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	<title>Archives des médiocratie - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des médiocratie - Kapitalis</title>
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		<title>La médiocratie n’est pas une fatalité ou la preuve par quatre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2020 17:36:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre membres du gouvernement Elyès Fakhfakh se sont illustrés en très peu de temps. Ils ont prouvé qu’on peut être ministre, travailleur, efficace, patriote et honnête homme et que la médiocratie, qui est notre lot en Tunisie depuis 2011, n’est pas une fatalité. Est-ce parce qu’ils étaient très bons qu’ils n’ont pas été retenus dans...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Nizar-Yaiche-Noureddine-Erray-Imed-Hazgui-et-Mohamed-Abbou.jpg" alt="" class="wp-image-315071"/></figure>



<p><strong><em>Quatre membres du gouvernement Elyès Fakhfakh se sont illustrés en très peu de temps. Ils ont prouvé qu’on peut être ministre, travailleur, efficace, patriote et honnête homme et que la médiocratie, qui est notre lot en Tunisie depuis 2011, n’est pas une fatalité. Est-ce parce qu’ils étaient très bons qu’ils n’ont pas été retenus dans le gouvernement Hichem Mechichi ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong> *</p>



<span id="more-315070"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>



<p>Bien qu’éphémère le gouvernement Fakhfakh a permis au moins de faire émerger un grand ministre des Finances en la personne de Nizar Yaïche. Cet homme qu’on ne connaissait pas avant s’est distingué par son sérieux, sa force de travail, le fait d’avoir maîtrisé ses dossiers en si peu de temps, d’avoir vite fait le bon diagnostic de la situation et en moins de six mois d’avoir commencé à apporter des solutions, à ouvrir de nouvelles pistes et à faire bouger les lignes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nizar Yaïche aurait pu être le grand argentier de l&rsquo;Etat </h3>



<p>L’homme est discret et réservé, le profil adéquat pour être le grand argentier de l’Etat. Il méritait de continuer à diriger ce département très technique d’autant plus que c’est un vrai indépendant mais apparemment il n’était pas dépendant des réseaux d’influence et des groupes d’intérêt, les vrais maîtres du pays qui considèrent que les hauts responsables doivent leur être inféodés et sont là pour les servir. La vraie indépendance avant qu’elle ne soit partisane, elle l’est à l’endroit de ces réseaux d’influence et de ces groupes d’intérêt. Sous le soleil de Tunisie, on écarte Nizar Yaïche du gouvernement et on y maintient Ali Hafsi Jeddi! C’est comme ça, que voulez-vous? Vive la médiocrité!</p>



<h3 class="wp-block-heading">Noureddine Erray, le chef de la diplomatie dont la Tunisie a besoin &nbsp;</h3>



<p>Également, ce gouvernement a compté dans ses rangs Noureddine Erray, un éphémère ministre des Affaires étrangères, un commis de l’Etat dévoué, intègre et qui en bon diplomate a pris au sérieux sa mission de chef de la diplomatie tunisienne, a voulu réformer, changer les mauvaises habitudes qui ont la peau dure, réparer ce qui n’allait pas et choisir les profils adéquats pour chaque poste. Hélas, celui qui l’a propulsé à ce poste au lieu de l’appuyer et de l’aider à prendre ses marques et à entreprendre ce travail l’a lâché et s’est séparé de lui d’une manière aussi injustifiée que brutale. Le président Saïed a préféré donner raison à la nouvelle «Régente de Carthage», sa cheffe de cabinet (Nadia Akacha, Ndlr) pour qui M. Erray n’était pas à son goût.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Imed Hazgui aurait fait un bien meilleur ministre de l’Intérieur que l’actuel titulaire du poste</h3>



<p>D’ailleurs, un autre commis de l&rsquo;Etat sérieux Imed Hazgui, ex-ministre de la Défense, n’a pas fait long feu avec M. Saïed. À ce point M. Saïed se lasse aussi rapidement des gens? C’est un signe inquiétant. Toutefois, il ne se lasse jamais de la Régente de Carthage qui jour après jour ne cesse de prendre du pouvoir alors qu’elle n’a prouvé aucune compétence et aucun impact positif sur le rendement du président de la république.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mohamed Abbou, un homme d’honneur dans une république de copains et de coquins</h3>



<p>Enfin, je voudrai rendre hommage à Mohamed Abbou, ex-ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, un homme d’honneur qui, quoi qu’en disent les mauvaises langues qui jouent aux héros anti-islamistes et qui, une fois qu’ils sont au pouvoir, se mettent à les caresser dans le sens du poil voire qui deviennent leur chose, et bien lui n’a pas hésité à leur sortir leurs dossiers (financement occulte, blanchiment d’argent, provenance de leurs biens meubles et immeubles, affairisme, magouilles en tous genres&#8230;) et les a transmis à la justice sans les craindre&#8230; Quand il en a eu l’occasion, il ne les a pas ratés. Maintenant, c’est au pouvoir judiciaire de faire son travail. Ce n’est pas à M. Abbou de se substituer à la justice. Nous devons reconnaître à ce gouvernement que c’est aussi sous son ère que l’inamovible juge Béchir Akremi, Ennahdha compatible, a été déboulonné.</p>



<p>Hélas, ces quatre hommes de valeur n’ont pas pu durer à la tête de leurs départements respectifs à l’heure où le bateau ivre qu’est devenu la Tunisie va dans tous les sens et où l’instabilité, véritable maladie congénitale du système actuel, ne cesse de causer des désastres mais je suis certain que le jour où ce cauchemar prendra fin, car tout a une fin, que notre grand argentier, notre diplomate compétent, notre commis de l’Etat et notre homme d’honneur retrouveront les places qu’ils méritent et travailleront avec des gens qui sauront apprécier leur valeur.</p>



<p><em>* Juriste.</em></p>
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		<item>
		<title>En Tunisie, la médiocratie est érigée en système de gouvernance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 16:03:23 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mediocratie-Promotion.jpg" alt="" class="wp-image-314371"/></figure>



<p><strong><em>Un jeune cadre recruté dans une administration qui a une bonne compétence va gravir les échelons et avancer dans sa carrière et il va avancer encore tant qu’il est toujours compétent et performant. Parlant de la Tunisie, Ceci n’est vrai qu’en théorie et dans certaines institutions privées ou étrangères.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Faouzi Ben Abderrahman</strong> *</p>



<span id="more-314369"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Faouzi-Ben-Abderrahman.jpg" alt="" class="wp-image-314370"/></figure></div>



<p>Dans la pratique, dans l’administration tunisienne et dans les entreprises publiques en général et aussi dans les entreprises familiales (petites et grandes), ces principes ne sont pas appliqués ou ne le sont qu’en apparence.</p>



<p>Dans l’administration tunisienne, il n’y a pas de système d’évaluation des ressources humaines et la promotion se fait par l’ancienneté, on rétribue en fait la résistance à exister et la capacité à durer, pas la qualité du travail ni la compétence, et quand il s’agit de postes limités, on choisit sur la base d’allégeance et de proximité (la politique est passée par là pour ériger la médiocratie en système de gouvernance).</p>



<p>Ces promotions ne s’accompagnent pas en général d’une formation adéquate essentiellement en management et en leadership.</p>



<p>Laurence Peter, un pédagogue canadien, a énoncé le principe suivant : <em>«Dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence». </em>Et comme corollaire à ce principe, un constat amer : à terme, tous les postes de responsabilité seront occupés par des incompétents (aux postes, car l’incompétence est un concept tout à fait relatif).</p>



<p>La science des organisations et la science de la gestion des ressources humaines ont trouvé des parades judicieuses à cette problématique, qui sont largement appliqués partout (un post sur le sujet est nécessaire).</p>



<p>En Tunisie, on innove, on fait gagner du temps à l’incompétence et au lieu d’attendre que la personne atteigne son poste d’incompétence tranquillement, on le parachute directement dans le poste où il est le plus incompétent. On est ainsi tranquilles !</p>



<p>Pour clore ce sujet douloureux, deux remarques importantes sur les effets dévastateurs d’un incompétent (ça se conjugue au féminin aussi, égalité oblige !) :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>là où il y a incompétence, il y a démotivation générale et donc faillite de l’organisation et de son rendement;</li><li>là où il y a incompétence, il y a juste à côté malversations et corruption.</li></ul>



<p>À bon entendeur.</p>



<p><em>* Ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle.</em></p>
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		<title>Tunisie : au-delà des apparences de «démocratie», le règne de la médiocratie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/30/tunisie-au-dela-des-apparences-de-democratie-le-regne-de-la-mediocratie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 07:17:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2011, la Tunisie négocie à son rythme le processus de démocratisation et nul ne peut nier les progrès de la transition vers la démocratie. Mais l’élite politique semble se complaire de la lenteur et des lourdeurs d’une progression, marquée par la non- ou mal-gouvernance, la multiplication des conflits d’intérêts et des scandales de corruption...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/30/tunisie-au-dela-des-apparences-de-democratie-le-regne-de-la-mediocratie/">Tunisie : au-delà des apparences de «démocratie», le règne de la médiocratie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/fakhfakh-ghannouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-280429"/><figcaption><em>Elyes Fakhfakh et Rached Ghannouchi : les symboles actuels de la médiocratie tunisienne. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Depuis 2011, la Tunisie négocie à son rythme le processus de démocratisation et nul ne peut nier les progrès de la transition vers la démocratie. Mais l’élite politique semble se complaire de la lenteur et des lourdeurs d’une progression, marquée par la non- ou mal-gouvernance, la multiplication des conflits d’intérêts et des scandales de corruption à tous les niveaux. Plaidoyer pour une autre gouvernance plus rationnelle, plus éthique et plus axée sur les résultats.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Najah Attig,</strong> Ph. D.</p>



<span id="more-305792"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Najah-Attig.jpg" alt="" class="wp-image-304913"/></figure></div>



<p>Paradoxalement et malgré un discours pompeux et des apparences de <em>«démocratie»</em>, la Tunisie est encore engluée par le règne de la médiocrité politique et idéologique et par le clanisme qui ne cesse d’affaiblir les institutions démocratiques, compromettant un développement durable fondé sur l’équité, sur la justice sociale et le progrès immédiat du bien-être des citoyens.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Tunisie mérite mieux</h3>



<p>Aujourd’hui, les médias et les politiciens sont sourds, muets et myopes face à une gouvernance qui recycle des modèles désuets, des logiques surannées et surtout une culture institutionnelle dominée par un héritage colonial qui a façonné les mentalités, figé l’administration publique et castré l’innovation, dans tous les champs et secteurs d’activités.</p>



<p>Même si certains se félicitent de la révolution du jasmin, une vraie démocratie ne se fera pas sans un cadre institutionnel efficace et un changement de culture démocratique. Les soupçons de scandales, d’enrichissement illicite, et d’abus de pouvoir et d’information privilégiée ne font qu’aggraver un pessimisme ambiant et une morosité généralisée par rapport à l’élite politique et à sa capacité de créer un changement réel (du moins pour le meilleur).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Neutraliser les vampires de la politique</h3>



<p>La situation actuelle est marquée de nombreux prédicteurs de déstabilisation de l’ordre politique. Pour l’éviter, la Tunisie doit retrouver sa sagesse pour initier un changement radical et forcer une rupture avec les vampires de la politique qui perçoivent la nation comme une vache à lait !</p>



<p>Seuls ceux qui sont au pouvoir semblent satisfaits de «la roue carrée» de la démocratie actuelle, parce qu’elle leur permet de manipuler les institutions en place pour rester au pouvoir le plus longtemps possible et repousser aux calendes grecques les alternatives démocratiques qui favorisent un développement durable et inclusif.</p>



<p>Faute d’un vrai changement, la période de transition peut continuer de faire du sur-place, ou dérailler les processus de démocratisation par dépit pour les uns, par défiance pour les autres.</p>



<p>Certes, il est difficile pour l’élite politique de valider sa légitimité dans une zérocratie (où ceux qui obtiennent des 0% dans les élections), sans développer une économie prospère et un système politique basé sur l’égalité des chances, sur un ordre fondé sur le mérite, une transparence totale et sur une reddition de comptes complète axée sur les résultats…</p>



<p>Et cela nécessite un changement radical de paradigme aussi bien au niveau des leaders politiques qu’au niveau des institutions.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les priorités nationales sont connues… juste, agir !</h3>



<p>Trois priorités majeures. La principale priorité est celle d’une gouvernance éthique, moderne et axée sur les résultats. L’État doit repenser sa bureaucratie, réduire son train de vie et neutraliser dans l’État et ses rouages les affaires louches et les pressions partisanes. Assez de politiques politiciennes, pour le pouvoir et rien que pour le pouvoir.</p>



<p>La deuxième priorité c’est celle qui renforce le pouvoir d’achat, plutôt que la paupérisation des citoyens, comme c’est le cas depuis 2011.</p>



<p>La troisième priorité est celle d’un État centré sur ses missions essentielles : éducation, santé, services sociaux, sécurité, défense, affaires extérieures… et pas les services marchands qui peuvent être délégués aux mécanismes du marché concurrentiel, sans lobbys, sans mandarins et sans couleurs religieuses.</p>



<p>Avec le scandale Fakhfakh (et sa quarantaine de ministres), le temps est venu pour arrêter de faire ce qui n’a pas marché dans le passé, lointain ou récent.</p>



<p>N’est-il pas temps de créer la cour constitutionnelle? N’est-il pas temps de changer/adapter la loi électorale? N’est-il pas temps pour une initiative de réconciliation économique et d’en finir avec l’économie de rente ? N’est-il pas temps d’engager des réformes pour améliorer l’efficacité du système de santé et favoriser la médecine préventive? N’est-il pas temps de penser au pragmatisme du modèle anglo-saxon et de commencer un divorce avec la rigidité du modèle francophone? N’est-il pas temps d’engager de vraies initiatives pour moderniser nos infrastructures, digitaliser efficacement l’économie et les services administratifs, réformer le système d’éducation pour accentuer l’employabilité de la main d’œuvre, créer des opportunités pour valoriser le potentiel des centaines de milliers d’étudiants qui <em>«chôment»</em> durant des vacances de très longue durée ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Il est temps d&rsquo;engager des processus de <em>«destruction-créatrice»</em></h3>



<p>Bref, le <em>momentum</em> est là ! Sans tarder la Tunisie compte des élites capables d’engager des processus de <em>«destruction-créatrice»</em> pour favoriser l’innovation, un développement équitable et inclusif, et une démocratie économique fondée sur l’égalité des chances, sur la réduction des disparités sociales et sur un ordre de mérite transparent et vérifiable pour faire face aux diktats d’un Ghannouchisme désuet et d’un Fakhfakhisme douteux… et à toute autre forme d’opportunisme et de malversation en politiques publiques.</p>



<p>Il faudra manifestement le répéter souvent, pour en arriver, la Tunisie a besoin de courages et de mobilisation d’initiatives pour repenser les contours de la relation entre le légal et l’éthique, entre le politique et l’économique, entre le marché et l’État, entre une administration archaïque et un État moderne et centré sur le citoyen… Les élites politiques d’aujourd’hui sont à des années-lumière de ces enjeux et préoccupation.</p>



<p>Ultimement, l’action collective doit se centrer, et sans tergiversation, sur une vie publique transparente, exemplaire et balisée par de nouveaux mécanismes de contrôle pour contrecarrer l’impunité, l’enrichissement illicite, les malversations pour les entreprises qui font affaire avec le gouvernement, et avec l’argent des contribuables.</p>



<p>Un cri de cœur pour arrêter la mal-gouvernance de l’administration et des entreprises publiques, et briser la morosité et rebâtir la confiance du peuple tunisien… Un peuple dynamique et intelligent qui ne doit accepter de refaire les mêmes choses et s’attendre à des résultats différents.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada.</em></p>
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