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	<title>Archives des Israël - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Israël - Kapitalis</title>
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		<title>Palestine &#124; Les responsabilités du silence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 09:53:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nommer la tragédie en Palestine ne suffit plus : il faut désormais en désigner les auteurs et les complices. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/28/palestine-les-responsabilites-du-silence/">Palestine | Les responsabilités du silence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À Gaza, la catastrophe humanitaire a cessé d’être un événement : elle est devenue une condition. Mais à mesure que les faits s’accumulent, une autre réalité s’impose — celle des choix politiques, des fidélités obstinées et des silences organisés. Nommer la tragédie ne suffit plus : il faut désormais en désigner les auteurs et les complices.</em></strong><strong></strong></p>



<p><strong>Dr Moez Ben Khemis</strong> *</p>



<span id="more-18701995"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS.jpg" alt="" class="wp-image-7354931" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Moez-BEN-KHEMIS-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>À Gaza, la réalité ne se discute plus : elle accable. Plus de 72 000 morts, 170 000 blessés — et, dans cette masse indistincte de chiffres, des vies fauchées, des enfances anéanties, des lignées effacées. Ce ne sont pas seulement des individus qui disparaissent, mais les contours mêmes d’une société que l’on voit, jour après jour, se défaire.</p>



<p>Le territoire, lui, est livré à une entreprise de démolition systématique. Hôpitaux rendus muets, écoles ouvertes comme des plaies, réseaux vitaux pulvérisés : rien de ce qui permettait encore de tenir ne semble devoir subsister. L’eau manque, les soins s’éteignent, la famine s’installe. Et la population, presque tout entière déplacée, erre dans l’étroitesse d’un espace clos, condamnée à fuir l&rsquo;ombre de la mort sans jamais pouvoir s’échapper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le droit à l’épreuve de sa propre faiblesse</h2>



<p>Face à cela, les mises en garde abondent — et s’épuisent. Organisations internationales, juristes, observateurs : tous documentent, tous alertent, tous concluent à des violations répétées du droit international humanitaire.</p>



<p>Les mots se durcissent : génocide, nettoyage ethnique. Ils ne sont plus seulement brandis, mais examinés, pesés, discutés devant les juridictions internationales. Les Nations unies avertissent, elles aussi. Mais à mesure que le langage se fait plus grave, son effet semble s’émousser : le droit est invoqué, rarement appliqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La constance des soutiens, l’inertie des puissances</h2>



<p>Car ce qui se joue ici ne tient pas seulement aux faits, mais aux volontés qui les encadrent — ou les tolèrent. Aux États-Unis, Joe Biden puis Donald Trump maintiennent un appui constant, scellé par les livraisons d’armes et protégé par le veto diplomatique.</p>



<p>Au Royaume-Uni, Rishi Sunak ainsi que son successeur prolongent cette ligne. En France, Emmanuel Macron nuance, ajuste, appelle — mais ne rompt pas. Le langage varie, la politique demeure.</p>



<p>Et sur le terrain, le gouvernement de Benjamin Netanyahu poursuit son offensive, comme affranchi de toute contrainte autre que la sienne propre.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18702051" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18702051" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Gaza-Pluies.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h2 class="wp-block-heading">L’ombre portée d’une conflagration</h2>



<p>Déjà, le conflit déborde. Au sud du Liban, les affrontements étendent la zone de fracture. Les victimes s’ajoutent aux victimes, les exils aux exils.</p>



<p>Ce qui se dessinait comme une guerre circonscrite menace désormais de devenir un foyer d’embrasement régional. L’histoire, ici, ne progresse pas : elle s’étend.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le silence fragmenté du monde arabe</h2>



<p>Face à cela, une autre réalité s’impose : celle d’un monde arabe politiquement en retrait. Les condamnations existent, mais elles restent sans prise.</p>



<p>Les divisions internes, les calculs stratégiques, les équilibres fragiles — tout concourt à contenir la parole dans les limites du déclaratif. L’indignation circule ; l’action, elle, se dérobe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’euphémisme comme dernier refuge</h2>



<p>Reste le langage. Et avec lui, une forme plus insidieuse de déni. Parler de <em>«conflit»</em>, de <em>«riposte»</em>, d’<em>«affrontements»</em>, c’est parfois déjà atténuer. C’est substituer à la dissymétrie des faits une symétrie de façade.</p>



<p>Or nommer, c’est trancher. C’est reconnaître la nature d’une réalité. À l’inverse, euphémiser revient à l’envelopper, à l’adoucir — et, ce faisant, à la rendre plus acceptable qu’elle ne devrait jamais l’être.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre international au révélateur</h2>



<p>Ce qui se joue dépasse désormais Gaza. C’est l’ordre international lui-même qui se trouve exposé — dans ses principes comme dans ses contradictions.</p>



<p>Pourquoi certaines violations appellent-elles des sanctions immédiates, quand d’autres s’accommodent de protestations sans effet ? Pourquoi l’urgence est-elle, selon les cas, si variable ?</p>



<p>À ces écarts répond un sentiment grandissant : celui d’un droit inégal, d’une justice sélective, d’un univers normatif à géométrie variable.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" data-id="18702062" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18702062" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Enfants-malnutris-palestiniens-Gaza.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<h2 class="wp-block-heading">Nommer, enfin, les responsabilités</h2>



<p>Car il faut en venir là. Non plus seulement aux faits, mais à ce qui les rend possibles. Les décisions politiques, les vetos, les soutiens militaires, les prudences calculées, les silences entretenus : tout cela ne constitue pas un décor, mais une mécanique.</p>



<p>L’histoire, toujours, élargit le cercle des responsabilités. Elle ne s’arrête pas à ceux qui agissent ; elle inclut ceux qui permettent.</p>



<p>À Gaza, rien ne manque pour comprendre : les faits sont établis, les alertes lancées, les institutions saisies.</p>



<p>Ce qui manque encore, c’est autre chose — une décision, une rupture, un acte.</p>



<p>Et une question demeure, nue, irréductible :<br>que feront, concrètement, ceux qui ont le pouvoir d’agir ?</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Quelques statistiques officielles :</h2>



<p><strong>Hôpitaux </strong>(et structures de santé)&nbsp;:</p>



<p>Gaza comptait environ&nbsp;36 hôpitaux&nbsp;avant la guerre. Fin 2024–2025, la majorité ont été endommagés ou détruits&nbsp;; seuls&nbsp;14 à 17 restaient partiellement fonctionnels.&nbsp;</p>



<p>Plus de&nbsp;650 attaques contre des structures de santé&nbsp;ont été recensées&nbsp;</p>



<p>En clair : le système hospitalier est&nbsp;quasi anéanti, plus que simplement <em>«touché»</em>.</p>



<p><strong>Écoles et universités&nbsp;:</strong></p>



<p>Environ&nbsp;778 écoles sur 815 (≈ 95 %) endommagées ou détruites. Plus de&nbsp;90 % des bâtiments scolaires touchés. Des centaines d’établissements sont&nbsp;totalement hors service Cela correspond à&nbsp;l’effondrement quasi total du système éducatif.</p>



<p><strong>Mosquées</strong> (et lieux religieux)</p>



<p>Environ&nbsp;823 mosquées détruites&nbsp;selon certaines évaluations. De nombreux autres lieux religieux (églises, sites historiques) également endommagés.&nbsp;Une part majeure du patrimoine religieux a été&nbsp;rasée ou gravement touchée.</p>



<p><strong>Infrastructures&nbsp;:</strong></p>



<p>80 à 90 % des bâtiments de Gaza endommagés ou détruits. Plus de 102 000 bâtiments totalement détruits. 85 % des réseaux d’eau et d’assainissement hors service. 62 % des routes détruites. 80 % des infrastructures globales en ruines&nbsp;</p>



<p>On parle ici d’une destruction&nbsp;systémique.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La guerre d’Ukraine a inspiré les stratèges iraniens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/22/la-guerre-dukraine-a-inspire-les-strateges-iraniens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 07:50:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avant le conflit avec les États-Unis et Israël, l’Iran a cherché à comprendre comment les Ukrainiens avaient pu résister aux Russes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/22/la-guerre-dukraine-a-inspire-les-strateges-iraniens/">La guerre d’Ukraine a inspiré les stratèges iraniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une enquête du <a href="https://www.ft.com/content/08629b39-9d82-4046-a1b9-3023009ffa81" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> se basant sur plus de 300 articles parus dans 12 revues et périodiques militaires iraniens au cours des cinq dernières années, a révélé qu’avant le dernier conflit avec les États-Unis et Israël, l’Iran a cherché à comprendre comment les Ukrainiens s’étaient défendus et avaient pu résister à l’offensive russe qui durait depuis plus de trois ans. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18668537"></span>



<p>Ces articles offrent un aperçu unique et révélateur du fonctionnement opaque du pouvoir iranien, notamment de ses discussions internes, de l’évolution de ses tactiques et de ses technologies prioritaires. Ils révèlent que l’Iran a étudié de près l’Ukraine afin d’en tirer des enseignements, en particulier concernant les drones et s’est concentré sur la modernisation de ses capacités de cyberguerre. Ses dirigeants ont exprimé leur inquiétude quant à la planification proactive de leurs forces. Ils montrent également que Téhéran a suivi de près les performances de la Russie et la manière dont l’Ukraine s’est adaptée pour affronter un adversaire bien plus puissant.</p>



<p>Le journal rapporte que Hossein Dadvand, haut gradé de l’armée, dirige une importante académie militaire au nord de Téhéran. Il est chargé de former des milliers de soldats iraniens aux tactiques de combat et à la victoire sur le champ de bataille. Dans la période précédant la guerre de plusieurs semaines contre Israël et les États-Unis, Dadvand figurait parmi les responsables militaires iraniens qui ont tiré des enseignements stratégiques du conflit en Ukraine.</p>



<p><strong>Imprimantes 3D pour produire des drones</strong></p>



<p>Dans un article, il expliquait que ces enseignements couvraient un large éventail de domaines, allant de la résilience de la production de défense ukrainienne à l’utilisation d’imprimantes 3D pour produire en masse des drones à bas coût. Ses recommandations avaient été publiées il y a deux ans dans une revue de défense iranienne de renom.</p>



<p>Dadvand exhortait ses supérieurs à encourager l’Iran à investir dans les drones, à déployer des unités de combat plus agiles et mobiles et à moderniser ses méthodes d’entraînement et de combat. Il suggérait également l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’arsenal militaire iranien.</p>



<p>Si les conclusions de Dadvand n’étaient pas surprenantes en soi, elles ont peut-être donné un premier aperçu de l’évolution de la situation en Iran. L’année dernière, lors d’une rare interview accordée dans un stand de tir récemment ouvert, il a révélé que Téhéran avait mis à jour ses manuels et ses méthodes d’entraînement pour tenir compte de l’expérience ukrainienne. <em>«La guerre russo-ukrainienne a été l’un des cas que nous avons étudiés avec attention. Un aspect clé de ce conflit a été l’utilisation massive de petits drones et de l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, nous assistons à l’intégration de technologies de pointe, telles que l’intelligence artificielle, la mécanique quantique et les nanotechnologies dans le domaine militaire»</em>, a déclaré Dadvand.&nbsp;</p>



<p>Le <em>FT</em> a noté que tous les articles analysés étaient publiés dans des revues accessibles au public, affiliées aux plus prestigieuses écoles d’état-major et instituts de formation du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et des forces armées iraniennes régulières. Parmi leurs auteurs figurent de hauts gradés, des officiers ambitieux et des universitaires chargés d’analyser les défis stratégiques auxquels l’Iran est confronté.</p>



<p>Ces études offrent un éclairage fascinant sur la pensée militaire iranienne et permettent de tirer des enseignements applicables aux conflits futurs. <em>«Ces documents sont destinés à l’apprentissage militaire»</em>, a déclaré Nicole Grajewski, spécialiste des affaires iraniennes à Sciences Po Paris, qui ajoute : <em>«Ils servent à générer des idées et à observer les réactions, idées qui sont parfois réexaminées et modifiées»</em>.</p>



<p>Le journal britannique estime que l’enseignement le plus important que nous apportent ces articles réside dans la manière dont les hauts dirigeants iraniens ont évalué les vulnérabilités de leur pays, un sujet qu’ils avaient déjà abordé dans des écrits antérieurs à la guerre contre Israël et les États-Unis. Parmi ces éléments figure un article co-écrit par Kioumars Heidari et Abdolali Pourshasb, deux anciens commandants de l’armée iranienne, paru dans la revue <em>Strategic Defense Studies</em>. Ils y exprimaient leur inquiétude face au manque de planification proactive nécessaire pour contrer les <em>«menaces émergentes»</em>.</p>



<p>En 2023, ils affirmaient que l’Iran devait accélérer le recrutement de spécialistes, réformer ses manœuvres militaires et planifier ses acquisitions d’armements en s’appuyant sur des technologies de pointe telles que les drones, les lasers et les plateformes spatiales. Ils citaient également le conflit en Ukraine comme source de <em>«nouvelles menaces»</em>.</p>



<p><em>«Je pense que l’une des raisons pour lesquelles ils écrivent sur la guerre en Ukraine est qu’ils disposent de données sur ce conflit.&nbsp;Ils veulent que les étudiants soient familiarisés avec les opérations qui s’y déroulent et avec le mode opératoire des Russes»</em>, a commenté Grajewsky, ajoutant qu’écrire sur des conflits étrangers favorise une plus grande introspection.</p>



<p>Bien que les revues de recherche militaire iraniennes soient moins détaillées que leurs homologues russes, Grajewsky a noté qu’elles constituent un bon moyen pour les différentes branches de rivaliser pour obtenir des ressources et de l’attention.</p>



<p>Aziz Nasirzadeh, ancien commandant de l’armée de l’air, devenu ensuite ministre de la Défense et tué lors d’une frappe aérienne le 28 février, a co-écrit un article sur la guerre Iran-Irak qui se concluait par un appel urgent à Téhéran pour qu’il reconstruise sa flotte de chasseurs négligée en achetant des Su-35 à la Russie. Cet article a été publié dans la revue <em>Defense Futures Studies</em>, une publication de l’École d’état-major de l’armée iranienne.</p>



<p>L’acquisition des coûteux Su-35 auprès de la Russie semble être un point de discorde entre les différentes branches de l’armée iranienne. Bien que Téhéran ait confirmé son intention de procéder à l’achat de ces avions, qui n’ont pas encore été livrés, peu après la nomination de Nasirzadeh au poste de ministre de la Défense, son article est antérieur de plusieurs mois à cette nomination.</p>



<p>Dans cet article, Nasirzadeh recommandait également d’équiper l’armée de l’air iranienne de drones kamikazes et d’intégrer l’intelligence artificielle aux procédures de sélection des cibles. Il préconisait aussi la <em>«rénovation des parties vétustes»</em> des bases aériennes. Nasirzadeh avait co-écrit une étude affirmant que l’efficacité de l’armée de l’air américaine avait diminué en raison du vieillissement de ses appareils et de l’échec de ses programmes de modernisation.</p>



<p>Afshon Ostovar, spécialiste des affaires militaires iraniennes, a fait remarquer que ces articles figuraient parmi les rares sources d’information disponibles sur la manière dont l’Iran pourrait réagir dans certaines situations d’urgence.</p>



<p>Les articles analysés par le <em>FT</em> offrent un aperçu général de la façon dont les commandants pourraient gérer au mieux des situations telles que l’arraisonnement de navires dans le détroit d’Ormuz ou le refoulement d’un débarquement amphibie. Ces articles concluaient qu’une approche conflictuelle était préférable dans le premier cas, tandis que dans le second, ils suggéraient le minage des eaux côtières comme moyen de dissuasion.</p>



<p>Ostovar a déclaré : <em>«Ces articles sont extrêmement intéressants lorsqu’ils abordent leurs propres pratiques, processus et procédures»</em>, ajoutant qu’en suivant les orientations éditoriales des revues importantes, on peut se faire une idée assez fiable des priorités de l’Iran. Il a poursuivi : <em>«On peut se faire une idée, même imparfaite, de la manière dont elles évoluent et s’adaptent, et elles en disent souvent long par les sujets qu’elles traitent»</em>.</p>



<p>De nombreux articles traitent de la technologie, des tactiques et des communications des drones, ainsi que d’études évaluant l’efficacité des batteries de défense aérienne iraniennes. On constate également un intérêt marqué pour le renforcement des capacités de cyberguerre, notamment l’intégration de l’intelligence artificielle dans la prise de décision et les attaques.</p>



<p>Les analystes ont noté que les officiers, les commandants et les responsables du renseignement rédigent parfois des articles de recherche sous pseudonyme. Ils ont souligné que les articles écrits par de hauts responsables devraient être pris beaucoup plus au sérieux que ceux écrits par des étudiants ou des universitaires.</p>



<p>Farzin Nadimi, chercheur principal au Washington Institute for Near East Policy, affirme que la recherche scientifique et technique tend à être plus rigoureuse que l’analyse stratégique. Ces articles de politique étrangère étaient souvent si mal documentés qu’il a qualifié leurs conclusions d’<em>«absurdes»</em>.</p>



<p>Nadimi a déclaré que les services de renseignement américains auraient examiné attentivement les publications iraniennes afin d’y trouver des informations précieuses, ajoutant que Téhéran a pris des mesures pour empêcher les fuites d’informations sensibles en émettant des directives interdisant aux officiers et aux ingénieurs travaillant sur des projets de défense de trop en divulguer.</p>



<p>Cependant, même des recherches superficielles peuvent être utiles pour comprendre l’état d’esprit des officiers iraniens. De nombreuses études ont dépeint Washington comme une puissance faible et ont perçu des opportunités pour l’Iran de remodeler le Moyen-Orient. L’Azerbaïdjan, de par ses liens étroits avec Israël, est considéré comme une menace pour la sécurité de l’Iran.</p>



<p>Le <em>FT </em>cite Michael Connell, ancien officier du renseignement américain et expert de l’Iran au Center for Naval Analyses, qui affirme que les articles les plus pertinents sont ceux qui incluent des enquêtes menées auprès d’experts et de militaires en service actif sur des sujets moins sensibles.</p>



<p>Une étude analysée par le <em>FT</em> souligne l’importance d’empêcher les soldats d’être recrutés par des <em>«groupes déviants»</em>. Une autre révèle des problèmes chroniques dans les hôpitaux militaires, sujets à des crises en raison d’une dépendance excessive aux fournisseurs du secteur privé et d’une négligence de leurs <em>«missions essentielles»</em> au profit de la rémunération de civils générateurs de revenus.</p>



<p>D’autres études, publiées antérieurement, ont exploré les moyens de prévenir les idées suicidaires chez les soldats ou ont constaté que les élèves des prestigieuses académies militaires iraniennes faisaient état d’une discrimination importante fondée sur la pauvreté ou l’origine ethnique de leur famille. Connell ajoute : <em>«Cela nous donne un aperçu de la vie quotidienne dans l’armée iranienne»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/22/la-guerre-dukraine-a-inspire-les-strateges-iraniens/">La guerre d’Ukraine a inspiré les stratèges iraniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Djerba &#124; Le pèlerinage juif à la synagogue de la Ghriba aura lieu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/djerba-le-pelerinage-juif-a-la-synagogue-de-la-ghriba-aura-lieu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 06:07:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Pérez Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[Proche-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[synagogue de La Ghriba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le pèlerinage annuel juif à la synagogue de la Ghriba, sur l’île de Djerba, aura lieu cette année du 30 avril au 6 mai 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/djerba-le-pelerinage-juif-a-la-synagogue-de-la-ghriba-aura-lieu/">Djerba | Le pèlerinage juif à la synagogue de la Ghriba aura lieu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le pèlerinage annuel juif à la synagogue de la Ghriba, sur l’île de Djerba, aura lieu cette année du 30 avril au 6 mai 2026, a annoncé son comité d’organisation, présidé par Pérez Trabelsi, précisant que la visite sera ouverte aux participants tunisiens et étrangers, dans le cadre d’un retour progressif à la normale, même si la prudence demeure de mise suite au traumatisme de l’attaque de la synagogue en 2023.</em></strong></p>



<span id="more-18654960"></span>



<p>L’édition 2026 marque une réouverture partielle après deux années de restrictions sévères. En 2024, les célébrations avaient été annulées et limitées aux rites religieux à l’intérieur de la synagogue, en raison du conflit à Gaza. En 2025, le pèlerinage s’était tenu à une échelle réduite, réservé aux Juifs résidant en Tunisie et limité aux rituels internes. Cette année encore, selon les organisateurs, les activités resteront confinées à l’intérieur du sanctuaire et n’incluront pas la procession traditionnelle à l’extérieur. La prudence demeure également de mise suite au traumatisme de<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/10/deux-visiteurs-morts-dans-lattaque-de-la-ghriba-aviel-et-benyamin-haddad/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> l’attaque de la Ghriba en 2023</a>, qui avait coûté la vie à deux pèlerins et trois policiers.</p>



<p>Considérée comme la plus ancienne synagogue d’Afrique, la Ghriba est l’un des principaux symboles de la présence juive en Tunisie. Par le passé, le pèlerinage a attiré des milliers de visiteurs d’Europe et d’ailleurs, générant des retombées religieuses, identitaires et touristiques importantes pour Djerba, qui abrite l’une des plus importantes communautés juives de la région.</p>



<p>Environ 1&nbsp;500 Juifs vivent aujourd’hui en Tunisie, contre près de 100&nbsp;000 dans les années 1950.</p>



<p>La décision de rouvrir les visites aux étrangers apparaît donc comme le signe d’une renaissance progressive d’un événement qui, au-delà de sa valeur spirituelle, demeure un test pour l’image de tolérance et de coexistence religieuses que Tunis s’efforce de préserver, malgré les ondes de choc en provenance du Proche-Orient où le pouvoir suprémaciste et génocidaire en place en Israël multiplie les agressions militaires contre ses voisins, et notamment les Palestiniens, une cause qui mobilise fortement les Tunisiens depuis l’implantation de l’Etat sioniste en Palestine en 1948.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/19/djerba-le-pelerinage-juif-a-la-synagogue-de-la-ghriba-aura-lieu/">Djerba | Le pèlerinage juif à la synagogue de la Ghriba aura lieu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Recherche scientifique &#124; Les Arabes, Israël et les autres</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/18/recherche-scientifique-les-arabes-israel-et-les-autres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 09:16:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Itamar Ben Gvir]]></category>
		<category><![CDATA[Marwan Barghouti]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Larbi Bouguerra]]></category>
		<category><![CDATA[prisonniers palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[recherche scientifique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Arabes devraient tirer la leçon des grandes avancées d’Israël et de leur important retard en matière de recherche scientifique dans tous les domaines. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/18/recherche-scientifique-les-arabes-israel-et-les-autres/">Recherche scientifique | Les Arabes, Israël et les autres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Arabes devraient tirer la leçon de leur important retard en matière de recherche scientifique dans pratiquement tous les domaines et des grandes avancées d’Israël, qui est en passe de devenir la première puissance au Moyen-Orient. S’ils ne réagissent pas pour tenter de rattraper leur retard, ils vont quitter l’Histoire, d’autant plus que le pétrole et le gaz, leurs principales ressources aujourd’hui, ne sont pas éternels. Bourguiba les en avait pourtant avertis dès les années 1960.</em></strong>**</p>



<p><strong>Mohamed Larbi Bouguerra *</strong></p>



<span id="more-18650786"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Larbi-Bouguerra.jpg" alt="" class="wp-image-18300839" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Larbi-Bouguerra.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Larbi-Bouguerra-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Mohamed-Larbi-Bouguerra-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Qui peut nier l’importance de la recherche scientifique aujourd’hui&nbsp;?</p>



<p>Qui peut nier son apport à la santé, à l’agriculture, à la problématique de l’eau, aux questions environnementales&nbsp;? Donald Trump&nbsp;?</p>



<p>Qui peut nier notre retard dans ce domaine vital&nbsp;? MBS ou son acolyte des Emirats arabes unis ?</p>



<p>La première puissance dans ce domaine est la Chine. Je l’ai toujours noté lors de mes séjours dans l’Empire du Milieu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine marque des points</h2>



<p>Plus que les Etats-Unis de Trump, la Chine consacre 1028 milliards dollars à ce secteur. Les retombées sont visibles. Dans les revues d’environnement que je lis quotidiennement, les publications de chercheurs chinois sont très nombreuses, toujours plus nombreuses d’un numéro à l’autre. Cette prééminence se voit dans les exploits chinois dans l’Espace, dans la recherche médicale, dans le domaine de la physico-chimie, en biotechnologie, en génétique… Des chercheurs chinois sont venus à Gabès pour étudier nos variétés de grenade, uniques au monde semble-t-il.</p>



<p>En 1946, avant la naissance de la République Populaire (communiste) de Chine, dans les rizières, dans les champs de céréales des femmes remplaçaient les animaux de trait ! Le chemin parcouru est phénoménal. L’actuel chef du gouvernement Xi Jinping est un ingénieur chimiste de la prestigieuse université Tsinghua de Beijing. A noter ici que Margaret Thatcher, la Première ministre britannique, une conservatrice aiguë, est aussi chimiste ainsi qu’Angela Merkel, l’ancienne chancelière allemande (thèse de chimie quantique de l’Université de Leipzig, à l’époque en RDA communiste).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Arabes à la traîne  </h2>



<p>Chez nous dominent les juristes et les gens de lettres. Regardez les gouvernements de Bourguiba&nbsp;: quelques très rares ingénieurs, médecins, physiciens du secondaire et ingénieurs assignés à des ministères sans poids politique important. Je n’ai rien contre les juristes et les littéraires mais il n’y a pas qu’eux pour diriger et faire de la politique.</p>



<p>Où sont les Arabes dans la R&amp;D ? Leurs meilleurs éléments- et ils sont nombreux- sont généralement à l’étranger parce que les équipements et les salaires font défaut <em>at home</em>.</p>



<p>On n’entend plus parler de la Cité de la Science du Caire– qui porte le nom d’Ahmed Zuwaïl (1946- 2016) premier Arabe à décrocher un Nobel de chimie en 1999 pour ses travaux… aux Etats-Unis, bien que formé à la Faculté des Sciences d’Alexandrie pour sa maîtrise.</p>



<p>Certaines monarchies pétrochimiques couvrent d’or des Prix Nobel occidentaux et américains pour quelques mois dans leurs Universités. Les résultats se font attendre.</p>



<p>Au Maghreb, les choses avancent <em>piano piano</em> mais ne dormons pas sur nos lauriers et faisons plus surtout. Nous sommes encore loin. Les Académies pourraient peut-être faire plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël arrive en tête de la recherche R&amp;D</h2>



<p>Israël est le pays qui consacre le plus d’argent à la R&amp;D parmi les 37 pays les plus développés.</p>



<p>L’indice qui permet de mesurer l’ampleur de l’investissement se calcule en rapportant le total des dépenses de recherche et développement, tant publiques que privés, au PIB de chaque pays.</p>



<p>Israël arrive en tête de ce palmarès. Avec un indice de 6,8%. Suivi par la Corée du Sud, le Japon, Taiwan, le Japon, la Suède et les Etats Unis. (<em>Le Canard Enchaîné</em> du 15 avril 2026).</p>



<p>Ici encore, une loi historique risque, une fois de plus de se vérifier&nbsp;; la guerre accélère toujours le progrès technologique. Les tanks, les bombardements par avion, le gaz moutarde… après 14-18&nbsp;; le napalm, l’Agent Orange – impureté dans un herbicide utilisé contre la jungle qui a tout pollué, y compris les fœtus chez la femme – lors de la guerre américaine contre le peuple vietnamien.</p>



<p>A noter que les colonisateurs ont osé utiliser contre des civils des technologie développées pour la guerre&nbsp;: ainsi, le premier bombardement par avion de l’histoire a été commis par l’Italie contre la résistance de Omar Al-Mokhtar en Libye.</p>



<p>Les Britanniques, aussi, ont utilisé des gaz de combat contre des nationalistes arabes à Bagdad en 1923 et, en 1913, contre les Gazaouis à l’époque où le territoire dépendait de la Sublime Porte&nbsp;! &nbsp;</p>



<p>Israël est un Etat expansionniste et belliqueux animé par le messianisme, l’occupation et le racisme depuis 1948. Le Polonais David Grun alias Ben Gourion, juif non religieux, lorgnait pourtant sur le fleuve Litani. C’était la marque indélébile de sa recherche.</p>



<p>Avec la volonté sans faille des politiques, Israël a tellement développé d’armes, l’aéronautique, les techniques de combat et d’espionnage, les robots, la reconnaissance faciale, l’IA, la cybernétique…. contre les Palestiniens qu’il les vend maintenant comme des petits pains et qu’il expose dans tous les salons d’armement en France et ailleurs&nbsp;!</p>



<p>Grâce à cette recherche (Lire l’excellent ouvrage de Maya Wind, ‘<em>‘<a href="https://www.versobooks.com/en-gb/products/3009-towers-of-ivory-and-steel?srsltid=AfmBOorbolysGhZHqWPbsRjOBUm-9rzR5Bj_dVLfPsVO7cfJomrPmdvs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Towers of ivory and steel. How Israeli Universities deny palestinian freedom’</a>’,</em> Editions Verso, London, 2024) et à la coopération des universités européennes et américaines, à l’aide résolue de l’Union Européenne (UE) voulue par la présidente de la Commission, l’Allemande Ursula van der Leyen.</p>



<p>Les Arabes devraient tirer la leçon de tout cela ; sinon, ils vont quitter l’Histoire. D’autant plus que le pétrole et le gaz ne sont pas éternels. Bourguiba les avait pourtant avertis.</p>



<p>* <em>Professeur honoraires à la Faculté des sciences de Tunis et ancien directeur associé de recherche au CNRS-Paris. </em></p>



<p><strong>** <em>Ce texte est dédié aux 9000 prisonniers palestiniens enfermés dans les geôles israéliennes du messianique et raciste ministre de la Sécurité sioniste Itamar Ben Gvir – déjà condamné pour racisme et violence – qui a ordonné de torturer Marwan Barghouti.</em></strong></p>
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		<item>
		<title>L’Iran a tenu &#124; La fin de l’ère américaine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 09:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre contre l'Iran a pulvérisé l’illusion d’une Amérique encore capable de dicter seule ce qui est permis, puni ou toléré. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est des guerres qui rasent des villes. Et il en est d’autres – comme celle que les Etats-Unis et Israël viennent de livrer à l’Iran – qui rasent des hiérarchies. En quelques semaines, cette guerre a pulvérisé l’illusion la plus tenace du XXI<sup>e</sup> siècle, celle d’une Amérique encore capable de dicter seule ce qui est permis, puni ou toléré. Ce qui s’est joué n’est pas une simple bataille de plus au Moyen-Orient. C’est la fin d’une ère.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18604472"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Cette guerre a certes ravagé des infrastructures, bouleversé les flux énergétiques et mis en tension tout le Moyen-Orient et l’économie à l’échelle du globe, mais elle a révélé la distribution réelle de la puissance dans cette partie du monde.</p>



<p>Les gagnants ne sont pas ceux que l’on désigne spontanément. Les perdants non plus. Car, dans les guerres modernes, le vainqueur n’est pas celui qui frappe le plus fort, mais celui qui modifie à son avantage la perception du possible, du durable et du coûteux. La victoire n’y est pas seulement militaire. Elle est politique, psychologique et civilisationnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le premier gagnant</h2>



<p>Le premier gagnant est l’Iran – même s’il a payé un prix élevé. Une puissance ne se juge pas seulement à l’étendue des destructions subies, mais à sa capacité à empêcher l’adversaire d’atteindre ses objectifs. Or les objectifs américains n’étaient pas seulement de punir l’Iran. Ils étaient principalement de le faire plier au dictat des Etats-Unis, de reprendre la maîtrise du détroit d’Ormuz, de protéger sans faille ses alliés, d’imposer à Téhéran une capitulation stratégique.</p>



<p>Rien de cela n’a été obtenu. Le cessez-le-feu lui-même a été suspendu à la réouverture du détroit par l’Iran – il avait toujours été ouvert gratuitement à la navigation avant les hostilités – et les discussions ont fait émerger jusqu’à l’acceptation de la question de compensations et de frais de passage pour les réparations des préjudices subis par l’Iran, signe qu’Ormuz n’est pas redevenu un espace organisé par Washington, mais un levier dont Téhéran demeure le seul vrai arbitre.</p>



<p>C’est là le fait majeur. L’Iran confirme qu’une puissance sous sanctions, isolée, visée depuis près d’un demi-siècle par une pression militaire, financière et diplomatique continue, peut encore faire échec à l’entreprise américaine de domination régionale. Il démontre qu’à l’âge des missiles, des drones, des capacités de déni d’accès et de la vulnérabilité des routes énergétiques, la supériorité technologique ne suffit plus à produire la soumission politique. Il suffit de tenir, de durer, d’absorber le choc et de rendre le coût de la victoire adverse supérieur à ses bénéfices. C’est une nouvelle dissuasion qui n’est pas celle des puissants. C’est celle du faible qui a compris que, à l’âge des drones et des missiles hypersoniques, tenir suffit parfois à vaincre.</p>



<p>Sun Tzu l’avait déjà murmuré il y a vingt-cinq siècles : <em>«La victoire suprême est de briser la volonté de l’ennemi sans combattre»</em>. L’Iran n’a pas brisé l’Amérique, il a simplement montré qu’elle pouvait être contrainte. Et cela change tout.</p>



<p>La leçon dépasse l’Iran. Elle concerne tous les États qui observent le système international se transformer. La force n’y disparaît pas, elle change de rendement. Elle détruit encore, mais elle convainc moins, elle ouvre des fronts qu’elle ne referme pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le second gagnant</h2>



<p>Le second gagnant est Israël, l’initiateur de cette guerre. Vu de Jérusalem, le résultat stratégique de celle-ci est limpide. Israël n’a jamais recherché seulement des trêves. Il a recherché une architecture régionale dans laquelle son utilité sécuritaire deviendrait indispensable aux monarchies arabes et, pourquoi pas au-delà, à une partie du monde sunnite. Or les frappes iraniennes contre des sites du Golfe et l’incapacité du parapluie américain à garantir une invulnérabilité réelle produisent exactement cet effet.</p>



<p>Cette dynamique ne relève pas uniquement du calcul stratégique. Elle s’inscrit aussi dans une vision du monde où la menace iranienne est érigée en péril existentiel. Depuis des décennies, Benjamin Netanyahu porte cette lecture et n’a cessé d’en convaincre Washington, jusqu’à peser décisivement dans l’engagement américain. Cette vision trouve un écho puissant aux États-Unis auprès des milieux évangélistes, pour lesquels le destin d’Israël s’inscrit dans une lecture quasi prophétique de l’histoire.</p>



<p>Entre stratégie, croyance et projection, la guerre s’est aussi jouée dans cet espace où l’irrationalité se mêle à la conviction.</p>



<p>La nouveauté n’est donc pas seulement militaire, elle est psychologique. Pendant des années, les monarchies ont cru acheter la sécurité en important des armes, en finançant des partenariats occidentaux et en s’abritant sous la bannière américaine. Cette guerre leur révèle qu’on peut acheter des systèmes d’armement sophistiqués, mais on n’achète ni la décision politique de se battre jusqu’au bout pour vous, ni la certitude d’un ciel hermétique.</p>



<p>Entre la richesse et la sécurité, il y a un vide que les gros contrats d’armements et les investissements des recettes pétrolières des monarchies dans l’économie américaine ne comblent pas.</p>



<p>Israël, lui, vend moins une promesse qu’une compétence sur la défense antimissile, le renseignement, la guerre électronique, les frappes préventives, la profondeur stratégique partagée avec les monarchies. Dans le nouvel imaginaire sécuritaire de celles-ci, cela compte davantage que les déclarations solennelles de Washington.</p>



<p>Cette angoisse sécuritaire rencontre un vieux soubassement historique. Dans l’imaginaire politique du Golfe, la rivalité avec la puissance perse n’est jamais tout à fait dissociable de la vieille fracture entre univers chiite et monde sunnite – la guerre Iran/Irak en est un exemple.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le premier perdant</h2>



<p>Les États-Unis, eux, sortent de cette séquence comme le premier grand perdant. Ils ont perdu sur le terrain de la dissuasion. Une puissance dissuade lorsqu’elle persuade l’adversaire que résister est inutile. Or l’Iran a résisté. Il a encaissé, répliqué, tenu le verrou d’Ormuz et imposé la perspective d’une guerre longue, coûteuse, politiquement corrosive.</p>



<p>À partir de là, l’Amérique a cessé d’être une puissance qui impose pour redevenir une puissance qui menace puis négocie.</p>



<p>Le recours à une médiation extérieure, en l’occurrence pakistanaise, dit beaucoup. On n’est plus dans l’âge du commandement, on entre dans celui des transactions sous contrainte.</p>



<p>Les États-Unis ont perdu aussi sur le terrain du leadership. Cette guerre le montre avec force en rappelant la dévaluation ancienne de la parole américaine, de la rupture de tous les traités avec les nations amérindiennes aux retraits contemporains d’accords majeurs, qu’il s’agisse du traité sur les missiles antibalistiques, de l’accord nucléaire iranien, du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, de l’accord de Paris ou d’autres encore.</p>



<p>Une puissance qui fait de l’engagement une option finit par transformer sa propre signature en instrument provisoire. Or une signature provisoire ne fonde aucun ordre international. Elle produit de la méfiance, puis de la distance, puis des stratégies de contournement. C’est ainsi que les empires cessent d’être des centres de gravité pour devenir des facteurs d’incertitude.</p>



<p>Aujourd’hui, l’Amérique populiste a accentué dans l’arrogance ce constat, elle ne structure plus l’ordre international, elle l’expose à l’aléa – devenant ainsi une puissance du désordre. Le leadership appartient à celui qui rétablit l&rsquo;ordre et non le contraire.</p>



<p>Washington n’a pas seulement été incapable de rétablir à lui seul la liberté de navigation, demandant sans succès une aide des puissances alliées – on se rappelle des insultes proférées contre Macron après son refus d’envoyer la marine française dans le détroit d’Ormuz pour ne pas cautionner une guerre illégale.</p>



<p>Washington a dû également constater qu’au Conseil de sécurité, la volonté américaine ne suffisait plus, puisque la Russie et la Chine ont bloqué une résolution, tandis que d’autres acteurs se sont installés dans la médiation et la gestion de crise.</p>



<p>L’ordre international ne répond plus à une seule capitale. Il se fragmente autour de centres de décision concurrents.</p>



<p>À cela s’ajoute une défaite morale. Lorsqu’une grande puissance en vient à menacer l’anéantissement d’une civilisation, à banaliser l’idée de frapper des infrastructures civiles et à laisser prospérer une rhétorique d’éradication, elle détruit le socle de légitimité dont elle avait besoin pour se présenter comme gardienne d’un ordre mondial. La condamnation de ces menaces par des voix internationales de premier plan (à commencer par le Pape) a montré qu’une ligne rouge avait été franchie.</p>



<p>Une puissance qui prétend défendre le droit tout en parlant le langage de l’anéantissement ne fait plus peur seulement à ses ennemis. Elle inquiète le monde entier. Et ce que le monde a entendu du Président Trump, c’est la fin de l’Amérique comme référence éthique. Il ne reste plus qu’une superpuissance… imprévisible, et désormais dangereuse pour tous, y compris pour ses propres alliés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le second perdant</h2>



<p>Les monarchies du Golfe, elles aussi, comptent parmi les perdants. Leur faiblesse n’est pas seulement militaire. Elle est structurelle. Elles ont découvert que des économies prospères, des infrastructures ultramodernes et des budgets de défense massifs ne suffisent pas à fabriquer une autonomie stratégique. Leurs ports, leurs installations énergétiques, leurs réseaux vitaux et jusqu’à leurs horizons urbains dépendent d’un environnement régional qu’elles ne contrôlent pas. Leur vulnérabilité n’est pas un accident de parcours. Elle tient à leur position même dans le système régional. Elles sont riches, mais exposées. Centrales pour les marchés, mais périphériques dans la décision stratégique. Redoutées pour leur influence financière, mais incapables d’imposer seules une dissuasion crédible à leurs frontières.</p>



<p>Les frappes ayant visé des infrastructures du Golfe (pétrolières, de dessalement d’eau de mer…) &nbsp;l’ont rendu visible au grand jour. Sachant que le bombardement des installations nucléaires iraniennes par les Etats-Unis et Israël, pourra empoisonner tout le Golfe Persique avec des matériaux radioactifs. Cela mettrait instantanément hors service les usines de dessalement dans les monarchies qui fournissent 100 % de l’eau potable, même si ces usines peuvent éliminer les éléments radioactifs avec une efficacité de 90 %, mais les risques à long terme pour l’approvisionnement alimentaire (poissons) et les sédiments resteront radioactifs pendant au moins un siècle voire plus.</p>



<p>Les monarchies ne peuvent ni rompre avec Washington sans risque, ni continuer à s’en remettre exclusivement à lui sans naïveté. Elles ne peuvent pas davantage ignorer Israël, dès lors que la protection américaine a montré ses limites et que l’Iran s’est affirmé comme menace concrète pour leurs équilibres internes et leurs intérêts vitaux.</p>



<p>Ce que cette guerre installe, c’est moins une alliance sentimentale qu’une convergence de nécessité. Les monarchies du Golfe se rapprochent inexorablement d’Israël non parce qu’elles l’auraient soudainement souhaité, mais parce qu’elles ne peuvent plus penser leur sécurité comme avant.</p>



<p>La marge pour les monarchies est réduite, se soumettre à Israël ou à l’Iran qui était – pour sa survie – obligé de les bombarder.</p>



<p>Cette guerre leur a rappelé la loi implacable de l’histoire que la richesse sans puissance est une invitation au chantage. Et le chantage, Israël et l’Iran le maîtrisent à la perfection.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fin du pouvoir d’organiser le monde</h2>



<p>C’est pourquoi cette guerre marque un basculement. Le passage vers un ordre multipolaire est la traduction politique d’un ensemble de bouleversements déjà à l’œuvre comme la diffusion irréversible des capacités militaires de précision, la montée des puissances intermédiaires, l’érosion du leadership américain, le retour de la géographie contre les empires de projection, l’affaiblissement du monopole occidental sur les normes, la contestation croissante de la centralité du dollar, la fragmentation des chaînes logistiques.</p>



<p>La multipolarité ne signifie pas l’avènement d’un nouvel ordre stable. Elle signifie d’abord qu’aucune puissance ne peut plus convertir seule sa supériorité militaire en obéissance régionale durable. Elle signifie aussi que les médiations se diversifient, que les dépendances monétaires se relativisent, que les routes commerciales deviennent des instruments de négociation, et que la géographie reprend ses droits contre les empires de projection.</p>



<p>Aucune puissance, désormais, n’est assez forte pour organiser seule le monde. Plusieurs le sont assez pour empêcher les autres de l’organiser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’équilibre iranien-israélien au Moyen-Orient </h2>



<p>Dans cette nouvelle configuration, un équilibre régional se dessine. D’un côté, l’Iran s’impose comme la puissance qui a opposé à l’hégémonie américaine une résistance suffisamment efficace pour imposer le respect de ses lignes rouges et porter à la table des discussions des exigences de non-agression, de compensation et de contrôle politique accru sur Ormuz. De l’autre, Israël consolide sa place comme pivot sécuritaire pour les monarchies du Golfe et, par extension, pour une partie du système sunnite.</p>



<p>Ce face-à-face n’est pas la paix. Mais c’est un équilibre. Or, dans l’histoire du Moyen-Orient, les équilibres comptent souvent davantage que les proclamations, parce que la stabilité n’y naît pas des discours, mais de l’acceptation contrainte, parfois tacite, d’un rapport de forces que nul ne peut abolir sans risquer l’embrasement général.</p>



<p>Paradoxalement, cet équilibre peut rouvrir l’espace d’un règlement de la question palestinienne. Non par générosité soudaine, mais par logique stratégique.</p>



<p>Les monarchies qui se rapprocheront davantage d’Israël auront besoin de présenter à leurs opinions publiques et au monde arabe un dividende politique, et aucun dividende n’est plus structurant que la perspective d’un règlement négocié de la question palestinienne. Car aucune architecture régionale ne sera durable si elle prétend intégrer Israël dans la sécurité du monde arabe tout en laissant en suspens la question qui structure depuis des décennies la conscience politique de la région.</p>



<p>Israël, de son côté, découvrira qu’une intégration régionale durable ne peut reposer sur la seule force militaire, surtout dans un environnement où la profondeur des menaces s’est élargie.</p>



<p>Quant à l’Iran, s’il veut convertir sa résilience en rang durable, il lui faudra montrer qu’il peut être autre chose qu’une puissance de perturbation, et que sa capacité d’empêchement peut aussi servir une stabilisation négociée.</p>



<p>Lorsque les rapports de force se clarifient, les guerres par procuration perdent une partie de leur utilité. Elles ne disparaissent pas par enchantement. Mais elles deviennent plus coûteuses politiquement pour des acteurs désormais contraints de composer dans un espace moins unipolaire, plus interdépendant, plus surveillé par les marchés, les opinions et les puissances rivales.</p>



<p>La vraie lecture de cette guerre est là. Elle ne consacre pas la toute-puissance d’un camp. Elle enterre une illusion. Celle d’une Amérique capable de punir sans limite, de protéger sans faille, de dicter les termes de l’ordre et de rester, malgré tout, le centre moral du système international. Cette illusion s’est brisée sur l’Iran. Et, dans le même mouvement, elle a rapproché Israël du cœur de la sécurité arabe.</p>



<p>Au terme de cette séquence, le bilan est net. L’Iran a gagné en statut et en respect. Israël a gagné en centralité stratégique. Les États-Unis ont perdu en dissuasion, en crédibilité et en autorité morale. Les monarchies du Golfe ont perdu leur dernière illusion d’invulnérabilité. </p>



<p>C’est ainsi que s’achèvent les cycles impériaux. Ils ne se ferment pas dans l’effacement de la puissance, mais dans son incapacité à produire de l’ordre. Les armes peuvent continuer de frapper, elles ne suffisent plus à convaincre, ni à soumettre, ni à stabiliser.</p>



<p>L’Amérique ne disparaît pas ; elle change de nature et glisse d’un centre organisateur vers une force de désordre qui dérègle ce qu’elle prétendait structurer. Car une puissance cesse de dominer lorsque se fissurent les garanties qui fondaient sa légitimité : la sécurité des routes maritimes, le respect du droit, la solidité de la parole donnée, la protection effective des alliés. À cet instant, elle ne façonne plus l’histoire ; elle y prend place, comme l’une de ces puissances qui ont perdu la capacité de l’organiser.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>
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		<title>Israël s’accorde un nouveau permis de tuer</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/israel-saccorde-un-nouveau-permis-de-tuer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 08:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël instaure la peine de mort pour les seuls Palestiniens. Cet apartheid doublé d'un permis de tuer ne choque pas outre mesure en Occident.   </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les dirigeants israéliens, soutenus par une grande partie de la classe politique et de la population, ont célébré dans la joie et l’allégresse la nouvelle loi scélérate adoptée par la Knesset, le parlement israélien, qui instaure la peine de mort par défaut pour tout Palestinien impliqué, de près ou de loin, dans une opération commando, ou ayant participé à un attentat contre des Israéliens ou d’installations israéliennes. Ils l’ont célébrée en buvant à grande gorgée l’arak, liqueur fétiche originaire d’un Liban qui souffre le martyre. On tape toujours plus fort sur le plus faible.</em></strong></p>



<p><strong>Mohsen Redissi &nbsp;</strong>*</p>



<span id="more-18594280"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p>La date d’adoption, le 30 mars 2026, n’est pas fortuite. Elle n’est ni anodine ni innocente. C’est une date gravée dans le subconscient palestinien. Par ce choix, Israël essaye encore une fois d’occulter l’histoire déchirante de la Palestine. Une tentative et une manœuvre, perdues d’avance, vouées à l’échec, pour effacer de la mémoire collective l’affront fait aux paysans palestiniens en confisquant leurs terres au profit de nouveaux colons.</p>



<p>La date coïncide avec la célébration de ‘La Journée de la Terre’ par tous les Palestiniens, ceux de l’intérieur, sous l’occupation, comme ceux en exil forcé. Elle est célébrée, toujours avec ferveur, en commémoration de la répression sanglante de 1976 contre les Palestiniens protestant contre la confiscation de leurs terres en Galilée.</p>



<p>De manifestations pacifiques, très vite transformées en affrontements violents sous les assauts de l’armée d’occupation. Six morts, plusieurs blessés et des centaines d’arrestations dans les rangs des Palestiniens.</p>



<p>La célébration de la ‘Journée de la terre’ est un hommage posthume aux victimes et un appel pressant à la résistance nationale et à la solidarité internationale face à la dépossession, mais aussi au respect des droits nationaux du peuple palestinien.</p>



<p>Cette commémoration, événement largement suivi et célébré avec une grande ferveur par tous les Tunisiens épris de justice et d’équité.</p>



<p>De nos jours, en Cisjordanie, hélas territoire annexé, la dépossession des Palestiniens continue sans relâche. C’est le pain quotidien d’une communauté en détresse. La lutte doit continuer encore et toujours contre la colonisation et les politiques de confiscation des terres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résister à la colonisation devient un crime</h2>



<p>Il est aisé pour les tribunaux israéliens, juges et bourreaux à la fois, d’accuser sans état d’âme de terrorisme et de condamner sans preuves tangibles tout Palestinien récalcitrant vivant sous le joug de l’occupation. Résister devient un acte criminel passible de la peine de mort pour un crime non commis.</p>



<p>Israël veut alléger le nombre des pensionnaires palestiniens dans ses prisons. Des centres pénitentiaires mal entretenus, exigus et surpeuplés. La nouvelle trouvaille des autorités juives est de réduire le nombre de prisonniers et d’éliminer, sous couvert de la loi, tout Palestinien récalcitrant</p>



<p>Le grand perdant dans cette affaire ce sera Israël. Si l’Etat hébreu a pu récupérer les otages du 7 octobre, vifs et dépouilles, c’est parce que ses prisons sont remplies de Palestiniens arrêtés, accusés à tort et dont le seul crime est d’être nés dans des enclaves administrées par le colonisateur. Israël manquera de <em>«bois de chauffe»</em> pour alimenter l’échange.</p>



<p>Le ratio d’échange de prisonniers entre l’Autorité palestinienne et Israël est grandiloquent. Le soldat Gilad Shalit a été relaxé en 2011, après cinq ans de captivité, en échange de la libération de 1027 prisonniers palestiniens ; ou comme par le passé quand en 1985 Israël a libéré 1150 détenus palestiniens en échange de trois soldats israéliens. Les opérations de ce genre ne manquent pas. Troquer un juif reste une opération excessivement chère dans la bourse de la vie. Son pesant est d’or, une valeur sûre très appréciée dans certains échanges, homme à homme ou tête à tête.</p>



<p>La face cachée de cette opération de nettoyage ethnique a pour unique but de réduire au maximum le nombre des Palestiniens vivant sur la terre de leurs ancêtres. Israël compte faire place nette aux nouveaux colons. Une opération de séduction en leur offrant le logis et les meilleures terres. Un nouvel apartheid prospère au Proche-Orient.</p>



<p>Résister à la confiscation de ses terres ou de son logis devient un délit grave, un acte terroriste passible de mort. Dans cette atmosphère lugubre, les bourreaux israéliens, des anges gardiens passeurs de vie à trépas, ne sont pas prêts à chômer. Seraient-ils payés par tête de pipe ou selon le nombre d’heures passées à torturer les Palestiniens jusqu&rsquo;à ce que mort s&rsquo;ensuive. Pas de poursuite, le prisonnier palestinien est mort dans l&rsquo;exercice de ses fonctions.</p>



<p>Les prisons israéliennes se vident ainsi de leurs pensionnaires ; ce sont les cimetières qui se remplissent. Aux mères palestiniennes de préparer leurs mouchoirs. Des sanglots longs et violents les attendent. Elles pleureront leurs enfants à chaudes larmes. Le peuple palestinien doit s’attendre à une nouvelle <em>nakba</em> (grande catastrophe), une deuxième d’un genre nouveau. Il faut s’attendre au pire quand l’ennemi, le doigt sur la gâchette, tient votre vie au bout de son canon.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël  et son «droit souverain» de tuer </h2>



<p><strong>Deux poids, deux mesures</strong></p>



<p>La réponse des Etats-Unis est cinglante. Ils <em>«respectent le droit souverain d’Israël à fixer ses propres lois et sanctions à l’encontre des personnes reconnues coupables de terrorisme»</em>, tels sont les propos du département d’Etat.</p>



<p>L’Oncle Sam s&rsquo;offusque et appelle au scandale et lynche l’Arabie saoudite ou l’Iran ou tout autre pays du Moyen-Orient quand il exécute ou décapite un de ses ressortissants condamné à mort.</p>



<p>Aux Etats-Unis, le condamné à mort ne perd ses droits constitutionnels que lorsqu’il passe à l’au-delà. Il peut choisir sa mort, ou plutôt la façon de partir vers le ciel. Une sorte de menu. Il a l’embarras du choix : par injection, par pendaison ou par électrocution. Le condamné peut être assisté dans ses derniers moments par le curé de sa paroisse, son imam, son guide spirituel, ou rejoindre ses ancêtres au son de sa musique préférée.</p>



<p>L’Union européenne est timorée ; elle a qualifié la loi sur la peine de mort de grave recul sur le plan juridique et humanitaire. Elle réinstaure de facto la ségrégation raciale et la politique deux poids deux mesures.</p>



<p>L’Autorité palestinienne, pour sa part, a condamné fermement ce permis de tuer qu’elle a qualifié de tentative de légitimer des exécutions extrajudiciaires.</p>



<p>Quant au Hamas, il a appelé les Nations unies et le Comité international de la Croix-Rouge à intervenir pour protéger les prisonniers palestiniens.</p>



<p>Pour ce qui est des médias occidentaux, ou de la plupart d’entre eux, ils on fait comme à leur habitude&nbsp;: ils se sont bien gardés de condamner Israël. Certains ont même préféré regarder ailleurs&nbsp;: heureusement qu’il y a l’Ukraine pour s’occuper, l’unique injustice à leurs yeux.</p>



<p><em>* Fonctionnaire à la retraite.</em></p>
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		<title>La guerre ferait-elle de l’Iran la quatrième puissance mondiale ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 07:15:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Robert A. Pape]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre que livrent depuis plus d’un mois les Etats-Unis et Israël à L'Iran est en train de faire de ce pays la 4e puissance mondiale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/08/la-guerre-ferait-elle-de-liran-la-quatrieme-puissance-mondiale/">La guerre ferait-elle de l’Iran la quatrième puissance mondiale ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Jusqu’à récemment, la République islamique d’Iran était une puissance régionale mais Robert A. Pape, professeur de sciences politiques à l’Université de Chicago, estime que la guerre que lui livrent depuis plus d’un mois les Etats-Unis et Israël est en train d’en faire la quatrième puissance mondiale non pas par un quelconque poids économique ou militaire comme c’est le cas pour les États-Unis, la Chine et la Russie mais par son énorme capacité à impacter le monde entier, notamment sur les plans énergétique et économique, et par ricochet politiquement.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18594103"></span>



<p>Dans une analyse publiée dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/04/06/opinion/iran-war-strait-hormuz.html">New York Times</a>, Pape considère que la guerre menée par le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu contre l’Iran a transformé ce pays en une puissance mondiale majeure.&nbsp;</p>



<p>Le politologue américain remet en question la vision géopolitique dominante de ces dernières années qui supposait que l’ordre mondial évoluait vers trois pôles de puissance : les États-Unis, la Chine et la Russie. Cette vision partait du principe que la puissance découle principalement de la taille économique et des capacités militaires, une hypothèse désormais obsolète.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un quatrième pôle de puissance</h2>



<p>Un quatrième pôle de puissance mondiale émerge rapidement : l’Iran. Bien que ce pays ne possède pas la même force militaire et économique que les trois autres, sa puissance nouvelle provient de son contrôle de la voie maritime la plus importante pour l’énergie dans l’économie mondiale : le détroit d’Ormuz.</p>



<p>Ce détroit est depuis longtemps une voie navigable internationale, empruntée par des navires de toutes les nations. Cependant, la guerre lancée cette année par les États-Unis et Israël contre l’Iran a contraint ce dernier à imposer un blocus militaire sélectif du détroit. Environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié transitent par le détroit d’Ormuz et aucune alternative viable à ces chaînes d’approvisionnement n’est envisageable à court terme. Si le contrôle iranien du détroit d’Ormuz se prolonge pendant des mois, voire des années, il bouleversera profondément l’ordre mondial au détriment des États-Unis.</p>



<p>Cependant, de nombreux analystes considèrent le contrôle iranien du détroit d’Ormuz comme temporaire. Beaucoup s’attendent à ce que la marine américaine et ses alliés stabilisent rapidement la situation et que les flux pétroliers reprennent leur cours normal.</p>



<p>Cependant, Pape soutient que ces prévisions sont erronées et malavisées. Elles reposent sur l’hypothèse que l’Iran fermerait complètement le détroit pour le contrôler efficacement. Or, le détroit peut être contrôlé sans être fermé. Aujourd’hui, il reste ouvert aux pétroliers même si le trafic maritime a diminué de plus de 90% depuis le début du conflit non pas parce que l’Iran coulait systématiquement tous les navires entrant dans le détroit mais parce que les compagnies d’assurance, confrontées à la menace bien réelle d’une attaque, ont retiré ou revu à la baisse leurs couvertures contre les risques de guerre. Par conséquent, cibler un cargo tous les quelques jours suffirait à rendre le risque inacceptable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des marchés plus prudents et plus volatils</h2>



<p>Les économies modernes ont besoin non seulement de pétrole, mais aussi d’un approvisionnement régulier, en grande quantité et assorti de risques prévisibles.</p>



<p>Lorsque cette stabilité s’effondre, les marchés de l’assurance deviennent plus volatils et restrictifs, les tarifs du transport maritime augmentent et les gouvernements commencent à considérer la sécurité énergétique comme un enjeu stratégique complexe et non plus comme une simple transaction commerciale.</p>



<p>Comme le souligne Pape, le problème des États-Unis aujourd’hui réside dans le déséquilibre des pouvoirs. Protéger chaque pétrolier transitant par le détroit d’Ormuz contre d’éventuelles attaques, telles que des mines, des drones et des frappes de missiles, est une opération constante qui exige une présence militaire permanente. L’Iran, en revanche, n’a besoin que de frapper un pétrolier occasionnellement pour compromettre la fiabilité des approvisionnements mondiaux en pétrole.</p>



<p>Le président français Emmanuel Macron a fait écho à ce sentiment en déclarant que la réouverture par la force du détroit d’Ormuz était <em>«irréaliste»</em> et que <em>«cela ne peut se faire qu’en coordination avec l’Iran»</em>. Il reconnaissait implicitement que l’approvisionnement en pétrole ne pouvait être garanti sans le consentement de l’Iran.</p>



<p>Pape soutient que, pendant des décennies, le Golfe arabique a bénéficié d’un système simple : les producteurs de pétrole exportent, les marchés fixent les prix et les États-Unis sécurisent la voie maritime. Ce système permettait la concurrence sans déstabiliser la région. Or, il est aujourd’hui en train de s’effondrer.</p>



<p>Les États du Golfe dépendent fortement des exportations d’énergie qui constituent leur principale source de revenus. Lorsque les primes d’assurance augmentent et que le transport maritime devient incertain, l’impact financier est immédiat. Les gouvernements s’adaptent, les routes maritimes sont modifiées et les contrats sont renégociés.</p>



<p>Par conséquent, si cette incertitude persiste, la situation dans le Golfe changera inévitablement, remplaçant l’ancien système par un nouvel ordre régional. Dans ce nouvel ordre, les États du Golfe s’aligneront de plus en plus sur l’acteur qui exerce la plus grande influence directe sur la fiabilité de leurs exportations, actuellement l’Iran.</p>



<p>Le politologue américain estime que les répercussions de ce nouvel ordre seront les plus marquées en Asie. Le Japon, la Corée du Sud et l’Inde sont fortement dépendants de l’énergie provenant du Golfe, tandis que la Chine, malgré la diversification de ses sources d’énergie, dépend également de cette région pour une part importante de ses importations énergétiques. Ces dépendances sont ancrées dans des infrastructures telles que les raffineries de pétrole, les lignes maritimes et les systèmes de stockage qui ne peuvent être rapidement reconfigurées.</p>



<p>Si les perturbations de l’approvisionnement énergétique persistent, les conséquences seront considérables. La hausse des coûts d’assurance et de transport entraînera une augmentation des prix, aggravera les déséquilibres commerciaux, affaiblira les monnaies et alimentera l’inflation. La dépendance énergétique commencera à influencer les politiques publiques, les gouvernements privilégiant la sécurité énergétique à un moment où les options diplomatiques se raréfient et où les actions susceptibles de déstabiliser davantage le pays deviendront de plus en plus difficiles à maintenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un basculement mondial vers l’Est &nbsp;</h2>



<p>Le monde des années 1970, où les chocs pétroliers ont engendré des années de stagflation, ne sera plus un lointain souvenir, mais une réalité. Et une fois de plus, l’Iran a tout à gagner. La Chine dépend de l’énergie du Golfe pour alimenter sa croissance, la Russie profite de prix de l’énergie élevés et volatils et l’Iran tire profit de sa position stratégique dans le détroit d’Ormuz.</p>



<p>Robert A. Pape affirme que ces trois pays ont des motivations qui entrent en conflit avec la stabilité économique des États-Unis et de leurs alliés. Ils n’ont pas besoin de se coordonner formellement mais la structure même du système les pousse dans la même direction. Ainsi, un nouvel ordre mondial émerge, non pas par le biais d’une alliance formelle, du moins initialement, mais par une convergence d’incitations qui se renforcent mutuellement au fil du temps.</p>



<p>Pape a également évoqué d’autres scénarios, plus alarmistes, qui pourraient découler de ce nouvel ordre mondial naissant. L’un d’eux est celui où l’Iran contrôlerait environ 20% de la production mondiale de pétrole, la Russie environ 11%, et la Chine serait capable d’en absorber une part importante. Ces pays formeraient un cartel, privant de fait l’Occident de 30% du pétrole mondial. Dès lors, une analyse simple suffit à saisir les conséquences catastrophiques, telles qu’un déclin brutal de l’influence des États-Unis et de l’Europe, et un basculement mondial vers la Chine, la Russie et l’Iran.</p>



<p>Pour le politologue américain, les États-Unis sont confrontés à un choix difficile : soit s’engager dans un effort de longue haleine pour réaffirmer leur contrôle sur le détroit d’Ormuz, soit accepter un nouvel arrangement énergétique mondial qui ne garantit pas leur domination.</p>



<p>Si les États-Unis choisissent cette dernière option, l’issue est claire : l’ordre international sera restructuré et l’Iran deviendra le quatrième centre de puissance mondiale. S’ils choisissent de réaffirmer leur domination militaire, ils s’engageront dans un conflit prolongé qu’ils risquent de perdre.</p>



<p>Une guerre contre l’Iran n’est plus simplement une lutte militaire et politique dont les États-Unis pourraient facilement se retirer pour revenir au statu quo ante. L’Iran exigera sans aucun doute un prix élevé dans tout nouvel accord avec les États-Unis mais ce prix sera certainement inférieur à celui d’un avenir différent.</p>



<p>Pape estime que nous sommes confrontés à une guerre transformatrice et que, si ces changements se poursuivent encore quelques années, l’ordre mondial sera irrévocablement bouleversé.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CxH6JobRul"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/comment-la-guerre-de-trump-enrichit-elle-liran/">Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment la guerre de Trump enrichit-elle l’Iran ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/comment-la-guerre-de-trump-enrichit-elle-liran/embed/#?secret=CEwTEQabsn#?secret=CxH6JobRul" data-secret="CxH6JobRul" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Trois morts dans une fusillade près du consulat d’Israël à Istanbul</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 10:28:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Akın Gürlek]]></category>
		<category><![CDATA[Beşiktaş]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mustafa Çiftçi]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une fusillade ce matin aux alentours du consulat d’Israël à Istanbul a fait trois morts et deux policiers blessés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/trois-morts-dans-une-fusillade-pres-du-consulat-disrael-a-istanbul/">Trois morts dans une fusillade près du consulat d’Israël à Istanbul</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Plusieurs équipes de police ont été envoyées sur les lieux ce matin, mardi 7 avril 2026, après que des coups de feu ont été entendus rue Büyükdere, dans le quartier de Levent, à Beşiktaş, </em></strong><strong><em>quartier animé situé&nbsp;sur la rive européenne d’Istanbul,</em></strong><strong><em> en Turquie.</em></strong></p>



<span id="more-18594755"></span>



<p>Selon l’agence <a href="https://www.aa.com.tr/tr/gundem/besiktasta-silah-sesleri-duyulmasi-uzerine-bolgeye-polis-ekipleri-sevk-edildi/3895937">Anadolu</a>, d’importantes équipes de police et médicales ont été envoyées sur place et le ministre de la Justice, Akın Gürlek, a annoncé que le parquet avait ouvert une enquête concernant les signalements de coups de feu aux alentours du consulat d’Israël à Istanbul.</p>



<p>Selon d&rsquo;autres médias, la fusillade a fait trois morts et deux policiers blessés.</p>



<p>Le ministre de l’Intérieur, Mustafa Çiftçi, a publié la déclaration suivante sur son compte de réseau social : <em>«Trois individus impliqués dans un affrontement armé avec nos policiers en service devant les immeubles de la place Yapı Kredi à Istanbul ont été neutralisés. Deux de nos courageux policiers ont été légèrement blessés lors de l’affrontement. L’identité des terroristes a été établie. Il a été établi que l’un d&rsquo;eux, venu d’Izmit à Istanbul dans un véhicule de location, est lié à une organisation qui instrumentalise la religion, et que l’un des deux terroristes, qui sont frères, a un casier judiciaire pour trafic de stupéfiants.»</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18594935" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Attentat-Istanbul-Consulat-israelien.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Le ministre de la Justice, Akın Gürlek, a déclaré ce qui suit sur son compte de réseau social&nbsp;: <em>«Suite aux informations faisant état de coups de feu tirés aux alentours du consulat israélien dans le quartier de Beşiktaş à Istanbul, le parquet d’Istanbul a immédiatement ouvert une enquête. Un procureur général adjoint et deux procureurs ont été affectés à l’enquête et se sont rapidement rendus sur place pour entamer leurs investigations. Afin de faire toute la lumière sur cet incident, l’enquête se poursuit en coordination avec les services de police compétents, sous l’égide du parquet, et est menée avec rigueur et exhaustivité.»</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/trois-morts-dans-une-fusillade-pres-du-consulat-disrael-a-istanbul/">Trois morts dans une fusillade près du consulat d’Israël à Istanbul</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Silicon Valley &#124; Le visage caché de la guerre contre l’Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/silicon-valley-le-visage-cache-de-la-guerre-contre-liran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 06:37:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazon Web Services]]></category>
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		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mahjoub Lotfi Belhedi]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Palantir]]></category>
		<category><![CDATA[Silicon Valley]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les géants du numérique transforment le code informatique en arme de précision chirurgicale dans la guerre contre l’Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/silicon-valley-le-visage-cache-de-la-guerre-contre-liran/">Silicon Valley | Le visage caché de la guerre contre l’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Silicon Valley est devenue un immense laboratoire balistique, où chaque clic alimente le cerveau d’une IA capable de déclencher le premier conflit mondial dont les généraux ne porteront pas d’uniformes, mais des sweats à capuche.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Mahjoub Lotfi Belhedi</strong> *</p>



<span id="more-18593442"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Mahjoub-Belhedi.jpg" alt="" class="wp-image-18593445" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Mahjoub-Belhedi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Mahjoub-Belhedi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Mahjoub-Belhedi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’époque où les géants du numérique se contentaient de vendre des téléphones et du stockage en ligne est définitivement révolue. C’est désormais l’ère où le code informatique devient l’arme de précision chirurgicale utilisée par les Etats-Unis et Israël dans leur guerre contre l’Iran.</p>



<p>Le déploiement massif de l’intelligence artificielle (IA) par Palantir permet aujourd’hui de transformer des milliards de données hétérogènes, issues de satellites ou de réseaux sociaux, en une carte thermique des intentions de Téhéran, offrant aux états-majors une vision prédictive qui rend les méthodes d’espionnage traditionnelles totalement obsolètes.&nbsp;</p>



<p>Parallèlement, l’infrastructure tentaculaire d&rsquo;Amazon&nbsp;Web Services et la puissance de calcul de Google ne servent plus seulement à héberger des sites de commerce, mais fournissent le squelette numérique indispensable au Pentagone pour traiter, en temps réel, les flux vidéo des drones survolant les zones de tension du Golfe.</p>



<p>Même Apple, sous ses airs de neutralité esthétique, participe à cet écosystème en verrouillant des protocoles qui facilitent l’intégration des technologies de défense américaines, tandis que les modèles de langage d’Anthropic,&nbsp;malgré les barrières éthiques de leurs concepteurs, sont détournés par des contractants militaires pour simuler des scénarios d’attaque ou analyser les communications chiffrées de l’adversaire.&nbsp;</p>



<p>Cette collusion, documentée par les fuites contractuelles et les enquêtes des grands médias, prouve que la frontière entre le confort de l’utilisateur civil et la létalité du champ de bataille a été définitivement supprimée.</p>



<p>Nous ne sommes plus de simples clients de ces firmes, mais les complices involontaires d’une machine de guerre invisible qui a transformé la Silicon Valley en un immense laboratoire balistique, où chaque clic alimente le cerveau d’une IA capable de déclencher le premier conflit mondial dont les généraux ne porteront pas d’uniformes, mais des sweats à capuche, signant l’arrêt de mort des souverainetés étatiques au profit de la tyrannie du processeur.</p>



<p><em>* Stratège en réflexion IA, Ceo d’un cabinet spécialisé en transformation IA</em>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/silicon-valley-le-visage-cache-de-la-guerre-contre-liran/">Silicon Valley | Le visage caché de la guerre contre l’Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Guerre d’Iran &#124; Vers une reconfiguration de l&#8217;ordre mondial</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/guerre-diran-vers-une-reconfiguration-internationale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Horchani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la guerre israélo-américaine contre l’Iran, une dynamique de reconfiguration internationale des équilibres internationaux est en marche,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/guerre-diran-vers-une-reconfiguration-internationale/">Guerre d’Iran | Vers une reconfiguration de l&rsquo;ordre mondial</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La nouvelle guerre contre l’Iran est un remake d’évènements déjà vécus mais cette fois-ci en version plus hard. A priori, Israël ne voulait pas perdre l’opportunité de faire régner définitivement sa Pax Judaïca dans la région du Moyen-Orient, en profitant d’un contexte géopolitique favorable&nbsp;avec un monde arabe en léthargie profonde, une administration américaine acquise aux thèses sionistes et une Europe focalisée sur un conflit ukrainien devant ses portes.</em></strong></p>



<p><strong>Noureddine Horchani *</strong></p>



<span id="more-18591145"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg" alt="" class="wp-image-17670549" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Mais la guerre déclenchée contre l’Iran au mépris du droit international et surtout au détriment des principes les plus élémentaires de la diplomatie, dans la mesure où elle a été lancée en pleines négociations que l’intermédiaire omanais annonçait pourtant fructueuses, était prévisible et ne dérogeait pas à la nature du système des relations internationales désormais anarchique donnant raison aux tenants du courant réaliste dans les relations internationales qui ne reconnaissent comme acteurs que les Etats auxquels ils attribuent, comme seul objectif, la quête de la puissance et les intérêts qui vont avec. <sup>(1)</sup></p>



<p>Certes, l’ordre juridique international, ainsi que les organisations internationales supposées constituer des enceintes de règlement pacifique des conflits, existent, incarnées par l’Onu, mais l’efficacité de leur action dépend de la bonne volonté des grandes puissances et à leur tête les Etats-Unis.</p>



<p>Par leur gravité, les répercussions de la guerre contre l’Iran interpellent les analystes des relations internationales, les observateurs, les stratèges, les économistes et même les citoyens lambdas inquiets pour leur vie quotidienne.</p>



<p>Ce conflit pose deux types d’interrogations :</p>



<p>&#8211; sur le lien de ce conflit avec la configuration du système international actuel (unipolaire&nbsp;? bipolaire&nbsp;? multipolaire&nbsp;? bi-multipolaire&nbsp;? etc.) et sur son impact sur l’ordre international établi par les alliés au lendemain de la seconde guerre mondiale&nbsp;;</p>



<p>&#8211; sur la pérennité de l’approche trumpiste des relations internationales. Autrement dit, <em>«la doctrine»</em> (mot trop fort pour qualifier les folles agitations de Trump) qui fonde sa gestion de la politique étrangère des Etats-Unis, survivrait-elle à son départ de la Maison blanche ou assisterions-nous au retour à une gestion plus apaisée de la politique étrangère américaine&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résilience du système international&nbsp;</h2>



<p>La guerre et les crises en général sont l’expression de&nbsp;la <em>«vitalité»</em> du système international composé d’acteurs étatiques en perpétuelle compétition.</p>



<p>Comme pour les crises économiques que le système capitaliste international transforme en occasions pour se revigorer et pour se réajuster, la guerre permet au système international de prendre en charge et d’intégrer la modification des rapports de force entre acteurs et de s’adapter à une redistribution de la puissance entre les Etats qu’ils soient des puissances régionales émergentes (Iran, Turquie) ou des superpuissances comme les Etats Unis, la Chine et la Russie.</p>



<p>Israël agit dans ce cadre restreint de conquête et d’hégémonie propre aux acteurs étatiques dans un monde où prévaut la loi du plus fort, sans égard aux valeurs véhiculées par le droit international. Pourtant les velléités hégémoniques de l’entité sioniste ne correspondent pas nécessairement à ses intérêts à long terme eu égard aux données géopolitiques structurelles de la région, indéniablement favorables aux Etats arabes qui, jusque-là, manquent de volonté pour mobiliser ces données et les ressources dont ils disposent afin d’endiguer la menace que représente pour leur intégrité territoriale la stratégie d’expansion et de conquête israélienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système international en mutation</h2>



<p>Le conflit opposant aujourd’hui Israël et les Etats-Unis l’Iran s’inscrit dans cette logique de l’instabilité et des crises majeures inhérentes aux phases de transition de la configuration internationale dont les caractéristiques ont largement été développées dans la littérature des auteurs réalistes des relations internationales.<sup>(3)</sup></p>



<p>Loin de confirmer la suprématie de la puissance américaine, l’étalage par les Américains de la puissance armée contre l’Iran avec l’appui de l’entité sioniste, augure plutôt d’une évolution inéluctable de la configuration du système international de l’unipolarité impériale américaine vers une multipolarité émergente où la Chine, la Russie et l’Inde nucléaire occuperont des positions régaliennes.</p>



<p>Dans la phase de transition d’une configuration à une autre, l’instabilité devient la caractéristique essentielle du système et des relations internationales.</p>



<p>Les entités étatiques en quête de puissance sont en compétition pour améliorer leur positionnement sur l’échiquier mondial ce qui constitue une source de conflit surtout lorsque les institutions internationales échouent à canaliser les ambitions des puissances émergentes.</p>



<p>C’est dans ce contexte de redistribution de la puissance et de remise en cause de l’ordre établi (nucléaire, géopolitique&#8230;) par les puissances émergentes, en occurrence l’Iran dans le cas actuel, que l’Etat impérial américain en déclin ne peut se résigner à la déliquescence de sa puissance et à la perte de&nbsp; son statut hégémonique<sup>(4)</sup> sans exprimer sa résistance à travers des coups d’éclat et des conflits où elle entend démontrer à ses concurrents qu’elle reste maitresse du système international.</p>



<p>La guerre contre l’Iran et l’action contre le Vénézuéla constituent les derniers sursauts d’une puissance en décadence. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on peut expliquer la difficulté pour l’administration Trump de fixer des objectifs clairs à sa guerre contre l’Iran ou de la justifier auprès de ses alliés comme auprès de son opinion publique.</p>



<p>C’est dans ce sens également qu’on peut comprendre les multiples déclarations de Trump scandant en toute occasion la suprématie de l’armée des Etats Unis et la grandeur de son pays. Ce discours ne semble pas être adressé à l’Iran qui n’est pas le rival des Etats-Unis pour la suprématie mondiale, mais à ses concurrents directs&nbsp;: la Chine et la Russie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’illusion de la suprématie&nbsp;</strong></h2>



<p>Présentée par Donald Trump lors de son déclenchement comme une balade de quelques jours de ses troupes, la campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran atteint aujourd’hui son deuxième mois et n’en finit pas de gonfler la facture à payer non seulement par les citoyens américains au niveau du galon d’essence mais également par l’ensemble des pays du monde qui devront affronter une récession générale et une crise qui touche désormais tous les secteurs de l’activité économique en commençant par l’agriculture mondiale privée des engrais avec la fermeture partielle par l’Iran du détroit d’Ormuz par où transitent 20% de la production pétrolière mondiale.</p>



<p>La guerre a provoqué des effets systémiques que le locataire de la Maison blanche n’a pas appréciés à leur juste mesure, aveuglé par une adhésion évangélique aux thèses sionistes étalées par Benjamin Natanyahu à qui <em>«il ne peut rien refuser»</em>.</p>



<p>L’enlisement de la plus puissante armée du monde dans le bourbier iranien était pourtant prévisible et ne déroge pas aux précédentes interventions américaines qui avaient toutes échoué&nbsp;: Vietnam, Afghanistan, Irak&#8230;</p>



<p>Malgré sa supériorité militaire criante et le soutien de l’aviation israélienne, la plus puissante du Moyen-Orient, les Etats-Unis n’arrivent pas à en découdre avec une armée iranienne de loin moins outillée mais bien préparée et exploitant de manière optimale les atouts dont elle dispose.</p>



<p>Pire encore, l’administration américaine cherche aujourd’hui désespérément une porte de sortie honorable en renonçant aux objectifs qu’elle avait médiocrement exposés tout au long de son agression pour la justifier&nbsp;: provoquer la chute du régime des mollahs, détruire définitivement son projet nucléaire, anéantir son arsenal balistique&#8230;</p>



<p>L’hégémon américain est frappé au cœur de son prestige et de sa crédibilité surtout aux yeux de ses concurrents directs, la Chine et la Russie, qui observent avec intérêt ses tactiques de guerre défaillantes et assistent à sa déchéance.</p>



<p>Mais cette vérité s’applique également à la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine. C’est le phénomène de l’impuissance de la puissance largement développé par les auteurs de relations internationales de différents horizons. Ces auteurs décrivent l’incapacité endémique des superpuissances à vaincre par les seuls moyens militaires des Etats à moyenne ou faibles capacités.<sup>(5)</sup></p>



<p>Une guerre asymétrique comme celle lancée par Israel et les Etats-Unis contre l’Iran est dès le départ vouée à l’échec car ses artisans seront toujours incapables de prédire ses répercussions politiques (internes aux belligérants) économiques et militaires. L’interdépendance des économies, la globalisation des échanges ainsi que la puissance des opinions publiques dans les sociétés&nbsp;<em>«démocratiques»</em> sont autant de facteurs qui réduisent l’efficacité de la suprématie militaire brute.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ordre international entre instabilité et résilience</h2>



<p>L’ordre international issue de la seconde guerre mondiale semble être éprouvé par des guerres transgressant la légalité internationale&nbsp;: contre l’Iran, contre Ukraine, contre Gaza… et menaçant d’effondrement tout l’édifice normatif et structurel construit au lendemain de la seconde guerre mondiale, et qui était&nbsp;fondé sur le multilatéralisme et le règlement pacifique des conflits.</p>



<p>Même les alliances qu’on croyait indéfectibles comme celle atlantique sont battues en brèche. Le président américain menace de se retirer de l’Otan qu’il qualifie de tigre de papier parce que ses membres ont refusé de s’associer à sa campagne guerrière contre l’Iran.</p>



<p>Le camp occidental est définitivement fissuré. Mégalomane comme il est, Trump propose des structures de rechange qu’il contrôlerait pour remplacer les institutions onusiennes <em>«moribondes»</em>, fiefs du multilatéralisme, principe ayant fondé la coopération internationale depuis 1945.</p>



<p>Le Comité de la paix créé par Trump dans le sillage de la guerre à Gaza est censé remplacer le Conseil de sécurité. Les traités commerciaux bilatéraux qu’il oblige certains pays à signer après ses décisions unilatérales d’augmentation des tarifs douaniers et des taxes sur l’importation de produits en provenance de ces pays sont censés remplacer les accords du GATT et de l’OMC.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La guerre contre l’Iran, la prise en otage du président vénézuélien, le blocus de Cuba ainsi que la fronde des taxes et des représailles commerciales que l’administration Trump impose au reste du monde semblent indiquer que la remise en cause de l’ordre international d’après-1945 est bel et bien consommée.</p>



<p>Mais en réalité, l’administration Trump n’est pas plus interventionniste ni plus belliqueuse que ses précédentes surtout républicaines mais elle est plus extravertie, moins discrète et plus chaotique.</p>



<p>Les Etats Unis, toutes administrations confondues, sont intervenus militairement des dizaines de fois depuis 1945. L’intervention actuelle contre l’Iran à l’instigation d’Israel s’inscrit dans la logique de la politique étrangère par essence interventionniste, de la Maison Blanche au cours des 80 dernières années.</p>



<p>Par ailleurs, l’aliénation de la politique étrangère américaine au dictat israélien est aujourd’hui une constante de la stratégie des administrations américaines successives. Cette réalité s’est construite au fil de décennies d’efforts fournis par les groupes de pression juifs et sionistes et notamment la toute puissante American Israelian Public Affairs Commitee (Aipac).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Etats-Unis-Israël&nbsp;: une alliance en mutation&nbsp;?</h2>



<p>Il faut rappeler qu’avant la deuxième guerre mondiale, l’élite politique américaine n’était pas franchement réceptive aux thèses sionistes œuvrant pour la création d’un Etat juif en Palestine. Certaines éminentes personnalités politiques étaient même explicitement qualifiées d’antisémites comme le président Franklin Roosevelt (1933-1945). D’autres étaient plus réservés vis-à-vis des projets sionistes (Woodraw Wilson 1913-1921, Calvin Coolidge 1923-1929).</p>



<p>Rappelons également que ce sont les Etats-Unis qui ont forcé l’Angleterre, la France et Israël à arrêter leur agression tripartite contre l’Egypte suite à la fermeture par le président Nasser du canal de Suez en 1956.</p>



<p>Le soutien inconditionnel américain à la politique israélienne ne s’est transformé en donnée stratégique constante qu’après la guerre des Six jours en 1967. La stratégie de politique étrangère américaine repose, depuis, sur le principe du maintien de la suprématie militaire de l’Etat sioniste sur tous les Etats du Moyen-Orient. Mais la guerre contre Gaza en 2024 a annoncé un effritement stratégique du soutien américain à l’entité sioniste surtout auprès de l’opinion publique. Pour la première fois dans l’histoire récente des Etats-Unis, les sondages d’opinion révèlent un début de basculement du soutien de la société américaine en faveur des Palestiniens et au détriment des Israéliens (41% contre 36%) comme le révèle un sondage Gallup en 2026. Plus inédit encore, les débats au Congrès sur le fondement du soutien américain à l’entité sioniste. Ces débats étaient inimaginables quelques années auparavant et surtout avant la guerre de Gaza, tellement le soutien à l’Etat faisait l’unanimité auprès de l’élite politique américaine et transcendait les clivages partisans entre Républicains et Démocrates. C’est un changement stratégique majeur qui impactera la définition de la politique étrangère américaine à l’avenir.</p>



<p>Mais ce qui est singulier aujourd’hui avec l’actuelle agression américano-israélienne contre l’Iran est qu’elle tranche avec le programme électoral non interventionniste du président Trump et risque de provoquer la défaite électorale de son parti lors des élections du midterm en novembre 2026. Cette défaite est devenue probable surtout avec l’enlisement des Etats-Unis dans une guerre d’usure aggravant le sentiment de dépit et de désaveu de l’électorat républicain américain, et notamment sa composante Maga, désabusée par le non-respect par le candidat Trump de ses engagements électoraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers un nouvel équilibre mondial</strong></h2>



<p>La guerre menée par les Etats-Unis et Israel contre l’Iran met l’ordre international bâti au lendemain de la seconde guerre mondiale sous une tension intenable. Son coût direct pour les belligérants (4 milliards de $ de matériel militaire perdu rien que pour les Etats-Unis) et ses répercussions économiques sur l’ensemble de la planète, suite à la flambée des coûts de l’énergie et des matières premières et la récession qui frappera sans distinction l’ensemble des pays du monde, rappellent l’interdépendance des économies et la fragilité des équilibres mondiaux. Elles révèlent également les limites de la puissance militaire brute dans le cadre de la guerre asymétrique où le déséquilibre des moyens militaires est compensé chez la partie la plus faible par l’exploitation d’atouts inattendus&nbsp;: contrôle du détroit d’Ormuz, armement efficace et peu onéreux qui devrait changer la nature des conflits contemporains&nbsp;(drones, missiles balistiques..). Elles rappellent également que les puissances dominantes ne tirent pas les leçons de leur propre histoire récente et répètent les mêmes erreurs avant même que leurs conséquences ne soient définitivement consommées&nbsp;: intervention américaine en Irak et en Afghanistan, enlisement de la Russie en Ukraine&#8230;</p>



<p>En dépit de tout cela, l’effondrement de l’ordre international fondé sur la primauté du droit international et du multipartisme, ne semble pas imminent. En fait, la contestation de l’ordre international par l’administration Trump ne constitue qu’un épisode historique qui prendra fin avec l’alternance prochaine à la Maison blanche. Car tout semble présager – la &nbsp;popularité du président Trump étant descendue à 33% dans ls derniers sondages – une défaite des Républicains lors des prochaines législatives et présidentielles.</p>



<p>Cependant, la dynamique de changement de la configuration internationale déjà en marche, ainsi que la quête naturelle de puissance entre les acteurs étatiques sur la scène internationale, bousculant la stabilité, la sécurité et la paix internationales, sans pour autant menacer la survie du système.</p>



<p><strong>Notes&nbsp;:</strong></p>



<p><em>1- Raymond Aron&nbsp;: ‘‘Guerre et paix entre les nations’’. Ed Calman Levy 1962.</em></p>



<p><em>2- Mon article&nbsp;: «La politique étrangère des Etats-Unis entre rupture et continuité», Kapitalis du 15 octobre 2025.</em></p>



<p><em>3- Robert Gilpin&nbsp;: ‘‘War and change in world Politics’’,Ed Cambridge university press 1981.</em></p>



<p><em>4- Robert Keohane &amp; Joseph Nye : ‘‘Power and interdependance : World Politics in Transition’’, Ed Little, Brown, Boston, 1977.</em></p>



<p><em>5- Bertrand Badie&nbsp;: ‘‘L’impuissance de la puissance’’, Fayard, 2004. </em><em></em></p>



<p><em>&#8211; </em><em>Stanley Hoffmann&nbsp;: ‘‘Primacy or word order’’,&nbsp; Mc Graw-Hill, 1978.</em><em></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/07/guerre-diran-vers-une-reconfiguration-internationale/">Guerre d’Iran | Vers une reconfiguration de l&rsquo;ordre mondial</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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