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	<title>Archives des Lénine - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Lénine - Kapitalis</title>
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		<title>Histoire &#124; Un siècle de présence de Lénine en Tunisie</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 06:35:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa mort, en janvier en 1924, jusqu’à nos jours, Lénine est resté présent dans l’espace public en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/21/histoire-un-siecle-de-presence-de-lenine-en-tunisie/">Histoire | Un siècle de présence de Lénine en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous la contribution de l’historien universitaire Habib Kazdaghli à l’ouvrage collectif intitulé ‘‘L’héritage auquel nous ne renonçons pas’’ (pp. 134-136), publié en anglais, aux éditions Hjalmar Jorge &amp; Patrick Anderson, Daraja Press, 2024. Et ce en marge de la 102<sup>e</sup> anniversaire de la mort de Lénine (21 janvier 1924)</em></strong>. <em>(Ph. Couverture de l&rsquo;ouvrage / La rue Lénine aujourd&rsquo;hui à Tunis investie par le street art). </em></p>



<p><strong>Habib Kazdaghli</strong></p>



<span id="more-18247230"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Habib-Kazdaghli-1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-7537208" style="width:300px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Habib-Kazdaghli-1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Habib-Kazdaghli-1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Habib-Kazdaghli-1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Habib-Kazdaghli-1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Habib-Kazdaghli-1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Habib-Kazdaghli-1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Habib-Kazdaghli-1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Le nom de Lénine fut pendant toute une période très populaire en Tunisie, non par adhésion idéologique – même si une frange des élites en Tunisie avait soutenu la révolution bolchevique et s’était ralliée aux idées de Lénine en créant, dès mars 1921, le premier noyau communiste, mais surtout par le fait, que, pendant longtemps, le siège de la Fédération tunisienne de football (FTF) s’est trouvé… dans la <em>«rue Lénine»</em>, en plein centre de Tunis. Le siège de la Fédération était le lieu d’une activité incessante&nbsp;: point de ralliement habituel des responsables des clubs de ce sport, très populaire dans l’ensemble du pays, qui s’y rendaient pour régler des affaires administratives relatives à la gestion de leurs clubs ou pour tenir des réunions.</p>



<p>Le siège de la Fédération avait également servi, par moments, comme point de vente des billets d’entrée aux stades pour certains matches importants. C’étaient donc des dizaines de milliers de Tunisiens qui se rendaient rue Lénine pour acheter leurs billets&nbsp;! En indiquant l’adresse de la Fédération de football, les annonces de ces ventes dans les médias participaient à rendre encore plus familière l’utilisation du nom de Lénine.&nbsp;</p>



<p>Mais d’où vient l’affectation du nom de Lénine à une rue de Tunis ? Cela a toute une histoire, avec sa symbolique et ses raisons politiques.</p>



<p>C’est Habib Bourguiba (1903-2000), premier président de la Tunisie indépendante, qui en a pris la décision, au début des années 60 du siècle dernier. Et il avait éprouvé le besoin de justifier publiquement ce choix, inattendu, il est vrai, de la part du Président connu pour sa proximité des Etats-Unis. Se comparant aux grands hommes du XX<sup>e</sup> siècle, il déclare que c’est une manière de rendre hommage à ce leader hors-pair qui a consacré sa vie, tout comme lui, à lutter pour assurer à son pays le meilleur destin qui lui semblait possible, et, qu’il ne lui appartenait point de <em>«contester à aucun peuple le droit d’installer chez lui un régime communiste, si tel est son désir. Mais nous, nous n’en voulons pas pour nous- mêmes».</em></p>



<p>Il reste cependant, que les militants communistes de Tunisie furent les premiers à vulgariser le nom de Lénine et le rôle qu’il a joué, ainsi que son pays et à montrer combien sa vie et ses idées pouvaient avoir un sens pour la Tunisie, qui était à l’époque sous le joug de la colonisation française.</p>



<p>Au milieu des années quatre-vingt du siècle dernier, alors que j’étais en pleine préparation de ma thèse de doctorat sur l’histoire du Parti communiste tunisien, lorsque j’avais annoncé à un vieux militant communiste, Léon Zana,&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; mon intention de me rendre à Moscou pour consulter des archives, il me demanda avec insistance de bien vérifier si le tapis de Kairouan qui fut offert à Lénine à l’occasion du IV<sup>e</sup> Congrès de l’Internationale communiste,&nbsp; en décembre 1922, par Tahar Boudemgha (jeune postier et premier militant communiste&nbsp; tunisien à se rendre à un congrès de l’IC) comme cadeau de la Tunisie, était bien exposé au Musée de la Révolution d’Octobre 1917.</p>



<p>Lors de ma visite, je n’ai pas eu la chance de &nbsp;&nbsp;retrouver de traces de ce tapis, malgré mes demandes répétées aux responsables du musée. Le vieux communiste, me précisait que, de son temps, on racontait que suite à l’intervention du délégué tunisien, marquée notamment par une critique sévère de ce qu’il avait qualifié de <em>«pseudo-communistes de la section de Sidi Bel Abbès»</em> (Algérie, alors sous colonisation française), Lénine lui exprima son estime en lui offrant son manteau.</p>



<p>Durant des années, les dates de la naissance et de la mort de Lénine, ont été célébrés par les journaux communistes en Tunisie. A chacune de ces commémorations, les photos de Lénine ornaient les <em>«Unes»</em> des divers journaux qui se sont succédé : L’<em>Avenir social, L’Avenir de la Tunisie</em>, <em>Liberté</em>, <em>La Voix du peuple, L’ami du peuple, Espoir, Attariq Al jadid (Voie nouvelle), </em>etc&#8230; A titre d’exemple le journal communiste <em>Liberté</em> du 22 au 28 avril 1955, titrait dans sa <em>Une</em> «Il y a 85 ans naissait Lénine», et écrit notamment&nbsp;: <em>«Cet anniversaire est cher au cœur de tous ceux qui luttent pour meilleur libéré de l’exploitation et de l’oppression, un monde vraiment libre et pacifique»</em>. A la fin de l’article l’auteur rappelle que même si <em>«Lénine est mort depuis trente et un ans, le Léninisme est plus vivant que jamais. Il vit dans une moitié de l’Humanité, libérée à jamais de l’impérialisme»</em>.</p>



<p>La tradition de commémorer la naissance de Lénine va se poursuivre après l’indépendance de Tunisie intervenue en mars 1956. C’est ainsi qu<em>’Espoir</em>, journal clandestin des étudiants communistes tunisiens (le P.C.T fut interdit en janvier 1963), publie, en avril 1970, un numéro spécial consacré au centenaire de la naissance de Lénine où la majorité des articles étaient revenus sur son œuvre, son parcours et à ses mérites non seulement pour la Russie mais aussi pour la Tunisie. Il est notamment précisé que <em>«l’héritage théorique de Lénine, d’une richesse et d’une valeur inestimable, constitue un guide précieux et une source inépuisable d’inspiration pour tous ceux qui œuvrent pour les intérêts de leur peuple, pour toute révolution nationale et démocratique ou sociale. Les forces progressistes tunisiennes et en premier lieu les communistes, s’associent avec ardeur et enthousiasme à cette célébration»</em>. L’article n’oublie pas de regretter que cette commémoration ne puisse pas se faire avec grand éclat en Tunisie en raison du contexte anti-démocratique qui prévaut dans le pays puisque <em>«les forces progressistes ont été systématiquement privées de toute possibilité légale pour s’exprimer, à la suite de l’interdiction du Parti communiste tunisien et des journaux de gauche»</em>. Et à l’auteur d’ajouter&nbsp;: <em>«Malgré ces conditions, nous apportons notre contribution à la célébration du centenaire du grand Lénine»</em>.</p>



<p>Quelques années après son retour à la légalité, le PCT se transforma, en 1993, en un parti plus large, le Mouvement Ettajdid (Renovation), qui ne fit plus de référence au léninisme dans ses statuts. Le nouveau parti a, cependant, continué à célébrer régulièrement l’anniversaire de Lénine dans son journal, <em>Attariq al Jadid</em> (<em>Voie nouvelle</em>).</p>



<p>D’autres partis, appartenant à la gauche <em>«radicale»</em>, ont continué, par contre, à se référer au léninisme, tant dans sur le plan idéologique que sur le plan organisationnel.</p>



<p>Au lendemain de la révolution tunisienne de 2011, certains de ces partis, assimilant sans doute cette révolution à <em>«la révolution bourgeoise»</em> de février 1917 en Russie et s’inspirant du fameux mot d&rsquo;ordre de Lénine&nbsp;: <em>«Tout le pouvoir aux Soviets»</em>, ont appelé à l’accélération et à la radicalisation de la révolution, ainsi qu’à l’abolition de la constitution. Ils étaient convaincus qu’ils obtiendraient la majorité dans une future assemblée constituante. Malheureusement, les élections qui eurent lieu en 2011 placèrent largement en tête le mouvement islamiste <em>Ennahdha</em>. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dernièrement et en particulier, depuis l’automne 2019, date de l’accession de monsieur Kaïs Saïed à la présidence de la République, le nom de Lénine est revenu sur la scène médiatique d’une manière inattendue. En effet, monsieur Ridha Chiheb Mekki, surnommé depuis qu’il était étudiant, <em>«Ridha Lénine»</em>, apparaît brusquement sur la scène politique comme étant un grand ami du candidat Saïed aux élections et comme membre de sa campagne électorale. <em>«Ridha Lénine»</em> fait désormais partie du cercle rapproché de Kais Saïed, devenu Président.</p>



<p>Depuis sa mort, en janvier en 1924, jusqu’à nos jours, Lénine est resté présent dans l’espace public en Tunisie, faisant ainsi, une véritable traversée du siècle.</p>
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		<title>‘‘Alexandre II’’ : le tsar victime de ses réformes, ou l’échec du libéralisme russe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/06/alexandre-ii-le-tsar-victime-de-ses-reformes-ou-lechec-du-liberalisme-russe/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Oct 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Curieuse l’histoire du Tsar réformateur Alexandre II qui abolit le servage en 1861 et meurt assassiné en 1881 par les terroristes, pour avoir promulgué la Constitution.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/06/alexandre-ii-le-tsar-victime-de-ses-reformes-ou-lechec-du-liberalisme-russe/">‘‘Alexandre II’’ : le tsar victime de ses réformes, ou l’échec du libéralisme russe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pourquoi le libéralisme ne s&rsquo;est pas implanté en Russie? Y a-t-il une quelconque âme russe essentiellement orthodoxe schismatique, paysanne et rurale, réfractaire à la constitution d’une bourgeoisie industrielle et financière nécessaire à la modernisation et la démocratisation du pays? Question épineuse entre toutes qui continue d&rsquo;être posée.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-14126054"></span>



<p>Curieuse l’histoire du Tsar réformateur Alexandre II qui abolit le servage en 1861 et meurt assassiné en 1881 par les terroristes, pour avoir promulgué la Constitution.</p>



<p>Victime de cinq attentats auxquels&nbsp;il échappe par le plus grand des hasards, c’est le sixième qui a raison de lui.</p>



<p>Cet acharnement s’explique paradoxalement par la promulgation imminente d’une nouvelle Constitution libérale sur le modèle européen qui fait entrer la Russie dans le concert des grandes nations de l’époque.</p>



<p>Les terroristes veulent un changement politique radical, mais imposé par une révolution, et craignent que les réformes ne la fassent avorter.</p>



<p>Le Tsar pense sauver le pouvoir absolu et la dynastie par ces concessions politiques qui demeurent pour les durs de la Cour des faveurs révocables. Mais dans ce jeu de dupes, les terroristes ont toujours un temps d’avance, ils frappent quand et où ils veulent sans que la police tsariste puisse les en empêcher.</p>



<p>Une bombe de forte puissance fait même sauter un pan de l’étage du palais,&nbsp;et manque sa cible. La police tsariste fait preuve d’une étonnante incurie. Elle arrête des conjurés mais est incapable d’en obtenir les renseignements valables nécessaires à la mise en échec des attentats, et plus grave, elle ne prend pas les mesures nécessaires à la protection du Tsar.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ennemis sont partout &nbsp;</h2>



<p>Ainsi une maison qui sert de centre opérationnel et qui se situe près du parcours de la promenade dominicale du souverain est elle visitée après une dénonciation, mais sans être fermée, et ses occupants ne sont pas&nbsp;appréhendés. La lecture de l&rsquo;ouvrage suggère ainsi une complicité de la Sécurité, le troisième bureau.</p>



<p>Les ennemis ne se situeraient ainsi pas uniquement chez les terroristes mais aussi chez les conservateurs que les réformes&nbsp;lèsent, et même sans doute dans la propre famille impériale que l’ascension d’une maîtresse au rang d’épouse après le décès de l’impératrice indispose et menace.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P76535QrhK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/17/nicolas-i-aux-sources-de-lhostilite-occidentale-envers-la-russie/">‘‘Nicolas I’’ : aux sources de l’hostilité occidentale envers la Russie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Nicolas I’’ : aux sources de l’hostilité occidentale envers la Russie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/17/nicolas-i-aux-sources-de-lhostilite-occidentale-envers-la-russie/embed/#?secret=dYgnZRhvz7#?secret=P76535QrhK" data-secret="P76535QrhK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Néanmoins, aucune preuve ne donne un semblant de consistance à cette thèse, celle de forces occultes situées dans l’entourage impérial et manipulant les terroristes pour arriver à leurs fins. Mais l’incurie de la police, et&nbsp;l’incapacité du Tsar à en faire un outil efficace après la cascade d’attentats qui l’ont frappé, suggèrent également qu’après vingt années de réformes, le régime devenait de plus en plus isolé, au point de ne plus compter sur les forces censées le protéger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe des réformes</h2>



<p>C’est là le paradoxe des réformes imposées par le haut quand elles prétendent moderniser. Il vient un moment où les forces que l’éducation réveille ne se satisfont plus du régime politique auquel elles doivent leur prise de conscience et leur existence.</p>



<p>Pourtant, il serait difficile de qualifier le régime d’Alexandre II d&rsquo;absolutiste, comparativement à ceux de son père Nicolas I, et de Pierre le Grand.</p>



<p>D’autre part, sur le plan international, après la désastreuse guerre de Crimée, la Russie reprend son rang de grande puissance, d’abord en écrasant la grande révolte polonaise de 1863, et cela ne lui vaut pas en Occident que des amis, ensuite en annexant le Caucase, et surtout le Turkestan, au risque de déclencher un conflit armé avec l’Angleterre, menacée dans ses colonies indiennes. C’est surtout son intervention dans les Balkans et la guerre contre l’empire ottoman qui lui permet d’imposer l’indépendance des provinces danubiennes en 1878, malgré la volonté des puissances européennes de ne pas lui y laisser le champ libre.</p>



<p>A la mort d’Alexandre II, son fils Alexandre III récuse le projet constitutionnel de son défunt père. La Russie se referme, les libertés sont abolies, seul le progrès économique est à l’ordre du jour. Ce n’est qu’en 1905 que le pouvoir prend conscience de la pérennisation du problème politique.</p>



<p>L’opposition, issue de l’intelligentsia éduquée dans l’université réformée, selon les normes occidentales, voulue par Alexandre II, qui était supposée fournir les cadres nécessaires à la libéralisation du régime, est bien celle d’où émanent ses propres meurtriers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une âme russe réfractaire au libéralisme ?</h2>



<p>Pourquoi le libéralisme ne s&rsquo;est pas implanté en Russie? Y a-t-il une quelconque âme russe essentiellement orthodoxe schismatique, paysanne et rurale, réfractaire à la constitution d’une bourgeoisie industrielle et financière nécessaire à la modernisation et la démocratisation du pays? Question épineuse entre toutes qui continue d’être posée.</p>



<p>En fait, les terroristes ont réussi à abattre le Tsar, mais ils ont fondamentalement&nbsp;échoué, son&nbsp;régime lui ayant survécu. Il s’est avéré au moment de sa chute que cet ordre-là lors&nbsp;ne pouvait pas se libéraliser.</p>



<p>Pourtant les luttes contre l’absolutisme ont été aussi âpres en Russie qu’ailleurs. Néanmoins, en Angleterre un compromis entre la noblesse du sang, renforcée par la noblesse du mérite (la bourgeoisie), et le Roi, a finalement pu être trouvé après des luttes interminables pour le pouvoir. En France, la bourgeoisie, la noblesse du mérite, s’est débarrassée de la populace qui avait abattu la noblesse du sang et fondé la république.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gLpR56YmUz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/les-slaves-aux-sources-du-conflit-entre-la-russie-et-l-occident/">«Les Slaves» : aux sources du conflit entre la Russie et l&rsquo; Occident</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Les Slaves» : aux sources du conflit entre la Russie et l&rsquo; Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/22/les-slaves-aux-sources-du-conflit-entre-la-russie-et-l-occident/embed/#?secret=yjDH1wh65R#?secret=gLpR56YmUz" data-secret="gLpR56YmUz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En Russie rien&nbsp;de tel ne s’est produit. Les luttes entre la noblesse et le Tsar se sont toujours terminées par le triomphe de ce dernier, et la noblesse du mérite (armée et fonctionnaires) s’est constamment alignée sur celle du sang. L’autocratie était si bien implantée dans les esprits que les soulèvements paysans menaçant l’Etat ont acquis un caractère légitimiste en étant conduits par des faussaires se prétendant être le vrai Tsar privé de son autorité légitime.</p>



<p>Il a fallu la première guerre mondiale et ses horreurs, ainsi que ses défaites, pour abattre irrémédiablement l’ensemble de l’édifice tsariste.&nbsp;</p>



<p>En 1917, face au libéral Kerenski, Lénine se souviendra de l’échec des soulèvements paysans et des attentats terroristes, en rejetant le nihilisme de Nechaev, l’anarchisme de Bakounine, le populisme, et en suivant les traces de Tkatchev, pour qui seule une organisation adéquate pouvait créer un ordre nouveau; le marxisme n’aura été qu’un slogan pour donner le change avec l’internationalisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Autoritarisme et dirigisme étatique</h2>



<p>En réalité l’apparition d’un État policier, fonctionnant sous l’autorité d&rsquo;un seul parti omniprésent disposant de tous les pouvoirs et se substituant au Tsar, n’aura été que la conséquence des aléas d’une Histoire avant tout russe. Gorbatchev en fut le fossoyeur mais ses velléités libérales, si elles ont eu raison du parti, n’ont pas entamé la nature autoritaire du pouvoir.</p>



<p>C’est Poutine qui a repris les rênes de l’Etat avec les mêmes moyens autoritaires et le même dirigisme étatique, qui soustrait ce pays immense aux convoitises du marché global,&nbsp;et l’apparition d’une classe économique parasite, les oligarques, monopolisant toutes les richesses mais avec l’assentiment de l’Etat et à son service, n’a été qu’une réincarnation de cette noblesse qui accaparait les terres en s’alliant avec le Tsar.</p>



<p>Cette étrangeté russe par rapport aux autres pays européens explique largement l’actuelle guerre en Ukraine, dont l’enjeu principal est la libéralisation de la Russie sous l’autorité du marché global. Mais si l’on s’en réfère à l’histoire, ce pays tout comme la Chine n’a jamais été ni libéral ni démocrate. C’est dire combien l’Occident peut être assujetti à des chimères.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Alexandre II&nbsp;: le printemps de la Russie’’&nbsp;de Hélène Carrère d’Encausse, éd.</em></strong><strong><em>&nbsp;Fayard, Paris, :&nbsp;17 mars 2010.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/06/alexandre-ii-le-tsar-victime-de-ses-reformes-ou-lechec-du-liberalisme-russe/">‘‘Alexandre II’’ : le tsar victime de ses réformes, ou l’échec du libéralisme russe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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