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	<title>Archives des Lycée Carnot - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Lycée Carnot - Kapitalis</title>
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		<title>Deux ou trois choses que nous savons de Madame Caparros</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 06:30:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Madame Tramoni, que nous avons accompagnée, ailleurs, mardi 12 mai 2026, est une une figure éternelle de la danse classique à Tunis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/15/deux-ou-trois-choses-que-nous-savons-de-madame-caparros/">Deux ou trois choses que nous savons de Madame Caparros</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous avions stupidement imaginé que Madame Caparros aurait la longévité de sa mère, Madame Tramoni. <strong><em>Décédée le 6 mai 2026, à l’âge de 88 ans</em>, </strong>nous l&rsquo;avons accompagnée, ailleurs, le12 mai. C&rsquo;était une éducatrice fondamentale. Eternelle. Jamais dans la réprimande ni dans la colère, elle nous aura tout appris. Douceur et joie et souplesse. La regarder vivre, reste un enseignement.</em></strong></p>



<p><strong>Nicole Gauci</strong> &amp; <strong>Affet Bent Mabrouk Mosbah</strong></p>



<span id="more-18774647"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="500" height="331" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Ecole-Tramoni-Caparros.jpg" alt="" class="wp-image-18774798" style="width:300px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Ecole-Tramoni-Caparros.jpg 500w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Ecole-Tramoni-Caparros-300x199.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>
</div>


<p>Tramoni-Caparros&nbsp;! Tramoni-Caparros était une école de danse classique fondée en Tunisie à l’indépendance en 1956. Si loin, si proche.</p>



<p>Nous aurons durant une cinquantaine d’année – le temps passe si vite – foulé, de nos pointes, l’Ecole de danse Tramoni-Caparros. Nous&nbsp;: ses élèves, avons les mêmes souvenirs. Le même ressenti.</p>



<p>Les pointes sont une technique que les bases anticipent. Certes, les bases, mais il y avait le reste surtout. L’essentiel, le plus important&nbsp;: ce qui nous aura accompagné la vie durant et qui ne cessera de nous conduire, jusqu’à notre propre fin. La formation.</p>



<p>Il y avait Madame Caparros, que nous n’aurions jamais appelé <em>«Josiane»</em>. Pourquoi ?&nbsp; Parce que dans son enseignement, il n’existait pas d’intimité, mais une éducation stricte partagée par sa mère, Madame Tramoni, son époux Manuel, et aussi leurs enfants&nbsp;: Jean-François et Jean-Michel, fraternels, souriants, sincères, jamais intimes ni intrusifs. J’apprendrais plus tard, que Madame Tramoni aura enseigné la couture, à certaines de nos mères.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une salle de danse sanctuarisée</h2>



<p>Madame Caparros – Josiane – nous aura donc enseigné la danse classique. Pas seulement. Il régnait dans cette école jouxtée à un appartement à vivre, une ambiance unique dans un Tunis foisonnant. Au 7 Rue Nahas Pacha il régnait un calme, une sérénité, rythmés par le chat <em>Pacha</em> – majestueux, langoureux, pastel, soyeux. Il résonnait dans cet appartement à proximité de la Rue de Rome et du Lycée Carnot, des musiques auxquels nos pas et nos bras s’agrippaient dans la salle de danse sanctuarisée, magique. Nous aurons égrené sur la pointe de chaque pied, Dvorak &#8211; <em>la Symphonie du nouveau monde</em>, écoutez&nbsp;! Manuel de Falla, Beethoven, Mozart et tous les géants. C’est par Madame Caparros que nous serons advenues à l’art classique, parvenues à découvrir les grands compositeurs, pour enfin les danser. Quand notre jeunesse, nous commercialisait… Claude François&nbsp;!</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18774706" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Nicole a précédé le cours. Affet l’aura suivie – une infime partie de sa famille n’appréciant pas qu’elle se produise au théâtre les jambes découvertes – elle y sera allée, puis annoncé à son père&nbsp;: «<em>Tu as une dette, j’ai entamé un mois de cours de danse chez Tramoni-Caparros</em>.» Il aura payé, suivi sa passion, venant la chercher deux fois par semaine, durant des années.</p>



<p>Avant de franchir la porte du cours, nous nous retrouvions à patienter dans un espace d’attente. Quelques minutes avant l’heure dite, la porte s’ouvrait pour les partantes du cours précédent et les entrantes du cours qui suivait. En amont, nous avions mangé des glaces et des bamballonis. Le vestiaire, sobre, étroit, suffisait. Il nous préparait pour la suite, accueillait nos rires, nos transformations et nos bonheurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rigueur douce que nous ne retrouverons jamais</h2>



<p>La suite&nbsp;? «<em>Tenez-vous droite, levez le menton, rentrez-le ventre, rentrez les fesses</em>». Possible encore à cet âge. Il n’y avait pas de dictat&nbsp;: les ordres étaient donnés dans le rythme de la musique et dans une rigueur douce que nous ne retrouverons jamais. La raideur du premier cours a été corrigée dans un geste d’une légèreté qui effleure encore aujourd’hui nos mémoires&nbsp;: dans une voix dont le murmure nous accompagnera jusqu’à la fin des jours. La vie, la vie, devrait toujours être ainsi&nbsp;: douce, légère cependant précise. En cela, Madame Caparros, nous serons à tout jamais vos orphelines.</p>



<p>Durant les rares absences de Madame Caparros, Mamie-Madame Tramoni, Marguerite, ou Monsieur Caparros prenaient le relais. Mamie avait la même rigueur douce que sa fille Josiane, notre professeure-maître. Jamais de colère ni de sévérité&nbsp;: une architecture franche faite d’un respect intérieur, implicite, qui ne pouvait qu’aller de soi. Lorsque Monsieur Caparros prenait la main sur le cours, nous étions sublimées&nbsp;: de sa voix chaude, de son regard clair, aimant et intègre. Nous étions encouragées&nbsp;: «<em>Vous êtes belles mes filles, bravo, continuez…</em>»</p>



<p>Nous avons dansé notre jeunesse, avec une joie, un bonheur, un appétit de vivre et des égards, gravés dans nos mémoires, dans nos cœurs et dans nos corps. Il existait des mondes&nbsp;: les nôtres… et celui de Tramoni-Caparros&nbsp;: celui que nous explorions deux fois par semaine, avec un indicible enchantement. Nous savons, témoignons, conservons le même sentiment&nbsp;: joie&nbsp;!</p>



<p>A de rares moments croisant Madame Caparros, dans la rue, nous avons compris à tout jamais, qu’une danseuse, une vraie, était reconnaissable entre toutes, aussi bien quand elle se rendait au marché. Grâce&nbsp;!</p>



<p>Enfin, venait le temps de la représentation&nbsp;: une fois par an au Théâtre municipal, nous retrouvions les métiers de la danse et leurs serviteurs. La couturière et son mètre à mesurer pour confectionner nos tutus, les accessoiristes, qui transformaient le décor en un tour de mains, Monsieur Larguig le régisseur – il évoquait Gérard Philipe, passé par le Théâtre de Tunis – puis la chaîne de télévision, puis l’Amphithéâtre romain de Carthage, puis la Maison du Baron d’Erlanger, aujourd’hui Centre d’Art et de Musique. Tramoni-Caparros nous aura tout fait explorer, dans la même veine douce, dans la même simplicité, dans la même exigence.</p>



<p>Il y avait également les «<em>mères de danseuses»</em>&nbsp;que la famille Caparros gérait sans un mot, sans une gêne, sans un dénigrement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mouvement de robe et de pas léger</h2>



<p>Une image reste gravée dans nos mémoires&nbsp;: la fin du ballet – réussi – Madame Caparros quittait les coulisses, esquissait des pas réels sur scène, afin de recevoir le bouquet de fleurs des mains des danseuses. Elle apparaissait dans un mouvement de robe et de pas léger, lunaire, furtif&nbsp;: elle était portée par des lunettes sombres qui dérobaient son insondable regard. Elle arborait un chignon d’exception&nbsp;: celui des jours de gala. Son sourire était sublimé par les applaudissements du public auquel elle présentait son travail, son art et son service&nbsp;: danseuse, éducatrice et enchanteresse.</p>



<p>Affet aura été la première danseuse classique Noire dans des contrées qui renient la négritude, aujourd’hui plus que jamais. Elle aura été accueillie sans bruit, dans un naturel professionnel et aimant.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18774711" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tramoni-Caparros-3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Josiane Tramoni et Manuel Caparros. </em></figcaption></figure>
</div>


<p>A notre retour, lorsque Carthage aura retrouvé son axe, un hommage vous sera rendu, Madame, hommage qui égalera votre force douce et votre investissement, et votre service pour tant de familles, pour un pays&nbsp;!</p>



<p>Avec vous, Madame, nous aurons été jeunes, nous aurons été belles, et, et… nous resterons droites à jamais.</p>



<p>Madame Caparros, chère Josiane&nbsp;: dormez en paix&nbsp;! Vos élèves, vos filles, n’oublieront pas la conquérante que vous fûtes. Vous serez toujours où nous sommes. Toujours, parce qu’il est une injonction du vivre et des aléas du vivre : <em>Tenez-vous droite, levez le menton&nbsp;!</em></p>



<p>Merci Madame.</p>



<p>Nos pensées les plus tendres vont vers vous&nbsp;: Monsieur Caparros, Jean-François, Jean-Michel, et les vôtres.</p>
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		<title>Akissa Bahri victime de la francophobie rampante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2020 10:21:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Akissa-Bahri.jpg" alt="" class="wp-image-323275"/></figure>



<p><strong><em>La francophobie rampante, alimentée par certains députés, dans le cadre de manœuvres politiciennes cousues de fil blanc, sert les intérêts des courants identitaires, notamment islamistes et nationalistes arabes, qui, pour exister, œuvrent à diviser les Tunisiens et à les enfermer dans une identité close, exclusive et, par conséquent, appauvrie.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Sadok Lejri</strong> *</p>



<span id="more-323274"></span>



<p>Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Akissa Bahri, est une ancienne du lycée Carnot qui ne maîtrise pas la langue arabe. Son intervention chaotique à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a suscité l’ire de bon nombre de Tunisiens. Dans l’émission dominicale de Radio Med,<em> ‘‘Dimanche Presse’’</em>, Lotfi Laamari et ses invités l’ont clouée au pilori; ils l’ont bien écrasée et dépecée.</p>



<p>Le ministre de l’Agriculture, ingénieure hydraulicienne ayant fait toute sa carrière dans la maison, est pourtant l’une des meilleures dans son domaine. Leurs dénigrements et offenses ont aussi, par ricochet, atteint tous les anciens du lycée Carnot et des lycées français de Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Jusqu’où ira le processus de «dhimmisation» ?</h3>



<p>En réalité, en s’attaquant de la sorte aux responsables tunisiens qui ne maîtrisent pas l’arabe, la <em>«bande à Lotfi»</em> exclut de facto une frange sociale dotée de qualités intellectuelles, humaines et morales indéniables et fait, à son insu, le jeu des Seifeddine Makhlouf, Rached Khiari et des identitaires de tout poil.</p>



<p>En fait, les Tunisiens comme Lotfi Laamari, aussi anti-<em>«khouanjia»</em> (anti-islamistes) soient-ils, sont des idiots utiles. Les Tunisiens devraient arrêter de se faire passer pour des francophones. Ce pays devrait officiellement interdire aux Tunisiens francophones l’exercice de la politique et les hautes fonctions de responsabilité. Pour lever toute équivoque et aller au bout du processus de<em> «dhimmisation»</em> ** et de la citoyenneté de seconde zone, l’Etat tunisien devrait, sans perdre plus de temps, obliger les francophones à porter un <em>«F» </em>jaune sur la poitrine et sur le dos. Elle sera belle la Tunisie dans vingt ans avec ses arabophones unilingues !</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<p>** <em>Tiré de «dhimmi», un terme historique du droit musulman qui désigne les sujets non musulmans d’un État sous gouvernance musulmane, liés à celui-ci par un «pacte de protection» discriminatoire.</em></p>
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