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	<title>Archives des jeunes docteurs - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des jeunes docteurs - Kapitalis</title>
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		<title>Les jeunes docteurs, de l’ambition à la déception : 2- Le doctorat, et après ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2020 11:33:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En matière d’enseignement supérieur, on doit dorénavant travailler en Tunisie sur la qualité et non la quantité. Rien ne sert de former un nombre aussi élevé de docteurs comme on le fait jusqu’ici, soit environ 1000 docteurs/an. Il est nécessaire d’utiliser le peu de moyens dont nous disposons pour former dans de conditions acceptables des...</p>
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<p><strong><em>En matière d’enseignement supérieur, on doit dorénavant travailler en Tunisie sur la qualité et non la quantité. Rien ne sert de former un nombre aussi élevé de docteurs comme on le fait jusqu’ici, soit environ 1000 docteurs/an. Il est nécessaire d’utiliser le peu de moyens dont nous disposons pour former dans de conditions acceptables des docteurs de qualité qui trouveront facilement leur place dans le monde de travail. Ceci permet de ne pas former des docteurs destinés au chômage obligatoire après un parcours marathonien.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Bergaoui</strong> *</p>



<span id="more-313984"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>La préparation d’une thèse nécessite, après le mastère ou un diplôme d’ingénieur, de 3 à 5 ans de travail laborieux généralement dans des conditions difficiles. La Tunisie dispose déjà de plus de 6 000 jeune docteurs en chômage en plus des 1 000 docteurs formés chaque année par nos universités. A part l’aspect social induit par le chômage de ces jeunes, ces docteurs représentent un investissement onéreux pour la collectivité qu’il serait dommage de gaspiller.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le chômage des jeunes docteurs, un problème d’opinion publique</h3>



<p>Les jeunes docteurs sont destinés en principe à rejoindre les établissements de recherche et de l’enseignement supérieur en tant que chercheurs et enseignants chercheurs. Les postes sont très limités et sont ouverts en fonction des besoins des établissements et des moyens financiers accordés aux ministères concernés. Pour des raisons budgétaires, l’ouverture des postes de chercheurs et d’enseignants-chercheurs, déjà insuffisant face au nombre croissant de docteurs chômeurs, a été suspendu depuis 2018. Désormais, la possibilité de recrutement dans le public n’est pas suffisante pour répondre aux souhaits des docteurs chômeurs d’accéder à l’emploi et absorber le flux des docteurs sortants.</p>



<p>Des possibilités restent encore pour l’emploi dans les Etablissements Supérieurs Privés. Ces établissements disposent rarement d’enseignants permanents mais font recours à des enseignants vacataires appartenant aux EES. Une convention a été signée dernièrement entre le MESRS et l’Utica portant sur le recrutement de 1 000 docteurs dans les établissements privés. Cette convention n’a pas eu malheureusement de suites.<br>Les jeunes docteurs en chômage doivent se rendre compte qu’il n’y aura pas dans les années à venir, en raison essentiellement de la crise économique qui ne fait que s’amplifier, ouverture de postes au MESRS du moins pas suffisamment pour absorber le nombre exorbitant de docteurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une vision erronée du jeune docteur</h3>



<p>Traditionnellement un docteur est perçu comme une personne spécialisée dans un domaine très pointu, objet de son sujet de thèse. Le doctorat est par ailleurs considéré comme une formation pour la recherche et par la recherche. Cette vision a limité les possibilités d’insertion des jeunes docteurs. Cette perception, un peu archaïque et dépassée, découle probablement de notre conception de l’ancien doctorat de 3éme cycle ou du doctorat d’Etat.</p>



<p>Le doctorat dans le système LMD actuel procède d’une autre vision. Grace d’une part à une formation complémentaire d’une durée d’un semestre dans des disciplines diverses et d’autre part à des compétences acquises tout le long de la réalisation de sa thèse, le jeune docteur possède désormais des qualités comportementales (ou soft skills) lui permettant de s’adapter à des situations professionnelles diverses. On peut citer parmi ces compétences la résolution des problèmes complexes, l’esprit critique, l’intelligence émotionnelle, le jugement et la prise de décision, la créativité, la flexibilité, le travail d’équipe, la gestion du temps… Par ailleurs, un jeune docteur est sensé maîtriser parfaitement les langues et la communication.</p>



<p>Le jeune docteur doit être considéré ainsi comme une personne ayant acquis et développé une formation polyvalente et disposant d’une expérience professionnelle d’au moins de 3 ans comme responsable d’un projet qu’il a mené à bien. Vu sous cet angle le champ d’activité du jeune docteur devient très vaste et le diplôme de docteur l’habilite à exercer dans pratiquement tous les domaines.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Trouver un emploi dans le public ou semi-public</h3>



<p>Compte tenu des compétences dont il dispose, un jeune docteur peut avoir sa place dans des sociétés ou organismes publics ou semi-publics comme les ministères et les organismes sous-tutelle, les sociétés nationales… Le recrutement de ces jeunes permet d’améliorer la qualité des services rendus au citoyen et développer la recherche développement.</p>



<p>Toutefois, la fonction publique ignore actuellement les docteurs qui ont fait des études d’au moins 8 ans après le baccalauréat. En effet la législation tunisienne considère les fonctionnaires en quatre classes dont la catégorie A réservée à ceux ayant fait des études supérieures. La catégorie A1 rassemble tous les diplômés du niveau mastère ayant fait au moins 5 années d’études supérieures. Suivant cette nomenclature, le docteur (Bac+8) est recruté au même titre qu’un mastère ou un ingénieur.</p>



<p>Il faut revoir cette nomenclature et réserver une catégorie particulière (A0 par exemple) pour les titulaires d’un doctorat avec les avantages qui en découlent.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Création d’entreprises par les jeunes docteurs</h3>



<p>Il faut que les jeunes docteurs sortent absolument de leur attentisme et arrêtent de demander à l’Etat de leur assurer l’emploi dans la fonction publique. Il est inadmissible qu’un diplômé soit au chômage, sans rien faire, à végéter et à dormir durant des années, les meilleures années de sa vie alors qu’il est en bonne santé et qu’il possède toutes ses capacités physiques et mentales.</p>



<p>Un docteur, s’il possède l’esprit entrepreneurial, peut créer sa propre entreprise. Il peut proposer son savoir faire et ses services et profiter des avantages et des aides prévus par la réglementation pour la création de son entreprises. Les connaissances scientifiques acquises lors de sa formation doctorale ne sont pas certainement suffisantes pour réussir en entreprise. Il faut également disposer de capacités de leadership, des capacités managériales, des connaissances en gestion d’entreprise, finance, fiscalité, droit du travail…</p>



<p>Il faut encourager les jeunes docteurs et les aider financièrement et administrativement à créer même des mini projets. Il ne s’agit pas forcement de start-up mais de projets plus modestes comme une garderie, une supérette, un petit restaurant, un café… Ces métiers sont tout à fait honorables et il n’y a aucun problème pour un jeune docteur d’exercer dans les métiers de la bouche ou de loisir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Travailler chez le privé</h3>



<p>Certaines entreprises privées peuvent recruter des docteurs. Ceux ci peuvent aider l’entreprise à innover, à créer de nouveaux produits, à améliorer des produits existants. Ils peuvent être chargés de faire des études, des enquêtes, des rapports et représenter l’entreprise dans les différentes manifestations et expositions. Grâce à ses compétences en matière de relation, de communication et à son esprit critique et de raisonnement le docteur peut aider à résoudre de nombreux problèmes au sein de l’entreprise. Il représente un moteur pour l’innovation et le développement. Il peut aider à la mise au point et la création de nouveaux produits, l’amélioration de la qualité des produits fabriqués par l’entreprise, mener des études ou des enquêtes…</p>



<p>Il y a également le recrutement par les multinationales, qui généralement disposent d’un service <em>«Recherche-Développement»</em>. Ces entreprises sont plus motivés à embaucher un jeune docteur qui possède à la fois des connaissances scientifiques et techniques pointues ainsi qu’une maîtrise des «Soft Skills», des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et des langues. Les start-up basés sur l’innovation et les technologies de pointe peuvent être intéressées par le recrutement de bon docteurs motivés et ambitieux.</p>



<p>Malheureusement la plupart des chefs d’entreprises en Tunisie ne le voient pas ainsi et le recrutement de docteurs en entreprise est très rare. Les responsables ne voient pas ce que peut leur apporter un jeune docteur et préfèrent plutôt recruter des ingénieurs qui, à leur avis, sont les plus aptes à répondre aux besoins des entreprises. Le privé, chef d’entreprise, doit considérer le jeune docteur non comme un spécialiste dans un domaine pointu mais plutôt comme un cadre qui a mené à bien durant 3 ou 4 ans un projet de recherche et dispose de nombreuses compétences et d’une expérience intéressante dans le domaine de la gestion des projets, de la communication, de la gestion du stress…</p>



<h3 class="wp-block-heading">Rapprocher l’entreprise de l’université</h3>



<p>Il faut d’une façon générale rapprocher l’université du monde de l’entreprise. L’université doit faire connaître les formations qu’elle offre et les compétences de ses diplômés. L’Etat doit encourager les entreprises à recruter des docteurs et instaurer des avantages matériels et financiers pour ces entreprises. L’entreprise doit également participer activement à la formation des diplômés de l’université, futurs cadres de l’entreprise économique et créer des cycles en co-construction.</p>



<p>Dans ce sens et afin de favoriser l’insertion des jeunes docteurs certains pays ont lancé un doctorat professionnel. Ce doctorat est orienté vers la profession et permet d’améliorer le taux d’encadrement et le potentiel création et innovation des entreprises. La création d’un tel doctorat dans le système LMD est tout à fait logique puisque le doctorat fait suite à un cycle mastère de recherche alors que les titulaires d’un mastère professionnel ne peuvent pas poursuivre leurs études au-delà.</p>



<p>Pour conclure, le MESRS, les universités et les établissements doivent créer des bureaux chargés du suivi des docteurs formés, leur devenir, l’organisation au profit de ces diplômés de sessions de formation continue et de recyclage, de liaison avec les employeurs… afin de faciliter l’insertion de ces jeunes.</p>



<p>Au cours de la préparation de son doctorat, l’étudiant est trop pris par l’avancement de sa thèse et oublie de penser à son insertion professionnelle. Il faut l’aider à entretenir des liens avec la profession pour l’après doctorat. Il faut également qu’il apprenne les techniques de recherche d’emploi. Le doctorant doit être penser à son avenir et avoir le souci d’intégrer le monde professionnel.</p>



<p><em>* Professeur à la retraite.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédent article : </em></h4>



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<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis: </em></h4>



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		<title>Les jeunes docteurs de l’ambition à la déception : Des études doctorales fastidieuses et pleines d’embûches (1/2)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2020 11:08:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[études doctorales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En matière d’enseignement supérieur, on doit dorénavant travailler en Tunisie sur la qualité et non la quantité. Rien ne sert de former un nombre aussi élevé de docteurs comme on le fait jusqu’ici, soit environ 1000 docteurs/an. Il est nécessaire d’utiliser le peu de moyens dont nous disposons pour former dans de conditions acceptables des...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Sit-in-docteurs-chomeurs.jpg" alt="" class="wp-image-313481"/><figcaption><em>Sit-in de docteurs au chômage devant le palais du gouvernement à la Kasbah.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>En matière d’enseignement supérieur, on doit dorénavant travailler en Tunisie sur la qualité et non la quantité. Rien ne sert de former un nombre aussi élevé de docteurs comme on le fait jusqu’ici, soit environ 1000 docteurs/an. Il est nécessaire d’utiliser le peu de moyens dont nous disposons pour former dans de conditions acceptables des docteurs de qualité qui trouveront facilement leur place dans le monde de travail. Ceci permet de ne pas former des docteurs destinés au chômage obligatoire après un parcours marathonien.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Ridha Bergaoui</strong> *</p>



<span id="more-313480"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>Selon l’Institut supérieur de la statistique (INS), en 2019, la Tunisie comptait 623.900 chômeurs dont 255.500 diplômés du supérieur. Parmi ces derniers plus de 6.000 sont des docteurs chômeurs, diplômés de nos universités. Au moins 8 années d’études supérieures après le bac, en moyenne 10 ans, sont nécessaires pour obtenir le diplôme de docteur.</p>



<p>De longues années de labeur et de travail parfois très harassant, très épuisant et des sacrifices sont nécessaires pour obtenir le plus haut diplôme délivré par l’université. Au bout de ce pénible parcours, ces jeunes docteurs se retrouvent malheureusement abandonnés à leur sort, dans la rue, face à une ignorance complète, face à une barrière hermétique qui les empêche de réaliser leur rêve et d’accéder au métier qu’ils ont toujours souhaité, celui d’enseignant chercheur. Ceci explique leur grogne, leur mécontentement et leur révolte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un gaspillage intellectuel dans un pays pauvre et mal gouverné</h3>



<p>Ce gaspillage intellectuel s’ajoute à des pertes chroniques que connaît régulièrement notre pays depuis quelques années, celui de l’exode des cerveaux et cadres tunisiens. On estime à près de 100.000 le nombre de personnes ayant quitté le pays depuis 2011 pour s’installer surtout en Europe. Ces personnes ont été formées essentiellement dans des secteurs nobles et d’avenir : la médecine, l’informatique, l’ingénierie…</p>



<p>Toutes ces personnes ont été formées au prix de grands sacrifices et d’efforts aussi bien personnels que collectifs et nationaux. Dans un pays où la seule richesse notable est sa jeunesse et la matière grise de ses citoyens, dans un pays qui connaît des crises successives, économiques, sanitaires, politique, sociales…, la crise des jeunes docteurs ne laisse personne insensible.</p>



<h3 class="wp-block-heading">De la formation des docteurs</h3>



<p>Les étudiants inscrits ces dernières années en thèse sont environ, chaque année, au nombre de 12.000 à 13.000 parmi un total étudiants de 250.000 environ soit à peu prés 5% de l’effectif. Ceci sans compter le nombre des étudiants qui préparent des thèses à l’étranger, boursiers ou à leur charge, et estimé à 200/an.</p>



<p>L’inscription au doctorat se fait au sein d’une école doctorale d’un établissement supérieur habilité par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) après obtention d’un mastère ou d’un diplôme d’ingénieur. Elle est tributaire du choix d’un sujet de thèse, de l’accord d’un enseignant encadrant et l’accord d’une commission de thèse par spécialité mise en place à cet effet.</p>



<p>Jusqu’en 1993, les établissements supérieurs délivraient plusieurs types de doctorats dont le doctorat de spécialité ou de 3e cycle ainsi que des doctorats d’Etat. Le décret 1823 du 6 septembre 1993 est venu mettre fin à ces différents types de doctorats pour n’instaurer qu’un seul doctorat dont la préparation nécessitait la possession d’un DEA après la maîtrise (Bac+4).</p>



<p>En 2013, le décret 47 du 4 janvier 2013 instaurait la dernière version du doctorat dans le cadre de la réforme de la formation universitaire à trois niveaux : licence, master et doctorat (LMD). Le doctorat d’Etat, jadis nécessaire pour passer du grade de maître assistant à celui du maître de conférences, est désormais remplacé par l’habilitation universitaire.</p>



<p>Chaque année, nos universités forment plus de 1000 docteurs sur un total de près de 60.000 diplômés de tous les niveaux et différentes spécialités. Le pourcentage des filles est plus élevé que celui des garçons soit environ 55% contre 45%. D’après les données du MESRS, l’année universitaire 2016-2017 a connu une explosion du nombre de docteurs diplômés qui a atteint 3068 dont 1922 filles. Ceci s’explique par la cohabitation jusqu’à cette date des deux types de doctorat, celui régi par le décret de 1993 et celui du décret 2013.</p>



<p>Avec le système LMD, la préparation de la thèse de doctorat nécessitait 3 ans, période qui pourrait être prolongée de deux années maximum. La préparation de la thèse comportait un complément de formation (l’équivalent de 30 Unités sur un total de 180), dispensé sous différentes formes et évaluations, dont une partie au choix de l’étudiant en liaison avec l’école doctorale de la spécialité concernée. Ce complément est théoriquement destiné à faciliter l’insertion du doctorant dans le milieu scientifique, à côtoyer des scientifiques de carrière et à apprendre à présenter des communications scientifiques avec toutes les contraintes imposées du point de vue forme et fond.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Compétences qui devraient être acquises par le doctorant</h3>



<p>Le doctorat consiste en une formation par la recherche en vue de la recherche et de l’innovation. L’objectif de la thèse est de former l’esprit du futur docteur. Avec son diplôme, le docteur doit avoir acquis de nombreuses qualités. Tout d’abord il doit justifier de connaissances scientifiques et techniques dans son domaine de compétence. Il faut qu’il soit un expert dans son thème d’étude mais avoir une vision large et stratégique de son domaine.</p>



<p>Il doit également posséder des compétences personnelles en matière de capacité de travailler en équipe, un excellent relationnel, une excellente communication verbale et de bonnes capacités rédactionnelles. Il doit savoir prendre l’initiative et justifier de l’autonomie et l’indépendance ainsi que la précision, la rigueur et le regard critique. Enfin il doit savoir gérer efficacement son temps, être tenace et avoir confiance en soi.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des difficultés du doctorant</h3>



<p>Il est beaucoup plus facile pour un jeune de préparer sa thèse à l’étranger. En ayant l’aval d’un professeur pour l’encadrement de sa thèse, le candidat rejoint une équipe bien rodée et un laboratoire bien équipé du matériel et des produits nécessaires pour la réalisation de la thèse.</p>



<p>Nos établissements manquent malheureusement de tout et le doctorant est généralement confronté à des difficultés matérielles de tout genre. Tout d’abord les moyens matériels pour vivre et subvenir aux besoins de sa thèse (photocopies, fournitures diverses…). Le MESRS accorde une bourse de 250DT/mois, durant trois ans de préparation de la thèse. Ce montant est insuffisant surtout pour les étudiants venant de l’intérieur du pays et obligés de payer leur logement, les repas et le reste. En France pour s’inscrire en thèse il faut justifier d’un budget minimum de 1.000 Euro/mois.</p>



<p>Il faut également disposer des moyens matériels pour préparer la thèse. Il y a tout d’abord l’accès aux revues scientifiques. Chaque étudiant doit se débrouiller pour se procurer la documentation nécessaire encore faut-il qu’il dispose d’un ordinateur et d’Internet. La plus grande difficulté, surtout pour les étudiants préparant des thèses nécessitant du matériel animal ou végétal, est de disposer d’une animalerie ou d’une parcelle expérimentale pour réaliser ses essais, ainsi qu’un budget pour les frais d’expérimentation. Il y a aussi tout un travail de laboratoire et d’analyses qui pose parfois des difficultés insurmontables à cause de l’absence de matériel, un matériel en panne, un manque de produits chimiques… Les étudiants qui font partie d’une structure de recherche (laboratoire ou unité de recherche) peuvent bénéficier en partie des ressources dont disposent ces structures de recherche et mises à leur disposition par le MESRS, pour financer leurs travaux. Il met également à la disposition des doctorants des bourses d’alternance pour de petits séjours dans un laboratoire d’un pays voisin pour effectuer des analyses chimique. Ces possibilités restent néanmoins insuffisantes et parfois difficiles à mobiliser en raison des complications bureaucratiques administratives.</p>



<p>Par ailleurs le doctorant est appelé à se faire connaître et à publier, de préférence dans des revues scientifiques spécialisées internationales. Les thématiques peu innovantes abordées par nos doctorants, parfois la démarche utilisée, l’absence de moyen pour payer la revue (la publication est généralement payante) et la non maîtrise de la langue anglaise par la plupart de nos étudiants (les revues exigent des textes en anglais) sont autant de frein à la publication scientifique par nos doctorants.</p>



<p>Enfin, toujours faute de moyens, nos doctorants n’ont presque jamais l’occasion d’assister à des conférences scientifiques internationales organisées à l’étranger et côtoyer des scientifiques de haut niveau travaillant sur leur thématique. Ils se limitent à participer à des manifestations locales lorsque l’occasion se présente.</p>



<p>Faisant preuve de réalisme et face aux contraintes ci-dessus exposées, certains enseignants-encadrants sont contraints de proposer des sujets de thèse qui nécessitent peu de moyens matériels et de limiter la partie expérimentale. De ce fait, le sujet de thèse revêt de plus en plus un aspect superficiel, proche d’un bon projet de fin d’étude qu’une thèse de doctorat. En rupture avec le monde professionnel, la thèse devient un exercice strictement académique. Le travail en lui-même est intéressant pour le doctorant du fait qu’il apprend les différentes étapes d’une démarche de recherche scientifique allant de la problématique à l’hypothèse, la vérification de l’hypothèse, les conclusions… pour aboutir à la rédaction d’une thèse selon des normes scientifiques et un exposé oral devant un jury de thèse. Cette formation devait en réalité déjà être acquise lors de la préparation du mastère et la thèse ne présente aucun intérêt pour la profession ou reste impossible à exploiter.</p>



<p>D’une façon générale les moyens matériels mis à la disposition des doctorants sont insuffisants pour mener des recherches assez poussées surtout avec le nombre élevé de doctorants. Pour toutes ces raisons rares sont ceux qui arrivent à terminer leur thèse au bout des 3 ans, la plupart des doctorants terminent au-delà des 4 et même 5 ans. Certains n’ont pas le souffle de tenir jusqu’au bout et abandonnent en cours de route.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des problèmes structurels</h3>



<p>Parmi les problèmes on peut citer en premier le faible taux d’encadrement. En effet, d’après les données du MESRS, en 2015-2011, compte 12515 enseignants-chercheurs dont seulement 2393 du corps A habilités à encadrer des thèses de doctorat (professeurs et maîtres de conférences). Le nombre de doctorants inscrits pour la même année est de 11.171, soit un taux d’encadrement de près de 5 doctorants/enseignant-chercheur A. Ceci suppose que certains encadrent beaucoup plus de 5 doctorants à la fois, ce qui est énorme face au reste des charges de l’enseignant-chercheur (enseignement, gestion du laboratoire, participation à la gestion de l’établissement…). À titre de comparaison, la France compte 90.000 enseignant-chercheurs et seulement 75.000 doctorants.</p>



<p>Sans vouloir généraliser, on constate que certaines commissions de thèse de doctorat sont trop indulgentes et acceptent facilement les projets de thèse parrainés par leurs collègues. Des étudiants très moyens ont été acceptés pour s’inscrire en thèse. Ces étudiants généralement avancent très lentement et butent à la première difficulté. Certains n’arrivent pas à soutenir dans les délais, d’autres abandonnent carrément en cours de route.</p>



<p>Les candidats au doctorat représentent l’aboutissement d’un cursus de formation allant du primaire à l’université. La formation des docteurs est le dernier maillon de la chaîne qui pour bien tenir doit s’appuyer sur la solidité des maillons antérieurs. Ce cursus malheureusement connaît depuis des années une détérioration qualitative certaine face à une massification générale et des moyens humains et matériels très limités. On assiste désormais à une dévalorisation de nos diplômes et une dégradation de la valeur de nos diplômés.</p>



<p>Enfin, le problème devenu classique, celui de la rupture avec la profession. En effet, malgré toutes les tentatives de rapprochement menées par le MESRS entre le monde de la formation et celui de l’embauche, le fossé ne cesse de s’agrandir. On s’ignore mutuellement et chacun s’isole dans son petit coin. Les professionnels sont très mal informés de ce qui se passe à l’université et ne voient pas l’intérêt de s’y investir. Au cas où ils embauchent, ils crient au problème de l’inadéquation entre la formation et l’emploi.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des lacunes certaines dans la formation des docteurs</h3>



<p>La formation des jeunes docteurs souffre de nombreuses lacunes. Il est nécessaire tout d’abord de réformer toute la chaîne de formation allant de la maternelle au diplôme de doctorat en passant par la formation professionnelle et sa réhabilitation. Il s’agit, en ce début du 21e siècle, d’avoir une vision globale de l’éducation et de la formation en tenant compte de nos objectifs nationaux en matière de développement social, économique, humain… Cette vision doit tenir également compte de l’évolution de la société et des nouvelles technologies qui ont complètement transformé notre mode de vie.</p>



<p>En attendant cette réforme que tout le monde souhaite et qui malheureusement tarde à venir, les commissions de thèse doivent être beaucoup plus exigeantes et sélectives et ne retenir que les étudiants qui ont d’une part un cursus excellent et ont réussi brillamment leurs études depuis le collège et d’autre part des qualités personnelles les habilitant à accéder à la formation doctorale et plus tard au noble et difficile métier d’enseignant-chercheur.</p>



<p>Toutefois, ceci reste insuffisant, surtout si on voudrait élargir les possibilités d’embauche du jeune doctorant. Il s’agit en premier de la maîtrise parfaite de la langue anglaise (écrite, parlée et comprise). Il serait intéressant d’imposer le test Toefl par exemple ou son équivalent pour avoir le diplôme de docteur. La maîtrise de la langue française va de soi en tant que deuxième langue.</p>



<p>Il faut revoir la formation complémentaire dispensée dans le cadre de la formation doctorale et lui accorder l’importance qu’elle mérite dans la formation du doctorant et plus tard pour l’embauche. Un cours essentiel et approfondi sur les statistiques et l’utilisation des logiciels de traitement des données et les différents tests statistiques est primordial pour un jeune qui se destine à la recherche. La maîtrise des méthodologies expérimentales, les brevets et la propriété intellectuelle, la gestion des projets, le management de la qualité, les mesures de sécurité au sein d’un laboratoire et le secourisme… sont des compétences inintéressantes à acquérir pour un futur chercheur.</p>



<p>Approfondir ses connaissance sur l’utilisation fonctions avancées des logiciels de bureautique (World, Excel et Power Point) est évident pour une communication écrite et orale parfaite. Des cours sur le leadership, le travail d’équipe, le développement personnel… peuvent être également envisagés. Un cours de psychologie ou de pédagogie serait recommandé pour les futurs enseignants. Un enseignement sur comment rédiger un cours en ligne en faisant appel aux nouvelles technologies serait vivement conseillé.</p>



<p>À part l’aspect niveau d’instruction, le candidat à la thèse doit faire preuve de beaucoup de motivation. Il doit être motivé pour son projet et le défendre farouchement. Il ne doit pas s’imaginer que le chemin de la thèse est facile et bien balisé mais doit s’attendre à des difficultés de tout genre surtout dans nos établissements supérieurs. En effet, savoir affronter ces difficultés est primordial. Le candidat doit être débrouillard et avoir le sens de la communication et de la persuasion.</p>



<p>Il est indispensable de reconnaître que les moyens mis à la disposition des doctorants et de la recherche en général dans nos universités sont très limités et insuffisants pour travailler correctement. Il est nécessaire de renforcer les moyens humains et matériels, de réhabiliter les bâtiments et les équiper correctement pour les mettre à niveau et donner les moyens aux chercheurs et doctorants de travailler dans des conditions convenables. Les sujets de recherche doivent être identifiés en liaison avec la profession. La recherche ne doit pas être uniquement académique avec de belles thèses rangées sur les étagères des bibliothèques universitaires. Le privé pourra également contribuer au financement de la recherche comme c’est le cas partout dans le monde.</p>



<p>Il faut dorénavant travailler sur la qualité et non la quantité. Rien ne sert de former un nombre aussi élevé de docteurs comme on le fait jusqu’ici, soit environ 1000 docteurs/an. Il est nécessaire d’utiliser le peu de moyens dont nous disposons pour former dans de conditions acceptables des docteurs de qualité qui trouveront facilement leur place dans le monde de travail. Ceci permet de ne pas former des docteurs destinés au chômage obligatoire après un parcours marathonien.</p>



<p>Aucune de nos universités ne se trouve dans les 500 premières universités d’après le classement Shangai Ranking pour l’année 2019. Le premier établissement supérieur tunisien est l’université de Tunis El Manar (UTM) classée au niveau global entre la 801e et 900e place sur 1000 universités (Actualités UTM, 2 septembre 2019). Ce classement est basé entre autre sur le nombre de publications publiés dans les revues prestigieuses internationales. Nos scientifiques ne manquent nullement d’intelligence, de savoir-faire et de compétences. Ce qui leur manque le plus ce sont les moyens matériels pour hisser notre recherche à un niveau international. Donner plus de moyens aux chercheurs est le seul moyen pour développer l’innovation et la création, moteurs du progrès, de la croissance économique et de la création de l’emploi</p>



<p class="has-text-align-right"><strong><em>À suivre…</em></strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Demain : 2- Le doctorat, et après ?</h4>



<p>* <em>Professeur à la retraite.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/25/les-jeunes-docteurs-de-lambition-a-la-deception-des-etudes-doctorales-fastidieuses-et-pleines-dembuches-1-2/">Les jeunes docteurs de l’ambition à la déception : Des études doctorales fastidieuses et pleines d’embûches (1/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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