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	<title>Archives des Luca Bianchini - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Luca Bianchini - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Le ragazze di Tunisi’’ de Luca Bianchini &#124; Une lumineuse saga familiale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2026 07:50:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Luca Bianchini]]></category>
		<category><![CDATA[Sicile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son roman ‘‘Le ragazze di Tunisi’’ Luca Bianchini raconte la Tunisie des années 1950-1960 à travers le vécu d'une famille italienne de Tunis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/29/le-ragazze-di-tunisi-de-luca-bianchini-une-lumineuse-saga-familiale/">‘‘Le ragazze di Tunisi’’ de Luca Bianchini | Une lumineuse saga familiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son roman ‘‘Le ragazze di Tunisi’’ (Les filles de Tunis) (édité par Mondadori, Milan, 19 février 2026, 264 pages), Luca Bianchini dresse, avec son style inimitable, un portrait saisissant de liens indéfectibles et d’espoirs qui résistent au temps.</em></strong> <strong><em>Il évoque une émigration presque oubliée, celle des Siciliens partis chercher fortune dans une Tunisie cosmopolite et vibrante, alors sous protectorat français, et ce à travers le destin de la famille Brancata.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi </strong></p>



<span id="more-19888392"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>‘‘Le ragazze di Tunisi</em>’’, Luca Bianchini nous offre une saga familiale lumineuse et mélancolique, où, dans les années 1959-1961, Maria, une couturière courageuse, élève ses trois filles adolescentes entre les épreuves du quotidien et les rêves d’un avenir meilleur. Sur fond d’une ville, Tunis, suspendue entre le charme du passé et le souffle de l’indépendance, s’entremêlent premiers amours, chansons de Mina à la radio et l’approche inéluctable des adieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec son style inimitable, Luca Bianchini dresse un portrait saisissant de liens indéfectibles et d’espoirs qui résistent au temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui était Maria ? Était-elle sicilienne ? Italienne ? Française ? En réalité, elle se sentait avant tout une fille de Tunis. <em>«Je ne connaissais pas vraiment l’histoire de la famille de ma mère, jusqu’au jour où j’ai commencé à poser des questions»</em>, raconte Luca Bianchini.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans le quartier du Borgel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Brancata du roman de Bianchini font partie de ces nombreuses familles d’origine sicilienne qui, en Tunisie, ont cherché <em>«l’Amérique»</em> — sans toujours la trouver. En revanche, elles ont vécu en bonne intelligence avec les Français — qui, jusqu’alors, détenaient le pouvoir —, ainsi qu’avec les Tunisiens, les Juifs et les Maltais. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre cosmopolite, Maria — une belle femme de trente-huit ans, fière et déterminée — voit ses trois filles adolescentes grandir. C’est elle qui s’occupe d’elles, car son mari travaille à la campagne ; elle se retrouve donc presque toujours seule. Pour faire face aux difficultés économiques, elle réalise de petits travaux de couture chez elle, dans le quartier du Borgel, au rez-de-chaussée d’un immeuble donnant sur une cour où tout le monde se connaît. À l’étage, un veuf taciturne lui fait une cour discrète, mais Maria est trop absorbée par la surveillance de ses filles — en particulier Anna, l’aînée. À seize ans, Anna aime lire et observer les navires à l’horizon ; elle fréquente l’une des meilleures écoles de Tunis grâce à son oncle Jojo, le <em>«voyou latin»</em> de la famille, qui finance ses études. Pour elle, l’amour demeure encore quelque chose d’inaccessible, mais heureusement, elle peut compter sur Marinette, son amie française, qui lui ouvre les portes d’un univers fait de cinéma, de belles tenues et de promenades sur l’avenue de France. Autour d’elles gravitent sans cesse ses sœurs : Vitina, qui ne semble penser qu’au chant et à la gymnastique, et Pupetta, la <em>«conscience»</em> — ou le <em>«grillon parlant»</em> — de la famille. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un temps suspendu </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout autour, une ville animée où nos protagonistes évoluent dans un temps suspendu, entre mélancolie et incertitude : avec l’indépendance de la Tunisie, l’heure des adieux approche pour beaucoup. Mais c’est précisément la peur du changement qui enflamme les cœurs, fait naître de nouvelles histoires et révèle des secrets, au sein d’un microcosme peuplé d’oncles rancuniers, de voisins curieux, de couscous à volonté et de soirées palpitantes devant la télévision.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘Les Filles de Tunis’’</em> est un roman haut en couleur, aussi émouvant que surprenant. Luca Bianchini mêle souvenirs familiaux et anecdotes hilarantes pour retracer une histoire partagée par de nombreux Italiens. Il aurait été dommage de ne pas la raconter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Luca Bianchini est né le 11 février 1970 à Turin. Il continue d’écrire dans sa cuisine, même s’il n’a toujours pas appris à faire des fritures aussi bien que sa mère. Depuis 2003, Mondadori a publié tous ses romans.</p>
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		<title>Corriere di Tunisi &#124; 70 ans d’histoire italienne écrite à Tunis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 11:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Corriere di Tunisi]]></category>
		<category><![CDATA[Fabio Ruggirello]]></category>
		<category><![CDATA[Giuseppe Finzi]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Luca Bianchini]]></category>
		<category><![CDATA[Silvia Finzi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Corriere di Tunisi fête ses 70 ans. C'est l'unique journal en langue italienne d’Afrique du Nord et du monde arabe. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/04/corriere-di-tunisi-70-ans-dhistoire-italienne-ecrite-a-tunis/">Corriere di Tunisi | 70 ans d’histoire italienne écrite à Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Soixante-dix ans au cours desquels le Corriere di Tunisi est devenu le symbole vivant d&rsquo;une italianité qui n’a jamais cessé de regarder la Méditerranée comme un espace commun de langue, de culture et de civilisation partagée. Soixante-dix ans qui ont maintenu vivante la langue de Dante entre les deux rives de la Méditerranée, à travers l’indépendance tunisienne, la diaspora de la communauté italienne historique, les révolutions politiques et la révolution numérique.</em></strong></p>



<span id="more-18728946"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Corriere di Tunisi</em> — fondé en 1956 par Giuseppe Finzi, héritier d&rsquo;une tradition typographique issue du Risorgimento, et dirigé aujourd’hui par Silvia Finzi — est l&rsquo;unique journal en langue italienne d’Afrique du Nord et du monde arabe. Une anomalie extraordinaire, un bastion culturel, un pont.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour célébrer cette étape historique, Tunis devient pendant trois jours — du 21 au 23 mai 2026 — un carrefour de voix, de mémoires et de perspectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Complexe de Sainte-Croix, au cœur de la médina, aura lieu la Célébration du 70<sup>e</sup> anniversaire du <em>Corriere di Tunisi</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un programme qui entremêle colloque académique international, table ronde avec les protagonistes du journalisme italien, expositions documentaires, cinéma, musique et littérature.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une histoire qui vient de loin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La presse en langue italienne en Tunisie n’est pas née en 1956 : elle plonge ses racines en 1838, année de publication de la première feuille italienne à Tunis. Entre le XIX<sup>e</sup> et le XX<sup>e</sup> siècle, plus de 120 titres italiens ont fleuri en Tunisie — une présence que la France coloniale a étouffée par la force, supprimant systématiquement les journaux italiens pour limiter l’influence culturelle de la péninsule. Ce n’est qu’en 1956, avec l’indépendance tunisienne et la détente diplomatique entre Rome et Paris, qu’il fut possible de raviver cette flamme. C’est Giuseppe Finzi qui s’en chargea, descendant de Giulio Finzi, un carbonaro livournais ayant fui en Tunisie après les mouvements de 1820-21, et qui avait fondé à Tunis une typographie destinée à durer deux siècles. Le premier numéro du nouveau <em>Corriere di Tunisi</em> parlait déjà de la Tunisie libre et indépendante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis lors, le journal n’a jamais cessé de paraître, passant de main en main au sein de la même famille : de Giuseppe à son fils Elia — l’un des fondateurs de la Fédération unitaire de la presse italienne à l’étranger (Fusie) — et enfin à Silvia, italianiste, professeure d’université, gardienne tenace d’un titre qui est à la fois une archive et un laboratoire vivant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Histoire, journalisme et culture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouverture de la manifestation, le mercredi 21 mai, réunira autour d’une même table les représentants des principales institutions italiennes et tunisiennes impliquées dans la promotion de la langue et de la culture italiennes : de l’ambassade d’Italie à l’Institut Culturel Italien, de la Société Dante Alighieri au ministère italien de la Culture, des Archives Nationales Tunisiennes à la Chambre tuniso-italienne de commerce et d’industrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une ouverture qui en dit déjà long sur la dimension institutionnelle et bilatérale de cet anniversaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur de ces trois journées est un colloque international d’études qui retrace soixante-dix ans d&rsquo;histoire du journal à travers les contributions de chercheurs et d’universitaires de Tunisie, d’Italie et de France. Les sessions — articulées en trois périodes chronologiques, de 1956 à nos jours — aborderont des thèmes allant du rôle du <em>Corriere</em> dans le maintien de l’italianité dans la Tunisie postindépendance, à l’impact des médias italiens sur les lecteurs tunisiens italophones, jusqu’à l’utilisation du journal comme outil pédagogique dans les universités. Une analyse historique qui est aussi une réflexion sur le présent : que signifie aujourd’hui faire du journalisme en italien au Maghreb ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une table ronde tentera de répondre à cette question avec certains des protagonistes du journalisme italien : des journalistes de <em>Repubblica</em>, du <em>Corriere della Sera</em> et de l’agence <em>Italpress</em> échangeront sur l’avenir d’un titre en langue italienne au sud de la Méditerranée, entre limites structurelles, nouvelles opportunités numériques et collaborations possibles. Un débat qui aura aussi un goût de souvenir : celui d’Elia Finzi, figure centrale de l’histoire du journalisme italien à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension culturelle de la manifestation s’exprime également à travers deux expositions documentaires — l’une consacrée aux soixante-dix ans du <em>Corriere</em>, l’autre aux présences italiennes en Tunisie à travers les siècles, organisée par les Archives Nationales Tunisiennes — ainsi qu’à travers un concert nocturne dédié à Francesco Santoliquido, compositeur italien qui vécut et travailla longtemps à Tunis, figure emblématique de cette osmose créative fertile entre les deux rives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour clôturer ces trois jours, deux moments littéraires : la remise des prix du concours <em>«Un récit pour le Corriere di Tunisi»</em>, qui a invité les auteurs à se confronter à la mémoire et à l’identité méditerranéenne, et la présentation de <em>‘‘Le ragazze di Tunisi’’</em> (Les filles de Tunis), le nouveau roman de Luca Bianchini publié chez Mondadori en février 2026, en dialogue avec le directeur de l’Institut Culturel Italien, Fabio Ruggirello.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bastion de la langue italienne en Méditerranée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du <em>Corriere di Tunisi </em>n’est pas seulement une histoire de famille et de ténacité éditoriale. C’est aussi l’histoire d’une langue qui possède des racines profondes en Méditerranée méridionale et un avenir encore ouvert. En Tunisie, l’&rsquo;italien est aujourd&rsquo;hui enseigné dans près de 300 lycées et compte plus de 500 enseignants diplômés et habilités ; la Société Dante Alighieri est présente dans le pays depuis 1892. Pourtant, la survie d’un titre journalistique dans cette langue — avec une rédaction de quatre personnes et 4.000 exemplaires distribués entre la Tunisie, l’Italie, la France et l’Afrique — reste un défi quotidien contre la marginalisation économique, la dispersion du public et la concurrence du numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Célébrer les soixante-dix ans du <em>Corriere di Tunisi</em>, c’est donc aussi s’interroger sur ce que signifie, aujourd’hui, produire de l’information en italien hors des frontières nationales ; sur le rôle que peuvent jouer les grands titres italiens pour soutenir cet écosystème ; sur la manière dont la langue peut continuer à être un outil de dialogue et de compréhension entre des cultures qui partagent la même mer. Des questions urgentes, dans une Méditerranée qui peine à se raconter de l’intérieur.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hlhI94xvMb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/media-il-corriere-di-tunisi-fete-ses-70-ans/">Média | Il Corriere di Tunisi fête ses 70 ans</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Média | Il Corriere di Tunisi fête ses 70 ans » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/media-il-corriere-di-tunisi-fete-ses-70-ans/embed/#?secret=31MpOe2j9x#?secret=hlhI94xvMb" data-secret="hlhI94xvMb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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