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	<title>Archives des Israël - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Israël - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Hind Rajab &#124; L’aveu tardif d’Israël et la colère de Kaouther Ben Hania</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 10:54:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus de deux ans après la mort de Hind Rajab, l’armée israélienne reconnaît que ses soldats ont tiré sur la voiture où se trouvait la fillette palestinienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/hind-rajab-laveu-tardif-disrael-et-la-colere-de-kaouther-ben-hania/">Hind Rajab | L’aveu tardif d’Israël et la colère de Kaouther Ben Hania</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Plus de deux ans après la mort de Hind Rajab, l’armée israélienne reconnaît que ses soldats ont tiré sur la voiture où se trouvait la fillette palestinienne de cinq ans. Un aveu tardif qui pulvérise la version officielle avancée après le drame et que la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania qualifie d’«écran de fumée».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19478505"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des voix que les démentis ne parviennent pas à faire taire. Celle de Hind Rajab en fait partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2024, la fillette palestinienne de cinq ans se retrouve prisonnière d’une voiture à Gaza, après que plusieurs membres de sa famille ont été tués. Elle appelle le Croissant-Rouge palestinien. Sa voix tremble. Elle demande qu’on vienne la chercher. Autour d’elle, les tirs continuent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ambulanciers sont envoyés à sa rencontre. Ils seront eux aussi tués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant plus de deux ans, l’armée israélienne a nié que ses soldats se trouvaient dans le secteur au moment du drame. Aujourd’hui, elle reconnaît finalement que ses troupes ont bien ouvert le feu sur le véhicule et annonce l’ouverture d’une enquête pénale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une version officielle qui se fissure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reconnaissance intervient après une longue bataille autour de la vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premières semaines, plusieurs enquêtes indépendantes avaient mis en doute la version israélienne. Images satellites, analyses acoustiques, données géographiques et examen de la scène ont permis de reconstituer les mouvements militaires autour du véhicule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste est désormais saisissant : ce que l’armée niait hier, elle le reconnaît aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette admission ne répond pas à la question centrale. Elle ne dit pas pourquoi une voiture occupée par des civils a été prise pour cible. Elle ne dit pas non plus pourquoi la présence de soldats israéliens avait été initialement niée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle ouvre donc un nouveau chapitre plutôt qu’elle ne referme celui de Hind Rajab.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La voix qui est devenue une preuve</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de Hind Rajab a franchi les frontières de Gaza grâce à un document aussi fragile que terrible : l’enregistrement de son appel aux secours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une enfant de cinq ans qui demande de l’aide. Une enfant qui attend une ambulance. Une enfant qui entend les tirs et comprend qu’elle est en danger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette voix est devenue le cœur du film <em>‘‘La Voix de Hind Rajab’’</em> de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présenté à la Mostra de Venise en 2025, le film a transformé ce drame en une œuvre cinématographique et politique qui interroge la disparition des civils dans les récits de guerre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Kaouther-Ben-Hania-Hind-Rajab-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17088281" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Kaouther-Ben-Hania-Hind-Rajab-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Kaouther-Ben-Hania-Hind-Rajab-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Kaouther-Ben-Hania-Hind-Rajab-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Kaouther-Ben-Hania-Hind-Rajab-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Kaouther-Ben-Hania-Hind-Rajab-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Kaouther-Ben-Hania-Hind-Rajab-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Kaouther-Ben-Hania-Hind-Rajab.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Kaouther Ben Hania dénonce «un écran de fumée»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce israélienne n’a pas convaincu la réalisatrice. Kaouther Ben Hania dénonce <em>«un écran de fumée»</em>, considérant que les éléments permettant de comprendre ce qui s’est passé étaient disponibles depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son interrogation est simple et vertigineuse : pourquoi cette reconnaissance intervient-elle seulement maintenant ? Et surtout, que signifie une enquête militaire menée après des années de dénégations ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cinéaste refuse que l’affaire soit réduite à un communiqué annonçant une procédure interne. Derrière cette affaire se trouve une enfant dont la voix avait déjà raconté, presque minute par minute, ce qui se déroulait autour d’elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une enquête ne suffit pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La famille de Hind Rajab et des organisations de défense des droits humains réclament une enquête indépendante. Elles mettent en doute la capacité d&rsquo;une procédure interne à établir pleinement les responsabilités. Car la question n’est plus seulement de savoir si les soldats israéliens ont tiré. L’armée vient de le reconnaître. Il faut désormais déterminer les circonstances exactes des tirs, les règles d’engagement appliquées, les éventuels ordres reçus et les responsabilités individuelles et hiérarchiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas de Hind Rajab est devenu un symbole parce que sa voix a survécu à la mort. Elle est devenue une trace que les versions officielles successives n’ont pas réussi à effacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aveu israélien constitue donc un tournant. Mais il ne saurait être confondu avec la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ans après, l’armée reconnaît les tirs. Kaouther Ben Hania y voit un <em>«écran de fumée»</em>. Entre les deux se trouve l’essentiel : la vérité complète sur ce qui s’est passé et la question, toujours ouverte, de savoir qui devra répondre de la mort d’une enfant de cinq ans et des secouristes venus la sauver.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w9Ie4KZCWl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/de-guernica-a-gaza-lart-plus-forts-que-les-bombes/">De Guernica à Gaza | L’art plus fort que les bombes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De Guernica à Gaza | L’art plus fort que les bombes » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/de-guernica-a-gaza-lart-plus-forts-que-les-bombes/embed/#?secret=mCsXnWbaVX#?secret=w9Ie4KZCWl" data-secret="w9Ie4KZCWl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Ukraine &#124; L’entourage de Zelnsky visé par des enquêtes anticorruption</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/21/ukraine-lentourage-de-zelnsky-vise-par-des-enquetes-anticorruption/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 12:58:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les enquêteurs anticorruption ukrainien ont lancé une vaste enquête impliquant de hauts responsables liés au président Volodymyr Zelensky, le héros des Européens.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/21/ukraine-lentourage-de-zelnsky-vise-par-des-enquetes-anticorruption/">Ukraine | L’entourage de Zelnsky visé par des enquêtes anticorruption</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a limogé mercredi 19 août 2026 sa cheffe adjointe de cabinet, Iryna Mudra, alors que les enquêteurs anticorruption lançaient une vaste enquête visant une organisation criminelle présumée impliquant de hauts responsables liés à la présidence.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, à Lodz.</p>



<span id="more-19473580"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Outre Mudra, les suspects comprennent un député en fonction, un ex-parlementaire ainsi que le directeur général et le président du conseil de surveillance d’une banque publique, indique le Bureau national de lutte contre la corruption (Nabu). La description de ces responsables bancaires semble renvoyer à Sense Bank.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêteurs affirment que le groupe a contribué au blanchiment d’environ 3 millions d’euros (150 millions de hryvnias ukrainiennes) déposés comme caution pour un suspect dans une affaire de corruption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit de l’opération <em>«Midas»</em>,&nbsp;une enquête sur des soupçons de corruption au sein de Energoatom, l’entreprise publique ukrainienne de l’énergie nucléaire, devenue la plus vaste affaire de corruption du mandat de Zelensky.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle affaire n’est donc pas isolée : elle semble découler directement d’une enquête qui met déjà en cause d’anciens hauts responsables gouvernementaux et des personnes entretenant de longue date des liens personnels et politiques avec Zelensky.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De «Midas» à «Forest Gump»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Nabu et le Parquet spécialisé anticorruption (Sapo) ont dévoilé l’opération <em>«Midas»</em> en novembre 2025, au terme de plus d’un an d’enquête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils affirment que les membres d’une organisation criminelle exerçaient une influence sur Energoatom sans y occuper de fonctions officielles, prélevant des pots-de-vin représentant 10 à 15 % des contrats auprès des fournisseurs en échange du déblocage des paiements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Nabu estime qu’environ 85 millions d’euros ont été blanchis via ce système présumé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien ministre de la Justice et de l’Énergie Herman Halouchtchenko a été accusé de blanchiment d’argent et de participation à une organisation criminelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En février, le Nabu a indiqué que plus de 7,4 millions de dollars, 2,4 millions d’euros et 1,3 million de francs suisses liés au système présumé avaient été transférés ou mis à la disposition de sa famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 3 millions d’euros au cœur de la dernière enquête, baptisée&nbsp;opération <em>«Forest Gump»</em>, auraient été déposés comme caution pour Halouchtchenko</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des mandats de perquisition divulgués par des parlementaires ukrainiens, Sense Bank aurait été utilisée pour transférer une partie des fonds de caution. Le Nabu a également rendu publics des enregistrements audios dans lesquels on entend Mudra évoquer Sense Bank et des tentatives présumées d’influencer les décisions la concernant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une conversation enregistrée en juin, Mudra indique qu’on lui a dit que le directeur général de la banque et le président de son conseil de surveillance viendraient la voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle évoque aussi une personne prénommée&nbsp;<em>«David»</em>&nbsp;et le président d’une commission parlementaire, qui chercheraient à offrir une protection politique à la banque. On ignore si David fait référence à David Arakhamia, chef du groupe Serviteur du peuple de Zelenskiy au Parlement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ils ne s’en prendront pas à Sense Bank et Sense Bank doit les payer»</em>, déclare Mudra sur cet enregistrement. Dans une autre conversation, Mudra affirme que&nbsp;<em>«Timur»</em>, qu&rsquo;elle décrit comme&nbsp;<em>«un réfugié israélien»</em>, l’a appelée pour lui demander de prendre en charge le dossier de Sense Bank.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette description semble renvoyer à Timur Mindich, ami de longue date et ancien partenaire commercial de Zelensky, présenté comme l’un des cerveaux du système de corruption <em>«Midas»</em> évalué à 100 millions de dollars (85 millions d’euros).</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Wi6fK8ik9F"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/ukraine-le-plus-grand-scandale-de-lere-zelensky/">Ukraine | Le plus grand scandale de l’ère Zelensky </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ukraine | Le plus grand scandale de l’ère Zelensky  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/13/ukraine-le-plus-grand-scandale-de-lere-zelensky/embed/#?secret=WJ2j1EV2YZ#?secret=Wi6fK8ik9F" data-secret="Wi6fK8ik9F" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">D’un ami de longue date à un ancien chef de cabinet</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mindich faisait partie du premier cercle de Zelensky bien avant son entrée en politique et est copropriétaire de Kvartal 95, la société de production cofondée par le président.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suspect dans l’opération <em>«Midas»</em>, Mindich a quitté l’Ukraine pour Israël en novembre 2025. Son nom apparaît aussi dans l’enquête&nbsp;<em>«Dynasty»</em>, dans laquelle le Nabu et le Sapo affirment que plus de 8,8 millions d’euros ont été blanchis via un complexe résidentiel de luxe en périphérie de Kyiv, à partir de fonds provenant en partie de systèmes de corruption, notamment chez Energoatom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le nom le plus en vue cité dans l’affaire <em>«Dynasty»</em> est celui d’Andriy Iermak, ancien chef de cabinet de Zelensky et pendant des années l’une des figures les plus puissantes d’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Iermak a dirigé le cabinet du président de 2020 jusqu’à son départ en 2025, devenant le plus proche confident politique de Zelensky et jouant un rôle central dans la politique intérieure, la diplomatie et la conduite de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mai 2026, le Nabu et le Sapo ont désigné Iermak comme suspect dans l’affaire de blanchiment d’argent <em>«Dynasty»</em>. Un tribunal a ordonné son placement en détention avec la possibilité d’une libération sous caution de 2,7 millions d’euros, somme qui a ensuite été versée. Iermak nie les accusations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La même enquête met également en cause l’ancien vice-Premier ministre Oleksiy Chernyshov, qui a occupé plusieurs hautes fonctions gouvernementales sous Zelensky et est présenté comme un ami de longue date de la famille présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres enquêtes ont rattrapé d’anciens membres de l’administration présidentielle. Rostyslav Shurma, ex-chef adjoint chargé de la politique économique, a été désigné comme suspect en janvier dans une affaire distincte portant sur des abus présumés dans le système de subventions aux énergies renouvelables en Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Nabu et le Sapo soupçonnent Shurma, son frère Oleg et d’autres personnes d’avoir détourné environ 2,7 millions d’euros. Les deux frères ont été placés sur une liste de recherche en février, et un tribunal a ordonné leur détention par contumace en avril. Shurma, actuellement à l’étranger, nie tout acte répréhensible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une proximité douteuse et dérangeante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces enquêtes surviennent à un moment particulièrement sensible pour les ambitions européennes de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kiev et Bruxelles ont ouvert en juin le&nbsp;cluster Fondamentaux des négociations d’adhésion de l’Ukraine, qui couvre notamment l’État de droit, la justice, les marchés publics et le contrôle financier. Un deuxième cluster, consacré aux relations extérieures a suivi en juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UE a souligné que les progrès réalisés sur le cluster Fondamentaux détermineront le rythme global des négociations d’adhésion de l’Ukraine, plaçant l’indépendance et l’efficacité des institutions anticorruption du pays sous un examen particulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La série d’enquêtes dresse pour Zelensky un tableau politique de plus en plus délicat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son ancien chef de cabinet a été désigné comme suspect. D’anciens chefs adjoints de cabinet également. Son ami de longue date et ancien partenaire commercial est impliqué dans plusieurs grandes affaires. D’anciens ministres et d’autres hauts responsables de son administration sont eux aussi devenus suspects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacune des enquêtes menées par le Nabu et le Sapo suscite aussi une forte mobilisation de l’opinion. Des dizaines de milliers d’Ukrainiens sont descendus dans la rue en 2025 pour défendre l’indépendance du Nabu et du Sapo après la décision du Parlement de restreindre les pouvoirs de ces autorités anticorruption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La société civile a aussi réclamé des investigations supplémentaires sur des soupçons de corruption au plus haut niveau de l’État.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un président arrivé au pouvoir en 2019 en promettant de rompre avec l’establishment politique corrompu du pays, la proximité de tant d&rsquo;affaires visant son entourage a un coût politique de plus en plus lourd.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source </em></strong>: The Kyiv Independent </p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LgSf9NSiyG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/ukraine-l-zelensky-promulgue-une-loi-pour-proteger-les-corrompus/">Ukraine l Zelensky promulgue une loi pour protéger les corrompus  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ukraine l Zelensky promulgue une loi pour protéger les corrompus   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/ukraine-l-zelensky-promulgue-une-loi-pour-proteger-les-corrompus/embed/#?secret=5p39HKYndn#?secret=LgSf9NSiyG" data-secret="LgSf9NSiyG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/21/ukraine-lentourage-de-zelnsky-vise-par-des-enquetes-anticorruption/">Ukraine | L’entourage de Zelnsky visé par des enquêtes anticorruption</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’extrême droite mondiale, grande amie d’Israël !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le président argentin Javier Milei devant le Mur des Lamentations à Jérusalem, le 6 février 2026. Fier d'afficher son soutien à Israël. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/lextreme-droite-mondiale-grande-amie-disrael/">L’extrême droite mondiale, grande amie d’Israël !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Israël est devenu une entité sulfureuse au sein de la communauté internationale et c’est pour cette raison que le gouvernement du Premier ministre génocidaire Benjamin Netanyahu s’est tourné vers l’extrême droite mondiale où il semble trouver de bons amis surtout parmi les nouveaux dirigeants latino-américains qui sont issus de cette tendance.</em></strong> (Photo : Le président argentin Javier Milei devant le Mur des Lamentations à Jérusalem, le 6 février 2026). </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19463486"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Jadis, continent de l’anti-impérialisme et de la libération des peuples, l’Amérique latine est devenue celui du trumpisme et du soutien au sionisme. Avec les nouveaux présidents en place, le continent de Simon Bolivar est devenu celui du soutien à l’idéologie criminelle de Theodor Herzl. Concernant l’Europe, le ministre israélien des Affaires étrangères a chargé les diplomates israéliens d’établir des contacts avec le Rassemblement national français, le parti d’extrême droite espagnol Vox et le parti d’extrême droite des Démocrates de Suède.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le magazine américain <a href="https://www.newyorker.com/news/global-notes/israels-leaders-find-allies-among-the-global-far-right" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The New Yorker</a>, Ishaan Tharoor affirme que le déclin de l’influence internationale d’Israël l’a conduit à rechercher des alliés au sein de l’extrême droite mondiale. Il évoque l’investiture du nouveau président d’extrême droite colombien Abelardo de la Espriella qui a réuni un parterre de ses alliés idéologiques venus de toute la région. Étaient présents à la cérémonie, qui s’est tenue le vendredi 7 août&nbsp;2026 à Cali, dans le sud-ouest du pays, les présidents argentin Javier Milei, équatorien Daniel Noboa et chilien José Antonio Kast. Leurs victoires électorales, conjuguées au succès de de la Espriella en juin et aux triomphes de la droite au Pérou et en Bolivie, semblent confirmer un changement plus profond dans la politique latino-américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation américaine était dirigée par Todd Blanche, ancien avocat personnel du président Donald Trump, qui attendait encore sa confirmation au poste de procureur général des États-Unis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Âge d’or dans les relations entre la Colombie et Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres personnalités présentes figurait le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, venu en Colombie dans le cadre d’une mission plus large visant à consolider le soutien à son pays. Ses espoirs n’ont pas été déçus, puisque, le lundi 10 août, de la Espriella s’est engagé à transférer l’ambassade de Colombie à Jérusalem et a reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dernière décision, l’un des premiers actes du nouveau président colombien dès son entrée en fonction, a fait de la Colombie le seul pays au monde, outre les États-Unis, à considérer ce territoire annexé comme faisant partie d’Israël. Le nouveau gouvernement colombien prévoit également de retirer son soutien à la plainte pour génocide déposée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de Justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique pro-israélienne de Abelardo de la Espriella est aux antipodes de celle de son prédécesseur Gustavo Petro dit Aureliano qui avait rompu les relations diplomatiques avec Israël le 2 mai 2024 et qui avait accusé Netanyahu de perpétrer un génocide à Gaza. Les positions de Petro étaient plus affirmées que celles de plusieurs États du Moyen-Orient ce qui a fait de lui une personnalité très appréciée par les peuples des pays arabes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une déclaration du 10 août, Sa’ar a qualifié la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le Golan d’acte de soutien <em>«historique»</em> à Israël. Après avoir rencontré&nbsp;de la Espriella la veille de l’investiture, Saar a salué un <em>«nouvel âge d’or dans les relations entre la Colombie et Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Sa’ar, il s’agissait d’un changement bienvenu pour Israël, qui menait une campagne diplomatique publique sur plusieurs fronts, notamment auprès des États-Unis. Ishaan Tharoor considère qu’une grande partie de la bienveillance et de la sympathie manifestées envers Israël après le 7 octobre 2023 s’est dissipée. Le mécontentement envers le gouvernement Netanyahu et le bilan dévastateur de sa guerre à Gaza ainsi que la poursuite des attaques de colons contre les Palestiniens en Cisjordanie ont également influencé les résultats de certaines primaires américaines.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="saqObsp4zX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/03/israel-une-societe-en-train-de-seffondrer/">Israël, une société en train de s’effondrer ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël, une société en train de s’effondrer ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/03/israel-une-societe-en-train-de-seffondrer/embed/#?secret=AGrNsQzGBq#?secret=saqObsp4zX" data-secret="saqObsp4zX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Deux Américains sur trois ont une opinion négative du gouvernement Netanyahu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs sondages réalisés au début de l’été ont révélé que près des deux tiers des Américains interrogés ont une opinion négative du gouvernement Netanyahu, tandis qu’un autre sondage a montré qu’une majorité d’Américains souhaitent réduire, voire supprimer, l’aide militaire à Israël. Certains candidats démocrates aux prochaines élections de mi-mandat ont ouvertement qualifié les actions d’Israël de génocide, reflétant une opinion désormais partagée par une part importante de l’électorat démocrate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions ne se limitent pas aux Démocrates, même les Républicains sont divisés. Le mois dernier, le vice-président J.D. Vance a critiqué des personnalités de l’establishment israélien, les accusant de <em>«manipuler et de tenter d’influencer l’opinion publique américaine en faveur de la poursuite de la guerre contre l’Iran»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déclin de l’image d’Israël auprès de l’opinion internationale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassadeur d’Israël à Washington Yechiel Leiter a balayé d’un revers de main les allégations de tensions dans les relations américano-israéliennes lorsqu’il a été interrogé en juillet lors d’un événement organisé par le Council on Foreign Relations à Washington. Il a affirmé n’avoir constaté <em>«pas la moindre hostilité envers Israël»</em> après <em>«des dizaines de rencontres avec M. Vance»</em>. Il a attribué le déclin de l’image d’Israël auprès de l’opinion publique internationale à une jeune génération trop influencée par les réseaux sociaux, réfutant l’idée qu’Israël soit seul dans cette situation. Il a souligné le renforcement des liens de défense avec l’Inde et l’étroite coopération avec les Émirats arabes unis et l’Azerbaïdjan, déclarant : <em>«Nous avons beaucoup d’amis»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le nombre de détracteurs d’Israël a indéniablement augmenté. Une enquête du Pew Research Center sur l’opinion publique concernant Israël dans 35 autres pays a révélé une attitude largement négative à l’égard du pays. Si divers gouvernements ont tenté d’imposer des sanctions à Israël, notamment par des mesures symboliques, des pays comme le Brésil et l’Afrique du Sud ont rappelé leurs ambassadeurs, et l’Espagne et la Norvège ont reconnu l’État palestinien exhortant leurs partenaires européens à renforcer les sanctions contre les entités de colonisation israéliennes et à reconsidérer les accords existants avec Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres, notamment la coalition du Sud global connue sous le nom de Groupe de La Haye, ont appelé à un embargo immédiat sur les armes et à l’application des décisions de la Cour pénale internationale. Ils ont également condamné, à chaque occasion, les violations du droit international commises par Israël ainsi que l’hypocrisie des États-Unis qui protègent Israël de toute responsabilité et lui fournissent une aide militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Netanyahu et ses alliés rejettent les critiques comme une manifestation d’antisémitisme profondément enraciné et présentent des institutions telles que les Nations Unies comme irrémédiablement partiales, ils ont lancé des attaques virulentes sur les réseaux sociaux contre plusieurs dirigeants étrangers, y compris des centristes prétendument pro-israéliens comme le président français Emmanuel Macron, qui a irrité Netanyahu en tentant de relancer l’intérêt international pour la solution à deux États, actuellement au point mort, entre Israéliens et Palestiniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traditionnellement, Israël a évité tout dialogue formel avec les partis d’extrême droite européens, dont beaucoup puisent leurs racines dans les mouvements néofascistes apparus après la Seconde Guerre mondiale. Cependant, l’année dernière, Sa’ar a chargé les diplomates israéliens d’établir des contacts avec le Rassemblement national français, le parti d’extrême droite espagnol Vox et le parti d’extrême droite des Démocrates de Suède, tous porteurs de positions fortement antimusulmanes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la plus grande solidarité affichée par les dirigeants israéliens actuels avec les nationalistes européens plutôt qu’avec l’establishment politique du continent constitue un étrange paradoxe. Le mois dernier, des membres du Likoud de Netanyahu dont Sa’ar et le ministre de la Défense Israel Katz ont reçu le leader d’extrême droite néerlandais Geert Wilders. Ce dernier avait publié une photo de lui en train de manger des falafels à Jérusalem et visité une colonie illégale de Cisjordanie en compagnie d’un important responsable d’une colonie contre lequel le Parlement néerlandais avait adopté une résolution demandant des sanctions de l’Union européenne (UE). Sa’ar a décrit Wilders comme <em>«un leader courageux et un véritable ami d’Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Tharoor, Israël est devenu une source de profonde polarisation politique en Amérique latine. La gauche continue d’invoquer le passé de la Guerre froide et le soutien apporté par Israël à plusieurs dictatures militaires alliées aux États-Unis, tandis que la droite perçoit la question palestinienne et les groupes armés comme le Hamas et le Hezbollah –liés aux attentats terroristes meurtriers en Argentine– de la même manière qu’elle perçoit les anarchistes d’extrême gauche qu’elle a longtemps cherché à réprimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette divergence engendre des politiques étrangères contradictoires. En décembre dernier, le nouveau gouvernement de droite bolivien a rétabli les relations diplomatiques avec Israël, rompues par les précédents gouvernements de gauche. Le président chilien José Antonio Kast, entré en fonction en mars et admirateur de l’ancien dictateur Augusto Pinochet, a nommé l’ambassadeur de son pays en Israël, remplaçant celui rappelé deux ans plus tôt par son prédécesseur de centre-gauche.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K7x5V2xwUd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/09/israel-et-le-retour-de-baton-du-genocide-a-gaza/">Israël et le retour de bâton du génocide à Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël et le retour de bâton du génocide à Gaza » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/09/israel-et-le-retour-de-baton-du-genocide-a-gaza/embed/#?secret=e52gwuLED3#?secret=K7x5V2xwUd" data-secret="K7x5V2xwUd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Milei <em>«fier d’être le président le plus sioniste au monde»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le président argentin Javier Milei s’est rendu en Israël à trois reprises depuis son entrée en fonction en 2023 et, plus tôt cette année, il a reçu à Jérusalem la Médaille présidentielle d’honneur, la plus haute distinction civile du pays. En mars, lors d’un discours prononcé à l’université Yeshiva de New York, Milei a déclaré être <em>«fier d’être le président le plus sioniste au monde»</em>. Un mois plus tard, lui et Netanyahu ont annoncé le lancement des <em>«Accords d’Isaac»</em>, un cadre d’accords aux contours flous visant à renforcer les liens entre Israël et l’Amérique latine, inspiré des Accords d’Abraham conclus sous l’égide de Trump entre Israël et quelques États arabes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux dernières années, plusieurs personnalités politiques latino-américaines de droite se sont rendues au Mur des Lamentations à Jérusalem, notamment Javier Milei mais aussi Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président brésilien emprisonné Jair Bolsonaro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sénateur Flavio Bolsonaro est candidat à la présidentielle d’octobre. S’il bat le président sortant de gauche Luiz Inácio Ferreira da Silva dit Lula qui a provoqué la colère des autorités israéliennes en comparant la guerre à Gaza à l’Holocauste, il s’est engagé à suivre l’exemple de certains de ses voisins et à transférer l’ambassade du Brésil à Jérusalem.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur estime que plusieurs facteurs sous-tendent ces agendas, notamment la montée du christianisme évangélique en Amérique latine, qui a renforcé l’engagement de la droite envers Israël. Jair et Flavio Bolsonaro sont de confession évangélique quant à Javier Milei, il ne l’est pas, il est officiellement catholique mais exprime une fascination marquée pour le judaïsme et déclarant <em>«spirituellement juif»</em>. Il a été très critique du défunt Pape François, argentin, et de son pontificat. Les positions humanistes du Pape François ont souvent agacé les dirigeants populistes et nationalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre élément rapproche Israël et les nouveaux dirigeants populistes de l’Amérique latine. Oliver Stuenkel, chercheur principal brésilien-allemand au Carnegie Endowment for International Peace, souligne que le rejet par Israël des Nations Unies, de la Cour pénale internationale et d’autres composantes de l’ordre international s’inscrit dans la politique de la nouvelle droite latino-américaine. Il a déclaré : <em>«Le soutien à Israël est un élément important d’une critique plus large du multilatéralisme. Et puis, bien sûr, il y a Donald Trump!»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si vous êtes président d’un pays d’Amérique latine et que vous souhaitez que les États-Unis vous soutiennent dans la lutte contre le crime organisé, le développement de la coopération en matière de sécurité et l’accès aux renseignements et aux armes américaines, ou si vous souhaitez avoir davantage de poids pour faire annuler certains des droits de douane imposés par les États-Unis aux pays d’Amérique latine alors adopter une rhétorique pro-israélienne pourrait être un moyen relativement peu coûteux d’être perçu comme un allié par l’administration Trump»</em>, a expliqué Stuenkel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Netanyahu lui-même doit affronter des élections en octobre. Les responsables de l’opposition soutiennent que le renversement de son gouvernement est indispensable pour restaurer l’image d’Israël et qu’une politique étrangère post-Netanyahu ne s’impliquera pas dans les querelles partisanes d’autres pays. <em>«Les relations extérieures d’Israël n’ont jamais été à un niveau aussi bas»</em>, a déclaré le mois dernier l’ancien Premier ministre Yaïr Lapid lors d’un sommet sur la sécurité en Israël. Il a toutefois exprimé l’espoir que<em> «le monde comprenne que le problème d’Israël ne vient pas du pays lui-même mais de son gouvernement»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alon Pinkas, ancien diplomate israélien et conseiller en politique étrangère de Shimon Peres et de l’ancien Premier ministre Ehud Barak, se montre plus sceptique. <em>«Depuis plus de quinze ans, Netanyahu a détruit l’image de marque et la valeur intrinsèque d’Israël. Sa politique, sa démagogie et sa servilité envers tous les autocrates ont non seulement dévalorisé Israël mais constituent une mutation toxique du sionisme. Les dommages et la dégradation qu’ils ont infligés à l’image d’Israël pourraient être irréparables»,</em> a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les monarchies du Golfe face à un Iran «vainqueur»</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 07:05:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une «victoire» iranienne dans la guerre contre les Etats-Unis obligerait les pays du Golfe à revoir radicalement leurs alliances. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/19/les-monarchies-du-golfe-face-a-un-iran-vainqueur/">Les monarchies du Golfe face à un Iran «vainqueur»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une «victoire» iranienne dans la guerre contre les Etats-Unis serait une démonstration que l’on peut défier la première puissance mondiale, encaisser ses frappes, perdre son Guide suprême, et demeurer debout. Pour les monarchies du Golfe, cette démonstration-là vaudrait toutes les défaites, et imposent d’avoir une stratégie pour vivre à côté d’un Iran vainqueur de la première puissance mondiale. Ce qui se joue au-delà de l’avenir du Golfe, c’est la crédibilité des alliances américaines, la sécurité énergétique mondiale, le destin du pétrodollar, la place de la Chine et, peut-être, la forme même du premier véritable ordre post-américain du XXI</em></strong><strong><em>ᵉ</em></strong><strong><em> siècle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar</strong> *</p>



<span id="more-19461653"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les grandes ruptures de l’histoire ont ceci de commun qu’elles furent, la veille encore, jugées impossibles. La chute de Saïgon, celle du Mur de Berlin, le retrait américain de Kaboul, à chaque fois, l’ordre établi semblait éternel jusqu’à l’instant où il cessa de l’être. Les Etats sérieux doivent toujours anticiper ce qu’ils feraient si l’impensable advient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Posons donc l’hypothèse si l’Iran, au terme de la guerre qui l’oppose aux États-Unis et à Israël depuis février 2026, sortait <em>«vainqueur»</em> ? L’Iran est vainqueur s’il reste debout et ne perd pas ou reconstitue ses programmes balistique et nucléaire en gardant sa capacité de nuisance démontrée sur le détroit d’Ormuz — face à une Amérique qui, lassée du coût, de l’enlisement et de l’impopularité intérieure, se retire sans avoir obtenu la capitulation qu’elle exigeait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La victoire iranienne est une démonstration que l’on peut défier la première puissance mondiale, encaisser ses frappes, perdre son Guide suprême, et demeurer debout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les monarchies du Golfe, cette démonstration-là vaudrait toutes les défaites, et impose d’avoir une stratégie pour vivre à côté d’un Iran vainqueur de la première puissance mondiale. Ce qui se joue au-delà de l’avenir du Golfe, c’est la crédibilité des alliances américaines, la sécurité énergétique mondiale, le destin du pétrodollar, la place de la Chine et, peut-être, la forme même du premier véritable ordre post-américain du XXIᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le pacte scellé en 1945 sur le croiseur Quincy entre Roosevelt et Ibn Saoud, l’architecture de sécurité du Golfe repose sur une équation , celle du pétrole contre la protection. Cette équation s’est fissurée bien avant 2026. Les frappes sur Abqaiq en 2019, restées sans riposte américaine, avaient déjà enseigné à Riyad que le parapluie fuyait. Le retrait d’Afghanistan avait montré que l’Amérique savait partir. La guerre actuelle — où les capitales du Golfe elles-mêmes ont été touchées par les salves iraniennes précisément parce qu’elles abritent des bases américaines — a transformé le doute en certitude que la protection américaine est inexistante et devenue un facteur de risque.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un retrait américain consommerait trois faillites simultanées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La faillite du garant. Une garantie de sécurité ne vaut que par la croyance qu’on lui accorde. Un Iran vainqueur détruirait cette croyance, dans le Golfe et de Taipei à Varsovie. Les monarchies du Golfe découvrent qu’elles ont financé pendant des décennies, à coups de centaines de milliards d’achats d’armements quasiment inutiles, une assurance dont le sinistre révèle qu’elle ne couvrait rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La faillite du modèle économique régional incarné par la Vision 2030 saoudienne, la diversification émiratie, et le hub qatari. Tous ces projets présupposent une chose que nul ne songeait à écrire tant elle allait de soi — la paix.  Aujourd’hui après le défaut de la protection américaine, on sait que, désormais, rien ne pourrait se construire sous la menace des drones. Les fonds souverains peuvent absorber un choc pétrolier ; ils ne peuvent pas absorber la fuite durable du capital humain expatrié, qui est la véritable matière première des économies post-pétrolières du Golfe. Un Iran vainqueur, maître du tempo sur Ormuz, détiendrait un droit de veto permanent sur le développement de ses voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La faillite démographique et confessionnelle, avec un Bahreïn à majorité chiite, la province orientale saoudienne — celle-là même où gît le pétrole et vit la communauté chiite —, la communauté chiite du Koweït, la victoire de Téhéran réactiverait des lignes de faille internes que des décennies de prudence avaient assoupies. La subversion redeviendrait moins coûteuse que la guerre, et infiniment plus difficile à dissuader.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7jjQcu9lR7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/embed/#?secret=nqd6ruZRoA#?secret=7jjQcu9lR7" data-secret="7jjQcu9lR7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le dilemme du survivant : trois stratégies pour un monde sans garant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les monarchies du Golfe ne peuvent envisager une autonomie stratégique. En effet cette dernière repose partout et toujours sur trois socles — la science, le nombre, l’usine — et les monarchies n’en possèdent aucun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le socle scientifique d’abord</em></strong>, une dissuasion se conçoit avant de se fabriquer. Elle suppose des générations de physiciens, de chimistes, de métallurgistes, un tissu de recherche fondamentale patiemment sédimenté. La bombe pakistanaise elle-même, si pauvre que fût le pays, sortit de décennies de formation d’ingénieurs. Les monarchies, elles, achètent la technologie, elles ne la produisent pas — universités récentes, brevets rares, laboratoires peuplés de chercheurs sous contrat qui repartiront comme ils sont venus. Un État qui importe ses savants importe aussi leur loyauté, et nul ne bâtit un secret d’État sur des visas de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le socle démographique ensuite</em></strong>. L’Arabie saoudite aligne une vingtaine de millions de citoyens, les Émirats un million à peine sur dix millions d’habitants, le Qatar moins encore. Ces sociétés sous-peuplées, où le national est parfois minoritaire sur son propre sol, ne peuvent ni lever des armées de masse, ni encaisser des pertes, ni militariser leur économie sans la confier à d’autres. Leurs forces reposent déjà sur des techniciens étrangers jusque dans les cockpits et les salles de maintenance. On ne fait pas la guerre en profondeur avec une démographie de comptoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le socle industriel enfin, </em></strong>une industrie d’armement est le sommet d’une pyramide — machine-outil, métallurgie fine, chimie, électronique, réseaux de sous-traitants. Les économies rentières du Golfe n’ont pas construit la base et prétendent ériger le sommet. Même la bombe achetée n’y changerait rien. Une dissuasion louée obéit à son bailleur — la dépendance migrerait de Washington vers Islamabad sans s’abolir. Et la géographie achève l’argument.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce paysage, les monarchies disposeraient de trois stratégies qui ne s’excluent pas et qui peuvent se combiner. Mais chacune a son prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La première est la finlandisation négociée.</strong> La Finlande de la guerre froide avait compris qu’on ne déménage pas sa géographie, elle acheta sa liberté intérieure au prix d’une déférence extérieure envers Moscou. La version des monarchies existe déjà, c’est la politique d’Oman depuis un demi-siècle, c’est la reprise du dialogue saoudo-iranien parrainée par Pékin en 2023. Poussée à son terme, elle signifierait un démantèlement des bases américaines, une exigence que Téhéran a déjà formulée – neutralité proclamée dans les conflits impliquant l’Iran, coopération économique en gage de bonne volonté. En contrepartie, la fin des actes de guerre iraniens contre les monarchies du Golfe. C’est la stratégie du roseau. Son prix est la souveraineté diplomatique ; son gain, la survie du modèle économique. Pour des régimes dont la légitimité repose sur la prospérité plus que sur la puissance, le calcul n’est pas absurde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La deuxième consiste à remplacer un garant défaillant par un portefeuille de garants</em></strong>. C’est la voie déjà engagée, et la plus conforme au génie marchand du Golfe, ne plus dépendre d’un protecteur unique, mais diversifier la sécurité comme on diversifie un portefeuille de fournisseurs. La Chine, premier client du pétrole du Golfe et de l’Iran, a un intérêt existentiel à la libre circulation dans Ormuz. Elle est le seul acteur que Téhéran ne peut se permettre d’étrangler. Le pacte de défense saoudo-pakistanais a déjà esquissé l’adossement à une puissance nucléaire musulmane, mais la dissuasion élargie ne vaut que ce que vaut son garant — Islamabad, qui calibre son arsenal contre l’Inde et survit sous perfusion financière, ne sacrifiera jamais Karachi pour sauver Riyad, et une garantie à laquelle l’adversaire ne croit pas ne protège personne. La Turquie vend ses drones et son savoir-faire, l’Inde sa marine et son marché, la France et la Corée leurs armements sans conditionnalité politique. Israël, enfin, garant paradoxal — le seul qu&rsquo;on n’ait pas à payer, car contenir l’Iran relève pour lui de la survie et non du service rendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun de ces acteurs ne remplacera la V<sup>e</sup> flotte américaine ; ensemble, ils tissent un filet de dissuasion diffuse — pas la certitude d’une riposte à une éventuelle agression, mais la certitude, pour l’agresseur, de se fâcher avec tout le monde à la fois. Le prix de cette stratégie est sa lenteur et son ambiguïté ; son gain, l’irréversibilité, un portefeuille ne se retire pas d’un coup, contrairement à un protecteur.La troisième est l’interdépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste l’arme du capital. Quatre mille milliards de dollars de fonds souverains ne dissuadent pas un missile, mais ils achètent des intérêts. Investir massivement en Iran même — dans son économie exsangue, ses infrastructures détruites, sa reconstruction inévitable — serait le judo stratégique ultime en transformant le vainqueur en débiteur, faire de la prospérité iranienne un otage de la paix régionale. Une communauté de l’énergie, de l’eau et des infrastructures incluant l’Iran est l’idée la plus contre-intuitive et peut-être la plus féconde. Son prix est un courage politique dont l’histoire offre peu d’exemples. Son gain est la seule paix qui dure, c’est-à-dire celle qui rapporte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La variable israélienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe d’une victoire iranienne est qu’elle ferait d’Israël un vaincu stratégique — supérieur sur le champ de bataille, orphelin sur le seul théâtre qui compte, celui de la garantie américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la doctrine israélienne depuis Ben Gourion repose sur deux piliers, la supériorité militaire qualitative et l’adossement à une grande puissance. Un retrait américain sur fond d’échec briserait le second et, à terme, éroderait le premier, car la supériorité qualitative est elle-même fille du réapprovisionnement, du renseignement et du veto américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël se retrouverait dans la situation qu’il redoute depuis 1948 : seul face à son environnement. Sa réponse la plus probable, à moins d’un accord de paix sur les territoires occupés, serait la fuite en avant. Frappes préventives unilatérales et récurrentes contre tout programme iranien, sortie assumée de l’ambiguïté nucléaire pour restaurer par la terreur ce que l’alliance ne garantit plus, réactivation de la vieille <em>«doctrine de la périphérie»</em> — Azerbaïdjan, Kurdes, Inde, et les fonds marins du renseignement. Un Israël sans garant serait plus dangereux qu’un Israël protégé, c’est le pays dont la vulnérabilité maximise l’agressivité. Il deviendrait l’acteur dont l’intérêt objectif est qu’aucun ordre post-américain ne se stabilise, car tout ordre stabilisé consacrerait la centralité iranienne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les accords d’Abraham parrainés par les Etats-Unis reposaient sur un syllogisme désormais caduc, même protecteur, même ennemi, donc même camp. Si le protecteur se retire et que l’ennemi triomphe, le syllogisme s’inverse, l’association ouverte avec Israël, hier police d’assurance complémentaire, deviendrait une provocation gratuite envers le nouveau fort iranien. Les monarchies ne rompraient pas — Israël demeure irremplaçable en trois domaines : le renseignement sur l’Iran, la cyberdéfense, et la technologie. Mais elles feraient ce que les cités marchandes ont toujours fait de leurs liaisons compromettantes, elles les rendraient clandestines. Retour à la situation d’avant 2020 — coopération sécuritaire profonde et déni public — avec cette différence que le mouvement se ferait cette fois à front renversé, hier on cachait Israël pour ménager la rue arabe, demain on le cacherait pour ménager Téhéran. La normalisation ne mourrait pas ; elle retournerait dans la pénombre d’où elle était sortie. Seule exception envisageable, si les monarchies choisissaient la stratégie de l’interdépendance (notre troisième stratégie), elles auraient intérêt à y inclure Israël à terme — non par affection, mais parce qu’un ordre régional dont Israël est exclu est un ordre qu’Israël fera tout pour le défaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un Iran <em>«vainqueur»</em> des États-Unis n’aurait ni les moyens ni, en réalité, l’intérêt de faire la guerre à Israël. La victoire par épuisement laisse le vainqueur exsangue, son axe régional décimé, sa reconstruction prioritaire. Certes, depuis 1979, l’ennemi israélien est la pièce maîtresse de la légitimité révolutionnaire en Iran ; un régime recomposé, fragilisé de l’intérieur par les protestations et la succession, aurait plus que jamais besoin de l’ennemi comme ciment. L’Iran choisirait donc la posture qui a fait ses preuves et qui est ni paix, ni guerre totale — l’attrition calibrée, le seuil nucléaire entretenu comme épée de Damoclès permanente, la reconstitution patiente de l’axe. Il s’installerait ainsi entre Israël et lui un équilibre de la terreur : deux puissances du seuil ou de la bombe, sans lignes rouges négociées, sans téléphone rouge, sans le demi-siècle d’apprentissage qui rendit supportable la dissuasion soviéto-américaine. La guerre froide du Golfe serait plus froide que l’originale — et plus inflammable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce triangle découle, pour les monarchies du Golfe, une quatrième stratégie en devenant les courtiers de cette dissuasion sans règles. Qatar et Oman parlent déjà aux deux camps ; les fonds du Golfe seront indispensables à la reconstruction iranienne comme à l’économie israélienne coupée de ses marchés. Celui qui tient les canaux et les capitaux tient la médiation. Le rôle historique des monarchies dans l’après-guerre ne serait ni de choisir Israël ni de choisir l’Iran, mais d’écrire entre eux les règles que Washington et Moscou mirent des décennies à inventer : lignes directes, codes de conduite, seuils notifiés. La <em>pax americana</em> morte, il n’y aurait pas de <em>pax iranica</em> ni de <em>pax israeliana</em> — il pourrait y avoir une <em>«pax pecuniaria»</em>, garantie par ceux qui financent les deux camps.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ylnGnXZ4I4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/">Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le siècle des «impuissances» ou le nouvel Atlas » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/le-siecle-des-impuissances-ou-le-nouvel-atlas/embed/#?secret=TV2jQi1TOy#?secret=ylnGnXZ4I4" data-secret="ylnGnXZ4I4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Ce que le Golfe déciderait, le monde le subirait</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On aurait tort de lire ce qui précède comme une affaire régionale. Le choix que feraient les monarchies dessinerait l’ordre mondial de la seconde moitié du siècle, par trois canaux au moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le canal monétaire.</em></strong> Le recyclage des pétrodollars est l’un des piliers discrets de l’hégémonie du billet vert. Des monarchies qui ne croient plus à la protection américaine finiront par se demander pourquoi elles continuent de facturer, d’épargner et de prêter dans la monnaie d’un protecteur défaillant. La facturation partielle en yuan, déjà testée, passerait du symbole à la structure. La fin du pacte du Quincy serait, à terme, un événement monétaire mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le canal énergétique.</em></strong>Un Ormuz sous condominium irano-golfien, avec la Chine en garant tacite, signifierait que 20 % du pétrole mondial circule désormais sous un régime de sécurité dont l’Occident est absent. L’Europe, qui n’a pas de politique pour ce théâtre, en serait réduite au statut de spectatrice de son propre approvisionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le canal de l’exemple.</em></strong> Enfin et surtout, un Golfe qui réussirait sa transition — d’un ordre de protection vers un ordre de transaction — offrirait au monde le premier prototype fonctionnel du système post-américain, pas un nouvel hégémon remplaçant l’ancien, mais un concert d’assurances croisées, de dépendances mutuelles et de garanties multiples. Le XIX<sup>e</sup> siècle avait inventé l’équilibre des puissances ; le Moyen-Orient pourrait inventer l’équilibre des interdépendances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’Iran, sans le conquérir, aurait contraint le Golfe à changer de monde. Les monarchies, longtemps protégées par la puissance américaine et enrichies par l’ordre qu’elle garantissait, devraient apprendre à survivre au milieu d’un réseau de dépendances croisées — ménager Téhéran sans s’y soumettre, conserver Israël sans l’exhiber, attirer Pékin sans remplacer une tutelle par une autre, mobiliser Islamabad, Ankara, Delhi ou Paris sans croire qu’aucun d’eux deviendra le nouveau Washington, et surtout transformer leur puissance financière en instrument de paix. Si elles y parvenaient, la disparition de la <em>pax americana</em> déboucherait sur quelque chose d’inédit, un ordre fondé sur la transaction, moins sur l’hégémonie que sur l’interdépendance, une véritable <em>pax pecuniaria</em>. Et c’est précisément pourquoi l’issue de cette crise dépasserait de loin Ormuz, ce que les monarchies du Golfe inventeraient pour survivre à l’Amérique pourrait bien devenir, demain, la manière dont le monde apprendrait à vivre après elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La France dans les «griffes du Crif»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 09:51:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Ridha Ben Slama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l'instar de Macron ou de Le Pen, la plupart des dirigeants politiques français croient devoir être adoubés par le lobby pro-israélien. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les autorités françaises ne se rendent pas compte qu’elles jouent avec le feu en tolérant l’influence disproportionnée du lobby pro-israélien qui fragilise sa politique étrangère et pèse lourdement sur le débat public, risquant de provoquer une fracture sociétale démesurée, porteuse de grands ressentiments et de graves troubles.</em></strong> <em>(Photo : Macron au dîner du Crif : la plupart des politiques français croient devoir être adoubés par le lobby sioniste pro-israélien). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Ben Slama *</strong></p>



<span id="more-19450687"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs observateurs s’accordent sur un fait&nbsp;: la France s’auto-sabote et s’affaiblit à cause de décisions et de politiques menées par ses propres dirigeants. Il y a un travail de sape des acquis qui est effectué pour diviser et mettre en pièce la cohésion sociétale. En effet, la société française fait face à un sentiment prononcé de polarisation et d’érosion du modèle républicain issu du Conseil national de la Résistance. Entre précarisation du travail, tensions institutionnelles et débats identitaires, de nombreux observateurs et citoyens pointent une dégradation du «vivre ensemble», alimentée par des choix économiques et politiques perçus comme des reculs de la solidarité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Mêlez-vous de vos affaires»</em>, pourrait dire un énergumène d’extrême droite et désormais prosioniste. <em>«Ne vous en faites pas, nos affaires on s’en occupe»</em>, lui rétorquerait un Tunisien averti, <em>«ce qui se passe en France nous concerne autant que ceux qui vivent sur son sol et je vais vous le démontrer»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sort de nos concitoyens en France nous concerne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sachez que le nombre total de Tunisiens en France s&rsquo;élève entre 728 000 et 1&nbsp;380 000 personnes, selon l’Office des Tunisiens à l&rsquo;étranger (OTE). Environ 347 000 Tunisiens nés en Tunisie résident en France selon les données de l’INSEE. Si l’on élargit ce périmètre pour englober l’ensemble des expatriés, incluant les descendants de la deuxième et troisième génération ainsi que les binationaux, le nombre de Tunisiens et de personnes d’origine tunisienne en France dépasse donc largement le 1 million de personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de noter aussi qu’il y a environ 21 000 Tunisiens qui se sont installés légalement en France au cours de l&rsquo;année 2025, principalement pour des motifs professionnels (notamment via des programmes comme Thamm+ de l’Ofii) et étudiants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La communauté tunisienne représente ainsi la 4<sup>e</sup> plus grande communauté globale en France (derrière l’Algérienne, la Marocaine et la Portugaise). On compte environ 16 000 étudiants tunisiens et plus de 3 500 professionnels de santé tunisiens (médecins titulaires et en cours d’équivalence) inscrits ou en exercice dans le système de santé français. Ces deux catégories illustrent la forte mobilité hautement qualifiée de la communauté tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours des Tunisiens en France se démarque par une ultra-spécialisation. Les choix se concentrent massivement sur deux pôles : les Sciences/Ingénierie (34,9 %) et Médecine/Santé (28,7 %), un des taux d’orientation médicale les plus élevés parmi toutes les nationalités étrangères. Surtout que la France fait face à une pénurie médicale structurelle qu’elle compense en grande partie grâce aux praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue), où la Tunisie occupe une place majeure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) comptabilise près de 1 600 médecins tunisiens pleinement titulaires en France. Ils forment le 2<sup>e</sup> plus grand contingent de médecins nés hors UE (10,4 % du total), juste derrière l’Algérie. Les statistiques du Cnom indiquent qu’environ 2 000 médecins tunisiens supplémentaires se trouvent actuellement en France sous des statuts transitoires (internes, praticiens attachés associés), dans l’attente de la validation de leurs procédures d’équivalence. Le phénomène s’est considérablement intensifié, entre 2021 et 2025, plus de 6 000 médecins ont quitté la Tunisie, la France demeurant de loin leur première destination en Europe. Sans parler des autres métiers et professions qui sont exercés dans divers secteurs de l’économie française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce fait, le sort de nos concitoyens <em>«au pays des lumières»</em> nous importe au plus haut niveau. Le sujet revêt une importance capitale et une valeur absolue pour nous. Surtout dans cet environnement devenu délétère, marqué par des dérives surgis de l’inquisition, des dynamiques de <em>«procès d’intention»</em> ou de lynchages dans les médias détenues par quelques personnages fortunés et sur les réseaux sociaux, où la nuance est souvent absente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une atmosphère générale étouffante </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une poignée de milliardaires contrôlent près de 90 % de la presse française ainsi qu’une grande partie de l’audiovisuel<sup>(1)</sup> diffusant des campagnes injustes, des <em>«débats»</em> calomnieux contre tous ceux qui s’opposent au génocide commis à Gaza (plus de 73 000 Palestiniens tués, dont au moins 21 500&nbsp;enfants et plus de 183 000&nbsp;blessés, dont plus de 46 500&nbsp;enfants) et aux crimes commis par l’entité sioniste ainsi qu’au racisme ambiant savamment alimenté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La haine de l’autre se propage en France, où tout ce qui vient du Maghreb est stigmatisé&#8230; Ces paisibles travailleurs sont la cible quotidienne depuis l’élection à la présidence de Sarkozy, le délinquant condamné&#8230; Dans presque tous ces médias, le relent d’ignorance, de haine et les insultes publiques sont réitérées sur les antennes à l’égard d’une certaine catégorie de personne, tous étant assimilés à tort et à travers à des terroristes en herbe, cela vient nourrir la stupidité ambiante jusque dans le cadre professionnel de ces personnes. Pour preuve les condamnations répétées de certaines chaines à des amendes pour incitation à la haine, ce qui n’existait pas ou très peu avant l’élection de Sarkozy.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La hantise de l’immigration leur pend au nez comme de la morve&nbsp;! Là où il y avait respect et reconnaissance, il n’y a plus que diatribes et invectives pour <em>«chauffer»</em> l’opinion en perspective des élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’une manière assez étrange, on retrouve aussi sur ces chaines incriminées, des profils surréalistes de supplétifs, quelques personnages répugnants issues de l’immigration qui sont plus zélées que leurs employeurs, sans réelle conviction ni principes&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toutes ces raisons et d’autres encore, l’atmosphère générale répugnante en France nous interpelle face à la montée des extrémismes et des actes xénophobes qui se multiplient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enjeux des prochains scrutins ne peuvent aucunement justifier ni absoudre la dégradation du débat public et ses retombées sur nos concitoyens. Aucune stratégie électorale ne légitime les attaques contre une catégorie de la population qui vit sur le sol français. Les manipulations ou les baisses de niveau dans les débats dans la vie politique, foulent au pied les règles démocratiques qui doivent primer dans la compétition vers les urnes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La France, un pays sous occupation israélienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quels sont donc les principaux instigateurs de cette détérioration&nbsp;de l’environnement politique ? Et quels sont leurs chevaux de bataille&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Essentiellement le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et d’autres organisations sionistes, qui sont devenus les aiguilleurs de la sphère politique. Ces organismes exercent une influence directe sur le gouvernement français (certains ministres) et à l’Assemblée Nationale (dont la présidente est Yaël Braun-Pivet, <em>«soutien inconditionnel»</em> à Israël selon ses dires) les médias et même la justice. Ce Crif non seulement exprime un soutien actif à l’entité sioniste et ses crimes abjects, mais il exerce une influence quasi totale sur l’État français. Tout cela sous le subterfuge de <em>«</em><em>lutte contre l’antisémitisme et l’apologie du terrorisme</em><em>»</em>! Ce lobby<sup>(2)</sup> exerce une pression marquée sur la classe politique et les médias pour imposer notamment des projets de loi, dont la proposition de loi Yadan, déposée en 2024 par la députée Caroline Yadan, et qui vise <em>«officiellement»</em> à renforcer la lutte soi-disant contre <em>«les nouvelles formes d’antisémitisme»</em> en vue de museler la liberté d’expression. Discutée à l’Assemblée nationale française en avril 2026 puis finalement retirée avant l’aboutissement de son examen. Le texte pénalise les slogans propalestiniens et restreint la critique de la politique israélienne, prévoyant des mesures contre tous ceux qui manifestent la moindre position contre le génocide à Gaza et les exactions contre les Palestiniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce <em>«Conseil»</em> se retrouve au centre des critiques concernant sa stratégie de communication et son poids attesté sur les orientations de la politique intérieure et étrangère de la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fameux dîner du Crif est un évènement annuel qui est à l’instar d’un tribunal politique ou un passage obligé où une grande partie de la classe politique française vient se sustenter et par la même occasion prêter allégeance, sous peine d’être ostracisée ou accusée de <em>«complaisance avec les antisémites»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des méthodes basées sur l’inquisition et l’intimidation de tous ceux qui soutiennent les Palestiniens et en première ligne les personnes issues de l’immigration, la France apparait désormais comme un pays sous occupation israélienne. Il y a même des relents de l’occupation nazi et du régime de Vichy (1940-1944) qui représentent incontestablement l’une des périodes les plus sombres, oppressantes et douloureuses de l’histoire moderne de la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette atmosphère si particulière et étouffante s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs majeurs : une répression policière et idéologique omniprésente, une extrême droite disséminée dans les partis de la droite et même au parti dit <em>«</em><em>socialiste</em><em>»</em> et un harcèlement pour tous ceux qui évoqueraient le génocide à Gaza ou exprimeraient leur soutien au peuple palestinien sous occupation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au temps de l’Occupation allemande et du régime de Vichy, la population subissait à la fois la traque de la Gestapo nazie et celle de la Milice française (créée par Vichy), instaurant un climat de délation et de suspicion généralisée. Le régime de Vichy était une dictature policière qui a activement collaboré avec l’occupant et procédé à la déportation de dizaines de milliers de personnes et persécuté ses propres citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions policières ou sociales (emploi, logement…) actuelles se déploient dans un État de droit prétendument protecteur, doté de contre-pouvoirs juridiques. Le sentiment d’étouffement actuel est réel pour beaucoup, mais il provient d’une crise de confiance dans les institutions et d’un système bureaucratique dévoyé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En entretien pour un emploi, les ressources humaines (plutôt devenues inhumaines) demandent systématiquement si la personne est OQTF (obligation de quitter le territoire français) suivant le diktat ambiant, symptomatique d’un grand retournement. Poser des questions directes sur une mesure d’éloignement ou sur l’origine d’une personne en dehors des critères stricts des compétences et du droit au travail s’apparente à une pratique discriminatoire prohibée par le Code du travail (article L1221-6).</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZVyTkGI1Es"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/12/la-palestine-israel-et-la-mauvaise-foi-des-occidentaux/">La Palestine, Israël et la mauvaise foi des Occidentaux</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Palestine, Israël et la mauvaise foi des Occidentaux » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/12/la-palestine-israel-et-la-mauvaise-foi-des-occidentaux/embed/#?secret=Uo0D09o2St#?secret=ZVyTkGI1Es" data-secret="ZVyTkGI1Es" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le Crif, une <em>«deuxième ambassade d’Israël»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut bien souligner que des voix critiques (chez les intellectuels avisés) reprochent au président du Crif, Yonathan Arfi, d’avoir institutionnalisé un <em>«brouillage sémantique»</em>. Le Crif est accusé de faire pression pour l’interdiction de manifestations pro-palestiniennes et d’assimiler systématiquement l’antisionisme et la critique des massacres à Gaza à de l’antisémitisme. Des analystes en géopolitique, à l’instar de Pascal Boniface (directeur de l’Iris), estiment que le Crif agit désormais comme une <em>«deuxième ambassade d’Israël»</em>. Ils dénoncent le fait que l’organisation soutienne de manière inconditionnelle la ligne dure de Benyamin Netanyahou, coupant les ponts avec les mouvements pacifistes israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même Sciences Po Paris a été la cible de ce lobby. Les étudiants qui ont bloqué l’amphithéâtre Emile Boutmy pour protester contre le génocide à Gaza et les crimes en territoires occupés ont été poursuivis et vilipendés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tous ceux qui observent ce qui se déroule sous nos yeux, ces milieux sionistes recourent à la stratégie du contre-feu. Ils désignent un faux danger comme diversion&nbsp;: antisémitisme, terrorisme… Ils créent une fausse urgence pour capter l’attention, faire regarder ailleurs, ce qui permet d’accomplir leurs forfaits et s’incruster davantage dans les rouages de l’État français<sup>(3)</sup> (les <em>sayanim </em>sont ceux qui collaborent avec le Mossad dans le domaine de l’espionnage ou de la désinformation).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contre-feux décrivent cette stratégie de diversion classique où un coupable crée une fausse alerte pour détourner l’attention et accomplir son méfait en toute impunité. En psychologie et en communication, ce procédé s’apparente à de la manipulation. L’attention générale se focalise instantanément sur une supposée menace désignée. Mais le véritable coupable se positionne en victime ou en témoin civique. La confusion ambiante paralyse la vigilance des observateurs. C’est une stratégie militaire qui consiste à allumer un incendie pour en éteindre un autre et tenir l’opinion en haleine contre les adversaires des exactions et crimes commis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’il convient de préciser pour écarter tout confusion, c’est que le judaïsme est une religion millénaire, tandis que le sionisme est un mouvement politique ultra né à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle visant la création et le soutien d’un État national juif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Évidemment, tous les juifs ne partagent pas cette cécité politique, dans tous les pays où ils sont citoyens ou en Israël même. Ceux-là s’opposent au sionisme pour des raisons politiques, éthiques ou en faveur des droits des Palestiniens, contre le génocide perpétré et tous les crimes commis contre ces derniers. On peut citer de nombreuses personnalités comme Sophie Bessis et Edgar Morin… Ils incarnent parfaitement cette tradition d’intellectuels juifs francophones qui, au nom de valeurs universalistes, anticoloniales et éthiques, ont développé une position critique vis-à-vis du sionisme et de la politique de l’État d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans d’autres pays aussi, des intellectuels juifs ne cessent de dénoncer les crimes commis par cette entité, comme Noam Chomsky, Shlomo Sand, Judith Butler, Daniel Boyarin… Des structures historiques comme l’Union juive française pour la paix (UJFP) ou de nouveaux collectifs comme <em>Tsedek !</em> interviennent régulièrement dans les médias indépendants pour dissocier la judéité de la politique de l’État d&rsquo;Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;idée d’une <em>«emprise»</em> sur la France reflète la tension autour de la recomposition des blocs politiques, où la question de la souveraineté, de l’identité et des alliances internationales est devenue un vecteur de clivage radical. De nombreux artistes ont vu leurs expositions, concerts ou lectures déprogrammés. Des ONG et des mouvements de solidarité dénoncent une judiciarisation excessive et des interdictions administratives visant à restreindre le militantisme propalestinien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains artistes (techniciens, influenceurs, jeunes comédiens) font état d’une forme d&rsquo;autocensure par crainte de perdre des contrats ou d&rsquo;être perçus comme <em>«clivants»</em> par les marques ou les producteurs. Les tensions culturelles touchent tous les bords politiques. Par exemple, des artistes aux positions jugés neutres subissent également de virulents appels au boycott de la part de mouvements extrémistes. De nombreux artistes et personnalités de la culture ont subi des pressions, des exclusions, du harcèlement en ligne ou la perte de leurs contrats pour avoir pris position ou évoqué la situation à Gaza. Pour la plupart des célébrités établies, plusieurs professionnels ont vu leur carrière ou leurs fonctions lourdement impactées par la censure ou des mesures de rétorsion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passé antisémite de l’extrême droite française était affirmé, aujourd’hui une convergence devient un sujet d’analyse pour les politologues et les observateurs. Les gouvernements successifs de Benjamin Netanyahou, alliés à des partis sionistes religieux et d’extrême droite, partagent avec les mouvements extrémistes européens une vision du monde axée sur le rejet du multiculturalisme et la brutalité sécuritaire. Le Rassemblement National de Le Pen a adopté un soutien inconditionnel aux opérations israéliennes, présenté comme <em>«un rempart contre l’islamisme radical»&nbsp;</em>! Des enquêtes médiatiques mettent en lumière l’action de réseaux douteux menés par des figures comme René Tayb agissant à la normalisation des relations entre les institutions sionistes et le Rassemblement National, un glissement que les intellectuels lucides décrivent comme un piège politique mortifère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ironie de l’histoire, cette organisation est plus sioniste que les sionistes purs et durs. Fait invraisemblable, les exactions de l’entité sioniste ont fini par faire réagir même l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, pourtant fervent défenseur de Natanyahu et de la colonisation en Cisjordanie, qui a dénoncé récemment le siège de maisons palestiniennes à Qusra <sup>(4)</sup> par des colons comme un <em>«acte de terreur»</em>. <em>«Les actions de ceux derrière cet acte de terreur horrible, visant à intimider et à harceler cette famille, sont répugnantes»</em>, écrit-il sur X, estimant qu&rsquo;<em>«aucun prétexte ne justifiait ce comportement de voyou»</em>&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce un signe annonciateur d’un renversement&nbsp;des postions à l’égard de la cause palestinienne et d’Israël qui devient une entité paria pour les opinions publiques d’une grande partie de pays ? L’utilisation ouverte de la notion d’<em>«État paria»</em> par des figures politiques au sein même d’Israël, comme Yaïr Golan, qui comparent explicitement la trajectoire du pays à celle de l’Afrique du Sud de l’apartheid le confirme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux autorités françaises, elles&nbsp;ne se rendent pas compte qu’elles jouent avec le feu en tolérant l’influence disproportionnée de cette organisation qui fragilise la politique étrangère de la France et pèse lourdement sur le débat public, risquant de provoquer une fracture sociétale démesurée, porteuse de grands ressentiments et de graves troubles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ecrivain.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Notes :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1- Vincent Bolloré (Canal+, CNews, C8, Europe 1 et le Journal du Dimanche (JDD), avec une ligne éditoriale marquée à droite)&nbsp;; Bernard Arnault (Les Échos et Le Parisien, ainsi que Paris Match et Radio Classique)&nbsp;; Rodolphe Saadé (groupe BFMTV et RMC, La Provence)&nbsp;; Patrick Drahi (Libération et la chaîne i24News)&nbsp;; Xavier Niel (Le Monde, L&rsquo;Obs, Nice-Matin)&nbsp;; Dassault (Le Figaro-Le Figaro Magazine)&nbsp;; Martin Bouygues (TF1, TMC, TFX et LCI)&nbsp;; Daniel Kretinsky et Mathieu Pigasse (Marianne ou Télérama).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2- “Le lobby d’Israël et la politique française” publié initialement sur CounterPunch par Evan Jones et repris par Jean-François Goulon sur le site de Mediapart.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3- Le printemps des Sayanim<strong>,</strong> Jacob Cohen, L’Harmattan, mars 2010.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4- Sur une colline isolée du village de Qusra, deux familles palestiniennes sont terrées chez elles, terrorisées. Jour et nuit une dizaine de colons lancent des pierres et bloquent l’accès à leur maison. Impossible pour eux d’entrer ou de sortir (RFI).</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="64Sp6ASYno"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/06/france-comment-etre-prosioniste-et-maintenir-ses-interets-arabes/">France : comment être prosioniste et maintenir ses intérêts arabes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France : comment être prosioniste et maintenir ses intérêts arabes » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/06/france-comment-etre-prosioniste-et-maintenir-ses-interets-arabes/embed/#?secret=i687pCm0QO#?secret=64Sp6ASYno" data-secret="64Sp6ASYno" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Salut nazi pour les supporters d’un club israélien en Pologne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 06:59:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Hapoël Tel-Aviv]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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		<category><![CDATA[Pologne]]></category>
		<category><![CDATA[saluts nazis]]></category>
		<category><![CDATA[UEFA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des supporters polonais effectuant le salut nazi en direction de supporters israéliens.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’UEFA devrait examiner un incident survenu mercredi soir, 12 août 2026, en Pologne, à l’issue du match entre le GKS Katowice et l’Hapoël Tel-Aviv en Ligue Europa Conférence. Des vidéos et des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent plusieurs supporters du club polonais effectuant des saluts nazis en direction de la tribune occupée par les supporters israéliens.</em></strong></p>



<span id="more-19434268"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les faits se sont produits après la rencontre, disputée dans un contexte déjà particulièrement tendu. Les supporters de l’Hapoël avaient bénéficié de mesures de sécurité renforcées, la rencontre ayant été classée à haut risque en raison notamment de la réputation violente d’une partie des ultras de Katowice. Les autorités polonaises avaient également pris des dispositions pour séparer les deux groupes de supporters.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant même le match, l’UEFA avait averti les deux clubs qu’elle ne tolérerait pas de banderoles ou de messages offensants et qu’une interruption de la rencontre pouvait être décidée en cas d’incident. Cette mise en garde est intervenue alors que les tensions étaient déjà fortes autour de la venue du club israélien en Pologne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les images publiées après la rencontre, plusieurs supporters polonais ont toutefois provoqué les fans israéliens en effectuant des gestes assimilés au salut hitlérien. L’UEFA doit désormais déterminer la nature exacte des faits et décider s’ils constituent une infraction à son règlement disciplinaire. En cas de qualification comme&nbsp;comportement raciste ou discriminatoire,&nbsp;le GKS Katowice pourrait faire l’objet de sanctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’incident intervient dans un climat déjà chargé autour des rencontres entre clubs israéliens et polonais. Ces dernières semaines, plusieurs épisodes avaient ravivé les tensions, notamment autour de banderoles et de déclarations politiques liées à Israël et à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, qui reste très vive dans les deux camps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En acceptant qu’un pays asiatique, Israël en l’occurrence, un Etat violent et génocidaire, participe à ses compétitions, au mépris de la logique géographique et géopolitique, l’UEFA a eu tort de sous-estimer les conséquences d’une telle décision ? N’est-elle pas en train de raviver les ressentiments nés de la douloureuse mémoire de la Seconde guerre mondiale et d’alimenter ainsi l’antisémitisme dont l’Europe a toujours été, historiquement, le berceau ? Et d&rsquo;ailleurs, l&rsquo;UEFA peut-elle reprocher aujourd&rsquo;hui aux supporters de politiser le football lorsque c&rsquo;est elle qui, par une telle décision, a introduit la politique en football ?  Il faut avoir de la suite dans es idées&#8230; </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, à Lodz.<strong>  </strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment les Émirats ont-ils conquis Washington ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/comment-les-emirats-ont-ils-conquis-washington/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 08:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[Dubai Ports World]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed Al Nahyan]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Al-Otaiba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La lune de miel entre Abou Dhabi et Tel Aviv a consolidé la place des Émirats arabes unis aux Etats-Unis. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a vingt ans, les Émirats arabes unis ont voulu acquérir, via leur entreprise de gestion portuaire DP World (Dubai Ports World), six ports américains ce qui a provoqué une levée de boucliers à Washington et l’opération a fini par capoter. Après deux décennies, la situation a complètement changé et les Émirats sont devenus le chouchou des États-Unis au Moyen-Orient. Ce changement a nécessité un investissement de sommes colossales dans le lobbying et le recours massif aux sociétés de relations publiques mais également la lune de miel entre Abou Dhabi et Tel Aviv a consolidé la place des Émirats à Washington. L’inamovible ambassadeur émirati aux États-Unis Youssef Al-Otaiba, en poste depuis juillet 2008, a également joué un rôle clé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19420232"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.ft.com/content/ec5f7351-7aec-4fe1-80dc-b02c62045109?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a>, Abigail Hauslohner, correspondante du journal britannique à Washington, a révélé comment les Émirats ont gagné les faveurs de Washington. Selon elle, Abou Dhabi a déployé une stratégie mêlant argent et charme pour devenir l’un des alliés les plus importants des États-Unis au Moyen-Orient. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour parvenir à cette position, les Émirats ont tiré les leçons de leurs erreurs passées. Il y a vingt ans, précisément en février et mars 2006, ils se trouvaient au cœur d’une tempête politique à Washington lorsqu’une offre de l’État du Golfe visant à acquérir six grands ports maritimes américains par le biais de DP World, la multinationale émiratie basée à Dubaï, reconnue comme l’un des leaders mondiaux de la logistique et de la gestion portuaire, a suscité une vive controverse au sein du Congrès américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette offre intervenait cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, dont deux des pirates de l’air étaient Emiratis. À l’époque, certains membres du Congrès affirmaient que les Émirats étaient une plaque tournante du financement d’Al-Qaïda et un<em> «problème persistant en matière de lutte contre le terrorisme»</em>, mettant en garde contre une grave menace pour la sécurité nationale américaine si les Émirats étaient autorisés à gérer des ports stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ni les membres du Congrès ni les opposants à l’offre ne semblaient se soucier du fait que les Émirats étaient le seul pays arabe à avoir déployé des troupes en soutien à la guerre américaine en Afghanistan et que l’administration Bush avait soutenu l’accord portuaire. Ce tollé avait contraint DP World à retirer son offre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire marqua un tournant pour les Émirats et leurs relations avec les États-Unis. À Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, alors prince héritier d’Abou Dhabi, convoqua une réunion d’urgence avec ses conseillers. Il expliqua que cette <em>«crise»</em> avait révélé une profonde incompréhension chez la plupart des Américains au sujet des Émirats et qu’il était temps de corriger cette idée fausse.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tbXb4VhHM8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/">Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Emirats-Israël : une route terrestre pour éviter les attaques des Houthis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/07/emirats-israel-une-route-terrestre-pour-eviter-les-attaques-des-houthis/embed/#?secret=Tqf3W4FW1j#?secret=tbXb4VhHM8" data-secret="tbXb4VhHM8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’un des plus fidèles alliés des États-Unis au Moyen-Orient</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt ans plus tard, ils y parvinrent. Mohammed ben Zayed devint président des Émirats et l’État du Golfe se transforma en l’un des plus fidèles alliés des États-Unis au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 juillet, l’armée américaine annonça sa collaboration avec les Émirats pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle militaire. Outre ses liens militaires, les Émirats ont investi massivement aux États-Unis, via leur fonds souverain de 1 700 milliards de dollars et des entreprises publiques, ainsi que dans les intérêts commerciaux de la famille du président Donald Trump. Le Congrès, à majorité républicaine, se montre moins préoccupé qu’auparavant par les investissements dans des secteurs sensibles pour la sécurité nationale américaine. Trump a récemment accordé aux Émiratis l’accès à certaines des puces informatiques américaines les plus récentes, quelques mois seulement après qu’un prince émirati a investi 500 millions de dollars dans l’entreprise de cryptomonnaies de la famille Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, tout n’a pas toujours été rose. Les Émirats ont notamment été irrités par la signature, par Washington, de l’accord sur le nucléaire iranien en 2015. La guerre menée par Trump contre l’Iran a mis à l’épreuve les limites de l’influence de Ben Zayed, les Émirats devenant une cible privilégiée des représailles iraniennes. Le déluge de missiles et de drones iraniens a soulevé des questions quant à la stabilité du pays et à la viabilité de son ambition de devenir un pôle technologique mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>FT</em> cite Barbara Leaf, ancienne ambassadrice des États-Unis à Abou Dhabi (2014-2018) puis secrétaire d’État adjointe américaine aux Affaires du Proche-Orient : <em>«Les Émiratis savent qu’ils ont une influence et une présence, mais en fin de compte, ils n’ont eu aucun mot à dire dans une guerre qui a éclaté à leur frontière et ont subi de plein fouet les attaques»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le renforcement des liens avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, la guerre a renforcé la conviction, largement répandue à Abou Dhabi, qu’il était nécessaire de consolider les liens. Abou Dhabi a stratégiquement fondé sa relation avec les États-Unis sur son partenariat et sur le renforcement de ses liens avec Israël. Les autorités affirment que le pays entend non seulement poursuivre sur cette voie mais aussi approfondir ces liens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment ce partenariat et cette coopération se sont-ils développés ? Selon le journal britannique, cela est lié au rôle de l’ambassadeur d’Abou Dhabi à Washington, Youssef Al Otaiba, ancien conseiller de Ben Zayed et diplômé de l’université de Georgetown. Il a été envoyé à Washington en 2008 afin de présenter aux Américains une image différente des Émirats. Grâce à un vaste réseau de lobbyistes influents, il a réussi. Quel est son principal outil ? L’argent. Les Émirats ont dépensé plus de 270 millions de dollars à Washington au cours de la dernière décennie, selon OpenSecrets, un site web qui analyse les flux financiers de la politique américaine. Avec leurs voisins du Golfe, l’Arabie saoudite (422 millions de dollars) et le Qatar (269 millions de dollars), les Émirats figurent parmi les dix premiers pays au monde en matière de dépenses dans les relations publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont également investi massivement dans certains des plus importants think tanks de Washington, notamment l’Atlantic Council, le Center for Strategic and International Studies et la Rand Corporation. Ils ont aussi accueilli des dizaines de conférences et de séminaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ancien haut responsable du Département d’État a décrit le rôle de l’ambassadeur des Émirats en ces termes : <em>«Al-Otaiba n’a ménagé aucun effort pour organiser des événements mondains afin de s’attirer les faveurs de ses partisans au sein des deux partis»</em>. Le responsable a ajouté : <em>«Il est étonnant de constater le nombre d’anciens responsables qui ont publié des tribunes vantant les mérites de la relation prétendument mutuellement avantageuse entre les États-Unis et les Émirats».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une oasis de libéralisme de façade dans un région conservatrice</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal souligne qu’Al-Otaiba a exploité l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en Turquie en 2018 pour présenter les Émirats comme un phare de modernité et d’espoir, abritant un Dubaï modéré et favorable aux entreprises, une oasis de libéralisme de façade dans une région majoritairement musulmane et conservatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Otaiba a incité les responsables politiques américains à se rendre aux Émirats, a piloté les efforts de l’ambassade auprès du Congrès, des groupes de réflexion, des universités, des écoles et des médias, et a organisé des réceptions pour l’élite de Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la première campagne de Trump, Al-Otaiba a tissé des liens étroits avec Jared Kushner, le gendre du président, devenu par la suite l’un de ses principaux conseillers pour les affaires du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation a conduit les Émirats à normaliser leurs relations avec Israël en 2020 et ce, dans le cadre des Accords d’Abraham. Un ancien responsable du Département d’État a décrit la décision des Émiratis de normaliser leurs relations en ces termes : <em>«Ils ont su anticiper l’avenir et comprendre les priorités des États-Unis et ils ont réalisé qu’Israël était un moyen de se rapprocher de l’administration Trump»</em>. Il a ajouté: <em>«Cette relation étroite avec Israël leur a permis d’échapper aux critiques dont ils faisaient l’objet»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Citant des sources proches de la famille régnante, le <em>FT</em> indique que le renforcement des liens avec les États-Unis sert plusieurs objectifs stratégiques pour Ben Zayed notamment diversifier l’économie et réduire sa dépendance aux revenus pétroliers, faire des Émirats un pôle mondial de l’IA et s’affranchir de la domination de l’Arabie saoudite, principale puissance régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après deux décennies d’échecs dans la conquête de grands ports maritimes américains, les Émirats ont progressivement commencé à investir dans un secteur bien plus lucratif. Des fonds d’investissement publics, tels que Mubadala, le fonds souverain d’Abu Dhabi, et MGX, dirigé par le conseiller à la sécurité nationale des Émirats et frère du président, Cheikh Tahnoun bin Zayed Al Nahyan, ont noué d’importants partenariats avec des entreprises technologiques comme OpenAI et XAI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces fonds ont également acquis une participation majoritaire dans le fabricant de semi-conducteurs GlobalFoundries et réalisé des investissements significatifs dans Cerebras Systems, un autre fabricant de semi-conducteurs, et Allied Data Centers, un développeur de centres de données. Abu Dhabi a également connu une avancée majeure avec la décision du département du Commerce américain d’autoriser la vente de puces électroniques de pointe aux Émirats et de lever les restrictions sur leurs exportations. L’ambassadeur Al Otaiba a salué cet accord, le qualifiant de <em>«réalisation importante fruit d’une coopération continue»</em>. Cependant, les démocrates ont une opinion différente. La représentante de l’Arizona Yasmin Ansari l’a décrit <em>«comme peut-être l’un des cas de corruption les plus importants et les plus flagrants de l’histoire des États-Unis».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des années, des responsables de la sécurité nationale et des membres du Congrès mettent en garde contre les risques liés à l’accès des Émirats aux puces électroniques de pointe. Selon eux, cela exposerait les technologies américaines les plus sensibles à un risque d’acquisition par la Chine, leur principal rival mondial, avec laquelle les Émirats arabes unis entretiennent des liens commerciaux et technologiques étroits. L’administration Trump et les Émirats arabes unis affirment avoir pris des mesures pour protéger ces technologies.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HBcD5ES8oh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=aMNvWVJJwu#?secret=HBcD5ES8oh" data-secret="HBcD5ES8oh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique étrangère qui fait grincer des dents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, certains responsables et anciens parlementaires restent sceptiques. <em>«Abou Dhabi a cultivé avec les États-Unis une relation qui sert largement les intérêts des Émirats mais qui nuit à la politique étrangère américaine et à nos intérêts nationaux»</em>, déclare un ancien responsable du Département d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même au sein de l’administration Trump, la politique d’Abou Dhabi peut faire grincer des dents comme cela a été le cas à cause de la livraison d’armes lourdes aux Forces de soutien rapide, la milice soudanaise de Hemedti Dagalo accusée de crimes de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que les Émirats arabes unis <em>«soutenaient ouvertement une entité commettant un génocide au Soudan»,</em> une accusation que les Émirats arabes unis réfutent. Cependant, les membres du Congrès ont systématiquement voté contre les tentatives du Congrès de bloquer les ventes d’armes à Abou Dhabi, arguant qu’il s’agit d’un allié stratégique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont également échappé à des sanctions sévères pour leur rôle de plaque tournante du financement illicite de l’Iran. Ce rôle était crucial pour la survie du régime iranien avant la guerre, au point que Trump a déclaré cette année que les Émirats arabes unis étaient <em>«le banquier de l’Iran»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une analyse du <em>Financial Times</em> sur les sanctions du Trésor américain contre l’Iran a révélé que les Émirats étaient le deuxième pays le plus fréquemment cité après la Chine, malgré la position traditionnellement intransigeante d’Abou Dhabi à l’égard de Téhéran. Sur les 1 573 entités et individus sanctionnés pour leurs liens avec un pays autre que l’Iran, 22% possèdent la nationalité émiratie ou ont une adresse ou une entreprise enregistrée aux Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Émirats exercent une influence considérable ici à Washington, une influence excessive»</em>, déclare le sénateur Van Hollen, démocrate du Maryland, qui ajoute : <em>«Ils ont donc pu agir impunément, contrairement à d’autres pays».</em> Malgré toute cette influence, les Émirats n’ont pas été en mesure d’empêcher les États-Unis et Israël de déclencher une guerre contre l’Iran cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, depuis le début du conflit, les Émirats ont pris la décision radicale de renforcer leurs liens avec Washington et Israël, allant jusqu’à lancer des dizaines de frappes aériennes contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats se sont davantage rapprochés d’Israël et, en mai, se sont retirés de l’Opep dirigée par l’Arabie saoudite, renforçant ainsi leur position aux côtés de Trump, qui a toujours désapprouvé l’influence de l’Opep sur les prix du pétrole. Un responsable émirati ajoute que l’Arabie saoudite n’est plus la puissance dominante qu’elle était lors de la visite de Trump dans le Golfe l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains experts prévoient que privilégier les relations avec les États-Unis et Israël au détriment des alliances arabes régionales aura des conséquences néfastes. Andrew Leber, spécialiste du Moyen-Orient à l’Université de Tulane, affirme qu’en agissant ainsi, les Émirats risquent de sacrifier leur indépendance stratégique à ces pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains démocrates estiment également que les Émirats arabes unis devront rendre des comptes si le Parti démocrate reprend le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat de novembre, ce qui pourrait ouvrir la voie à des enquêtes parlementaires.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ujQn76lYfN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/">Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats investissent 1400 milliards de dollars aux États-Unis ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/les-emirats-investissent-1400-milliards-de-dollars-aux-etats-unis/embed/#?secret=2yF40MV8P7#?secret=ujQn76lYfN" data-secret="ujQn76lYfN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’homme à abattre pour le lobby pro-israélien américain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 07:37:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdulrahman El-Sayed]]></category>
		<category><![CDATA[AIPAC]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Haley Stevens]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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		<category><![CDATA[Mike Rogers]]></category>
		<category><![CDATA[Parti démocrate]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le lobby pro-israélien mobilisera des soutiens pour faire battre l'Américano-égyptien Abdulrahman El-Sayed à la primaire démocrate au Michigan. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/08/lhomme-a-abattre-pour-le-lobby-pro-israelien-americain/">L’homme à abattre pour le lobby pro-israélien américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le puissant lobby pro-israélien américain tentera de mobiliser à nouveau des soutiens pour faire battre Abdulrahman El-Sayed qui a battu une candidate fortement soutenue par l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) lors de la primaire démocrate pour désigner le candidat du parti au poste de sénateur du Michigan. El-Sayed, Américain d’origine égyptienne, est un médecin, épidémiologiste et homme politique âgé de 41 ans. Il est membre du Parti démocrate et appartient à son aile gauche progressiste très critique à l’endroit d’Israël. La perspective de son élection en tant que sénateur inquiète beaucoup Israël et ses relais aux États-Unis.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19399746"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/08/05/us/politics/aipac-michigan-general-election.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, Jennifer Medina et Theodore Schleifer indiquent que le groupe de pression pro-israélien a informé ses alliés qu’il envisageait une campagne de levée de fonds massive pour soutenir le candidat républicain au Sénat lors des élections générales du Michigan cet automne après que la candidate démocrate soutenu par le lobby aux primaires démocrates ait perdu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité d’action politique de l’Aipac a dépensé 32 millions de dollars dans une tentative infructueuse de soutenir Haley Stevens au détriment du docteur Abdulrahman El-Sayed, un critique virulent d’Israël, lors de la primaire démocrate de l’État.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">80 millions de dollars pour battre El-Sayed</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après la victoire d’El-Sayed, l’organisation n’a pas reculé et semble désormais prête à investir des dizaines de millions de dollars pour soutenir Mike Rogers, le candidat républicain, selon six personnes ayant parlé avec des dirigeants du groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, l’Aipac a indiqué que ses sympathisants participeraient à l’élection générale sans toutefois dévoiler de plan précis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nos membres restent déterminés à faire en sorte que les électeurs rejettent le Dr El-Sayed et son programme anti-israélien extrémiste en novembre»</em>, a déclaré Deryn Abra Sousa, porte-parole de l’organisation. Dans une interview, Patrick Dorton, porte-parole du United Democracy Project, principal comité politique de l’Aipac, a affirmé qu’aucune décision formelle concernant les dépenses n’avait été prise pour cette élection. Selon les données de la Commission électorale fédérale, l’Aipac disposait d’environ 80 millions de dollars à la fin du mois de juin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal américain a souligné que soutenir un candidat républicain lors d’une élection générale très disputée, en particulier dans un État clé, constituerait une initiative sans précédent pour l’Aipac, qui s’est longtemps considérée comme non partisane et n’a commencé à financer les élections fédérales qu’en 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal rapporte que de nombreux sympathisants de l’Aipac perçoivent le Dr El-Sayed comme une menace, compte tenu de son rôle central dans la campagne contre Israël et de ses promesses répétées de voter pour couper les fonds alloués à cet État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal a cité Sam Markstein, directeur politique de la Coalition juive républicaine, dont le conseil d’administration compte plusieurs donateurs de l’Aipac : <em>«L’époque où l’on nous faisait taire et où l’on nous apaisait est révolue. Cela n’arrivera pas ici. Nous ne nous laisserons ni intimider ni diffamer. Nous redoublerons d’efforts et ferons tout ce qu’il faut pour gagner. Nous préférons être respectés et vivre que d’être aimés et mourir»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Aipac finance les campagnes des candidats favorables à Israël </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours de victoire, mercredi 5 août 2026, El-Sayed a cherché à séduire l’électorat juif, tout en continuant de critiquer l’implication de l’Aipac dans les primaires. Il a déclaré : <em>«À tous mes frères et sœurs de confession juive, ou de toute autre confession, ou même à ceux qui ne professent aucune religion, je tiens à ce que vous sachiez que mon engagement envers votre sécurité –envers la sécurité des Juifs– est le même que celui que j’ai envers la sécurité de mes propres filles»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des militants démocrates et républicains liés à l’organisation ont confié en privé s’attendre à ce que les groupes affiliés à l’Aipac rompent avec la tradition et dépensent des millions de dollars pour soutenir Rogers en novembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Six personnes ayant discuté avec la direction de l’Aipac avant les primaires ont déclaré avoir eu la nette impression que l’organisation prévoyait de dépenser des sommes considérables contre le docteur El-Sayed s’il se qualifiait pour l’élection générale. Rogers s’est décrit à plusieurs reprises comme un fervent partisan d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux analystes politiques estimaient que les dépenses de l’Aipac lors des primaires démocrates avaient eu l’effet inverse. El-Sayed semblait gagner en popularité dans les sondages et instrumentalisait l’implication de l’Aipac pour attaquer Stevens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs personnes proches de l’organisation, lors de conversations privées, les dirigeants de l’Aipac n’ont exprimé aucun regret quant à leur pari coûteux contre El-Sayed, car ils s’attendaient dès le départ à une course serrée. Dans les derniers jours de la campagne, certains donateurs politiques proches de l’organisation ont adressé leurs critiques non pas à l’Aipac mais à sa candidate, Mme Stevens, ou aux médias. Finalement, El-Sayed l’a emporté de justesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Aipac, soutenir Israël est un choix politique judicieux pour les politiciens américains des deux partis. Cependant, une nouvelle dynamique politique se dessine, le soutien à Israël est devenu un point faible lors de certaines primaires démocrates. Un sondage récent a montré que près de la moitié des démocrates du Michigan ont une opinion négative de l’Aipac, contre seulement 12% qui ont une opinion favorable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la victoire de candidats anti-israéliens aux primaires démocrates à New York, en Californie et dans l’Illinois et qui ont de fortes chances d’être élus au Congrès en novembre, la prochaine législature adoptera probablement une position sceptique à l’égard d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal américain rappelle que le United Democracy Project de l’Aipac a déjà essuyé des défaites électorales mais n’a jamais dépensé autant d’argent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les trois cycles électoraux auxquels l’Aipac a participé jusqu’à présent, le lobby n’est intervenu que dans une seule élection générale opposant un candidat démocrate à un candidat républicain. Lors de cette élection, le United Democracy Project a dépensé près de 1,2 million de dollars contre la représentante Summer Lee de Pittsburgh, qui a facilement battu son adversaire républicain. L’Aipac a également envisagé de soutenir Susan Collins, la sénatrice républicaine du Maine, cet automne, mais il est peu probable qu’elle intervienne dans sa campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La primaire sénatoriale du Michigan n’était pas la première élection où les dépenses de l’Aipac ont fait l’objet d’un examen minutieux. Lors des primaires démocrates pour la Chambre des représentants de l’Illinois cette année, plusieurs comités d’action politique affiliés à l’Aipac ont dépensé près de 4,4 millions de dollars pour soutenir la sénatrice sortante Laura Fine. Or, le maire d’Evanston, Daniel Pace, avait vivement critiqué Fine pour avoir accepté le soutien de cette organisation. Pace, juif et proche d’Israël, a remporté la primaire pour ce siège démocrate sûr et a clairement indiqué qu’il œuvrerait à modifier la politique américaine envers Israël s’il était élu au Congrès.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les politiques américaines dictées par les intérêts d’un gouvernement étranger</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Michigan, fort de sondages lui donnant une avance confortable dans les derniers jours de la campagne des primaires, El-Sayed a quasiment mis l’Aipac au défi de dépenser son argent pour le faire battre, il a déclaré : <em>«Aipac, si vous m’entendez,&nbsp;dépensez et dépensez votre argent, ça me fait plaisir de cramer votre argent ! Ensuite, nous pourrons nous pencher sur les choses sérieuses et nous demander si notre politique étrangère doit être dictée par les intérêts d’un gouvernement étranger»</em>. Le journal américain a rapporté que l’AIPAC est de plus en plus encline à prendre des risques comme celui qu’elle envisage dans le Michigan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal a cité Jeremy Ben-Ami, président de J Street, un groupe libéral pro-israélien qui a toujours critiqué l’Aipac, affirmant que si le comité d’action politique de l’organisation apportait son soutien direct au républicain Rogers, ce serait une<em> «grave erreur politique»</em>. Il a ajouté :<em> «Chaque dollar dépensé aggrave un problème que tous ceux qui se soucient d’Israël devraient s’efforcer de résoudre, et non d’attiser. Leur incompréhension de la situation actuelle et du contexte actuel aux États-Unis me révolte et m’attriste»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ron Weiser, ancien président du Parti républicain au Michigan pendant trois mandats, a fait un don de 125 000 dollars au United Democracy Project durant cette campagne électorale. Il a déclaré que l’Aipac devrait financer la campagne de Rogers, qu’il considère comme un ami, pour deux raisons : <em>«Premièrement, parce que je suis républicain, et deuxièmement, je n’ai pas besoin d’une voix de plus pour réclamer l’arrêt du financement d’Israël et pour les autres mesures annoncées par les socialistes démocrates»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un meeting à Las Vegas, le président Donald Trump qui exècre l’aile gauche du parti démocrate s’en est pris mercredi soir à Abdulrahman El-Sayed : <em>«La saleté, la criminalité, la mort, la destruction, l’humiliation… On perd sa maison, on perd son appartement et c’est exactement là où les communistes nous mèneront, à 100%. Quand je regarde Abdul (diminutif de Abdulrahman, Ndlr), il ne raconte que des conneries. C’est un homme de haine. Il n’aime pas Israël. Il n’aime pas les juifs. Il les hait avec une passion qui lui brûle le cœur. Il n’y peut rien parce qu’il les hait»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">El-Sayed lui a répondu sur CNN : <em>«Il se concentre davantage sur moi et sur ce que je vais faire alors que nous traversons une crise du pouvoir d’achat qui est historique. Les gens paient près de 5 dollars l’essence à cause d’une guerre qu’il a déclenchée»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ue6Xpcs7w8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/new-york-les-forces-de-largent-en-guerre-contre-zohran-mamdani/">New York | Les forces de l’argent en guerre contre Zohran Mamdani</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« New York | Les forces de l’argent en guerre contre Zohran Mamdani » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/new-york-les-forces-de-largent-en-guerre-contre-zohran-mamdani/embed/#?secret=nlwo4ySsn1#?secret=Ue6Xpcs7w8" data-secret="Ue6Xpcs7w8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/08/lhomme-a-abattre-pour-le-lobby-pro-israelien-americain/">L’homme à abattre pour le lobby pro-israélien américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La reconversion des chefs du Mossad dans les multinationales !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/la-reconversion-des-chefs-du-mossad-dans-les-multinationales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 07:52:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[David Barnea]]></category>
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		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
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		<category><![CDATA[renseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Tamir Pardo]]></category>
		<category><![CDATA[Yossi Cohen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D'anciens directeurs du Mossad rejoignent des multinationales dans les secteurs de la finance, de la technologie et de la sécurité,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/la-reconversion-des-chefs-du-mossad-dans-les-multinationales/">La reconversion des chefs du Mossad dans les multinationales !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ondas, société américaine opérant dans le secteur de la défense a annoncé lundi 3 août 2026 la nomination de David Barnea, ancien directeur du Mossad, à la présidence mondiale de son groupe, suite à la fin de son mandat de cinq ans à la tête du Mossad en juin dernier. Roman Gofman, ancien secrétaire militaire du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lui avait succédé à la direction de l’agence de renseignement israélienne. <a href="https://www.aljazeera.net/news/2026/8/3/%D9%83%D9%8A%D9%81-%D8%B5%D8%AF%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%88%D8%B3%D8%A7%D8%AF-%D9%85%D8%AA%D9%82%D8%A7%D8%B9%D8%AF%D9%8A%D9%87-%D8%A5%D9%84%D9%89-%D8%B4%D8%B1%D9%83%D8%A7%D8%AA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Jazeera</a> note que la nomination de Barnea s’inscrit dans la lignée des anciens directeurs du Mossad qui rejoignent une multinationale présente dans les secteurs de la finance, de la technologie ou de la sécurité, à l’instar de Tamir Pardo et Yossi Cohen, également anciens chefs du Mossad, ainsi que d’autres officiers chevronnés des services de renseignement israéliens.</em></strong><em><strong> </strong>(Photos de gauche à droite : Yossi Cohen, Tamir Pardo et David Barnea)</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19383154"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ondas a fait part dans un communiqué de presse, relayé par la Radio-Télévision israélienne, que <em>«M. Barnea jouera un rôle déterminant dans le développement international de l’entreprise, l’élaboration de sa stratégie technologique et la supervision de son intégration commerciale»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Chief Executive Officer (Ceo) d’Ondas, Eric Brock, a affirmé que Barnea <em>«possède une combinaison exceptionnelle d’expérience opérationnelle moderne, de vision stratégique, de leadership technologique et de réseaux internationaux»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le monde des affaires, le Ceo est responsable de la gestion et de la direction des opérations, tandis que le rôle du président monde (Global President) est axé sur la définition de la stratégie globale de l’entreprise et la gestion de ses relations internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du renseignement à l’intelligence artificielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le quotidien israélien <em>Israel Hayom</em>, Ondas, société cotée au Nasdaq, est spécialisée dans le développement de systèmes autonomes et de solutions de défense basées sur l’Intelligence Artificielle (IA), notamment dans les domaines de la défense aérienne, du renseignement, des frappes de précision et de la robotique terrestre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal Israélien précise que Barnea a dirigé le Mossad de 2021 à 2026, pilotant l’agence durant l’une des périodes les plus complexes et tumultueuses de son histoire, marquée par des guerres sur plusieurs fronts et des confrontations directes avec l’Iran et le Hezbollah.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous sa direction, le Mossad a entrepris une refonte opérationnelle complète, plaçant les technologies de pointe, notamment l’IA, la cybersécurité et les systèmes de communication modernes, au cœur de ses activités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de rejoindre le Mossad, Barnea a servi au sein de Sayeret Matkal, l’unité d’élite du renseignement militaire israélien, et a acquis une expérience dans le secteur privé, notamment dans le domaine des fusions-acquisitions. Il est également titulaire d’une licence en administration des affaires du New York Institute of Technology et d’un master de l’Université Pace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Commentant sa nomination, Barnea a déclaré à <em>Israel Hayom</em> : <em>«La nature de la guerre évolue rapidement au Moyen-Orient et en Europe. La supériorité opérationnelle repose aujourd’hui sur l’intégration du renseignement, de l’intelligence artificielle et des plateformes autonomes au sein d’un environnement unique et coordonné»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ses fonctions de président mondial de l’entreprise, Barnea devrait se concentrer, dans les prochains mois, sur le développement de relations stratégiques avec les gouvernements et les organisations de sécurité du Moyen-Orient, d’Europe et d’Asie, ainsi que sur l’identification de nouvelles techniques d’investissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Yossi Cohen rejoint la japonaise SoftBank</h2>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QJBvkXje41"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/">La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/embed/#?secret=TtAsfy2q5o#?secret=QJBvkXje41" data-secret="QJBvkXje41" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La reconversion au privé et à l’international de Barnea n’est pas un précédent. Son prédécesseur Yossi Cohen qui a dirigé le Mossad de 2016 à 2021 a intégré SoftBank, le conglomérat international du milliardaire japonais Masayoshi Son, en tant que directeur général des opérations en Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SoftBank est un investisseur majeur dans les secteurs de la technologie, de l’énergie et de la finance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certaines sources, Cohen a été recruté par le Mossad à l’âge de 22 ans, alors qu’il étudiait à Londres. Il a gravi les échelons jusqu’à devenir directeur, après un bref passage à la tête du Conseil de sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son passage à la tête du Mossad a été marqué par les opérations contre le programme nucléaire iranien et pour son rôle dans le développement des relations clandestines d’Israël avec les États arabes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré son passage dans le secteur privé international, Cohen n’exclut pas de se présenter un jour au poste de Premier ministre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’expertise du renseignement au service de l’entreprise</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’instar de Cohen, l’ancien chef du Mossad Tamir Pardo a vécu une expérience similaire lorsqu’immédiatement après avoir quitté ses fonctions en 2016, il a rejoint la société pharmaceutique américaine NRX, qui a développé le vaccin contre la Covid-19, baptisé BriLife, destiné au marché israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La liste comprend également l’officier de renseignement Ephraim Halevy, qui a dirigé le Mossad de 1998 à 2002. Après sa retraite, il a travaillé comme consultant pour des entreprises internationales dans les domaines de la sécurité et de la gestion des risques. Il a également siégé aux conseils consultatifs d’entreprises privées, sans toutefois occuper de poste de premier plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On y trouve aussi les vétérans Noam Erez et Boaz Gorodissky, qui ont servi comme officiers de renseignement pendant près de 30 ans au sein des divisions des opérations, de la technologie et de la cybersécurité offensive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Erez est le PDG et fondateur de la société de cybersécurité XM Cyber, tandis que Gorodesky en est le directeur technique et cofondateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces recrutements permettent aux entreprises de bénéficier de l’expertise de professionnels des services de renseignement dans les domaines technologiques, de la gestion des risques et de la lutte contre les cyberattaques.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wZCW0pr2MU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/14/revelations-comment-le-mossad-a-t-il-recrute-mahmoud-ahmadinejad/">Révélations | Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Révélations | Comment le Mossad a-t-il recruté Mahmoud Ahmadinejad ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/14/revelations-comment-le-mossad-a-t-il-recrute-mahmoud-ahmadinejad/embed/#?secret=DYOB3exctU#?secret=wZCW0pr2MU" data-secret="wZCW0pr2MU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/la-reconversion-des-chefs-du-mossad-dans-les-multinationales/">La reconversion des chefs du Mossad dans les multinationales !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>D’où provient la résilience du régime iranien ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/dou-provient-la-resilience-du-regime-iranien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 08:28:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Shamkhani]]></category>
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		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohsen Rezaei]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comprendre la capacité du régime iranien à résister aux pressions américano-israéliennes exige plus qu’une analyse du pouvoir religieux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/dou-provient-la-resilience-du-regime-iranien/">D’où provient la résilience du régime iranien ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La génération actuellement aux affaires en Iran est composée de personnes qui ne sont ni des novices en politique ni des dirigeants facilement intimidés par les pressions extérieures. Leur longévité leur a conféré une solide expérience, un instinct aigu de survie du régime et une compréhension pragmatique des usages –et des limites– de la coercition comme du compromis.&nbsp;L’administration Trump qui cherche un épilogue au conflit avec Téhéran doit composer avec ces réalités. Ni la guerre ni la paix avec la République islamique ne seront faciles. Ce n’est pas un régime théocratique mais un régime militarisé avec une façade théocratique et c’est cette nuance que l’Occident n’a toujours pas assimilé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19378537"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Comprendre la capacité du régime iranien à résister aux pressions américaines et israéliennes exige bien plus qu’une simple analyse de l’establishment religieux. Il est nécessaire d’étudier la génération révolutionnaire qui a renversé le régime du Chah, bâti les institutions de la République islamique et qui exerce aujourd’hui une influence considérable dans le pays, explique l’universitaire irano-américain Mehrzad Boroujerdi, dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/08/02/opinion/iran-revolution-father-murder-boroujerdi-grimm.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, qui s’appuie sur une expérience personnelle douloureuse. Son père, cadre du secteur pétrolier iranien, a été assassiné en décembre 1978 par des membres du groupe armé islamiste Mansouroun, quelques semaines seulement avant la victoire de la révolution iranienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boroujerdi souligne que plusieurs des personnes impliquées dans cet assassinat sont devenues par la suite des figures influentes au sein de l’armée et des services de sécurité iraniens et que certaines figurent encore aujourd’hui parmi les décideurs les plus importants de Téhéran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas négliger la génération la plus influente</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’universitaire américano-iranien soutient que les administrations américaines successives ont longtemps appréhendé l’Iran uniquement à travers le prisme des théologiens négligeant une autre génération, bien plus influente, en l’occurrence celle des dirigeants issus des organisations révolutionnaires armées, ayant combattu lors de la guerre Iran-Irak puis établi les Gardiens de la révolution et l’appareil sécuritaire et militaire qui est devenu l’épine dorsale du régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette génération, née dans les années 1950, a acquis une vaste expérience de la gestion de crise, confrontée aux sanctions, à l’isolement international, aux protestations internes et aux conflits armés.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Slz7e8MWbI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/">Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Unité de façade pour les adieux à Khamenei ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/iran-unite-de-facade-pour-les-adieux-a-khamenei/embed/#?secret=5j50ainrjm#?secret=Slz7e8MWbI" data-secret="Slz7e8MWbI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Cette expérience les a rendus plus adaptables aux pressions extérieures et plus conscients des limites du pouvoir et des frontières du compromis politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boroujerdi indique que son père n’était ni un partisan du Chah ni du mouvement religieux dirigé par l’ayatollah Khomeini. Cependant, il a refusé de participer aux grèves visant à paralyser le secteur pétrolier, ce qui a conduit les groupes révolutionnaires à le considérer comme un ennemi de la révolution. Finalement, il fut assassiné avec un cadre américain de la même entreprise, un acte qui contribua à accélérer l’effondrement de la production pétrolière et à affaiblir le régime du Chah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Etude du pouvoir iranien post-révolution</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’universitaire affirme que cet incident l’a incité à changer radicalement d’orientation. Il a abandonné ses études d’ingénierie pétrolière pour se tourner vers les sciences politiques, consacrant sa carrière universitaire à l’étude de la structure du pouvoir iranien et des élites apparues après la révolution.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il retrace le parcours de personnalités marquantes, notamment Mohsen Rezaei, qui a fondé et dirigé les Gardiens de la révolution pendant de nombreuses années et qui est aujourd’hui le conseiller militaire du guide suprême Mojtaba Khamanei, Ali Shamkhani, qui a occupé de hautes fonctions dans les domaines de la sécurité et de l’armée avant son assassinat lors du raid aérien israélo-américain de cette année, ainsi que Mohammad Baqer Zolghadr qui occupe actuellement un poste clé au sein du Conseil suprême de sécurité nationale iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Boroujerdi, l’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei, conjugué aux répercussions de la récente guerre, a renforcé l’influence du pouvoir militaire au détriment de l’establishment religieux. De ce fait, les Gardiens de la révolution sont devenus la force la plus influente dans l’élaboration des politiques de l’État, tout en préservant la façade constitutionnelle du nouveau Guide suprême.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le régime ne s’effondrera pas facilement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le politologue met en garde contre l’idée que croire à un effondrement facile du régime iranien relève d’une interprétation erronée de la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’État iranien dispose d’institutions sécuritaires et militaires bien établies, d’une élite dirigeante dotée d’une longue expérience de gestion des crises, malgré l’escalade des pressions économiques et sociales et le déclin de sa légitimité intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boroujerdi conclut que l’Iran est actuellement confronté à un paradoxe complexe: le régime fait face à une accumulation de crises et à des défis sans précédent, tout en conservant une capacité de survie significative. Dès lors, toute politique américaine ou israélienne à l’égard de Téhéran doit impérativement appréhender la véritable nature des centres de pouvoir au sein de l’État et dépasser l’idée reçue selon laquelle ces centres seraient uniquement composés de religieux.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WabbDDndIz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/">Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/17/fin-de-la-guerre-diran-le-fiasco-de-lamerique-de-trump/embed/#?secret=0U84GNiZdf#?secret=WabbDDndIz" data-secret="WabbDDndIz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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