<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des le guérisseur - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/le-guerisseur/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/le-guerisseur/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 13 Nov 2025 05:49:38 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des le guérisseur - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/le-guerisseur/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Tunisie, un pays en voie de « gourbification »</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/tunisie-un-pays-en-voie-de-gourbification/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/tunisie-un-pays-en-voie-de-gourbification/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 11:05:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[gourbification]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Ben Azzouz]]></category>
		<category><![CDATA[le guérisseur]]></category>
		<category><![CDATA[Sangoma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17888729</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cri de colère et de lucidité d'un expatrié de retour dans une Tunisie "gourbifiée" qu'il ne reconnaît presque plus. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/tunisie-un-pays-en-voie-de-gourbification/">Tunisie, un pays en voie de « gourbification »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur, médecin tunisien installé en Afrique du Sud, était à Tunis il y a trois semaines pour le lancement de son premier roman <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/sangoma-le-guerisseur-roman-de-la-chute-et-de-la-transformation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Sangoma, le guérisseur’’.</a> Il est rentré profondément écœuré et même malade, pour avoir vu l’état dans lequel son pays se trouve aujourd’hui. Cette tribune est  un véritable cri de colère et de lucidité.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Hichem Ben Azouz *</strong></p>



<span id="more-17888729"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="765" height="888" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg" alt="" class="wp-image-17017264" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz.jpg 765w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-258x300.jpg 258w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Hichem-Ben-Azouz-580x673.jpg 580w" sizes="(max-width: 765px) 100vw, 765px" /></figure></div>


<p><a></a>Il est des mots qui claquent comme des gifles. <em>«Gourbification»</em>. Mot inventé, brutal, presque vulgaire. Mais c’est le seul qui dit la vérité. La Tunisie se transforme en un grand gourbi. Pas seulement ses murs, ses trottoirs, ses plages. Tout. La ville, la morale, l’économie, la politique, la société, la terre. C’est une déchéance généralisée, une descente aux enfers que nous regardons, impuissants ou résignés.</p>



<p>Les villes tunisiennes ne sont plus des espaces publics, mais des poubelles à ciel ouvert. Trottoirs occupés par des étals sauvages, ronds-points envahis de plastique, plages rongées par les rats et les égouts. Tunis, jadis carrefour méditerranéen, ressemble aujourd’hui à une zone sinistrée. Les murs s’effritent, les routes se creusent, les façades s’écroulent. Nous vivons dans la laideur quotidienne, celle de nos rues jonchées d’ordures, de nos murs noircis, de nos trottoirs défigurés et le plus tragique, c’est que nous nous y habituons.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Peuple résigné, État fantôme</h2>



<p>Nos jeunes rêvent d’ailleurs, même au prix de la noyade. Nos vieux survivent avec des pensions humiliantes. La solidarité s’est évaporée, remplacée par l’indifférence et la compétition pour un litre d’huile ou un kilo de sucre. Le voisin n’est plus frère mais rival. Nous avons accepté de vivre dans le médiocre. Nous appelons <em>«maison»</em> ce qui n’est qu’un gourbi.</p>



<p>Les gouvernants se succèdent, mais l’État se délite. Les institutions semblent tourner à vide, sans vision ni cap. Le pouvoir parle seul, sans écho. L’administration s’enlise dans l’improvisation et le clientélisme. La justice perd sa boussole, la peur s’installe comme mode de gestion, la corruption devient réflexe de survie. Tout paraît réduit à une économie du bricolage et du simulacre. On maquille les chiffres, on colmate les fissures, on attend que l’illusion tienne encore un peu.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" data-id="17888796" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunisie-Ordures-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17888796" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunisie-Ordures-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunisie-Ordures-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunisie-Ordures-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunisie-Ordures-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunisie-Ordures-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunisie-Ordures-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunisie-Ordures.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" data-id="17888797" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunis-Marche-parallele-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17888797" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunis-Marche-parallele-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunis-Marche-parallele-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunis-Marche-parallele-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunis-Marche-parallele-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunis-Marche-parallele-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunis-Marche-parallele-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Tunis-Marche-parallele-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a>Economie de la combine et société civile assiégée</h3>



<p>Le travail ne paie plus. Produire ne sert à rien. L’économie est <em>«gourbifiée»</em>, informelle, instable, pourrie. Le contrebandier a plus de valeur que l’agriculteur, le pistonné plus de chances que le qualifié. Le diplôme ne vaut rien, la compétence encore moins. Nous sommes devenus une société de magouilles, où tout s’achète, postes, faveurs, justice, dignité.</p>



<p><a></a>La société civile est harcelée, malmenée, affaiblie. Ses voix sont surveillées, ses espaces réduits, ses initiatives étouffées sous le poids de la suspicion. Pourtant, elle résiste à sa manière, dans les marges, dans les gestes du quotidien, dans la parole qui persiste malgré tout. Elle tient bon là où l’État vacille. Elle soigne, enseigne, éclaire, témoigne. Elle est ce souffle discret qui empêche le silence de tout recouvrir.</p>



<p><a></a>Terre martyrisée et «gourbification» mentale</p>



<p>La mer crache des égouts. Les nappes phréatiques sont pompées jusqu’à la sécheresse. Les forêts brûlent ou disparaissent sous le béton. Les collines sont éventrées par des carrières illégales. Jadis jardin de la Méditerranée, la Tunisie devient une décharge, un paysage d’abandon. Nous détruisons la terre comme nous avons détruit la décence.<a></a></p>



<p>Le pire n’est pas la saleté visible. Le pire est dans nos têtes. La <em>«gourbification»</em> est un état d’esprit. C’est accepter le désordre, tolérer la corruption, vivre dans la médiocrité. C’est se dire <em>«ça ira»</em> alors que tout s’effondre. C’est se résigner à survivre, sans horizon, sans rêve, sans projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Et pourtant, un souffle…</h2>



<p>La Tunisie n’est pas morte. Elle dort dans ses fissures. Et le jour où elle se réveillera, ce seront les murs du gourbi qui s’écrouleront, pas elle.</p>



<p>Il reste des étincelles. Des jeunes qui refusent le naufrage. Des femmes qui se battent chaque jour pour leurs enfants. Des artistes qui peignent, chantent, écrivent et filment la colère. Des citoyens qui nettoient leur rue, qui refusent le fatalisme. La mémoire de la dignité n’est pas morte.</p>



<p>La <em>«gourbification»</em> est peut-être un coma. Et chaque peuple peut en sortir, s’il choisit de respirer à nouveau.</p>



<p>Alors oui, la Tunisie est aujourd’hui <em>«gourbifiée»</em>. Mais tant qu’il restera des bras, des voix, des consciences éveillées, rien n’est perdu. Car un pays peut renaître de ses failles, comme la lumière jaillit des pierres.</p>



<p>Et l’espoir tient tout entier dans ce défi&nbsp;: transformer le gourbi en maison, la maison en cité, la cité en patrie digne.</p>



<p><em>* Médecin tunisien base à Johannesburg. &nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DaLLgC4fSi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/05/chronique-dun-douloureux-retour-en-tunisie/">Chronique d’un douloureux retour en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chronique d’un douloureux retour en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/05/chronique-dun-douloureux-retour-en-tunisie/embed/#?secret=5uXTHMuoWJ#?secret=DaLLgC4fSi" data-secret="DaLLgC4fSi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/tunisie-un-pays-en-voie-de-gourbification/">Tunisie, un pays en voie de « gourbification »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/12/tunisie-un-pays-en-voie-de-gourbification/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>26</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘Sangoma, le guérisseur’’ &#124; Roman de la chute et de la transformation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/sangoma-le-guerisseur-roman-de-la-chute-et-de-la-transformation/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/sangoma-le-guerisseur-roman-de-la-chute-et-de-la-transformation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 07:12:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Hichem Ben Azouz]]></category>
		<category><![CDATA[le guérisseur]]></category>
		<category><![CDATA[Sangoma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17655605</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans  ‘‘Sangoma, le guérisseur’’, son premier roman, Dr Hichem Ben Azouz, interroge le vécu social du médecin en Afrique.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/sangoma-le-guerisseur-roman-de-la-chute-et-de-la-transformation/">‘‘Sangoma, le guérisseur’’ | Roman de la chute et de la transformation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Publié aux éditions Hkeyet à Tunis, ‘‘Sangoma, le guérisseur’’ a été présenté ces dernières semaines à Tunis lors d’une série de rencontres publiques, à l’Institut Français de Tunisie, à la librairie Mille Feuilles &#8211; La Marsa, puis à Al-Kitab &#8211; Mutuelleville. Autant de moments de partage intenses avec les lecteurs autour d’un livre né du croisement entre la médecine, la fatigue, le burn-out et le besoin de transformation intérieure. L’auteur de ce roman, médecin de son état, parle de son expérience avec ce premier roman. &nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Dr Hichem Ben Azouz *</strong></p>



<span id="more-17655605"></span>



<p>J’ai écrit <em>‘‘Sangoma’’</em> comme on traverse un continent. Le roman est né en Afrique du Sud dans les couloirs d’un hôpital, Entre deux patients, au contact du silence, de la mort et de l’épuisement des soignants. Puis il est devenu, page après page, une traversée initiatique de Cap Angela en Tunisie à Cape Agulhas en Afrique du Sud, les points les plus éloignés du continent africain, décrite ici comme une blessure vivante, pour raconter la chute d’un jeune médecin tunisien qui fuit son propre épuisement, son pays et cherche, au-delà du désespoir, une forme de guérison.</p>



<p>Ce voyage à travers l’Afrique est autant géographique qu’intérieur. Il questionne la frontière entre soigner et se soigner, entre chuter et renaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soigner et se soigner, chuter et renaître</h2>



<p>Le roman s’inscrit dans ce que Carl Gustav Jung appelait <em>«le mythe du soignant blessé»</em>, cette idée que celui qui soigne les autres porte souvent en lui sa propre blessure, et que c’est en la traversant qu’il apprend à guérir les autres.</p>



<p><em>‘‘Sangoma’’</em> est un roman de la fracture, mais aussi de la transmutation. Il plonge dans la fêlure du corps médical et dans celle du monde, tout en cherchant un autre souffle qui relie et réinvente le soin quand tout semble perdu.</p>



<p>Le livre s’inspire de la médecine narrative (Rita Charon), de la pensée décoloniale (Frantz Fanon), et de la sagesse africaine du Ubuntu. Les tambours africains y résonnent avec le jazz de Abdullah Ibrahim. Les morts y parlent encore, comme chez Toni Morrison. Et la lumière surgit souvent au milieu des ténèbres.</p>



<p><em>«Il y a une fracture dans tout homme exilé. Mais après la chute, cette fracture peut devenir souffle. Et ce souffle, un nom qui revient.»</em> Ce mantra traverse tout le roman. Il dit qu’il est possible de renaître de la chute, de transformer l’épuisement en lumière. À travers Slim, le médecin protagoniste, <em>‘‘Sangoma’’</em> parle de tous ceux qui tombent, soignants, artistes, exilés et qui cherchent encore à tenir debout.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-17655694" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-768x1024.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-1152x1536.jpg 1152w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-580x773.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-860x1147.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz-1160x1547.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Hichem-Ben-Azzouz.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Hichem Ben Azouz dédicaçant son roman.</em></figcaption></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">Épuisement et fuite des médecins</h2>



<p>Lors des rencontres à Tunis, beaucoup de médecins et de soignants présents ont évoqué, avec émotion, leur propre lassitude, leur sentiment d’être à bout de souffle dans un système de santé sous tension. Certains y ont reconnu la métaphore de leur vie quotidienne. Celle d’une vocation qui vacille entre épuisement, désenchantement et exil.</p>



<p>Aujourd’hui, alors que de nombreux médecins tunisiens et africains quittent leur pays, <em>‘‘Sangoma’’</em> résonne comme une parabole sur ce mal du soin. Comment continuer à soigner dans un monde qui ne soigne plus ses soignants ?</p>



<p>Les rencontres autour du roman ont montré que <em>‘‘Sangoma’’</em> touche un public large. Des médecins, lecteurs, étudiants, écrivains, mais aussi des personnes simplement sensibles à la fatigue du monde. Chaque échange a confirmé qu’il ne s’agit pas d’un roman médical, mais d’une quête humaine et poétique, universelle dans son désarroi et son espérance. À la librairie Mille Feuilles, les lecteurs ont parlé d’un <em>«livre qui brûle et apaise à la fois»</em>. À Al-Kitab, un lecteur a parlé d’un <em>«voyage intérieur et africain, d’une beauté troublante»</em>.</p>



<p>Plus qu’une fiction, <em>‘‘Sangoma, le guérisseur’’</em> est une invitation à repenser le soin, non comme un acte technique, mais comme une traversée du corps et du monde. C’est aussi un hommage aux soignants, aux patients, à l’Afrique, à ses langues, à ses paysages, à ses guérisseurs, et à la mémoire qu’ils portent. Et au-delà, une méditation sur la chute et la transformation personnelle, collective, spirituelle.</p>



<p>* <em>Médecin, écrivain et cinéaste (Johannesburg- Tunis)</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/sangoma-le-guerisseur-roman-de-la-chute-et-de-la-transformation/">‘‘Sangoma, le guérisseur’’ | Roman de la chute et de la transformation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/sangoma-le-guerisseur-roman-de-la-chute-et-de-la-transformation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
