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	<title>Archives des Israël - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Israël - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; Il y a 41 ans, le raid israélien contre Hammam Chott fait 68 morts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 10:43:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Yasser Arafat sur le lieu de l'attaque israélienne contre la ville tunisienne de Hamma Chott dont il avait échappé de peu, le 1er octobre 1985. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/tunisie-il-y-a-41-ans-le-raid-israelien-contre-hammam-chott-fait-68-morts/">Tunisie | Il y a 41 ans, le raid israélien contre Hammam Chott fait 68 morts</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie a commémoré hier, jeudi, le 1<sup>er</sup> octobre 2026 le 41<sup>e</sup> anniversaire du raid israélien du 1<sup>er</sup> octobre 1985 contre le quartier général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Hammam Chott, dans la banlieue sud de Tunis ; il s’agit de l’un des épisodes les plus graves de l’histoire des relations entre la Tunisie et Israël. Ce ne sera pas la dernière agression de l&rsquo;Etat hébreu contre notre pays</em></strong> <em>(Photo de l&rsquo;agence Wafa : Yasser Arafat sur le lieu de l&rsquo;attaque israélienne de Hammam Chott dont il avait échappé de peu). </em> </p>



<span id="more-19736777"></span>



<p class="wp-block-paragraph">A cette occasion, l’ambassadeur de Palestine en Tunisie, Rami Qaddoumi, a déposé des gerbes de fleurs sur les tombes des Palestiniens et des Tunisiens tués lors de l’attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie a rassemblé des autorités locales, des représentants de l’ambassade de Palestine et du Fatah, des étudiants et travailleurs palestiniens, des membres de la communauté palestinienne ainsi que des citoyens tunisiens, rapporte l’agence de presse officielle palestinienne Wafa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le raid a visé le complexe abritant la direction de l’OLP, qui s’était installée en Tunisie après son évacuation de Beyrouth en 1982.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bilan généralement rapporté par les sources palestiniennes fait état de 68 morts — 50 Palestiniens et 18 Tunisiens — et d’une centaine de blessés. Les documents transmis par la Tunisie aux Nations unies dans les heures suivant l’attaque mentionnaient initialement plus de 50 morts et près d’une centaine de blessés. Quatre jours plus tard, le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté, par 14 voix pour et une abstention, la résolution 573 ; celle-ci condamnait l’attaque israélienne contre le territoire tunisien comme une violation de la Charte des Nations unies et du droit international, tout en reconnaissant à la Tunisie le droit à des <em>«réparations appropriées»</em> pour les pertes humaines et les dommages matériels subis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette commémoration demeure l’un des moments symboliques forts du lien historique unissant la Tunisie au mouvement national palestinien. Qaddoumi a souligné que cette commémoration représente également une réaffirmation des relations entre les deux peuples et du soutien tunisien à la cause palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après Hammam Chott, Israël a fait assassiner plusieurs dirigeants et membres de l’OLP&nbsp;en Tunisie, notamment, le 16 avril 1988, Khalil al-Wazir (dit Abou Jihad), numéro deux de l’OLP et commandant des opérations, qui a été abattu chez lui à Sidi Bou Saïd par un commando israélien.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/tunisie-il-y-a-41-ans-le-raid-israelien-contre-hammam-chott-fait-68-morts/">Tunisie | Il y a 41 ans, le raid israélien contre Hammam Chott fait 68 morts</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Anatomie d’une déchéance doctrinale dans le débat politique en France</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/anatomie-dune-decheance-doctrinale-dans-le-debat-politique-en-france/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 09:04:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélonchon]]></category>
		<category><![CDATA[Jordan Bardella]]></category>
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		<category><![CDATA[La france insoumise]]></category>
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		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
		<category><![CDATA[sionistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’antisémitisme et le racisme ne sont plus combattus en France comme des absolus moraux et universels, mais instrumentalisés au gré des agendas électoraux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/anatomie-dune-decheance-doctrinale-dans-le-debat-politique-en-france/">Anatomie d’une déchéance doctrinale dans le débat politique en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’<a href="https://www.mediapart.fr/journal/politique/011026/ecrits-antisemites-de-jordan-bardella-les-preuves-du-mensonge" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête de Mediapart</a> sur le passé antisémite attribué à Jordan Bardella et l’indulgence médiatique qui l’entoure mettent en lumière un criant «deux poids, deux mesures». Alors que l’extrême droite bénéficie de l’excuse des «erreurs de jeunesse» et d’un brevet d’honorabilité géopolitique, chaque mot de La France insoumise (LFI) est scruté à la loupe et immédiatement criminalisé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh</strong> *</p>



<span id="more-19736266"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les révélations fracassantes sur les propos attribués à Jordan Bardella ont immédiatement suscité un tollé et fait les choux gras de la presse internationale. L’enquête publiée par <em>Mediapart</em> repose sur une base solide : connaissant la riposte systématique et les moyens juridiques du Rassemblement national (RN), l’organe d’investigation ne s’aventurerait jamais sur une chaussée aussi glissante sans disposer d’un dossier matériel et technique inattaquable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, dans le paysage politique et médiatique français, ces révélations — aussi graves soient-elles — n’ont provoqué que des réactions mi-figue, mi-raisin. D’un côté, les prises de parole du pouvoir macroniste relèvent d’un calcul évident : instrumentaliser le scandale pour décrédibiliser Bardella et le RN à l’approche des échéances électorales. De l’autre, la réaction d’une partie de l’extrême droite et de ses relais s’avère bien plus édifiante, illustrant jusqu’à l’absurde le principe cynique selon lequel <em>«l’ennemi de mon ennemi est mon ami»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">I. L’extrême droite et la rhétorique de l’absolution</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès la parution des révélations, le pouvoir exécutif a cherché à occuper le terrain moral. Depuis Madrid, Emmanuel Macron est intervenu publiquement pour qualifier les faits imputés au président du RN : <em>«Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables. Ils appellent à la condamnation la plus extrême. Ce n’est pas la République.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La riposte du président du RN ne s’est pas faite attendre, déplaçant immédiatement le débat sur le terrain de l’alignement géopolitique pour esquiver le fond de l’enquête : <em>«Après le 7 octobre 2023, j’ai marché dans les rues de Paris et me suis rendu en Israël. Pas lui.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Jordan Bardella, la ligne de défense (hors démenti technique) et les commentaires complaisants reposent sur la temporalité et l’âge. En qualifiant de <em>«bêtise»</em> ou de provocation adolescente des écrits rédigés à l’âge de 17 ans, les commentateurs complaisants évacuent la dimension idéologique structurée d’un individu qui entrait pourtant sciemment dans un parti fondé par des nostalgiques de Vichy. Selon l’enquête, l’extraction technique <em>Messenger</em> d’un compte pseudonyme contient cette déclaration explicite : <em>«Les banques sont toutes détenues par des juifs. Ce sont les sionistes qui sont à la tête des banques. C’est ce qu’ils veulent, un nouvel ordre mondial dominé par Israël, avec bien sûr Jérusalem comme capitale.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces preuves matérielles, la direction du parti a orchestré une contre-offensive véhémente. Jordan Bardella a qualifié l’enquête de <em>«guerre totale contre le RN»</em>, évoquant des <em>«faux grossiers»</em>, tandis que Marine Le Pen est venue à son secours en dénonçant une <em>«dinguerie, une folie pure et une barbouzerie»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’extrême droite et ses soutiens, l’argument est tout trouvé : un individu peut changer, se normaliser, et les écrits d’un mineur n’engagent pas l’adulte qu’il est devenu. Paul Amar a résumé cet axe de défense médiatique en affirmant : <em>«Publiquement, Jordan Bardella n’a jamais tenu de propos antisémites, à l’inverse de Jean-Marie Le Pen.»</em> Le parallèle est parfois dressé avec le passé vichyste de François Mitterrand pour atténuer la faute. Mais cette analogie est fallacieuse : Mitterrand agissait sous l’Occupation, tandis que Bardella a formulé ses théories du complot en pleine démocratie contemporaine. On assiste ainsi à un silence ou une timidité marquée des pairs à droite et au centre, qui préfèrent s’abriter derrière l’attente d’une décision judiciaire plutôt que de condamner le fond.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8YOjduW9df"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/01/le-triomphe-annonce-de-le-pen-la-france-joue-avec-le-feu/">Le triomphe annoncé de Le Pen : La France joue avec le feu  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le triomphe annoncé de Le Pen : La France joue avec le feu   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/01/le-triomphe-annonce-de-le-pen-la-france-joue-avec-le-feu/embed/#?secret=YqtslMcWsS#?secret=8YOjduW9df" data-secret="8YOjduW9df" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">II. LFI sous la loupe implacable : l’ère du soupçon permanent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’extrême droite bénéficie d’un dictionnaire d’excuses où la <em>«bêtise»</em> et la <em>«jeunesse»</em> épongent les dérives, la gauche radicale, elle, évolue sous un régime de surveillance sémantique absolue. Pour les cadres de LFI, aucun droit à l’erreur, aucune approximation et aucun contexte ne sont tolérés par le bloc central et les médias conservateurs. Chaque déclaration est immédiatement essentialisée, extraite pour servir de preuve à un antisémitisme structurel ou à un calcul électoraliste cynique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une pluie de condamnations orchestrée par l’extrême droite s’abat ainsi à la moindre formule émanant de la direction insoumise. Lorsque Mathilde Panot ou Manuel Bompard réaffirment le soutien de leur groupe au peuple palestinien, les cadres du RN mènent la charge sur tous les plateaux télévisés. Marine Le Pen va jusqu’à déclarer publiquement : <em>«La France insoumise est un parti profondément antisémite qui utilise la cause palestinienne pour faire du clientélisme électoral.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jordan Bardella surenchérit à l’encontre de Mathilde Panot et Manuel Bompard, accusant LFI de nourrir <em>«un climat de haine visant les Français de confession juive»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce traitement clinique et impitoyable s’applique à la moindre phrase. Lorsque Jean-Luc Mélenchon s’en prend à la présidente de l’Assemblée nationale lors de son déplacement au Proche-Orient en déclarant sur X : <em>«Voici la France. Pendant ce temps, madame Braun-Pivet campe à Tel Aviv pour encourager le massacre. Pas au nom du peuple français !»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction est immédiate, qualifiant l’usage du terme <em>«camper»</em> de sous-entendu antisémite ad hominem. De même, lorsqu’il déclarait sur son blog en juin 2024 que <em>«l’antisémitisme reste résiduel en France»</em>, le leader insoumis tentait d’apporter une nuance sociologique. La machine médiatique a instantanément balayé le reste de son texte pour isoler ce mot. La sentence fut immédiate : des jours de débats télévisés en boucle et une disqualification républicaine. Aucun éditorialiste n’a alors proposé de <em>«mettre cela sur le compte de la bêtise»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce traitement s’applique avec la même violence aux déclarations du député David Guiraud ou de l’eurodéputée Rima Hassan. Quand David Guiraud lance à Tunis : <em>«Le 7 octobre, Israël a inventé des histoires de bébés dans des fours ou de femmes enceintes éventrées.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’extrême droite déclenche une offensive médiatique foudroyante, réclamant des sanctions disciplinaires immédiates. Et lorsque Rima Hassan défend la vision d’un État binational pour que <em>«tous les Palestiniens soient libérés de toutes ces oppressions»</em>, la scène politique majoritaire décrète de manière unilatérale que ses propos cachent une volonté d’éradication d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste avec l’affaire Bardella devient alors criant de cynisme. D’un côté, des messages privés exhumés par <em>Mediapart</em> — où le président du RN associe noir sur blanc <em>«les juifs»</em> à un complot bancaire mondial — sont relativisés au nom de l’évolution personnelle. De l’autre côté, la critique politique, même documentée, de la politique d’un gouvernement étranger par des élus de gauche est criminalisée. À droite, le fait matériel est minimisé ; à gauche, l’intention est présumée coupable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III. L’«entente contre nature» et l’asymétrie morale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La France de 2026 nous offre ainsi le spectacle d’un paysage politique curieux, voire d’une <em>«entente contre nature»</em> : l’idée d’une convergence stratégique entre le sionisme incarné par le gouvernement israélien actuel et l’extrême droite issue de la tradition lepéniste. Si cette alliance peut sembler paradoxale au regard de fondements idéologiques historiquement opposés, l’histoire politique récente démontre que ces deux forces se rejoignent dans un pragmatisme cynique autour d’un ennemi commun désigné : le peuple palestinien à l’étranger, et la population de confession musulmane sur le sol national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette alliance tactique repose sur des mécanismes bien rodés :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; un ennemi commun :</em></strong> une convergence idéologique axée sur la fixation sécuritaire, le rejet de l’immigration et la stigmatisation du monde arabo-musulman&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; un pragmatisme de domestication :</strong> le RN a été, en quelque sorte, dompté et normalisé. Sa direction sait désormais exactement quelles limites ne pas franchir : l’allégeance inconditionnelle à la politique diplomatique israélienne est devenue le passeport de respectabilité indispensable à exhiber dans le débat public français. C’est le sens limpide de la réplique fusante de Jordan Bardella à Emmanuel Macron : <em>«J’étais en Israël, pas lui.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette entente reste éminemment fragile et limitée. Fondée sur des calculs d’opportunité électorale et un contexte géopolitique volatil, elle ne survit que tant que dure l’intérêt bien compris des deux parties, laissant affleurer en arrière-plan les antécédents idéologiques jamais véritablement soldés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette indulgence sur mesure face aux dérives de l’extrême droite offre un contraste saisissant avec la permissivité croissante dont bénéficie, par ailleurs, la stigmatisation quotidienne des citoyens de confession ou d’origine musulmane. Tandis qu’une virgule à gauche provoque un tollé national, des déclarations d’une violence inouïe visant les musulmans sont banalisées dans l’indifférence quasi générale. Lorsque le député RN Julien Odoul déclare publiquement sur un plateau de grande écoute : <em>«En France, il n’y a pas de danger pour les femmes avec la religion catholique ou juive, le seul danger pour elles vient de l’islam.»</em> Ou lorsque le député Rassemblement National Laurent Jacobelli affirme : <em>«Il y a une colonisation inversée menée par l’immigration arabo-musulmane sur notre sol.»</em> Aucune tempête politique ne vient interrompre l’antenne, aucune commission de discipline n’est réclamée avec urgence, et aucun brevet de républicanisme ne leur est retiré. Cette bienveillance coupable démontre que dans le débat français actuel, certaines haines sont scrupuleusement blanchies par l’opportunisme politique, tandis que d’autres sont devenues des fonds de commerce électoraux acceptés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En hiérarchisant les indignations et en soumettant les principes républicains aux arbitrages de l’échéance électorale, le débat public s’enferme dans une asymétrie morale destructrice où la valeur d’une cause dépend de sa rentabilité politique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HCnevtW8xR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/le-racisme-en-france-ou-la-banalite-du-crime/">Le racisme en France ou la banalité du crime</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le racisme en France ou la banalité du crime » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/le-racisme-en-france-ou-la-banalite-du-crime/embed/#?secret=fr9Fncv3jA#?secret=HCnevtW8xR" data-secret="HCnevtW8xR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pour ne pas conclure…</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le traitement médiatique de cette affaire agit comme un puissant révélateur de la décomposition du débat public en France. L’antisémitisme et le racisme ne sont plus combattus comme des absolus moraux et universels, mais instrumentalisés au gré des agendas partisans et des nécessités électorales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En acceptant de renvoyer des dérives documentées au rang de simples <em>«bêtises de jeunesse»</em>, une partie des commentateurs prend une responsabilité historique lourde. Non seulement elle valide l’illusion de la dédiabolisation, mais elle brouille délibérément la frontière entre la critique légitime d’une politique gouvernementale et la haine raciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’honneur de la pensée commande de refuser ces complaisances calculées. L’antisémitisme et l’islamophobie procèdent d’un même rejet de l’Autre, d’une même logique d’assignation qu’aucune posture diplomatique ne saurait racheter. Retrouver une parole forte et audible exige de restaurer une éthique universelle et indivisible : celle qui condamne la haine d’où qu’elle vienne, sans concession, sans calcul et sans double standard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mesurer toute la fragilité de la ligne de défense de Jordan Bardella, un précédent judiciaire mérite d’être rappelé : en 2024, lorsque le philosophe Bernard-Henri Lévy l’avait publiquement accusé d’être <em>«certainement antisémite»</em>, le président du RN avait immédiatement déposé plainte pour injure publique avec fracas. Toutefois, quelques jours seulement avant la tenue du procès public — qui aurait donné lieu à un débat contradictoire et à l’examen de son passé —, Jordan Bardella s’est discrètement désisté de sa plainte, évitant ainsi l’épreuve des faits devant la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien, Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/anatomie-dune-decheance-doctrinale-dans-le-debat-politique-en-france/">Anatomie d’une déchéance doctrinale dans le débat politique en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À l’Onu, l’Islande renvoie Israël à sa lâcheté morale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/a-lonu-lislande-renvoie-israel-a-sa-lachete-morale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 07:38:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Onu]]></category>
		<category><![CDATA[Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand la ministre islandaise des Affaires étrangères recadre Benjamin Netanyahu et Israël qui bafouent les règles internationales. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/a-lonu-lislande-renvoie-israel-a-sa-lachete-morale/">À l’Onu, l’Islande renvoie Israël à sa lâcheté morale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La formule était celle de Benjamin Netanyahu. La réponse est venue d’Islande. Après que le Premier ministre israélien eut qualifié de «lâches moralement» les délégations ayant quitté la salle pendant son discours devant l’Assemblée générale de l’Onu, la ministre islandaise des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, a repris les mêmes mots pour désigner ceux qui refusent de négocier une paix durable, empêchent l’aide humanitaire d’atteindre les populations en détresse et ne respectent pas le droit international.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19735798"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous avons entendu les mots “moral cowards” depuis cette tribune»</em>, a-t-elle déclaré le 26 septembre 2026, lors de la 81<sup>e</sup> session de l’Assemblée générale. Puis elle a précisé sa définition : les <em>«lâches moralement»</em> sont, selon elle, les dirigeants qui refusent de s’asseoir à la table des négociations pour rechercher une paix juste et durable, ceux qui refusent l’accès à l’aide humanitaire et ceux qui persistent à violer le droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre ne s’est donc pas attardée sur les délégations sorties de la salle. Elle a déplacé la discussion vers Gaza et vers les décisions prises par ceux qui ont le pouvoir d’agir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gaza : reconstruire ne suffit pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir a refusé que la reconstruction de Gaza soit considérée comme une réponse suffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous ne pouvons pas accepter que Gaza soit détruite et reconstruite à plusieurs reprises alors que la cause profonde demeure sans solution»</em>, a-t-elle déclaré. Elle a également dénoncé l’expansion des colonies en Cisjordanie et les violences commises contre les civils palestiniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques jours avant son intervention à l’Onu, l’Islande avait déjà réaffirmé son soutien à la solution à deux États et annoncé une contribution de 100 millions de couronnes islandaises au fonds de l’Onu destiné à la reconstruction de Gaza. Reykjavik estime que cette reconstruction doit s’inscrire dans la perspective d’un État palestinien viable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre islandaise a également consacré une partie de son discours aux règles internationales et à leur application. Son constat est sévère : certains gouvernements les respectent lorsqu’elles servent leurs intérêts et les contestent lorsqu’elles deviennent contraignantes. Défendant le respect des décisions des juridictions internationales, elle a estimé que celles-ci ne peuvent être acceptées uniquement lorsque leur résultat convient aux gouvernements concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’argument ne concerne pas uniquement le Proche-Orient. Il concerne aussi, selon elle, l’invasion russe de l’Ukraine, la souveraineté des États et le droit des peuples à décider de leur avenir, plaçant ainsi ces questions dans le même cadre : celui de règles internationales qui doivent être respectées même lorsqu’elles contrarient les intérêts d’un État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Une paix juste et durable» </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur Gaza, le message islandais ne s’arrête pas à l’aide humanitaire. Reykjavik défend toujours la création d’un État palestinien viable aux côtés d’Israël, avec pour objectif que les deux peuples puissent vivre <em>«en sécurité, dans la dignité et dans la paix»</em>, selon les termes employés par la ministre devant l’Assemblée générale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une déclaration publiée deux jours avant son discours, l’Islande avait par ailleurs rappelé que le Hamas ne devait pas avoir de rôle dans l’avenir de la Palestine et que les groupes armés présents à Gaza devaient être désarmés. Le gouvernement islandais présentait alors la solution à deux États comme la voie permettant, selon sa position officielle, de parvenir à la paix, à la sécurité et à la stabilité dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le face-à-face verbal de l’Onu tient donc en deux usages d’une même expression. Netanyahu l’a employée pour qualifier les délégations ayant quitté la salle au moment où il allait prononcer son discours. La ministre islandaise l’a reprise pour parler des dirigeants qui, selon elle, refusent de négocier, empêchent l’aide humanitaire d’atteindre les populations qui en ont besoin et s’affranchissent du droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À New York, deux discours, deux définitions des <em>«lâches moralement»</em> — et une même tribune devenue, le temps d’un échange, le théâtre d’un affrontement diplomatique autour de Gaza et du droit international.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/a-lonu-lislande-renvoie-israel-a-sa-lachete-morale/">À l’Onu, l’Islande renvoie Israël à sa lâcheté morale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 07:08:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
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		<category><![CDATA[Flydubai]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel impact aura l’incident du vol de Flydubai sur la confiance des Israéliens dans la destination des Emirats arabes unis ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/">L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des versions contradictoires ont émergé concernant l’incident survenu mercredi 30 septembre 2026 dans le vol de la compagnie Flydubai qui reliait Dubaï à Tel Aviv après l’atterrissage d’urgence à Tabuk en Arabie Saoudite. La compagnie a confirmé qu’il s’agissait d’une «dispute dans le cockpit» et que les causes et les motivations de l’incident font toujours l’objet d’une enquête. De leur côté, les Israéliens affirment que le copilote a poignardé le pilote et voulait provoquer un crash de l’avion. Flydubai est revenu à la charge exhortant toutes les parties à s’abstenir de toute spéculation hâtive pendant que les autorités rassemblent les faits. Au-delà des faits, la question qui se pose et s’impose : Quel impact aura cet incident sur la confiance des Israéliens dans la destination émiratie qu’ils considèrent comme le seul endroit où ils sont les bienvenus dans la région ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19735639"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis sont devenus une destination prisée des Israéliens mais l’incident de l’avion de Flydubai soulève des questions quant à la réputation de ce pays du Golfe en tant que pays accueillant pour Israéliens, note Chloe Cornish dans un article du <em><a href="https://www.ft.com/content/08109881-f33c-43e0-9dc6-fc3a00d4e35b?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em>, en rappelant qu’il y a six ans, les voyageurs israéliens se voyaient offrir une nouvelle destination prometteuse pour leurs voyages d’affaires et de loisirs, à savoir les Émirats qui avaient normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël grâce à un accord négocié par les États-Unis. Flydubai, compagnie appartenant au gouvernement de Dubaï, proposait alors une option abordable pour ce vol de trois heures et demie. Lorsque de nombreuses compagnies aériennes étrangères ont suspendu leurs vols vers Israël après le 7 octobre 2023 et les conflits régionaux qui ont suivi, les compagnies émiraties ont, pour la plupart, maintenu leurs liaisons. Nombre d’Israéliens percevaient les Émirats, malgré les préoccupations sécuritaires accrues, comme une destination de vacances plus sûre que l’Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un havre de paix pour des Israéliens belliqueux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’altercation sans précédent survenue mercredi à bord d’un vol Flydubai à destination de Tel Aviv a profondément choqué les Israéliens qui considèrent de plus en plus les Émirats comme un havre de paix dans une région avec laquelle leurs relations amicales sont tendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des témoins et des sources officielles, l’un des pilotes du vol Dubaï-Tel Aviv a poignardé son collègue et tenté de faire s’écraser l’avion, contraignant ce dernier à un atterrissage d’urgence après une chute d’environ 6 000 mètres en quelques minutes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations émiraties-israéliennes se sont développées depuis la signature, en 2020, des accords d’Abraham avec trois autres États arabes –le Soudan, Bahreïn et le Maroc– officialisant ainsi des liens jusque-là discrets entre les Émirats et Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, les échanges bilatéraux ont dépassé les 3 milliards de dollars par an et ce, dès début 2024, selon les données israéliennes avec un trafic aérien qui a atteint 25 vols quotidiens durant certaines périodes, sans compter le nombre croissant d’Israéliens résidant aux Émirats. Plusieurs entreprises israéliennes de renom, allant des boulangeries aux sociétés de technologie financière, se sont implantés aux Émirats. L’hôtel Atlantis de Dubaï est une destination prisée des touristes israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>FT</em>, les Émirats sont devenus le plus proche allié arabe d’Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est rendu à Abou Dhabi dimanche dernier pour rencontrer le cheikh Mohammed ben Zayed. Selon l’agence de presse officielle émiratie, les deux parties ont discuté <em>«des moyens de renforcer leurs relations»</em>, ce qui constitue une reconnaissance officielle de cette visite de Netanyahu qui a été fuité par <em>Axios</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les accords d’Abraham suscitent une controverse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Abou Dhabi, l’accord de 2020 est une réalisation majeure de la politique étrangère du premier mandat du président américain Donald Trump et a représenté un atout considérable pour les relations avec Washington. Pour les Israéliens, l’impact le plus significatif a été le lancement de vols directs entre Tel Aviv et les Émirats, leur permettant de voyager vers l’est avec des compagnies aériennes telles que Flydubai et Etihad Airways. Le vol inaugural de 2020 a fait la une des journaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les accords d’Abraham ont suscité une vive controverse au Moyen-Orient et Abou Dhabi a essuyé de nombreuses critiques dans la région pour avoir violé le consensus arabe selon lequel la paix avec Israël ne peut être obtenue que par la restitution des territoires palestiniens occupés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre les Émirats et Israël ont rapidement été mises à rude épreuve par la guerre brutale menée par Israël contre Gaza à la suite de l’opération Déluge d’Al Aqsa menée par le Hamas le 7 octobre 2023. Israël s’est alors lancé dans une stratégie militaire agressive dans la région, notamment en menant des guerres contre le Hezbollah au Liban et contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux Israéliens affirment se sentir toujours en sécurité aux Émirats, où le soutien public à la cause palestinienne s’amenuise en raison de la criminalisation des manifestations. Cependant, cette petite communauté a été profondément choquée par l’assassinat, en 2024, d’un rabbin israélien d’origine moldave par trois ressortissants ouzbeks, qui ont par la suite été condamnés à mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les motivations de l’auteur de l’attaque contre Flydubai restent floues. Israël a par la suite affirmé qu’il était de nationalité omanaise, bien que la compagnie aérienne ait exhorté <em>«toutes les parties à s’abstenir de toute spéculation hâtive pendant que les autorités rassemblent les faits»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le lancement, au printemps dernier, d’une nouvelle offensive américaine et israélienne contre l’Iran, Téhéran a lancé des vagues de missiles et de drones contre ses voisins arabes du Golfe, les Émirats arabes unis étant les plus durement touchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que de nombreux pays arabes accusaient Israël d’entraîner la région dans le conflit, Abou Dhabi a renforcé ses liens avec Israël qui a fourni aux Émirats le système de défense aérienne Dôme de fer (Iron Dome) et le système laser Faisceau de fer (Iron Beam) pour faire avorter les attaques iraniennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste émirati Abdulkhaleq Abdullah, cité par le <em>FT</em> a commenté : <em>«Israël a prouvé qu’il était un pays capable de gérer les relations internationales. Il a été parmi les premiers à proposer tous les systèmes de défense avancés nécessaires. Je pense que la guerre a clairement démontré l’importance de la relation avec Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les craintes que l’incident impliquant l’avion à destination de Tel Aviv, qui a failli tourner à la catastrophe, ne dissuade de nombreux touristes de se rendre aux Émirats, Abdullah a souligné qu’il n’était pas inquiet de la moindre tension dans les relations entre Abou Dhabi et Tel Aviv. Il a ajouté qu’il espérait que l’incident de Flydubai renforce le dialogue afin que cela ne se reproduise plus jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/">L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/lia-sinvite-dans-les-elections-legislatives-israeliennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 06:52:47 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mahmoud Abbas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La campagne électorale des législatives israéliennes du 27 octobre prochain est marquée par le recours massif à l'IA pour influencer le vote.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/lia-sinvite-dans-les-elections-legislatives-israeliennes/">L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La campagne électorale des élections législatives israéliennes qui doivent se tenir le 27 octobre prochain bat son plein, un scrutin décisif qui s’apparente plus à un référendum pour ou contre le maintien au pouvoir du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et qui doit sceller son avenir politique et judiciaire. Tous les coups sont permis, notamment le recours massif à l’IA d’autant plus que le recours à cette nouvelle technologie demeure l’angle mort de la législation de la plupart des pays et les protagonistes politiques profitent du fait que la réglementation soit encore limitée pour en user et abuser.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19731982"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La première rencontre en dix ans entre un Premier ministre israélien et le président palestinien a offert une scène historique, les sourires semblaient sincères mais la rencontre n’a pas eu lieu. Pour l’heure, Gadi Eizenkot n’est que le favori des élections israéliennes et non Premier ministre et il n’a pas encore rencontré en personne Mahmoud Abbas, le dirigeant palestinien vieillissant»</em>, c’est par ces mots que débute l’enquête de <a href="https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2026/09/28/artificial-intelligence-is-coming-for-israels-voters" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Economist</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les images de ce sommet fictif ont été produites par le Parti sioniste religieux, le parti d’extrême-droite dirigé par Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et allié du Premier ministre. L’objectif était de convaincre les électeurs qu’Eizenkot, l’ancien général intransigeant qui espère déloger Netanyahu lors des prochaines législatives, est en réalité un dangereux gauchiste prêt à faire des compromis avec les ennemis d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de sa nature truquée, la vidéo est entrée dans l’histoire. Le 26 juillet, Israël est devenu le premier pays à diffuser une publicité électorale enfreignant une loi exigeant un étiquetage clair de tous les supports de campagne produits à l’aide d’intelligence artificielle (IA). La Commission électorale centrale a ordonné au Parti sioniste religieux de la retirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, les mentions indiquant l’utilisation de l’IA sont devenues monnaie courante sur presque tous les écrans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, Karine Nahon, spécialiste israélienne de l’information qui écrit sur la désinformation et les menaces qui pèsent sur la démocratie, affirme : <em>«Le contenu visuel -en l’occurrence les vidéos truquées- n’est pas le principal problème. Il est facile à repérer. Ce qui est bien plus dangereux, c’est la manière dont l’IA est utilisée en coulisses pour déformer l’information, surveiller les électeurs et les manipuler»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les candidats de tous bords utilisent des techniques de persuasion et de manipulation sophistiquées, optimisées par l’IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël s’enorgueillit généralement de la manière dont les autres pays adoptent les innovations issues de ses industries d’armement et technologiques. Le même phénomène pourrait-il se produire avec les technologies utilisées dans les campagnes électorales ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les partis investissent dans les technologies électorales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La coalition de Netanyahu, qui comprend des partis nationalistes d’extrême droite et des partis religieux, est à la traîne dans les sondages mais le Premier ministre possède un atout majeur : ses partenaires sont unis autour de lui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Netanyahu et ses alliés investissent depuis des années dans les technologies électorales»</em>, affirme une source travaillant dans le secteur technologique qui ajoute : <em>«Ils disposent de bases de données très sophistiquées et les partis de son bloc partagent entre eux des informations sur les électeurs»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois dernières années, le gouvernement israélien a massivement investi dans la guerre psychologique en ligne, utilisant des outils d’IA pour tenter d’influencer les audiences au Moyen-Orient et l’opinion publique en Occident. Certains de ces outils sont désormais utilisés en Israël même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti d’Eizenkot, Yashar, n’a qu’un an, et l’opposition dans son ensemble reste divisée. Néanmoins, ceux qui aspirent à déloger Netanyahu bénéficient du soutien d’un réseau de groupes de protestation antigouvernementaux profondément ancrés dans la communauté technologique israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La plupart des acteurs du secteur technologique soutiennent l’opposition et estiment qu’elle se bat pour son avenir en Israël. Ils riposteront avec la même vigueur»</em>, déclare également cet expert du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des essaims de bots se faisant passer pour des électeurs humains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des entreprises technologiques israéliennes ont développé des essaims de bots qui se font passer pour des électeurs humains. Ces bots peuvent orienter les discussions en ligne vers des sujets et des opinions servant les intérêts de ceux qui les contrôlent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des bots peuvent également être engagés pour voter dans des sondages en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que ces sondages ne soient pas statistiquement fiables et ne bénéficient pas de la même crédibilité que les sondages d’opinion traditionnels, ils sont capables de générer des titres susceptibles d’influencer les électeurs indécis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore plus sophistiqués, des avatars virtuels générés par l’IA possèdent de véritables numéros de téléphone et même des cartes de crédit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces avatars peuvent exprimer des opinions complexes et infiltrer des groupes, notamment sur WhatsApp, où les utilisateurs ne s’attendaient auparavant pas à rencontrer des entités artificielles se faisant passer pour de vraies personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des chatbots sont également utilisés pour engager des discussions politiques avec les électeurs et recueillir une grande quantité d’informations sur leurs préférences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les partis politiques utilisent ces informations puis les recoupent avec des données provenant de bases de données qu’ils achètent auprès d’entreprises commerciales qui suivent les achats en ligne et l’historique de recherche des internautes afin d’établir des profils détaillés d’électeurs potentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’aspect le plus insidieux des campagnes électorales est l’automatisation de la persuasion»</em>, déclare Tehila Schwartz Altschuler, experte en droit et technologies à l’Institut israélien de la démocratie à Jérusalem.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’intelligence artificielle collecte la moindre information disponible sur les électeurs, y compris leurs préférences audiovisuelles et musicales. Elle les géolocalise également pour déterminer où ils se trouveront le jour du scrutin»</em>, ajoute Schwartz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les messages générés par l’IA sont ensuite personnalisés pour chaque électeur, que ce soit sous forme de publicités en ligne, de SMS ou d’appels automatisés de plus en plus réalistes, censés provenir d’un chef de parti ou d’un candidat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un journaliste de <em>The Economist</em> raconte avoir récemment reçu un de ces appels et n’avoir réalisé qu’après quelques phrases que son interlocuteur n’était pas un humain mais un agent virtuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les politiciens s’attendent à ce que de nombreux Israéliens, notamment les jeunes, se tournent vers les chatbots pour savoir pour qui voter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nir Rosen, directeur de l’ONG FakeReporter, qui lutte contre la désinformation, déclare : <em>«Nous constatons que de faux réseaux créent un large éventail de ressources numériques conçues pour manipuler les algorithmes des chatbots et les moteurs de recherche basés sur l’IA. Une partie de ce contenu inclut de fausses interviews de politiciens mais il mêle également de véritables informations, saturant ainsi les sources d’information sur lesquelles les électeurs s’appuient».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi les partis politiques s’empressent de publier du contenu sur les plateformes largement utilisées par les chatbots pour collecter des informations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un militant politique déclare : <em>«Avant, nous publions tous nos anciens documents sur Reddit car ChatGPT l’utilise»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La frontière entre liberté d’expression et censure est ténue</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> précise que le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, semble seulement disposé à tenter d’empêcher toute ingérence étrangère bien que ses prérogatives lui permettent d’aller au-delà. La Direction nationale de la cybersécurité, rattachée au cabinet du Premier ministre, ne semble pas non plus disposée à intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, seuls la police, avec ses ressources limitées, et la Commission électorale centrale, avec ses pouvoirs restreints, restent pour surveiller ces nouvelles frontières poreuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Commission électorale peut rendre des décisions et infliger des amendes mais son principal atout actuellement réside dans ses relations avec les géants d’Internet. Ces entreprises se conforment généralement aux demandes de la Commission de suppression des contenus suspects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombre des plus grandes entreprises technologiques mondiales possèdent des centres de recherche en Israël. Elles savent que les partis politiques et les militants d’autres pays analyseront cette élection afin d’en tirer des enseignements applicables ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des représentants du gouvernement et des défenseurs de la vie privée, les entreprises technologiques ont, jusqu’à présent, réagi rapidement aux problèmes signalés. Cependant, agir ainsi le jour même du scrutin et rapidement pour empêcher la désinformation ou la manipulation qui influence le vote s’avérera bien plus complexe. Une part importante des informations collectées illégalement sert à mobiliser les électeurs et à les inciter à voter le jour de l’élection qui est un jour férié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Savoir quels électeurs sont susceptibles de soutenir un parti et ce qu’ils feront pendant leur jour férié confère un avantage considérable aux partis politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Savoir aussi qui est susceptible de voter pour un parti adverse peut également s’avérer utile. Par exemple, des publicités pour des commerces ou des lieux de divertissement situés loin de leur bureau de vote pourraient leur être envoyées ou de fausses informations concernant des troubles dans leur quartier pourraient être diffusées. L’objectif de ces opérations est faire en sorte qu’ils n’aillent pas voter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour suprême et le président de la Commission électorale centrale ont statué que les observateurs des partis présents dans les bureaux de vote n’auraient pas le droit de communiquer à leurs dirigeants les noms des électeurs ayant déjà voté. Cette pratique, autorisée lors des élections précédentes, constituait un outil essentiel pour le suivi des électeurs le jour du scrutin et pour inciter les sympathisants à se rendre aux urnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, réglementer ces activités s’avère extrêmement complexe. <em>«La frontière entre liberté d’expression et censure est ténue et nous exerçons notre pouvoir discrétionnaire»</em>, déclare Dean Livne, directeur général par intérim de la Commission électorale centrale. <em>«Je ne pense pas que nous soyons encore en mesure d’intervenir dans le domaine de l’intelligence artificielle»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la rapidité avec laquelle l’IA évolue, ces derniers pourraient bientôt être contraints de revoir leur position et d’intervenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/01/lia-sinvite-dans-les-elections-legislatives-israeliennes/">L’IA s’invite dans les élections législatives israéliennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Un western à l’Onu &#124; Le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 10:13:58 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le système de l'Onu dévoyé, entre gesticulations théâtrales, doubles discours diplomatiques et violation systématique du droit. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/28/un-western-a-lonu-le-bluffeur-lhypocrite-et-le-genocidaire/">Un western à l’Onu | Le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies vient de s’achever à New York, le monde assiste à l’effritement accéléré du droit international. Entre gesticulations théâtrales, doubles discours diplomatiques et violation systématique des traités, retour sur une séquence politique révélatrice où le cynisme et la force brute tentent de supplanter la règle commune.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh</strong></p>



<span id="more-19715198"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine du 22 au 28 septembre 2026 aura offert au monde le spectacle saisissant d’une diplomatie internationale en pleine déchéance. À New York, au siège des Nations Unies, près de 130 chefs d’État et de gouvernement se sont succédé à la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale, dans un contexte dominé par les guerres, les crises au Moyen-Orient et les fractures croissantes de l’ordre international — marquant au passage le vide laissé par une cinquantaine d’absents de taille, au premier rang desquels le Chinois Xi Jinping et le Russe Vladimir Poutine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’ouverture, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a rappelé que son pays n’appartenait à personne et qu’il refusait toute ingérence étrangère. <em>«Le Brésil n’est l’arrière-cour de personne»</em>, a-t-il lancé, dans un discours consacré à la souveraineté et au refus des interventions extérieures, donnant par la même occasion une leçon de courage, de bravoure et de dignité à ceux qui redoutent le rugissement de celui qui se prétend l&rsquo;homme le plus puissant du monde (le Brésil est la 10<sup>e</sup> économie mondiale&nbsp;et la première d’Amérique latine).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Donald Trump : le bluffeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La scène a rapidement été investie par Donald Trump. Fidèle à sa culture du show-business et à sa passion pour la théâtralité, le président américain a une fois de plus confondu l’enceinte sacrée de l’Onu avec un plateau de téléréalité, soufflant le chaud et le froid dans une incohérence spectaculaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, cette Assemblée générale a pris les contours d’un western crépusculaire. En coulisses comme sur scène, se rejoue une version cynique du film ‘‘<em>Le Bon, la Brute et le Truand’’</em>, où le rôle du <em>«Bon»</em> a définitivement été éjecté du scénario. À l’affiche de ce trio destructeur, le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire se partagent la vedette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prestation de Trump a oscillé entre le ridicule et l’effroi. À la tribune, il a brandi des menaces d’une violence inouïe, promettant d’<em>«annihiler»</em> l’Iran et d’expédier le pays <em>«en enfer sans aucune chance de survie»</em>. Puis, quelques instants à peine après avoir prophétisé l’apocalypse, il glissait en coulisses qu’un <em>«accord majeur»</em> serait conclu juste après les élections américaines. Comment prétendre vouloir négocier la paix tout en théâtralisant la destruction totale d’une nation ? Ce bluff récurrent met en lumière une diplomatie à la dérive et l’absence totale de vision stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Emmanuel Macron : l’hypocrite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui s’apparente à son ultime discours devant l’Assemblée générale, le président français a voulu incarner la voix de la raison, le droit international et la conscience morale de l’Occident. En qualifiant le drame humanitaire à Gaza de <em>«spectacle qui doit tous nous faire honte»</em>, tout en pointant du doigt les violations quotidiennes liées à la colonisation en Cisjordanie, Emmanuel Macron semblait poser un acte fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en voulant ménager la chèvre et le chou pour ne se mettre à dos aucune alliance, le chef de l’État s’est emmêlé les pinceaux. En quête d’un compromis introuvable, sa diplomatie a paru déconnectée, s’attirant la foudre de Tel-Aviv sans convaincre les défenseurs de la cause palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fracture la plus profonde réside dans ce que le collectif Euro-Palestine a qualifié de <em>«feinte colère»</em>. Tandis que le président élevait la voix à la tribune pour déplorer le sort des victimes, Paris garantissait une protection logistique essentielle au Premier ministre israélien en autorisant son appareil à traverser l’espace aérien français pour la cinquième fois. Accorder cette facilité de survol à un dirigeant visé par la justice internationale réduit la parole de la France à une posture de façade : pleurer sur les décombres devant les caméras tout en sécurisant le vol du sanguinaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Benjamin Netanyahu : le génocidaire </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une salle désertée par près de quatre-vingts délégations diplomatiques, le Premier ministre israélien a choisi l’attaque frontale et le sarcasme comme ultime ligne de défense. Accusé par Paris et Londres d’étouffer la Palestine sous une politique d’occupation illégale, Benjamin Netanyahu a balayé les critiques d’un revers de main cynique : <em>«Ils accusent le petit Israël de colonialisme&#8230; Pour l’amour de Dieu, ce me semble, ce sont eux qui ont inventé le terme !»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur de la mystification politique réside dans cet artifice. Pour occulter l’illégalité flagrante de l’extension des colonies en Cisjordanie et la réalité des massacres à Gaza, Netanyahu utilise le passé des empires occidentaux comme un bouclier pour ses propres fautes présentes. Invoquer les politiques coloniales du XIXᵉ siècle pour absoudre des annexions et des violations du droit au XXIᵉ siècle relève de l’aberration logique et juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France et le Royaume-Uni tirent précisément leur autorité actuelle sur la scène internationale des leçons douloureuses de leur propre décolonisation. En refusant d’admettre que le monde est désormais régi par le droit international moderne et la Charte des Nations Unies de 1945, le dirigeant israélien s’enferme dans un anachronisme dangereux, substituant la force brute à la règle commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois acolytes issus du même moule ont scellé définitivement la fin des illusions, précipitant la chute vertigineuse de la crédibilité internationale. Au-delà de leur posture de façade, le bluffeur, l’hypocrite et le génocidaire partagent la même matrice : celle du cynisme absolu et du mépris des règles les plus élémentaires du droit international.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le boycott d’honneur et l’illusion des accords d’Abraham</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’image de ces 77 délégations désertant la salle lors de la prise de parole de Benjamin Netanyahu restera comme un verdict cinglant de la conscience universelle. Face à un pouvoir engagé dans des crimes de masse et un génocide avéré à Gaza, la quasi-totalité du monde arabe et un bloc massif de nations ont opposé la seule réponse digne : le refus de l’écoute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette désertion salubre a rendu plus flagrante encore l’immobilité de trois capitales. Les Émirats arabes unis et Bahreïn, deux États ayant normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham, figuraient parmi les délégations restées dans la salle. Le Maroc, autre État arabe ayant normalisé ses relations avec Israël en 2020, n’a pas non plus participé au départ collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par peur, par soumission ou par calcul sordide, ces régimes ont préféré offrir une audience polie à des mains tachées de sang, signant une complicité explicite dans la tragédie en cours et la déchéance de leur propre diplomatie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces régimes prétendent agir au nom de la <em>Realpolitik</em>, ce réalisme froid qui ferait primer les intérêts sécuritaires sur les principes éthiques. Mais l’épreuve des faits a fini par démasquer la naïveté de ce calcul. La montée des tensions régionales avec l’Iran a apporté la preuve éclatante que l’alignement sur Washington et Tel-Aviv n’offre aucune garantie de protection, ignorant le double avertissement d’Henry Kissinger : <em>«L’Amérique n’a pas d&rsquo;amis ni d’ennemis permanents, elle n&rsquo;a que des intérêts»</em>, et <em>«Être l’ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais être son ami est fatal.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les territoires du Golfe se sont trouvés exposés aux ripostes directes, les États-Unis n’ont pas agi en bouclier protecteur : ils ont utilisé leurs bases militaires installées dans la région pour mener leurs propres frappes, transformant ces pays en cibles stratégiques et en dommages collatéraux. Payer la normalisation avec Israël au prix d’une abdication morale sur la Palestine n’a donc prémuni ces États contre aucun danger. Loin d&rsquo;être une maîtrise diplomatique, leur présence dans cette salle de l’Onu relève d’une soumission à perte : un marché de dupes où la souveraineté et l’honneur ont été sacrifiés en échange d’une protection illusoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fiction des deux États à l’épreuve du réel colonial</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de trois décennies, les chancelleries internationales répètent le même mantra diplomatique : la <em>«solution à deux États»</em>. De tribune en tribune, de l’Assemblée générale des Nations Unies aux communiqués rituels des ministères, cette affirmation est martelée comme un dogme intangible. Pourtant, le décalage entre la rhétorique feutrée des palais diplomatiques et la réalité brutale du terrain n’a jamais été aussi criant. S’accrocher en 2026 à cette formule relève soit d’une paresse intellectuelle coupable, soit d’une lâcheté politique calculée pour éviter d’affronter le vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan du droit, le consensus international demeure pourtant sans ambiguïté. L’article 49 de la IVᵉ Convention de Genève interdit de manière absolue à une puissance occupante de transférer sa propre population civile dans un territoire occupé. Ce principe fondamental a été réaffirmé par la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’Onu, puis scellé par l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) de juillet 2024, qualifiant l’occupation et la colonisation israéliennes d’illégales et exigeant leur cessation immédiate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais sur le terrain, ce mépris du droit s’est traduit par une ingénierie territoriale dévastatrice. Par le maillage resserré des colonies, des voies de contournement réservées et des avant-postes isolés, la Cisjordanie s’est transformée en un archipel de bantoustans disjoints, enserrant les agglomérations palestiniennes et isolant Jérusalem-Est de son arrière-pays. À cet étouffement géographique s’ajoute l’anéantissement de Gaza, qui a fini de détruire les fondations économiques et sociales indispensables à la viabilité d’un État souverain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cet engrenage, l’obstination des puissances occidentales à invoquer les <em>«deux États»</em> sans jamais imposer de sanctions contraignantes ne relève plus de la diplomatie : c’est une esquive hypocrite. En laissant s&rsquo;installer un État unique de fait, fondé sur une inégalité institutionnalisée et l’impunité, la communauté internationale s’achète une bonne conscience à bon compte. Il est temps d’en faire le deuil : on ne bâtira pas la paix sur une fiction territoriale que le béton, les bombes et le mépris du droit ont définitivement effacée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Refuser l’accoutumance pour empêcher l’effacement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger le plus redoutable qui menace la conscience humaine n’est plus seulement la violence des armes, mais l’accoutumance : l’habitude des images de décombres, l’habitude des déracinements de populations, l’habitude des morts comptabilisés à la hâte, des résolutions sans suite et des communiqués rituels. Lorsqu’une tragédie d’une telle ampleur devient familière, elle court le risque mortel d’être réduite à une simple ligne dans la presse, puis à une statistique froide dans un dossier diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il pour autant accepter le deuil de la cause palestinienne ? Non. Ce serait confondre la défaillance d’un système diplomatique hypocrite avec l’existence même d’une nation. La Palestine n’est pas un communiqué de l’Onu ni un concept abstrait : elle est une histoire, une mémoire, une identité vivante, un peuple courageux et une exigence irréductible de justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours d’Emmanuel Macron à l’Onu aura été le chant du cygne d’une diplomatie de la parole incapable de se traduire en actes. Mais la rhétorique ne suffit plus pour préserver un peuple de l’anéantissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question fondamentale qui se pose aujourd&rsquo;hui à la communauté internationale n&rsquo;est plus de répéter des formules creuses, mais de savoir si nous aurons la lucidité d’arrêter cette <em>Realpolitik</em> sauvage avant que la planète entière ne se transforme en une immense jungle où les plus faibles sont condamnés à disparaître dans le silence complice des puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien, Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À quoi ressemble le quotidien d’une femme enceinte à Gaza?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 06:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une Palestinienne, qui a perdu ses trois enfants dans la guerre, raconte son quotidien dans les terribles conditions de Gaza sous les décombres. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que la guerre à Gaza entame sa quatrième année, le journal britannique <a href="https://www.theguardian.com/global-development/ng-interactive/2026/sep/21/alaa-gaza-day-in-life-pregnant-woman-alaa">The Guardian</a> a décidé de donner la parole à cinq Palestiniens ordinaires de Gaza pour raconter leur quotidien. Chacun raconte sa journée, révélant le terrible tribut imposé par le conflit qui se poursuit en dépit du cessez-le-feu du président américain Donald Trump. Parmi ces Palestiniens figure une femme qui a perdu ses trois enfants durant la guerre et qui a raconté sa nouvelle grossesse dans les terribles conditions endurées par la population gazaouie. Un témoignage précieux qui doit être connu par les personnes qui vivent cette époque et qui doit rester pour la postérité car la banalisation de la souffrance et l’oubli sont les meilleurs alliés de l’idéologie génocidaire sioniste.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19691845"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Alaa Hessi gravit les marches avec précaution. Elle lève le pied pour le poser lourdement sur la marche supérieure, reprend son souffle et fait glisser sa main le long de la rampe. Posé sur un amas de décombres irrégulier, l’escalier en bois tremble à chacun de ses mouvements. Sa progression est ralentie par le volume imposant de son ventre de femme enceinte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrivée en haut, elle s’arrête pour reprendre son souffle puis s’avance sur la plateforme qui constituait autrefois l’étage de la maison familiale. Une tente est dressée là où se trouvait la maison. Sous ses pieds gisent les ruines du foyer où elle a élevé ses trois enfants: Waseem, 10 ans, Mohannad, 7 ans, et Khawla, 5 ans. C’est aussi là qu’ils ont péri, tous trois tués par une frappe aérienne israélienne qui a rasé la maison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans environ un mois*, Alaa donnera de nouveau la vie. Elle raconte sa journée…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au lever du jour</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le bruit qui me réveille le matin, c’est le bourdonnement des mouches à l’intérieur de la tente et le vacarme de nos voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les tentes, l’intimité est inexistante, tout comme la sécurité. Ici, tout le monde connaît les secrets des autres. Nous entendons les gens lorsqu’ils vont aux toilettes. Nous pouvons même les entendre respirer. La fenêtre de ma tente donne directement sur la ligne jaune**. D’ici, on aperçoit les positions de l’armée israélienne et il leur arrive de tirer sur nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon mari et moi adorons boire du thé le matin mais le préparer est devenu un défi car Israël empêche le gaz d’entrer à Gaza et cette ressource est extrêmement rare. Nous dépendons toujours du bois de chauffage et des feux ouverts pour cuisiner et préparer des boissons chaudes. Ramasser du bois et allumer un feu suffit à m’épuiser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir bu mon thé, je range la tente et j’essaie de cuisiner le plus tôt possible, avant que le soleil ne devienne trop ardent. Je lave aussi à la main les vêtements de mon mari et les miens, une tâche physiquement éprouvante maintenant que je suis enceinte de huit mois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le matin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alaa ouvre la fenêtre en l’occurrence un pan de bâche sur le côté de la tente. Une ouverture donnant sur l’extérieur. À mesure que ses yeux s’habituent à la lumière, elle constate que tout, à perte de vue, est détruit. Le paysage n’est qu’un amas de béton fracassé et d’acier tordu.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, j’ai un rendez-vous prénatal pour suivre l’évolution de la grossesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lieu est éloigné et je m’y rends à pied, généralement, aucun véhicule ne peut m’y conduire. Il fait 34°C, et marcher dans les rues bombardées, jonchées de décombres et grouillantes d’insectes, en pleine chaleur, est une épreuve épuisante. Le centre où je reçois mes soins prénataux est une tente et non un véritable établissement de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les médecins m’ont prescrit des compléments nutritionnels pour ma grossesse. J’ai déjà été enceinte par le passé mais je sens que cette grossesse est différente. Malgré tous mes efforts pour compenser les carences nutritionnelles et les privations alimentaires subies pendant la guerre, mon corps reste épuisé. La nourriture se fait rare. Mon mari m’achète des fruits et des légumes mais refuse d’en manger lui-même car il n’a les moyens d’en acheter qu’en petite quantité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque j’ai appris que j’étais enceinte, j’ai ressenti deux émotions totalement contradictoires. J’étais heureuse d’attendre un enfant mais je pleurais aussi sans cesse car mes enfants –Waseem, Mohannad et Khawla– me manquaient. Tout me les rappelle. Quand j’ai envie de manger certains aliments, je pense à Waseem car j’aimais beaucoup en manger quand j’étais enceinte de lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne parle pas aux infirmières de ma situation ni de mes enfants décédés car le personnel soignant est lui aussi émotionnellement épuisé. Ils ne sont pas en mesure d’offrir du réconfort ou un soutien psychologique. Mon histoire n’a rien d’exceptionnel à Gaza. Beaucoup de femmes ici ont perdu leurs enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le rendez-vous avec le nutritionniste, j’ai également une consultation avec le psychologue de la maternité. On me conseille de me concentrer sur ma respiration: inspirer profondément, retenir mon souffle puis expirer lentement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, je rentre chez moi à pied.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19691905" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Quotidin-Femme-Gaza-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">L’après-midi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">S’attaquant à nouveau aux marches, Alaa hisse un sac à dos bleu jusqu’à la tente. Il contient quelques vêtements de ses enfants disparus, qu’elle espère voir portés un jour par le bébé à naître. Beaucoup d’entre eux ont été abîmés par le souffle de l’explosion: déchirés, les bords brûlés, mais encore portables. Elle déplie avec précaution un T-shirt Snoopy et un bonnet à deux pompons duveteux puis en sort une écharpe aux couleurs du Castleview AFC —un petit club de football de Cork— que son fils Waseem chérissait. <em>«Il la portait tout le temps, même en été. Je lui disais: Waseem, il fait trop chaud, enlève-la! Et il répondait: Non, je l’adore.»</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je passe l’après-midi avec mon frère à réfléchir à la manière de ranger les vêtements pour le bébé à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il suggère une boîte solide en carton ou en bois. Ce qui nous inquiète, ce sont les rats,&nbsp; ils sont partout. Nous les entendons chaque nuit et ils finissent toujours par s’introduire dans la tente. J’avais recousu l’endroit par lequel ils entraient, mais ils en ont rongé un nouveau. Aujourd’hui, nous avons découvert un autre trou dans la paroi de la tente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me demande si nous pourrions utiliser de la mort-aux-rats mais mon frère craint que les rongeurs ne meurent ici, dans la tente, et ne propagent des maladies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le bébé qui va naître, tout ce que je veux, c’est un endroit sûr, hors de portée des rats. Le bébé sera si petit et je suis terrifiée pour lui. J’aimerais avoir un vrai berceau pour lui mais il est difficile d’en trouver à Gaza en ce moment et la tente est déjà surpeuplée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que j’aimerais que le monde extérieur comprenne, c’est à quel point la vie sous une tente est humiliante. C’est une existence difficile, avilissante et profondément inhumaine. La mort nous entoure encore de toutes parts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La soirée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la fin de l’après-midi approche, Alaa fait défiler les photos de ses enfants décédés sur son téléphone. L’appareil qui les contient —comme tant d’autres à Gaza— est vétuste et son écran est fissuré. Après un long blocus, de nouveaux smartphones arrivent désormais mais ils sont chers et beaucoup de familles n’ont pas les moyens de se les offrir. Dans une vidéo, les voix des enfants s’élèvent, ténues, du haut-parleur du téléphone. Khawla et son frère aîné se taquinent: <em>«Maman, c’est moi la plus gentille!»</em>, crie Khawla. Mohannad rit et répond: <em>«Non, c’est moi le plus gentil!»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne parle vraiment de mes enfants qu’avec mon mari. C’est la seule personne qui partage la même douleur et qui comprend vraiment ce que je ressens au fond de moi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand je faiblis, il me donne de la force. Quand il traverse des moments difficiles, j’essaie de le réconforter et de le soutenir émotionnellement. Nous passons des heures à parler de nos enfants, de leur personnalité, de ce qu’ils aimaient et de leur façon d’être. Nous nous rendons même ensemble sur leurs tombes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet endroit garde encore les souvenirs de mes enfants. Il me rappelle la belle vie que nous avions autrefois. En regardant ces décombres, je pense à mes enfants, à la vie que j’ai partagée avec eux, les élever, leur préparer à manger et à les enseigner. Tout ce qui était beau a disparu après leur départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois, la peur m’envahit car j’ai perdu mes enfants et je crains de perdre aussi mon bébé. J’espère que mon nouveau-né connaîtra une vie meilleure que celle de ses frères et de sa sœur et qu’il sera en sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Peu après le recueil de ce témoignage, Alaa a donné naissance à un petit garçon en bonne santé. Elle l’a prénommé Waseem, en hommage à son frère aîné.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>**La « ligne jaune » à Gaza est une ligne de cessez-le-feu et de déploiement militaire établie en octobre 2025 dans le cadre du plan de paix. Matérialisée sur le terrain par de grands blocs de béton peints en jaune, elle divise la bande de Gaza en deux zones distinctes: l’ouest, sous contrôle palestinien et l’est/sud, sous contrôle de l’armée israélienne.</em></p>
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		<title>Israël et le Hamas étaient proches d’un accord avant le 7 octobre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 07:54:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sufian Abu Zaida]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Sinwar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Selon Sufian Abu Zaida, avant les attaques du 7 octobre 2023, les discussions entre le Hamas et Israël étaient très avancées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/22/israel-et-le-hamas-etaient-proches-dun-accord-avant-le-7-octobre/">Israël et le Hamas étaient proches d’un accord avant le 7 octobre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Dans l’<a href="https://faustotounsi.substack.com/p/revele-netanyahou-a-recu-un-avertissement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête de Haaretz sur l’avertissement reçu par Netanyahou avant le massacre perpétré par le Hamas</a>, Sufian Abu Zaida était désigné sous le nom d’«Yeux de charbon» afin de protéger son identité. Selon lui, avant les <em><strong>attaques du 7 octobre 2023, </strong></em>les discussions entre le Hamas et Israël étaient très avancées et portaient, notamment, sur un accord d&rsquo;échange de prisonniers. </strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jack Khoury</strong></p>



<span id="more-19684628"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Jack-Khoury.jpg" alt="" class="wp-image-19684660" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Jack-Khoury.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Jack-Khoury-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Jack-Khoury-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’ancien haut responsable du Fatah Sufian Abu Zaida, qui a servi de médiateur entre Israël et le Hamas avant les attaques du 7 octobre 2023, a déclaré hier, lundi 21 septembre 2026, que les deux parties avaient été proches de signer un accord avant le massacre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une publication sur Facebook, Abu Zaida, proche de l’homme politique palestinien en exil Mohammed Dahlan, a souligné que les discussions n’avaient rien à voir avec l’attaque-surprise. <em>«Nous n’avons absolument aucun lien avec ce qui s’est passé le 7 octobre, pas plus que cela n’a de rapport avec le rôle que j’ai joué»</em>, a-t-il écrit. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Tout ce que j’ai fait visait à empêcher Gaza d’aboutir à la situation dans laquelle elle se trouve aujourd’hui.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Abu Zaida a souligné que, dans un entretien qui doit être diffusé plus tard cette semaine sur la chaîne égyptienne Alghad TV, il révélerait un message que Yahya Sinwar, alors dirigeant du Hamas à Gaza, lui avait demandé de transmettre à Israël environ trois semaines avant le massacre, ainsi que la réponse d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abu Zaida a déclaré lors de cet entretien que Sinwar l’avait averti à deux reprises, en septembre 2023, qu’il préparait une opération majeure et lui avait demandé de transmettre cet avertissement à des responsables israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contacts, révélés pour la première fois par <em><a href="https://archive.vn/akRuR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a></em> plus tôt ce mois-ci, impliquaient Ghazi Hamad, membre du bureau politique du Hamas, et Abu Zaida, recruté par Israël comme intermédiaire dans les discussions et désigné sous le nom d’<em>«Yeux de charbon»</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="523" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sufian-Abu-Zaida.jpg" alt="" class="wp-image-19684733" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sufian-Abu-Zaida.jpg 900w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sufian-Abu-Zaida-300x174.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sufian-Abu-Zaida-767x446.jpg 767w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sufian-Abu-Zaida-860x500-1.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Sufian-Abu-Zaida-580x337.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Sufian Abu Zaida.</em></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des discussions avancées entre Israël et le Hamas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Abu Zaida, les discussions entre Israël et le Hamas portaient sur un éventuel accord aux termes duquel Israël libérerait des centaines de prisonniers palestiniens en échange de la libération des otages israéliens vivants et de la restitution des corps des otages détenus à Gaza. Elles abordaient également l’allègement du blocus de Gaza, l’autorisation pour les Gazaouis de travailler en Israël et la recherche de solutions aux besoins de l’enclave en électricité, en eau et dans d’autres domaines humanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa publication de lundi sur Facebook, Abu Zaida a également indiqué que Dahlan et son associé Samir Mashharawi étaient tenus informés des détails des négociations. Selon Abu Zaida, les pourparlers indirects, qu’il dirigeait, avaient commencé en mars 2022 à l’initiative de Ghazi Hamad et avec l’approbation de Sinwar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Abu Zaida, les discussions se sont poursuivies pendant environ un an et demi et se sont concentrées sur la restitution des corps des soldats de l’armée israélienne Oron Shaul et Hadar Goldin, tués pendant la guerre menée par Israël à Gaza en 2014, ainsi que sur le retour des captifs israéliens Abera Mengistu et Hisham al-Sayed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En échange, le Hamas demandait la libération de prisonniers palestiniens, l’allègement du blocus de la bande de Gaza, l’autorisation pour les travailleurs de Gaza de travailler en Israël, des solutions aux pénuries d’électricité à Gaza et une aide répondant à d’autres besoins humanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abu Zaida est né en 1960 dans le camp de réfugiés de Jabalya, dans la bande de Gaza. Il a auparavant été ministre de l’Autorité palestinienne chargé des affaires des prisonniers et vice-ministre des Affaires civiles. Dans ces fonctions, il a participé à des contacts avec des responsables israéliens sur des questions telles que les prisonniers, les points de passage frontaliers, les permis et la coordination civile. Ancien prisonnier, il parle couramment l’hébreu et est titulaire d’un doctorat en politique du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des ans, il s’est montré un critique virulent du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et est depuis longtemps associé au courant réformateur du Fatah dirigé par Dahlan. Abu Zaida travaille comme commentateur des affaires palestiniennes et israéliennes et entretient des liens avec des responsables politiques et sécuritaires en Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son rôle consistait à transmettre des messages entre les parties afin de ne pas donner l’impression qu’il existait un contact direct entre le Hamas et Israël. En pratique, ces conversations étaient presque directes. Ghazi Hamad et Abu Zaida s’asseyaient dans la maison de Nasser Sarraj à Gaza — celui-ci avait auparavant été directeur adjoint du ministère des Affaires civiles de l’Autorité palestinienne — et y parlaient directement à des agents du service de sécurité Shin Bet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dernier message de Sinwar transmis à Netanyahu </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’enquête de <em>Haaretz</em>, Sinwar a dit à Abu Zaida en septembre 2023 : <em>«Dites aux Israéliens que s’ils ne progressent pas, je leur prépare une énorme surprise… Dites-leur de s’attendre à un “zilzal”, un tremblement de terre.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Abu Zaida a rapporté la conversation à un Palestinien qui avait quitté Gaza pour Abu Dhabi et qui était un proche conseiller du président émirati Mohamed ben Zayed, lequel a cherché à vérifier le sérieux de la menace de Sinwar. Abu Zaida a alors été invité à tenir une nouvelle réunion avec le dirigeant du Hamas à Gaza. La rencontre a eu lieu à la mi-septembre 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de cette rencontre, Sinwar lui a dit : <em>«Transmets-leur le message que je prépare la mère de toutes les surprises. Une opération terrifiante. Quelque chose d’extraordinaire.»</em> Il a de nouveau employé le mot <em>«zilzal»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je te prie de transmettre aux Israéliens mot pour mot ce que je dis»</em>, lui a déclaré Sinwar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable palestinien a de nouveau transmis le message au conseiller de l’émir. Celui-ci a informé le cheikh Mohamed de son impression sur la conversation, et l’émir a décidé que <em>«le message de Sinwar devait être transmis au plus vite aux Israéliens, au plus haut niveau»</em>. Le 15 septembre, Abu Zaida et le conseiller ont transmis l’avertissement au service de sécurité Shin Bet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ronen Bar, alors chef du Shin Bet, a demandé un appel téléphonique immédiat avec le Premier ministre, organisé par Avi Gil, secrétaire militaire de Netanyahou à l’époque. Au cours de cet appel, Bar a informé Netanyahou des menaces de <em>«tremblement de terre»</em> proférées par Sinwar, et il a été décidé d’organiser une réunion de sécurité avec tous les organismes concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux jours plus tard, de hauts responsables de la sécurité ont examiné l’avertissement, mais aucune décision n’a été prise. Constatant qu’Israël ne réagissait pas à l’avertissement clair transmis au Shin Bet, le cheikh Mohamed a décidé de parler directement à Netanyahou et de lui communiquer l’avertissement de Sinwar concernant ses intentions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source :</strong> <a href="https://substack.com/redirect/0dbf7fef-a5fe-4079-805f-3bac6dd200f2?j=eyJ1IjoiaTFlbHQifQ.Hq9qAIq7zpkEpiC_jKxZ1S8NBly1ZqUcW7etgzodmC4" target="_blank" rel="noopener">Haaretz</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Algérie dit non à la diplomatie du chéquier des Émirats</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 08:16:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Algérie rompt ses relations avec les Emirats arabes unis pour protester contre la stratégie de déstabilisation qu'ils mènent à ses frontières. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/lalgerie-dit-non-a-la-diplomatie-du-chequier-des-emirats/">L’Algérie dit non à la diplomatie du chéquier des Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ancrée dans une diplomatie du chéquier et adossée à une alliance de revers avec Israël et le Maroc, la monarchie d’Abou Dhabi multiplie les ingérences du Yémen au Sahel. Face à cette stratégie de déstabilisation et à la guerre hybride menée contre ses frontières, l’Algérie oppose une doctrine intangible de souveraineté, de non-alignement et de résilience historique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh&nbsp;*</strong></p>



<span id="more-19679172"></span>



<p class="wp-block-paragraph">À titre de rappel, les Émirats et Israël ont établi leurs relations diplomatiques le 15 septembre 2020 lors de la signature des Accords d’Abraham à la Maison-Blanche. Curieusement, par pure coïncidence ou parce que parfois le hasard fait mal les choses, il y a moins d’un siècle à peine, Israël et les Émirats arabes unis n’existaient pas. Ils ont surgi le premier du néant et le deuxième du désert et ont fait du chemin. L’histoire diplomatique du Moyen-Orient moderne reste profondément marquée par le retrait britannique au début du siècle dernier : de cette même empreinte sont nés deux États aux trajectoires diamétralement opposées, Israël en 1947 et les Émirats arabes unis en 1971.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Israël fait partie des puissances nucléaires de fait et dispose de plus de 300 ogives nucléaires. C’est un État surarmé qui compte sur le soutien quasi total des États-Unis, lesquels lui fournissent les armes les plus modernes et les plus ultrasophistiquées. Le territoire sur lequel se trouve cet État a été spolié à la Palestine. Après le retrait de la Grande-Bretagne, qui avait renoncé à son mandat en 1947, les Nations unies avaient partagé le territoire pour donner naissance à un État juif et un État arabe avec la bénédiction de Washington. La première guerre israélo-arabe (1948-1949) avait permis à cet État d’agrandir encore son territoire au détriment de celui de l’État arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis, quant à eux, ont été créés il y a tout juste 55 ans, en 1971. Issus du regroupement d’un noyau de peuplades et de confédérations tribales dispersées le long de la Côte des Trèves, les Émirats n’éveillaient, jusqu’aux années 1960, que peu d’intérêt international. Comme d’autres régions de la péninsule, cette société n’avait connu que la tyrannie de la pauvreté ; désormais, elle doit s’accommoder de celle de la richesse. Non point cette richesse qui provient d’une révolution industrielle ou de cet effort gigantesque qu’accomplit une société sur elle-même pour se soustraire au déterminisme de la nature — du génie de ses ingénieurs et de ses ouvriers comme en Europe ou au Japon lors de leurs révolutions industrielles —, mais celle-là même qui est le produit direct de la rente pétrolière. À partir de cette époque, événements politiques et pétroliers vont se succéder à une allure vertigineuse, telle une machine en folie que personne ne pouvait plus arrêter. Avec la manne pétrolière, les Émiratis ont vu se multiplier leurs richesses, leurs partisans et leurs courtisans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la tente bédouine à la démesure géopolitique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la trajectoire actuelle des Émirats arabes unis, il faut d’abord saisir le vertige psychologique qui a saisi ce pouvoir. En l’espace d’une seule génération, les Émiratis sont passés d&rsquo;un dénuement pastoral absolu — celui des tentes et des caravanes de chameaux — à une opulence insolente matérialisée par des gratte-ciels de cent étages. Cette métamorphose fulgurante a engendré une véritable euphorie de la puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce saut temporel et technologique sans transition a nourri un besoin viscéral de reconnaissance, compensant la jeunesse de l’État par une verticalité architecturale et financière spectaculaire. Porté par cette richesse monumentale, le pouvoir d’Abou Dhabi s’est laissé griser par une forme d’hubris géopolitique. Ce sentiment d’invulnérabilité pousse aujourd’hui ses dirigeants à croire que la puissance financière permet de tout régenter, des alliances économiques aux destins des nations millénaires du monde arabe. C’est précisément ce tournis de la richesse qui explique l’agressivité de leur diplomatie et leur volonté de bousculer des équilibres régionaux complexes, au risque de la démesure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diplomatie de la démesure ne surgit pas du néant ; elle réactive, sous des formes modernes, des codes comportementaux profondément ancrés dans l’histoire de la péninsule. Avant l’ère pétrolière, la survie dans ce désert hostile dictait des règles strictes, où la razzia et le contrôle forcé des routes commerciales et des caravanes constituaient la norme. L’adage populaire <em>«Chassez le naturel, il revient au galop»</em> trouve ici une résonance singulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les paravents technologiques et les fonds souverains d’Abou Dhabi, subsiste le réflexe atavique de s’accaparer les richesses d’autrui par la force ou l’ingérence. Qu’il s’agisse de monopoliser la gestion des ports stratégiques de la mer Rouge et d’Afrique, d’exploiter les ressources de pays en crise comme le Yémen ou le Soudan, ou de déstabiliser des économies régionales, la logique demeure identique. La prédation économique contemporaine n’est que la continuation, en costume de diplomate et en col blanc, des anciennes traditions de brigandage du désert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la vitrine financière de Dubaï et les investissements technologiques étalés par Abou Dhabi se cache ainsi un activisme régional qui s’apparente à une véritable métastase géopolitique. Du Yémen à la Libye, en passant par le Soudan et le Sahel, la diplomatie émiratie s’est traduite par une méthode constante : la déstabilisation et la fragmentation des États souverains. Cette ingérence permanente a fini par provoquer une onde de choc au Maghreb : le 10 septembre 2026, l’Algérie a officiellement rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, sommant leur ambassadeur de quitter le territoire sous 48 heures et fermant son espace aérien aux appareils émiratis. En dénonçant une accumulation d’actes hostiles, Alger tirait les conséquences logiques d’une doctrine devenue incompatible avec la stabilité de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette projection extérieure ne repose pourtant sur aucun socle national réel. Dépourvue de profondeur démographique et d’armée pléthorique, la monarchie d’Abou Dhabi a dû sous-traiter l’intégralité de sa sécurité et de sa projection de force : recrutement de mercenaires étrangers, cadres militaires occidentaux intégrés au commandement et financement massif de milices locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle d’interventionnisme par procuration a connu une accélération brutale dans le sillage des soulèvements populaires de 2011, vécus à Abou Dhabi comme une menace existentielle pour la survie du régime. Pour étouffer dans l&rsquo;œuf toute dynamique démocratique ou alternative politique dans le monde arabe, la monarchie a projeté son appareil hybride bien au-delà du Golfe. La normalisation scellée avec Israël en 2020 est venue parachever cette construction : un calcul d’un pragmatisme froid visant à s’adosser au bouclier sécuritaire et technologique de l’axe israélo-américain pour poursuivre ses ingérences régionales sans en payer le prix diplomatique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tSqx8enX71"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/">Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/embed/#?secret=fPhJRr1rJI#?secret=tSqx8enX71" data-secret="tSqx8enX71" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le devoir de soumission et la faillite du parapluie sécuritaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce système qui sévit dans la région du Proche-Orient affiche une apparence institutionnelle — des gouvernements et des assemblées aux ordres —, mais il recouvre une réalité géopolitique tangible : un axe américano-israélien omniprésent et omniscient. Vers cette réalité convergent en fait, tous les fils qui animent et motivent les gesticulations des hommes et des rouages apparemment investis du pouvoir de décision au Proche-Orient. Cette convergence constitue la matrice du système américano-israélien. Elle fut longtemps recouverte d’un flou artistique savamment entretenu, destiné à donner l’illusion d’une répartition rationnelle des rôles dans la gestion des affaires régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’axe américano-israélien n’a pas d’alliés au Proche-Orient ; il n’a que des vassaux. La plupart des États arabes semblent avoir oublié cette réalité historique, ignorant le célèbre avertissement d’Henry Kissinger : <em>«Être l’ennemi de l’Amérique peut être dangereux, mais être son ami est fatal.»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous les pressions conjointes de Washington et de Tel-Aviv — qui les contraignent à s’aligner contre l’Iran —, des pays en principe souverains se laissent réduire à la triste condition de satellite. Face à cet axe, beaucoup de dirigeants arabes ont adopté un réflexe de vassal et une attitude de servile soumission. En bradant leur indépendance et leur souveraineté nationales, ils ont franchi la ligne qui sépare le partenaire de l’inféodé, l’allié de la simple marionnette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, une question fondamentale se pose aujourd’hui : en quoi a réellement servi cette prétendue protection ? L’épreuve des récents développements régionaux en dévoile toute l’illusion. Conçues à l’origine pour dissuader l’Iran et protéger les monarchies du Golfe, des installations comme la base aérienne d’Al Dhafra ou la base d’Al Minhad aux Émirats arabes unis accueillent d’importants contingents et équipements américains. Dans le cadre des escalades actuelles, ces infrastructures se sont transformées, malgré elles, en rampes de lancement et en plateformes de soutien logistique ou opérationnel pour les forces américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réplique iranienne ne s’est pas fait attendre. Bien que le président iranien, Masoud Pezeshkian, ait explicitement déclaré que Téhéran n’avait <em>«aucun problème»</em> avec ses voisins du Golfe comme les Émirats, la présence militaire américaine à leurs frontières est perçue par l’Iran comme une menace directe et une justification légitime pour cibler ces installations en guise de représailles aux attaques américano-israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences stratégiques de cet engrenage sont cinglantes : au lieu de constituer un bouclier protecteur, les bases américaines ont agi comme de véritables aimants à missiles. Cette situation pousse désormais les Émirats arabes unis et d’autres États du Golfe à réévaluer leur dépendance sécuritaire vis-à-vis de Washington. Constatant l’extrême vulnérabilité de leur territoire, plusieurs pays de la région explorent aujourd’hui de nouvelles options diplomatiques et tentent d’initier des discussions directes avec Téhéran pour préserver leur propre sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les états-majors de Tel-Aviv, le constat demeure purement comptable : les Émirats arabes unis ne constitueront jamais la moindre menace militaire. Sans profondeur stratégique et bridée par une population nationale numériquement marginale, la monarchie ne risquera jamais de contester la suprématie israélienne. Pour l’État hébreu, la normalisation ne relève donc aucunement d’une alliance entre égaux, mais de l’intégration d’un auxiliaire financier et diplomatique parfaitement aligné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En laissant Abou Dhabi étendre ses tentacules au Yémen, au Soudan ou dans la Corne de l’Afrique, Israël applique une politique de laisser-faire méthodique. Ce rôle de sous-traitant sert les intérêts de Tel-Aviv : la diplomatie émiratie s’attelle à morceler les États arabes centraux, traquer l’opposition politique et verrouiller les voies maritimes, accomplissant la besogne sans qu’Israël n’ait à exposer ses propres soldats. En contrepartie, l’appareil sécuritaire israélien fournit à Abou Dhabi ses technologies de surveillance et son parapluie d’influence à Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette convergence s’appuie sur une alliance d’intérêts où la ressource financière du Golfe offre la logistique matérielle à une logique de domination et de démantèlement des souverainetés. Comment les Émirats ne fascineraient-ils pas ? Pour séduire les cœurs et les esprits, Abou Dhabi se présente avec le visage affable d’une société accueillante, jouissant d’une opulence qui éclaire le monde arabe et promet la prospérité. Devenu maître des symboles, cet État se présente avec la séduisante apparence des enchanteurs de toujours. Mais derrière ce discours sur sa prétendue stature géopolitique se dessine la réalité d’un simple exécutant, au service d’une stratégie qui divise les pays arabes, neutralise la cause palestinienne et consolide l’hégémonie de son nouvel allié.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Afrique comme laboratoire de l&rsquo;ingérence émiratie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur le continent africain que l’expansionnisme émirati déploie ses effets les plus destructeurs. Sous le couvert d’investissements, d’aide humanitaire ou de coopération sécuritaire, Abou Dhabi a méthodiquement étendu son ombre sur le Soudan, la Libye et la Corne de l’Afrique. La méthode ne varie jamais : repérer des factions armées ou des hommes forts en rupture de ban, les inonder de capitaux et d’équipements militaires, puis verrouiller en échange les infrastructures névralgiques et les ressources du sous-sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Soudan, cette politique de parrainage a viré au désastre. Le soutien logistique et armé massif accordé aux Forces de soutien rapide (FSR) du général Hemedti alimente un conflit d’une violence inouïe. Les rapports d’experts des Nations unies et des ONG documentent un circuit économique parfaitement rodé : Dubaï sert de plaque tournante pour le blanchiment et le commerce de l’or extrait des zones de combat, dont les revenus financent de nouvelles cargaisons d’armes, tout en visant le contrôle direct du littoral de Port-Soudan sur la mer Rouge. Parallèlement, l’injection de fonds souverains émiratis dans les économies occidentales sert de bouclier diplomatique pour acheter la complaisance internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réputation de plaque tournante du blanchiment et des capitaux suspects déborde désormais largement le continent africain et le Moyen-Orient : le rappel récent de l’ambassadeur de Bulgarie aux Émirats, sur fond d’enquêtes anticorruption visant des sociétés écrans et des vols en jet privé au profit d’oligarques sanctionnés, en offre une illustration européenne frappante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Libye, le choix d’Abou Dhabi s’est porté sur le maréchal Khalifa Haftar. Au mépris des embargos de l’Onu, la monarchie a financé des ponts aériens, livré des drones de combat et acheminé des contingents de mercenaires pour appuyer l’offensive contre Tripoli, cherchant à bloquer toute transition démocratique et à mettre la main sur les mannes pétrolières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la Corne de l&rsquo;Afrique, l’ingérence prend la forme d’un verrouillage portuaire et sécuritaire. En contournant l’État central somalien pour signer des accords directs avec les régions du Somaliland et du Puntland, Abou Dhabi a sciemment fragilisé l’équilibre politique local afin de contrôler le détroit de Bab-el-Mandeb et d’assujettir le commerce maritime régional à ses propres intérêts.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qzS4DnhzRZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=a2Wo3fgseU#?secret=qzS4DnhzRZ" data-secret="qzS4DnhzRZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">L’Axe de revers : Israël-Émirats-Maroc</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après le Soudan et la Libye, le pouvoir émirati a étendu ses manœuvres au Sahel. Du Mali au Niger, Abou Dhabi s’est immiscé dans un espace frontalier hautement inflammable, instrumentalisant la fragilité des juntes militaires locales pour y installer ses réseaux d’influence. Sous couvert d’aide financière, la monarchie injecte des capitaux qui ravivent les tensions communautaires, contraignant Alger à maintenir une vigilance militaire constante sur un périmètre stratégique immense : l’Algérie partage en effet plus de 6 385 kilomètres de frontières terrestres avec ses sept pays voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous ces pays limitrophes connaissent une période de grande instabilité — conflits fratricides, tensions ethniques, prolifération de groupes terroristes et crises migratoires d’une ampleur dramatique. Cette ceinture d’instabilité représente une menace permanente pour la région subsaharienne et le Maghreb. Pour préserver son intégrité territoriale, l’Algérie doit mobiliser des ressources considérables afin de contrecarrer les effets déstabilisateurs subis par ces populations déplacées et contenir les flux d&rsquo;insécurité importés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Alger, ces agissements s’inscrivent dans la réalité matérielle d’une alliance de revers formalisée dans le sillage des Accords d’Abraham de 2020. La répartition des rôles s’y opère avec une rigueur limpide. D’une part, Israël assure la fourniture d’équipements de pointe, notamment des logiciels d’infiltration cybernétique comme Pegasus, des drones de combat et des systèmes de guerre électronique. D’autre part, Abou Dhabi assume le rôle de bailleur de fonds global en mobilisant sa manne pétrolière pour financer ces contrats tout en activant ses relais diplomatiques. Enfin, le Maroc offre son territoire pour maintenir une pression politique et militaire continue sur la frontière occidentale de l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie de fait s’est matérialisée par des actes précis visant à imposer un fait accompli contraire au droit international : ouverture de représentations diplomatiques fictives à Laâyoune, accords de défense autorisant la présence de cadres militaires israéliens au Maroc et soutien financier à des foyers d’instabilité au Sahel. Face à cette géopolitique du fait accompli, l’Algérie oppose la force du droit international : le principe inaliénable de l’intangibilité des frontières héritées de la décolonisation, le respect des résolutions de l’Onu et le refus absolu de toute ingérence étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’activisme d’Abou Dhabi ne réussit pas à masquer les faiblesses structurelles du modèle émirati. La diplomatie du chéquier et la sous-traitance sécuritaire ne fabriquent pas une puissance géopolitique durable. Dépourvu de profondeur territoriale et de légitimité historique, l’État émirati repose sur un équilibre extrêmement fragile. Son économie dépend entièrement du dessalement d’eau de mer, des flux logistiques internationaux et de sa réputation bancaire. Il suffirait d’une étincelle dans le Golfe pour que la narration de la stabilité s’effondre et que les capitaux s’envolent. Dès qu’il se heurte à des États nationaux structurés, le modèle révise d’ailleurs rapidement ses prétentions. L’arbitrage saoudien en a offert la preuve : lorsque Riyad a exigé la fin de ses manœuvres autonomes, Abou Dhabi s’est exécuté et s’est retiré sans résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux tentatives d’encerclement de cet axe de revers, l’Algérie cherche à desserrer l’étau et à éviter de se retrouver prise en tenaille en déployant une stratégie de neutralisation rigoureuse — le voisin marocain à l’Ouest, les milices libyennes sous perfusion à l’Est et les brasiers sahéliens au Sud. Au Sahel, la diplomatie algérienne a réactivé ses canaux avec Niamey et Bamako, rappelant aux décideurs locaux que la sécurité durable du Sahara dépend de la coopération transfrontalière et non de promesses financières volatiles. Sur le flanc oriental, elle arrive à colmater la brèche : un dispositif militaire étanche le long de la frontière libyenne a contenu tout risque de débordement. Dans ce schéma, la Tunisie s’affirme comme un partenaire souverain et indéfectible : la convergence entre Alger et Tunis consolide un axe de stabilité au nord-est du Maghreb et contribue à préserver cet espace de toute tentative d’ingérence ou de déstabilisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bouclier algérien :  souveraineté et dignité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les analyses suggérant que l&rsquo;Algérie devrait renoncer à son soutien à la cause palestinienne pour se replier sur ses enjeux intérieurs méconnaissent profondément les fondements de sa doctrine. Hérité de la guerre de libération de 1962, cet engagement envers la justice et la libération des peuples est consubstantiel à l&rsquo;identité politique du pays. Une diplomatie fondée sur des principes demeure le meilleur rempart contre l&rsquo;isolement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Algérie s&rsquo;est forgée à travers les tempêtes de son histoire. Ce ne sont certainement pas les manœuvres d’un État récent, dépendant de capitaux et de prestataires privés, qui entameront sa trajectoire. En tranchant par la décision du 10 septembre 2026 — la rupture des canaux diplomatiques, l’expulsion de l’ambassadeur émirati et la fermeture de l’espace aérien —, l’Algérie a rappelé une vérité fondamentale : sa souveraineté ne s’achète pas, elle ne se négocie pas et elle ne cédera devant aucun marchand d’illusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;* Médecin algérien au Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="172Nm6xu3d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=2AETitoiC1#?secret=172Nm6xu3d" data-secret="172Nm6xu3d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/21/lalgerie-dit-non-a-la-diplomatie-du-chequier-des-emirats/">L’Algérie dit non à la diplomatie du chéquier des Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Moyen-Orient &#124; Les trois scénarios pour la Tunisie, selon Aram Belhadj  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 10:10:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[déficit commercial]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen Orient]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Etant donné la situation volatile au Moyen-Orient, trois scénarios détermineront l’évolution des indicateurs économiques en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/19/moyen-orient-les-trois-scenarios-pour-la-tunisie-selon-aram-belhadj/">Moyen-Orient | Les trois scénarios pour la Tunisie, selon Aram Belhadj  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’économiste Aram Belhadj a publié un <a href="https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=10244924706352069&amp;id=1222856386&amp;rdid=XYDTeqD0usLNmYWM" target="_blank" rel="noreferrer noopener">post Facebook</a>, dont nous publions ci-dessous la traduction, où il analyse l’évolution de la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences possibles sur l’économie tunisienne qui traverse, depuis plusieurs années, une crise structurelle chronique : faible croissance, inflation, déficit budgétaire et endettement, intérieur et extérieur dépassant 80% .</em></strong></p>



<span id="more-19669782"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la situation actuelle au Moyen-Orient, trois scénarios détermineront l’évolution future des indicateurs économiques en Tunisie:</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Le scénario le plus probable est celui d’un conflit gelé (c’est-à-dire le maintien de la situation actuelle sans résolution définitive). Le prix du baril se situerait alors entre 95 et 110 dollars, entraînant un déficit budgétaire avoisinant les 20 milliards de dinars, un déficit commercial proche de 25 milliards de dinars et des réserves de change se situant au seuil de 90 jours d’importation à la fin de l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Une désescalade négociée réduisant les tensions dans le détroit d’Ormuz (et potentiellement celui de Bab-el-Mandeb). Dans ce cas de figure, le prix du baril redescendrait vers une fourchette de 75 à 85 dollars ; cela permettrait d’enrayer l’érosion des réserves de change et de ralentir l’aggravation des deux déficits, tout en favorisant un recul progressif de l’inflation vers 5 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* Le scénario le moins probable (mais le plus dangereux) est celui d’une escalade majeure, impliquant une frappe américano-israélienne d’envergure, le retrait de l’Iran du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) et la fermeture quasi totale des détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb. Le prix du baril de Brent se situerait alors entre 130 et 150 dollars, entraînant un déficit budgétaire supérieur à 22 milliards de dinars, une inflation pouvant dépasser 8 % et des réserves risquant de tomber sous le seuil de couverture de 90 jours d’importations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit, à ce stade, c’est le canal commercial — et non monétaire — qui prévaut ; cette situation résulte du gel des prix des carburants, qui transfère le choc vers la balance des paiements plutôt que de l’imputer directement au portefeuille du consommateur. Toutefois, la donne changerait inévitablement si le premier scénario, et surtout le troisième, venaient à se concrétiser.<em></em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’arabe.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/19/moyen-orient-les-trois-scenarios-pour-la-tunisie-selon-aram-belhadj/">Moyen-Orient | Les trois scénarios pour la Tunisie, selon Aram Belhadj  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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