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	<title>Archives des Jared Kushner - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Jared Kushner - Kapitalis</title>
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		<title>Les dessous de l&#8217;accord Trump-Poutine sur la livraison du diesel russe </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 06:45:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'accord sur la fourniture du diesel russe aux Etats-Unis est un coup de poignard au dos de Kiev et de Bruxelles.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/11/les-dessous-de-laccord-trump-poutine-sur-la-livraison-du-diesel-russe/">Les dessous de l&rsquo;accord Trump-Poutine sur la livraison du diesel russe </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Donald Trump a annoncé vendredi 9 octobre 2026 qu’après une discussion très fructueuse avec son homologue russe,&nbsp;Vladimir Poutine&nbsp;s’était engagé à fournir plusieurs millions de tonnes de diesel pour le marché américain et mondial, sur plusieurs mois.&nbsp;L’accord prévoit la fourniture immédiate de 300 000 tonnes de diesel au marché américain et mondial, 500 000 tonnes de plus en novembre et 1 000.000 de tonnes immédiatement après.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong>, <em>à Lödz</em>.</p>



<span id="more-19782729"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Selon l’état de ses raffineries, la Russie va livrer rapidement 3&nbsp;000 000 tonnes de diesel»</em>, a écrit l président américain sur son réseau <em>Truth Social</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les prix du diesel pour les Américains et pour le monde vont baisser rapidement dans des proportions record ! Des prix plus bas pour les Américains et surtout nos formidables paysans, éleveurs et transporteurs routiers, c’est ma plus grande priorité»</em>, a ajouté Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain sait que le prix élevé des carburants est une cause majeure du mécontentement des électeurs avant des&nbsp;législatives très importantes&nbsp;le 3 novembre aux États-Unis, et le Parti républicain, handicapé par le bilan économique mitigé de Trump, redoute de perdre le contrôle du Congrès lors de ces élections.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Etats-Unis n’ont pas d’amis mais des intérêts </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’homme d’État britannique Lord Palmerston avait dit à la Chambre des Communes en 1848 : <em>«Nous n’avons pas d’alliés éternels, ni d’ennemi perpétuel. Seuls nos intérêts sont éternels et perpétuels». </em>Le Général de Gaulle l’a paraphrasé en déclarant, dans les années soixante du siècle dernier, que <em>«les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts».</em> Et il avait raison dans la mesure où c’étaient les Etats-Unis qui avaient demandé aux pays européens de boycotter les hydrocarbures russes au lendemain de l’intervention militaire russe en Ukraine le 24 février 2022. Aujourd’hui, c’est le président américain qui demande aux Européens et aux Américains d’acheter le diesel russe, pour faire baisser les prix.   </p>



<p class="wp-block-paragraph">La Russie étant frappée de&nbsp;sanctions sur ses exportations&nbsp;d’hydrocarbures, le ministère des Finances américain a, dans la foulée, précisé avoir donné une autorisation provisoire pour cette mise sur le marché. Le président ukrainien&nbsp;Volodymyr Zelensky, lui, a dénoncé une décision indigne&nbsp;et faible. <em>«Vous savez, cela ressemble à un beau cadeau d’anniversaire pour Poutine. C’est absolument horrible»</em>, a déclaré le président ukrainien au média américain <em>Axios,</em> faisant allusion au 74<sup>e</sup> anniversaire du président russe. «<em>Cela ne fait que renforcer la position de Poutine et lui donne la possibilité de mener une guerre encore plus intense</em>», a-t-il aussi déclaré à la presse, regrettant que l’équipe ukrainienne en déplacement en Floride ait <em>«simplement servi de façade»</em> pour cet accord avec Moscou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce de Trump coïncide avec la reprise des discussions en Floride entre Américains et Ukrainiens vendredi et samedi, auxquelles les Européens ont été conviés, sur une résolution du conflit avec la Russie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Les discussions à Miami sont constructives», déclare Witkoff</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A Miami, la délégation ukrainienne a rencontré Steve Witkoff, l’émissaire spécial de Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain qui agit en qualité de médiateur informel, en présence de représentants européens. Witkoff a évoqué sur X des «<em>discussions constructives</em>».</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WTXDAWJUEY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/guerre-dukraine-un-deal-petrolier-au-coeur-des-pourparlers-americano-russes/">Guerre d’Ukraine | Un deal pétrolier au cœur des pourparlers américano-russes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’Ukraine | Un deal pétrolier au cœur des pourparlers américano-russes » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/guerre-dukraine-un-deal-petrolier-au-coeur-des-pourparlers-americano-russes/embed/#?secret=pnf67oBmtD#?secret=WTXDAWJUEY" data-secret="WTXDAWJUEY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges ont notamment porté sur <em>«des mesures à court terme liées à la préparation à l’hiver (résilience énergétique, exportations de céréales), des garanties de sécurité, ainsi que des dispositifs à plus long terme pour la sécurité de l’Ukraine et de l’Europe»</em>, a précisé l’émissaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis mercredi, des attaques russes ont fait environ 60 morts en Ukraine, dont au moins 30 jeudi dans une frappe qui a touché deux bus à Kramatorsk, dans l’une des attaques les plus meurtrières des dernières semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les récents bombardements russes ont aussi causé des dommages considérables&nbsp;au réseau électrique ukrainien, a déploré vendredi le président ukrainien. Kiev redoute la répétition du scénario de l’hiver dernier, lorsque la Russie avait pilonné les installations énergétiques du pays, plongeant des millions de foyers dans le froid et l’obscurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet,&nbsp;<em>«les habitants de Kiev et d’autres grandes villes pourraient être plongés dans l’obscurité et affronter un froid extrême cet hiver si ces attaques ne cessent pas immédiatement»</em>, a-t-il prévenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là, on l’a compris, le dernier souci de Trump, qui n’a qu’une seule idée en tête : se rapprocher de la Russie pour la neutraliser en perspective d’une confrontation à venir avec la Chine qu’il sait inévitable. Quant à l’Ukraine, et avec elle la stupide Europe, elles iront en enfer !</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/11/les-dessous-de-laccord-trump-poutine-sur-la-livraison-du-diesel-russe/">Les dessous de l&rsquo;accord Trump-Poutine sur la livraison du diesel russe </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Guerre d’Ukraine &#124; Un deal pétrolier au cœur des pourparlers américano-russes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 07:26:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Business et conflits d’intérêts sont la marque de fabrique de la gestion des grands dossiers internationaux par l’administration Trump.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/guerre-dukraine-un-deal-petrolier-au-coeur-des-pourparlers-americano-russes/">Guerre d’Ukraine | Un deal pétrolier au cœur des pourparlers américano-russes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Business, zones d’ombre, mélange des genres et conflits d’intérêts sont devenus la marque de fabrique de la gestion des grands dossiers internationaux par l’administration Trump.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19772649"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les négociations américano-russes visant à mettre fin à la guerre en Ukraine ne se limitent plus aux modalités d’un cessez-le-feu et au sort des territoires disputés, elles englobent désormais un accord énergétique se chiffrant en milliards de dollars dans lequel les intérêts géopolitiques s’entremêlent aux relations commerciales de la famille de Donald Trump et de ses proches. Les actifs internationaux de l’entreprise pétrolière russe Lukoil sont au cœur des négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une enquête du <a href="https://www.nytimes.com/2026/10/03/us/politics/kushner-witkoff-russia-oil-deal.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> a révélé que les efforts de Washington et de Moscou pour parvenir à un règlement politique sont désormais liés au sort des actifs internationaux du géant pétrolier russe. Cet accord implique des investisseurs entretenant des liens politiques ou commerciaux avec la famille du président américain ainsi qu’avec ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les actifs internationaux de Lukoil font saliver les Américains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête intitulé <em>«Les pourparlers américano-russes sur l’Ukraine incluent désormais un accord pétrolier lié aux alliés de Trump»</em> met en lumière des détails controversés indiquant que les négociations de paix sur l’Ukraine se sont élargies pour inclure un accord de plusieurs milliards de dollars portant sur l’acquisition d’un vaste portefeuille d’actifs internationaux de Lukoil, l’une des plus grandes compagnies énergétiques russes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces actifs comprennent des champs pétroliers, des raffineries et des stations-service répartis dans diverses régions du monde, notamment des gisements au Cameroun, des raffineries en Europe et des stations-service dans l’État américain du New Jersey.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La société avait évalué ses actifs internationaux à environ 20 milliards de dollars plus tôt dans l’année, bien que la valeur finale de la transaction envisagée et sa structure financière ne soient pas encore précisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment choisi pour cette opération revêt une importance particulière. L’administration Trump avait imposé des sanctions à Lukoil il y a environ un an, dans le cadre des pressions exercées sur Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre. Toutefois, ces mêmes sanctions ont incité l’entreprise à céder ses actifs à l’étranger, créant ainsi une opportunité d’investissement majeure pour les acheteurs en mesure d’obtenir l’aval de Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe réside dans le fait que les sanctions, utilisées initialement pour punir Moscou, sont devenues un élément d’un mécanisme susceptible de libérer des actifs russes des restrictions américaines, augmentant ainsi considérablement leur valeur d’investissement. Ces sanctions confèrent également à Washington une influence décisive sur le processus de vente, car la conclusion de toute transaction nécessite son feu vert pour lever les restrictions pesant sur les actifs concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’enquête, le président russe a évoqué cette transaction lors de sa rencontre avec Wittkoff et Kushner au Kremlin, le 5 septembre dernier, la présentant comme un moyen de démontrer que les relations commerciales avec les États-Unis demeurent possibles. Les deux émissaires américains ont répondu qu’ils œuvreraient à faire avancer le projet, d’après des personnes informées de la teneur de la réunion et citées par le journal américain sous couvert d’anonymat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, Wittkoff et Kushner voient dans cette opération une opportunité de renforcer la confiance avec le Kremlin et de contribuer à la baisse des prix mondiaux de l’énergie, d’autant que l’aval du gouvernement américain entraînerait la levée des sanctions sur ces actifs et une augmentation immédiate de leur valeur.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="665Jc59j8n"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/">Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/embed/#?secret=aj9nUEuJtb#?secret=665Jc59j8n" data-secret="665Jc59j8n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un mélange des genres qui soulève des questions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les responsables de l’administration assurent que les émissaires du président n’ont aucun intérêt financier direct, la liste des investisseurs est dominée par des personnalités étroitement liées au premier cercle de Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>NYT</em> signale que l’un des principaux acteurs de cette liste est un groupe d’investissement dirigé par le milliardaire américain Todd Boehly, copropriétaire de l’équipe des Dodgers de Los Angeles et l’un des grands donateurs qui soutiennent soutenues Trump. Il a fait un don d’un million de dollars au comité <em>«Maga Inc.»</em>, qui soutient le président, en décembre 2025 et a également versé un million de dollars supplémentaires par l’intermédiaire de sa société d’investissement Eldridge Industries pour la cérémonie d’investiture de Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’enquête souligne l’absence de preuve indiquant que Kushner ou Witkoff détiennent une participation financière directe dans l’accord avec Lukoil ou qu’ils en tireraient un profit personnel. Néanmoins, des partenaires commerciaux de la famille Trump et de ses émissaires bénéficieraient financièrement de la conclusion de cet accord, compte tenu des liens d’investissement existants qui les unissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le <em>NYT</em> a cité Hui Chen, ancienne procureure fédérale et experte en éthique gouvernementale, qualifiant ces enchevêtrements d’effarants et extrêmement préoccupants. Elle a affirmé que cette situation soulève des questions majeures quant à la manière dont l’administration américaine évalue les candidats aux appels d’offres et à l’influence que les intérêts personnels pourraient exercer sur l’issue du processus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, la porte-parole de Witkoff a défendu le rôle de ce dernier, soulignant qu’il œuvre bénévolement et sans rémunération pour instaurer la paix et obtenir la libération des otages et qu’il ne présente aucun conflit d’intérêts ni participation financière dans ce dossier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Maison-Blanche au cœur du processus de décision</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord dépassant le cadre d’un simple investissement commercial, sa conclusion nécessite l’aval conjoint du gouvernement américain et du Kremlin. Si l’approbation du département du Trésor américain est indispensable pour alléger les restrictions liées aux sanctions, des observateurs avertis estiment que la décision finale se joue désormais à la Maison-Blanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une porte-parole du Trésor résume cette dynamique en expliquant que le Bureau de contrôle des actifs étrangers (Office of Foreign Assets Control dit l’OFAC) met en œuvre la politique étrangère définie par la Maison-Blanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Moscou, Poutine est considéré comme le décideur ultime, bien que Lukoil soit juridiquement une entreprise privée. Le <em>NYT</em> souligne ainsi que l’accord est tributaire d’une entente politique entre les présidents américain et russe plutôt que de relever d’une simple transaction entre vendeur et acheteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington affirme que l’implication de la Société de financement du développement international des États-Unis (DFC*) dans l’opération renforcerait la sécurité économique des États-Unis, soutiendrait la politique étrangère et réduirait les prix de l’énergie pour les consommateurs. Un responsable de l’institution a par ailleurs indiqué que cette participation pourrait également consolider la sécurité énergétique des alliés américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable de l’administration Trump a également précisé que Witkoff et Kushner avaient directement participé à la négociation des conditions financières de l’investissement public américain afin de garantir aux États-Unis un versement initial substantiel ainsi qu’une part des bénéfices.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pFPSbltphi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/">Les scandales financiers de la famille Trump</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les scandales financiers de la famille Trump » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/embed/#?secret=XNECuzhVoH#?secret=pFPSbltphi" data-secret="pFPSbltphi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, toujours selon l’enquête du <em>NYT</em>, ces arguments se heurtent à la réalité du dossier. Il ne s’agit pas d’une acquisition purement américaine, il y aussi des investisseurs étrangers notamment du Moyen-Orient et donc des profits vont être logiquement générés par ces investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a également un autre problème à savoir une offre antérieure de la société américaine de capital-investissement Carlyle. Celle-ci avait conclu, en janvier dernier, un accord de principe pour le rachat d’une part importante des actifs, ce qui aurait permis une détention américaine intégrale des actifs. Le <em>NYT</em> rapporte que l’offre de Carlyle est toujours en attente d’approbation alors que le groupe de Todd Boehly, l’ami de Trump, a émergé comme un concurrent majeur. Si l’enquête ne démontre pas que ce sont des liens politiques et commerciaux qui ont propulsé l’offre de Boehly au premier plan, elle soulève néanmoins des questions quant aux critères de sélection entre les différentes offres, en particulier compte tenu du pouvoir décisif dont dispose la Maison-Blanche pour les approuver ou les bloquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*La DFC (U.S. International Development Finance Corporation) est l’institution fédérale américaine de financement du développement, créée en 2019 pour mobiliser des capitaux privés au service de la politique étrangère et de la sécurité économique des États-Unis.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/guerre-dukraine-un-deal-petrolier-au-coeur-des-pourparlers-americano-russes/">Guerre d’Ukraine | Un deal pétrolier au cœur des pourparlers américano-russes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 08:22:54 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Phoenix Financial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jared Kushner, gendre du président américain Donald Trump, est actionnaire dans Phoenix Financial, principal financier de l’industrie militaire israélienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/">Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Affinity Partners, société de capital-investissement de Jared Kushner -financier et gendre du président américain Donald Trump- est le principal actionnaire dans Phoenix Financial, une entreprise financière israélienne investissant massivement dans plusieurs secteurs de l’industrie militaire israélienne. En même temps, M. Kushner agissait comme émissaire et négociateur officieux pour le plan de paix à Gaza de son gendre le président Donald Trump.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19760454"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a révélé une enquête de Allegra Goodwin, Katie Polglase et Majlie de Puy Kamp publiée par <a href="https://edition.cnn.com/2026/10/01/us/jared-kushner-israel-gaza-investments-invs-vis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNN</a> le 1<sup>er</sup> octobre 2026, soulignant un conflit d’intérêts concernant le gendre de Trump, et son rôle de négociateur pour la paix à Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, Kushner est le négociateur clé concernant le conflit à Gaza et en même temps, sa société de capital-investissement Affinity Partners détient une participation majoritaire dans une entreprise israélienne basée à Tel Aviv Phoenix Financial qui investit dans l’industrie militaire israélienne et qui fournit des armes et des équipements (dont des drones et engins de démolition) à l’armée israélienne notamment dans la guerre de Gaza.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est également révélé par CNN c’est que Kushner a échappé à tout examen minutieux de ce potentiel conflit d’intérêts en opérant en tant qu’envoyé bénévole, plutôt qu’en acceptant un poste gouvernemental qui aurait exigé la divulgation de sa situation financière. Il s’est ainsi assuré un double rôle inédit au sein de l’administration Trump conjuguant activités commerciales lucratives et politique très sensible en pleine guerre dévastatrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La guerre à Gaza enrichit le gendre du président US</h2>



<p class="wp-block-paragraph">CNN s’est appuyé sur la législation israélienne en matière de transparence financière pour retracer certains investissements de Phoenix Financial, une société basée à Tel-Aviv dont le groupe d’investissement de Kushner a doublé la participation l’année dernière, peu avant le retour de Trump à la Maison-Blanche. Kushner a par la suite qualifié Phoenix Financial de <em>«meilleur investissement»</em> pour Affinity.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces registres —qui ne couvrent qu’une infime partie des actifs de Phoenix— révèlent que la société a investi des centaines de millions de dollars dans Elbit Systems, le principal fournisseur d’armement en Israël. Selon l’enquête de CNN, Phoenix détient également des parts dans au moins huit autres entreprises fournissant à l’armée israélienne des équipements allant des drones aux navires de guerre, en passant par des engins de démolition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête a révélé que la valeur des actions de ces neuf entreprises a connu une forte croissance l’année dernière, plusieurs d’entre elles indiquant que la guerre à Gaza avait stimulé la demande pour leurs services et leurs activités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’Affinity Partners ne détienne pas de parts directes dans ces sociétés, elle réalisera des bénéfices considérables à mesure que Phoenix engrangera elle-même des profits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le printemps 2025, Kushner s’est imposé comme une voix influente dans la politique américaine au Moyen-Orient. Il a conseillé Trump, a voyagé à travers le monde pour négocier avec des dirigeants —dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu— et a même dévoilé des plans visant à reconstruire la bande de Gaza pour en faire un pôle touristique mondial. Kushner a joué un rôle dans l’accord de cessez-le-feu conclu l’année dernière à Gaza, bien que les raids israéliens contre la population n’aient pas cessé depuis lors.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’enquête de CNN n’a trouvé aucune preuve indiquant que les actions de Kushner en tant que diplomate aient directement influencé les investissements examinés, sa société a réalisé d’importants gains grâce à son investissement dans Phoenix. Elle a vendu un quart de sa participation en juillet pour plus de 340 millions de dollars, soit un rendement supérieur à cinq fois le prix d’achat initial des actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affinity, société détenue en totalité par Kushner, demeure le principal actionnaire de Phoenix avec une participation de 7,4% qui est évaluée à plus d’un milliard de dollars en juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kushner a évoqué ouvertement ses investissements et son rôle de médiateur de paix, estimant que le profit financier constitue la meilleure voie vers une paix durable.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O0r835h3zD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/etats-unis-pour-jared-kushner-seuls-comptent-iargent-et-israel/">Etats-Unis | Pour Jared Kushner, seuls  comptent I’argent et Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Etats-Unis | Pour Jared Kushner, seuls  comptent I’argent et Israël » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/etats-unis-pour-jared-kushner-seuls-comptent-iargent-et-israel/embed/#?secret=bBu3mwF5xt#?secret=O0r835h3zD" data-secret="O0r835h3zD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">«Peut-être y a-t-il un intérêt à mener ces guerres !»</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Lorsque l’on réunit un Arabe et un Israélien, la première chose dont ils discutent, ce sont les opportunités commerciales. Ils oublient tout le reste et réalisent alors qu’ils ont beaucoup de points communs»</em>, a déclaré Kushner dans l’émission <em>No Priors</em> en septembre dernier. Il a ajouté: <em>«Les investisseurs du Moyen-Orient regardent désormais Israël en se disant: Attendez une minute, peut-être y a-t-il un intérêt à mener ces guerres !»</em>. Difficile d’être plus cynique&nbsp;quand on mélange business et guerre !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les critiques soulignent que les liens financiers de Kushner, conjugués à son rôle officieux de représentant influent de la Maison-Blanche dans une région déchirée par la guerre, soulèvent des questions quant à savoir s’il agit dans l’intérêt des contribuables ou dans son propre intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cynthia Brown, conseillère principale en éthique auprès de l’organisation Citizens for Responsibility and Ethics (Citoyens pour la responsabilité et l’éthique) à Washington, a déclaré : <em>«Il y a toujours des personnes qui tirent profit de la guerre ou des politiques gouvernementales, la différence est que les bénéficiaires ne devraient pas être ceux qui prennent les décisions nécessaires à l’élaboration de ces politiques or c’est précisément ce qui se passe ici !»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’adressant à CNN, l’avocat de Kushner a affirmé que son client <em>«n’a jamais participé aux décisions de la société d’investissement Phoenix ni ne les a orientées»</em>, ajoutant qu’il <em>«n’a joué aucun rôle dans la décision d’acheter, de conserver ou de vendre l’une des neuf entreprises mises en lumière par CNN et qu’il n’a jamais siégé au conseil d’administration de Phoenix Financial. Toute insinuation selon laquelle le travail diplomatique de Jared aurait influencé les investissements de Phoenix dans les entreprises que vous avez mentionnées, ou inversement, est erronée»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un très juteux «<em>bénévolat au service de l’intérêt public»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, Kushner a déclaré au magazine <em>Forbes</em>, en septembre dernier, qu’il entretenait un <em>«dialogue très actif»</em> avec le groupe financier israélien et qu’il rencontrait régulièrement ses dirigeants et échangeait avec eux au sujet de l’entreprise, des tendances générales du marché et des opportunités stratégiques potentielles. Il a néanmoins précisé que ses échanges avec la direction de Phoenix avaient considérablement diminué depuis qu’il s’était <em>«davantage investi dans le bénévolat au service de l’intérêt public et dans les efforts diplomatiques»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines des participations de Phoenix Financial dans des entreprises liées à l’armée israélienne existaient déjà avant que la société de Kushner n’en devienne le principal actionnaire. D’autres participations notamment dans une entreprise fabriquant des fusées électroniques pour des obus* utilisés à Gaza et dans une autre produisant des pièces détachées pour des chars israéliens ont été acquises ultérieurement. Phoenix s’est abstenue de commenter ce qui semblait être des incohérences dans la classification de certains de ses rapports publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux experts-comptables judiciaires israéliens ont examiné les registres séparément et ont conclu, malgré ces incohérences, que les dossiers analysés par CNN correspondaient bien à des actifs de Phoenix Financial. Ces actifs incluent des investissements que CNN a identifiés comme ayant été réalisés par Phoenix dans des entreprises liées à l’armée. Les experts ont souligné que les documents ne reflétaient qu’une partie du portefeuille de Phoenix, excluant les actifs détenus dans des comptes de retraite, les participations dans des entreprises via des fonds communs de placement, les obligations d’entreprises ainsi que d’autres titres financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que Phoenix n’ait pas commenté les conclusions de CNN, un porte-parole de l’entreprise a indiqué qu’elle était <em>«soumise à une réglementation et que la valeur pour les actionnaires découlait principalement de la performance opérationnelle plutôt que des rendements des investissements»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que société privée, Affinity Partners —tout comme Kushner— n’est pas tenue par la loi américaine de divulguer ses investissements. Kushner a révélé en mars qu’Affinity Partners avait investi dans 28 entreprises à ce jour mais l’ampleur de sa participation dans Phoenix par rapport à ses autres investissements demeure floue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un porte-parole de la Maison-Blanche a rejeté les inquiétudes concernant un éventuel conflit d’intérêts entre les rôles de bénévole et d’homme d’affaires de Kushner, qualifiant ces allégations de <em>«propos vains propagés par les démocrates à l’encontre du président Trump, de sa famille et de son administration depuis une décennie»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les démocrates ont cherché à ouvrir de nouvelles enquêtes sur les activités de Kushner dans la région, des investigations susceptibles de s’intensifier s’ils venaient à reprendre le contrôle de la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une lettre adressée à Kushner en avril annonçant une enquête de la commission judiciaire de la Chambre, le représentant démocrate Jamie Raskin a qualifié la dualité des rôles de Kushner de <em>«décision inconciliable et totalement contraire à l’éthique»</em> affirmant qu’elle <em>«plane sur la politique étrangère américaine depuis le retour du président Trump à la Maison-Blanche en 2025»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xKxq21p03P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/">Les scandales financiers de la famille Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les scandales financiers de la famille Trump » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/embed/#?secret=Qnv7KIWDbA#?secret=xKxq21p03P" data-secret="xKxq21p03P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023, la société Affinity Partners a décidé de réaliser son premier investissement en Israël en acquérant une participation de 15% dans Shlomo Group, une entreprise spécialisée dans la location de véhicules et le crédit, pour un montant de 150 millions de dollars. L’année suivante, Affinity Partners a acheté une participation de 4,95% dans Phoenix Financial pour 128,5 millions de dollars. Phoenix figure parmi les plus grands groupes financiers d’Israël et propose des services incluant l’assurance, les retraites et la gestion d’actifs. Affinity Partners a ensuite presque doublé sa participation dans Phoenix cinq jours avant la prestation de serment de Trump, devenant ainsi le principal actionnaire de l’entreprise. Kushner a qualifié cet investissement de pari sur la solidité de l’économie israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renouvellement du pari d’Affinity Partners sur Phoenix est intervenu dans un contexte d’intensification de la guerre israélienne à Gaza, conflit dans lequel Kushner a rapidement joué un rôle clé de médiateur. Toutefois, contrairement au premier mandat de Trump, durant lequel il était haut conseiller à la Maison-Blanche et avait contribué à l’élaboration d’accords majeurs tels que les Accords d’Abraham, Kushner a cette fois-ci évité d’assumer un rôle officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Une fusée électronique pour obus est un dispositif de mise à feu placé à l’avant d’une munition d’artillerie qui utilise des composants électroniques pour déclencher l’explosion de la charge.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/le-gendre-de-trump-investit-dans-lindustrie-militaire-israelienne/">Le gendre de Trump investit dans l’industrie militaire israélienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les fables d’Infantino</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 09:25:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Fifa]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<category><![CDATA[Gianni Infantino]]></category>
		<category><![CDATA[Jared Kushner]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Redissi]]></category>
		<category><![CDATA[Mondial 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec son projet de Fifa Forward Enterprise, Gianni Infantino va livrer la poule d’or du football mondial aux plus voraces des capitalistes yankees. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour la Fifa, l’accalmie, tombée juste après le Mondial 2026, est de courte durée. Elle est de nouveau la cible de tirs de boulets de canon lâchés de toute part et personne pour garder les cages laissées vides. Les fédérations, les professionnels du sport, les clubs et les associations nationales et internationales, tous confondus, ont les yeux braqués sur le temple du football. Ils ont brandi le carton rouge à la face de son président Gianni Infantino, qui avait mis tout le monde hors-jeu, sauf Donald Trump, son acolyte et son mentor. Certains parlent de malversation, d’autres d’abus de confiance ou de détournement du football de son objectif, le plaisir de la compétition.</em></strong><em> (Photo d&rsquo;illustration générée par IA).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohsen Redissi *</strong></p>



<span id="more-19685102"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les langues se délient et des critiques acerbes sont lancées contre le président de la Fifa, suite à l’annonce de son intention de créer une société commerciale ouverte aux investisseurs privés, la Fifa Forward Enterprise (FFE) pour aller de l’avant. La <em>FFE</em> va devoir gérer les activités commerciales et événementielles de la Fifa, devenues une routine depuis le siècle dernier. Une étape logique de l’évolution de la Fifa, selon son président, pour mieux soutenir le développement du football, aussi bien masculin que féminin aux quatre coins du monde. Louanges à sa noble intention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la nouvelle trouvaille de deux présidents, deux larrons versés dans les affaires, souvent louches, leurs intérêts personnels priment et passent bien avant ceux de l’Etat ou de leurs communautés de bien. L’argent, même sale, n’a pas d&rsquo;odeur pour eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pris dans les filets </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La FFE détiendra environ 20% du capital de la Fifa. Ce nouveau prestataire ne va s’attaquer qu’à ce qui touche à la Coupe du monde de football et la Coupe du monde des clubs champions. La gouvernance du football, les compétitions, les calendriers, les révisions des règles, les décisions… restent du ressort de la centrale du football.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour donner de l’effet au tir, toutes les justifications sont bonnes pour entraîner dans cette nouvelle aventure les fédérations encore réticentes ou en attente de voir la réaction de leurs grandes sœurs nationales et les confédérations pour prendre position. Pour soudoyer les pays membres, principalement les petits pays peu riches, la Fifa promet de redistribuer 20 millions de dollars en plus de la dotation habituelle. Une aubaine. L’objectif de cette proposition est d’investir davantage dans les pays en développement, en créant des centres de formation avec des outils appropriés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays récalcitrants risquent de perdre 75% des dotations de la Fifa, du chantage en quelque sorte ; ou le revers de la médaille. Un tir lifté. Un manque à gagner énorme. Le temps leur est compté. Infantino a accordé 53 jours de réflexion aux fédérations nationales pour adhérer ou décliner la proposition, c’est le pari de&#8230; Gianni ou son lobe.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les retombées économiques de la Coupe du monde de football ne profitent qu’aux pays organisateurs, une poignée, l’Europe et l’Amérique latine en premier lieu, pays riches et pays ayant déjà organisé une édition de cette compétition. La co-organisation à deux ou à trois pays est une entreprise rentable et digne d’éloges. Une meilleure justice footballistique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La voix de son maître</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire ressemble à une fable des temps modernes qui a pris une mauvaise tournure. L’exposition prolongée et en premières loges aux discours de maître Renard, Donald Trump, promettant monts et merveilles, a fini par avoir raison de Maître Corbeau, Infantino. Il est sous sa coupe. Il a réussi à altérer son esprit de discernement&nbsp;; il a eu enfin raison de sa fière prestance. Il a sali son nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maître Donald a largement eu le temps d’embobiner Maître Infantino, le côtoyant matin et soir et en s’affichant tous deux, tout sourire devant les caméras lors du Mondial aux Etats-Unis. Ils ont prolongé leurs discussions en tandem à la mi-temps, en prolongations et en levée de rideaux. Maître Renard, un esprit malsain dans un corps sain, par l’odeur du gain facile alléché, lui tint à peu près ce langage <em>«Maître Corbeau, sans mentir, votre FFE offrira au monde le renouveau et l’immortalité du football. Sa célébration sera toujours associée à votre nom, une résurrection à chaque nouvelle édition de cette grandiose compétition. Vous serez le phénix du ballon rond.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre</em>» (Bible, Jean 8:7.) Ceux qui accusent Infantino de vagabondage, la plupart ont les mains sales. Ils ont trempé dans des affaires louches. «<em>Le chameau ne voit pas sa bosse»,</em> dit l’adage tunisien. Dans un tournant de leur vie sportive ou professionnelle, ses détracteurs ont eu recours à des subterfuges pour se graisser la patte. En se soulevant contre sa nouvelle initiative, ils n’ont ni l’autorité morale nécessaire ni l’accord total de leur communauté pour s’ériger en redresseurs de torts. A chaud, ils ont appelé à geler la participation de leur pays ou aux pays membres de leurs fédérations régionales sans consulter quiconque. Leurs voix font-elles foi ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon eux, la Fifa doit impérativement renoncer à son projet. Ils sont prêts à jouer les prolongations. Le football perdrait de son charme et serait sous la coupe des actionnaires, ou quand l’intérêt prime au détriment du foot selon les détracteurs. Hélas ces fédérations semblent avoir oublié que l’attribution de l’organisation de la phase finale de la Coupe du monde ces quinze dernières années était un choix politique beaucoup plus que footballistique. Ils lancent des fumigènes pour brouiller les pistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Family business</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Charité bien ordonnée commence par soi-même&nbsp;: telle est la devise du clan Maître Renard. C’est la griffe et la marque de fabrique de Donald Trump, le cerveau derrière cette proposition. Maître Corbeau n’est que <em>«gorge profonde»</em>. La Fifa, temple du football, n’a jamais manqué de liquide. C’est l’entreprise la plus riche et a plus de pays membres, 211 fédérations, que l’Organisation des Nations unies. Quoi d’autre !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la proposition d’Infantino est validée par les pays membres, la banque d’affaires J. P. Morgan et le fonds d’investissement Thrive Eternal, créé par Joshua Kushner, le frère de Jared, gendre de Donald Trump. Toutes ces familles doivent une fière chandelle à Maître Corbeau, seraient à la manœuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le journal britannique <em>The Times</em>, le président américain, pourrait à terme devenir directeur général de la FFE, avec à la clé des revenus personnels qui pourraient être décuplés. Il se préserve des jours difficiles. Ha! Ha ! Ha ! Maître Corbeau, honteux et confus, a juré de mettre fin à son aventure. Infantino et Kushner ont tous deux fait un pas en arrière pour se repositionner. Un repli tactique sous la pression de leurs adversaires pour mieux se ressourcer et préparer dans le calme leur contre-offensive le cas échéant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les adversaires de Maître Corbeau, président de l’instance internationale du ballon rond, sont nombreux sur le plan régional et international. Ils ne lâcheront pas prise de si tôt. La brèche a soulevé l’inquiétude des membres de la Fifa et les <em>tifosis</em> en matière de gouvernance et de transparence de la citadelle du foot. La «Ola» a dépassé les gradins et prend de l’ampleur chaque jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Etats-Unis &#124; Pour Jared Kushner, seuls  comptent I’argent et Israël</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie du dollar]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jared Kushner]]></category>
		<category><![CDATA[Marco Rubio]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Witkoff]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jared Kushner, «Monsieur Gendre», n’oublie pas de s’engraisser au passage en menant des négociations internationales au nom des ETats-Uuis. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Donald Trump a négligé les diplomates durant son premier mandat et encore plus durant le second, c’est à sa famille et à ses proches qu’il confie les dossiers sensibles et tant pis s’ils sont incompétents ! Alors que le secrétaire d’État Marco Rubio est marginalisé à tel point qu’on oublie qu’il existe, il s’occupe uniquement de l’Amérique latine, ce sont son ami homme d’affaires Steve Witkoff et surtout son gendre, affairiste lui aussi, Jared Kushner, qui ont la haute main sur les grands dossiers de la politique internationale. «Monsieur Gendre» n’oublie pas de s’engraisser au passage mais aussi, en grand sioniste devant l’Éternel, à veiller aux intérêts d’Israël.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19655177"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le magazine américain <a href="https://www.newyorker.com/magazine/2026/09/21/jared-kushners-dollar-diplomacy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The New Yorker</a> a publié une enquête de Dexter Filkins intitulée <em>«La diplomatie du dollar de Jared Kushner»</em> dans laquelle l’auteur estime que le gendre de Trump incarne ce profil de personnes à Washington pour qui la fonction publique constitue un moyen d’accéder à davantage d’opportunités pour augmenter sa fortune. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les dernières heures précédant la déclaration de guerre des États-Unis à l’Iran en février dernier, Kushner a rencontré des négociateurs iraniens à Genève, dans une tentative désespérée d’éviter un conflit qui a plongé la région dans le chaos et déstabilisé l’économie mondiale. Après la réunion, Kushner a déclaré aux journalistes que les négociateurs iraniens ne méritaient pas son temps : <em>«Beaucoup de manigances. En gros, ils jouent avec nous sur tous les fronts, et le terrain est très, très glissant»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un amateurisme diplomatique inquiétant </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gendre de Donald Trump, à l’apparence juvénile, s’est vu octroyer des pouvoirs extraordinaires ces dernières années. Avec Witkoff, l’envoyé spécial du président, il a été chargé de mettre fin aux guerres à Gaza, en Ukraine et partout où elles éclatent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kushner, 45 ans, n’accorde que peu d’importance à l’art de la diplomatie. Il estime que la connaissance de l’histoire de la région ou des détails des positions des parties négociatrices importe moins que l’écoute des différents points de vue et la recherche de compromis. Il affirme que les accords de paix sont comme des transactions immobilières, les deux impliquent des négociations ardues et parfois des tromperies. Les difficultés rencontrées par de nombreux diplomates avant lui, soutient-il, ne témoignent pas de la complexité des problèmes internationaux, mais plutôt des lacunes de ses prédécesseurs. En 2020, après la présentation par Trump de son premier plan de paix pour le Moyen-Orient, il déclare : <em>«On me critique depuis deux ans pour ne pas avoir suivi leur approche. Si l’un d’eux avait réussi, je n’aurais pas à gérer cette situation»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, ni Kushner ni Witkoff ne prêtent grande attention aux conseils des experts, même lorsqu’ils s’attaquent à deux dossiers complexes comme l’Iran et l’Ukraine. Ils négocient sans conseillers ni connaissance des détails de ces deux conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur cite un diplomate au fait des négociations avec l’Iran, selon lequel, lorsque le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a commencé à faire des concessions, les Américains n’ont pas pleinement saisi la portée des propositions. Ils ont consulté Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), mais ce dernier participait aux pourparlers en tant que tiers neutre. Un ancien responsable de la Maison-Blanche ayant travaillé sur le dossier nucléaire iranien a exprimé sa profonde frustration face à ce manque de préparation : <em>«Les Iraniens sont venus vous présenter une proposition. Qu’est-ce que cela signifie réellement ? Quel impact aura-t-elle sur eux, à court ou à long terme ? Quelles sont les solutions alternatives ? ​​L’absence de conseillers techniques constitue une grave négligence»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«À en juger par les propos de Kushner et Witkoff, il est clair qu’ils ne maîtrisent pas grand-chose sur le plan technique»</em>, a déclaré Kelsey Davenport, experte en non-prolifération à l’Arms Control Association.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël impose et les Etats-Unis disposent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un ami de Kushner s’est montré encore plus direct : <em>«C’est un homme sympathique mais il est complètement déconnecté de la réalité»</em>. Inquiet, le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, s’est rendu à Washington pour tenter d’éviter la guerre. N’ayant pu rencontrer Trump, il s’est entretenu avec le vice-président J.D. Vance, un opposant déclaré à la guerre, qui a affirmé sur CBS <em>«qu’un accord était à portée de main»</em> mais Witkoff et Kushner ont alors annoncé à Trump que l’Iran refusait de capituler. L’attaque a commencé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fur et à mesure que la guerre se déroulait, Kushner a avancé une justification surprenante pour attaquer les Iraniens : <em>«Ils auraient pu, vous savez, se doter de l’arme nucléaire en quelques jours ou semaines s’ils s’en étaient donné les moyens»</em>. Cette justification était illogique. Depuis les frappes de 2025 contre les installations nucléaires iraniennes, l’AIEA n’avait trouvé aucune preuve de reprise du programme d’armement nucléaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, Trump a été poussé à la guerre par Benjamin Netanyahu qui pensait qu’une campagne coordonnée permettrait de renverser rapidement le régime iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque les services de renseignement américains ont localisé les hauts responsables, Israël a lancé la frappe. Trump a alors décidé que les États-Unis ne pouvaient éviter la guerre, selon le secrétaire d’État Marco Rubio : <em>«Une action israélienne était attendue et nous savions qu’elle entraînerait une attaque contre les forces américaines»</em>. Sept mois plus tard, Trump est toujours empêtré dans le conflit et confronté à une crise économique mondiale due à la fermeture du détroit d’Ormuz et aux pénuries de munitions essentielles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eLRsCldJ7Q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/etats-unis-le-clan-trump-soffre-limmunite-fiscale-a-vie/">États-Unis | Le clan Trump s’offre l’immunité fiscale à vie !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« États-Unis | Le clan Trump s’offre l’immunité fiscale à vie ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/etats-unis-le-clan-trump-soffre-limmunite-fiscale-a-vie/embed/#?secret=4Wpfk45DcX#?secret=eLRsCldJ7Q" data-secret="eLRsCldJ7Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Alliance du monde des affaires et de la politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tout autre envoyé présidentiel, les négociations avec l’Iran auraient eu des conséquences désastreuses mais pas pour Kushner, la guerre n’était pas sa priorité. Tout en négociant avec l’Iran, il gérait également des milliards de dollars d’investissements versés dans son fonds d’investissement privé par d’autres gouvernements de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long de la présidence de Trump, Kushner a bâti sa carrière sur l’alliance du monde des affaires et de la politique. Il affirme que son expérience d’homme d’affaires contribue à ses efforts diplomatiques car elle lui permet de trouver des solutions novatrices à des problèmes généralement traités par des bureaucrates ingénieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure qu’il parcourait le monde au service de Trump, son implication dans les affaires commerciales des pays où il opérait s’est accrue. Il représente une nouvelle génération de personnalités à Washington, pour qui la fonction publique devient un moyen d’amasser des fortunes colossales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux dernières années, un groupe de personnes proches de la Maison-Blanche, parmi lesquelles les frères Witkoff, le conseiller en cryptomonnaies David Sacks et d’autres membres de la famille Trump, ont utilisé leurs fonctions officielles pour s’enrichir de milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je les connais tous»,</em> déclare un ancien responsable américain qui était en poste au Moyen-Orient, qui ajoute: <em>«Ils assistent aux réunions et mènent des affaires parallèlement à leur diplomatie. Ils disent : Assez parlé de cessez-le-feu. Nous avons cet hôtel que nous voulons construire ! Voilà le genre de politique étrangère que mène l’Amérique aujourd’hui».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque Kushner a quitté Washington après la fin du premier mandat de Trump, il était épuisé par quatre années de conflits internes et embarrassé par les émeutes du 6 janvier. L’auteur cite un ami qui affirme: <em>«Jared et Ivanka ont délibérément choisi de se retirer et de ne pas apparaître comme les représentants de Trump»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La famille Kushner s’installe à Indian Creek, en Floride, où elle acquiert une somptueuse demeure de 24 millions de dollars construite sur une île privée, un havre de paix surnommé <em>«le refuge des milliardaires»</em>. Kushner fonde sa propre société de capital-investissement, Affinity Partners, et met à profit ses relations pour constituer un portefeuille d’investissements lucratif. En 2024, il déclare : <em>«À ce stade de ma vie, je souhaite me concentrer sur mon entreprise».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le retour de Trump à la Maison-Blanche, ce dernier insiste pour que Kushner le rejoigne. Après quelques hésitations initiales, Kushner accepte et est envoyé avec Witkoff pour traiter des questions internationales, alors que l’influence des États-Unis est en déclin. Leur première étape est l’Ukraine, où ils présentent un plan de paix. Certains observateurs soupçonnent que la Russie a en réalité proposé aux Américains des accords commerciaux en échange d’un accord de paix favorable. <em>«C’est l’opinion générale!»</em>, selon un ancien responsable américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Arrogance et suffisance héritées de son père </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dexter Filkins a relevé que l’assurance de Kushner, que certains qualifient plutôt d’arrogance, s’est pleinement manifestée en 2024 lors d’une conférence à l’Université Harvard. Il y a dressé un bilan cinglant de plusieurs accomplissements diplomatiques majeurs des administrations précédentes : l’accord de Barack Obama visant à limiter le programme nucléaire iranien était <em>«l’un des accords les plus stupides»</em> jamais conclus, et les accords d’Oslo, qui définissaient en 1993 le processus de création d’un État palestinien, étaient un <em>«échec total»</em>. Il s’est montré beaucoup plus élogieux envers son propre travail : <em>«Je pense que mon bilan au Moyen-Orient est sans égal ces dernières années»</em>. Cette assurance a agacé les diplomates chevronnés. <em>«Il est incroyablement sûr de lui et extrêmement arrogant»</em>, a déclaré un ancien responsable américain qui a travaillé avec lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sentiment de supériorité de Kushner remonte à son enfance à Livingston, une ville cossue du nord du New Jersey, au sein d’une famille juive orthodoxe. Son père, Charles*, avait amassé une fortune considérable dans le secteur de la construction. Malgré les généreux dons de Charles aux œuvres caritatives locales, son caractère suscitait le scepticisme. Un proche de la famille déclara: <em>«Charles Kushner avait une très mauvaise réputation au sein de la communauté juive. Il était connu pour sa grossièreté et son avidité. Les Kushner sont réputés pour leur cupidité»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre connaissance décrivit Kushner et son parcours universitaire médiocre comme <em>«l’incarnation grotesque de celui qui a tout reçu»</em>. Malgré ses qualifications académiques modestes, Kushner fut admis à l’université Harvard après que son père eut promis 2,5 millions de dollars et les dons commencèrent à affluer dès son inscription.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’arrivée au pouvoir de Trump, Kushner est devenu une sorte de ministre sans portefeuille, travaillant sur des dossiers allant de la réforme du droit pénal à la renégociation des accords commerciaux. À l’instar du président, il avait tendance à s’appuyer davantage sur ses amis fortunés que sur les fonctionnaires. Un ancien haut responsable républicain proposa de recruter des experts en politique financière et monétaire mais Kushner refusa, déclarant : <em>«Vous ne comprenez pas. Nous embauchons des milliardaires, des milliardaires!»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël, Israël et toujours Israël !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Kushner s’est rapidement concentré sur le Moyen-Orient, où il a contribué à mettre en œuvre une politique de soutien indéfectible à Israël. Il a grandi avec des convictions intransigeantes sur la région, et son père était depuis longtemps un donateur pour des causes israéliennes, notamment des organisations comme les Amis américains de la Yeshiva de Beit El**, qui soutiennent les colonies en Cisjordanie. Charles Kushner est également un ami personnel du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trump et ses conseillers estimaient que l’Iran, principal adversaire des États-Unis au Moyen-Orient, avait bénéficié d’une impunité totale. Pour contenir ce pays, ils souhaitaient renforcer les liens avec l’Arabie saoudite, mis à rude épreuve sous Obama. Trump a chargé Kushner de rétablir ces liens. Les agences de renseignement américaines ont restreint l’accès de Kushner aux documents hautement classifiés, craignant que ses intérêts commerciaux ne le rendent vulnérable à une exploitation par des adversaires étrangers mais certains diplomates voyaient en son parcours un atout majeur pour le Moyen-Orient. À l’instar des monarchies du Golfe, les familles Trump et Kushner fonctionnaient essentiellement comme des entreprises familiales.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Jared-Kushner-Mohammed-Ben-Salmane-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19655234" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Jared-Kushner-Mohammed-Ben-Salmane-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Jared-Kushner-Mohammed-Ben-Salmane-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Jared-Kushner-Mohammed-Ben-Salmane-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Jared-Kushner-Mohammed-Ben-Salmane-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Jared-Kushner-Mohammed-Ben-Salmane-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Jared-Kushner-Mohammed-Ben-Salmane-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Jared-Kushner-Mohammed-Ben-Salmane.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Les affaires de Kushner sont largement financées par le Etats du Golfe.  </em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Des relations étroites avec les États du Golfe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations étroites de Kushner avec les États du Golfe ont joué un rôle central dans les accords d’Abraham. Le <em>New Yorker</em> rappelle sa relation étroite avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le soutien apporté par l’administration Trump à l’ascension de l’homme fort de l’Arabie saoudite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le départ de Trump de la Maison-Blanche, Kushner a continué de tirer profit de cette relation et des investissements qui en ont découlé, largement financés par des fonds du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ami de Kushner affirmé au <em>New Yorker</em> que ce dernier est retourné à la Maison-Blanche lors du second mandat de son beau-père en partie parce qu’il pensait pouvoir aider Israël. Bien qu’il ait parfois évoqué l’amélioration des conditions de vie des Palestiniens, il n’a pas hésité à bafouer leurs intérêts pour garantir les accords d’Abraham. À l’université Harvard en 2024, il a déclaré que le meilleur endroit pour les Gazaouis serait probablement le désert du Néguev, en Israël. Il n’a pas expliqué comment ils seraient contraints de se déplacer ni s’ils seraient autorisés à revenir. Il a décrit Gaza comme <em>«un lieu misérable construit par des ONG et des terroristes»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient n’était pas le seul terrain où Kushner a prospéré, il a également mené des projets controversés en Albanie et ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce second mandat de Trump, il continue de s’enrichir. En 2025, de nouveaux investissements en provenance du Moyen-Orient ont contribué à une croissance de 30% de son fonds, atteignant plus de six milliards de dollars. Affinity Partners estime son taux de rendement interne annuel à 25%. Parmi ses projets figurent deux investissements majeurs en Israël : 110 millions de dollars dans le groupe Shlomo, une société de location de voitures et environ 300 millions de dollars dans Phoenix Financial, une compagnie d’assurance.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PhyMEEihjx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/">Les scandales financiers de la famille Trump</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les scandales financiers de la famille Trump » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/17/les-scandales-financiers-de-la-famille-trump/embed/#?secret=0P6tswRQbW#?secret=PhyMEEihjx" data-secret="PhyMEEihjx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>* Charles Kushner a été nommé ambassadeur des États-Unis en France par Trump lors de son second mandat. Il est en poste depuis le 11 juillet 2025.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** La Yeshiva de Beit El est une institution talmudique sioniste religieuse fondée en 1978 dans la colonie israélienne de Beit El, en Cisjordanie.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/etats-unis-pour-jared-kushner-seuls-comptent-iargent-et-israel/">Etats-Unis | Pour Jared Kushner, seuls  comptent I’argent et Israël</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Gaza &#124; Mohammed Dahlan tire les ficelles depuis Abou Dhabi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 09:52:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Chaath]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité Palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Jared Kushner]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Dahlan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C'est le Palestinien Mohammed Dahlan, exilé à Abou Dhabi depuis 20 ans, soluble dans l'argent et proche des Israéliens,, qui dirige Gaza en sous-main. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/28/gaza-mohammed-dahlan-tire-les-ficelles-depuis-abou-dhabi/">Gaza | Mohammed Dahlan tire les ficelles depuis Abou Dhabi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il a initié et financé le nouveau gouvernement d’Ali Chaath qui administre Gaza, conseille la Maison-Blanche et fournit une partie des aides fournies aux personnes déplacées. Les dirigeants du Hamas coopèrent avec lui mais ils n’oublient pas que son objectif ultime est de les destituer. Lui, c&rsquo;est le très décrié Mohammed Dahlan, ancien chef des Forces de sécurité préventive (liées à l&rsquo;OLP) dans la bande de Gaza et exilé à Abou Dhabi depuis bientôt deux décennies.</em></strong> <strong><em>Un homme de l&rsquo;ombre, très soluble dans l&rsquo;argent et dont les liens avec les Israéliens sont un secret de polichinelle. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19522801"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Jacky Hugi a consacré une enquête au rôle actuel de Dahlan intitulée <em>«Entre Kushner et le Hamas: comment Mohammed Dahlan reconstruit son pouvoir à Gaza?»</em>, publiée dans le journal israélien <a href="https://www.maariv.co.il/news/opinions/article-1358093" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maariv</a>.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Voici Mohammed Dahlan de retour sur le devant de la scène, comme s’il était sorti de nulle part. Ce vétéran de la politique palestinienne est devenu l’une des figures les plus influentes des initiatives internationales concernant la bande de Gaza»</em>, c<em>’</em>est par ces mots que Jacky Hugi a commencé son enquête. Ce n’est pas l’Autorité palestinienne, mais Dahlan lui-même, exclu du Fatah, qui a été présent dans tous les événements importants concernant Gaza au cours de l’année écoulée : de l’aide alimentaire à l’accord de cessez-le-feu et au projet de reconstruction mené par la Maison-Blanche, a-t-il écrit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart de ses actions se déroulent discrètement et ne font donc pas la une des journaux mais une chose est sûre, lorsqu’il veut se faire un nom, il sait parfaitement comment s’y prendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dahlan a conseillé les Américains tout au long de cette période, depuis le début de la guerre jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui. Ses conseils ont notamment porté sur la manière de communiquer avec le Hamas. Il a également mis en place un réseau de fidèles et d&rsquo;agents dans toute la bande de Gaza, ce qui lui permet de sonder l&rsquo;opinion publique sur l&rsquo;ensemble du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a environ cinq ans, il a fondé le parti Courant démocratique national, dont les représentants sont très actifs dans la bande de Gaza et ont été impliqués dans des échanges avec les services de renseignement égyptiens concernant un cessez-le-feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa résidence à Abou Dhabi, Dahlan a mis en place un système d&rsquo;aide alimentaire et matérielle aux populations déplacées, financé par ses propres fonds et par le gouvernement des Émirats arabes unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;économie de Gaza est quasiment paralysée, avec un taux de chômage dépassant les 80%. De ce fait, les besoins fondamentaux de la population dépendent actuellement en grande partie des dons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les entités et les pays qui soutiennent l&rsquo;acheminement de nourriture et de produits de première nécessité à la population de Gaza figurent le Qatar, la Jordanie, les Nations Unies, des associations turques et même certains pays de l&rsquo;UE. Cependant, Dahlan et les Émirats les ont tous surpassés et certainement pas pour des raisons liées uniquement à la charité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble, Dahlan et les fonds gouvernementaux d&rsquo;Abou Dhabi ont investi plus d&rsquo;un milliard de dollars dans la bande de Gaza depuis le début du conflit. Et ce n&rsquo;est sans doute pas par simple philanthropie. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Liens avec les Israéliens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, grâce à ses relations et à ses activités dans la bande de Gaza, Dahlan est considéré par beaucoup comme la figure politique la plus influente parmi les différentes factions qui gèrent actuellement la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il bénéficie d&rsquo;une ligne de communication directe avec Jared Kushner, conseiller et gendre de Trump. Il entretient également des liens étroits avec le président égyptien Abdel Fattah Sissi depuis des années, en plus de ses contacts avec les services de renseignement égyptiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dahlan n&rsquo;a pas non plus rompu ses relations avec les dirigeants israéliens. Selon l&rsquo;enquête de <em>Maariv</em>, presque tous les hauts responsables israéliens qui se sont rendus à Abou Dhabi au cours de la dernière décennie l&rsquo;ont rencontré secrètement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine, Dahlan a envoyé ses hommes au Caire pour rencontrer des dirigeants du Hamas et d&rsquo;autres factions palestiniennes. Le sujet de discussion portait sur la coordination des positions pour les mois à venir, jusqu&rsquo;à la proclamation des résultats des élections israéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun s&rsquo;accorde à dire que le plan en quinze points proposé par les Américains a peu de chances d&rsquo;être mis en œuvre rapidement en raison de l&rsquo;opposition israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux points nécessitent une coordination entre les différentes parties. La bande de Gaza est actuellement une zone d&rsquo;intense activité politique, militaire et internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers soldats marocains sont arrivés dans la bande ces derniers jours et ont commencé à prendre position. Le projet de reconstruction est également en cours et, cette semaine, grâce aux pressions exercées par Jared Kushner lors de sa rencontre avec Benjamin Netanyahu, Israël a autorisé pour la première fois l&rsquo;entrée de bulldozers pour déblayer les décombres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Caire, le gouvernement technocratique palestinien d&rsquo;Ali Chaath attend le feu vert pour entrer dans la bande. Israël continue d&#8217;empêcher son entrée en raison du refus du Hamas de rendre les armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, Israël et le Hamas continuent d&rsquo;échanger des tirs, l&rsquo;armée israélienne attaquant et tuant presque quotidiennement des chefs de la branche armée du Hamas</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche dernier a marqué une nouvelle étape politique importante. Jared Kushner a rencontré Khalil al-Hayya, chef du bureau politique du Hamas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début du conflit, des responsables américains ont rencontré des dirigeants du Hamas mais une rencontre de cette ampleur est sans précédent. Le plus haut responsable du Hamas face à face avec le plus haut envoyé du président américain!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout cela se déroule alors que les États-Unis considèrent le Hamas, dans son intégralité, comme une organisation terroriste en vertu de leur législation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une fortune amassée grâce aux conseils en sécurité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mohammed Dahlan, âgé de 64 ans, est né et a grandi à Khan Younis. Il a bâti sa fortune considérable en fournissant des services de conseil en sécurité aux gouvernements, se spécialisant dans la protection des personnes et des infrastructures étatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a acquis son expérience dans sa jeunesse auprès des Soviétiques, lorsqu’il était officier au sein du Fatah. Durant la Première Intifada, il fut expulsé vers la Jordanie, puis s&rsquo;installa en Tunisie où il rejoignit la direction palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les accords d&rsquo;Oslo, il retourna dans la bande de Gaza et devint un proche collaborateur de Yasser Arafat. Ce dernier le nomma à la tête du Service de sécurité préventive de la bande de Gaza et il devint par la suite ministre de l&rsquo;Intérieur de l&rsquo;Autorité palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dirigeants du Hamas et du Jihad islamique, ainsi que leurs branches armées, figuraient parmi ses principales cibles sécuritaires. Il entreprit alors une répression féroce contre eux, œuvrant à déjouer les attaques contre les Israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, un profond désaccord éclata rapidement entre Dahlan et Arafat, Dahlan jugeant le style administratif d&rsquo;Arafat obsolète et la promotion de personnes non qualifiées à des postes clés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque la bande de Gaza tomba aux mains du Hamas en 2007, Dahlan se trouvait à Ramallah et n&rsquo;occupait aucune fonction officielle. Il demeura néanmoins l&rsquo;artisan de la doctrine de sécurité de l&rsquo;Autorité palestinienne à Gaza.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;affrontement avec Abou Mazen</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dahlan s&rsquo;installa en Jordanie puis à Abou Dhabi où il commença à se constituer une base populaire en soutenant les Palestiniens indépendamment de l&rsquo;Autorité palestinienne. Il se distingua notamment par le financement de colis alimentaires pour les personnes démunies dans les camps de réfugiés. Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, considéra cela comme une activité subversive contre son autorité et tenta de l&rsquo;arrêter. Au plus fort de leur conflit, il exclut Dahlan du Fatah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, en l&rsquo;absence d&rsquo;un leader palestinien charismatique, Dahlan représente pour les Américains et les Israéliens un interlocuteur de premier plan. Il est à leurs yeux relativement jeune, modéré, laïc et très éloigné de l&rsquo;appareil pléthorique de l&rsquo;Autorité palestinienne. Politiquement, il est perçu comme modéré, pragmatique et indépendant mais aussi comme un homme politique avisé et difficile à gérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partenariat actuel entre Dahlan et le Hamas pourrait être trompeur. À ce stade, le Hamas avait désespérément besoin de lui pour défendre sa position face aux Américains. Et c&rsquo;est précisément ce qui s&rsquo;est produit. Dahlan a été l&rsquo;un des principaux facteurs ayant conduit la Maison-Blanche à privilégier la reconstruction de Gaza plutôt que de poursuivre ses efforts pour éliminer le Hamas. Cependant, pour le mouvement, Dahlan demeure un adversaire politique. Nul ne peut prédire l&rsquo;évolution de la situation et il pourrait redevenir un ennemi du Hamas. Les dirigeants du mouvement se souviennent encore très bien des dures années 1990, lorsque Dahlan agissait comme le shérif de Gaza, les traquant sans relâche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une force de police de deux mille membres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Outre ses autres responsabilités, Dahlan a obtenu avec succès le financement nécessaire à la création de la nouvelle force de police palestinienne. Dans sa phase initiale, cette force devrait compter deux mille officiers en uniforme, tous originaires de la bande de Gaza, déjà recrutés, certains ayant reçu une formation en Égypte et en Jordanie. Cette force est destinée à remplacer la police du Hamas. Sa mission principale sera le maintien de l&rsquo;ordre public mais elle sera également chargée de récupérer les armes du Hamas et de protéger les membres du mouvement contre les représailles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Hamas ainsi que les milices armées par Israël pour combattre le Hamas étaient désarmés, cette force de police deviendrait la seule force de sécurité restante dans la bande de Gaza. Cependant, cette force serait loyale à celui qui la paie, à savoir Mohammed Dahlan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport indique que le Hamas est pleinement conscient des implications de ce plan, Dahlan est en train de bâtir sa propre force privée sur les ruines de l&rsquo;appareil dirigeant du mouvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant qu&rsquo;il continuera à faire avancer le projet de reconstruction et à envoyer des centaines de millions de dollars d&rsquo;équipements et de vivres, il bénéficiera du soutien du Hamas mais le moment décisif surviendra lorsqu&rsquo;il commencera à <em>«recouvrer sa dette»</em> et à étendre son influence sur la bande de Gaza par le biais de la police. À ce moment-là, le Hamas tentera probablement de l&rsquo;entraver. Jacky Hugi conclut par une affirmation frappante : <em>«Tant qu&rsquo;ils sont en vie !»</em>, ce qui sous-entend que l&rsquo;élimination physique des membres du Hamas même s&rsquo;ils ont accepté le plan international et le nouveau gouvernement technocratique n&rsquo;est pas définitivement exclue par les ennemis du mouvement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est certain pour le moment c&rsquo;est que Mohammed Dahlan a réussi deux choses, redevenir un protagoniste de premier plan à Gaza ce qui était impensable il y a encore quelques années et en même temps, il a pris sa revanche sur l’OLP et Abou Mazen qui sont complètement exclus du dossier de Gaza.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tJhgsHbJXD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/20/gaza-des-gangs-criminels-reconvertis-en-police/">Gaza | Des gangs criminels reconvertis en police ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza | Des gangs criminels reconvertis en police ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/20/gaza-des-gangs-criminels-reconvertis-en-police/embed/#?secret=eQe00lUQUt#?secret=tJhgsHbJXD" data-secret="tJhgsHbJXD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Trump &#8211; Al Khayyat &#124; Une amitié affairiste américano-syrienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trump-al-khayyat-une-amitie-affairiste-americano-syrienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 07:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Joe Wilson]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamad Al Khayyat]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La famille syrienne Al Khayyat fait du business avec la famille Trump pour influencer la politique étrangère américaine.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les frontières poreuses voire tout simplement inexistantes entre relations internationales et business familial ne sont plus l’apanage des pétromonarchies du Golfe, c’est devenu le mantra de la famille Trump. Le mélange des genres ne semble aucunement déranger le clan du président américain. Cela a un seul nom : corruption à la plus haute sphère de l’Etat. C’est à se demander si les Etats-Unis sont encore un modèle de démocratie dont on puisse s’inspirer ans le reste du monde.</em></strong> <em>(Photo: Moataz et Ramez Khayyat à Doha, au Qatar). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18673476"></span>



<p class="wp-block-paragraph"> Le <a href="https://www.nytimes.com/2026/04/19/us/politics/trump-syria-khayyat.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> a enquêté sur les tentatives de la famille syrienne Khayyat d’influencer la politique étrangère américaine alors qu’elle était, parallèlement, en pleines négociations commerciales avec la famille Trump. C’est là une pratique de plus en plus fréquente du second mandat du président Trump. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal américain rapporte que l’été dernier, le membre de la Chambre des représentants Joe Wilson, républicain de Caroline du Sud, écoutait attentivement, depuis son bureau du Capitole, des investisseurs du Moyen-Orient présenter par visioconférence leurs plans pour un projet immobilier côtier en Syrie. Ces plans incluaient un port pour les navires de croisière, un club de polo, une concession Bugatti et un parcours de golf conforme aux standards internationaux, le tout dans un pays récemment ravagé par la guerre civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un complexe hôtelier portant le nom de Trump   </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce n&rsquo;était pas tout. Pendant que Mohamad Al Khayyat, l’influent homme d’affaires syrien, présentait le projet, ses frères obtenaient des milliards de dollars de contrats gouvernementaux pour reconstruire de larges pans de l’économie syrienne dévastée. Mais les Khayyat avaient besoin d’une faveur majeure du Congrès, appuyée par le président Trump : la levée des sanctions paralysantes imposées à la Syrie du temps de Bachar Al-Assad.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette époque, Wilson, ancien avocat spécialisé dans l’immobilier et partisan de la levée des sanctions, a fait une proposition pragmatique au clan Khayyat. Connaissant le narcissisme de Trump et le fait qu’il adore que son ego soit flatté, il proposa que le parcours de golf porte le nom du président américain.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, Mohamad Al Khayyat l’a déjà devancé en annonçant son intention de proposer que tout le complexe hôtelier soit sous la marque Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Ivanka Trump et Jared Kushner à la manœuvre </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, ses deux frères aînés négociaient un partenariat immobilier d’envergure avec Ivanka Trump, la fille aînée du président, et Jared Kushner, son époux, afin de contribuer au financement d’un complexe hôtelier de plusieurs milliards de dollars en Albanie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce flou entre affaires personnelles et diplomatiques, courant dans les pays du Moyen-Orient, est également devenu le modus operandi de Washington durant le second mandat de Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions d’affaires impliquant la famille du président, qu’elles soient ambitieuses comme le projet de parcours de golf ou pragmatiques comme le projet Kushner, sont systématiquement liées à des décisions politiques cruciales ou à des négociations internationales déterminantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>NYT</em> affirme que cela témoigne également du pouvoir de Trump, car pour faire avancer les choses dans la capitale fédérale, il faut non seulement éviter de s’attirer les foudres d’un président vindicatif et imprévisible mais aussi l’apaiser autant que possible. Il en résulte un système perverti de clientélisme où des investisseurs versent des millions de dollars aux projets favoris du président ou investissent aux côtés de la famille Trump, espérant ainsi servir leurs ambitions politiques, même sans demande explicite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la Maison-Blanche et la Trump Organization maintiennent qu’elles n’étaient pas au courant du projet de complexe de golf de Trump en Syrie et la Trump Organization affirme qu’aucune discussion à ce sujet n’était en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables de la Maison Blanche ont nié toute suggestion selon laquelle les discussions immobilières impliquant la famille Trump auraient eu un quelconque impact sur les choix de politique étrangère du président concernant la Syrie. La famille Khayyat a déclaré que son partenariat financier avec Kushner était sans lien avec les efforts de levée des sanctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les législateurs des deux partis ont soutenu la levée des sanctions pour permettre à la Syrie d’obtenir les centaines de milliards de dollars nécessaires à la reconstruction du pays sinistré. Trump lui-même a soutenu la levée des sanctions au début de son mandat actuel et il l’a fait temporairement au printemps de l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proposition de baptiser le parcours de golf au nom de Trump fait désormais partie d’un effort de lobbying au Capitole, montrant à quel point le simple fait d’exploiter le nom de Trump est devenu politiquement utile pour certaines questions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamad Al Khayyat s’est rendu à Washington avec une pierre commémorative spéciale du parcours de golf proposé, gravée de l’emblème de la famille Trump, et la présentant à Wilson dans son bureau de Capitol Hill pour qu’il la remette à la Maison-Blanche. Khayyat s’est ensuite joint à des réunions avec d’autres législateurs pour faire pression en faveur de l’abrogation des sanctions. Quelques semaines plus tard, la loi d’abrogation permanente a été approuvée par le Congrès et Trump l’a promulguée fin décembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal indique que la relation entre la famille Trump et Al Khayyat remonte à 2022, lorsqu’Ivanka Trump et Jared Kushner, alors qu’ils étaient au Qatar pour assister aux matchs de la Coupe du monde de football, ont rencontré la famille syrienne et ont dîné au restaurant Carbon Doha, une succursale du célèbre restaurant new-yorkais, situé sur une île surplombant l’horizon de Doha. Ce restaurant ainsi que tous les restaurants de la même rue appartiennent à Ramez Al Khayyat et à sa famille et sont situés sur une île artificielle que la famille a construite en seulement six mois, à la demande de la famille royale qatarie pour créer un espace de divertissement pour la Coupe du monde de football.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kushner a récemment bénéficié du soutien des fonds souverains du Moyen-Orient, y compris des fonds du Qatar, pour créer une société d’investissement privée d&rsquo;une valeur de 3 milliards de dollars, après avoir servi à la Maison-Blanche pendant le premier mandat de Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ramez et ses frères se sont installés définitivement au Qatar en 2011 et y ont connu du succès mais ils n’ont en aucun cas abandonné leur espoir de retourner en Syrie. La situation a changé fin 2024, lorsque Bachar Al-Assad a été évincé et que Trump est revenu à la présidence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Khayyat invités à l&rsquo;investiture de Trump</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques semaines plus tard, Ramez et son frère aîné, Moataz, se rendaient à l’investiture de Trump. À Washington, pour les festivités, les Khayyat rencontrèrent les parents de Jared Kushner, ainsi que Michael Boulos, époux de la plus jeune fille du président, Tiffany Trump, et le père de ce dernier, Massad Fares Boulos, qui avait contribué à coordonner les efforts de mobilisation des électeurs syro-américains lors de la campagne de réélection de Trump, comme en témoignent des photos publiées sur les réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même mois, les Khayyat se rendirent à Damas pour rencontrer le nouveau président syrien, Ahmed Al-Charaa, qui venait de prendre le pouvoir dans un pays en ruines et dont les infrastructures nécessitaient une reconstruction urgente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Khayyat et leurs partenaires ont obtenu un contrat de 4 milliards de dollars pour reconstruire l’aéroport délabré et en faire une plaque tournante essentielle au Moyen-Orient, ainsi qu’un autre contrat de 7 milliards de dollars pour la construction de quatre centrales électriques au gaz naturel. Ils ont également négocié un troisième accord avec Chevron pour développer des sites de forage de gaz naturel en mer Méditerranée, au large des côtes syriennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tom Barrack, envoyé spécial du président américain pour la Syrie, a apporté son soutien aux frères Khayyat et leur a réaffirmé l’appui de l’administration Trump à leurs projets. Le long de la côte syrienne, Mohamad Al Khayyat travaille à son projet de construction d’un terminal de croisière et d’un complexe hôtelier, comprenant le parcours de golf sous la marque Trump, un projet qui devait être réalisé sur des terres contrôlées par le gouvernement syrien. Le <em>NYT</em> a relevé que les efforts de lobbying entrepris pour obtenir le soutien du Congrès à la levée des sanctions ont inclus notamment des vols gratuits vers la Syrie à certains membres du Congrès. La levée des sanctions a également reçu un large soutien de la part des groupes syro-américains et de certains parlementaires, qui ont fait valoir qu’une telle mesure dynamiserait la reprise économique de la Syrie en encourageant les investissements étrangers après le départ du président Assad.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trump-al-khayyat-une-amitie-affairiste-americano-syrienne/">Trump &#8211; Al Khayyat | Une amitié affairiste américano-syrienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le «Grand Israël» selon l’ambassadeur américain à Tel Aviv</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/le-grand-israel-selon-lambassadeur-americain-a-tel-aviv/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 06:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Meir Kahane]]></category>
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		<category><![CDATA[Steve Witkoff]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Imaginez les Etats-Unis envoyant en Israël un ambassadeur djihadiste, qui croit en l’établissement d’un califat dans tout le Moyen-Orient.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/le-grand-israel-selon-lambassadeur-americain-a-tel-aviv/">Le «Grand Israël» selon l’ambassadeur américain à Tel Aviv</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’ambassadeur des Etats-Unis ne représente pas Israël : il représente à peine ses mabouls. Mais il est tout à fait possible qu’il représente une AmérKKKe en devenir.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Gideon Levy</em></strong></p>



<span id="more-18402303"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg" alt="" class="wp-image-11747504" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Gideon-Levy-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>«La&nbsp;Genèse 15 dit que c’est Abram – avant Abraham, c’est Abram – qui reçoit de Dieu la nouvelle que ses descendants hériteront de la terre. Et vous me direz, en tant que théologien, si je me trompe, ça va de l’Euphrate au Nil, je pense. Et ça inclurait pratiquement tout le Moyen-Orient. Ce serait le Levant. Donc Israël, la Jordanie, la Syrie, le Liban. Ça inclurait également une grande partie de l’Arabie saoudite et de l’Irak. &#8230; Je veux dire, je ne suis pas sûr que ça irait aussi loin. &#8230; ça inclurait beaucoup d’endroits qui sont aujourd’hui des pays</em>. (…) <em>Mais cette zone particulière dont nous parlons maintenant – Israël est une terre que Dieu a donnée par l’intermédiaire d’Abraham à un peuple qu’il a choisi. C’était un peuple, un lieu et un but.</em>&nbsp;(…) <em>Israël a-t-il droit à cette terre ?</em> (…) <em>Ce serait bien s’ils prenaient tout ça</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du fleuve au fleuve</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le lieu : le terminal diplomatique de l’aéroport Ben-Gourion. Le moment : au milieu de la semaine dernière. L’occasion : ce n’est pas ce que vous pourriez croire. Non, ce n’était pas une conversation entre des personnes échappées d’une unité fermée de quelque asile psychiatrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait d’une conversation entre&nbsp;Tucker Carlsonet l’ambassadeur états-unien en Israël, Mike Huckabee, dans le cadre de son programme d’entretiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le terme <em>«Grand Israël»</em> est devenu trop restrictif, modeste et anachronique. Ce n’est plus de la mer au désert. Maintenant c’est du fleuve (l’Euphrate) au fleuve (le Nil). Tout ça est à nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ça ne sort pas de la bouche des déjantés du Mont du Temple, ni des foldingues qui parlent de retourner à Gaza, mais de la bouche de l’ambassadeur états-unien en Israël, une personne nommée personnellement par le président Donald Trump, qui connaissait très bien les opinions lunatiques de l’ambassadeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La promesse de Dieu à Abraham</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il visite ce pays depuis 53 ans, a déclaré Huckabee-l’ami-d’Israël, principalement les colonies que son pays n’a jamais reconnues. Il estime que tout le Moyen-Orient appartient aux Juifs. Ciao ciao, Mohammed ben Salmane ; bye bye, Abdel Fattah Al-Sissi, allez vous chercher d’autres pays. Celui-ci est à nous, celui-là aussi, et celui-là aussi. La base juridique est solide et bien établie : c’était la promesse de Dieu à Abraham. Ainsi parla l’éminent ambassadeur en Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la liste interminable des ambassadeurs et envoyés états-uniens au Moyen-Orient qui étaient juifs et sionistes, y compris les actuels, Steve Witkoff et Jared Kushner, s’ajoute désormais un impérialiste chrétien, qui agit non seulement au nom d’Israël, mais aussi au nom du messianisme juif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas pour rien que Carlson a dit : «<em>Cet homme ne représente pas mon pays ; il représente Israël.</em>» Ce n’est ni l’un ni l’autre, Carlson. Cet homme ne représente pas Israël ; il représente à peine ses mabouls. Mais il est tout à fait possible qu’il représente une AmériKKKe en devenir, dont le secrétaire d’État Marco Rubio a récemment loué <em>«l’héritage chrétien»</em> de l’Occident quand il était à Munich.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute cette affaire aurait pu servir de diversion comique en marge d’événements plus importants si elle n’avait pas été centrée sur un homme choisi pour ce rôle d’ambassadeur non pas malgré ses opinions, mais précisément à cause d’elles.&nbsp;Meir Kahane&nbsp;n’aurait pas osé s’exprimer de la même manière ; Itamar Ben-Gvir se contente de beaucoup moins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce type est le porte-parole de la puissance qui est en train de façonner actuellement le caractère du Moyen-Orient, peut-être pour des générations. C’est le porte-parole d’un État qui s’apprête à lancer une guerre contre l’Iran parce qu’Israël l’y exhorte, du moins selon Carlson. Ce sont là les derniers amis d’Israël dans le monde et telle est leur vision.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Peut-on ne pas devenir antisémite ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Existe-t-il de plus grands accélérateurs de l’antisémitisme ou de plus grands instigateurs de positions anti-israéliennes que ceux qui poussent Israël à devenir un empire régional, tout ça à cause d’une promesse biblique pipeau faite il y a 3 000 ans ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël est le pays natal des Juifs, a déclaré Huckabee. Et qu’en est-il de sa maison en Arkansas ? À qui appartient-elle ? Pas à la tribu des Quapaw ? Ou bien Huckabee et ses semblables ont-ils une règle morale pour le monde entier et une autre pour le peuple élu ? Compte tenu de tout ça, est-il possible de ne pas devenir antisémite ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et enfin, que penseront les Arabes du pouvoir que représente Huckabee ? C’est la concrétisation de toutes leurs craintes primitives à l’égard du sionisme. Imaginez les Etats-Unis envoyant en Israël un ambassadeur djihadiste, qui croit en l’établissement d’un califat islamiste dans tout le Moyen-Orient. C’est là, juste à l’envers, leur ambassadeur en Israël, et il est considéré comme légitime. C’est tout sauf drôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source <em>: <a href="https://link.sbstck.com/redirect/5a241c60-7120-49ec-9f17-7f76ed1fe181?j=eyJ1IjoiaTFlbHQifQ.Hq9qAIq7zpkEpiC_jKxZ1S8NBly1ZqUcW7etgzodmC4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haaretz</a>. Traduit par <a href="https://link.sbstck.com/redirect/2372ced8-f243-424e-8606-957fccb0fe02?j=eyJ1IjoiaTFlbHQifQ.Hq9qAIq7zpkEpiC_jKxZ1S8NBly1ZqUcW7etgzodmC4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tlaxcala</a></em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4wIkLItjol"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/mike-huckabee-le-cadeau-de-trump-aux-israeliens/">Mike Huckabee, le cadeau de Trump aux Israéliens</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mike Huckabee, le cadeau de Trump aux Israéliens » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/mike-huckabee-le-cadeau-de-trump-aux-israeliens/embed/#?secret=dmsIbKC2p2#?secret=4wIkLItjol" data-secret="4wIkLItjol" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/25/le-grand-israel-selon-lambassadeur-americain-a-tel-aviv/">Le «Grand Israël» selon l’ambassadeur américain à Tel Aviv</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Conseil de la paix &#124; Le projet fou de Trump pour dynamiter l’Onu !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/21/conseil-de-la-paix-le-projet-fou-de-trump-pour-dynamiter-lonu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil de la paix est la dernière trouvaille de Donald Trump dans sa prédication illimitée et sa quête de domination totale du monde.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/21/conseil-de-la-paix-le-projet-fou-de-trump-pour-dynamiter-lonu/">Conseil de la paix | Le projet fou de Trump pour dynamiter l’Onu !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est la dernière trouvaille du président américain Donald Trump dans sa prédication illimitée et sa quête de domination totale du monde. Après l’enlèvement d’un chef d’État et sa volonté agressive de s’emparer de territoires qui ne lui appartiennent pas, le voilà qui annonce un «Conseil de la paix» dont la première mission est la mise sous tutelle de Gaza avant de s’étendre aux autres zones de conflits et in fine de se substituer aux Nations Unies.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18263247"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Pour être membre permanent de ce nouveau <em>«machin»</em>, il faudra verser un milliard de dollars par an, l’ordre du jour est soumis à l’approbation de Trump qui est d’ailleurs le seul à disposer d’un droit de veto, et le seul habilité à interpréter la charte de cette nouvelle institution qui a vocation à faire de lui le maître incontesté et incontestable du monde. Ubu roi dans toute sa splendeur!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une enquête de Lauren Kaori Gurley et Michael Birnbaum parue dans le <a href="https://www.washingtonpost.com/national-security/2026/01/18/trump-peace-board/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> rappellent les appels répétés lancés par Trump ce week-end aux dirigeants mondiaux pour qu’ils rejoignent ce nouveau <em>«Conseil de la paix»</em>, qu’il présente comme une organisation internationale de consolidation de la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable américain a confirmé que la cotisation d’un milliard de dollars représente le coût d’une adhésion permanente mais a précisé qu’aucune contribution n’est requise pour y adhérer et que les pays qui ne s’acquitteront pas de cette cotisation bénéficieront d’une adhésion de seulement trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce responsable américain, qui a partagé ces informations sous couvert d’anonymat, a confirmé l’existence d’un projet de charte pour le conseil proposé mais la Maison-Blanche ne l’a pas rendu public. <em>Times of Israel</em> en a publié une copie en ligne dimanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, la Maison-Blanche a annoncé en grande pompe la création d’un nouveau conseil dans le cadre du plan de Trump visant à superviser la reconstruction de la bande de Gaza dévastée. Cependant, le projet de charte diffusé ne fait aucune mention directe du territoire palestinien. Cette absence de mention a alimenté les spéculations selon lesquelles Trump chercherait à établir une alternative aux Nations Unies sous l’égide des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des dirigeants du monde entier, dont ceux de l’Argentine, du Canada, de l’Égypte, de la France, de la Hongrie, de l’Inde, de l’Italie et de la Turquie, ont été invités à rejoindre cette charte internationale pour la consolidation de la paix. Le roi Abdallah de Jordanie a également été invité, d’après une annonce du ministère jordanien des Affaires étrangères dimanche. L’Égypte et la Turquie ont confirmé avoir reçu l’invitation mais n’ont pas encore indiqué si elles y adhéreraient. Jusqu’à lundi 19 janvier 2026, 60 pays ont reçu de invitations pour rejoindre la nouvelle organisation internationale de Trump.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un organe «plus souple et plus efficace»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de charte publié par <em>Times of Israel</em> semble conférer au Conseil des pouvoirs bien plus étendus que ceux envisagés par Trump en octobre dernier, lorsqu’il a contribué à négocier le cessez-le-feu à Gaza. Le mois suivant, le Conseil de sécurité de l’Onu a approuvé le plan de Trump visant à créer un Conseil chargé de superviser les efforts de reconstruction de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le projet, la mission du Conseil est de <em>«promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance saine et légitime et garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par un conflit»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La charte souligne également <em>«la nécessité d’un organe international de consolidation de la paix plus souple et plus efficace»</em> et appelle à la formation d’une <em>«coalition d’États disposés et engagés dans une coopération concrète et une action efficace»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Un haut responsable européen, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a indiqué que les dirigeants européens se consultent actuellement sur les ambitions de Trump pour ce Conseil et que la plupart sont peu susceptibles d’approuver sa composition actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces mêmes dirigeants hésitent à déclencher un nouveau conflit avec Trump, compte tenu de leur confrontation actuelle au sujet du Groenland et de leur besoin urgent de soutenir l’Ukraine qui subit simultanément un hiver rigoureux et l’escalade des attaques russes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable européen a ajouté qu’il existe une réticence à contribuer de manière substantielle à une nouvelle organisation dominée par la vision de Trump d’un nouvel ordre mondial, même si les Européens restent engagés à financer la reconstruction de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>WP</em> cite un responsable américain qui a déclaré que les fonds seraient directement utilisés pour mettre en œuvre la mission du Conseil de paix, à savoir la reconstruction complète de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil veillerait à ce que la quasi-totalité des fonds soit utilisée à cette fin et non gaspillée dans les <em>«lourdeurs administratives qui affectent de nombreuses autres organisations internationales»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conseil «tape-à-l’œil»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien diplomate américain Aaron David Miller a qualifié le Conseil de Trump de <em>«tape-à-l’œil»</em> et a mis en doute sa capacité à agir efficacement sur la scène internationale. Il a déclaré : <em>«Nous avons besoin d’une diplomatie de terrain, pas de comités de façade ni de l’inclusion d’un grand nombre de pays et de personnalités dans un processus où la plupart d’entre eux n’auront aucun rôle réel. Nous avons besoin de Trump, de Netanyahu, des dirigeants du Hamas à Gaza et ceux présents à l’étranger, du Qatar et de la Turquie»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le projet de la Charte, le Conseil de paix tiendra des réunions de vote au moins une fois par an et son ordre du jour sera soumis à l’approbation du président Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un monde imaginaire lointain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Miller a ajouté : «Le Conseil de la paix est un concept qui semble relever d’un monde imaginaire lointain, totalement déconnecté des réalités de notre planète. <em>Le Conseil de la paix ne parviendra pas à résoudre le conflit au Soudan. Il n’accomplira pas non plus ce que les médiateurs américains et européens n’ont pas réussi à faire : obtenir un cessez-le-feu en Ukraine»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la charte, Trump décidera qui sera invité à siéger au conseil. Etvendredi, les sept membres fondateurs du conseil exécutif ont été annoncés, parmi lesquels son gendre Jared Kushner, le secrétaire d’État Marco Rubio, l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient et homme fort de la diplomatie américaine Steve Witkopf et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. S’y ajoutent trois autres membres : le président de la Banque mondiale Ajay Banga, le conseiller adjoint à la sécurité nationale Robert Gabriel et le milliardaire Mark Rowan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La charte stipule que les décisions seront prises à la majorité des voix, chaque membre disposant d’une voix. Cependant, le président Trump conserve un droit de veto et possède <em>«l’autorité finale quant à la signification, l’interprétation et l’application de la présente charte»</em>, ce qui place Trump en position de leader incontesté et incontestable.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement au Conseil de paix, la Maison-Blanche a annoncé vendredi la création d’un comité d’opérations secondaire, le Conseil exécutif de Gaza. Ce conseil comprend Jared Kushner, John Wittkov, Tony Blair, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan et le diplomate qatari Ali Al-Thawadi. Des responsables israéliens ont déjà exprimé leur opposition au plan de Donald Trump. Le bureau de Benyamin Netanyahu a déclaré que l’annonce de ce conseil <em>«n’avait pas été coordonnée avec Israël et contredit sa politique»</em>, en raison de la controverse entourant la présence de diplomates turc et qatari.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Palestiniens complètement oubliés &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Khaled Elgindy, chercheur palestinien au Centre d’études arabes contemporaines de l’Université de Georgetown, a également critiqué la proposition. Il a écrit sur la plateforme X : <em>«Il n’est fait mention ni des Palestiniens ni de leurs droits ni de leurs intérêts ni même d’un futur État palestinien. Des questions qui ne sont pas une priorité pour Blair ni pour Trump ni pour ce soi-disant Conseil de paix»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que Trump lui avait présenté l’idée du Conseil de paix il y a plusieurs semaines et qu’il y avait donné son accord de principe. Il a toutefois indiqué avoir plusieurs questions quant à son fonctionnement. Il a déclaré dimanche à la presse à Doha : <em>«Concernant les modalités du Conseil de la paix, nous n’avons pas encore abordé tous les détails relatifs à sa structure, son fonctionnement, ses sources de financement, etc. Nous discuterons de ces questions dans les prochains jours»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/21/conseil-de-la-paix-le-projet-fou-de-trump-pour-dynamiter-lonu/">Conseil de la paix | Le projet fou de Trump pour dynamiter l’Onu !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Nouveau traité de défense en gestation entre Riyad et Washington</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/nouveau-traite-de-defense-en-gestation-entre-riyad-et-washington/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 08:34:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Arabie saoudite et les États-Unis sont en pourparlers concernant un nouveau traité de défense conjoint. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon le </em></strong><a href="https://www.ft.com/content/4140e25a-fc96-40ef-89b1-a31bf674ce73" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Financial Times</em></strong></a><strong><em>, l’Arabie saoudite et les États-Unis sont en pourparlers concernant un traité de défense conjoint. L’enquête d’Andrew England, Abigail Hauslohner et Ahmed Al Omran indique que l’accord en cours de négociation est similaire à celui conclu le mois dernier avec Doha -après le bombardement israélien- qui considère désormais que toute attaque contre le Qatar comme une attaque contre les États-Unis.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17722476"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le Royaume espère conclure un accord lors de la visite du prince héritier Mohammed Ben Salmane à la Maison Blanche le mois prochain. Il s’attend à ce qu’il soit <em>«solide»</em> et inclut une coopération renforcée en matière militaire et de renseignement, selon des sources proches du dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur cet éventuel accord de défense, un haut responsable de l’administration Trump a déclaré : <em>«Des discussions sont en cours concernant la signature d’un accord lors de la visite du prince héritier aux États-Unis mais les détails restent incertains»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Maison Blanche et le Département d’État ont refusé de commenter les détails de cet accord potentiel. Le Département d’État a déclaré que la coopération des États-Unis avec le Royaume en matière de défense était <em>«une pierre angulaire de notre stratégie régionale»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassade d’Arabie saoudite aux États-Unis a ajouté que Washington était <em>«engagé en faveur de la sécurité de la région et continuerait de collaborer avec l’Arabie saoudite pour résoudre les conflits, promouvoir l’intégration régionale et empêcher les terroristes de se constituer un refuge»</em>. Elle n’a cependant pas répondu à une demande de commentaire du <em>Financial Times</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une onde de choc</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le prince héritier saoudien arrivera aux États-Unis quelques semaines seulement après la signature par le président Donald Trump d’un décret stipulant que Washington répondrait à toute attaque contre le Qatar en prenant toutes les <em>«mesures juridiques appropriées, y compris diplomatiques, économiques et, si nécessaire, militaires»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret signé par Trump fait suite à une attaque israélienne visant la direction du Hamas à Doha. Cette attaque a provoqué une onde de choc dans les États pétroliers du Golfe qui considéraient Washington comme le garant de leur sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal britannique ajoute que l’Arabie saoudite, qui cherchait depuis longtemps à conclure un accord de défense avec les États-Unis, a passé des mois à négocier avec l’administration Biden un traité de défense qui conduirait à une normalisation des relations avec Israël. Cependant, ces efforts ont été contrariés par l’opération Déluge d’Al Aqsa du 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza. Le prince Mohammed, qui a accusé Israël de génocide à Gaza, a clairement indiqué que le royaume ne normaliserait pas ses relations sans la création d’un État palestinien, ce à quoi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’oppose fermement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des négociations sont actuellement en cours avec l’administration Trump afin de conclure un pacte de défense distinct avec les États-Unis qui pourrait prendre la forme d’un accord bilatéral ou d’un décret.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je m’attends à des progrès similaires sur les questions de défense et de sécurité suite au décret présidentiel avec le Qatar»</em>, a déclaré au journal Firas Maksad, directeur général pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord du groupe Eurasia, basé à Washington, qui ajoute: <em>«Ils travaillent sur un projet et je crois comprendre qu’il est bien plus solide que ce qui existe déjà»</em>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un point de friction</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le prince Mohammed poursuit ses projets de développement du royaume, chiffrés à mille milliards de dollars, le renforcement de la coopération sécuritaire avec les États-Unis est crucial. Cependant, Hussein Ibish, chercheur principal à l’Arab Gulf States Institute de Washington, a déclaré que la volonté de l’administration Trump de voir l’Arabie saoudite normaliser ses relations avec Israël pourrait constituer un point de friction. <em>«Cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas aller de l’avant car il suffit à Trump de décider que c’est une bonne idée. Mais nous n’en sommes pas encore là»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prince héritier saoudien, qui a noué des liens étroits avec Trump et son gendre, Jared Kushner, s’apprête à effectuer sa première visite aux États-Unis depuis 2018, sous le premier mandat de Trump. L’Arabie saoudite figure déjà parmi les plus gros acheteurs d’armes américaines et la Maison Blanche a annoncé un contrat d’armement de 142 milliards de dollars avec le royaume –soit le double du budget de la défense de Riyad pour 2024– lors de la visite de Trump dans la région en mai dernier. La Maison Blanche a décrit cet accord comme le plus important accord de défense de l’histoire, précisant qu’il porterait sur les capacités aériennes et spatiales, la défense antimissile, ainsi que la sécurité maritime et frontalière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’Arabie saoudite, comme d’autres États du Golfe, est de plus en plus préoccupée depuis 15 ans par l’engagement des États-Unis dans la région et par l’imprévisibilité de leurs politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diversifier les alliances</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque des installations pétrolières saoudiennes ont été attaquées par des drones imputés à l’Iran en 2019, l’administration Trump n’a rien fait. Plus récemment, la frappe israélienne visant des dirigeants politiques du Hamas au Qatar, qui abrite la plus grande base militaire américaine de la région, a secoué les États du Golfe. Le Qatar a également été la cible d’attaques iraniennes en raison de la guerre de 12 jours avec Israël en juin, lorsque Téhéran a tiré des missiles sur la base américaine en représailles au bombardement par Trump des sites nucléaires de la République islamique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mois dernier, l’Arabie saoudite a signé un accord de défense mutuelle stratégique avec le Pakistan, pays doté de l’arme nucléaire, signalant aux États-Unis et à Israël la volonté du royaume de diversifier ses alliances de sécurité pour renforcer sa dissuasion. <em>«C’était un signal clair. Il est entendu qu’il n’existe pas d’alternative à l’architecture de sécurité américaine dans la région mais il existe des moyens de combler les lacunes et d’améliorer l’image du pays»</em>, a déclaré Maksad.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HRMsdb1RP2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/document-aux-origines-des-relations-entre-larabie-saoudite-et-israel/">Document : Aux origines des relations entre l’Arabie saoudite et Israël</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Document : Aux origines des relations entre l’Arabie saoudite et Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/15/document-aux-origines-des-relations-entre-larabie-saoudite-et-israel/embed/#?secret=JYpxGf4cJG#?secret=HRMsdb1RP2" data-secret="HRMsdb1RP2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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