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	<title>Archives des Khaled Nezzar - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Khaled Nezzar - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’Etats’’ &#124; Des différends pour rire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Feb 2025 07:55:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les relations entre le pouvoir algérien et la classe politique française sont à ce point intriquées et importantes pour les deux parties. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/16/francalgerie-crimes-et-mensonges-detats-des-differends-pour-rire/">‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’Etats’’ | Des différends pour rire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les relations entre le pouvoir algérien et la classe politique française sont à ce point intriquées et importantes pour les deux parties en termes économiques, sécuritaires, et en matière de commissions et de rétro-commissions occultes remplissant les caisses des partis politiques français, qu’il est impensable que de supposés différends entre Macron et Tebboune puissent les remettre en question un seul instant.</em></strong><em> (Illustration : le Groupe Islamique Armé (GIA), noyauté par la sécurité militaire, allait constituer l’instrument des généraux au pouvoir à Alger, opportunément devenus éradicateurs). </em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-15555522"></span>



<p>Ce livre ne traite&nbsp;pas que de la décennie noire en Algérie,&nbsp;il aborde également le rôle de la France qui y fut crucial. Y a-t-il eu une succession ininterrompue de la guerre dans ce pays martyrisé par la France à deux reprises, durant deux décennies après la conquête en 1830 et lors de la guerre de libération à partir de 1954?</p>



<p>Que la violence&nbsp;y constitue l’héritage d’une Histoire tourmentée, rien ne permet en réalité de l’affirmer,&nbsp;d’autant que la conquête militaire par l’étranger aussi traumatisant fut il n’en a jamais constitué la spécificité. Le fait est cependant pour aborder l’époque récente que chez les Algériens, c’est l’État Major de la Frontière qui s’est imposé avant l’indépendance aux dépens des politiques, alors que les combattants de l’Intérieur étaient systématiquement éliminés par la machine de guerre française, avide de revanche après sa déconvenue en Indochine.</p>



<p>Abane Ramdane, le fondateur, père de la plateforme politique du Front de Libération Nationale (FLN), avait été éliminé au Maroc par Abdelhafid Boussouf, alors à la tête des services spéciaux qu’on nommait&nbsp;ministère de l’Armement et des Liaisons Générales. Cela préfigurait déjà la suprématie de la bureaucratie par rapport aux militants.</p>



<p>Après l’indépendance, Mohamed Khider, un des chefs historiques du mouvement et détenteur du trésor de guerre du Front, avait été assassiné à Madrid, et Krim Belkacem, l’un des fils de la Toussaint, l’avait été à Francfort, par des agents opérant pour le compte du pouvoir en place.</p>



<p>Houari Boumediene, devenu président après un coup d’Etat de 1965 contre Ahmed Ben Bella, avait failli en 1967 être éliminé par son chef d’état major Tahar Zbiri, dont seule la naïveté avait consacré l’échec. Au lieu de s’organiser dans Alger, il avait préféré, suivant un mauvais conseil, faire converger ses chars sur la capitale à partir d’une base située à 70 kilomètres et s’étant retrouvé à court de carburant, obligé de se ravitailler à la pompe dans un kiosque sur la route,&nbsp;l’aviation demeurée fidèle et pilotée par des Soviétiques ainsi qu’on le dit n’en avait fait qu’une bouchée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7RdiZB0t7j"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/14/pourquoi-nous-tunisiens-devons-soutenir-larmee-algerienne/">Pourquoi, nous Tunisiens, devons soutenir l’armée algérienne ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi, nous Tunisiens, devons soutenir l’armée algérienne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/14/pourquoi-nous-tunisiens-devons-soutenir-larmee-algerienne/embed/#?secret=cVCXWgc95u#?secret=7RdiZB0t7j" data-secret="7RdiZB0t7j" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais malgré les prétentions de Boumediene au socialisme spécifique à l’Islam, il entretenait des rapports cordiaux avec les Américains par le biais d’un richissime homme d’affaires, Messaoud Zeghar, et Washington ne voyait aucun inconvénient à importer du pétrole et à laisser ses pétroliers investir en Algérie alors que la France avait conservé quelques bases au Sahara pendant une quinzaine d’années, dont le fameux B2 Namous, où elle pratiquait des expériences nucléaires et chimiques, ainsi que des études de leurs effets sur les êtres humains sciemment exposés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enrichissement illite du clan au pouvoir et de ses acolytes</h2>



<p>Cependant, Boumediene, homme intègre malgré tous&nbsp;ses défauts, était dans l’obligation de constater dès 1977 que l’économie socialiste&nbsp; avait été mise en coupe réglée par des clans mafieux et contrebandiers en rapport avec le parti au pouvoir, le FLN, et l’armée, et&nbsp;exigeait de ses collaborateurs et des membres du sérail&nbsp;de justifier de leurs avoirs. Ceux-ci, non seulement désobéirent, mais quelque temps après, lui-même succomba à une étrange maladie à 43 ans. On pense qu’il fut victime d’un empoisonnement.</p>



<p>En 1978 la présidence étant vacante, les chefs de l’armée se réunirent pour désigner un successeur et choisirent le colonel Chadli Bendjedid qui avait la réputation de ne pas être un politique et d’être ignorant en matière de gouvernement. Celui-ci désigna comme chef de cabinet le colonel Larbi Belkheir qui à ce qu’on dit devint le véritable détenteur du pouvoir et nomma aux postes clés de l’armée et des renseignements ses amis Khaled Nezzar, Mohamed Lamari, et Toufik Mediene, ceux qu’on qualifiait de Déserteurs de l’Armée Française (DAF), tout&nbsp;en éliminant leurs concurrents au sein de l’armée, tels Kasdi Merbah, ou du FLN. Quant au gouvernement, il ne constituait que l’apparence civile du pouvoir.</p>



<p>Naturellement, de son poste, Larbi Belkheir pouvait influer sur les choix du président, notamment en s’efforçant de faire aboutir des contrats dont l’Algérie n’avait pas besoin, comme par exemple celui des Radar Thomson, afin de bénéficier des commissions importantes de la part de ses amis et fournisseurs français.</p>



<p>Il faut dire que cette politique des <em>kickbacks</em>, ainsi que la nomment les Anglo-saxons, constituait la principale source d’enrichissement du clan au pouvoir et de ses acolytes, et développée particulièrement avec ses relations françaises, elle empêchait l’émergence de toute industrie nationale qui aurait finir par rendre les importations inutiles. Dans le même temps, elle assurait aux partis politiques français par le biais des&nbsp;rétro-commissions&nbsp;un financement&nbsp;occulte important en dehors de toute légalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Création ex-nihilo de l’ennemi islamo-terroriste</h2>



<p>Cependant, avec les difficultés économiques croissantes consécutives à la chute des prix du pétrole et du gaz, seules richesses du pays, et la nouvelle réalité géostratégique créée par Gorbatchev en Union soviétique et qui annonçait la fin du bloc socialiste, les DAF étaient dans l’obligation de suivre une stratégie assurant leur survie avec le soutien de la communauté internationale par la création ex-nihilo d’un ennemi implacable, l’islamo-terrorisme.</p>



<p>C’est ainsi qu’ en 1988, après l’écrasement du soulèvement populaire, une provocation que rien ne justifiait, par l’armée commandée par Khaled Nezzar que rien ne justifiait, sinon la volonté de radicaliser la jeunesse, et de la pousser à la révolte, le président Chadli, à l’instigation de Belkheir, annonçait à la surprise générale l’instauration de la démocratie, du multipartisme, et d’élections libres. Le but en était de favoriser l’ascension du Front Islamique du Salut (FIS), l’affaiblissement du FLN, et le soutien de toutes les forces politiques effrayées par l’islamisme, en particulier en Kabylie.</p>



<p>La question kabyle instrumentalisée par les alliés du DAF, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) de Saïd Sadi, allait ainsi devenir l’alibi commode pour écarter les militaires rivaux comme Mohamed Betchine, ou les réformistes intègres tels Mouloud Hamrouche qui, à la tête du gouvernement, malgré l’hostilité française et le blocage des crédits par Paris liés à la suppression des rétro-commissions,&nbsp;réussissaient&nbsp;à redresser l’économie algérienne, et menaçaient de remettre en question les privilèges économiques de la Mafia.</p>



<p>L’élément le plus important de l’action du DAF allait être cependant par le biais de la Direction du Renseignement et de la Sécurité (DRS), la fameuse sécurité militaire de Toufik Mediene, la création de toute pièce de maquis islamistes, une idée inspirée sans doute par le contre-terrorisme français en Algérie pendant la guerre de libération nationale, mais aussi par le maquis de Mustapha Bouyali en 1986, ou bien le retour en Algérie des anciens combattants d’Afghanistan. Le but était évidemment de discréditer le FIS et de le faire apparaître comme un mouvement terroriste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Massacres systématiques et horreurs sans fins</h2>



<p>Effectivement, la victoire écrasante du FIS aux élections législatives de 1991 donnait l’occasion aux généraux DAF d’écarter par un véritable coup d’Etat, en janvier 1992, le Président Chadli, de donner&nbsp;un coup d’arrêt définitif au processus électoral, et de déclencher la guerre contre terrorisme qu’on allait connaître sous le nom de<em> «décennie noire»</em>. Et le Groupe Islamique Armé (GIA), noyauté par la sécurité militaire, allait constituer l’instrument des généraux, devenus éradicateurs, par le biais duquel, grâce à des massacres systématiques, et à des horreurs sans fins, impliquant torture, disparitions, assassinat de figures éminentes de la société civile, ils obligeraient celle-ci ainsi que la population, les médias, à se ranger de leur côté.</p>



<p>Pour mener cette véritable guerre, où l’aviation et le napalm étaient utilisés, il fallait s’assurer le soutien du camp occidental, en particulier français, alors même que des hommes politiques aussi éminents qu’Alain Juppé ou même le Président Américain Bill Clinton réclamaient la poursuite du processus électoral pour sortir de l’engrenage fatal où le pays s’était engagé.</p>



<p>Pour ce faire, la Sécurité Militaire n’hésita pas à s’attaquer en Algérie même, d’une manière réelle&nbsp;ou factice, à la communauté étrangère, en particulier après les accords de San Egidio&nbsp;à Rome entre les différents courants politiques alors que le pouvoir algérien apparaissait isolé et dénué de toute légitimité. Le summum de cette publicité macabre fut le massacre des moines français de Tibhirine. Mais à partir de 1995, avec l’accession de Jacques Chirac au pouvoir, Paris fut le siège d’attentats à la bombe meurtriers dans de nombreuses stations de métro. Il s’agissait alors de faire comprendre au nouveau gouvernement français dirigé par&#8230; Alain Juppé, où se situait son intérêt.</p>



<p>Il est vrai que l’état français avait été sous Mitterrand complice des services algériens, en particulier lors de l’assassinat de l’avocat Ali Mecili, dont l’exécutant avait été simplement expulsé; cette complicité en particulier avec la DST française était déjà avérée depuis l’arrestation puis la libération du Libanais Georges Ibrahim Abdallah, détenteur d’un vrai passeport algérien. Et malgré le détournement de l’Airbus d’Air France, planifié selon de nombreux témoignages concordants par les autorités algériennes, cette coopération n’avait pas cessé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4hIHpgeKVH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/">L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/embed/#?secret=GUt8KsvgpF#?secret=4hIHpgeKVH" data-secret="4hIHpgeKVH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’armée algérienne avait ainsi reçu des hélicoptères Ecureuil équipés de dispositifs électroniques de communication&nbsp;sophistiqués et d’équipements infrarouge pour les combats nocturnes. Et le soutien de nombreux intellectuels français tels Bernard Henri Lévy ou André Glucksmann&nbsp;avait légitimé aux yeux d’une bonne partie de l’opinion publique française la cause des éradicateurs militaires algériens, appuyés par leurs compatriotes civils, souvent des intellectuels engagés à l’instar de Khaleda Messaoudi, ou bien des figures des Droits de l’Homme comme l’avocat Ali Haroun qui en étant membre du gouvernement avait cautionné l’ouverture de véritables camps de concentration dans le Sud du désert algérien, véritables pépinières de l’Islamo-terrorisme répondant à l’objectif de perpétuer la guerre.</p>



<p>L’habileté des décideurs algériens dénués de toute légitimité fut toujours de mettre en avant des figures légitimes telles le grand résistant de la première heure Mohamed Boudiaf qui fut éliminé par le clan éradicateur devant les caméras de télévision dès lors qu’il menaça de s’attaquer aux privilèges économiques. Lui succédèrent Ali Kafi puis Liamine Zeroual qui recomposa le paysage politique par de nouvelles élections censées rendre caduques&nbsp;celles de 1991, mais il fut écarté parce qu’il était prêt à accepter le retour du FIS sur la scène politique. Le dernier de cette apparence civile d’un pouvoir dénué de toute autorité réelle fut enfin Abdelaziz Bouteflika, élu président et qui le demeura jusqu’à sa mort.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hypothéquer l’indépendance du pays afin de perpétuer le pouvoir</h2>



<p>Naturellement la survenue opportune du 11 Septembre 2001 changea totalement la donne pour le pouvoir algérien. Désormais les généraux Janviéristes (ceux issus a du coup d’Etat de Janvier 1992) apparurent aux yeux de l’Occident comme ceux qui avaient vu juste dans leur manière d’affronter le terrorisme. Et afin de s’intégrer encore mieux dans le dispositif occidental, ils n’hésitèrent pas à brader les champs pétro-gaziers du sud en y accordant pas moins de 70% de participation au capital étranger.</p>



<p>Autrement dit, les Janviéristes en hypothéquant l’indépendance de leur pays afin de perpétuer leur pouvoir,&nbsp;ont fait plus que tout ce qu’avaient pu faire les Harkis durant la guerre d’Algérie. Cela peut expliquer la pérennisation du système politique algérien et sa remarquable résilience face au Printemps Arabe.</p>



<p>On se posera évidemment toujours la question de savoir de quelle manière ce Printemps arabe est intervenu dans notre pays après les événements issus de la Révolution du Jasmin. On établira un parallèle entre les jeunes tunisiens envoyés en Syrie à partir de 2012 et leurs prédécesseurs algériens envoyés en Afghanistan par la sécurité militaire algérienne dans les années 80 dans le but de noyauter la résistance afghane pour le compte du KGB.</p>



<p>Une chose demeure donc certaine; alors qu’en Tunisie le pays affrontait le terrorisme, pour nos voisins algériens, cela faisait longtemps qu’ils en avaient percé tous les secrets. Et si un jour l’Histoire de la révolution en Tunisie doit être écrite, Alger en constituera sans aucun doute un passage obligé.</p>



<p>Il n’en demeure pas moins que la thèse défendue par ce livre, écrit en 2004, sur le contre-terrorisme des généraux janviéristes algériens, a été corroborée par de nombreux témoignages d’ex-militaires réfugiés en Grande-Bretagne,&nbsp;des officiers&nbsp; Samraoui, Tigha, Aguenoun, et Essouaidia, ainsi qu’un mouvement, celui des Officiers libres d’Algérie, qui aujourd’hui et depuis plusieurs années ne fait plus parler de lui.</p>



<p>Il demeure d’abord nécessaire rendre hommage à l’armée algérienne dont l’honneur ne saurait être terni par les agissements de quelques-uns de ses officiers et de ses hommes de mains&nbsp;impliqués dans les massacres contre leur propre peuple.</p>



<p>D’autre part, il faut comprendre que les relations entre le pouvoir algérien et la classe politique française sont à ce point intriquées et importantes pour les deux parties en termes économiques, sécuritaires, et en matière de commissions et de rétro-commissions occultes remplissant les caisses des partis politiques français, qu’il est impensable que de supposés différends entre Macron et Tebboune&nbsp;puissent les remettre en question un seul instant.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><em><strong>‘‘Françalgérie, crimes et mensonges d’États : Histoire secrète, de la guerre d’indépendance à la «troisième guerre» d’Algérie’’, de Lounis Aggoun et Jean-Baptiste Rivoire, éd. La Découverte, Paris, 3 novembre 2005. </strong></em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zz7t6cCTBy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/01/1943-lannee-des-dupes-des-juifs-algeriens-par-le-berceau-et-francais-par-le-bateau/">‘‘1943, l’année des dupes’’ : des juifs, Algériens par le berceau, et français par le bateau</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘1943, l’année des dupes’’ : des juifs, Algériens par le berceau, et français par le bateau » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/01/1943-lannee-des-dupes-des-juifs-algeriens-par-le-berceau-et-francais-par-le-bateau/embed/#?secret=rk1hM35GRl#?secret=zz7t6cCTBy" data-secret="zz7t6cCTBy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Lotfi Nezzar dément la mise sous séquestre des biens de la famille Nezzar</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 15:06:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Khaled Nezzar]]></category>
		<category><![CDATA[Lotfi Nezzar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lotfi Nezzar a démenti que les biens de la famille Nezzar aient été placés sous séquestre par la justice algérienne, à la suite de plaintes au civil déposées contre ses trois sociétés. Dans une mise au point adressée au quotidien ‘‘Liberté’’, qui a publié l’information reprise par plusieurs autre sites, y compris Kapitalis, il indique...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Lotfi-Nezzar-1.jpg" alt="" class="wp-image-302157"/></figure>



<p><strong><em>Lotfi Nezzar a démenti que les biens de la famille Nezzar aient été placés sous séquestre par la justice algérienne, à la suite de plaintes au civil déposées contre ses trois sociétés.</em></strong></p>



<span id="more-302156"></span>



<p>Dans une mise au point adressée au quotidien <em>‘‘Liberté’’</em>, qui a publié l’information reprise par plusieurs autre sites, y compris <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/06/04/algerie-le-general-major-a-la-retraite-khaled-nezzar-dans-le-viseur-de-la-justice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kapitalis</a>, il indique : <em>«Ni les biens de la famille Nezzar ni ceux des sociétés n’ont été mis sous séquestre. (…). Le rédacteur de l’article confond entre la mesure de gel des comptes de ces sociétés — qui a été ordonnée dans la cadre de l’enquête préliminaire dont elles font l’objet — et une mise sous séquestre qui n’a pas lieu d’être. Le gel des comptes n’est qu’une mesure conservatoire prise en attendant l’aboutissement de l’instruction judiciaire»</em>. Il ajoute que <em>«concernant le litige qui les oppose à l’Autorité de régulation des télécommunications (ARPCE), plusieurs affaires judiciaires sont pendantes devant le tribunal administratif et le Conseil d’État qui a ordonné plusieurs expertises aux fins de statuer sur la conformité du mode de calcul des redevances réclamées par cette autorité avec le cahier des charges qui réglemente l’activité».</em></p>



<p>Selon la mise au point, aucune des sociétés concernées n’aurait <em>«sollicité d’avantages particuliers autres que ceux édictés par les différentes lois de finances qui ont accordé un régime particulier à l’activité qu’elles exercent. De même qu’il ne peut en aucun cas être question d&rsquo;évasion fiscale ou de non-respect des engagements vis-à-vis de nos clients».</em></p>



<p>Lotfi Nezzar et son père le général-major à la retraite Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense, vivent actuellement à l’étranger, après avoir été condamnés par défaut à 20 ans de prison en Algérie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Hassen Zenati</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qobURpaR6O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/04/algerie-le-general-major-a-la-retraite-khaled-nezzar-dans-le-viseur-de-la-justice/">Algérie : Le général-major à la retraite Khaled Nezzar dans le viseur de la justice</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Algérie : Le général-major à la retraite Khaled Nezzar dans le viseur de la justice » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/04/algerie-le-general-major-a-la-retraite-khaled-nezzar-dans-le-viseur-de-la-justice/embed/#?secret=EDWe7VUlb9#?secret=qobURpaR6O" data-secret="qobURpaR6O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/04/lotfi-nezzar-dement-la-mise-sous-sequestre-des-biens-de-la-famille-nezzar/">Lotfi Nezzar dément la mise sous séquestre des biens de la famille Nezzar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Algérie : Le général-major à la retraite Khaled Nezzar dans le viseur de la justice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mise sous séquestre des biens de l’homme fort de l’armée algérienne dans les années 1990, pendant la crise provoquée par les islamistes, le général-major à la retraite Khaled Nezzar, en fuite en Espagne. L&#8217;interminable chute d&#8217;un pilier du système&#8230; Par Hassen Zenati Après avoir connu les sommets de la gloire militaire et du pouvoir,...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Khaled-Nezzar.jpg" alt="" class="wp-image-301981"/></figure>



<p><strong><em>La mise sous séquestre des biens de l’homme fort de l’armée algérienne dans les années 1990, pendant la crise provoquée par les islamistes, le général-major à la retraite Khaled Nezzar, en fuite en Espagne.</em></strong> <strong>L&rsquo;interminable chute d&rsquo;un pilier du système&#8230; </strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-301980"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Après avoir connu les sommets de la gloire militaire et du pouvoir, le général-major Khaled Nezzar, 83 ans, est en train de finir sa vie en exil, pourchassé par la justice algérienne, qui vient de mettre sous séquestre ses biens et ceux de sa famille, notamment son fils Lotfi Nezzar, lui aussi en fuite, après avoir été condamné à 20 ans de prison par défaut par un tribunal militaire, pour <em>«complot contre l’armée»</em>.</p>



<p>Khaled Nezzar, qui a quitté l’Algérie en août 2019, libre, en toute discrétion, est depuis, ainsi que son fils, sous le coup d’un mandat d’arrêt international, dont l’exécution semble difficile à obtenir du pays d’asile.</p>



<p>Le dernier épisode de cette implacable descente aux enfers fait suite à des plaintes au civil de l’Autorité de régulation de la poste et des communications (ARPCE) et de la Direction générale des impôts. Elles concernent trois entreprises appartenant majoritairement à la famille Nezzar, selon le quotidien indépendant <em>‘‘Liberté’’</em> : Smart Link Com (SLC), spécialisée dans la fourniture de l’internet haut débit (un portefeuille de 700 entreprises algériennes et étrangères), Divona, spécialisée dans le commerce de matériels de télécommunication et SLH, investie dans l’agriculture saharienne (une palmeraie de plusieurs centaines d’hectares dans la région de Biskra).</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Lotfi-Nezzar.jpg" alt="" class="wp-image-301982" width="500"/><figcaption><em>Lotfi Nezzar est aussi dans le collimateur de la justice.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Redevances, taxes, impôts impayés et avantages indus</h3>



<p>Les plaintes portent sur des redevances, des taxes et des impôts impayés, ainsi que sur des <em>«avantages indus»</em> (abattements fiscaux), dont les montants n’ont pas été précisés, octroyés à ces entreprises. Les biens sous séquestre concernent par ailleurs la maison familiale de Khaled Nezzar dans le quartier ultra-sécurisé de Hydra et un terrain agricole de 20 hectares à Bouchaoui (ancien domaine de la Trappe, dans les environs d’Alger, appartenant à Henri Borgeaud, un des magnats de la colonisation française en Algérie.)</p>



<p>SLC avait dénoncé en juillet 2019 comme<em> «éminemment politiques»</em> les mesures prises à son encontre, avant d’être contrainte à mettre fin à ses activités, malgré une tentative de règlement à l’amiable qui a été rejetée. L’ARPCE a pris sa relève pour assurer à ses clients la continuité du service.</p>



<p>Militaire de carrière et de caractère, le général-major Khaled Nezzar a été le seul officier d’active de l’armée algérienne qui a occupé le portefeuille de ministre de la Défense (1990-1993), réservé de fait au chef de l’Etat, hormis le bref intermède du président Ahmed Ben Bella, qui avait pour ministre de la Défense le colonel Houari Boumédiene, à la sortie de la guerre de libération.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’homme fort durant la période de la montée de l’islamisme</h3>



<p>C’était durant la période agitée et trouble de l’émergence de l’islamisme politique, qui avait mis le Front islamique du salut (FIS), en confrontation directe et violente avec l’Etat. Le FIS qui avait disséminé des milliers de cellules actives à travers le pays, plaidait pour un Etat islamique, que l’armée, animée par Khaled Nezzar, rejetait formellement.</p>



<p>Le 11 janvier 1992, un groupe d’officiers supérieurs, surnommés depuis les <em>«janvièristes»</em>, décidaient de franchir le Rubicon, en poussant le président Chadli Bendjédid à la démission et de le remplacer par un Haut Comité d’Etat (HCE). Présidé par Mohammed Boudiaf, un <em>«historique»</em> du FLN, tiré de son exil de Kénitra (Maroc), puis, après son assassinat dans des circonstances confuses, par le colonel de l’Armée de libération nationale (ALN), Ali Kafi, Khaled Nezzar y pesait de tout son poids de ministre de la Défense.</p>



<p>C’est le début de ce qu’on a appelé en Algérie la <em>«tragédie nationale»</em>, la <em>«décennie noire»</em> ou la<em> «décennie rouge»</em>, selon les obédiences politiques, et d’une lutte acharnée contre les islamistes, qui s’est soldée par quelque 200.000 morts. Marquée par de nombreux assassinats d’intellectuels, de journalistes et de femmes, ainsi que de nombreux massacres de populations civiles, elle s’est terminée par un <em>«modus videndi»</em> négocié par les Services de sécurité avec l’Armée islamique du salut (AIS – FIS) prévoyant la fin des opérations terroristes et la reddition des groupes armés, contre une amnistie en faveur des hommes de l’AIS, dont le mains ne seraient pas tachées de sang.</p>



<p>L’arrangement a provoqué des réticences au sein de l’armée, les <em>«éradicateurs»</em> s’opposant à toute concession aux islamistes armés, tandis que les<em> «réconciliateurs»</em> plaidaient en faveur d’une négociation pour une <em>«solution consensuelle»</em>. Il reviendra au président Abdelaziz Bouteflika, rappelé d’exil en 1999, contre l’avis de Khaled Nezzar, de prendre ce virage politique, en décrétant une<em> «concorde nationale»</em>, puis une «réconciliation nationale», assurant plusieurs avantages et leur réintégration dans la vie civile aux chefs islamistes qui ont déposé les armes et se sont rendus.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Retraité, l’«homme de l’ombre» continue à tirer les ficelles</h3>



<p>Entre-temps, Khaled Nezzar, qui avait échappé de justesse, en février 1993, à un attentat au fourgon piégé au passage de son cortège pas loin de son domicile, sur son trajet vers le ministère de la Défense, a fait valoir ses droits à la retraite de l’armée et s’est retiré de toute activité politique pour rédiger ses mémoires et s’occuper de ses affaires familiales.</p>



<p>Pour ses adversaires, cependant, il sera resté, jusqu’à son récent départ d’Algérie, un <em>«homme de l’ombre»,</em> engagé en politique, tirant les ficelles. C’est à ce titre qu’il fut condamné, en plein mouvement de contestation du <em>«hirak»</em>, par le tribunal militaire de Blida à 20 ans de prison, sous le chef d’accusation de <em>«complot contre l’armée»</em>. Avec le frère et conseiller de Abdelaziz Bouteflika, Saïd Bouteflika, et l’ancien directeur des services de renseignements le général-major Mohammed Médiène, alias Toufic, dit Rab Dzaïr (le Dieu d’Algérie), ils auraient tenté de faire congédier le chef d’état-major en titre le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, terrassé depuis d’une soudaine crise cardiaque.</p>



<p>De son lieu d’exil, Khaled Nezzar n’a cessé de bombarder ce dernier de tweets, le qualifiant de <em>«machiavélique»</em>,<em> «triste personnage», «militaire fruste et mégalomane»</em>, ou d’<em>«individu brutal»</em> ayant <em>«un pois chiche dans la tête»</em>, allant jusqu’à appeler l’armée à faire <em>«le ménage»</em> dans leur rang, en le limogeant. Il l’accusait notamment d’avoir manipulé le président Bouteflika impotent l’assurant de son soutien pour qu’il brique un cinquième mandat présidentiel, avant de se retourner contre lui.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La longue marche vers le sommet</h3>



<p>Né en 1937 à Sériana (Pasteur sous l’occupation française) près de Batna, dans le pays Chaoui, Khaled Nezzar commence sa carrière militaire dans les écoles préparatoires de l&rsquo;armée française à Miliana, Koléa et Aix-en-Provence, avant de rejoindre l’école de Strasbourg, puis Saint-Mexant, où il accomplit sa formation de sous-officier. En 1957, il déserte l’armée française pour rejoindre l’ALN, où il assure notamment la formation de futurs officiers. En 1964, il intègre l’Académie militaire Frounze en URSS, puis en 1975, l’Ecole de Guerre de Paris pour parfaire sa formation d’officier d’état-major.</p>



<p>Après avoir dirigé plusieurs régions militaires, il fait une ascension remarquée sous la présidence de Chadli Bendjédid. Il est nommé successivement commandant des forces terrestres en 1986, puis chef d’état-major, un poste clé dans l’Armée nationale populaire (ANP), en 1988, avant d’accéder au ministère de la Défense, en 1990, avec pour mission de réduire le terrorisme et de mettre hors la loi le FIS. Il est secondé par d’autres <em>«éradicateurs»</em> de l’armée, notamment le général de corps d’armée Mohammed Lamari. Il est alors accusé de<em> «crimes de guerre»</em>, d’<em>«exécutions extra-judiciaires»</em>, d’<em>«arrestations et de détentions arbitraires»</em>, par des officiers déserteurs, qu’il qualifie pour sa part d’<em>«officiers félons»</em>. Ils mobilisent contre lui des ONG de défense des droits de l’homme en France et en Europe. </p>



<p>En 2001, il est ainsi interpellé à Genève sur dénonciation de l’ONG suisse Trial, alors qu’invoquant son immunité, il contestait la procédure ouverte à son encontre. En 2018, la procédure a été confirmée par le Tribunal fédéral après que l’affaire eut été classée par le parquet Suisse, ce qui ouvre la voie à une reprise du procès.</p>
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