifestation. Nous étions impatients. Nous voulions obtenir des réponses sur la situation des victimes de traumatismes de guerre en Israël. Cela a duré deux mois et demi. Puis Itzik Saïdian, un camarade de ma promotion dans la Brigade Golani – il était dans le 13<sup>e</sup>&nbsp;bataillon et moi dans le 51<sup>e</sup>&nbsp;–, m’a proposé d’aller à la Knesset.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«Je me suis préparé à ce trajet comme à une opération militaire»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelques semaines, dans le cadre de la routine quotidienne dont il a tant besoin, Hagai Azran est monté dans un bus qui l’emmenait de son domicile du quartier de Gilo, à Jérusalem, à ses cours de cuisine à Tel-Aviv. Comme c’est souvent le cas pour bon nombre de victimes de traumatismes de guerre, cette expérience dans l’espace public ne s’est pas déroulée sans heurts. <em>«Deux fois par semaine, j’ai un itinéraire très précis en tête»</em>, raconte Azran. <em>«J’achète les mêmes choses, je fume au même endroit et je fais exactement les mêmes gestes que d’habitude, comme si je me préparais à une opération militaire, et ça marche très bien pour moi. Pendant tout le trajet, je ne parle à personne. Ce jour-là, tout se passait comme d’habitude, jusqu’à ce qu’un petit détail vienne tout bouleverser.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J’ai dû partir sans mon chien, car le ministère de la Santé n’autorise toujours pas les chiens à entrer dans l’établissement où j’étudie»</em>, raconte-t-il en retraçant les événements de la journée. <em>«À la fin de la descente de Gilah, au carrefour de Pat, il y a un bouchon et le bus est tout simplement à l’arrêt. Au bout de dix minutes, j’ai l’impression de ne plus pouvoir respirer. Si l’on remonte vingt ans en arrière, c’est exactement au même endroit que cette ligne avait explosé»</em>, confie-t-il, évoquant un éventuel déclencheur issu de sa mémoire. <em>«Je me souviens que j’étais à l’armée ; des enfants du quartier avaient vu le bus exploser depuis en haut, après avoir raté ce même bus. À l’époque, je sortais avec une fille dont les amis de son frère avaient été tués là-bas. Et son frère, lui, était tellement en colère contre lui-même d’avoir raté ce bus et d’être resté en vie.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je m’approche du chauffeur et je lui demande gentiment d’ouvrir la porte, car je suis en pleine crise et j’ai déjà du mal à rester assis dans le bus. Le chauffeur refuse et je m’en vais avant de revenir une demi-minute plus tard, car je ne comprends pas pourquoi il me dit ‘‘non’’. Je m’explique plus en détail, en précisant que je souffre d’un traumatisme de guerre et que je suis en pleine crise, mais il refuse toujours, et de manière très catégorique, car pour lui, je le dérange. Je suis retourné à ma place, j’ai regardé les gens en me demandant pourquoi ils ne réagissaient pas, je me suis levé et j’ai commencé à hurler pour qu’on ouvre la porte du bus, car je n’arrivais plus à respirer. Je commence déjà à trembler, puis je vais voir le chauffeur et lui explique à nouveau ce qui va se passer s’il n’ouvre pas la porte. Il sort alors son téléphone et se met à parler avec ses amis en arabe, juste pour&nbsp;me faire enrager»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J’essaie de descendre à trois reprises, je supplie et je crie après les gens, et tout le monde là-dedans prend peur et se dégonfle – parce que je passe du Hagai gentil au Hagai très-pas-gentil – puis je lance un chronomètre d’une minute et j’annonce à tous les passagers que si la porte ne s’ouvre pas dans la minute, je me ferai justice moi-même. J’attends une minute et, bien sûr, personne ne se lève. Le chronomètre sonne et j’ouvre la porte de force. Je n’ai blessé personne, je leur ai expliqué que je voulais juste un câlin et qu’on me laisse descendre du bus.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«L’un d’entre eux a même essayé de m’étrangler»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le jour même, je suis allé porter plainte contre le chauffeur, j’ai crié sur son responsable et j’ai pleuré»</em>, résume Azran, désespéré. <em>«Il y avait là un groupe de chauffeurs qui s’en est pris à moi, l’un d’eux a commencé à m’insulter et à se jeter sur moi, il a même essayé de m’étrangler. L’affaire s’est terminée par l’intervention de la police. Bref, ça s’est mal terminé. Il n’y a tout simplement pas de sensibilisation. La loi m’a ignoré tant de fois – que ce soit des chauffeurs de taxi qui nous jettent dehors, ou des gens qui ne nous comprennent pas.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise de conscience, c’est justement ça. Quelques semaines après ce jour-là dans le bus, Azran ne cherche plus un chauffeur qui lui ouvre la porte, mais un État qui l’écoute. Nous nous retrouvons au bord de la route menant à la Knesset : le campement est en fait son lieu de vie depuis quatre mois. Il fait partie d’un petit groupe, comptant tout au plus vingt membres, qui, comme lui, sont tous marqués par un traumatisme profond lié à leur service militaire ; certains d’entre eux sortent tout juste des derniers combats à Gaza. Ezran est l’un des <em>«aînés»</em> du campement, âgé de 42 ans, marié et père de famille. Il s’est enrôlé dans l’armée israélienne pendant la deuxième Intifada et c’est là qu’il a <em>«contracté»</em> son traumatisme psychologique au cours d’une série d’attentats et d’incidents sécuritaires auxquels il a été exposé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ces vingt dernières années m’ont peu à peu fait me replier sur moi-même. Je me suis marié il y a 12 ans et depuis, j’ai commencé à ressentir une angoisse existentielle pour mes enfants. Les événements que j’ai vécus à l’armée se sont mêlés à ceux concernant mes enfants et, au cours des six dernières années, je me suis complètement coupé du monde extérieur. À l’approche de l’opération ‘‘Gardien des murailles’’ </em>[2021]<em>, j’ai été diagnostiqué pour la première fois par un psychologue clinicien, car j’avais alors eu une crise de folie. Un scénario similaire à ce qui s’est finalement passé le 7 octobre me trottait dans la tête : tous mes cauchemars ont commencé à se cristalliser en quelque chose que je commençais à voir de mes propres yeux, et depuis, je me suis coupé de tout ce qui bougeait : le travail, la famille, les shabbats, les cousins, les frères, les sœurs, les parents.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son diagnostic, il a intégré le programme thérapeutique des <em>«12 étapes»</em>, dans le cadre duquel il s’est mis à suivre des cours de cuisine. <em>«Ce n’est qu’au cours des dix-huit derniers mois que j’ai vraiment commencé à sortir. Si tu m’avais rencontré il y a deux ans, tu n’aurais pas réussi à me parler. Je transpirais, je portais une casquette qui me couvrait les yeux pour que personne ne sache ce que je vivais. Je voulais me faire un t-shirt sur lequel j’aurais écrit, un peu pour plaisanter : ‘‘Après le service, ne pas caresser’’, parce que si j’ai une crise d’angoisse ou de rage en pleine rue, les gens pensent : c’est un psychopathe, quelqu’un à qui on ne peut pas parler».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«Ils nous ont promis d’empêcher&nbsp;le&nbsp;prochain&nbsp;suicide»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a environ deux mois, les membres du camp ont rencontré le Premier ministre ainsi que le ministre de la Défense. Dans&nbsp;les salles de réunion climatisées et sécurisées&nbsp;où se prennent les décisions, ils ont essayé d’expliquer ce qui se passe pendant les nuits chaudes à l’extérieur de la Knesset. « Nous avons discuté avec Katz pendant deux heures et demie. Ils nous ont promis d’empêcher le prochain suicide », racontent-ils, et Amselem souligne :&nbsp;: <em>« Pour l’instant, rien ne bouge, en principe. Peut-être que ça bouge en coulisses, mais nous n’en savons rien. Quand j’étais assis avec le Premier ministre, je l’ai vraiment cru. Lui-même ne savait pas vraiment ce qui se passait ; il pensait que les gens étaient pris en charge et que tout allait bien. Nous lui avons expliqué où se situaient les dysfonctionnements, nous lui avons donné des points clairs, des éléments qui permettront de sauver le prochain suicidaire.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous avons des revendications claires. Avant tout, une retraite de deux mois pour chaque combattant qui quitte une zone de combat. Il faut lui accorder deux mois, et non deux jours, de ‘‘traitement post-combat’’. Au cours de cette retraite, il faut intégrer des phases d’identification et de reconnaissance, afin de repérer ceux qui souffrent d’un traumatisme de guerre, ceux qui présentent les symptômes, puis commencer à expliquer à la femme, aux enfants, aux parents, ce qui se passe et comment faire face à une telle situation. Un système qui le prenne en charge, le coupe de la réalité et commence à s’occuper de lui avant que tout ne commence, qui identifie les symptômes et lui explique ce qui va se passer. Ce n’est qu’après cela qu’il pourra être prêt à reprendre le cours de sa vie, et que sa femme sera prête à affronter ce qu’elle va elle aussi traverser, et qu’ils puissent aller chercher de l’aide ensemble. Il faut leur donner les outils nécessaires pour mieux gérer les déclencheurs et les réduire. C’est la chose la plus importante.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconnaissance spécifique prévue par la loi, qui est au cœur de leurs revendications, conduira – espèrent-ils – à une prise en charge plus ciblée, plus attentive, et non à une approche qui cherche simplement à balayer le problème sous le tapis. La semaine dernière encore, ils ont remporté une victoire non négligeable devant la Cour suprême, qui a rendu une ordonnance conditionnelle obligeant l’État à expliquer pourquoi les victimes de stress post-traumatique présentant des blessures <em>«invisibles»</em> ne bénéficient pas des mêmes droits que ceux accordés aux invalides de l’armée israélienne souffrant de lésions physiques. <em>«Les étoiles se sont alignées de telle sorte que nous nous trouvons aujourd’hui dans une situation où nous pouvons et voulons changer toute la méthode de prise en charge des victimes de traumatismes de guerre»</em>, explique Azran. <em>«Et nous voilà réunis ici en groupe : moi, qui suis ‘‘arrivé’’ en 2002, Itzik Saidian et Omer Amsalem, arrivés en 2014, ainsi que Boaz, venu du Liban. Et nous arrivons avec notre expérience et, ensemble, nous leur disons : ‘‘Mes amis, la situation est telle que vous devez prendre la décision et changer les choses dès maintenant’’. Nous n’avons pas le temps d’attendre des commissions qui s’éternisent pendant des années. Nous devons mettre en place des commissions d’urgence et faire bouger les choses dès maintenant».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«Nos amis se suicident et nous ne jouons pas au plus fin»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La distinction que font ces jeunes entre <em>«choc de combat»</em> et <em>«syndrome de stress post-traumatique»</em> n’est pas seulement terminologique : elle s’accompagne d’une volonté de profiter de la rare opportunité qui s’offre à eux aujourd’hui, avec le cessez-le-feu, pour opérer rien de moins qu’un véritable bouleversement dans la manière dont ils sont pris en charge, ainsi que leurs camarades, dont beaucoup ne sont même pas encore conscients de leur état. Et Azran précise : <em>«La première chose, la plus importante de toutes, c’est la ‘‘loi Argaman’’</em> (projet de loi débattu à la Knesset depuis des années et visant à améliorer encore davantage le statut des victimes de guerre, en mettant l’accent sur les traumatismes psychologiques)<em>. Si on commence par là, on pourra aborder des questions plus sérieuses, comme prendre en charge tous ces combattants qui sortent du combat dès maintenant – nous avons devant nous trois mois.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Source: <a href="https://substack.com/home/post/p-205758758" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fausto Giudice</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/09/israel-et-le-retour-de-baton-du-genocide-a-gaza/">Israël et le retour de bâton du génocide à Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Arabie saoudite, tête de gondole du nouvel axe sunnite !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 07:50:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance sunnite]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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		<category><![CDATA[Conseil de coopération du Golfe]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Otan islamique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Moyen-Orient assiste à la formation d’un nouvel axe sunnite mené par l’Arabie saoudite, face à l'Iran et à Israël. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/07/larabie-saoudite-tete-de-gondole-du-nouvel-axe-sunnite/">L’Arabie saoudite, tête de gondole du nouvel axe sunnite !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Moyen-Orient assiste à la formation d’un nouvel axe mené par l’Arabie saoudite. Ce nouveau bloc composé des principaux pays sunnites repose sur deux objectifs principaux : contenir la menace iranienne et restaurer l’influence sunnite dans les pays dominés par des groupes ou alliés de l’Iran et simultanément, freiner Israël devenu hégémonique et limiter ses aventures militaires. Pour sa part, Abou Dhabi préfère continuer à faire cavalier seul et poursuivre sa lune de miel avec Tel Aviv.</em></strong> <em>(Photo : Les ministres des Affaires étrangères turc Hakan Fidan, pakistanais Ishaq Dar, égyptien Badr Abdel Ati et saoudien Faisal bin Farhan au Caire, le 21 juin 2026.)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19164330"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La région du Golfe a été durement touchée par la guerre israélo-américaine contre l’Iran, ses exportations ont chuté et son sentiment de sécurité s’est amoindri, rappelle Anchal Vohra dans <a href="https://foreignpolicy.com/2026/07/01/saudi-qatar-pakistan-turkey-egypt-uae-axis-alliance-iran-middle-east/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Foreign Policy</a>.  Cependant, ajoute la journaliste, certains des États de la région se montrent plus déterminés à coopérer sur les questions de politique régionale. Un nouveau bloc a émergé en dehors du Conseil de coopération du Golfe (CCG), regroupant l’Arabie saoudite et le Qatar, ainsi que des États en dehors du Golfe comme l’Égypte, le Pakistan et la Turquie. Les Émirats arabes unis ne font pas partie de ce bloc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains de ces États sont sortis clairement vainqueurs de la guerre, tandis que d’autres ont simplement bénéficié d’une plus grande résilience. Malgré une apparence de rapprochement, de profonds désaccords persistent quant à la meilleure approche à adopter face à l’Iran et quant à l’opportunité de normaliser les relations avec Israël ou de se préparer à affronter ce qui est perçu comme une expansion hégémonique israélienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers un nouvel ordre régional dans le Golfe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit, il est clair que la guerre contre l’Iran a engendré un nouvel ordre régional dans le Golfe dont les répercussions s’étendent au monde musulman dans son ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau bloc repose sur deux objectifs principaux : contenir la menace iranienne et restaurer l’influence de ce bloc sunnite dans les pays dominés par des groupes ou alliés de l’Iran, comme la Syrie et le Liban et, simultanément, freiner Israël et limiter ses aventures militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un observateur régional a fait remarquer que la frappe israélienne sur Doha l’an dernier, visant des membres du Hamas, a suscité des inquiétudes parmi les États du Golfe, qui craignent d’être les prochains visés, contribuant ainsi à un rapprochement entre d’anciens rivaux comme l’Arabie saoudite et la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arsenal nucléaire pakistanais constitue également un pilier de cette alliance, servant de moyen de dissuasion face à Israël dans le cadre de la coopération saoudo-pakistanaise en matière de défense.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6nnFCHASy6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/27/arabie-saoudite-pakistan-vers-un-otan-islamique/">Arabie saoudite-Pakistan | Vers un «Otan islamique» !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Arabie saoudite-Pakistan | Vers un «Otan islamique» ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/27/arabie-saoudite-pakistan-vers-un-otan-islamique/embed/#?secret=Vfbb18GvuI#?secret=6nnFCHASy6" data-secret="6nnFCHASy6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ce bloc ne possède pas de nom officiel, il est désigné dans les médias israéliens par les termes d’<em>«Alliance sunnite»</em> ou d’<em>«Otan islamique en expansion»</em>, il reflète un réalignement régional alimenté par une méfiance croissante entre Riyad et Abou Dhabi. Alors que les deux pays cherchent à réduire leur dépendance au pétrole, les Saoudiens et les Émiratis se disputent désormais les mêmes investissements étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le Printemps arabe, l’Arabie saoudite et les Émirats considéraient les Frères musulmans comme une menace commune et partageaient la même position sur la plupart des questions régionales. Aujourd’hui, cependant, leurs intérêts semblent diverger. Les Émirats estiment que la normalisation des relations et la paix avec Israël constituent la meilleure voie à suivre, tandis que Riyad a constitué ce bloc régional adoptant des positions plus critiques à l’égard d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette alliance à cinq pays représente également une tentative saoudienne de consolider son rôle de leader dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait des Émirats de l’Opep a soulevé des questions quant à la position de l’Arabie saoudite en tant que chef de file officieux du cartel pétrolier. Riyad a décidé d’organiser un sommet régional réunissant les États arabes et l’Iran mais la date de cet événement et la participation des Émirats restent incertaines, même si l’on s’attend à ce qu’ils abordent ce sommet avec une extrême prudence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite a subi relativement moins d’attaques que ses voisins, mais son sentiment de sécurité n’en a pas été moins ébranlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riyad a affirmé que la confiance, déjà fragile, qui s’était instaurée avec l’Iran suite à l’accord de rapprochement négocié par Pékin en 2023 s’est totalement effondrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, l’Arabie saoudite a profité de la forte hausse de la demande et des prix du pétrole. En mars, malgré la fermeture du détroit d’Ormuz, la valeur des exportations saoudiennes a atteint son plus haut niveau en trois ans. Hisham al-Ghannam, chercheur au Centre Carnegie pour le Moyen-Orient à Riyad, a indiqué que le bénéfice net d’Aramco avait bondi de 26% au premier trimestre, le prix du pétrole passant de 74$ à plus de 119$ le baril. L’oléoduc Est-Ouest, qui offre une voie d’exportation alternative via la côte de la mer Rouge, a fonctionné à pleine capacité, soit sept millions de barils par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, M. Al-Ghannam a ajouté que la croissance du PIB saoudien avait ralenti à 2,8%, contre 3,7% précédemment, en raison de la fermeture de certains puits de pétrole, malgré la réorientation des flux pétroliers. Les experts sont partagés quant aux perspectives économiques du royaume, mais la guerre l’a incité à renforcer ses infrastructures en mer Rouge.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Qatar joue les utilités diplomatiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Qatar est un autre acteur de cette nouvelle alliance. En 2017, Doha était boycotté par Bahreïn, l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats mais elle est aujourd’hui considérée comme un acteur diplomatique majeur. Durant la guerre contre l’Iran, les contraintes géographiques du Qatar, l’incapacité de Washington à empêcher les frappes iraniennes dans le Golfe et les relations plus chaleureuses que Doha entretenait avec Téhéran avant le conflit ont conduit les dirigeants qataris à privilégier la voie diplomatique avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’échec des efforts de médiation pakistanaise, Doha s’est engagée résolument dans une médiation à la mi-mai. Fin juin et alors que des négociateurs américains et iraniens tenaient 18 heures de pourparlers dans un complexe hôtelier de luxe surplombant le lac des Quatre-Cantons en Suisse, on craignait qu’un échange de tirs entre Israël et le Hezbollah ne fasse dérailler les négociations, selon une source proche du dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hisham al-Ghannam a déclaré : <em>«Alors même que de hauts responsables s’asseyaient à la table des négociations</em>– référence au vice-président américain J.D. Vance, aux conseillers de Trump Steve Witkoff et Jared Kushner et au négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf– <em>les tensions concernant le Liban étaient palpables»</em>. Le chercheur a salué les efforts des médiateurs qataris pour contenir la crise in extremis, ajoutant que le Qatar avait usé de son influence auprès de l’Iran pour inciter le Hezbollah à publier une déclaration acceptant un cessez-le-feu et avait également encouragé les Américains à faire pression sur Israël pour obtenir une désescalade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autres pays du bloc dirigé par l’Arabie saoudite cherchent également à tirer profit de la guerre. L’Égypte espère bénéficier de la volonté de l’Arabie saoudite d’étendre ses infrastructures, après que Riyad a officialisé son projet de construction d’un pont la reliant à la péninsule du Sinaï, avec l’ambition de faire de la côte méditerranéenne égyptienne une porte d’entrée vers l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Turquie, quant à elle, souhaite accroître ses ventes d’armes, anticipant la persistance des préoccupations sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Pakistan, pour sa part, a bénéficié d’une couverture médiatique positive après des années de condamnation internationale pour son soutien aux réseaux terroristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont également décidé d’améliorer leur système logistique et de réduire leur dépendance au détroit d’Ormuz. Même pendant la guerre, ils ont réussi à maintenir leurs exportations via le port de Fujairah et cherchent désormais à développer leurs ports orientaux sur le golfe d’Oman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Qatar a été le pays le moins touché par les frappes iraniennes durant la guerre, même si des attaques ont visé une installation majeure. Un bombardement a paralysé l’usine de Ras Laffan, l’une des plus grandes usines de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, réduisant la capacité d’exportation du Qatar d’environ 17%.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jLNLy0kSnp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/larabie-saoudite-punit-les-operateurs-economiques-emiratis/">L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/larabie-saoudite-punit-les-operateurs-economiques-emiratis/embed/#?secret=EVYXmmgRO7#?secret=jLNLy0kSnp" data-secret="jLNLy0kSnp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les Émirats restés fidèles aux accords d’Abraham</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les Émirats sont restés en dehors du bloc dirigé par l’Arabie saoudite. Le chercheur au Carnegie Middle East Center a déclaré que ce bloc existe <em>«parce que le Conseil de coopération du Golfe lui-même a peu de chances de s’unir sur la question iranienne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers mois, les relations entre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président émirati, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, se sont considérablement détériorées, principalement en raison de désaccords sur le Yémen et le Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore encore si les Émirats participeront à un éventuel sommet sur l’Iran organisé par l’Arabie saoudite. Les Émirats ont subi plus de 3 000 attaques de missiles et de drones iraniens –plus que le total cumulé des attaques contre les autres États membres du CCG– ce qui a durci leur position à l’égard de l’Iran. Ils privilégient une campagne militaire américaine de longue durée contre l’Iran afin d’affaiblir ses capacités avant la conclusion d’un cessez-le-feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le point de désaccord majeur entre les deux camps concerne Israël. <em>«Il y a deux camps : l’un soutient Israël, l’autre fait preuve de prudence»</em>, a déclaré un responsable du Golfe lors d’un entretien téléphonique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats sont restés fidèles aux accords d’Abraham malgré les récents conflits à Gaza et au Liban, tandis que l’Arabie saoudite a éprouvé des difficultés à normaliser ses relations dans ce contexte. En avril, <em>Axios</em> a rapporté que les Émirats avaient reçu d’Israël, pendant la guerre, du matériel de défense notamment des systèmes de défense aérienne ce qui est un signe d’une coopération accrue en matière de défense entre les deux pays face aux futures menaces iraniennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émiratis perçoivent l’Iran comme une menace plus importante que nombre de leurs voisins, y compris ceux qui se sont alignés sur l’Arabie saoudite. Les Émirats ont subi des attaques iraniennes sans précédent tout en bénéficiant du soutien d’Israël, tandis que l’Arabie saoudite cherche à contenir simultanément l’Iran et Israël. Il semble évident que la divergence des approches en matière de sécurité collective dans le Golfe déterminera l’avenir de la région et les Émirats resteront probablement en dehors de ce bloc.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/07/larabie-saoudite-tete-de-gondole-du-nouvel-axe-sunnite/">L’Arabie saoudite, tête de gondole du nouvel axe sunnite !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Iran &#124; Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 09:44:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammad Bagher Ghalibaf]]></category>
		<category><![CDATA[Mojtaba Khamenei]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei sont un répit alors que les tensions n’en finissent au sein du régime en Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/">Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei et des membres de sa famille assassinés le samedi 28 février 2026 au premier jour de la guerre israélo-américaine déclenchée contre l’Iran ont débuté le vendredi 3 juillet -journée dédiée aux condoléances des délégations officielles étrangères- et se poursuivront jusqu’au jeudi 9 juillet, jour de l’enterrement du Guide suprême dans la ville sainte de Mashhad. Cette semaine funéraire est une sorte de répit alors que les tiraillements et les tensions n’en finissent pas concernant les négociations avec les Américains.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19155842"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les dirigeants iraniens et les plus hauts gradés de l’armée se sont réunis pour rendre un dernier hommage au défunt Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des funérailles nationales qui ont débuté vendredi 3 juillet, l’objectif était de projeter une image de force, de résilience et d’unité au lendemain de la guerre contre les États-Unis et Israël, écrit le <a href="https://www.nytimes.com/2026/07/04/world/middleeast/iran-supreme-leader-funeral-divisions.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fanfare militaire a joué l’hymne national et des responsables qui n’étaient pas apparus ensemble en public depuis la guerre ont défilé côte à côte, notamment le président de la République, le président du Parlement, le chef du pouvoir judiciaire et les hauts commandants des Gardiens de la révolution, a souligné le journal américain, ajoutant que cette scène a offert un bref répit après des semaines et des jours de luttes intestines ouvertes et amères entre hauts responsables et personnalités politiques iraniennes au sujet des négociations avec les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rivaux s’accusaient mutuellement de délire, de trahison, de complot en vue d’un coup d’État, de désobéissance au nouveau Guide suprême et de manipulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoin de vengeance ou de négociation ?</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je crache sur cette époque où notre guide est assassiné et où on discute ensuite de paix avec les États-Unis»</em>, déclara Hassan Rahimpour Azghadi, idéologue radical de premier plan, lors d’un rassemblement à Téhéran. Il ajouta que <em>«ce dont nous avions besoin, c’est de la&nbsp; vengeance et non des négociations»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ayatollah Mojtaba Khamenei tenta d’apaiser la controverse en publiant une déclaration écrite soigneusement formulée, mais cela ne fit qu’exacerber la crise. Lors de leurs rassemblements nocturnes, ses partisans radicaux scandèrent qu’ils ne céderaient pas tant que le Guide suprême n’apparaîtrait pas en personne ou ne diffuserait pas un enregistrement audio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mojtaba va-t-il apparaître à Mashhad ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore encore si Khamenei, âgé de 56 ans, assistera aux funérailles de son père cette semaine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était également absent mercredi de la cérémonie commémorative en l’honneur de son épouse, tuée avec leur fils adolescent et plusieurs autres membres de leur famille le premier jour de la guerre, lorsque les forces américaines et israéliennes ont bombardé leur résidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs des funérailles ont néanmoins tenté de présenter la cérémonie comme un adieu au père, tout en réaffirmant leur allégeance au fils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux membres des Gardiens de la révolution et une personne impliquée dans l’organisation des funérailles ont indiqué que Mojtaba Khamenei avait fait part aux autorités de son souhait d’y participer. Ils ont expliqué qu’il souhaitait assister à l’inhumation au mausolée de l’imam Reza* à Mashhad le 9 juillet et diriger la prière funéraire pour son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Khamenei avait déclaré, lors de sa première allocution publique après son entrée en fonction en mars, avoir vu le corps de son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces personnes, qui ont requis l’anonymat car elles n’étaient pas autorisées à s’exprimer sur les mesures de sécurité, ont ajouté que les services de sécurité avaient jusqu’à présent rejeté l’idée de sa participation, craignant qu’Israël ne tente de l’assassiner pendant la cérémonie ou de suivre ses déplacements pour localiser sa cachette.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ujMX0I2uSe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/embed/#?secret=VVAKJv9OIs#?secret=ujMX0I2uSe" data-secret="ujMX0I2uSe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Divisions au sein du mouvement conservateur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de Khamenei a soulevé des questions quant à savoir qui dirige réellement le pays et a fait ressurgir des divisions internes d’une manière inédite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, la retransmission en direct du discours du président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf a été brutalement interrompue alors qu’il expliquait les détails de l’accord de cessez-le-feu et il a été retiré de l’antenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet incident a déclenché une vague de critiques, avec des appels à la destitution du directeur de la télévision d’État, un partisan de la ligne dure nommé par le défunt Guide suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des mois, la télévision d’État ne cesse d’amplifier ses attaques contre l’équipe de négociation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de rassemblements nocturnes à Téhéran, les conservateurs ont exigé que les négociateurs soient jugés, voire exécutés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi qui avait participé aux négociations, a également été accueilli par des chants hostiles lors de sa visite dans un sanctuaire chiite en Irak, pendant une partie des cérémonies funéraires. Des images vidéo ont montré des pèlerins iraniens scandant : <em>«Mort aux négociateurs!»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste politique radical Fouad Izadi a qualifié le gouvernement et l’équipe de Ghalibaf à la télévision d’État d’<em>«imbéciles sans cervelle»</em> et qu’ils se faisaient des illusions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran est depuis longtemps en proie à d’intenses rivalités politiques qui éclatent parfois au grand jour. Cependant, ces divisions opposaient traditionnellement les conservateurs aux réformistes, les uns attachés à l’idéologie anti-occidentale de la Révolution islamique, les autres aspirant, souvent en vain, au changement. Aujourd’hui, après la mort du Guide suprême, qui détenait l’autorité suprême sur toutes les questions majeures, les conservateurs eux-mêmes sont divisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une faction se dit pragmatique, arguant que la survie du régime exige la fin des hostilités avec les États-Unis et l’ouverture de l’économie. L’autre faction, une minorité de radicaux, rejette toute concession à Washington, y compris sur la question nucléaire, et estime que l’Iran peut l’emporter en poursuivant la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre hauts responsables iraniens et deux membres des Gardiens de la révolution affirment que ces divisions publiques ne sont qu’un aspect d’une lutte plus profonde qui se déroule en coulisses. Ils décrivent une bataille acharnée où chaque camp tente de gagner les faveurs du nouveau Guide suprême et de contrôler l’avenir du système politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’instant, selon eux, la faction pragmatique, qui comprend de hauts commandants des Gardiens de la révolution, Ghalibaf, le président Massoud Pezeshkian et le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a l’avantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette faction a ignoré les clameurs des conservateurs et a fait pression pour des décisions cruciales, notamment l’acceptation d’un cessez-le-feu, l’engagement de négociations directes avec le vice-président américain J.D. Vance, et la signature d’un accord avec le président Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables iraniens, le rejet de l’accord par les conservateurs les plus radicaux s’explique en partie par leur conviction que les négociations actuelles vont au-delà de l’accord nucléaire de 2015 et pourraient ouvrir la voie à des changements fondamentaux si l’Iran et les États-Unis parviennent à une réconciliation après 47 ans d’hostilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous voulons un accord global qui écarte la menace de guerre et nous permette de prospérer économiquement»</em>, a déclaré Mehdi Rahmati, analyste proche du gouvernement. <em>«Les gens veulent simplement vivre»</em>, a-t-il ajouté. Selon lui, le président Pezeshkian a récemment déclaré que Khamenei avait accepté la décision de parvenir à un accord diplomatique avec les États-Unis et qu’il rejetait la soumission à la volonté d’une minorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à présent, il reste difficile de crier victoire définitivement dans les négociations car les pourparlers sont au point mort, Trump a menacé de reprendre la guerre et la région a connu de brèves escarmouches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela a donné aux conservateurs les plus radicaux l’occasion d’affirmer que faire confiance aux États-Unis est naïf et que Khamenei, loin d’être naïf, n’aurait jamais pu accepter cette ligne de conduite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Y a-t-il un coup d’État?»</em> a demandé le religieux et parlementaire conservateur Mahmoud Nabavian sur les réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Profond malaise au sein du régime </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message vidéo, le député Kamran Ghazanfari a déclaré que <em>«le gouvernement complotait pour maintenir le Parlement fermé afin que les députés ne puissent pas s’opposer au quasi-coup d’État en cours contre le Guide suprême»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de la guerre, les Gardiens de la révolution ont consolidé leur pouvoir et dirigent de facto le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Signe du passage d’un pouvoir absolu sous le père à une approche plus collective sous le fils, le vice-président chargé des affaires exécutives, Mohammad Jafar Ghaempanah, a déclaré que le nouveau Guide suprême n’avait pas le dernier mot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a expliqué que l’avis du Guide suprême devait être discuté et pris en compte au même titre que celui des autres responsables, ajoutant : <em>«Si nous ne faisions qu’appliquer les décisions du Guide suprême, à quoi bon avoir un parlement et un Conseil suprême de sécurité nationale ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">De telles déclarations auraient été impensables sous le défunt Guide suprême.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0sivqNnRkB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/">Iran &#8211; Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran – Etats-Unis | La paix des puissants, les blessures des peuples » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/15/iran-etats-unis-la-paix-des-puissants-les-blessures-des-peuples/embed/#?secret=Rfyyauh9pQ#?secret=0sivqNnRkB" data-secret="0sivqNnRkB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Gouverner à distance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de Khamenei de la scène publique et son incapacité à résoudre le conflit interne ont suscité des interrogations au sein des cercles politiques iraniens quant à la viabilité de son maintien au pouvoir à distance, selon quatre responsables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son premier véritable défi a été de mener les négociations avec les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la phase finale des négociations, alors que Khamenei hésitait à approuver l’accord de cessez-le-feu initial, le président Pezeshkian lui a rendu visite, selon quatre responsables au fait des détails de la rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président a informé le Guide suprême que la situation économique était catastrophique, que le blocus naval américain paralysait le pays et qu’il démissionnerait si l’accord était rejeté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouverneur de la Banque centrale, Abdolnasser Hemmati, a écrit à Khamenei pour l’informer que le pays était confronté à une grave crise budgétaire et que les stocks essentiels de nourriture et de médicaments seraient épuisés d’ici la fin août si le blocus naval se poursuivait. Il a expliqué que l’Iran n’était plus en mesure de vendre son pétrole ni de trouver d’autres routes commerciales pour les volumes nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables, ces lettres ont été un facteur déterminant dans la décision finale de Khamenei de soutenir l’accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une brève déclaration, le Guide suprême a indiqué qu’il s’opposait à l’accord <em>«par principe»</em> mais a chargé le président de poursuivre les démarches s’il obtenait l’aval du Conseil suprême de sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pezeshkian a déclaré que le Conseil avait approuvé l’accord par 12 voix contre 1.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les funérailles de son père, Mojtaba Khamenei devra prendre une série de décisions importantes, notamment la nomination d’un nouveau chef du pouvoir judiciaire, du directeur de la télévision d’État, du commandant des Basij et de d’un nouveau chef d’état-major.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des responsables iraniens, ces nominations révéleront le camp qu’il privilégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Gardiens de la révolution et Ghalibaf comptent parmi ses plus proches alliés et ont soutenu son accession au pouvoir, tandis que les conservateurs les plus radicaux ont soutenu un autre candidat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous assistons à une véritable période de tensions politiques, une lutte pour l’avenir du pays»</em>, a déclaré Vali Nasr, expert iranien et professeur à l’université Johns Hopkins. Il a ajouté : <em>«Si les pragmatiques l’emportent, les conservateurs les plus radicaux seront marginalisés et c’est pourquoi ils se battent avec autant d’acharnement»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le mausolée de l’imam Reza situé dans la ville sainte de Machhad dans le nord-est de l’Iran abrite la tombe d’Ali al-Reza, le 8<sup>e</sup> des douze iams du chiisme duodécimain et attire chaque année entre 20 et 30 millions de visiteurs.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/">Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Vance-Rubio &#124; Deux approches différentes de la crise au Moyen-Orient !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2026 07:17:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[J.D. Vance]]></category>
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		<category><![CDATA[Marco Rubio]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré une étroite coordination entre JD Vance et Marc Rubio, leurs approches des négociations avec l'Iran divergent sur plusieurs points.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le vice-président américain J.D. Vance et le conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d’État Marco Rubio (qui cumule les deux postes) gèrent les dossiers diplomatiques complexes de manières différentes comme en témoignent leurs approches du conflit avec l’Iran et du Liban.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19144717"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://www.theatlantic.com/national-security/2026/06/lebanon-israel-us-mou-vance-rubio/687715/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Atlantic</a>, Vivian Salama indique que Rubio a œuvré pendant des mois pour négocier un accord entre les gouvernements israélien et libanais afin de limiter l’influence du Hezbollah et de permettre à Israël de retirer ses forces du Sud-Liban. Or, l’avenir du Liban est devenu un élément central du nouvel accord américano-iranien, défendu par le vice-président Vance, conférant ainsi à Téhéran un rôle déterminant dans l’avenir du Liban. De ce fait, les États-Unis négocient désormais sur le même sujet selon deux axes distincts, menés par deux hommes aux styles et visions du monde opposés. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Salama décrit Rubio comme plus globaliste, privilégiant le dialogue intergouvernemental et la diplomatie. Vance, qui avait exprimé en privé des inquiétudes quant à un conflit avec l’Iran avant la guerre, se montre plus agressif et opportuniste. Par ailleurs, les deux hommes du président pourraient bien être les principaux candidats à sa succession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par leurs efforts, Vance et Rubio visent à résoudre un problème qui entrave les efforts de paix américains depuis des générations mais la confusion s’installe déjà. Malgré une étroite coordination entre les deux hommes, leurs points de vue sur la place du Liban dans ce contexte semblent contradictoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, leurs efforts conjoints pourraient déterminer non seulement l’issue de la situation au Liban mais aussi si une prochaine guerre entre le Hezbollah et Israël risque de faire dérailler l’ensemble du processus de paix avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Initialement, les responsables américains ont refusé d’inclure le conflit libanais dans la liste des questions à résoudre avec l’Iran dont la plus importante était d’empêcher Téhéran de développer l’arme nucléaire. Toutefois, ils ont finalement cédé à la demande iranienne d’inscrire le Liban à l’ordre du jour de la reprise des négociations et d’aborder la question du recours par l’Iran à des groupes mandataires pour mener des attaques dans toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier paragraphe du mémorandum d’entente en 14 points signé par le président Trump mentionne le Liban à trois reprises dont une fois où il est énoncé verbatim : <em>«L’accord final confirmera la fin définitive de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance mène les négociations avec l’Iran qui consistent à persuader la République islamique de retirer son soutien au Hezbollah en échange d’une aide financière. Ni Israël ni le Liban ne participent à ces pourparlers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un accord encore fragile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, les négociations menées séparément par Rubio à Washington entre Libanais et Israéliens visent à renforcer le gouvernement libanais, déjà fragilisé, et à fournir à Israël des garanties suffisantes pour un retrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts de Rubio ont porté leurs fruits. De hauts diplomates israéliens et libanais ont signé un accord-cadre au Département d’État après quatre jours de discussions en présence de Rubio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, Vance adopte une approche plus pragmatique pour tenter de mettre fin à la guerre dont Trump souhaite désespérément tourner la page, selon des sources proches du président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance semble également prêt à faire pression sur Israël pour qu’il accepte l’issue des négociations avec l’Iran. Il a clairement indiqué qu’il attend du gouvernement israélien qu’il maintienne sa position et cesse de critiquer les efforts américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viviane Salama soutient que les efforts conjoints de Vance et Rubio pourraient échouer pour plusieurs raisons. Les forces israéliennes sont toujours confrontées au Hezbollah sur le territoire occupé par Israël. Que se passerait-il si Israël continuait d’occuper cinq zones en territoire libanais en invoquant la légitime défense ? Que se passerait-il si le Hezbollah attaquait le territoire israélien alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis sont toujours en cours ? Et si Israël reprenait ses attaques contre l’Iran ? Ou si l’Iran attaquait Israël ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré leurs divergences d’approche apparentes, les responsables américains insistent sur le fait que les objectifs de Vance et de Rubio sont identiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viviane Salama rappelle toutefois des tentatives infructueuses entreprises par le passé. Après l’invasion israélienne du Liban en 1982, le secrétaire d’État de l’époque George Shultz mena une intense activité diplomatique pour négocier la paix. L’accord signé l’année suivante mit fin à la guerre et fut considéré comme une victoire diplomatique mais il s’effondra moins d’un an plus tard face aux violentes réactions dans la région. Le Liban sombra dans un chaos encore plus grand, des groupes soutenus par l’Iran prenant pour cible les forces américaines. En octobre 1983, un kamikaze se fit exploser à Beyrouth tuant 241 soldats américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mona Yacoubian, experte au Center for Strategic and International Studies à Washington, a déclaré : <em>«Il ne faut pas sous-estimer la complexité de la situation au Liban et la façon dont elle peut nuire aux différentes parties si l’on ne tient pas compte de toutes ces dynamiques et tensions sous-jacentes. C’est comme un Rubik’s Cube: comment concilier tous ces facteurs?»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux approches de la gestion de la crise libanise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Israël et le Liban se sont réunis à la table des négociations à quatre reprises depuis la création d’Israël en 1948. Les États-Unis ont joué un rôle de médiateur dans trois de ces pourparlers dont les négociations actuelles. Les deux parties ont convenu d’un cessez-le-feu fin 2024, dans les derniers jours de la présidence de Joe Biden mais les tensions persistent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à la récente guerre contre l’Iran et à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, Téhéran a juré vengeance et a ordonné aux membres de ce qu’on appelle l’Axe de la résistance de se préparer à une escalade. Le Hezbollah a été le premier à réagir, lançant de nouvelles attaques contre Israël. Le président libanais Joseph Aoun a accusé le Hezbollah de fournir à Israël un prétexte pour attaquer le Liban. Israël a envahi le Sud-Liban en mars, une opération qui, selon les Nations Unies, a fait au moins 3 500 morts et plus d’un million de déplacés. Ce conflit a transformé la question libanaise, auparavant périphérique, en un enjeu central, éclipsant la guerre contre l’Iran et les négociations de paix naissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables iraniens ont soutenu que la stabilité régionale, y compris les garanties relatives au Liban, était indissociable de tout accord durable avec Washington et devait impérativement être prise en compte dans leurs négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Vance et Rubio ont tous deux insisté, pendant des semaines, sur le fait que le Liban constituait une question distincte des négociations avec l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril, Vance a affirmé que ce serait <em>«insensé que l’Iran laisse les négociations s’effondrer alors qu’il a subi de lourdes pertes à cause du Liban»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, début juin, l’Iran a lancé une attaque contre Israël, l’accusant d’avoir violé le cessez-le-feu d’avril en attaquant le Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet incident a marqué un tournant pour les négociateurs américains, y compris Vance. Ils ont conclu qu’un accord avec l’Iran est improbable tant que le conflit israélo-libanais n’est pas résolu, même si cela implique d’intégrer ce conflit de longue date à un accord à court terme visant principalement à rouvrir le détroit d’Ormuz et à instaurer les conditions de négociations sur le programme nucléaire iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Rubio soutient que la question des relations entre Israël et le Liban doit être traitée séparément car <em>«le Liban est un État souverain»</em>, comme il l’a déclaré à la presse la semaine dernière à Abou Dhabi, et il a ajouté que toute démarche diplomatique doit se faire auprès du gouvernement libanais. Rubio a présenté le rôle de l’Iran à savoir son soutien au Hezbollah comme une question extérieure et non comme un élément central des négociations qu’il supervise. Il estime que négocier avec l’Iran risque de renforcer son influence au Liban et d’affaiblir le gouvernement libanais lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables régionaux et les analystes interrogés par Vivian Salama soulignent qu’un accord plus large entre les États-Unis et l’Iran obligeant Téhéran à contenir ses alliés, notamment le Hezbollah, conférerait de fait à l’Iran un levier d’influence en le liant, pour le meilleur ou pour le pire, au sort du Liban. L’Iran a intérêt à maintenir une présence à la frontière israélienne mais il peut utiliser son influence sur le Hezbollah comme moyen de pression, sachant que les États-Unis devront persuader les gouvernements israélien et libanais d’accepter tout règlement définitif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Elargissement du champ des désaccords</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mona Yacoubian estime que l’approche de Rubio est essentielle au succès d’une telle initiative. <em>«Si elle est correctement mise en œuvre, cette approche pourrait permettre de réduire l’influence historique de l’Iran au Liban en diminuant le rôle du Hezbollah»</em>, a-t-elle déclaré, tout en renforçant le gouvernement de Beyrouth. Cependant, elle a noté qu’en excluant le gouvernement libanais des pourparlers américano-iraniens supervisés par Vance, cela affaiblit ce gouvernement ce qui est conforme à l’approche de l’Iran qui consiste essentiellement à le contourner.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance et Rubio ont pris des mesures pour éviter toute contradiction, Rubio rejetant publiquement toute suggestion de contradiction dans leurs efforts. Ils se sont entretenus cette semaine par téléphone avec le président libanais, l’informant des derniers développements des négociations américano-iraniennes et de la possibilité de mettre en place un mécanisme de surveillance conjoint pour appliquer le fragile cessez-le-feu récemment conclu qui vise à mettre fin aux hostilités au Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Définir les objectifs des États-Unis et de l’Iran est devenu plus difficile à mesure que le champ des désaccords s’est élargi pour inclure des questions bien au-delà du nucléaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux précédentes négociations avec l’Iran sur son programme nucléaire, auxquelles les États-Unis n’étaient pas les seuls participants, la diplomatie de Vance et Rubio se déroule dans un contexte très différent. L’Iran, fort de sa capacité à résister à des semaines de bombardements intensifs américains et israéliens, est enhardi, et Washington négocie en grande partie seul, confronté à un éventail de problèmes beaucoup plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience des années Obama a montré que même des discussions ciblées sur le programme nucléaire iranien constituent un processus complexe. Des décennies d’efforts passés nous enseignent également qu’aucun conflit au Moyen-Orient ne se déroule de manière isolée. Les prochaines semaines révéleront si Vance et Rubio peuvent déjouer les pronostics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ces ados israéliens qui refusent le service militaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 10:22:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Témoignages d'adolescents israéliens qui disent non à l'armée, à la guerre, et au génocide des Palestiniens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/27/ces-ados-israeliens-qui-refusent-le-service-militaire/">Ces ados israéliens qui refusent le service militaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Personne ne leur demande, mais ils disent non : de gauche à droite, Bar Zvirin, Noor Epstein et Anton Zohar Lifsches, des adolescents israéliens, ne sont pas convaincus par les arguments de la paix par la violence. À quoi bon être punk si c’est pour plier et servir ?</em></strong> <em>(Photo : Des ados israéliens disent non à l&rsquo;armée, à la guerre, et au génocide des Palestiniens).  </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Linda Dayan </strong></p>



<span id="more-19061640"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Linda-Dayan.jpg" alt="" class="wp-image-19061732" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Linda-Dayan.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Linda-Dayan-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Linda-Dayan-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Sur le balcon du Left Bank [Rive Gauche], un espace de gauche radicale dans le centre de Tel-Aviv, un groupe de cinq adolescents roulent des cigarettes et comparent leurs dernières acquisitions littéraires. L’un s’exclame avoir acheté <em>«Why Women Have Better Sex Under Socialism»</em> de Kristen Ghodsee ; un autre lit au groupe un passage de prose auto-indulgente de David Foster Wallace. Sur le tableau blanc de la pièce derrière eux – couverte d’affiches marxistes et gauchistes, et meublée de chaises et de canapés au rembourrage déchiré – subsistent les vestiges d’un cours d’arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des adolescents, avec coupe mulet et crête iroquoise et un piercing au septum, déplore ne plus vouloir jouer de musique avec un certain groupe punk – leur batteur, dit-il, <em>«est un putain de soldat»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«À quoi bon être un punk si c’est pour s’engager ?»</em> demande un autre membre du groupe, avant que nous descendions parler dans le théâtre boîte noire de l’espace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois des cinq adolescents qui m’accompagnent sont là pour parler d’une décision qu’ils prennent – une décision qu’ils veulent inciter leurs pairs à envisager également.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nager à contre-courant de la société</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Presque tous les Israéliens sont, par la loi, enrôlés dans l’armée israélienne, avec quelques exceptions plus ou moins controversées (citoyens arabes, étudiants des <em>yechivot haredi</em>). Dès le plus jeune âge, cela leur est présenté comme une phase de la vie aussi obligatoire que la fin du lycée. Ceux qui veulent contourner le service doivent nager à contre-courant de la société pour y parvenir. Ils peuvent chercher des exemptions médicales – la voie la plus courante pour échapper au service – ou tenter leur chance pour obtenir le statut d’objecteur de conscience. Mais certains, en particulier ceux qui veulent faire une déclaration politique publique, optent pour un séjour en prison militaire plutôt que d’enfiler l’uniforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si presque tous les aspects de leur éducation, de leur éducation familiale et des attentes de la société les ont orientés vers un enrôlement éventuel, ces adolescents ont décidé que, pour eux, cela ne serait pas une fatalité – c’est un choix comme un autre. Ils ne rejoindront pas les Forces de défense israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bar Zvirin, le jeune de 17 ans à la coupe mulet, mentionne que son père n’était pas ravi que son enfant s’exprime publiquement à ce sujet. <em>«Il a dit : “Je suppose que tu es assez stupide pour croire aux choses auxquelles tu crois, mais je n’arrive pas à croire que j’ai élevé un gamin assez idiot pour vouloir que le monde entier sache à quel point il est stupide.”»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais Anton Zohar Lifsches Segal, un pianiste de 17 ans originaire de Jaffa, dit que sa famille le soutient.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J’ai grandi dans un foyer très à gauche, donc j’ai toujours su qu’il y avait un choix de ne pas aller à l’armée, et j’ai presque toujours su que ce serait la direction que je prendrais. Quand j’étais petit, ma mère ne me laissait pas avoir de pistolets-jouets, parce qu’elle disait que c’était une chose terrible, et maintenant que je suis plus âgé, je vois qu’elle avait totalement raison»</em>, sourit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Noor Epstein, également âgé de 17 ans, de Ramat Gan, porte un t-shirt imprimé <em>«1312»</em>. Interrogé à ce sujet, Epstein s’illumine et explique que cela signifie <em>«Acab»</em>, l’acronyme de <em>«All Cops Are Bastards»</em> (Tous les flics sont des bâtards).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Noor se décrit comme une personne anxieuse de toujours, qui a toujours été inquiète à l’idée du service militaire. <em>«J’ai toujours été dégoûté par la violence, et j’ai toujours vécu avec cette peur qu’elle se rapproche de plus en plus»</em>, dit-il. Pré-adolescent, il envisageait un rôle militaire plus bienveillant qui n’implique pas de porter une arme à feu – peut-être servir en tant que soldat-enseignant apportant un soutien aux jeunes à risque. <em>«Puis je suis devenu plus activiste et plus à gauche, et j’ai appris que ce n’était pas nécessairement la seule option»</em>, explique Noor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Apprendre qu’il existe des chemins vers l’âge adulte qui n’incluent pas le service militaire <em>«a été un énorme soulagement»</em>, ajoute Noor. <em>«Personne ne m’avait vraiment parlé de cette option. Mais en grandissant et en devenant plus activiste, et en étant exposé à une gauche plus radicale, j’ai compris que ce n’était qu’un autre choix que l’on peut faire.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Personne ne naît soldat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Noor me tend une poignée de fanzines et de tracts de Mesarvot, le réseau qui soutient les adolescents réfractaires à la conscription, et de Banki, la Ligue de la jeunesse communiste d’Israël. Et, bien sûr, ils couvrent la table de pamphlets gris et violets, produits par un groupe de lycéens, dont mes interlocuteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous, les jeunes hommes et femmes destinés à la conscription, refusons par la présente de prendre part aux crimes de l’armée et de servir les intérêts du gouvernement dictatorial»</em>, peut-on y lire. Il est ensuite dit que dès leur plus jeune âge, on les a endoctrinés pour vivre par l’épée – <em>«Mais la vérité est que l’armée n’est pas un destin – personne ne naît soldat. Et comme tout autre choix, le choix de s’enrôler a des conséquences.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On y lit que nous avons tous vu les images violentes du 7 octobre. <em>«Mais ce qui a commencé comme une réaction au terrible massacre s’est poursuivi avec l’extermination brutale des habitants de Gaza, à une échelle incompréhensible. Et quels sont les résultats des actions de l’armée ? Selon les données que l’armée israélienne elle-même reconnaît, plus de 72 000 habitants de Gaza ont été tués depuis le début de la guerre, dont de nombreuses femmes, enfants et même des bébés. Malgré le cessez-le-feu, le génocide, le nettoyage ethnique et les crimes de guerre se poursuivent.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des politiques similaires sont à l’œuvre en Cisjordanie, indique le pamphlet. <em>«Depuis des décennies, l’État, à travers l’armée, opprime le peuple palestinien, annexe des territoires et fait preuve de violence envers les hommes et les femmes palestiniens résidant en Cisjordanie – tout cela dans le cadre de la politique de nettoyage ethnique du pays.»</em> Il poursuit : <em>«La seule chose qui les distingue de nous, c’est qu’ils sont nés du ‘‘mauvais’’ côté de la frontière. »</em> Ceci, poursuit-il, n’est pas de la légitime défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Êtes-vous prêts à devenir une statistique ? Êtes-vous prêts à un tel sacrifice pour un gouvernement dictatorial et cynique qui trafique des vies humaines pour renforcer son pouvoir ?»</em> demande-t-il. <em>«Nous refusons de perpétuer le cycle du sang ! Et vous ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il exhorte les autres adolescents en cours de processus militaire à ajouter leur signature à la lettre en scannant un code QR. Au moment où j’écris, environ 120 l’avaient fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant le dernier jour de l’année scolaire jeudi, les pamphlets seront distribués par milliers. Je leur dis que j’imagine la scène vers la fin de&nbsp;<em>Mean Girls</em>&nbsp;où Regina George colle des pages du&nbsp;<em>Burn Book</em>&nbsp;dans toute l’école pour que les élèves les trouvent. Les adolescents rient poliment. Je réalise que le film a plusieurs années de plus qu’eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lettre elle-même a été écrite par un petit noyau dur – Lifsches Segal et deux autres jeunes militants. Elle s’inscrit dans la continuité d’efforts similaires, comme la lettre de refus de conscription de 2023 en pleine réforme judiciaire, et la légendaire lettre de 1970 adressée à Golda Meir signée par des dizaines d’adolescents. Le groupe plus large d’une douzaine d’adolescents, qui se font appeler <em>«Nous refusons ça»</em>, s’est réuni pour l’éditer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois ne s’attendent pas seulement à un retour de bâton : ils l’accueillent favorablement. <em>«Le simple fait d’avoir un retour négatif est significatif. Le simple fait qu’il y ait une discussion sur la question de savoir si les gens sont d’accord ou non signifie que les jeunes auront un argument ou une conversation»</em>, déclare Zvirin. <em>«Je pense qu’il y a un pouvoir particulier dans le fait que chaque jeune recevra son propre pamphlet. Bien sûr, ils peuvent dire “ouaou, quels gauchistes fous”, mais ensuite le garder et le lire chez eux, sans toute la pression des pairs, et penser “heu, peut-être que je vais signer sans le dire à mes amis”.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lifsches Segal dit que les Israéliens ont tendance à grandir sans remettre en question l’inéluctabilité de leur service militaire. <em>«D’après mon expérience en discutant avec des amis, beaucoup de gens n’y pensent même pas. Ils ne comprennent pas ce qu’ils font, ils considèrent cela comme une autre phase de la vie – on va simplement à l’armée quand on finit le lycée. D’un point de vue israélien, c’est tout à fait normal, mais si on regarde ça une seconde de l’extérieur, ça ne devrait pas être comme ça»</em>, dit-il. <em>«Même pour les gens qui veulent vraiment aller à l’armée, </em>[la lettre]<em> leur donne une seconde pour y réfléchir. Ça leur ouvre l’esprit.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Noor souligne que ces questions font partie de l’adolescence. <em>«On nous dit tous quoi faire dès le plus jeune âge. En vieillissant, nous cherchons notre identité et essayons de comprendre qui nous sommes, et nous commençons à nous écarter de la norme de petites manières.»</em> Alors qu’ils commencent à tester les limites de la société en tant qu’adolescents, ils ont réalisé que la décision d’être enrôlé est <em>«juste une autre option – un autre choix que vous pouvez faire»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si un des étudiants est vraiment contrarié ? <em>«Jeudi est le dernier jour de l’année scolaire, ce qui signifie que nous allons directement de là aux vacances d’été. Nous ne croiserons pas vraiment les jeunes qui s’y opposent à l’école»</em>, rit Lifsches Segal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Escalade extrême</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les trois, le massacre du 7 octobre – et l’énorme réponse militaire israélienne qui a suivi – a été un catalyseur majeur dans leur décision de ne pas rejoindre l’armée. Zvirin dit qu’il savait peu de choses sur l’occupation avant ce jour, quand il était au début de son adolescence. <em>«Ce n’était pas une conversation que nous avions à l’école ou à la maison. Le 7 octobre a vraiment intensifié ce discours.»</em> L’attaque a provoqué <em>«une escalade extrême de la part de la droite fasciste et raciste»</em>. Après cela, il a commencé à prêter attention à ce que l’armée faisait à Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se souvient aussi du moment où il a décidé qu’il s’opposerait à la conscription : en voyant une publication du compte de médias sociaux Creativity for Democracy, qui publie des photos de pancartes de manifestations en Israël. <em>«Il y avait un activiste de Looking the Occupation in the Eye qui tenait une pancarte disant “Grand-mère, que faisais-tu pendant le génocide à Gaza ?”»</em> se souvient Zvirin. <em>«Penser que peut-être dans 20 ou 30 ans, je devrais expliquer à mes enfants que je portais un uniforme à cette époque – l’idée me rendait fou. Je me suis dit que je devais refuser.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Anton est d’accord. <em>«Après le 7 octobre, j’ai vu tout ce qui s’est passé, et j’ai su que c’était un système auquel je ne participerais pas. Je ne suis d’accord avec aucune des façons dont l’armée agit. Je ne suis pas d’accord en général avec l’idée de la défense par les armes, ou quoi que ce soit de ce genre. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Noor, le seul dont la famille a été affectée par les attaques du 7 octobre (une tante et un oncle au kibboutz Erez, qui n’ont pas été blessés physiquement mais profondément secoués), considère les attaques du 7 octobre menées par des militants dirigés par le Hamas et la réponse militaire israélienne comme inextricablement liées. <em>«Cela vient de la même source»</em>, dit-il. <em>«Un acte de violence fait penser aux gens qu’ils doivent répondre encore plus fort, et c’est ce qui m’est passé par la tête aussi, juste après le 7 octobre. J’ai très vite réalisé qu’il est très facile de répondre par encore plus de violence.»</em> La croyance des Israéliens, et même de certains gauchistes israéliens, selon laquelle ils peuvent atteindre la paix par la violence, est naïve, affirment-ils.<a href="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!aps-!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F63267b8c-f636-422d-b3cd-fdcef1b36f8a_900x600.webp" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Étant enfant, il a été témoin de rounds après rounds de combats entre Israël et les Palestiniens, et de leur nature cyclique. <em>«C’est ce qui s’est passé le 7 octobre. Il y avait une occupation violente et continue avant cela ici. Comment la réponse à cela peut-elle être quelque chose d’encore plus violent ? Et nous perpétuons ce cycle de guerre sans fin.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois ne savent pas encore quelle forme leur objection prendra. Lifsches Segal travaille à une exemption militaire pour raisons médicales, et Epstein, qui est également éligible, a encore un an pour décider s’il veut également emprunter cette voie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les citoyens exemptés de l’armée ont également une option de service alternative : le Service national, un programme financé par l’État qui permet aux participants d’effectuer un ou deux ans de bénévolat, souvent dans leurs propres communautés, tout en recevant les mêmes avantages que les soldats et les anciens combattants. Les trois ont des avis divergents sur ce programme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il obtient son exemption, c’est la voie que Lifsches Segal veut suivre. <em>«Après avoir décidé de ne pas être enrôlé, je voulais utiliser ce temps et faire quelque chose de bien », dit-il. « Je ne crois pas que l’armée fasse du bien, alors j’ai décidé de faire mon service national dans un hôpital. C’est ma façon de redonner.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Epstein dit qu’il ne veut pas nécessairement le faire, mais <em>«je pense que c’est quelque chose que je finirai par faire à la fin»</em>. Il rechigne à devoir le faire pour obtenir les mêmes avantages que les soldats : <em>«Je pense que dans un pays normal, on obtient des droits fondamentaux et on peut recevoir des allocations sociales et des subventions éducatives pour l’université même sans travailler gratuitement.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Zvirin, qui porte un t-shirt montrant les personnages de dessins animés Moumines en manifestation – l’un tient une pancarte disant <em>«refusez !»</em> un autre un keffieh, et un troisième agite un drapeau anarchiste – ne considère pas cela comme une option légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je pense que le service national est super centré sur l’État»</em>, dit il. C’est une façon de <em>«redonner à son pays»</em> sans être enrôlé. Zvirin explique : <em>«Je ne veux rien redonner à ce pays. Je veux redonner aux gens qui y vivent. Je pense qu’on peut le faire de nombreuses façons qui ne sont pas l’exploitation de main-d’œuvre bon marché par l’État. Ce sont des années qui peuvent être mises à profit dans nos communautés, en faisant de la présence protectrice</em> [dans les communautés palestiniennes de] <em>Masafer Yatta ou Douma.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Impossible de finir l’école</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a toujours un prix à payer pour des croyances radicales – c’est ce qui les rend radicales en premier lieu. Zvirin raconte qu’iel l’a appris à ses dépens, après être apparu au premier plan dans une vidéo d’adolescents déclarant leur refus tout en brûlant des ordres de conscription. Iel a reçu tellement de menaces – et d’agressions physiques et verbales – qu’il a dû quitter sa ville natale de Ra’anana pendant un certain temps, et a été scolarisé à la maison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que l’école insistait sur la présence de Zvirin pour les tests et les examens de baccalauréat, mais ne pouvait pas garantir qu’iel ne croiserait pas les autres adolescents qui l’avaient menacé et agressé, Zvirin n’a pas de certificat de bac à ce jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais certains politiciens de l’opposition ont laissé entendre qu’il pourrait y avoir des conséquences encore plus graves pour le refus à l’horizon. Je dis au groupe que lors d’une récente conférence, le président de Yisraeli Beiteinu, Avigdor Lieberman –</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Avigdor Lieberman a été reconnu coupable d’avoir agressé physiquement un mineur»</em>, coupe rapidement Epstein. <em>«On ne le mentionne pas assez.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je reconnais que c’est effectivement exact, et continue en disant que Lieberman, ainsi que d’autres politiciens de l’opposition, ont exprimé la conviction que les personnes qui ne servent pas dans l’armée ou n’effectuent pas de service national devraient se voir refuser certains droits, y compris le droit de vote. Ils ont fait ces remarques principalement en réponse au refus de conscription des Haredim, mais cela les affecterait également. Est-ce que cela influence leur décision d’une manière ou d’une autre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le libéralisme»</em>, Epstein secoue la tête avec dérision. <em>«Le summum du libéralisme.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bar parle sans détour : <em>«Il y a un système qui tue, viole, exploite, enlève, massacre, fait exploser, détruit des dizaines de milliers de personnes. Si on me dit de choisir entre un flingue sur la tempe et en faire partie, je choisirai toujours le flingue.»</em> Il ajoute, avant d’exprimer son mépris pour le vote en tant que solution en général, qu’une telle loi n’aurait probablement pas de chances d’être adoptée – <em>«Je ne pense pas que ce soit démocratique et le camp libéral ne le permettra pas, mais Israël me surprend chaque jour.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je serai bref»</em>, dit Epstein. <em>«Je pense que c’est un signe que si c’est ce que l’armée et cette institution oppressive font aux personnes qu’elles oppriment le moins, qu’est-ce que ça signifie pour les personnes qu’elles occupent, oppriment, anéantissent, par millions ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lifsches Segal hoche la tête. <em>«S’ils vont réduire nos droits à ceux des Palestiniens, c’est un prix que je suis prêt à payer»</em>, dit-il. <em>«Ce n’est pas quelque chose qui arrive dans un système démocratique&#8230; Si je dois choisir entre aller tirer sur des gens dans un État non démocratique, et ne pas tirer sur des gens dans un État non démocratique, je préfère encore ne pas tirer sur des gens.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>D’après <a href="https://linktr.ee/faustogiudice" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fausto Giudice</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source </strong>: traduit de <strong><a href="http://archive.today/Q2V2H" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Quel avenir pour les Israéliens en Palestine ? </title>
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		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 06:34:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La question n'est pas «Quel avenir pour la Palestine et Israël ?», mais «Quel avenir pour les Israéliens en Palestine ?». </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Quel avenir pour la Palestine et Israël ?» est le thème d’un colloque organisé à l’Université de la Sorbonne, à Paris, le 19 juin 2026. L’auteur n’a pas assisté à ce colloque, qui a été riche en interventions, d’après le commentaire de l’universitaire Jean-Christophe Attias, publié sur sa page Facebook. Mais s’il y avait participé, voilà ce qu’il aurait dit sur cette question, en la reformulant ainsi : «Quel avenir pour les Israéliens en Palestine ?»</em></strong><em><strong> </strong>(Photo : Les Palestiniens manifestent à Jérusalem, « capitale » de l&rsquo;Etat hébreu).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lahouari Addi *</strong></p>



<span id="more-19059992"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Lahouari-Addi-2.jpg" alt="" class="wp-image-19060022" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Lahouari-Addi-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Lahouari-Addi-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Lahouari-Addi-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La question palestinienne doit être replacée dans le contexte européen de la fin du 19<sup>e</sup> siècle, celui de l’apogée de l’expansion européenne et de la croyance en la mission civilisatrice de l’Occident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les penseurs sionistes de l’époque, intellectuels de gauche dans leur majorité, percevaient le projet d’un Etat juif comme une justice rendue aux juifs persécutés en Europe. Ils n’avaient pas conscience qu’ils s’inscrivaient dans la dynamique de l’expansion coloniale de l’Europe. Et même s’ils en étaient conscients, ils pensaient que l’Etat juif, une fois construit, existera pour toujours parce qu’ils ne saisissaient pas son caractère colonial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël piégé par son caractère colonial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois l’Etat sioniste construit, la population israëlienne a glissé vers une mentalité coloniale qui a favorisé les courants de droite et d’extrême droite. Israël est piégé par son caractère colonial qui a poussé la majorité de la population vers le syndrome des pieds noirs d’Algérie qui étaient farouchement hostiles aux autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport entre Israëliens et Palestiniens est celui qui relie le colonisé au colonisateur, rapport méthodiquement analysé par Frantz Fanon. Dans cette relation, soit le colon, soit le colonisé doit disparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Profitant du changement géopolitique internationale après la Seconde Guerre mondiale, les nationalistes algériens ont déclenché l’insurrection qui a conduit à l’indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bouleversement géopolitique actuel (2015-2026), marqué par à la perte graduelle de l’hégémonie américaine, est de mauvais augure pour l&rsquo;avenir d’Israël. Les Etats-Unis n’ont plus la capacité de dominer la géopolitique locale comme ils le veulent. En 1954, ils ont pu changer de régime en éliminant Mossadegh en Iran. En 2026, ils ont échoué dans leur volonté de changer le régime en Iran. Et pragmatiques comme ils sont, entre le détroit d’Ormuz et Israël, ils ont choisi Ormuz.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande erreur des Israéliens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’erreur des Israëliens est d&rsquo;avoir compté sur l’appui extérieur pour exister au lieu de nouer des alliances avec les Palestiniens pour un Etat binational. Au lieu de devenir des <em>«juifs palestiniens»</em> comme sont devenus Arabes les Syro-Libanais chrétiens descendants des croisés du Moyen Age, ils ont nié la société locale qu’ils ont voulu éliminer par l’oppression et le génocide. Rappelons que l’idéologie nationaliste arabe a été forgée par les chrétiens descendants d’Européens qui sont devenus Arabes. Les juifs venus d’Europe ont refusé de devenir des Palestiniens et de se fondre parmi les autochtones. Ils ont choisi de mettre en place un système d’apartheid qui n’a aucun avenir au 21<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les sionistes d’hier et d’aujourd&rsquo;hui ont oublié, c’est que les sociétés du Moyen Orient, se reproduisent dans la durée, et excluent ceux qui refusent de s’y intégrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le futur, soit les juifs d’Israël s’intègrent à la région comme population palestinienne, soit ils auront à repartir vers les pays d’où leurs pères et grands-pères sont venus. Les israëliens venus du monde arabe, qui sont culturellement des Arabes, peuvent jouer un rôle dans le processus d’intégration des descendants de leurs coreligionnaires venus d’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Institut d&rsquo;études politiques de Lyon. </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WsdSjRDFKz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/">Un siècle de lutte en Palestine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un siècle de lutte en Palestine » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/01/un-siecle-de-lutte-en-palestine/embed/#?secret=B0k5YFSmWH#?secret=WsdSjRDFKz" data-secret="WsdSjRDFKz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 10:39:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les nouveaux leaders en Iran, les Gardiens de la révolution, ont renforcé leur influence sur le Hezbollah au Liban. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vendredi 19 juin 2026, Israël et le Hezbollah se sont mis d’accord sur un cessez-le-feu. Les États-Unis ont fait pression sur l&rsquo;État hébreu car les Iraniens ont exigé que le nouvel accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran englobe le Liban. Lequel a failli être mis en péril par le regain de violences au Liban ces derniers jours.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18995456"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode montre que l’importance stratégique du Hezbollah demeure intacte pour la République islamique mais plus encore, le nouveau leadership à Téhéran, dominé par les Gardiens de la révolution, a renforcé l’influence qu&rsquo;il exerce sur le mouvement chiite libanais qui commence à se relever après la débandade de l’automne 2024 ayant vu décimer l’ensemble de son état-major politique et militaire et à sa tête son ancien dirigeant Hassan Nasrallah.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em><a href="https://www.ft.com/content/ecb41250-08ba-4d12-a355-13a74fc5eba7?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em> rapporte dans son enquête sur le groupe chiite libanais que depuis un an et demi, Mohsen Abou Zeinab était désabusé. Ce charpentier, fervent partisan du Hezbollah, se disait humilié par la retenue du parti face aux attaques israéliennes quotidiennes. Cependant, lorsque la guerre a repris le 2 mars, il a vu <em>«une occasion de rectifier le tir et de rappeler à Israël que nous n&rsquo;accepterons pas son agression»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet homme de 47 ans raconte avoir perdu sa maison, son village natal et plusieurs proches sous les bombardements israéliens, mais ajoute : <em>«J’ai le sentiment que le Hezbollah a repris le dessus»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une confiance retrouvée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette confiance retrouvée reflète l’état d’esprit qui règne au sein du Hezbollah et parmi ses sympathisants suite à l’accord intérimaire conclu entre Washington et Téhéran. L’Iran a imposé un cessez-le-feu au Liban comme condition préalable à cet accord.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait d’une démonstration de soutien remarquable de la part des parrains du Hezbollah à Téhéran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de deux ans après avoir subi l’attaque la plus dévastatrice de son histoire de la part de son ennemi traditionnel, Israël, le Hezbollah est sorti de ce dernier conflit nettement plus confiant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Analystes, experts, diplomates et responsables estiment que ses performances sur le terrain, conjuguées à une confiance retrouvée en Iran même, ont contribué à faire remonter le moral au sein du Hezbollah.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci est dû en grande partie à la priorité accordée par Téhéran à la guerre au Liban. Le conflit a mis à l’épreuve la fragilité du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et est devenu un point de pression crucial autour duquel s’articulent les efforts diplomatiques concernant le conflit dans sa globalité.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kmStXbfy0f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/">L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/24/liran-a-reconstruit-le-hezbollah-en-perspective-de-lactuelle-guerre/embed/#?secret=HEOPFnM4YY#?secret=kmStXbfy0f" data-secret="kmStXbfy0f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le Hezbollah revitalisé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les interventions iraniennes ont revitalisé le groupe chiite, notamment après le lancement par Téhéran de missiles balistiques sur Israël ce mois-ci en représailles à une attaque israélienne sur Beyrouth, une première pour l’Iran qui intervient directement dans la défense du Hezbollah. Les partisans du parti ont salué cette initiative, eux qui considéraient auparavant l’Iran comme un pays qui les néglige.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le Hezbollah est sorti de cette guerre plus déterminé»</em>, a déclaré Nicholas Blanford, expert du Hezbollah à l’<em>Atlantic Council</em>. Il a ajouté : <em>«Je ne dirais pas qu’il est devenu plus fort mais il est devenu plus déterminé. Les relations entre le Hezbollah et l’Iran se sont clairement resserrées. Pour la première fois, les Iraniens sont intervenus pour aider le Hezbollah. D’habitude, c’est plutôt l’inverse !»</em>. Une source proche du parti a déclaré : <em>«Il nous faut maintenant attendre de voir comment le Hezbollah et l’Iran exploiteront cette confiance retrouvée»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre totale entre Israël et le Hezbollah en 2024 a décimé une grande partie des rangs et de l’arsenal militaire du parti chiite et son secrétaire général Hassan Nasrallah a été tué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque, beaucoup, au Liban comme à l’étranger, considéraient le parti comme totalement vaincu, d’autant plus qu’il n’avait jamais riposté pendant les quinze mois de frappes israéliennes quasi quotidiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les forces israéliennes ont continué de cibler ce qu’elles qualifiaient d’infrastructures du Hezbollah, tuant des centaines de combattants et de civils, malgré un accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, après son entrée en guerre aux côtés de l’Iran le 2 mars, le Hezbollah a renversé la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Profitant de l’accalmie précédente, le Hezbollah s’est reconstitué et réorganisé avec l’aide de conseillers iraniens, une évolution qui a surpris de nombreux officiers israéliens qui ne s’attendaient pas à ce que ses capacités militaires restent aussi importantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’apport des drones kamikazes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe a eu de plus en plus recours à des drones kamikazes inspirés de ceux utilisés lors de la guerre d&rsquo;Ukraine. Ces drones se sont révélés plus efficaces pour pénétrer les défenses israéliennes au Sud-Liban et dans le Nord d&rsquo;Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mercredi 17 juin, l’armée israélienne a annoncé qu’un de ces drones avait touché cinq soldats israéliens au Sud-Liban dont un grièvement blessé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah a également continué de lancer des roquettes de manière intermittente sur Israël. Ces attaques ont tué quatre civils israéliens et 28 soldats et ont fait des dizaines de blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces opérations ont clairement démontré que le Hezbollah ne reviendrait pas à la politique de retenue qu’il avait adoptée entre les deux guerres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les experts, cela est dû en grande partie à l’influence iranienne croissante au sein de l’organisation, notamment dans son appareil militaire et sécuritaire, une influence qui semble vouée à perdurer. Ils ajoutent que des membres des Gardiens de la révolution se sont profondément infiltrées dans la structure organisationnelle du Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Téhéran s’estime victorieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre américano-israélienne contre l’Iran a représenté la plus grave crise qu’ait connue la République islamique depuis des décennies mais le régime de Téhéran estime en être sorti victorieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des experts et des proches du parti affirment que l’Iran souhaite clairement que le Hezbollah reste armé. Cela rend le parti moins enclin à faire des concessions sur le plan intérieur libanais où les critiques à l’égard de son rôle ont refait surface avec force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement libanais, fortement soutenu par la communauté internationale, souhaite désarmer le Hezbollah et mène également des négociations à Washington avec Israël sous supervision américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah s’oppose à ces négociations auxquelles il ne participe pas et considère tout accord conclu entre les deux gouvernements comme une<em> «trahison»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y81gqzPKZy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/21/le-hezbollah-en-pleine-restructuration-financiere/">Le Hezbollah en pleine restructuration financière !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Hezbollah en pleine restructuration financière ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/21/le-hezbollah-en-pleine-restructuration-financiere/embed/#?secret=NFcWsm5p6o#?secret=Y81gqzPKZy" data-secret="Y81gqzPKZy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement libanais contourné</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement libanais s’était engagé à empêcher le Hezbollah d’opérer dans les zones pilotes* du sud et à poursuivre ses efforts de désarmement du groupe. Mais l’accord américano-iranien stipule un cessez-le-feu total, ce qui a compromis les efforts initiaux de Beyrouth.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance du Hezbollah a également été renforcée par l’initiative directe de Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tôt ce mois-ci, le président américain a déclaré avoir discuté avec le Hezbollah via des intermédiaires, une première pour un président américain étant donné que le mouvement est classé terroriste par Washington.&nbsp; <em>«Ils considèrent cela comme une victoire majeure»</em>, a confié une source proche du Hezbollah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de cela, les relations entre le Hezbollah et le gouvernement libanais restent tendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables du Hezbollah ont toutefois affirmé publiquement ces derniers jours qu&rsquo;ils ne cherchaient pas à renverser le gouvernement. <em>«Parler de désarmement est désormais quasiment impossible»</em>, a déclaré Blanford.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines actions du Hezbollah dépendront probablement du comportement d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’annonce de l’accord, Israël a poursuivi ses frappes aériennes tandis que le Hezbollah a riposté en tirant sur les forces israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question la plus importante demeure la présence des forces israéliennes au Sud-Liban, où elles contrôlent actuellement des centaines de kilomètres carrés après avoir détruit des dizaines de villages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré mardi que le maintien de l’occupation du Sud par Israël constituait une violation de l’accord, tandis que le Hezbollah a affirmé qu’il poursuivrait le combat tant que l’occupation se poursuivrait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Netanyahu a annoncé que l’armée israélienne resterait à l’intérieur de la <em>«zone de sécurité»</em> au Sud-Liban <em>«aussi longtemps que nécessaire pour protéger les habitants du Nord d’Israël»</em>. Il a ajouté : <em>«L’Iran voulait que nous nous retirions de là et cela ne s’est pas produit. J’ai été très ferme sur cette question et je pense que nos amis américains respectent cette fermeté et cette détermination»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, le projet d’accord publié mercredi par les États-Unis stipule que Washington et Téhéran garantiraient <em>«l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La base populaire du Hezbollah a été la plus durement touchée par les opérations israéliennes au Sud-Liban. Près de 4 000 personnes ont été tuées, près d’un million déplacées et des dizaines de villages détruits, affectant de manière disproportionnée la communauté chiite du Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreux sont ceux qui ont été contraints de fuir vers d’autres régions du Liban où diverses communautés locales accusent le Hezbollah d’avoir déclenché une guerre non désirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans bien des cas, cette colère s’est étendue à l’ensemble de la communauté chiite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la loyauté au sein de la base populaire du Hezbollah n’est pas entamée. Le parti a longtemps exploité les peurs sectaires pour cultiver son image de protecteur de la communauté chiite. <em>«Ils nous ont rendu notre fierté»</em>, a déclaré Mohsen Abou Zeinab.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Les zones pilotes dans le Sud-Liban sont des zones où les Forces armées libanaises (FAL) déploient un contrôle exclusif pour exclure les acteurs non étatiques.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Pour Israël, la défaite en Iran est une opportunité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre le détroit d’Ormuz et Israël, les Américains ont choisi le détroit d’Ormuz, c'est-à-dire leurs intérêts vitaux. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’appui inconditionnel de l’Occident donne pendant longtemps à Israël l’illusion d&rsquo;être un acteur qui fait l’histoire à sa guise au Moyen-Orient. Pourtant, Israël n’a ni démographie, ni profondeur stratégique, ni environnement géopolitique, ni idéologie à vocation universelle sur lesquels repose la puissance. L’Occident lui a prêté sa puissance utilisée pour bâtir un régime d’apartheid et pour perpétrer un génocide qui ont placé Israël au-dessus du droit international.</em></strong></p>



<span id="more-18984435"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Tous les pays détestent Israël»</em>, aurait dit Trump à Netanyahou. Les lobbys qui ont acheté les élites dirigeantes occidentales sont efficaces, mais il y a toujours des limites à l’efficacité qu’Israël a dépassées en ignorant les intérêts économiques des Américains et des Européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre le détroit d’Ormuz et Israël, les Américains ont choisi le détroit d’Ormuz. On dit que l’Amérique a deux religions : le christianisme et le pragmatisme. Israël a commis une erreur historique en croyant que les Etats-Unis seront leur meilleur allié qui les protègeront, alors que le seul allié qui est susceptible de protéger Israël est paradoxalement la paix avec les Palestiniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Etat colonial a deux perspectives devant lui, et deux seulement : le scénario algérien où les pieds-noirs ont dû quitter le pays dans la précipitation, ou le scénario sud-africain où les Blancs ont accepté de s’intégrer dans la société locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à ce dernier scénario que pense l’éditorialiste israélien Gideon Lévy, qui, dans son article publié le 18 juin 2026 et dont la traduction est reproduite ci-dessus, &nbsp;invite ses compatriotes à se réveiller, leur indiquant que le désastre face à l’Iran doit être l’occasion pour se réconcilier avec la réalité.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Lahouari Addi</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>«Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité»</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La défaite d’Israël en Iran n’est pas un désastre : c’est l’occasion d’affronter la vérité. La guerre en Iran a révélé la vérité à Israël. Son armée, soi-disant toute-puissante, n’a rien accompli de significatif, si ce n’est sa propre ruine politique. Tout pays rationnel tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gideon Levy</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg" alt="" class="wp-image-11747504" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le refrain, tant à droite qu’à <em>«gauche»</em> (sans compter le Premier ministre Benjamin Netanyahou) : une défaite israélienne, un désastre diplomatique, Trump nous a tourné le dos et Steven Witkoff est un <em>«Jewboy»</em>. La nation déplore une calamité, une défaite et un quasi-Holocauste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Bennett&rsquo;s s’empressent d’intervenir et promettent une solution. Ils rétabliront les relations avec les États-Unis et ramèneront Israël sur les champs de bataille pour achever le travail. Telle est leur seule promesse en cette journée particulièrement propice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il ne s’agit ni d’un désastre ni d’un Holocauste. Dans la guerre contre l’Iran, Israël a traversé ce que les psychologues appellent un <em>«test de réalité»</em>, au cours duquel la vérité lui a été révélée. Et cela pourrait bien être l’évolution la plus positive de ces dernières années, à condition que le pays en tire les bonnes conclusions. Ce soi-disant désastre pourrait bien se transformer en une opportunité historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une de ses précédentes catastrophes, celle de 1973, Israël avait su tirer les leçons et ouvrir un nouveau chapitre révolutionnaire de son histoire : celui de la paix. Le fiasco avec l’Iran nous oblige aujourd’hui à reprendre nos esprits une seconde fois, mais pour l’instant, personne n’est là pour mener cette réorientation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un peu de réalisme : un petit pays de 10 millions d’habitants ne peut pas se battre contre le monde entier, même si nous sommes les fils du peuple élu, qui sait tout et fait tout mieux que les autres. Israël ne peut pas renverser des régimes, ni dans la lointaine Téhéran, ni dans la proche Gaza, ni même à Ramallah, juste à côté. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas ; même les États-Unis n’y parviennent pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nous regarder dans le miroir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ne peuvent pas forcer des organisations à déposer les armes ni éradiquer les convictions politiques du cœur des gens. L’époque où l’Amérique était à notre merci est révolue. Reconnaître cette réalité nous offre l’occasion, au milieu de la succession de guerres récentes, de nous regarder dans le miroir : l’armée soi-disant toute-puissante de ce pays n’a réussi à obtenir aucun résultat significatif, si ce n’est la ruine politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout pays rationnel en tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée. L’histoire récente en a apporté suffisamment de preuves. Peut-être que toutes ces guerres futiles étaient nécessaires pour nous ouvrir les yeux et nous faire comprendre qu’aucune guerre choisie par Israël ne s’est jamais bien terminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne reste que peu de temps pour parvenir à cette conclusion. Retirez les troupes de tout le Liban, avant qu’elles ne déclenchent une nouvelle guerre inutile contre l’Iran. Mettez immédiatement un terme à la folie qui sévit en Cisjordanie, avant qu’elle ne se retourne elle aussi contre nous. Accordez un peu de répit à l’armée et à l’armée de l’air, laissez-les respirer. Permettez aux soldats de profiter de leurs réductions militaires et de déjeuner dans les fast-foods de la rue Ibn Gvirol à Tel-Aviv.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Libérez les milliers d’otages palestiniens qui croupissent dans les prisons du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et commencez à vous comporter comme des êtres humains envers les Palestiniens, avant que le monde ne nous y oblige. Et décidez où nous allons, ce que nous voulons : deux États, un seul État démocratique ou un seul État d’apartheid suicidaire. Il n’y a pas de quatrième option et il n’y en aura jamais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël ne peut pas désarmer le Hezbollah</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine, on a appris que l’armée israélienne demandait au gouvernement de parvenir à un accord avec le gouvernement libanais avant que l’armée ne soit contrainte de se retirer des zones occupées, la queue entre les jambes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a là, au moins, un cas de sobriété partielle. Après tout, l’accord avec le gouvernement libanais aurait pu être conclu plus tôt, mais Israël avait besoin de l’épreuve de la guerre pour se rendre compte qu’il ne peut pas désarmer le Hezbollah, et qu’il n’y parviendra jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Forces de défense israéliennes (FDI), au moins, commencent à le comprendre. Il en va de même pour le Hamas, la résistance à l’occupation de la Cisjordanie et le régime iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait qu’Israël soit mégalomane ne signifie pas qu’il soit capable d’agir selon ses propres critères mégalomaniaques, en croyant que des bombardements ici et là serviront ses intérêts. Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité. Nous avons regardé la vérité droit dans les yeux – et elle a baissé les yeux. C’est maintenant à notre tour de baisser les nôtres. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source </strong>: <a href="https://www.haaretz.com/opinion/2026-06-18/ty-article-opinion/.premium/israels-defeat-in-iran-isnt-a-disaster-its-an-opportunity-to-face-the-truth/0000019e-d712-d6a3-a5be-f77252200000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a>.  </p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HivjmqdmJy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/detroit-dormuz-le-casse-tete-du-deminage/">Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/detroit-dormuz-le-casse-tete-du-deminage/embed/#?secret=VffIAFVbY2#?secret=HivjmqdmJy" data-secret="HivjmqdmJy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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