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	<title>Archives des Marseille - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Marseille - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Habib Kazdaghli présente la collection «Tunisie plurielle» à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 07:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Éditions Santillana]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Kazdaghli]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie Plurielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La collection «Tunisie plurielle» des Éditions Santillana présentée jeudi à Marseille par son directeur, Habib Kazdaghli,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/habib-kazdaghli-presente-la-collection-tunisie-plurielle-a-marseille/">Habib Kazdaghli présente la collection «Tunisie plurielle» à Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La collection «Tunisie plurielle» des Éditions Santillana sera présentée jeudi 8 octobre 2026 à la Librairie de La Friche, au 41 rue Jobin, 13003 Marseille, par son directeur, Habib Kazdaghli, professeur, ancien doyen de la Faculté des Lettres de l’Université de La Manouba à Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-19754391"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La collection part d’un constat : la transmission de l’histoire d’une société se réduit souvent au récit national, avec une représentation linéaire construite autour des victoires et du parcours du groupe social dominant. Dans cette lecture, les autres composantes de la société peuvent se retrouver reléguées à la marge, voire effacées du récit collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Tunisie plurielle»</em> entend précisément contribuer à faire perdurer les traces des communautés et des minorités ethniques et religieuses qui ont vécu en Tunisie. La démarche vise à restituer des mémoires multiples et à donner à voir une histoire moins uniforme du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette volonté de faire émerger d’autres mémoires prend également une dimension méditerranéenne. De part et d’autre de la <em>«grande bleue»</em>, les questions d’identité, de mémoire et de représentation de l’Autre continuent de nourrir les débats. La collection s’inscrit ainsi dans un travail de restitution des mémoires des différentes populations qui ont convergé vers la Tunisie et contribué à la richesse de son histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Habib Kazdaghli sera à Marseille pour présenter les différents ouvrages publiés sous sa direction par les Éditions Santillana, ouvrages consacrés notamment aux communautés ayant vécu en Tunisie au cours des deux derniers siècles et marqué son histoire contemporaine&nbsp;: juifs, italiens, grecs, espagnols, algériens&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant cette rencontre, il sera également l’invité de Radio Galère de 16h à 17h, pour une émission consacrée à la collection et aux questions de mémoire et d’histoire qu’elle soulève.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/05/habib-kazdaghli-presente-la-collection-tunisie-plurielle-a-marseille/">Habib Kazdaghli présente la collection «Tunisie plurielle» à Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Festival Aflam 2026 &#124; Réparer l’image, retrouver les mémoires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/festival-aflam-2026-reparer-limage-retrouver-les-memoires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 07:16:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[archives]]></category>
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		<category><![CDATA[Moussa Haddad]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Djedouani]]></category>
		<category><![CDATA[Rania Rafei]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les archives algériennes, tunisiennes et les mémoires minoritaires au cœur de la 13e édition du festival Aflam, à Marseille. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/30/festival-aflam-2026-reparer-limage-retrouver-les-memoires/">Festival Aflam 2026 | Réparer l’image, retrouver les mémoires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les archives algériennes, tunisiennes et les mémoires minoritaires sont au cœur de la 13<sup>e</sup> édition du festival « Aflam. Cinémas des mondes arabes » qui se tiendra du 10 au 18 octobre 2026, à Marseille, France, sous le thème «Réparer l’image». Réparer l’image, c’est d’abord refuser qu’une mémoire soit condamnée au silence.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19727423"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’association Aflam, organisatrice de l’événement, a tenu une conférence de presse, le 10 septembre, au cinéma Les Variétés à Marseille, au cours de laquelle elle a dévoilé le programme de la 13<sup>e</sup> édition qui fera dialoguer cinéma, archives, mémoire et création contemporaine, avec une attention particulière portée aux œuvres longtemps restées dans l’ombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aflam, qui œuvre depuis 2000 à la diffusion des cinémas des mondes arabes, propose cette année 52 films, 40 invité·es et 35 événements-séances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation ne considère pas les archives comme de simples traces du passé : elle cherche à les remettre en circulation et à interroger les récits que les images ont conservés, mais aussi ceux qu’elles ont laissés disparaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Algérie au cœur de la mémoire cinématographique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche 11 octobre sera particulièrement important pour le cinéma algérien. À 16h30, au Polygone Étoilé, Nabil Djedouani, à la tête des Archives numériques du cinéma algérien, présentera une sélection de films restaurés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2012, ce spécialiste formé à l’INA mène un travail de sauvegarde et de diffusion d’œuvres algériennes devenues difficiles d’accès. Numériser une pellicule ne suffit pourtant pas. Encore faut-il lui redonner un public et une place dans l’histoire du cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même soir, à 20h, Aflam proposera&nbsp;<em>‘‘Boualem Zid El Goudam’’</em> de Moussa Haddad, réalisé en 1980, en présence de Nabil Djedouani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film met en scène Boualem et Sekfali, deux hommes qui traversent le désert algérien. Une charrette chargée de vieux livres, d’images, de reliques et de souvenirs accompagne leur étrange voyage. Deux hommes, deux visions de l’existence et deux rapports à l’histoire de l’Algérie se confrontent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Boualem demeure attaché à l’idéal égalitaire et émancipateur issu de la guerre de libération. Sekfali, aristocrate cultivé, porte un regard sceptique sur cette utopie. Entre fable politique, réflexion philosophique et absurdité beckettienne, le film interroge les promesses de l’indépendance et les contradictions de l’Algérie postcoloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quarante-six ans après sa réalisation, la redécouverte de <em>‘‘Boualem Zid El Goudam’’</em> prend une résonance particulière. Le film ne revient pas seulement du passé : il revient poser des questions au présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie sera également présente à travers <em>‘‘Petite Casbah’’</em>, film d’animation d’Antoine Colomb, programmé le 14 octobre aux Variétés. À travers Malika, une fillette vivant dans la Casbah d’Alger dans les années 1950, le film fait entrer l’histoire coloniale dans le regard de l’enfance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie, par les traces et les images</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie occupe une place plus discrète, mais elle n’est pas absente de cette réflexion sur les archives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17 octobre, au Mucem, une courte archive consacrée à Sousse, tournée en 1971 en 8 mm, sera présentée dans le cadre de la programmation consacrée aux Archives Bouanani. Une image modeste en apparence, mais qui acquiert avec le temps une autre valeur : celle d’un fragment de Tunisie devenu trace patrimoniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie apparaît également dans la dynamique de WarshatAflam, résidence d’écriture de scénarios destinée aux jeunes cinéastes du monde arabe. La mémoire ne se limite donc pas aux films anciens : préserver les images signifie aussi accompagner celles et ceux qui fabriqueront les images de demain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Palestine, Maroc, Liban : filmer contre l’effacement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Palestine occupe une place forte dans cette édition avec, le 15 octobre à La Baleine, la rencontre <em>«Les révolutionnaires ne meurent jamais : cinéastes solidaires du peuple palestinien»</em>, en présence notamment de Kassem Hawal et Mohanad Yaqubi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La caméra devient ici un instrument de mémoire. Les archives palestiniennes témoignent d’une histoire politique et culturelle constamment menacée par les guerres, les déplacements et les destructions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Liban, <em>‘‘Le Jour de colère : Contes de Tripoli’’</em> de Rania Rafei remontera le fil de l’histoire contemporaine, des manifestations de 1943 aux mobilisations populaires de 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc sera représenté par les Archives Bouanani, avec Touda Bouanani et Marie Pierre-Bouthier. Le travail de sauvegarde entrepris après l’incendie de 2006, qui avait détruit une partie des archives familiales, rappelle la fragilité de ces patrimoines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mémoires minoritaires sortent de l’ombre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aflam élargit cette réflexion aux mémoires minoritaires. Une exposition consacrée au cinéma amazigh au Maroc, conçue et commentée par Sarah Mounia Kachiri, réunira films, vidéos amateurs et installations autour de l’identité culturelle, de la transmission orale et des formes de résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 18 octobre, au Mucem, une table ronde intitulée <em>«Ce que le patrimoine culturel national invisibilise»</em> réunira Chantal Partamian, Pauline Tucoulet et Sarah Mounia Kachiri autour des archives arméniennes, kurdes et amazighes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question dépasse alors le cinéma : qui décide de ce qui mérite d’être conservé dans la mémoire collective ? Quelles images deviennent patrimoine et lesquelles restent en dehors des récits officiels ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces archives répond une création contemporaine avec notamment Alea Jacarandas de Hassen Ferhani, L’Entente – La face cachée d’Alexandrie de Mohamed Rashad et Yunan d’Ameer Fakher Eldin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>«Réparer l’image»</em>, Aflam propose ainsi bien davantage qu’un festival de cinéma. À Marseille, les films anciens dialoguent avec les œuvres nouvelles, les archives nationales avec les mémoires minoritaires, le Maghreb avec le Machrek.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réparer l’image, c’est peut-être d’abord refuser qu’une mémoire soit condamnée au silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Colloque à Marseille &#124; Habib Bourguiba, prisonnier au Fort Saint-Nicolas  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/20/colloque-a-marseille-habib-bourguiba-prisonnier-au-fort-saint-nicolas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 09:15:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marseille accueille un colloque consacré à l’incarcération de Habib Bourguiba au Fort Saint-Nicolas entre mai 1940 et novembre 1942. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/20/colloque-a-marseille-habib-bourguiba-prisonnier-au-fort-saint-nicolas/">Colloque à Marseille | Habib Bourguiba, prisonnier au Fort Saint-Nicolas  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le prolongement de l’exposition ‘‘Résistances et Désobéissances’’, la Citadelle de Marseille organise un colloque universitaire consacré à l’incarcération de Habib Bourguiba au Fort Saint-Nicolas entre mai 1940 et novembre 1942, ainsi qu’aux trajectoires politiques, aux mémoires et aux héritages du bourguibisme.</em></strong></p>



<span id="more-19675023"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Réunissant historiennes, historiens, politistes et spécialistes de la Tunisie contemporaine, cette journée intitulée <em>«Bourguiba, leader anticolonial, prisonnier au Fort Saint-Nicolas (1940-1942)</em>», se tiendra le vendredi 9 octobre 2026, au Campus AMU du Pharo (58, boulevard Charles Livon, 13007, Marseille, Amphi C). Elle entend croiser les approches historiques, politiques et mémorielles autour d&rsquo;un épisode majeur de l&rsquo;histoire franco-tunisienne. Les échanges permettront d&rsquo;interroger l&rsquo;expérience carcérale de Habib Bourguiba, les continuités du système colonial, la construction de son leadership politique ainsi que les héritages contemporains du bourguibisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fruit d’une démarche réunissant société civile, artistes, chercheurs universitaires et partenaires culturels de France et de Tunisie, <em>‘‘Résistance et Désobéissances’’</em> est un programme de résidence croisée qui se déroule dans le cadre de la <em>Saison Méditerranée</em>, et&nbsp;prend pour point de départ l’emprisonnement à la Citadelle de Marseille d’Habib Bourguiba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les panels porteront sur les thématiques suivantes&nbsp;: <em>«Bourguiba, une vie carcérale»&nbsp;; «Prisons et répression d’Etat sous le régime de Bourguiba»</em>&nbsp;; <em>«Bourguiba : émancipateur, autocrate ?»</em>&nbsp;; et <em>«Que reste-t-il aujourd’hui de Bourguiba et du bourguibisme ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les intervenants, on citera Mathilde Rubinstein (directrice déléguée La Citadelle) ; Vincent Geisser (directeur de l’Iremam, AMU-CNRS) ; Antoine Hatzenberger(Université de Strasbourg) ; Habib Kazdaghli (Université de La Manouba, Tunis) ; Kmar Bendana (professeure émérite d’histoire contemporaine à l’Université de La Manouba) ; Cherif Ferjani (président du Timbuktu Institute) ; Michael Ayari (analyste principal, International Crisis Group) ; Éric Gobe (DR CNRS, Iremam) ; Mohamed Haddad (Ceraps, Université de Lille) ; Hichem Abdessamad (écrivain, historien) ; Ikbal Zalila (Isamm, Université de La Manouba, Tunis; François Siino (Iremam, CNRS-AMU) <em>;</em> Hatem Nafti (analyste, doctorant Iremam, CNRS-AMU) ; et Hatem Drissi (chercheur et conservateur des collections du musée du Bardo)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La création tunisienne à l’ère des imaginaires numériques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/20/la-creation-tunisienne-a-lere-des-imaginaires-numeriques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 07:43:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Deena Abdelwahed]]></category>
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		<category><![CDATA[Imaginaires Numériques]]></category>
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		<category><![CDATA[Maïssane Alibrahimi]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Yassin Agrebi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs créateurs tunisiens participent à la 5e Biennale des Imaginaires Numériques à  Marseille, Aix-en-Provence et autres villes du sud de la France.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/20/la-creation-tunisienne-a-lere-des-imaginaires-numeriques/">La création tunisienne à l’ère des imaginaires numériques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Du 24 octobre 2026 au 17 janvier 2027, la 5<sup>e</sup> <a href="https://chroniques-biennale.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Biennale des Imaginaires Numériques</a> investira Marseille, Aix-en-Provence et plusieurs villes du sud de la France. Sous le thème «Résistances», cette nouvelle édition réunit artistes, musiciens et créateurs autour des usages du numérique, de la mémoire, de l’écologie et des récits méditerranéens. Les créateurs tunisiens y occupent une place remarquée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19674682"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le 11 septembre, à la Friche la Belle de Mai, à Marseille, la présentation de la 5<sup>e</sup> Biennale des Imaginaires Numériques a donné un aperçu d’une programmation qui entend regarder le numérique autrement. Non pas seulement comme une technologie, mais comme un espace de création, de conflit, de mémoire et de détournement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisée par Chroniques, la Biennale se déploiera pendant près de trois mois dans plusieurs villes du sud de la France. Installations, vidéos, performances, musique électronique, réalité virtuelle, œuvres interactives et écritures numériques composeront un parcours placé sous le signe des <em>«Résistances – hacktivisme, détournements et tactiques artistiques à l’ère numérique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition est également associée à la Saison Méditerranée 2026, avec des artistes venus notamment de Tunisie, du Maroc, d’Égypte, du Liban et de Syrie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Khalil Epi, du rituel à l’image</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Marseille, l’un des rendez-vous les plus singuliers sera porté par le Tunisien Khalil Epi, nom d’artiste de Khalil Hentati. Le 24 octobre, à 20h30, il présentera au Grand Plateau de la Friche la Belle de Mai <em>«Tuqus –</em> <em>طقوس</em><em>»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot arabe <em>tuqus</em> signifie les rituels. Mais <em>taqs</em> désigne aussi le temps qu’il fait, l’atmosphère, l’air et la lumière. Entre ces deux acceptions se construit une œuvre qui mêle cinéma documentaire, musique électronique et scénographie immersive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Khalil Epi est allé filmer des pratiques rituelles en Tunisie, en Égypte, au Maroc, en Italie et en Grèce. Les gestes répétés, les chants, les rythmes et les sons recueillis deviennent la matière d’une création scénique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plateau, les images ne servent pas d’accompagnement à la musique. Elles participent à la composition. Les sons du terrain sont retravaillés, les séquences filmées dialoguent avec l’électronique et le concert prend progressivement les contours d’une cérémonie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche prolonge le travail de l’artiste sur les mémoires sonores du Maghreb, notamment avec Aïchoucha et Aïta Mon Amour, créé avec la chanteuse marocaine Widad Mjama.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois voix de la Méditerranée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Aix-en-Provence, la présence tunisienne se poursuit avec <em>«Voix méditerranéennes»</em>, au Musée du Pavillon de Vendôme, du 30 octobre 2026 au 17 janvier 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition réunit la Franco-Marocaine Maïssane Alibrahimi et deux artistes tunisiens, Dorra Hichri et Yassine Agrebi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Dorra Hichri, le regard se rapproche jusqu’à l’échelle microscopique. Dans <em>Floraisons</em>, plantes et échantillons d’eau deviennent les éléments d’une œuvre où se rencontrent art, science et observation du vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jasmin, bougainvillier, olivier, eau de mer, eau de pluie ou eau en bouteille sont soumis au regard du microscope. Ce changement d’échelle transforme le familier en paysage. Derrière cette poésie visuelle apparaissent les questions de l’accès à l’eau, de sa circulation et de la fragilité des écosystèmes méditerranéens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Yassine Agrebi, les matériaux viennent d’un autre environnement : celui de l’électricité et des objets abandonnés. Dans <em>Algae</em>, verre, eau, composants électroniques, lumière et mécanismes produisent des formes qui évoquent des organismes marins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’artiste détourne ainsi les matériaux de son atelier pour leur donner une seconde vie. L’objet électrique cesse d’être seulement fonctionnel ; il devient matière plastique, lumineuse et mouvante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maïssane Alibrahimi travaille, elle, à partir de l’espace domestique. Porcelaine brisée, objets du quotidien, casseroles et gestes familiers deviennent les éléments d’un langage qui questionne la place des femmes et les formes de résistance qui peuvent naître dans les espaces les plus ordinaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fredj Moussa, imaginer après la catastrophe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre artiste tunisien présent à Aix : Fredj Moussa, dans l’exposition <em>«Futurs solaires»</em>, à la Galerie de La Manufacture, du 30 octobre au 12 décembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, la catastrophe climatique n’est pas une destination. Les artistes réunis dans l’exposition s’intéressent au solarpunk, un imaginaire apparu au croisement de la science-fiction, de l’écologie et de la pensée politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fredj Moussa y présente <em>Between Past and Future</em>, une œuvre qui emprunte au jeu vidéo pour construire un paysage inspiré de la Tunisie. Le désert, les espèces menacées et les bouleversements environnementaux entrent dans un univers où le spectateur devient joueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du jeu vidéo permet de déplacer la question écologique : il ne s’agit plus seulement de regarder un monde en train de changer, mais d’y prendre position, d’y circuler et d’en éprouver les fragilités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des mémoires qui refusent de disparaître</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À la Friche la Belle de Mai, <em>«Cartographie sensible et mémoires recomposées»</em> rassemble des artistes dont les œuvres traversent l’exil, la guerre, les archives et les territoires transformés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Syrien Amer Albarzawi, l’Égyptien Amir Youssef, le Français Mounir Ayache, le Marocain Said Afifi et la Chilienne Valentina Berthelon composent une exposition où le paysage n’est jamais innocent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les images portent des traces. Les archives sont incomplètes, les architectures deviennent des souvenirs, les territoires se déplacent et les mythologies se recomposent. La mémoire n’est pas donnée comme un récit définitif : elle se construit, se fracture et parfois se réinvente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche trouve un écho particulier dans une programmation méditerranéenne où l’histoire, les migrations et les déplacements de population occupent une place importante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée d’ouverture prolongera cette circulation entre image et musique. La Tunisienne Deena Abdelwahed, figure de la scène électronique contemporaine, participera au programme nocturne de la Friche la Belle de Mai, aux côtés notamment de Rayess Bek et Joan Baz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Biennale ne cherche donc pas à opposer l’ancien et le nouveau. Elle met plutôt en regard des pratiques, des mémoires et des technologies qui se transforment mutuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers les artistes tunisiens, mais aussi marocains, égyptiens, libanais et syriens, la Méditerranée apparaît comme un territoire de passages et de tensions, mais aussi comme un formidable réservoir d’images et de sons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La résistance, ici, se joue autant dans les formes que dans les sujets : détourner une technologie, recycler un composant électronique, filmer un rituel, agrandir une goutte d’eau, reconstruire une mémoire ou imaginer un avenir qui ne soit pas condamné à la catastrophe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du rituel filmé par Khalil Epi aux paysages numériques de Fredj Moussa, des expériences microscopiques de Dorra Hichri aux installations de Yassine Agrebi, la création tunisienne apporte à cette édition une diversité qui dépasse largement la simple présence nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/20/la-creation-tunisienne-a-lere-des-imaginaires-numeriques/">La création tunisienne à l’ère des imaginaires numériques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Kmar Douagi crée les Éditions Métèque à Marseille</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/06/kmar-douagi-cree-les-editions-meteque-a-marseille/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 08:47:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aïda El Yassem-Mastari et Djenane Shafei]]></category>
		<category><![CDATA[Éditions Métèque]]></category>
		<category><![CDATA[Kmar Douagi]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Mustapha Slimani]]></category>
		<category><![CDATA[Selen Okumuş]]></category>
		<category><![CDATA[Zaynab Ghaïs-Mortada]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fondées par Kmar Douagi à Marseille, les Éditions Métèque se veulent dédiées aux écritures radicales, décoloniales et indisciplinées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/06/kmar-douagi-cree-les-editions-meteque-a-marseille/">Kmar Douagi crée les Éditions Métèque à Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Marseille, une jeune maison d’édition a choisi un nom qui constitue déjà une prise de position : Métèque. Fondées en 2025 par la Tunisienne Kmar Douagi, les Éditions Métèque se définissent comme une maison indépendante dédiée aux écritures radicales, décoloniales et «indisciplinées». Leur catalogue revendique des textes poétiques, subversifs, islamo-politiques et insurgés, avec une volonté assumée de s’affranchir des limites du discours dominant.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19582426"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton affiché par la maison est volontairement frontal. Métèque revendique une conception militante de l’édition et présente la circulation de ses livres comme une manière de participer à une <em>«décolonisation»</em> des imaginaires. Une posture qui tranche avec le langage généralement consensuel du monde éditorial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet prend racine à Marseille, ville où Kmar Douagi a commencé à écrire et qu’elle considère comme une maison choisie. Née à Tunis et installée dans la cité phocéenne, l’artiste, poétesse et éditrice avait auparavant cofondé en 2023 l’Uncivilized Collective, un espace éditorial et artistique consacré à la réappropriation des récits des peuples de la <em>«majorité mondiale»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du mot <em>«métèque»</em> résume cette démarche. Historiquement utilisé pour désigner l’étranger installé dans la cité sans bénéficier pleinement des droits du citoyen, il est ici retourné contre sa charge d’exclusion. Le mot devient une identité assumée plutôt qu’une étiquette imposée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui raconte qui ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la question centrale du projet. Le premier livre publié par Métèque est <em>‘‘République indépendante des immigré·es de Marseille’’</em>, un ouvrage collectif consacré aux récits et aux expériences de celles et ceux qui font la ville depuis les trajectoires migratoires. Le livre a connu une deuxième réimpression en avril 2026, signe concret qu’une proposition éditoriale militante peut aussi rencontrer un lectorat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu dépasse le seul cas marseillais. L’ouvrage entend faire entendre des voix qui parlent depuis l’expérience migratoire plutôt que sur celle-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une partie de la littérature et de la production intellectuelle consacrées aux populations immigrées, celles-ci apparaissent encore comme objets d’étude, catégories sociologiques ou personnages de fiction enfermés dans des représentations stéréotypées. Métèque veut déplacer le centre de gravité : permettre aux premiers concernés de produire leurs propres récits, leurs contradictions et leurs imaginaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience de ce premier livre a également mis en évidence une difficulté moins visible : l’accès aux réseaux de publication. Un appel à textes ne touche pas nécessairement ceux qui pourraient y répondre. Encore faut-il voir l’appel, connaître les codes, fréquenter les bons réseaux et se sentir légitime pour se présenter comme écrivain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Métèque envisage donc une démarche inverse : aller vers ceux qui écrivent sans forcément se définir comme auteurs. Une manière de considérer que l’absence de certains récits dans les librairies ne signifie pas leur inexistence, mais peut révéler l’absence de dispositifs permettant leur émergence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une équipe qui travaille aussi les frontières de la langue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette volonté ne repose pas uniquement sur la figure de sa fondatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Métèque s’appuie sur un réseau de traductrices, traducteurs, correctrices et membres d’un comité de lecture issus de différents horizons. Zaynab Ghaïs-Mortada, Selen Okumuş, Aïda El Yassem-Mastari et Djenane Shafei participent notamment au travail de traduction anglais-français. Mustapha Slimani intervient entre l’anglais, l’arabe et le français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité de lecture rassemble également des profils venus de la littérature, des arts visuels, de l’architecture, de la recherche et de la création.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation révèle une conception particulière du travail éditorial. Traduire n’est pas ici une simple opération technique : c’est décider quels textes doivent franchir les frontières linguistiques et intellectuelles.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Editions-Meteque-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19582510" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Editions-Meteque-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Editions-Meteque-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Editions-Meteque-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Editions-Meteque-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Editions-Meteque-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Editions-Meteque-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Editions-Meteque.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Islam et anarchisme : un choix éditorial qui fait débat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après <em>‘‘République indépendante des immigré·es de Marseille’’</em>, le deuxième axe fort du catalogue est <em>‘‘Islam et anarchisme : relations et résonances’’</em>, de Mohamed Abdou. Traduit pour la première fois en français, le livre explore les rapports entre traditions islamiques, pensée anarchiste et luttes décoloniales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement peut surprendre dans un débat public où islam et anarchisme sont généralement présentés comme deux univers incompatibles. C’est précisément cette frontière que le livre entreprend d’interroger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Kmar Douagi, le choix est également personnel. Elle explique avoir longtemps été attirée par l’anarchisme sans parvenir à se reconnaître dans sa dimension athée. La découverte de l’<em>«anarcha-islam»</em> lui a permis de mettre un nom et une histoire intellectuelle sur une manière de penser l’émancipation dans laquelle elle se reconnaissait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La publication du livre sera accompagnée d’une rencontre publique à Marseille, samedi 12 septembre à 17h30, la librairie Transit,&nbsp;51 boulevard de la Libération, Mrseille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre donne une dimension concrète au projet de Métèque : ne pas seulement publier des textes, mais créer les conditions de leur circulation, de leur lecture et de leur discussion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième titre, <em>‘‘Khouya’’</em>, de Chems Bakkali, prolonge cette démarche. Le livre est né d’une rencontre entre deux autrices publiées dans la revue <em>Comme nous brûlons</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Kmar Douagi, le texte de Bakkali a joué un rôle décisif dans la naissance même de la maison. Un texte qui donne envie de créer une maison d’édition pour pouvoir être publié devait naturellement devenir l’un des premiers livres de Métèque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois titres, donc, et déjà une ligne lisible : publier ce qui manque, traduire ce qui reste difficile d’accès et faire émerger des écritures qui ne trouvent pas nécessairement leur place dans les circuits éditoriaux traditionnels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une bataille aussi économique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’indépendance éditoriale ne se décrète pourtant pas. Elle se finance. Impression, distribution, diffusion, rémunération des auteurs : chaque étape représente un obstacle pour une petite structure. Métèque s’appuie notamment sur les précommandes, les souscriptions et le soutien direct des lecteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension économique est essentielle. Revendiquer une ligne éditoriale radicale suppose de pouvoir assumer les conséquences commerciales de choix qui ne répondent pas nécessairement aux attentes du marché. La solidarité devient alors une infrastructure de publication.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Marseille n’est pas décoratif. La ville concentre une histoire faite d’immigration, de circulations méditerranéennes, de ségrégation urbaine et de solidarités populaires. Elle constitue, pour Métèque, un lieu d’ancrage autant qu’un laboratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis Marseille, la maison regarde vers Tunis, Alger, Casablanca et, plus largement, vers les différentes rives et diasporas qui composent la cité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son projet tient finalement dans une inversion : ne plus attendre que les récits minorisés soient validés par les institutions culturelles dominantes, mais construire les outils permettant de les publier directement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le catalogue reste jeune, mais sa trajectoire commence déjà à se dessiner. La deuxième réimpression de son premier livre, la traduction d’un texte consacré aux relations entre islam et anarchisme et l’arrivée de nouvelles écritures témoignent d’une maison qui cherche moins à occuper une niche éditoriale qu’à déplacer les frontières de ce qui peut être publié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une industrie du livre où les rapports de force déterminent aussi la visibilité des idées, les Éditions Métèque posent une question qui dépasse largement Marseille : qui a le pouvoir de raconter, qui décide des récits qui circulent et qui reste encore condamné à être raconté par les autres ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Marseille, Métèque a choisi sa réponse : ne plus demander une place, mais la prendre, écrire, publier et faire circuler les textes d’une rive à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>René De Maximy &#124; Rencontre autour d’une mémoire partagée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 09:43:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[guerre d’Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[René De Maximy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre avec René De Maximy dans son Ehpad de Marseille autour de son expérience de la guerre d'Algérie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/rene-de-maximy-rencontre-autour-dune-memoire-partagee/">René De Maximy | Rencontre autour d’une mémoire partagée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Je n’avais pas prévu de rencontrer René De Maximy. Mais le hasard, parfois, emprunte les chemins du destin. Ce jour-là, à la librairie Île aux Mots, je pensais simplement découvrir un livre consacré à l’Algérie. Je ne savais pas encore que cette rencontre me conduirait jusqu’à l’Ehpad Résidence Rivoli, à Marseille, auprès d’un homme dont la mémoire, malgré les années et la maladie, porte encore les traces d’une histoire commune entre la France et l’Algérie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong>, <em>à Marseille.</em></p>



<span id="more-19466269"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence par un détail. Une femme tient un livre entre ses mains. Mon regard s’arrête sur la couverture : <em>‘‘Le cœur à contre-guerre. Grande Kabylie, mars 1960-mars 1962’’ (</em>Éditions La Fontaine de Siloé, 1<sup>er</sup> décembre 2011). Un livre sur l’Algérie. Un livre consacré à une période dont les blessures et les interrogations demeurent, plus de soixante ans après. Je lui demande : <em>«Qui a écrit ce livre ?»</em> Sa réponse me surprend : <em>«C’est mon mari.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette femme s’appelle Marie-Christine de Maximy. À cet instant, l’ouvrage change de dimension. Il n’est plus seulement un témoignage sur une période de l’histoire. Il devient le lien vers un homme, un parcours et une mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je veux en savoir davantage. Est-il encore vivant ? Est-il possible de le rencontrer ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">— Oui, il est vivant… mais il est à l’Ehpad Résidence Rivoli, à Marseille. Il a Alzheimer. Cette phrase aurait pu mettre fin à ma démarche. Elle produit l’effet inverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière chaque livre, il y a une voix. Lorsque le temps commence à effacer les souvenirs, il devient peut-être encore plus urgent d’aller à la rencontre de celui qui les a confiés à l’écriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je lui demande : <em>«Le jour où vous irez le voir, puis-je vous accompagner ?»</em> Elle accepte, en ajoutant avec prudence : <em>«Je ne sais pas s’il pourra parler avec vous.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je décide pourtant d’y aller. Avec son livre entre les mains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un livre, une mémoire, une histoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Publié en 2011 aux éditions La Fontaine de Siloé, <em>‘‘Le cœur à contre-guerre’’</em> est un témoignage singulier sur les dernières années de la guerre d’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premières lignes, René De Maximy donne le ton : <em>«J’ai 25 ans, en 1960, lorsque j’aborde en terre algérienne.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son récit n’est ni celui d’un militaire racontant une campagne, ni celui d’un acteur politique défendant une position. Il témoigne comme un jeune citoyen français appelé sous les drapeaux et envoyé en Algérie au moment où le conflit entre la France et le FLN entre dans une phase décisive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son regard est celui d’un homme qui découvre une réalité plus complexe que les discours officiels. Derrière les mots de <em>«maintien de l’ordre»</em>, il perçoit une véritable guerre, avec ses violences, ses blessures et ses contradictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À son arrivée en 1960, le jeune appelé connaît déjà, par les journaux et les récits, la violence des années précédentes. Il sait également que le plan Challe et l’opération Jumelles, menée en Grande Kabylie, ont profondément affaibli les maquis du FLN.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie semble alors, en apparence, sous le contrôle de l’armée française. Les combattants indépendantistes sont repoussés vers les frontières tunisienne et marocaine. Mais cette impression de pacification reste fragile. Dans les montagnes, les tensions demeurent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette réalité que René De Maximy raconte avec sobriété. Son témoignage n’est pas une simple chronique militaire. Il constitue avant tout une réflexion sur la conscience individuelle face à la guerre. L’auteur évoque les violences commises de part et d’autre et affirme une exigence essentielle : le respect de la dignité humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre résume cette position intérieure : <em>‘‘Le cœur à contre-guerre’’</em>. Comme si l’homme en lui résistait à la mécanique de la violence.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-19466296" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Rene-De-Maximy-Djamal-Guettala.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Djamal Guettala en visite à René De Maximy. </em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Quand le livre réveille la mémoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le jour de la rencontre, Marie-Christine de Maximy m’accompagne jusqu’à la chambre de son mari, à la Résidence Rivoli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne sais pas comment René De Maximy va réagir. Alzheimer est là, avec ses silences et ses absences. Mais certains objets ont parfois le pouvoir de faire ressurgir une part de soi que l’on croyait perdue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me présente. Puis je lui montre son livre. Son regard change. Il reconnaît l’ouvrage. Et soudain, la parole revient. Il évoque la Kabylie, ses paysages, ses villages, les femmes kabyles, les embuscades, mais aussi les scènes de la vie quotidienne. La guerre n’est pas le seul sujet. Il parle également d’une terre et de rencontres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conversation avance naturellement, d’un souvenir précis à une anecdote plus légère. Derrière chaque phrase, une mémoire cherche à rester vivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marie-Christine est étonnée. Elle qui craignait qu’il ne puisse plus échanger découvre un homme encore capable de raconter et de transmettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jour-là, le livre devient un déclencheur. Un lien entre le passé et le présent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’homme derrière l’auteur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">René De Maximy est né en 1935 à Craponne-sur-Arzon, en Haute-Loire. Géographe, il a été directeur de recherches émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son parcours scientifique, consacré aux territoires et aux sociétés humaines, éclaire aussi son regard sur l’Algérie : une attention portée aux réalités humaines derrière les événements historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">René De Maximy est également écrivain. Son premier roman, <em>‘‘La Ferme des Neuf Chemins’’</em>, révèle déjà un homme attentif au monde qui l’entoure, désireux d’observer et de comprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa famille appartient elle aussi à plusieurs univers. Il est le frère de Jean De Maximy, artiste-peintre, et l’oncle d’Antoine de Maximy, connu notamment pour l’émission <em>‘‘J’irai dormir chez vous’’</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Recherche, art, écriture et voyage semblent ainsi se rejoindre autour d’une même volonté : aller vers l’autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rencontre qui dépasse le livre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis cette première visite, je suis retourné plusieurs fois à la Résidence Rivoli. Ce qui devait être une rencontre autour d’un ouvrage est devenu un rendez-vous humain. Lors de ma deuxième visite, c’est lui qui m’interroge : <em>«Comment va l’Algérie ?»</em> Puis : <em>«Comment êtes-vous venu ici ?»</em> <em>«Pourquoi habitez-vous Marseille ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses questions montrent que, malgré la maladie, sa curiosité pour l’autre demeure intacte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une visite plus récente, je le trouve plus triste. Son visage porte la fatigue. Mais dès que nous commençons à parler, quelque chose change. La conversation semble l’apaiser. Puis il me confie cette phrase : <em>«Au moins, il y a quelqu’un qui sait que j’existe encore.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques mots qui disent beaucoup de la solitude et de ce besoin universel d’être reconnu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À chaque fin de visite, il répète : <em>«Merci, merci, merci d’être passé me voir.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors je continuerai à venir aussi longtemps que cela sera possible. Avec du temps, des conversations, des souvenirs partagés. Et parfois quelques madeleines ou des gâteaux au chocolat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mémoire qui défie l&rsquo;oubli</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le parcours de René De Maximy, une autre manière de regarder une période majeure de notre histoire commune apparaît. Plus de soixante ans après, la guerre d’Algérie demeure une mémoire sensible, traversée de blessures et d’interrogations qui continuent d’habiter les deux rives de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt de son témoignage tient aussi à cette volonté de replacer l’humain au centre. Derrière les grandes dates, les opérations militaires et les affrontements politiques, il y a toujours des destins individuels : des jeunes hommes appelés sous les drapeaux, des populations confrontées à la violence, des femmes et des hommes pris dans une période qui les dépasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son livre ne simplifie rien. Il propose le regard d’un témoin qui a choisi de raconter son expérience avec lucidité et exigence morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">René De Maximy ne se présente pas en héros. Il est simplement un homme qui a vécu un moment particulier de l’Histoire et qui a voulu transmettre ce qu’il avait vu et ressenti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mémoire ne prend véritablement sens que lorsqu’elle est transmise, lorsqu’elle circule entre les générations et permet de regarder le passé sans enfermer les peuples dans ses blessures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre m’amène aujourd’hui à lancer un appel aux autorités culturelles de Marseille ainsi qu’à M. le maire. René De Maximy mérite un geste de reconnaissance. Pas nécessairement une grande cérémonie. Une simple visite suffirait. Quelques instants d’échange avec un homme qui a consacré sa vie à la recherche, à l’écriture et à la compréhension des sociétés humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marseille est une ville de mémoire et de culture, ouverte sur la Méditerranée, un lieu où les histoires de France et d’Algérie se rencontrent quotidiennement. Venir saluer René De Maximy à la Résidence Rivoli, c’est reconnaître le parcours d’un géographe, d’un chercheur, d’un écrivain et d’un témoin. C’est aussi rappeler que les hommages les plus précieux sont souvent ceux que l’on rend aux personnes de leur vivant. Parce qu’une reconnaissance tardive ne remplace jamais une présence. Parce qu’un simple échange peut parfois avoir une valeur immense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">René De Maximy a écrit <em>‘‘Le cœur à contre-guerre’’</em> pour que ses souvenirs ne disparaissent pas. Aujourd’hui, cette mémoire continue de vivre. Dans un livre. Dans une voix. Dans une rencontre. Et parfois, il suffit de pousser une porte, de s’asseoir quelques minutes et d’écouter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/rene-de-maximy-rencontre-autour-dune-memoire-partagee/">René De Maximy | Rencontre autour d’une mémoire partagée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Inside DZ Mafia’’ &#124; Au cœur d’un gang de narcobanditisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 07:48:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelatif Mehdi Laribi]]></category>
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		<category><![CDATA[économie criminelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Michel Verne]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[narcotrafic]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ‘‘Inside DZ Mafia", Jean-Michel Verne fait une descente au cœur du plus redoutable gang narco-mafieux en France, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/17/inside-dz-mafia-au-coeur-dun-gang-de-narcobanditisme/">‘‘Inside DZ Mafia’’ | Au cœur d’un gang de narcobanditisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son enquête ‘‘Inside DZ Mafia’’, Jean-Michel Verne ne signe pas un simple récit sur les règlements de comptes marseillais. Le journaliste, spécialiste des questions de police et de crime organisé, s’intéresse à ce qui se joue derrière les fusillades, les points de deal et les guerres de territoires : la transformation progressive du narcotrafic en une véritable économie clandestine.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19449892"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête plonge dans les rouages d’une organisation criminelle devenue l’un des symboles du nouveau narcobanditisme français. Violence, argent, recrutement, nouvelles technologies, contrôle territorial et connexions internationales composent un système qui ne ressemble plus à la bande de quartier traditionnelle. Le trafic de stupéfiants s’est professionnalisé, structuré et adapté aux mutations de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt du livre tient précisément à cette volonté de dépasser le fait divers. Jean-Michel Verne cherche à comprendre comment des réseaux nés dans les quartiers nord de Marseille ont pu acquérir une telle capacité d’organisation et pourquoi leur influence dépasse désormais largement la cité phocéenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du vieux milieu marseillais au narcobanditisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la DZ Mafia, Jean-Michel Verne remonte le fil de l’histoire criminelle marseillaise. Il décrit la disparition progressive de l’ancien milieu, celui des figures traditionnelles du banditisme qui imposaient encore des codes, des hiérarchies et une certaine forme d’omerta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce modèle succède une génération issue des cités, porteuse d’autres pratiques et d’autres rapports de force. La violence change alors de nature et d’échelle. La fusillade de Sainte-Marthe, en janvier 2009, apparaît dans le récit comme un moment symbolique de cette mutation, avec l’utilisation d’armes de guerre dans les affrontements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La kalachnikov devient l’image d’un nouveau paysage criminel. La discrétion et les anciens codes du milieu cèdent progressivement la place à la conquête territoriale, à l’intimidation et à la démonstration de puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce basculement permet à l’auteur de replacer la DZ Mafia dans une histoire plus large. Il ne s’agit pas d’un phénomène apparu soudainement, mais de l’aboutissement d’une évolution du crime organisé marseillais, désormais davantage fragmenté, violent et connecté aux circuits internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand le crime adopte les méthodes de l’entreprise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des aspects les plus saisissants du livre concerne le recrutement des exécutants. Jean-Michel Verne décrit une génération de jeunes attirés par l’argent rapide, mais aussi par une forme de reconnaissance sociale construite sur les réseaux numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas d’E., âgé de 16 ans, illustre cette évolution. Recruté sur les réseaux sociaux et missionné pour quelques milliers d’euros, il devient l’exécutant d’une opération violente. L’auteur montre ainsi comment certains réseaux peuvent utiliser des jeunes, souvent sans expérience criminelle préalable, comme des exécutants interchangeables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La logique est implacable : cloisonner les responsabilités afin de protéger les commanditaires. Celui qui exécute ne connaît pas nécessairement celui qui décide. Les différents niveaux de l’organisation sont séparés, tandis que les moyens de communication numériques facilitent les échanges et réduisent les distances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rationalisation du crime donne tout son sens à l’une des formules fortes du livre : <em>«La came est une entreprise»</em>. Derrière cette phrase se dessine une véritable architecture économique : responsables, gérants, exécutants, circulation de l’argent, gestion des territoires et stratégie d’expansion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le trafic de cocaïne s’inscrit lui-même dans des circuits qui dépassent Marseille. Anvers, Rotterdam ou Le Havre apparaissent comme des points de passage d’une économie dont les ramifications sont européennes. Les communications cryptées et les mécanismes de blanchiment complètent cette organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette apparente rationalité économique a un coût humain considérable. Jean-Michel Verne rappelle que la violence ne frappe plus seulement les membres des réseaux rivaux. Socayna, Lana ou Éléonore incarnent ces victimes collatérales qui paient le prix d’une guerre dont elles ne sont pas les protagonistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le narcobanditisme devient alors une forme de pouvoir territorial. La violence n’est plus seulement la conséquence d’un conflit : elle devient un moyen de gouverner un territoire clandestin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une puissance criminelle difficile à contenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête ne s’arrête pas aux quartiers marseillais. Elle montre comment le narcotrafic s’est inscrit dans une économie nationale et européenne, obligeant les services de l’État à affronter des organisations capables de se recomposer après les arrestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prison elle-même ne constitue plus nécessairement une rupture. Les communications clandestines permettent à certains responsables présumés de continuer à exercer une influence depuis leur cellule. Le livre évoque également les affaires de corruption, révélatrices de la capacité de l’argent criminel à pénétrer certains rouages institutionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Michel Verne s’appuie sur des procédures judiciaires, des documents et des témoignages d’enquêteurs. Cette matière donne à son récit une solide dimension documentaire. Il évite généralement les effets faciles et préfère démonter les mécanismes du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourra toutefois regretter que la dimension sociale soit moins approfondie. Pourquoi certains jeunes basculent-ils dans cette économie ? Que disent ces recrutements de l’état des quartiers concernés ? Quelles réponses sociales, économiques et politiques opposer à une organisation qui prospère sur les failles du territoire ? L’auteur privilégie clairement l’angle policier et judiciaire. C’est aussi ce qui fait la précision de son enquête, tout en laissant certaines questions en suspens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa conclusion dépasse néanmoins le seul cas marseillais. Lorsque Verne écrit que <em>«l’économie de la mafia est partie prenante de l’économie française»</em> et voit dans la DZ Mafia <em>«le symptôme le plus voyant d’une nécrose»</em>, il élargit son propos à une société confrontée à la banalisation progressive d’une économie criminelle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="768" height="572" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Abdelatif-Mehdi-Laribi-DZ-Mafia.jpg" alt="" class="wp-image-19450011" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Abdelatif-Mehdi-Laribi-DZ-Mafia.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Abdelatif-Mehdi-Laribi-DZ-Mafia-300x223.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Abdelatif-Mehdi-Laribi-DZ-Mafia-580x432.jpg 580w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Abdelatif Mehdi Laribi, l&rsquo;un des chefs présumés de la DZ Mafia, arrêté en Algérie. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Quand l’actualité rejoint les pages du livre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’actualité judiciaire récente donne une résonance particulière à <em>‘‘Inside DZ Mafia’’</em>. Deux noms cités dans le livre sont revenus au premier plan dans des procédures en cours entre la France et l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3 août 2026, les autorités algériennes ont arrêté Djamel Djeha, 46 ans, présenté comme un cadre présumé du réseau de la Castellane à Marseille. Il a été interpellé en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par les magistrats instructeurs marseillais dans le cadre de l’enquête <em>«Empire»</em>. Son nom figure dans l’enquête de Jean-Michel Verne sur les réseaux criminels marseillais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux semaines auparavant, le 20 juillet, Abdelatif Mehdi Laribi, 36 ans, alias <em>«Tic»</em>, présenté comme l’un des fondateurs présumés de la DZ Mafia, avait été arrêté en Algérie sur la base d’un mandat d’arrêt délivré par deux juges d’instruction marseillais. Il est visé dans le vaste dossier <em>«Octopus»</em>, consacré à des réseaux de narcotrafic.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 10 août, les deux hommes ont été placés en détention provisoire en Algérie, après avoir été initialement placés sous contrôle judiciaire. Cette actualité donne au travail de Jean-Michel Verne une résonance presque immédiate : les noms qu’il étudie dans son livre continuent d’apparaître dans des procédures qui illustrent l’extension géographique des réseaux et la nécessité d’une coopération judiciaire dépassant les frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est finalement ce que révèle <em>‘‘Inside DZ Mafia’’</em> : derrière les règlements de comptes et les images spectaculaires du narcotrafic se déploie un système beaucoup plus complexe, capable de produire ses propres hiérarchies, ses circuits financiers et ses modes de recrutement. Un système qui, surtout, ne s’arrête ni aux frontières des quartiers ni à celles des États.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Inside DZ Mafia, au cœur du gang narco-mafieux’’, Jean-Michel Verne, Éditions Arthaud, 240 pages, paru le 5 novembre 2025.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>ViaTunisia renforce la connectivité numérique euro-africaine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/viatunisia-renforce-la-connectivite-numerique-euro-africaine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 08:22:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Orange]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[ViaTunisia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La liaison sous-marine par câble de fibre optique ViaTunisia, reliant directement Marseille à Bizerte est officiellement entrée en service. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/viatunisia-renforce-la-connectivite-numerique-euro-africaine/">ViaTunisia renforce la connectivité numérique euro-africaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La nouvelle liaison sous-marine par câble</em></strong> <strong>de fibre optique<em> ViaTunisia, reliant directement Marseille (sud de la France) à Bizerte (nord de la Tunisie), est officiellement entrée en service après avoir obtenu le statut technique «prêt à l’emploi» (RFS).</em></strong></p>



<span id="more-18888458"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les opérateurs impliqués dans le projet ont annoncé cette mise en service, précisant que ce nouveau segment marque la transition de la phase d’installation et de tests à la pleine disponibilité opérationnelle pour le trafic de données entre les deux rives de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ViaTunisia est l’un des éléments clés du système <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/grace-a-medusa-bizerte-au-coeur-du-reseau-numerique-mediterraneen/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Medusa</a>, une infrastructure de fibre optique sous-marine conçue pour renforcer les connexions numériques entre l’Europe du Sud, l’Afrique du Nord et, à terme, d’autres régions de la Méditerranée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un hub d’interconnexion intercontinentale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le segment Marseille-Bizerte, d’une longueur d’environ 1&nbsp;050 kilomètres, relie directement la Tunisie à la France, l’un des principaux hubs d’interconnexion de données en Europe et désormais un point stratégique pour les flux numériques entre l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Orange, partenaire industriel du projet, le nouveau tronçon est prêt à acheminer le trafic de données commerciales et institutionnelles via une liaison directe et résiliente entre l’Europe du Sud et l’Afrique du Nord. Cette infrastructure a été cofinancée par l’Union européenne (UE) dans le cadre du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE), avec pour objectif de soutenir la croissance du trafic numérique, d’améliorer la redondance du réseau et de favoriser le développement de nouveaux services cloud, l’intelligence artificielle, la recherche et l’innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système Medusa, promu par AFR-IX Telecom et soutenu par l’UE et la Banque européenne d’investissement (BEI), est désigné comme l&rsquo;une des infrastructures numériques clés du plan Global Gateway en Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, le réseau comprend plus de 8&nbsp;700 kilomètres de câbles sous-marins et des interconnexions entre des pays de l’UE, dont la France, l’Italie, l&rsquo;Espagne, le Portugal et Chypre, et des pays du voisinage méridional, dont la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et l’Égypte.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uZuEI1fscg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/grace-a-medusa-bizerte-au-coeur-du-reseau-numerique-mediterraneen/">Grâce à Medusa, Bizerte au cœur du réseau numérique méditerranéen</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Grâce à Medusa, Bizerte au cœur du réseau numérique méditerranéen » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/grace-a-medusa-bizerte-au-coeur-du-reseau-numerique-mediterraneen/embed/#?secret=TP8XxxqDZY#?secret=uZuEI1fscg" data-secret="uZuEI1fscg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une avancée technologique majeure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, la mise en service de ViaTunisia représente une avancée technologique et stratégique majeure. Le point d’atterrissage de Bizerte renforce la position du pays en tant que plaque tournante du transit et de l’interconnexion en Méditerranée centrale, à un moment où la demande de capacité internationale croît sous l’effet de la numérisation des services, de l’économie des données et du besoin de connexions plus sûres et diversifiées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet s’inscrit également dans un contexte de concurrence accrue entre les infrastructures en Méditerranée, où câbles sous-marins, réseaux énergétiques, centres de données et corridors logistiques convergent de plus en plus le long de routes communes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, la Tunisie entend tirer parti de sa position géographique entre l’Europe et l’Afrique, même si l’impact économique global de l’infrastructure dépendra de sa capacité à développer des services numériques, des centres de données, une expertise technique et un cadre réglementaire attractif pour les investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les opérations de ViaTunisia concernent donc non seulement le secteur des télécommunications, mais se situent également au carrefour de la souveraineté numérique, de la coopération euro-méditerranéenne et de la sécurité des réseaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bruxelles, Medusa s’inscrit dans une stratégie de consolidation des connexions à haut débit avec son voisinage méridional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Tunis, ce nouveau câble offre l’opportunité de renforcer son intégration numérique avec l’Europe et de devenir une plaque tournante régionale pour le trafic de données entre les deux rives de la Méditerranée.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> (avec <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2026/06/08/e-operativo-viatunisia-il-nuovo-corridoio-sottomarino-per-dati-tra-tunisia-e-ue_04c6747a-bcc7-4e1b-98d2-8eedc99218c6.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansa</a>).</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OjHRIYUUZP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/bizerte-vers-lemergence-dun-hub-numerique-sud-mediterraneen/">Bizerte | Vers l’émergence d’un hub numérique sud-méditerranéen</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bizerte | Vers l’émergence d’un hub numérique sud-méditerranéen » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/bizerte-vers-lemergence-dun-hub-numerique-sud-mediterraneen/embed/#?secret=fD9fUkKAgg#?secret=OjHRIYUUZP" data-secret="OjHRIYUUZP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/09/viatunisia-renforce-la-connectivite-numerique-euro-africaine/">ViaTunisia renforce la connectivité numérique euro-africaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Exposition d’artistes tunisiens à Dar Ettounsi à Marseille</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/02/exposition-dartistes-tunisiens-a-dar-ettounsi-a-marseille/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 06:18:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anis Chelbi]]></category>
		<category><![CDATA[Dar Ettounsi]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Triki]]></category>
		<category><![CDATA[Walid Glaied]]></category>
		<category><![CDATA[Zohra Elmansouri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Centre socio-culturel Dar Ettounsi de Marseille, accueille, du 1er au 6 juin 2026, une exposition collective d'artistes tunisiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/02/exposition-dartistes-tunisiens-a-dar-ettounsi-a-marseille/">Exposition d’artistes tunisiens à Dar Ettounsi à Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Centre socio-culturel Dar Ettounsi, situé au 2 rue de Jemmapes, dans le 1<sup>er</sup> arrondissement de Marseille, accueille, du 1<sup>er</sup> au 6 juin 2026, une exposition collective de dessins et peintures organisée sous l’égide du Consulat général de Tunisie à Marseille.</em></strong></p>



<span id="more-18851440"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition réunit les œuvres de Walid Glaied, Mohamed Triki, Zineb Azmani Matar, Zohra Elmansouri (résidant à Bruxelles) et Anis Chelbi (résidants à Marseille), cinq artistes aux univers singuliers qui proposeront au public un parcours riche en couleurs, en formes et en sensibilités. À travers le dessin et la peinture, leurs créations témoignent de la diversité des expressions artistiques contemporaines et des influences culturelles qui nourrissent leur travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ouverte au public durant toute la semaine, cette exposition se veut également un lieu de rencontre et d’échange entre les artistes et les visiteurs. Elle offre l’occasion de découvrir des regards variés sur l’art tout en mettant en lumière la richesse de la création tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette initiative, Dar Ettounsi poursuit son engagement en faveur de la promotion culturelle et du dialogue artistique entre les deux rives de la Méditerranée, faisant de Marseille un espace privilégié de diffusion et de valorisation des talents issus de la scène artistique tunisienne.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/02/exposition-dartistes-tunisiens-a-dar-ettounsi-a-marseille/">Exposition d’artistes tunisiens à Dar Ettounsi à Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Omar Sharif &#124; Une nuit orientale à Marseille</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/20/omar-sharif-une-nuit-orientale-a-marseille/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 08:55:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Omar Sharif]]></category>
		<category><![CDATA[Warda Al-Jazairia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Omar Sharif, au centre d'une une création littéraire et scénique pensée comme une traversée des mémoires méditerranéennes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/20/omar-sharif-une-nuit-orientale-a-marseille/">Omar Sharif | Une nuit orientale à Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Jeudi 21 mai 2026 à 21h30, le Mucem de Marseille accueillera, sur le Fort Saint-Jean, une création littéraire et scénique pensée comme une traversée des mémoires méditerranéennes. Présentée dans le cadre du festival ‘Oh les beaux jours !’, la soirée intitulée ‘‘Omar Sharif, ma grand-mère et moi” ne sera jouée qu’une seule fois.</em></strong></p>



<span id="more-18792259"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre de cette proposition, la figure d’Omar Sharif agit comme un fil conducteur reliant récits intimes, imaginaires familiaux et mémoire culturelle du monde arabe et méditerranéen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Star née en Égypte, icône du cinéma international, il devient ici un point de passage entre histoires personnelles et héritages partagés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de cette présence centrale, la soirée accorde une place marquée à la Tunisie et à ses résonances historiques et contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La figure de Habib Bourguiba traverse le spectacle comme celle d’un fondateur essentiel et controversé. Architecte de la Tunisie moderne, entre mythe national et fin de règne, il incarne une mémoire politique toujours active, interrogée à travers les récits et les écritures de la soirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création met également en lumière la voix de l’écrivaine Amira Ghenim, dont les textes explorent les tensions entre mémoire intime, histoire sociale et héritages politiques dans l’espace tunisien et maghrébin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour de cet axe tunisien gravitent d’autres figures majeures du monde arabe et méditerranéen : Warda Al-Jazairia, icône de la chanson engagée en Algérie ; Assia Djebar, grande voix littéraire du Maghreb ; ou encore Berlanti Abdelhamid, figure du cinéma égyptien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mise en scène par Amine Adjina, la soirée réunit également Marwan Chahine, Maya Ouabadi, Nassera Tamer et Abdellah Taïa, autour de textes inédits mêlant récits personnels et figures de mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le décor du Fort Saint-Jean, face à la mer, cette création compose une cartographie sensible où la Méditerranée devient espace de circulation des voix, des histoires et des héritages. Une seule soirée. Le jeudi 21 mai à 21h30.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>
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