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	<title>Archives des Manuel Noriega - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Manuel Noriega - Kapitalis</title>
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		<title>Impérialisme américain &#124; Chassez le naturel, il revient au galop !</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 08:32:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'approche néo-colonialiste de Donald Trump, parfois appelée «politique de la canonnière», a suscité une condamnation internationale quasi générale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/imperialisme-americain-chassez-le-naturel-il-revient-au-galop/">Impérialisme américain | Chassez le naturel, il revient au galop !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’enlèvement de Nicolás Maduro par les forces américaines, survenue le 3 janvier 2026 lors de l’opération dite «Absolute Resolve» (Détermination absolue), a provoqué une onde de choc mondiale, probablement en raison de son caractère spectaculaire et aventureux. Car il s’agit bien d’une extraction forcée d’un dirigeant en exercice par une puissance étrangère, en dehors de tout cadre légal international classique.</em></strong></p>



<p><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-18211196"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Cet évènement est entouré de fortes suspicions de trahisons internes au sein de l’élite dirigeante et militaire vénézuélienne. Le fils du président enlevé, Nicolás Maduro Guerra, a ouvertement dénoncé une trahison au sein du cercle rapproché de son père. Des rapports suggèrent que la localisation précise de Maduro dans une maison sécurisée a pu être livrée par des membres de sa propre garde ou de son entourage direct.</p>



<p>Pourtant, avant sa chute, Maduro avait multiplié les mesures (en vain) pour prévenir toute défection, notamment en renforçant la surveillance des généraux par des agents de contre-espionnage cubains. Malgré cela, l’efficacité de l’opération américaine laisse supposer un effondrement ou une passivité suspecte d’une partie de la hiérarchie militaire au moment de l’assaut.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour de la politique de la canonnière</h2>



<p>L’histoire et la géopolitique contemporaine, particulièrement au regard de ce qui se manifeste actuellement, confirment que la cohésion nationale d’un pays demeure le facteur déterminant de la souveraineté d’un État. Lorsqu’un <em>«front intérieur»</em> se fissure, à cause des erreurs et des abus du pouvoir en place, il cesse d’être un bouclier, ce qui favorise toutes sortes d’interventions extérieures.</p>



<p>Néanmoins, cette approche néo-colonialiste, parfois appelée<em> «politique de la canonnière»</em>, a suscité une condamnation internationale quasi générale. Les arguments avancés pour justifier cet enlèvement font effectivement l’objet de vives critiques, de nombreux observateurs les qualifiant de prétextes juridiques fragiles ou de motivations cachées. Des points de contestation majeurs sont soulevés par les commentateurs et les juristes. Les griefs avancés de <em>«narcoterrorisme»</em> ne sont pasprouvés. Le président Trump a affirmé que Maduro utilisait des gangs criminels (comme le <em>Tren de Aragua</em>) pour terroriser les communautés américaines. Or, des rapports de renseignement américains d’avril 2025 indiquaient que le régime de Maduro ne dirigeait pas ces opérations vers les États-Unis.Des élus américains ont souligné que si la lutte contre le narcotrafic était le seul motif, des actions similaires auraient dû être menées contre les cartels mexicains, ce qui n’est pas le cas.</p>



<p>Les États-Unis invoquent l’auto-défense contre le trafic de drogue, mais le droit international (malmené sans cesse) ne reconnaît ce droit que face à une attaque armée cinétique. Sans mandat du Conseil de sécurité de l’Onu, l’opération est largement considérée comme une violation de la souveraineté vénézuélienne.</p>



<p>Par ailleurs, bien que Maduro soit contesté dans son pays, il restait le chef d’État de facto et sa destitution concerne les Vénézuéliens seuls. L’idée que cet enlèvement restaurerait la démocratie est fallacieuse, ce qui risque de se passer c’est une fragmentation du pays et une perte de souveraineté.&nbsp;</p>



<p>En fait, l’argument du narcotrafic masque l’objectif réel : reprendre le contrôle des plus grandes réserves pétrolières au monde. Alors que les administrations précédentes cherchaient souvent un consensus (même minimal) avec le Congrès ou les alliés régionaux, l’opération de 2026 a été menée dans le secret total. Le Secrétaire d’État Marco Rubio (dont la famille est d’origine cubaine) a d’ailleurs justifié l’absence d’information préalable du Congrès par le caractère de <em>«maintien de l’ordre»</em> (<em>law enforcement</em>) plutôt que d’acte de guerre.&nbsp;</p>



<p>Ce mode d’intervention directe pour enlever un dirigeant étranger sur son propre sol n’est pas une action inédite, elle s’inscrit dans une lignée historique d’actions américaines. Le cas de Nicolás Maduro présente des similitudes frappantes, tout au moins, avec des cas précédents.</p>



<p>Au cours de l’opération <em>«Just Cause»</em>, 26 000 soldats américains ont envahi le Panama (1989). Les États-Unis avaient inculpé aussi le général Manuel Noriega pour <em>«narcoterrorisme»</em>, il a été jugé et condamné par un tribunal de Miami à 40 ans de prison.</p>



<p>Les prédécesseurs de Trump (comme Bush ou Obama) avaient utilisé des méthodes similaires par l’usage d’opérations extralégales ou secrètes (assassinats ciblés/opérations secrètes) face à des cibles. L’opération en Irak sous la présidence de George W. Bush visait à renverser le régime de Saddam Hussein dans son ensemble, pas seulement à l’éliminer par une frappe ciblée ponctuelle.</p>



<p>L’invasion a débuté en mars 2003 dans le but déclaré de désarmer l’Irak de ses prétendues armes de destruction massive, qui se sont avérées inexistantes. La détention de Saddam Hussein a eu lieu plus tard, lors d’une opération terrestre, suite à une trahison.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Volonté d’expansion et d’intervention directe</h2>



<p>L’appétence de Donald Trump charrie avec elle des perspectives inquiétantes, marquée par une volonté d’expansion et d’intervention directe à travers des menaces lancées concernant d’autres pays :</p>



<p>1. Intensification des revendications de Trump sur le Groenland, affirmant le 4 janvier 2026 que les États-Unis en ont <em>«absolument besoin»</em> pour leur sécurité nationale et l’accès aux minéraux critiques. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a exigé l’arrêt de ces <em>«fantasmes d’annexion»</em>, rappelant que le territoire n’est pas à vendre.&nbsp;</p>



<p>2. Pressions sur le président colombien Gustavo Petro que Trump a qualifié d’<em>«homme malade»</em> impliqué dans la production de cocaïne.&nbsp;Il a déclaré qu’une opération militaire en Colombie lui <em>«semblait une bonne idée»</em> si le flux de stupéfiants vers les États-Unis ne s’arrêtait pas.</p>



<p>3. Guerre commerciale contre le Canada qui fait face à des menaces principalement économiques, mais la rhétorique de Trump touche également à la souveraineté : il a imposé ou menacé d’imposer des tarifs de 25% (voire plus) sur les produits canadiens pour forcer le Canada à durcir le contrôle de sa frontière contre le fentanyl (un analgésique qui interagit principalement sur les récepteurs du cerveau). Des observateurs s’inquiètent de ses références répétées au Canada comme le <em>«51<sup>e</sup> État»</em> de l’Amérique, suggérant une remise en cause des normes internationales de souveraineté.&nbsp;</p>



<p>4. Il a prédit aussi que le gouvernement cubain était<em> «prêt à tomber»</em> suite à l’action au Vénézuéla.</p>



<p>5. Des frappes militaires ciblées contre les cartels de la drogue sur le sol mexicain restent une option sérieusement envisagée par son administration.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un goût démesuré pour le spectacle</h2>



<p>Le personnage de Trump, homme d’affaires médiatique devenu un homme politique atypique, témoigne d’un goût démesuré pour le spectacle, les rodomontades, une communication grandiloquente et souvent controversée, s’appuyant sur une image d’anti-establishment, tout en cultivant des positions conservatrices qui divergent parfois du parti républicain classique. Son slogan politique populiste <em>«Make América Great Again»</em> prône un retour à un passé idéalisé.</p>



<p>Outre cet aspect, il ne faut pas omettre qu’il y a des plans déjà <em>«programmés»</em>, par les administrations précédentes et les services de renseignements, qui reposent sur une part de réalité institutionnelle de longue date, tout en marquant une rupture radicale dans l’exécution. L’administration Biden avait augmenté la prime pour la capture de Maduro à 25 millions de dollars début janvier 2025. Trump a doublé cette mise à 50 millions en août 2025 après avoir désigné le régime comme organisation terroriste. Le refus de reconnaître la légitimité de Maduro après l’élection de 2024 était une position partagée par l’administration Biden.</p>



<p>Certains analystes notent que la chute de Maduro était <em>«conceptualisée»</em> dans les documents de sécurité nationale de la Maison Blanche depuis des années, prévoyant une reprise en main du continent.&nbsp;</p>



<p>La nature du système américain est donc fondamentalement le même. Malgré les alternances politiques et les crises apparentes, ses fondements restent constants. Cette approche s’appuie sur plusieurs piliers structurels, les agences fédérales et l’appareil militaire (le <em>«Deep State»</em> pour certains, la <em>«bureaucratie permanente»</em> pour d’autres) assurent une continuité dans les dossiers de sécurité nationale et de politique étrangère.&nbsp;Les simulacres ou les changements d’hommes et de styles, le système américain (politique, militaire, économique ou culturel) demeure constant, souvent lié au pragmatisme, à l’action, au capitalisme libéral, même si des tensions et des conflits internes existent.</p>



<p>Ce qu’il ne faut pas négliger aussi, concernant cet évènement et d’autres à venir, c’est que l’action présidentielle est souvent pré-configurée par des cercles d’influence extérieurs au gouvernement. En 2026, le rôle des think tanks (comme l’Heritage Foundation ou le Center for American Progress) reste central pour rédiger les programmes politiques et fournir les cadres administratifs prêts à l’emploi dès l’entrée en fonction d’une administration.&nbsp;Sans oublier le rôle du lobby pro-israélien aux États-Unis qui reste un pilier central de la politique étrangère américaine. Une constellation d’organisations aux sensibilités diverses s’active, dont l’American Israel Public Affairs Committee, les chrétiens évangéliques, et la Zionist Organization of America qui adopte des positions plus radicales et proches de la droite israélienne.&nbsp;</p>



<p>En résumé, si les motifs juridiques (narcoterrorisme) étaient effectivement prêts et <em>«programmés»</em> par l’État profond américain depuis des années, le passage à l’acte militaire et l’enlèvement physique de Maduro sont des décisions propres à la doctrine de 2026 <em>«Trump Corollary»</em>, à travers un recentrage hémisphérique et une Europe reléguée au rang de zone secondaire.&nbsp;</p>



<p>L’horizon politique aux États-Unis est dominé par la préparation des élections de novembre 2026. Trump utiliserait des dossiers internationaux pour détourner l’attention des affaires intérieures ou des tensions sociales. Les prochains mois de 2026 s’annoncent marqués par une accélération de la <em>«rupture»</em> trumpiste, tant par des actions unilatérales à l’étranger que par une refonte profonde de la bureaucratie américaine.</p>



<p><em>* Écrivain.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wZDPlzgqnp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/">L’impérialisme du XXIe siècle ou le nouveau primitivisme des puissances</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’impérialisme du XXIe siècle ou le nouveau primitivisme des puissances » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/embed/#?secret=aN9RiulOR9#?secret=wZDPlzgqnp" data-secret="wZDPlzgqnp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Ce que l’affaire du Venezuela nous dit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 07:57:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les événements du Venezuela pourraient n’être en fin de compte que le prélude d’une tragédie qui frapperait bientôt d'autres pays.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/04/ce-que-laffaire-du-venezuela-nous-dit/">Ce que l’affaire du Venezuela nous dit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Hier matin, samedi 3 janvier 2026, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a été capturé avec son épouse à Caracas et exfiltré par des unités spéciales américaines. Ces <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/venezuela-nicolas-maduro-capture-et-exfiltre-par-les-etats-unis/">événements</a> sont intervenus 36 ans, jour pour jour, après la capitulation de l’ancien président du Panama, Manuel Noriega, qui s’est rendu, le 3 janvier 1990, aux troupes américaines ayant envahi son pays deux semaines auparavant. Aussi répréhensibles moralement et du point de vue du droit international qu’ils puissent paraître, ces événements ne font que refléter la réalité brute et sans fard de notre monde et des véritables rapports de force sur la scène internationale.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18192616"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>De nombreux idéalistes et idéologues gauchistes vont crier au scandale et au banditisme international en feignant d’ignorer que ce qui est arrivé à Caracas pourrait bien être répliqué dans d’autres régions, y compris la nôtre, car si l’Amérique du Sud tombe sous le coup de la fameuse doctrine Monroe [qui établit le continent américain comme sphère d’influence des États-Unis, les positionnant comme protecteurs face aux autres puissances, doctrine qui évoluera vers un interventionnisme pour défendre les intérêts de Washington, Ndlr], l’Afrique du Nord fait partie, qu’on le veuille ou non, de la ceinture sécuritaire de l’Alliance Atlantique avec un dénominateur commun pétrolier.</p>



<p>Caracas pourrait n’être en fin de compte que le prélude d’une tragédie qui pourrait frapper bientôt Téhéran et probablement l’Afrique du nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On ne nargue pas impunément à l’Amérique</h2>



<p>Feu Habib Bourguiba l’avait pressenti, il y a plus d’un demi-siècle, notamment en prodiguant de précieux conseils au bouillonnant colonel libyen Mouammar Kadhafi qui a fini par payer lui-même et son pays au prix cher son inconscience et sa transe révolutionnaire.</p>



<p>L’inoubliable discours de Bourguiba du 15 décembre 1972 au Palmarium [où il lui a expliqué qu’on ne s’attaque pas impunément à l’Amérique, quand on n’a pas les moyens économiques, technologiques et militaires pour lui faire face, Ndlr], reste plus que jamais d’actualité.</p>



<p>Évidemment, n’est pas Bourguiba qui veut.</p>



<p>Par ailleurs, et en dépit de son caractère assez inédit et surprenant, l’opération américaine de neutralisation de la direction politique du Venezuela, pays détenteur des plus grandes réserves mondiales de pétrole et pourtant mal géré et connu plutôt pour les rodomontades pseudo révolutionnaires de ses dirigeants, n’a pas suscité une grande réaction négative chez les Tunisiens car ils ont pendant des décennies entières souffert des effets pernicieux des pétrodollars dans leur voisinage immédiat avec leurs effets inflationnistes et corrupteurs et surtout des pétro-barbouzes, sorte de voyous de quartier dopés aux recettes pétrolières détournées sans vergogne parmi une clique militaire aussi corrompue qu’impopulaire et arrogante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Tunisiens et les pétro-barbouzes</h2>



<p>Depuis son indépendance, la Tunisie a payé au prix fort son voisinage plein de pétro-barbouzes et de richesses naturelles détournées et mal utilisées avec tous les effets pervers imaginables sur son économie et sa stabilité.</p>



<p>Si les enseignements de la fin tragique du bouillonnant colonel libyen et de l’enfer que vit son pays depuis son élimination n’ont pas été suffisamment tirés, il reste à espérer que le sort de Nicolas Maduro et de son pays donneront matière à réflexion aux pétro-barbouzes du coin.</p>



<p>Sinon, la 6<sup>ème</sup> flotte n’est qu’à quelques encablures. Quant à la Russie et la Chine, elles ont visiblement d’autres chats à fouetter pour le moment que de voler au secours de leurs supposés protégés.</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yuDZpB4d4I"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/venezuela-nicolas-maduro-capture-et-exfiltre-par-les-etats-unis/">Venezuela | Nicolas Maduro «capturé et exfiltré» par les Etats-Unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Venezuela | Nicolas Maduro «capturé et exfiltré» par les Etats-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/venezuela-nicolas-maduro-capture-et-exfiltre-par-les-etats-unis/embed/#?secret=28d2r3OgTo#?secret=yuDZpB4d4I" data-secret="yuDZpB4d4I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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