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	<title>Archives des migrants - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des migrants - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Troubles au Mali &#124; La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 12:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sami Jallouli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face aux troubles actuels au Mal, la Tunisie doit sécuriser ses frontières désertiques et terrestres avec l'Algérie et la Libye. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce qui se passe aujourd&rsquo;hui au Mali ce ne sont pas des troubles dans un pays lointain, mais une menace directe et urgente pour la sécurité nationale tunisienne. La Tunisie doit donc prendre les plus grandes précautions pour sécuriser ses frontières désertiques les plus reculées ainsi que ses frontières terrestres avec l&rsquo;Algérie et la Libye…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sami Jallouli</strong> *</p>



<span id="more-18692003"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce que vit aujourd’hui le Mali n’est pas un simple trouble passager, mais un profond bouleversement géopolitique. Le problème dépasse le cadre des attaques internes ou des conflits locaux&nbsp;; nous sommes désormais confrontés à un contexte régional complexe où les agendas de puissances étrangères rivales se croisent, rendant la stabilité du Maghreb, y compris celle de la Tunisie, extrêmement fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Mauritanie a récemment protesté contre l’incursion des forces régulières maliennes sur son territoire national…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau régional, le régime malien a déclaré son soutien explicite au Maroc sur la question du Sahara occidental et à l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Relation tendue entre l’Alger et Bamako</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le Maroc et l’Algérie connaissent une crise diplomatique et sécuritaire prolongée depuis les années 1990, exacerbée par l’embargo énergétique depuis 2021, l’Algérie a connu une rupture similaire avec Bamako en 2025. Cette rupture a fait suite à l&rsquo;annonce par l’Algérie de la destruction d’un drone à sa frontière avec le Mali, à la dénonciation par Bamako de l’Accord de paix d’Alger de 2015 et à son accusation selon laquelle l’Algérie soutient des mouvements séparatistes…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce climat tendu, la coordination et la coopération algéro-mauritaniennes se renforcent…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même les grandes alliances ne sont pas épargnées par cette complexité. La Russie, garante de la sécurité du régime malien actuel et liée historiquement à l’Algérie, semble désormais en désaccord avec cette dernière quant à la gestion de la crise malienne. Tandis que le Mali accuse l’Algérie de soutenir les rebelles de l’Azawad, l’Algérie réplique en accusant Bamako de collaborer avec des acteurs régionaux pour la déstabiliser…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation explosive laisse présager une explosion imminente qui pourrait déborder les frontières et embraser tous les pays voisins. Il ne s’agit plus simplement d’une rébellion touareg ou d’attaques de groupes armés&nbsp;; le Mali est devenu un champ de bataille par procuration où convergent des intérêts internationaux conflictuels, contraignant la Tunisie à l’état d’alerte maximale…</p>



<p class="wp-block-paragraph">La principale préoccupation aujourd’hui est l’extension du conflit et les vagues de déplacements massifs de population qui en résultent, du Mali vers l’Algérie, puis vers la Tunisie ou la Libye. Le danger réside non seulement dans le nombre de personnes déplacées, mais aussi dans leur identité, leurs origines et leurs nationalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les groupes armés peuvent s’infiltrer facilement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi des milliers de civils, des éléments radicaux liés à des groupes armés peuvent facilement s’infiltrer par les routes désertiques accidentées. Le danger s’intensifie si l’Algérie, sous le poids de ses pressions sécuritaires et économiques, décide de ne pas absorber ces afflux massifs de personnes, faisant de la Tunisie une destination inévitable. Ceux qui arrivent du Sahel sont souvent porteurs d’une idéologie radicale et possèdent une vaste expérience du combat acquise dans les rudes environnements désertiques…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue de la sécurité, le vaste désert ne peut être patrouillé par les seuls moyens humains traditionnels. La Tunisie doit activer de toute urgence des systèmes de reconnaissance aérienne par drones de pointe et les relier à des centres d’opérations s’appuyant sur l’intelligence artificielle, afin de distinguer avec précision les mouvements de civils déplacés de ceux des groupes armés organisés, quelles que soient les conditions naturelles…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se passe au Mali n’est pas un trouble dans un pays lointain, mais une menace directe et immédiate pour la sécurité nationale tunisienne. La Tunisie doit donc faire preuve de la plus grande prudence et vigilance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Protégez vos frontières, non seulement par la force militaire, mais aussi par une vigilance technologique de pointe et une coordination régionale intelligente, car la stabilité de la Tunisie et du sud de la Méditerranée repose avant tout sur la sécurisation de ce point crucial au cœur de notre désert et de nos frontières terrestres…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert juridique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.facebook.com/sami.jallouli" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page facebook de l’auteur</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zRVxAYJsnG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/">Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/embed/#?secret=kgbT7N4xKz#?secret=zRVxAYJsnG" data-secret="zRVxAYJsnG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/26/troubles-au-mali-la-tunisie-doit-securiser-ses-frontieres-terrestres/">Troubles au Mali | La Tunisie doit sécuriser ses frontières terrestres !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>OIM &#124; Bureau à Tunis axé sur le retour volontaire des migrants</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/oim-bureau-a-tunis-axe-sur-le-retour-volontaire-des-migrants/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 10:36:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[OIM]]></category>
		<category><![CDATA[retour volontaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Journée portes ouvertes d’information de l'OIM à son siège de Tunis, pour faciliter l’accès des migrants aux services disponibles. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/oim-bureau-a-tunis-axe-sur-le-retour-volontaire-des-migrants/">OIM | Bureau à Tunis axé sur le retour volontaire des migrants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations Unies a organisé, le 23 avril 2026, une journée portes ouvertes d’information à son siège de Tunis, pour faciliter l’accès des migrants aux services disponibles, à l’assistance médicale et aux documents de voyage, ainsi que le programme d’assistance au retour volontaire et à la réintégration (AVRR).</em></strong></p>



<span id="more-18687127"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de cette journée, les participants ont pu rencontrer les équipes de l’organisation, s’informer sur les programmes de soutien en cours et bénéficier d’entretiens individuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’OIM a également fourni une assistance ciblée aux personnes ayant des besoins spécifiques, notamment par le biais de consultations médicales et d’un soutien à l’obtention de documents de voyage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette initiative se trouve le programme AVRR, qui permet aux migrants intéressés de retourner dans leur pays d’origine dans des conditions définies par l’organisation comme étant sûres, dignes et éclairées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme comprend une évaluation des besoins individuels, un soutien administratif, l’organisation des voyages et un accompagnement à la réintégration, visant à favoriser une réinsertion durable dans leurs communautés d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes intéressées ont également pu s’inscrire directement au programme lors de la journée portes ouvertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données publiées par l’OIM et relayées par la presse, en 2025, l’organisation a facilité le retour volontaire de 8&nbsp;853 migrants vers leur pays d’origine, tandis que 1&nbsp;760 bénéficiaires ont reçu un plan de réintégration personnalisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis début 2026, plusieurs vols de retour volontaire ont été organisés. L’OIM présente le retour volontaire accompagné comme un outil de protection pour les personnes bloquées ou vulnérables, mais il reste un sujet de débat parmi les organisations humanitaires et les acteurs de la société civile, qui s’interrogent souvent sur les conditions matérielles dans lesquelles la décision de retour est prise.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">&nbsp;<strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/25/oim-bureau-a-tunis-axe-sur-le-retour-volontaire-des-migrants/">OIM | Bureau à Tunis axé sur le retour volontaire des migrants</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 08:22:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aïn Amenas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un plan détaillé des réseaux de passeurs qui ont transformé le Sahara en un marché aux êtres humains à ciel ouvert vers la Tunisie</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/">Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De nombreux témoignages sur les réseaux sociaux révèlent un plan détaillé des réseaux de passeurs qui ont transformé le Sahara en un marché aux êtres humains à ciel ouvert vers la Tunisie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sami Jallouli</strong> *</p>



<span id="more-18680429"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg" alt="" class="wp-image-18207777" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Sami-Jallouli-Portrait-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le premier noyau de ce réseau se forme à Agadez, au nord du Niger, d’où les migrants se dirigent vers la frontière algérienne via Aïn Amenas ou bifurquent vers Tombouctou et Gao, au Mali, zones hors de contrôle officiel où des structures hybrides, composées de bandes de passeurs et d’organisations armées, organisent des convois de la mort à bord de camions et de véhicules tout-terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La traversée du désert est l’étape la plus lucrative pour les passeurs. Les migrants paient entre 500 et 2&nbsp;000 dollars pour le transport et la protection jusqu’à Tamanrasset, plaque tournante logistique du voyage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Tamanrasset, ils deviennent ouvriers au marché noir, travaillant dans le bâtiment et l’agriculture pour financer la suite du voyage, dont le coût oscille entre 300 et 600 dollars. Une fois l’argent réuni, les clients passent d’un passeur à l’autre et entament leur périple vers le nord, en direction d’Ouargla, principal centre de tri. De là, certains rejoignent la Libye via Ghadamès, tandis que d’autres poursuivent leur route vers Tébessa.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trafic d’êtres humains et frontières poreuses&nbsp;!</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Tébessa, des guides spécialisés dans les sentiers de montagne facilitent le passage des migrants à travers des zones accidentées et non officielles, moyennant une somme allant de 100 à 250 dollars, avant de les déposer en territoire tunisien près de Kasserine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois la frontière franchie, les réseaux de passeurs tunisiens prennent le relais et transportent les migrants de nuit jusqu&rsquo;à Sfax pour 500 dinars par personne. Aux abords de Sfax, les passeurs disparaissent, laissant la place à des intermédiaires locaux… et des ateliers de construction de bateaux en fer prospèrent, vendant ces embarcations entre 30&nbsp;000 et 40&nbsp;000 dinars pièce, générant d’immenses profits pour les courtiers locaux qui ont acheté des loyautés et recruté des informateurs pour se protéger des descentes de police.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce réseau de passeurs, qui communiquent par codes numériques, GPS et guides experts, son démantèlement par les méthodes de sécurité traditionnelles est quasiment impossible, d’autant plus que la plupart de ces individus sont entrés par la frontière algérienne avec la complicité de réseaux transnationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Migration irrégulière et tissu urbain tunisien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">S’attaquer au problème de la migration irrégulière à une telle échelle au sein du tissu urbain tunisien est extrêmement complexe et presque impossible d’un point de vue sécuritaire et logistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La solution réside dans le bouclage de tous les points de passage frontaliers grâce à des systèmes de surveillance avancés et des drones de reconnaissance couvrant les terrains accidentés et les zones vulnérables, ainsi que dans la traque des chefs des réseaux locaux de passeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc devenu essentiel de concentrer les efforts sur la zone frontalière. Il faut stopper net le flux migratoire à la frontière. Ces efforts doivent s’accompagner d’une documentation numérique et juridique précise de chaque passage, non seulement pour contrôler la frontière, mais aussi pour définir les responsabilités internationales et régionales et responsabiliser chaque partie quant à ses obligations en matière de protection des frontières communes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert juridique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="i51LdWT9Oh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trafic-de-migrants-un-rapport-europeen-pointe-la-tunisie-et-la-libye/">Trafic de migrants | Un rapport européen pointe la Tunisie et la Libye</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trafic de migrants | Un rapport européen pointe la Tunisie et la Libye » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/23/trafic-de-migrants-un-rapport-europeen-pointe-la-tunisie-et-la-libye/embed/#?secret=vNusM5mdbX#?secret=i51LdWT9Oh" data-secret="i51LdWT9Oh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/24/le-sahara-et-le-trafic-detres-humains-vers-la-tunisie/">Le Sahara et le trafic d’êtres humains vers la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Migrants subsahariens l Ce que la Tunisie refuse de voir</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/migrants-subsahariens-l-ce-que-la-tunisie-refuse-de-voir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 06:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Largueche]]></category>
		<category><![CDATA[afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[OIM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce que nous appelons «crise migratoire» en Tunisie parle souvent moins des migrants que de nous-mêmes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/migrants-subsahariens-l-ce-que-la-tunisie-refuse-de-voir/">Migrants subsahariens l Ce que la Tunisie refuse de voir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ce que nous appelons «crise migratoire» parle souvent moins des migrants que de nous-mêmes. La manifestation contre le racisme organisée samedi 11 avril 2026 à Tunis n’est pas une scène périphérique. C’est un miroir. Un révélateur. Une condensation visible d’angoisses sociales plus profondes : précarité persistante, déclassement, fatigue démocratique et perte de repères collectifs.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelhamid Larguèche *</strong></p>



<span id="more-18620994"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre.jpg" alt="" class="wp-image-18218829" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Abdelhamid-Largueche-Timbre-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, une présence étrangère pourtant marginale devient centrale. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les migrants subsahariens en situation irrégulière représentent une part limitée de la population tunisienne – estimée entre 20 000 et 25 000 personnes. Leur visibilité suffit cependant à produire un effet de loupe. Ce que les chiffres relativisent, l’imaginaire social l’amplifie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas d’invasion. Il y a une exagération. Et cette exagération produit des conséquences bien réelles, y compris des tensions locales parfois vives que l’on ne peut ignorer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le migrant comme symptôme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mécanisme est connu. Lorsque les sociétés peinent à nommer leurs propres fractures, elles cherchent un visage pour les incarner. Le migrant devient alors ce visage : non pas toujours la cause des tensions, mais leur support commode. Il concentre des peurs qui le dépassent : chômage, insécurité économique, sentiment d’abandon politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les déclarations officielles de 2023 sur un supposé <em>«changement démographique»</em>, cette dynamique s’est accélérée. Les faits restent pourtant têtus : entre 2024 et 2025, l’OIM a accompagné près de 15 700 retours volontaires (6 885 en 2024 et 8 853 en 2025). Autrement dit, la présence migrante n’est ni massive ni stable. Mais le débat, lui, s’est durablement installé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que l’économie rattrape l’idéologie. La Tunisie connaît un chômage structurel de 15,2 % fin 2025, particulièrement élevé chez les jeunes. Pourtant, certains secteurs manquent cruellement de main-d’œuvre, notamment l’agriculture, où les besoins restent souvent non couverts dans les régions intérieures en raison de la pénibilité et de la précarité des conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travailleurs migrants ne prennent pas massivement les emplois des Tunisiens : ils occupent des vides que beaucoup de locaux refusent. Refuser les travailleurs dont on a besoin ne protège pas l’économie : cela l’affaiblit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique efficace… mais aux effets limités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse des autorités a été ferme : durcissement des contrôles, démantèlement des camps informels et accélération des retours. Le résultat est tangible : une baisse d’environ 80 % des départs irréguliers vers l’Italie entre 2024 et 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute politique a cependant ses effets visibles et ses effets invisibles. Moins de départs ne signifie pas forcément moins de souffrance : cela peut aussi signifier plus d’invisibilité. Des milliers de migrants se retrouvent aujourd’hui dans une zone grise, sans travail stable, sans logement digne, exposés à une vulnérabilité accrue. Une politique peut réduire les flux sans résoudre les causes profondes et créer, en silence, de nouvelles fragilités. Une politique migratoire qui ne produit que du contrôle sans produire d’intégration finit toujours par déplacer les problèmes sans les résoudre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’amnésie africaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le cœur du problème est peut-être ailleurs. Il tient à une forme d’oubli collectif. La Tunisie semble redécouvrir l’Afrique comme une altérité, alors qu’elle en est historiquement une composante. Bien avant les frontières modernes, l’Ifriqiya était un espace de circulation intense : caravanes transsahariennes, échanges intellectuels, flux commerciaux. Ibn Khaldoun pensait déjà le monde en incluant pleinement l’Afrique subsaharienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que nous percevons aujourd’hui comme une intrusion était hier une circulation ordinaire. Cet héritage n’a pas disparu ; il a été recouvert par la colonisation, puis par un repositionnement stratégique presque exclusif vers l’Europe et le monde arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’oubli de notre africanité ne nous protège pas : il nous appauvrit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une opportunité stratégique ignorée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du débat moral ou sécuritaire, il existe un enjeu stratégique. La Tunisie est idéalement placée : au carrefour de l’Europe, du monde arabe et de l’Afrique, membre de l’Union africaine et intégrée à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Pourtant, elle reste tournée à plus de 70 % vers l’Europe pour ses exportations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai risque n’est pas tant <em>«l’Afrique qui arrive»</em>, mais la Tunisie qui n’ose pas aller vers l’Afrique. Dans un continent appelé à dépasser 2,5 milliards d’habitants d’ici 2050, cette absence est une erreur stratégique. Les migrants présents pourraient, dans un cadre régulé, devenir des relais culturels, linguistiques et commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des pistes existent : migration circulaire saisonnière dans l’agriculture, programmes de formation et de régularisation ciblée pour les travailleurs qualifiés ou pénibles, partenariats bilatéraux avec certains pays subsahariens. Derrière chaque migrant, il y a un réseau, une langue, un marché potentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Frontière ou passerelle ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie est face à un choix clair : rester une frontière qui bloque ou devenir une porte qui relie, tout en préservant sa stabilité et sa cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Continuer à traiter la migration uniquement comme un problème sécuritaire, c’est se condamner à une gestion à court terme. Intégrer les mobilités dans une vision stratégique, c’est répondre à des besoins économiques réels, reconstruire un ancrage africain et ouvrir de nouveaux horizons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat migratoire en Tunisie n’est pas seulement un débat sur les étrangers. C’est un test de lucidité nationale. Faire du migrant un bouc émissaire peut apaiser temporairement certaines peurs légitimes. Mais cela ne crée ni emploi, ni croissance, ni projet collectif durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faire du migrant un problème, c’est souvent éviter de regarder nos vrais défis en face.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’est pas à la frontière de l’Afrique. Elle en est une porte.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute porte peut être fermée pour des raisons de sécurité et de contrôle. Mais une porte fermée trop longtemps finit par devenir une impasse. L’Afrique est déjà là, dans notre histoire, notre géographie et nos intérêts futurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est plus de savoir si elle viendra, mais ce que nous voulons en faire, avec lucidité, pragmatisme et respect de notre propre société.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Historien.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/migrants-subsahariens-l-ce-que-la-tunisie-refuse-de-voir/">Migrants subsahariens l Ce que la Tunisie refuse de voir</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Donald Trump envoie les migrants en Afrique !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des milliers de migrants expulsés par l’Amérique de Donald Trump se retrouvent dans des centres de détention en Afrique.   </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une migrante expulsée des États-Unis s’est retrouvée au Cameroun détenue dans un centre de rétention dans ce pays avec lequel elle n’a aucun lien ! Voilà un exemple vivant de ce qu’endurent des milliers de migrants expulsés par l’Amérique de Donald Trump. Après l’Amérique latine, c’est désormais vers l’Afrique que l’administration Trump dirige ses expulsions de masse dans des conditions où la dignité humaine est complètement bafouée. </em></strong><em>(Photo : Une prison du Salvador où de nombreux Vénézuéliens ont été envoyés après avoir été expulsés des États-Unis.)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18598511"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le président Trump est à la recherche partout dans le monde de pays disposés à accueillir des milliers de migrants expulsés des États-Unis, il se trouve que certains des dirigeants les plus réceptifs à cette politique sont ceux qui sont à la tête de régimes autoritaires et qui sont connus pour être des auteurs de violations des droits humains. C’est ce qu’indique une enquête du <a href="https://www.nytimes.com/2026/04/04/world/africa/trump-deportation-africa-migrants.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> menée par Eileen Sullivan, Hamed Aleaziz, Megha Rajagopalan et Pranav Baskar.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Des documents révèlent que les diplomates américains subissent d’intenses pressions de la Maison-Blanche pour conclure des accords, au point qu’ils envisagent pratiquement toutes les options. Les États-Unis pourraient financer des forces de sécurité de ces pays, assouplir les restrictions de visas ou les droits de douane, financer des services de santé publique ou même revoir le classement d’un pays sur les listes de surveillance américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un télégramme datant de février et consulté par le <em>NYT</em>, le bureau du secrétaire d’État Marco Rubio a donné des instructions aux diplomates sur la manière d’obtenir des offres initiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si vous êtes prêts à accueillir davantage de personnes, nous pouvons vous apporter un soutien accru»</em>, stipulait le télégramme. Une autre formule suggérée était : <em>«Sans prendre d’engagements, que pouvez-vous proposer?»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une liste de <em>«pays préoccupants»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le télégramme n’imposait aucune restriction quant aux pays avec lesquels les États-Unis pouvaient négocier. Concernant une liste non précisée de <em>«pays préoccupants»</em>, les diplomates américains ont été informés que l’accueil de migrants <em>«pourrait contribuer à améliorer les relations de ces pays avec les États-Unis»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces négociations illustrent comment Trump a transformé les expulsions massives, l’une de ses initiatives phares en matière de politique intérieure, en un pilier central de la politique étrangère américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump a expulsé des milliers de personnes vers une douzaine de pays, souvent vers des lieux avec lesquels elles n’ont aucun lien. Face à la complexité politique croissante de la question de la détention massive aux États-Unis, l’administration cherche à conclure davantage d’accords d’expulsion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces arrangements sont particulièrement visibles en Afrique, où Trump a lancé une nouvelle approche diplomatique privilégiant la conclusion d’accords au détriment du respect des droits humains et de la promotion de la démocratie, sous le slogan <em>«America First en Afrique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des documents montrent que l’administration est en pourparlers pour renvoyer des migrants en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, deux pays dont les systèmes judiciaires sont dysfonctionnels et où les forces gouvernementales sont impliquées dans des actes de torture et des disparitions forcées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis ont déjà conclu des accords avec des dirigeants autoritaires au Cameroun et au Rwanda. Des migrants sont détenus en vertu d’un accord avec la Guinée équatoriale, un État autoritaire où la torture est systématique. D’autres sont détenus en Eswatini, un royaume marqué par un passé de violations des droits humains et au Soudan du Sud qui est au bord de la guerre civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mot d’ordre : plus de migrants expulsés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nombre de ces migrants vivaient aux États-Unis sous protection légale, ce qui empêchait leur retour dans leur pays d’origine en raison du risque de persécution politique, religieuse ou ethnique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Département d’État a refusé de commenter ses échanges avec d’autres pays. Le <em>NYT</em> a basé son enquête sur des câbles diplomatiques, des documents relatifs au financement, de la correspondance gouvernementale et d’autres documents, ainsi que sur des entretiens avec des responsables américains et des migrants. Certains responsables ont témoigné sous couvert d’anonymat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme est encore en cours de finalisation mais le Département d’État est sous pression pour accélérer sa mise en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que l’administration réduit les expulsions civiles et militaires dans les grandes villes américaines, le chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche Stephen Miller a fait part de sa frustration face à la lenteur des accords conclus avec les pays tiers lors de ses échanges avec le Département d’État, selon des sources proches du dossier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message de la Maison Blanche est clair : plus d’accords, plus vite, et plus de migrants expulsés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Qui est concerné par les expulsions dans le cadre de ce programme ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis sont confrontés depuis longtemps à un dilemme migratoire : que faire des étrangers sans droit de séjour mais qui ne peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine par crainte de persécution ou de mort ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la dernière décennie, marquée par la plus importante vague d’immigration de l’histoire américaine, des milliers de migrants ont affirmé appartenir à cette catégorie. Faute de solution claire, les autorités les ont autorisés à rester sans statut légal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année dernière, l’administration Trump a trouvé une nouvelle option : confier la gestion de ces expulsions à un autre pays. Elle n’a pas divulgué le nombre de personnes renvoyées vers des pays tiers mais le groupe le plus important –environ 14 000– a été envoyé en Amérique latine et dans les Caraïbes, selon Human Rights First.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités affirment se concentrer sur l’expulsion des personnes ayant un casier judiciaire. <em>«Nous travaillons avec d’autres pays pour leur dire: nous voulons vous envoyer certains des pires criminels, êtes-vous prêts à le faire?»</em>, a déclaré Rubio l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si certaines des personnes expulsées ont un casier judiciaire, beaucoup n’ont pas de condamnation antérieure. Après la diffusion par le président salvadorien Nayib Bukele d’une vidéo montrant des centaines de Vénézuéliens dans une prison de haute sécurité en 2025, il est apparu que nombre d’entre eux n’avaient pas de casier judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des documents judiciaires révèlent que beaucoup de personnes visées par une procédure d’expulsion n’ont pas non plus de casier judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Début mars, quelque 560 migrants étaient détenus dans l’attente d’une expulsion vers un pays autre que le leur. Seuls 139 d’entre eux avaient été condamnés, notamment pour des crimes tels que meurtre, viol et agression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration envisage d’expulser 7 600 migrants supplémentaires qui ne sont pas détenus, dont seulement un sixième environ a un casier judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je suis venue aux États-Unis chercher protection»</em>, a déclaré une femme détenue dans un centre de rétention au Cameroun. Elle a ajouté avoir été appréhendée alors qu’elle tentait d’entrer sur le territoire américain et avoir obtenu une protection judiciaire l’empêchant de retourner dans son pays d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je ne sais pas quoi faire dans ce pays. Je ne sais pas comment je suis arrivée ici»</em>,&nbsp;a-t-elle déclaré sous couvert d’anonymat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pourquoi des personnes sont-elles emprisonnées à l’étranger ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump privilégie deux options. Premièrement, envoyer des personnes dans d’autres pays et leur permettre d’y demander l’asile, comme c’est le cas en Ouganda. Deuxièmement – ​et c’est actuellement la priorité– les expulser vers des pays qui n’offrent aucune garantie de sécurité et où ils sont temporairement réinstallés puis de nouveau expulsés, ce qui entraîne leur détention dans des systèmes juridiques défaillants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Cameroun, des migrants sont détenus dans un complexe gouvernemental de la capitale, Yaoundé, où certains ont contracté le paludisme. Au Soudan du Sud, ils sont détenus dans une maison fermée à clé près de Juba, dans des conditions déplorables. En Eswatini, ils sont détenus dans une prison de haute sécurité. En Guinée équatoriale, ils sont détenus dans un hôtel sous la surveillance de gardes armés. Au Ghana, certains ont été placés dans un camp d’entraînement militaire. <em>«Nous sommes comme des prisonniers ici»</em>, a déclaré un détenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Qu’obtiennent ces pays en retour ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque accord est différent. Les États-Unis ont versé des millions de dollars au Salvador et ont relevé leur note de voyage. Ils ont temporairement levé les sanctions imposées au vice-président de la Guinée équatoriale et ont transféré 7,5 millions de dollars au pays. Les restrictions de visa imposées au Ghana ont été levées. Les États-Unis ont versé 5,1 millions de dollars à l’Eswatini. Ils travaillent actuellement à un accord de 1,5 million de dollars avec la Sierra Leone. Ils ont octroyé 85 millions de dollars à une organisation internationale pour soutenir un accord avec la République centrafricaine. 50 millions de dollars ont également été alloués à des dispositifs similaires en République démocratique du Congo.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un contournement des obligations légales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce légal ? La question la plus controversée demeure la suivante : les États-Unis instrumentalisent-ils d’autres pays pour faire ce qu’ils ne peuvent légalement faire à savoir renvoyer des migrants dans leur pays d’origine malgré leur protection juridique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certains cas, cela s’est déjà produit. Selon des témoignages, certains migrants de Guinée équatoriale ont été renvoyés dans leur pays contre leur gré. Au Cameroun, des migrants ont été informés de leur renvoi imminent et certains ont déjà été expulsés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’administration sait pertinemment que ce sont des pays où l’État de droit est faible et où les migrants peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine»</em>, a déclaré un avocat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le Département de la Justice a déclaré que les États-Unis ne peuvent pas contrôler les actions des autres pays après l’arrivée des migrants. <em>«Cela semble constituer un contournement des obligations des États-Unis»</em>, a déclaré la juge fédérale Tanya Chutkan, tout en reconnaissant que son autorité était limitée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="b2AuDCkXJM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/12/la-police-de-limmigration-est-elle-devenue-une-milice-de-trump/">La police de l’immigration est-elle devenue une milice de Trump ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La police de l’immigration est-elle devenue une milice de Trump ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/12/la-police-de-limmigration-est-elle-devenue-une-milice-de-trump/embed/#?secret=OWYmGx8flD#?secret=b2AuDCkXJM" data-secret="b2AuDCkXJM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Migrants sur une plateforme abandonnée au large de Gabès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 11:54:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alarm Phone]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Sea Watch]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>47 migrants secourus par le bateau d'une ONG après 'être réfugiés sur une plateforme offshore abandonnée au large de la Tunisie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/migrants-sur-une-plateforme-abandonnee-au-large-de-gabes/">Migrants sur une plateforme abandonnée au large de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le navire Aurora de l’ONG Sea Watch a récemment quitté le port de Lampedusa, en Sicile (Italie) et s’est dirigé vers la plateforme offshore abandonnée de Didon, située dans les eaux entre la Tunisie et la Libye, pour secourir des migrants qui y ont trouvé refuge. &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-18583939"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Alarm Phone, 47 personnes se sont réfugiées à bord de la structure abandonnée depuis plusieurs jours <em>«pour survivre à la tempête avec très peu de nourriture et d’eau»</em>. <em>«Aucun pays ne leur est venu en aide»</em>, a expliqué Sea Watch, citée par l’agence italienne <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2026/04/03/sea-watch-in-mare-per-salvare-47-migranti-su-una-piattaforma-abbandonata_3a523b17-7ce4-49d6-83d1-74959a549da6.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le champ pétrolier Didon est situé à 78 km au large du Golfe de Gabès. Découvert en 1975 et foré en 1985. Suite à la baisse de la production journalière, l’Etap, l’entreprise publique tunisienne qui en est propriétaire, a décidé de suspendre la production fin 2017. Une étude et technico-économique, réalisée en 2019, a conclu que le champs pourrait encore être exploité pour une période de 15 ans. Encore faut-il que l’Etap trouve les investissements nécessaires. En attendant, la plateforme est à l’abandon, comme de nombreux projets rentables en Tunisie. Cherchez l’erreur !</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.  </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/migrants-sur-une-plateforme-abandonnee-au-large-de-gabes/">Migrants sur une plateforme abandonnée au large de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Guerre d’Iran &#124; La peur bleue de l’Europe des flux migratoires !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 08:31:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Hakan Fidan]]></category>
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		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le début de la guerre d’Iran, l'Europe a peur de voir des vagues migratoires déferler sur le continent. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/guerre-diran-la-peur-bleue-de-leurope-des-flux-migratoires/">Guerre d’Iran | La peur bleue de l’Europe des flux migratoires !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis le début de la guerre d’Iran, il n’y a pas que la flambée des prix du carburant, le risque de récession et les perturbations des chaînes d’approvisionnement qui inquiètent les pays européens, il y a aussi la peur de voir des vagues migratoires déferler sur l’Europe surtout que la thématique migratoire est l’alpha et l’oméga du débat public dans ces pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18500088"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’afflux massif de migrants en Europe il y a dix ans en pleine guerre civile syrienne a favorisé la montée de l’extrême droite qui a beaucoup instrumentalisé le sujet. Aujourd’hui, les dirigeants européens craignent que la guerre d’Iran ne déclenche une nouvelle crise migratoire et ont commencé à prendre des mesures préventives, indiquent Ben Hubbard, Jim Tankersley et Jeanna Smialek dans leur enquête publiée dans le <a href="https://www.nytimes.com/2026/03/18/world/europe/iran-war-refugees-turkey.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus le conflit en Iran s’éternise, plus les responsables européens s’inquiètent d’une possible nouvelle crise des réfugiés. Cette inquiétude alimente des scénarios alarmants et des consultations diplomatiques discrètes sur les moyens d’empêcher une nouvelle vague migratoire de déstabiliser l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces préparatifs incluent des consultations entre les responsables de l’UE et la Turquie, qui constitue une barrière géographique entre l’Iran et l’Europe et qui, il y a dix ans, a servi de voie de transit à plus d’un million de migrants arrivés par la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces discussions se sont intensifiées deux jours après le début du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’un entretien téléphonique, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a assuré au commissaire européen à la Migration Magnus Brunner que la Turquie œuvrait pour éviter que le scénario précédent ne se reproduise. Il a déclaré que les autorités avaient renforcé les contrôles à la frontière turco-iranienne et coopéreraient avec l’Europe pour prévenir toute nouvelle vague de réfugiés, selon une interview ultérieure de M. Brunner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crainte d’une potentielle crise migratoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux parties se sont entendues sur le fait que si l’attaque américano-israélienne restait limitée, ses répercussions pourraient être contenues. Cependant, si les frappes s’intensifiaient et que l’Iran était déstabilisé, des exodes pourraient avoir lieu, selon des responsables européens et turcs ayant eu connaissance de la conversation et s’exprimant sous couvert d’anonymat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inquiétude face à une potentielle crise migratoire s’ajoute à la liste croissante des répercussions mondiales de la guerre d’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partout dans le monde, les dirigeants et les citoyens sont confrontés à la flambée des prix du carburant, aux avertissements de récession et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. En Europe, cette inquiétude est exacerbée par la crainte d’une nouvelle vague populiste due à un nouvel afflux de réfugiés, un facteur qui a renforcé les partis d’extrême droite anti-immigration au cours de la dernière décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conversation entre Brunner et Fidan, le 2 mars, était préliminaire et n’a débouché sur aucune nouvelle mesure concrète pour se préparer à une éventuelle augmentation des migrations, selon des diplomates européens et des responsables turcs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, plus de deux semaines après le début du conflit, aucun signe n’indiquait que des Iraniens –ou des Afghans résidant en Iran – se rassemblaient à la frontière turque pour fuir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vagues de réfugiés mettent souvent des années à atteindre leur pic. Après le déclenchement de la guerre civile syrienne en 2011, il a fallu près de quatre ans avant que la migration syrienne vers l’Europe n’atteigne un niveau critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais à mesure que la guerre s’éternise, les responsables européens s’inquiètent de plus en plus de ce scénario, notamment après l’escalade des combats entre Israël et le Hezbollah, qui a provoqué un exode massif du sud du Liban.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Allemagne retient son souffle </h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous ne voulons pas d’un scénario comme celui de la Syrie»</em>, a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz à un auditoire à Munich une semaine après le début de la guerre avant d’ajouter :<em>«Nous avons tout intérêt à éviter un nouvel afflux de réfugiés de la région»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a exprimé des préoccupations similaires après sa rencontre, la semaine dernière, avec le Premier ministre tchèque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dimanche 15 mars, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a adressé une lettre aux dirigeants des 27 États membres axée sur la question migratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a écrit que le conflit a déjà entraîné le déplacement interne de millions de personnes notamment en Iran et au Liban, ajoutant que si les réfugiés n’ont pas encore afflué vers l’UE, l’avenir demeure incertain. Elle a ajouté que les dirigeants devraient utiliser tous les outils diplomatiques à leur disposition en matière de migration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe reste profondément marquée par les réactions politiques qui ont accompagné l’afflux de réfugiés de 2014-2016, lorsque des migrants originaires de pays comme la Syrie et l’Afghanistan ont afflué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, l’Europe a renforcé ses contrôles aux frontières et incité des pays de transit comme la Turquie à jouer le rôle de garde-frontières. Cependant, ces mesures sont arrivées trop tard et n’ont pas empêché la montée en puissance de partis d’extrême droite anti-immigration dans des pays comme l’Allemagne, l’Autriche et la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) jouit actuellement d’une popularité considérable et se retrouve au coude à coude avec la CDU -parti de Merz- dans les sondages et ce, malgré des mesures telles que le renforcement des contrôles aux frontières en Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le flux migratoire vers l’Europe et l’Allemagne a fortement diminué depuis 2017 et cette tendance s’est poursuivie les années suivantes. L’agence européenne des frontières Frontex a indiqué que les passages illégaux de frontières ont diminué de 25% en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la crise migratoire d’il y a dix ans, les Européens ont accusé la Turquie de fermer les yeux sur le trafic d’êtres humains entre la Turquie et la Grèce. Les passeurs agissaient alors en toute impunité sur les côtes turques, jusqu’à ce que les dirigeants européens acceptent de débloquer des milliards de dollars d’aide au gouvernement turc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, les dirigeants européens semblent déterminés à éviter que ce scénario ne se reproduise. L’entretien téléphonique entre Fidan et Brunner fait suite à une coordination intensive entre Ursula von der Leyen et les dirigeants du Moyen-Orient au cours du week-end.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Turquie se prépare au pire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables turcs et européens au fait de la situation ont déclaré que toutes les parties partagent l’inquiétude d’une nouvelle vague migratoire, même si aucun plan de réponse commune n’a encore été élaboré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre turc de l’Intérieur Mustafa Çiftçi a déclaré que son gouvernement avait préparé trois plans d’urgence pour faire face à d’éventuels afflux de migrants liés à la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces plans prévoient la création de zones tampons à la frontière pour héberger les réfugiés et, en cas d’afflux massif, la possibilité de les laisser traverser la frontière vers la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a qualifié cette dernière option de <em>«dernier recours»</em>, ajoutant que la Turquie pourrait initialement accueillir environ 90 000 personnes dans des camps de tentes et des logements temporaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De par sa proximité avec les zones de conflit au Moyen-Orient et en Asie, la Turquie accueille l’une des plus importantes populations de réfugiés au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre civile syrienne a provoqué un afflux massif de réfugiés à travers sa longue frontière, exerçant une pression immense sur les communautés d’accueil. Selon le HCR, le nombre de réfugiés syriens enregistrés en Turquie est tombé à 2,3 millions, contre un pic de 3,7 millions en 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence d’un si grand nombre de réfugiés constitue un sujet politique sensible pour le gouvernement turc qui a renforcé ses contrôles frontaliers afin de prévenir de nouveaux afflux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre en cours en Iran pourrait également déstabiliser plus de 760 000 réfugiés à l’intérieur du pays, majoritairement afghans, selon les données du HCR.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/21/guerre-diran-la-peur-bleue-de-leurope-des-flux-migratoires/">Guerre d’Iran | La peur bleue de l’Europe des flux migratoires !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Salwa Ghrissa est libre, mais la lutte continue (CRLDHT)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/salwa-ghrissa-est-libre-mais-la-lutte-continue-crldht/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 20:22:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
		<category><![CDATA[libération]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Salwa Ghrissa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme (CRLDHT) a commenté la libération, ce jeudi 19 mars 2026, de la militante Salwa Ghrissa : Nous apprenons avec un immense soulagement la libération de Salwa Ghrissa, arrêtée et jugée pour ses engagements en faveur des migrantes et des migrants. Elle retrouvera enfin...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme (CRLDHT) a commenté la libération, ce jeudi 19 mars 2026, de la militante Salwa Ghrissa :</strong></em></p>



<span id="more-18496170"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Nous apprenons avec un immense soulagement la libération de Salwa Ghrissa, arrêtée et jugée pour ses engagements en faveur des migrantes et des migrants. Elle retrouvera enfin sa famille, ses proches, son quotidien – tout ce que la prison lui a arraché pendant de longs mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Salwa n’a jamais été une criminelle : c’est une femme qui a choisi de ne pas se taire, de défendre ses convictions, de rester fidèle à ses principes. Son incarcération s’inscrit dans une logique de répression qui vise à faire peur, à briser les trajectoires militantes et à transformer la justice en instrument de dissuasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa libération est une victoire arrachée à la répression, mais ce n’est ni un cadeau ni un pardon : c’est un droit qui lui était dû. Tant que des femmes comme Salwa sont arrêtées, jugées et enfermées parce qu’elles pensent, protestent ou dénoncent, personne ne peut parler de justice indépendante ni de vie politique apaisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nous célébrons le retour de Salwa, mais nous n’oublions pas celles et ceux qui restent derrière les barreaux. Leur place est dans l’espace public, au cœur des débats, dans les luttes et les espaces de création, pas dans les cellules.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat continue.<br>Pour Salwa, pour les autres, pour toutes et tous.<br>Parce que la solidarité n’est pas un crime, et que l’injustice ne s’efface pas avec l’ouverture d’une porte de prison.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Communiqué</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/salwa-ghrissa-est-libre-mais-la-lutte-continue-crldht/">Salwa Ghrissa est libre, mais la lutte continue (CRLDHT)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>2 510 migrants débarqués en Italie en février 2026</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/2-510-migrants-debarques-en-italie-en-fevrier-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 08:34:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[HCR]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Lampedusa]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[OIM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2 510 migrants illégaux ont débarqué sur les côtes italiennes en février 2026, en provenance de la Libye (85 %) et de la Tunisie (10%).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/2-510-migrants-debarques-en-italie-en-fevrier-2026/">2 510 migrants débarqués en Italie en février 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon le Haut comité pour les réfugiés (HCR), 2&nbsp;510 personnes ont débarqué sur les côtes italiennes en février 2026. Ce chiffre représente une augmentation de 72 % par rapport au mois précédent (1&nbsp;457), mais une baisse par rapport à 2025. Ces migrants illégaux étaient partis de Libye et de Tunisie, mais la Libye est, au cours du mois indiqué, le principal pays de départ, représentant environ 93 % des arrivées par voie maritime en Italie.</em></strong></p>



<span id="more-18434064"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les statistiques publiées le 3 mars par le HCR, 64 % des personnes arrivées en février ont débarqué à Lampedusa. Parmi les autres ports de débarquement figurent Pozzallo, Livourne, Ravenne, Pantelleria, Vibo Valentia, Trapani, Catane, Tarente et Marsala.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Au moins six personnes sont décédées»</em>, indique l’agence onusienne, d’après les témoignages recueillis par son personnel concernant deux incidents survenus en février près des côtes italiennes, sur la route de la Méditerranée centrale. <em>«Ce chiffre est sous-estimé car il repose uniquement sur les informations recueillies par les équipes du HCR lors du débarquement en Italie»</em>, souligne l’agence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des deux premiers mois de l’année, 3&nbsp;967 arrivées par voie maritime ont été enregistrées, soit une baisse par rapport à la même période en 2025 (6&nbsp;808). Depuis début 2026, la Libye est le principal pays de départ, représentant 85&nbsp;% des arrivées par voie maritime en Italie (93&nbsp;% au cours des deux premiers mois de 2025). La Tunisie demeure le deuxième pays de départ, représentant 10&nbsp;% des arrivées par voie maritime (3&nbsp;% au cours de la période janvier-février 2025).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2026, la Sicile demeure la région la plus touchée par les arrivées par la mer à l’échelle nationale, notamment Lampedusa, qui a enregistré 63 % de ces arrivées au cours des deux premiers mois de l’année (contre 82 % sur la même période en 2025).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les nationalités d’origine, les plus représentées en février étaient le Bangladesh (20 %), la Somalie (9 %), le Pakistan (7 %), l’Égypte (6 %), le Soudan (5 %), l’Algérie (5 %), la Guinée (3 %), l’Iran (2 %), la Côte d’Ivoire (1 %) et la Tunisie (1 %).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En février, les mineurs non accompagnés représentaient 13 % des arrivées par la mer en Italie, contre 11 % sur la même période l’année précédente. De janvier à février 2026, 16 % des personnes ont été secourues par des ONG en Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les données de l’Organisation internationale pour les réfugiés (OIM &#8211; Projet sur les migrants disparus), 606 personnes sont mortes ou ont disparu en Méditerranée au cours des deux premiers mois de 2026 (hors route du Nord-Ouest africain), dont 503 sur la route centrale (83 %). À la même période l’année précédente, on dénombrait 287 décès, dont 141 sur la route centrale.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> (avec <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2026/03/03/unhcr-2.510-arrivi-a-febbraio-nel-mediterraneo-centrale-e-almeno-6-morti_0309aaf3-555c-4310-92b2-81c1a32be9bc.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ANSAmed</a>).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/2-510-migrants-debarques-en-italie-en-fevrier-2026/">2 510 migrants débarqués en Italie en février 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Retour volontaire accompagné de 1 760 migrants en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/tunisie-loim-assure-le-retour-volontaire-de-1-760-migrants-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 10:11:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[OIM]]></category>
		<category><![CDATA[retour volontaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2025, 1 760 migrants d’Afrique subsaharienne en Tunisie ont été accompagnés dans leur retour volontaire vers leurs pays.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/tunisie-loim-assure-le-retour-volontaire-de-1-760-migrants-en-2025/">Tunisie | Retour volontaire accompagné de 1 760 migrants en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En 2025, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a accompagné 1&nbsp;760 migrants d’Afrique subsaharienne en Tunisie dans leur retour volontaire vers leurs pays d’origine respectifs. Cet accompagnement s’est traduit par des programmes personnalisés visant à favoriser leur réintégration socio-économique.</em></strong></p>



<span id="more-18430756"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’OIM Tunisie a communiqué à ce sujet sur ses canaux de communication, précisant que le programme combine assistance logistique et soutien socio-économique grâce à des plans de réintégration individualisés, adaptés aux besoins, aux compétences et aux perspectives de chaque bénéficiaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif affiché est de faire en sorte que le retour ne se limite pas au simple voyage vers le pays d’origine, mais devienne une véritable opportunité de nouveau départ, dans la dignité et la stabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’OIM, les programmes couvraient divers domaines, notamment l’agriculture et l’élevage, le commerce de détail et les microentreprises, la restauration, les transports, l’éducation et la formation professionnelle, ainsi que des activités de services comme la couture, les soins à la personne, les services numériques et les compétences techniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’agence onusienne, cette approche, qui allie soutien matériel et accompagnement personnalisé, vise à renforcer l’autonomie, l’inclusion économique et la résilience, favorisant ainsi une réintégration durable dans leurs communautés d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, pour l’OIM, un retour durable n’est possible que si les migrants ont de véritables choix et les outils nécessaires pour reconstruire leur avenir.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/tunisie-loim-assure-le-retour-volontaire-de-1-760-migrants-en-2025/">Tunisie | Retour volontaire accompagné de 1 760 migrants en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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