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	<title>Archives des Michel Aoun - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Michel Aoun - Kapitalis</title>
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		<title>Macron à Beyrouth : Une visite dont les Libanais attendent beaucoup</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2020 07:47:15 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Macron-Beyrouth.jpg" alt="" class="wp-image-310953"/></figure>



<p><strong><em>Après Mitterrand à Sarajevo en 1992, Chirac à Jérusalem en 1996, Sarkozy (avec David Cameron) à Benghazi en 2011 et Hollande à Tombouctou en 2013, voilà Emmanuel Macron à Beyrouth en 2020, hier, jeudi 6 août 2020, une visite dont les Libanais attendent beaucoup, mais que le jeune président français a su mener avec le doigté nécessaire, étant conscient qu’au Liban, et au Moyen-Orient en général, une puissance occidentale marche toujours sur des œufs.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong> *</p>



<span id="more-310952"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>



<p>La visite d’Emmanuel Macron à Beyrouth va au-delà de l’amitié et du soutien qui peuvent être exprimés par n’importe quel chef d’Etat se rendant dans la capitale libanaise suite à la tragédie survenue ce mardi et d&rsquo;ailleurs d&rsquo;autres chefs d&rsquo;Etat vont s&rsquo;y rendre. La visite de Macron, au-delà de l’amitié et du soutien, contient d’autres portées et symboliques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La France ne renoncera pas à son rôle historique au Liban</h3>



<p>D’abord, la France a joué un rôle historique dans la création du Liban et est demeurée depuis un grand acteur de l’Histoire contemporaine de ce pays.</p>



<p>Ensuite, la France a une tradition très ancrée, et qui remonte aux croisades, dans la protection des chrétiens d&rsquo;Orient. Cette tradition demeure vivante; elle a survécu aux siècles et aux vicissitudes de l’Histoire. Bien que la monarchie ait été abolie depuis 1792 et bien que la France ne soit plus <em>«la fille aînée de l’Eglise»</em>, cette vocation existe encore sous la République laïque.</p>



<p>Enfin, cette visite contient un message très politique, qui au-delà de l’amitié franco-libanaise, est adressé à la Syrie d’Assad, aux Iraniens et à tous ceux qui sont dans l’axe Téhéran-Damas au Liban, dans la région et partout. Ce message veut dire que la France est là, a son mot à dire, ne lâchera jamais le Liban et qu’elle ne renoncera jamais à son rôle et à sa vocation dans ce pays. La présence d’Emmanuel Macron, quelques heures seulement après la tragédie, est éminemment politique, le Liban demeurant un des principaux piliers de la politique étrangère française dans le Moyen-Orient.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ne pas laisser l’émotion prendre le dessus sur la raison</h3>



<p>Sur un autre plan, le jeune président français se démarque par la conjugaison de l’énergie et de l’intelligence. Tout au long de cette journée et malgré tous les appels de beaucoup de citoyens excédés qui lui disaient <em>«de les sauver»</em>, <em>«de les débarrasser de la classe politique corrompue et de la mettre en prison»</em>, une jeune fille à bout de nerfs lui a même demandé de rétablir le mandat français, mais à aucun moment, il n’a laissé l’émotion prendre le dessus sur la raison. Il a répondu qu’il est <em>«venu au Liban en ami qui veut aider»</em> mais qu’il n’entend pas <em>«se substituer aux autorités libanaises»</em> et que <em>«le peuple libanais est un peuple souverain»</em>.</p>



<p>Ensuite et après s&rsquo;être réuni avec le président Michel Aoun à Baabda, il s’est réuni à la Résidence de France avec tous les protagonistes de la scène politique libanaise même ceux qui sont alignés sur l’axe Téhéran-Damas au risque de froisser les alliés de la France. Ça n’a d’ailleurs pas du tout plu aux composantes du mouvement du 14-Mars, aux médias et aux Libanais anti-Hezbollah et ils le lui ont fait savoir lors de la conférence de presse. Il leur a répondu logiquement qu’il ne pouvait pas dialoguer avec une seule partie et ignorer l’autre s’ils veulent que les choses avancent. Il a ajouté qu’il n’était pas un contestataire ou un révolutionnaire mais le président de la République française mobilisé dans cette tragédie que traverse le pays du Cèdre. Il a eu aussi l’humilité de reconnaître que la situation était complexe et compliquée en disant: <em>«J’ai bien compris la situation mais je n’ai pas la réponse».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Libanais ne peuvent pas reconstruire leur pays avec ceux qui l’ont détruit,</h3>



<p>Les Libanais, intelligents comme toujours, lui ont fait savoir non sans un bon sens bien aiguisé qu’ils ne peuvent pas reconstruire leur pays avec ceux qui l’ont détruit, ceux qui l’ont sabordé et ceux qui ont anéanti leur État. La classe politique, vorace, corrompue et mafieuse, ne peut pas être la solution. Rendez-vous est pris le 1er septembre, il sera de retour.</p>



<p>Pour conclure, concernant l’intelligence de Macron, elle se manifeste surtout par sa souplesse intellectuelle, il n’a pas cette rigidité d’esprit qu’ont beaucoup de nos gouvernants jeunes ou moins jeunes, qui sont actuellement au pouvoir ou qui ne le sont plus. Évoluer, ne pas persister dans ses mauvais choix et reconnaître ses erreurs et ses fautes ne sont pas des faiblesses mais un signe d’intelligence. Je n’avais pas de sympathie particulière à son endroit au moment de son élection; je le trouvais trop élitiste, trop establishment et hors-sol mais l’affaire Benalla et surtout l’épisode des Gilets jaunes l’ont profondément changé et fait évoluer. C’est perceptible et cette évolution s’est manifestée d’une façon éloquente surtout dans le choix de Jean Castex comme Premier ministre, un homme qui est à la fois un commis de l’Etat expérimenté et un élu local d’une petite commune de la France rurale.</p>



<p>Macron a beaucoup évolué et sa souplesse intellectuelle l’a beaucoup aidé. Les Français, qui critiquent et bousculent toujours leurs gouvernants parfois jusqu’à l’excès et c’est toujours mieux que l’attitude complaisante destructrice, ont de quoi être fiers de leur jeune président.</p>



<p><em>* Juriste.</em></p>
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		<title>Michel Aoun décerne l’ordre du Cèdre à l’ambassadeur tunisien Karim Boudali</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2020 06:05:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la fin de sa mission au Liban, l&#8217;ambassadeur tunisien Mohamed Karim Boudali a été reçu, le 15 juillet 2020, par le président Michel Aoun pour une visite d’adieu. À Cette occasion, le diplomate en fin de mission a été décoré de l’ordre du Cèdre avec le grade d’officier. Le président Aoun a loué les...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Karim-Boudali-Michel-Aoun.jpg" alt="" class="wp-image-309656"/></figure>



<p><strong><em>À la fin de sa mission au Liban, l&rsquo;ambassadeur tunisien Mohamed Karim Boudali a été reçu, le 15 juillet 2020, par le président Michel Aoun pour une visite d’adieu. À Cette occasion, le diplomate en fin de mission a été décoré de l’ordre du Cèdre avec le grade d’officier.</em></strong></p>



<span id="more-309655"></span>



<p>Le président Aoun a loué les efforts du diplomate pour rehausser les relations entre les deux pays, tout en lui souhaitant du succès dans ses nouvelles fonctions au sein du ministère tunisien des Affaires étrangères.</p>
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		<title>Liban : l&#8217;heure de vérité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 09:11:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En défaut de paiement depuis mars, le Liban est confronté depuis des mois à la pire crise économique de son histoire. Rongé par la pauvreté, qui atteint la moitié de la population, il est au bord de l’explosion sociale et politique. Par Hassen Zenati Six semaines de répit. C’est la trêve que la pandémie du...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Liban-Manifestations.jpg" alt="" class="wp-image-297009"/><figcaption><em>Les banques, saccagées par les manifestants, incarnent tous les maux du système en place.  </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>En défaut de paiement depuis mars, le Liban est confronté depuis des mois à la pire crise économique de son histoire. Rongé par la pauvreté, qui atteint la moitié de la population, il est au bord de l’explosion sociale et politique.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-297008"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Six semaines de répit. C’est la trêve que la pandémie du Covid-19 a consentie au gouvernement de Hassane Diab, qui se débat depuis son investiture, fin janvier, contre une crise économique et financière inextricable, venue se greffer sur une crise sociale et politique récurrente.</p>



<p>Arrivé au pouvoir après la chute du gouvernement de Saad Hariri, emporté en octobre dernier, par une violente vague de contestation contre la corruption, Hassane Diab, de confession sunnite, comme l’exige la constitution, est soutenu par une coalition atypique et fragile formée de deux formations chiites: Hezbollah et le Mouvement Amal, ainsi que le Courant patriotique libre du chef de l’Etat (chrétien) Michel Aoun. Le Courant du futur (sunnite de Saad Hariri), pivot jusque-là des majorités parlementaires libanaises, s’est abstenu.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La crise économique aggravée par la crise sanitaire</h3>



<p>Après six semaines de confinement, les manifestants ont repris de nouveau la rue à la fin de la semaine dernière pour demander un gouvernement «propre», des réformes institutionnelles, mais surtout du travail et des moyens pour assurer leur survie, alors que l’activité économique est grippée par la crise sanitaire. Pour eux, l’heure de vérité a sonné. Près de la moitié des Libanais vivent désormais sous le seuil de pauvreté, selon la Banque Mondiale.</p>



<p>L’épicentre de la contestation se situe à Tripoli (nord du pays), ou des heurts ont opposé les forces de sécurité aux manifestants : gaz lacrymogènes contre cocktails Molotov. On ne déplore qu’un seul mort, un jeune garagiste, mais on compte par ailleurs plusieurs dizaines de blessés et plusieurs arrestations dans des conditions de brutalité dénoncées par Amnesty International.</p>



<p>La tension est brusquement montée de plusieurs crans dans les grandes villes, lorsque les manifestants ont pris pour cibles les agences bancaires, accusées de tous les maux du pays. Il leur est reproché les restrictions draconiennes imposées sur les retraits de leurs avoirs en dépôt, qui ne passent pas. Le retrait maximum par personne et par semaine, a été d&rsquo;abord fixé entre 200 et 400 dollars, avant d’être interrompu, et, dans la foulée, les transferts de devises à l’étranger ont été interdits.</p>



<p>Outre qu’elles sont jugées<em> «illégales»</em>, les mesures décriées équivalent, aux yeux des usagers, à une déclaration de faillite des banques. Elles ne sont pas faites pour rassurer les épargnants, saisis de panique. La livre libanaise, indexée depuis 1997 sur le billet vert américain, s’est littéralement effondrée. Ces dernières semaines, elle a crevé le seuil de 4.000 livres pour un dollar, perdant 150% se sa valeur dans les bureaux de change au noir, alors que le taux officiel est resté inchangé à 1.507 livres.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les banques accusées de tous les maux du système</h3>



<p>Malgré les démentis répétés des autorités bancaires, certains redoutent même que les banques imposent un <em>«haircut»</em> à leurs clients, en ponctionnant une partie de leurs dépôts à la manière de Chypre, à l’apogée de la crise financière traversée par l’île en 2012. Les banques sont accusées par la rue de complicité avec le pouvoir et d’avoir contribué à l’endettement public effréné et à la faillite de l’État.</p>



<p>Pilier du système, la Banque centrale du Liban est elle aussi en pleine tourmente. Elle est accusée d’avoir été incapable d’enrayer la chute de la livre, alimentant ainsi une inflation galopante, estimée à 55% par le ministre de l’Économie, Raoul Nehmé. Mais son discret gouverneur Riad Salamé a rompu le silence pour rejeter la responsabilité du marasme économique sur la classe politique qui, selon lui, s’est engagée à faire des réformes – celles préconisées depuis longtemps par le Fonds monétaire international (FMI) – qu’elle n’a pas faites. Il a rappelé aussi que la Banque centrale n’a pas cessé ces dernières années de financer l’Etat, en se demandant in petto où sont passées ces avances. <em>«La Banque centrale a toujours réclamé des réformes, mais je ne sais pas s’il y avait une volonté politique de les faire»</em>, a-t-il asséné.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un plan de relance économique qui tarde à venir</h3>



<p>Le Premier ministre Hassane Diab, qui a reconnu «une aggravation à une vitesse record de la crise sociale», affirme travailler sur un plan de relance économique, qu’il doit présenter incessamment.</p>



<p>Depuis mars dernier le pays, qui croule sous le poids d’une dette de 92 milliards de dollars, représentant 170% de son PIB, s’est déclaré officiellement en défaut de paiement (faillite), pour la première fois dans son histoire. Il a demandé l’aide du FMI. Mais, une partie de la classe politique méfiante craint <em>«la mise sous tutelle»</em> du pays et la perte de toute autonomie économique au profit de ce dernier.</p>



<p>Derrière ces crises économique et sociale se profile aussi une crise politique et institutionnelle. Les Libanais ne manifestent pas seulement pour améliorer leur ordinaire, mais aussi pour dénoncer la corruption et l’incompétence de leurs gouvernants. Ils réclament un<em> «nouveau Liban» </em>démocratique, débarrassé de son confessionnalisme. </p>



<p>Le système politique établi sous la tutelle française à l’indépendance du pays, devenu archaïque, a atteint ses limites depuis longtemps, selon la majorité des jeunes manifestants. Ils exigent son abandon. </p>



<p>Ce système prévoit un partage du pouvoir entre les trois principales confessions du pays, avec notamment un président de la république chrétien maronite, un chef du gouvernement musulman sunnite et un président de l’assemblée musulman chiite. </p>



<p>Le système politique gravite par ailleurs autour des ce qu’on appelle au Liban les <em>«grandes familles»</em>, qui sont accrochées au pouvoir et à ses avantages. Les manifestants qui brandissaient en octobre dernier à Beyrouth et Tripoli le slogan : <em>«Ni chrétiens, ni musulmans, unité nationale</em>», savent qu’il sera sans doute difficile de les en déloger et que le chemin de la réforme sera long. Il reste en effet jalonné de peurs et de méfiance réciproques, dans une région qui est une véritable poudrière prête à exploser à tout moment.</p>
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