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	<title>Archives des Mike Pompeo - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mike Pompeo - Kapitalis</title>
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		<title>Méditerranée orientale: Erdogan bombe le torse, la France réagit</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Aug 2020 11:06:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis quatre jours, le navire de forage et de prospection gazière turc Uruç Reis, accompagné par sept frégates militaires, se trouve dans les eaux territoriales grecques. ‪C’est une violation de la souveraineté de la Grèce, du droit international et du droit de la Mer. Sachant que les eaux territoriales sont une zone sur laquelle s’étend...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Uruc-Reis.jpg" alt="" class="wp-image-311800"/></figure>



<p><strong><em>Depuis quatre jours, le navire de forage et de prospection gazière turc Uruç Reis, accompagné par sept frégates militaires, se trouve dans les eaux territoriales grecques. ‪C’est une violation de la souveraineté de la Grèce, du droit international et du droit de la Mer.</em></strong></p>



<span id="more-311798"></span>



<p>Sachant que les eaux territoriales sont une zone sur laquelle s’étend la souveraineté de l’Etat côtier, la Grèce a de bonnes raisons de multiplier les efforts diplomatiques, notamment en direction des autres Etats européens, et d’assurer qu’elle ne se pliera pas à la politique du <em>«fait accompli»</em>. Elle a d’ailleurs placé ses forces armées en état d’alerte mais la Turquie, sourde, poursuit ses provocations.</p>



<p>Nikos Dendias, le ministre grec des Affaires étrangères, rencontrera son homologue américain Mike Pompeo à Vienne. Et demain, vendredi 14 août 2020, une réunion extraordinaire des ministres européens des Affaires étrangères se tiendra par téléconférence, à la demande de la Grèce, au sujet des menaces de la Turquie.</p>



<p>Emmanuel Macron a réagi dans la soirée du mercredi 12 août 2020: <em>«La situation en Méditerranée orientale est préoccupante. Les décisions unilatérales de la Turquie en matière d’exploration pétrolière provoquent des tensions. Celles-ci doivent cesser pour permettre un dialogue apaisé entre pays voisins et alliés au sein de l’Otan. J’ai décidé de renforcer temporairement la présence militaire française en Méditerranée orientale dans les prochains jours, en coopération avec les partenaires européens dont la Grèce.»</em></p>



<p>D’autres rebondissements sont donc à redouter, car l’activisme militaire d’Erdogan, dont les troupes sont stationnées aux frontières de la Tunisie, de l’Algérie et du Mali, où l’armée française est engagée dans la guerre contre les groupes jihadistes, ne saurait être accepté par tous les Etat concernés au nord et au sud de la Méditerranée.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Tunisie &#8211; Etats-Unis : Pourquoi Pompeo s’est-il dit satisfait de sa discussion avec Saïed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2020 13:04:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La conversation téléphonique, samedi 8 août 2020, entre le président Kais Saied et le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, a porté sur des points inscrits à l’ordre du jour de la réunion du Conseil de sécurité de mardi prochain, 11 août. Et notamment celui relatif au renouvellement des sanctions contre l’Iran. Par Imed Bahri Dans...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mike-Pompeo-Kais-Saied.jpg" alt="" class="wp-image-311215"/></figure>



<p><strong><em>La conversation téléphonique, samedi 8 août 2020, entre le président Kais Saied et le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, a porté sur des points inscrits à l’ordre du jour de la réunion du Conseil de sécurité de mardi prochain, 11 août. Et notamment celui relatif au renouvellement des sanctions contre l’Iran.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-311214"></span>



<p>Dans le communiqué de presse publié hier après-midi, la présidence de la république a affirmé, dans une parfaite langue de bois qui n’aurait pas déplu à l’ancien dictateur Zine El Abidine Ben Ali et à son chargé de communication Abdelwahab Abdallah, que la conversation a été <em>«axée, dans un premier temps, sur les relations solides entre les deux pays avant et après l’indépendance de la Tunisie».</em> Mais quoi encore ?</p>



<p>Le président Saïed a souligné, de son côté, <em>«la nécessité d’ouvrir de nouveaux horizons pour développer davantage ces relations, dans le cadre d’une nouvelle approche des relations internationales»</em>. Mais quoi encore ?</p>



<p>Le chef de l’Etat a estimé que «de nombreuses expériences antérieures n’ont pas conduit à la réalisation de la paix et de la sécurité internationales dans le monde». Soit, mais quoi encore ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Au-delà de la parfaite langue de bois saïedienne</h3>



<p>De son côté, le secrétaire d’Etat américain a affirmé que <em>«les Etats-Unis sont prêts à soutenir davantage la Tunisie dans tous les domaines»</em>, ajoute le communiqué, un modèle de mauvaise communication voire de désinformation digne du président de la Corée du Nord. Le texte conclut : <em>«Le président Kais Saied et Mike Pompeo ont également discuté d’un certain nombre de questions internationales et régionales»</em>. Mais quelles questions ? Mystère et boule de gomme…</p>



<p>On apprendra par la suite, grâce à un tweet de M. Pompeo partagé par l’ambassade des Etats-Unis à Tunis, que ce dernier ne s’est pas dérangé pour de telles vétilles. <em>«Discussion fructueuse aujourd’hui avec le président de la république tunisienne Kais Saied à propos des questions que nous confrontons au sein Conseil de sécurité. Les relations entre les Etats-Unis et la Tunisie sont fortes»,</em> a-t-il noté.</p>



<p>Il ne faut pas être grand clerc pour saisir l’objet de la conversation téléphonique. Car parmi les problèmes auxquels sont confrontés les membres du Conseil de sécurité, dont la Tunisie, qui en est membre non-permanent, il y a notamment le projet de résolution américaine portant sur le renouvellement de l’embargo sur les armes imposé l’Iran.</p>



<p>Les Etats-Unis savent que la Russie et la Chine pourraient opposer leur veto à une telle résolution, car ils sont parmi les plus importants fournisseurs de ce pays, et cherchent à mettre le plus grand nombre d’Etats membres du Conseil de sécurité de leurs côtés. Le but de Washington est donc de garantir le vote de 9 Etats, dont la Tunisie, en faveur de ladite résolution de manière à la faire passer et à contraindre ainsi les Russes et les Chinois à y opposer leur veto.</p>



<p>D’ailleurs, avant d’appeler le président tunisien, Pompeo avait évoqué la même question avec les ministres des Affaires étrangères de l’Indonésie et du Vietnam, deux autres membres non-permanents du Conseil de sécurité, pour s’assurer également de leur appui.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Saïed et la politique du siège vide</h3>



<p>La Tunisie n’ayant pas de ministre des Affaires étrangères en poste, depuis le limogeage brutal de Noureddine Erray, le secrétaire d’Etat américain a donc dû en parler directement avec le président Saïed, qui, si on en croit le ton satisfait du tweet du responsable américain, a donné satisfaction à son interlocuteur. Est-ce que la Tunisie va donc voter en faveur du projet de résolution américaine hostile à l’Iran ? Ce serait une position lourde de conséquence et qui marquerait un tournant dans la politique étrangère tunisienne, dont la doctrine est fondée sur de la neutralité et la non-implication dans les conflits et les politiques des axes.</p>



<p>Quoi qu’il en soit, et pour être crédible, la présidence de la république doit commencer par nommer rapidement un chef de la diplomatie et un ambassadeur à Paris, deux postes importants étrangement et mystérieusement laissés vacants par le président Saïed, dont on se demande si, par cette politique du siège vide, ne cherche-t-il pas à marginaliser la diplomatie tunisienne ou… à l’incarner à lui tout seul, comme un grand. Ce qui n’est pas rassurant quant à la suite…</p>
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		<title>Etats-Unis : sale temps électoral pour Donald Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2020 08:39:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rattrapé par ses gaffes, desservi par son tempérament fougueux et submergé par le coronavirus, Donald Trump fait l’objet d’un tir groupé de ses anciens conseillers, à cinq mois d’une élection présidentielle qu’il pensait remporter haut la main, mais qui pourrait lui échapper désormais. Par Hassen Zenati À moins de cinq mois de l’échéance présidentielle, les...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Trump-Oklahoma.jpg" alt="" class="wp-image-304551"/><figcaption><em>A Tulsa, dans l’Oklahoma, il ne réussit à remplir qu’à peine 19.000 places de l’arène</em>.</figcaption></figure>



<p><strong><em>Rattrapé par ses gaffes, desservi par son tempérament fougueux et submergé par le coronavirus, Donald Trump fait l’objet d’un tir groupé de ses anciens conseillers, à cinq mois d’une élection présidentielle qu’il pensait remporter haut la main, mais qui pourrait lui échapper désormais.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-304547"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>À moins de cinq mois de l’échéance présidentielle, les nuages s’accumulent dans le ciel électoral de Donald Trump, il n’y a pas longtemps bleu et serein. Après le livre du journaliste Micheal Wolf : <em>«Le Feu et la Fureur»</em> en 2018, le décrivant comme un <em>«électron libre» </em>manquant de scrupules et de sang froid, incapable de contrôler le pays, et le brûlot de Bob Woodward, son collègue défricheur du scandale du Watergate (cabale de Richard Nixon contre les Démocrates en 1974), <em>«Fear : Trump in the White House»</em> (<em>«Peur : Trump à la Maison Blanche»</em>) dressant le portrait d’un président colérique et paranoïaque, une nouvelle bombe a été jeté sous les pieds du président des Etats-Unis, candidat à sa propre succession en novembre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les congédiés de la Maison Blanche se vengent</h3>



<p><em>«The Room Where It Happened, A White House Memoir» </em>(<em>«La pièce où cela s’est passé, mémoires de la Maison Blanche»</em>), attendu dans les librairies américaines ce lundi 22 juin 2020, est le témoignage direct de son ancien conseiller à la sécurité, John Bolton. Il est truffé d’accusations accablantes et de noms d’oiseaux contre son ancien patron.</p>



<p>Avant John Bolton, son directeur de cabinet remercié, John Kelly, l’a traité d’<em>«idiot»</em>, son ancien ministre de la Défense congédié, James Mattis, a estimé que son <em>«niveau de compréhension»</em> est celui d’un élève de sixième, tandis que son ancien conseiller économique Gary Cohn l’a décrit comme un <em>«menteur professionnel»</em>. Tout cela est ressorti opportunément en même temps que se déroulait la campagne de promotion du livre de John Bolton.</p>



<p>Mais, si jusqu’ici, les critiques, malgré leur virulence, ont glissé sur Donald Trump comme une goutte d’eau sur les plumes d’un canard, le livre de John Bolton, néoconservateur, faucon d’entre les faucons, partisan d’une intervention militaire en Iran, qui a été l’un de ses plus proches collaborateurs jusque dans le <em>«saint des saints»</em> du pouvoir, risque de ruiner ses chances d’être réélu. Vindicatif, l’auteur, qui a fait partie d&rsquo;une charrette de congédiés de la Maison Blanche, cible le cœur de la campagne électorale ce Trump, réorientée contre la Chine. Cette dernière y est dressée en bouc émissaire de tous les échecs présidentiels, sur fond de pandémie du coronavirus, qui a fait près de 120.000 morts et plus de 2 millions de cas diagnostiqués sur le territoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«Il ne raconte que des merdes»</h3>



<p>Depuis quelques semaines, les discours de Donald Trump tendent en effet à accabler Beijing, tenue pour responsable du<em> «massacre»</em> mondial, selon ses propres termes, provoqué par la rapide propagation du virus. Son adversaire démocrate Joe Biden est même pointé du doigt comme un allié de la Chine. Or, c’est là ou le bât blesse, John Bolton, affirme que Donald Trump, qu’il décrit comme un homme ne voyant sa fonction que comme un instrument pour faire avancer ses intérêts personnels, aurait négocié sa réélection auprès du président chinois Xi Jimping. Il lui aurait ainsi demandé lors d’un sommet du G-7 à Tokyo en juin 2019, d’importer pour plusieurs milliards de dollars de produits agricoles américains (blé et soja), pour le rendre plus crédible auprès de l’agro-business de son pays et faciliter sa réélection.</p>



<p>Donald Trump est accusé aussi d’avoir levé les sanctions contre le groupe de télécommunications chinois ZTE comme monnaie d’échange dans le même but et d’avoir approuvé la construction de camps d’internement dans la province du Xinjiang pour y entasser les dissidents musulmans ouighours et kazakhs. <em>«C’est exactement la bonne chose à faire»</em>, aurait-il dit à Xi Jimping, selon Bolton.</p>



<p>Parmi d’autres <em>«amabilités</em>» qu’il sert à son ancien patron, John Bolton raconte qu’il avait demandé à l’ancienne Première ministre britannique Theresa May si son pays disposait d’un armement nucléaire, et à son ancien directeur de cabinet si la Finlande faisait partie de la Russie. Il ajoute que briefer le président des Etats-Unis sur la géopolitique <em>«ne sert à rien, car il passe la majeure partie de son temps à parler au lieu d’écouter</em>». Même ses conseillers se moquent de lui derrière son dos, assure-t-il, jusqu’à son Secrétaire d’Etat Mike Pompeo, qui lors d’un sommet avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, aurait glissé à son collège un petit papier sur lequel il aurait tracé: <em>«He is so full of shit</em>» (Il ne raconte que des merdes).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Joe Biden compte se servir des bourdes de son adversaire</h3>



<p>Dans le camp d’en-face, chez les Démocrates, on ne rate pas une miette de ces ratés présidentiels qui ne peuvent que servir leur candidat Joe Biden, désormais seul candidat à l’investiture de son parti depuis le retrait de Bernie Sanders. Il y croit plus que jamais. À la recherche d’une vice-présidente à présenter sur son ticket, l’idéal pour lui aurait été d’embarquer Michelle Obama, l’épouse de Barack Obama, dont la popularité est au zénith. Mais, il ne lui manquera pas de postulantes parmi les femmes de la jeune génération de militantes comme Gretchen Whitmer, 48 ans, gouverneure depuis 2018 du Michigan, ou la maire d’Atlanta, Keisha Lance Bottoms, 50 ans, une Afro-Américaine en place depuis 2018. Celle qui sera retenue sera la troisième femme de l’histoire des Etats-Unis candidate à la vice-présidence, après la démocrate Geraldine Ferraro en 1984 et la républicaine Sarah Palin en 2008. Une femme de couleur, jeune et militante serait un atout essentiel pour contrebalancer les nombreuses critiques qui lui remontent de son électorat: trop vieux (à 77 ans, il serait le plus vieux président de l&rsquo;histoire des Etats-Unis s’il était élu), trop blanc, trop représentatif du sérail politique.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Meeting-Trump-Oklahoma.jpg" alt="" class="wp-image-304552" width="500"/><figcaption><em>Le tiers supérieur de la salle de Tulsa est resté désespérément vide.</em></figcaption></figure></div>



<p>À l’encontre de Donald Trump, qui a organisé sa campagne sur un mode binaire : <em>«Ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi»,</em> Joe Biden s’emploie à ratisser large et à rassembler. Il compte tirer le maximum de profit des erreurs commises par l’administration de son rival dans la gestion de la pandémie, qui, outre les dégâts sanitaires, a entraîné le pays dans sa plus grave récession économique depuis des décennies. Il veut enfin s’appuyer sur le mouvement Black Lives Matter (Les Vies Noires Comptent), née après le meurtre de George étouffé sous le genou d’un policier pour renouer avec la tradition démocrate de luttes antiracistes.</p>



<p>Joe Biden semble avoir un boulevard devant lui après avoir réuni le camp démocrate autour de sa candidature, là où Donald Trump, critiqué par l’aile modérée de son parti, semble piégé entre la crise sanitaire qui n’en finit plus d’aligner ses morts et la crise économique qui n’en finit plus de déverser ses chômeurs sur un marché du travail plat, qu’aucune vague ne semble devoir animer dans l’immédiat.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un mandat ça va, deux mandats bonjour les dégâts</h3>



<p>Samedi soir, 20 juin, pour son premier meeting électoral depuis le début de l’épidémie, Donald Trump a totalement raté son retour le ring dans l’enceinte du centre BOK à Tulsa, dans l’Oklahoma, ne réussissant à remplir qu’à peine 19.000 places de l’arène. Le tiers supérieur de la salle est resté désespérément vide. John Bolton en a profité pour revenir à la charge remonté comme un pendule pour parachever sa vengeance : <em>«Il ne sera pas réélu, je ne voterai pas pour lui. Les Etats-Unis ne se relèveront pas d’un second mandat de Trump»</em>. Autre version du fameux : <em>«Un mandat ça va, deux mandats bonjour les dégâts».</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/22/etats-unis%e2%80%89-sale-temps-electoral-pour-donald-trump/">Etats-Unis : sale temps électoral pour Donald Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Libye : d’une guerre par procuration à une confrontation directe ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2020 12:31:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre par procuration, que se livrent des puissances étrangères en Libye, menace de glisser vers une confrontation directe pour le pétrole et la géopolitique, entre parrains des «frères-ennemis» libyens dans leur course effrénée vers le pouvoir. Par Hassen Zenati Les Libyens ne sont pas rassurés par la fragile accalmie qui leur a été laissée...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Sarraj-Erdogan-Haftar-Sissi.jpg" alt="" class="wp-image-300704"/><figcaption><em>Fayez Sarraj-Recep Etdogan / Khalifa Haftar-Abdelfattah Sissi.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>La guerre par procuration, que se livrent des puissances étrangères en Libye, menace de glisser vers une confrontation directe pour le pétrole et la géopolitique, entre parrains des «frères-ennemis» libyens dans leur course effrénée vers le pouvoir.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



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<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Les Libyens ne sont pas rassurés par la fragile accalmie qui leur a été laissée pour la fin de ramadan, au milieu du fracas sporadique des armes. Ils redoutent, dès la fin de l’Aïd El-Fitr, une escalade militaire qui pourrait entraîner dans une guerre directe sur leur sol, les parrains des deux <em>«frères-ennemis»</em> en lutte pour le pouvoir : le président du Gouvernement d’entente nationale (GEN), Fayez Sarraj, et le chef autoproclamé de l’Armée nationale libyenne (ANL), le maréchal Khalifa Haftar.</p>



<p>L’entrée en lice de la Turquie il y a sept mois a modifié la donne libyenne de fond en comble. Elle a internationalisé le conflit qui se déroulait jusque-là à basse intensité entre groupes armés locaux sans autre stratégie que la rapine. Aux yeux de nombreux observateurs, la Libye relevait alors plus du <em>«chaos»</em> politique et militaire que du champ de bataille obéissant à des impératifs précis et identifiables.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Turquie sauve Fayez Sarraj d’une défaite attendue</h3>



<p>Venue avec de l’armement lourd, des moyens aériens et des milices aguerries prélevées sur les effectifs de ses alliés islamistes de Syrie, encadrées par des conseillers militaires expérimentés, Ankara a fait basculer le rapport de forces.</p>



<p>Elle a sauvé son poulain, Fayez Sarraj, d’une défaite attendue, bien que tardant à se dessiner, sous les coups de boutoir de son rival et ennemi juré, le maréchal Haftar. Son intervention aux côtés du GEN a mis un coup d’arrêt à l’avance des troupes de ce dernier aux portes de Tripoli, qu’il entendait conquérir pour imposer son pouvoir à l’ensemble du territoire. Pour des experts militaires dans la région, ce revers est un <em>«coup fatal» </em>qui pourrait signer la fin de l’équipée de Khalifa Haftar en Tripolitaine.</p>



<p>Après avoir consolidé sa présence en Cyrénaïque, à l’est du vaste territoire libyen, en réprimant lourdement ses adversaires, au nom d’une lutte implacable et proclamée contre le terrorisme islamiste, son objectif était d’imposer une <em>«solution militaire»</em> à un conflit qui dure depuis 2011, et de s’accaparer ainsi du pouvoir à son seul profit. Juste avant d’être contraint à un repli de deux à trois kilomètres de Tripoli, il affirmait qu’il disposait d’un <em>«mandat du peuple»</em> pour conduire à terme son entreprise, sans cependant mentionner les circonstances dans lesquelles il l’aurait reçu, ni les parties qui le lui auraient confié.</p>



<p>Les revers qu’il a accumulés depuis, dont le dernier était la perte de l’aéroport de Watiya, principale base militaire de la région, relais stratégique sur la route de Tripoli, à 140 km de là, ont alarmé ses soutiens: l’Egypte, les Emirats arabes unies, la Russie, et en sous-main, l’Arabie Saoudite et la France. Il avait auparavant perdu Sorman et Sabratha, ainsi que quatre autres villes du littoral jouxtant la Tunisie et l’Algérie.</p>



<p>Portées par leurs succès, les troupes rivales de Fayez Sarraj, solidement épaulées par la Turquie, préparaient, la veille de l’Aïd, un assaut contre la ville de Tarhouna, à 80 km au sud-est de Tripoli. La chute de ce nouveau bastion devrait les encourager à poursuivre leur reconquête du territoire, en effectuant le parcours inverse de leurs adversaires, partis quelques années plus tôt de Benghazi en Cyrénaïque, plus riche, à l’assaut de la Tripolitaine, plus peuplée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les alliés de Haftar lui cherchent un remplaçant</h3>



<p>Fayez Sarraj et son allié turc comptent bien sur leurs succès militaires pour provoquer l’effritement des relations entre Khalifa Haftar et ses alliés déçus par son comportement sur le champ de bataille aux portes de Tripoli, où il piétinait depuis plus d’un an, avant d’être contraint à un retrait humiliant. Egyptiens et Emirati songeraient à lui trouver un remplaçant.</p>



<p>Le Caire considère en effet que la Libye, dont elle est séparée par une très longue frontière courant le long du désert, fait partie de sa «profondeur stratégique» et de sa <em>«sécurité nationale»</em>, tandis que les Emirats, tenus en échec au Yémen par les Houthistes, accepteraient mal de nouveaux revers qui les affaibliraient dans le bras de fer qui les oppose au Qatar, allié de la Turquie. Une guerre éclair avait opposé en 1977 aux frontières entre les deux pays, l’armée égyptienne à l’armée libyenne. Elle s’est terminée par la négociation d’un cessez-le-feu sous l’égide du président algérien Houari Boumediene, alors que les troupes égyptiennes s’enfonçaient dans le territoire libyen en occupant au passage plusieurs agglomérations.</p>



<p>Pour les Américains, cependant, la page Hatfar semble devoir être tournée. Dans un entretien téléphonique avec Fayez Sarraj à l’occasion de l’Aïd, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a réaffirmé qu’un <em>«cessez-le-feu conduisant à une solution politique est l’unique solution pour le peuple libyen»</em>, disqualifiant ainsi la <em>«solution militaire»</em> préconisée par Haftar. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de revenir à l’accord de Berlin de janvier dernier, parrainé par l’Allemagne, qui avait posé les fondements d’un arrêt des combats pour assurer le retour des protagonistes autour d’un tapis vert.<br>Washington s’inquiète de la progression de l’influence russe en Libye<br>Washington, qui reste attaché aux accords de Skhirat (Maroc, 2015), répudiés par le maréchal Haftar, surveille comme le lait sur le feu la progression de l’influence de la Russie sur le champ de bataille, aux côtés de l’Egypte et des Emirats.</p>



<p>Un rapport d’experts de l’Onu chargés de surveiller l’embargo sur les armes imposé à la Libye depuis la chute de Mouammar Khadafi en 2011 vient de confirmer la présence dans le pays de milices privées russes du groupe Wagner, proche de Vladimir Poutine. Ils interviennent depuis plus d’un an en soutien au maréchal Haftar, en même temps que d’autres miliciens, prélevés sur le champ de bataille syrien. Ils fournissent un soutien technique, participent aux combats et à des opérations d’influence, aident dans le domaine de l’artillerie, du contrôle aérien, fournissent une expertise dans les contre-mesures électroniques, en déployant des tireurs d’élite, selon le rapport. Au nombre de 800 à 2.000, ils agissent comme des <em>«multiplicateurs de force»</em>, conclut-il.</p>



<p>Moscou affirme n’avoir aucun lien avec le groupe Wagner, ni du reste avec les groupes privés Russkie System Bezopasnosti (RSB), Moran Security Group (Sud Africain) et Schit Security Group, dont le déploiement a été signalé début 2020 sur le terrain libyen.</p>



<p>Dans l’incertitude du sort des armes, les partisans du maréchal Haftar multiplient les déclarations guerrières, menaçant de déclencher la <em>«plus grande campagne aérienne de l’histoire de la Libye»</em> dans le ciel de Tripoli, et de s’attaquer aux positions turques, considérées désormais comme <em>«des cibles légitimes»</em> de l’ANL. Les responsables du GEN alertent de leur côté sur le fait que Moscou fournirait un soutien aérien à leurs adversaires pour leur permettre de regagner le terrain perdu aux portes de Tripoli. Selon le ministre de l’Intérieur du GNE, Fathi Bashagha, la Russie aurait ainsi livré au maréchal Haftar au moins six avions Mig-29 et deux avions de combat Sukhoi 24, prélevées sur sa base de Hmeimin en Syrie, ainsi que des hélicoptères d’attaque Mi-24.</p>



<p>Le maréchal Haftar pourrait utiliser ces nouveaux équipements pour neutraliser les systèmes de défense anti-missiles sol-air, déployés par la Turquie, qui ont donné aux forces du GEN un avantage sur le terrain sur les drones armés utilisés par les Emirats au profit de l’ANL.</p>



<p>Selon le quotidien italien <em>‘‘La Stampa’’</em>, le GNE pourrait signer prochainement un accord de coopération militaire avec la Turquie, lui accordant de plus grandes marges de manœuvre dans son intervention sur l&rsquo;ensemble du territoire. Ankara a indiqué qu’il réagirait de la «manière la plus forte» si ses sites libyens étaient attaqués par les avions livrés par la Russie à Khalifa Haftar, et qu’elle disposait pour ce faire de drones et de navires de guerres déployés au large de Tripoli. C’est le spectre d’une <em>«deuxième Syrie»</em> qui se profile ainsi dans le vaste désert libyen.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les bras de la Turquie en Libye</h3>



<p>Si pour les Etats-Unis et la France, c’est essentiellement le pétrole libyen (48 milliards de barils d’excellente qualité, 1er en Afrique, 9e au monde), qui les intéresse, la Turquie veut renouer avec l’ancienne dépendance de l’Empire Ottoman, et la Russie aspire à y installer, après la Syrie, une autre tête de pont pour sa flotte de guerre en Méditerranée, une mer chaude, déjà convoitée par les Tsars.</p>



<p>Outre les substantiels intérêts économiques accumulés pendant le long règne de Kahdafi, malgré les nombreuses frictions qui avaient marqué les rapports entre les deux pays, la Turquie s’appuie sur l’influente communauté kouloughli, formée, sous la Régence ottomane, des descendants de femmes libyennes et de janissaires turcs. Forte d’un million de personnes (15 à 20% de la population), elle est concentrée à Misrata, à 200 km à l’est de la capitale, qui fut un des bastions de la rébellion contre Kadhafi. Après de longues hésitations, elle s’est ralliée au GEN, dirigé par un kouloughli… Fayez Sarraj.</p>



<p>Depuis novembre dernier, Ankara et le GEN sont liés par un accord de délimitation de leurs frontières maritimes prévoyant l’exploitation commune de leurs zones économiques exclusives (ZEE), qui contiendraient d’importantes quantités d’hydrocarbures, du gaz en particulier. La Turquie est notamment autorisée par Tripoli à effectuer des forages d’exploration dans sa ZEE. L’accord, qui a soulevé immédiatement les réserves de Chypre, de l’Egypte et d’Israël, avait préludé à l’accord de coopération sécurité, qui couvre l’intervention militaire turque aux côtés du GEN.</p>
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