<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Mohamed Férid Herelli - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/mohamed-ferid-herelli/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/mohamed-ferid-herelli/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 25 May 2026 06:51:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Mohamed Férid Herelli - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/mohamed-ferid-herelli/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L’IA et l’ingénieur de demain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/lia-et-lingenieur-de-demain/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/lia-et-lingenieur-de-demain/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 06:51:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[biotechnologies]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Férid Herelli]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Gharsi]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>
		<category><![CDATA[Sofiene Hemissi]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Halila]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18813977</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit se doter d'un Observatoire national de l’IA pour anticiper et accompagner les mutations technologiques liées à l'IA.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/lia-et-lingenieur-de-demain/">L’IA et l’ingénieur de demain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour tirer pleinement profit de l’évolution rapide de l’Intelligence artificielle (IA), la Tunisie doit mettre en place un Observatoire national de l’IA, placé sous la tutelle de la plus haute autorité gouvernementale. Il aurait pour mission principale d’anticiper les mutations technologiques, d’accompagner les politiques publiques liées à l’IA, de promouvoir une approche innovante, éthique et durable au service du développement global et d’assurer la coordination et la synergie entre les différentes institutions et parties prenantes concernées.</em></strong> <em>(Photo: Mohsen Gharsi, doyen des ingénieurs tunisiens). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Taoufik Halila &amp; Mohamed Férid Herelli *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-18813977"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Taoufik-Halila-Ferid-Herelli-i.jpg" alt="" class="wp-image-12164922"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du cycle es Samedis de l’Ingénieur, le doyen des ingénieurs, Mohsen Gharsi, a accueilli, le samedi 22 mai 2026 à la Maison des ingénieurs, Sofiene Hemissi, ministre des Technologies de l’information et de la communication, en présence d’une pléiade d’ingénieurs venus de toutes les régions de la Tunisie. Cet événement a offert un espace d’échange, de réflexion et de prospective sur les grands défis de notre époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intervenant, lui-même ingénieur de formation, a captivé l’auditoire par une allocution à la fois spontanée et inspirante. Il a mis en lumière les axes prioritaires pour préparer les jeunes générations aux défis majeurs de l’intelligence artificielle (IA), tout en soulignant l’importance de concilier innovation technologique, maîtrise des outils numériques et amélioration continue de la qualité des services publics. L’objectif : apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes des citoyens et contribuer à un mieux-être collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le Doyen des ingénieurs a rappelé avec force que les nations qui n’investissent pas dès aujourd’hui dans l’intégration et la maîtrise des applications de l’IA risquent d’être rapidement dépassées par les mutations en cours et de rester en marge des grandes transformations technologiques et économiques mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette journée a également été marquée par une parfaite organisation de l’équipe de communication l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) à travers des panels d’intervenants de très haut niveau, particulièrement enrichissants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouveau modèle d’ingénieur </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le XXI<sup>e</sup> siècle marque une rupture comparable aux grandes révolutions industrielles qui ont transformé les civilisations humaines. Après la mécanisation, l’électricité et l’ère numérique, nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle phase dominée par l’IA, la robotique avancée, les méga données, les biotechnologies et les systèmes intelligents autonomes. Cette transformation n’est pas seulement technologique, elle est économique, sociale, culturelle, géopolitique et même philosophique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’ingénieur devient une figure centrale de la société contemporaine. Pourtant, le profil classique de l’ingénieur spécialisé dans une seule discipline technique ne répond plus aux exigences du monde actuel. Les défis contemporains&nbsp;– changement climatique, crises énergétiques, cybersécurité, transition numérique, souveraineté technologique, sécurité alimentaire, santé mondiale – exigent un nouveau modèle d’ingénieur : créatif, multidisciplinaire, éthique et visionnaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’enseignement supérieur scientifique se voit confier une mission résolument tournée vers l’avenir : préparer des générations capables non seulement d’utiliser les technologies intelligentes, mais surtout de concevoir une société durable, équitable et innovante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’université moderne doit devenir un laboratoire d’anticipation du futur et un moteur de transformation socio-économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IA : une mutation civilisationnelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA représente aujourd’hui l’un des bouleversements les plus profonds de l’histoire contemporaine. Son impact dépasse largement l’automatisation des tâches. Elle modifie les modes de production, les systèmes de communication, les structures du travail, les mécanismes de décision, les modèles économiques et les relations humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA possède une capacité unique : apprendre, analyser, prédire et parfois prendre des décisions autonomes à partir de quantités massives de données. Cette capacité transforme progressivement tous les secteurs de l’économie mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’apparition de l’IA générative accélère encore cette révolution en touchant désormais la recherche scientifique, l’éducation, la médecine, la création artistique, l’ingénierie, la finance et les médias. Nous assistons à l’émergence d’une économie fondée sur la connaissance, les données et l’innovation permanente.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Cj3BRxVXwe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/12/developpement-de-lintelligence-artificielle-en-tunisie-les-retards-a-rattraper/">Développement de l’intelligence artificielle en Tunisie : les retards à rattraper</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Développement de l’intelligence artificielle en Tunisie : les retards à rattraper » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/12/developpement-de-lintelligence-artificielle-en-tunisie-les-retards-a-rattraper/embed/#?secret=FnO6bWU0fR#?secret=Cj3BRxVXwe" data-secret="Cj3BRxVXwe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les nations les plus avancées investissent massivement dans l’IA, les semi-conducteurs, le calcul de haute performance, la cybersécurité, les technologies quantiques, la robotique et les biotechnologies. La compétition mondiale ne repose plus uniquement sur les ressources naturelles, mais sur le capital intellectuel, la recherche scientifique, la maîtrise des données et la capacité d’innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette nouvelle donne, les universités et les centres de recherche deviennent des instruments stratégiques de souveraineté nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De l’ingénieur technicien à l’ingénieur stratège</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingénieur du futur ne sera plus seulement un spécialiste des calculs techniques. Il devra devenir analyste de systèmes complexes, innovateur, gestionnaire de projets intelligents, entrepreneur, chercheur et médiateur entre technologie et société. Son rôle consistera à concevoir des solutions globales intégrant performance technologique, durabilité environnementale, impact social, sécurité numérique et responsabilité éthique. Ce qui exige des compétences fondamentales tournées vers le futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; L’ingénieur moderne devra maîtriser l’IA, la data science, la programmation avancée, le cloud computing, le cybersécurité, l’Internet des objets, la robotique, la simulation numérique et le calcul scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Face à l’automatisation croissante, les qualités humaines prennent une importance stratégique : créativité, pensée critique, capacité d’adaptation, intelligence émotionnelle, leadership, travail collaboratif et communication scientifique. Les machines peuvent calculer rapidement, mais l’humain conserve la capacité d’interprétation, d’innovation et de jugement éthique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; L’ingénieur du futur devra réfléchir aux conséquences humaines des technologies : protection des données personnelles, biais algorithmiques, surveillance numérique, dépendance technologique, exclusion sociale et responsabilité environnementale. La formation scientifique ne peut plus être séparée de la réflexion philosophique et éthique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce propos, il y a lieu de rappeler, la recommandation de la Fédération internationale des organisations des travailleurs de la métallurgie&nbsp;(Fiom), qui a suggéré d’appliquer la règle (40-40-20) soit, sur 220 jours de travail par an, les ingénieurs actifs consacreraient 100 jours aux travaux pratiques en atelier ou sur chantier, 100 jours de travail au bureau, et 20 jours participation à des stages, séminaires de formation continue et recyclage pour actualiser leurs connaissances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transformer les modèles pédagogiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’enseignement supérieur, le modèle traditionnel fondé sur les cours magistraux et la mémorisation devient insuffisant. Les écoles d’ingénieurs et les universités doivent évoluer vers l’apprentissage par projets, les laboratoires expérimentaux, les simulations numériques, l’enseignement hybride, les plateformes intelligentes et les environnements collaboratifs. L’étudiant doit devenir un acteur engagé à part entière de sa formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’université du futur doit être connectée à l’écosystème économique : entreprises technologiques, centres de recherche, startups, industries innovantes et institutions publiques. Les établissements doivent encourager l’incubation de projets, les brevets, la recherche appliquée, les startups universitaires et l’entrepreneuriat scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La science moderne est universelle. Les universités et écoles d’ingénieurs doivent renforcer les partenariats internationaux, les doubles diplômes, la mobilité étudiante, les laboratoires collaboratifs et les réseaux scientifiques mondiaux. Les pays qui investissent dans la coopération scientifique augmentent leur capacité d’innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Comment devenir avant-gardiste dans le domaine scientifique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Être avant-gardiste signifie anticiper les mutations futures avant qu’elles ne deviennent dominantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Anticiper les métiers du futur</em></strong> : les établissements doivent identifier les professions émergentes : ingénieur en IA, architecte Cloud, spécialiste cyber sécurité, ingénieur biomédical, expert en énergie verte, data scientist, ingénieur robotique, spécialiste des villes intelligentes. Former aujourd’hui pour les besoins de demain constitue un enjeu stratégique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Introduire la culture de la recherche  finalisée dès les premières années </em></strong>: la recherche scientifique  finalisée ne doit plus être réservée aux doctorants. Les étudiants doivent participer tôt aux projets expérimentaux, compétitions technologiques, publications, conférences scientifiques et hackathons. Cette culture stimule l’innovation et l’autonomie intellectuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les grandes innovations naissent souvent de la rencontre entre plusieurs disciplines :</em></strong> IA et médecine, informatique et agriculture, robotique et environnement, data science et économie, ingénierie et sciences sociales&#8230; Le cloisonnement académique doit être dépassé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les secteurs prioritaires du futur sont l’IA et les technologies numériques, qui représentent le cœur de la transformation mondiale :</em></strong> IA générative, automatisation industrielle, vision par ordinateur, systèmes autonomes, analyse prédictive&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, la protection des infrastructures numériques devient-elle essentielle pour les États et les entreprises. Les besoins futurs concernent la cryptographie, la sécurité des données, l’intelligence défensive et la protection des réseaux critiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement climatique impose, quant à lui, une transformation profonde des systèmes énergétiques : énergie solaire, hydrogène vert, réseaux intelligents, stockage énergétique, mobilité électrique…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA révolutionne, également, la médecine grâce au diagnostic assisté, à la médecine personnalisée, à la bio-informatique, à la robotique médicale et à la génomique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture du futur utilisera drones, capteurs intelligents, IA climatique, irrigation intelligente et agriculture de précision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les usines intelligentes reposeront sur la robotique collaborative, la maintenance prédictive, l’automatisation avancée, la fabrication additive et les jumeaux numériques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défis socio-économiques pour les pays en développement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays émergents font face à plusieurs difficultés : fuite des cerveaux, insuffisance des investissements scientifiques, fracture numérique, chômage des diplômés et dépendance technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’IA offre aussi une opportunité historique de rattrapage technologique. Pour réussir cette transition, plusieurs priorités s’imposent : modernisation des universités, financement de la recherche, création de pôles technologiques, partenariat université-industrie et soutien aux startups innovantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’université du futur ne doit plus être uniquement un lieu d’enseignement. Elle doit devenir centre de production du savoir, incubateur d’innovation, laboratoire social, acteur du développement durable et moteur de compétitivité économique. La société de demain sera construite autour de la connaissance scientifique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une civilisation de l’intelligence augmentée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif n’est pas de remplacer l’humain par la machine, mais de construire une intelligence augmentée où l’IA assiste la créativité humaine, la technologie améliore la qualité de vie, la science sert le développement durable et l’innovation réduit les inégalités. Le défi majeur réside dans la capacité des systèmes éducatifs à préparer cette transition de manière responsable et inclusive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA constitue une révolution globale qui redéfinit profondément le rôle de l’ingénieur et la mission de l’enseignement supérieur. Les universités sont appelées à devenir des espaces d’anticipation stratégique capables de former des générations créatives, multidisciplinaires et éthiquement responsables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingénieur de demain devra maîtriser les technologies intelligentes tout en comprenant les enjeux humains, environnementaux et géopolitiques du monde contemporain. Être avant-gardiste signifie aujourd’hui investir dans la recherche, l’innovation, la coopération scientifique et le développement des compétences du futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés qui réussiront seront celles qui placeront la science, l’éducation et l’intelligence collective au cœur de leur projet de développement. L’avenir ne dépendra pas uniquement des machines intelligentes, mais surtout de la capacité humaine à orienter la technologie vers le progrès de la civilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, pour tirer pleinement profit de l’évolution rapide de l’IA, il apparaît indispensable de mettre en place un Observatoire national de l’IA, placé sous la tutelle de la plus haute autorité gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette structure aurait pour mission principale d’assurer la coordination et la synergie entre les différentes institutions et parties prenantes concernées, tout en veillant à l’élaboration d’une vision stratégique claire et prospective. Elle contribuerait également à anticiper les mutations technologiques, à accompagner les politiques publiques liées à l’IA et à promouvoir une approche innovante, éthique et durable au service du développement national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Conseillers du Doyen des Ingénieurs Tunisiens (OIT). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/lia-et-lingenieur-de-demain/">L’IA et l’ingénieur de demain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/lia-et-lingenieur-de-demain/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ISO 17020 &#124; Le contrôle technique au service de la sécurité industrielle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/iso-17020-le-controle-technique-au-service-de-la-securite-industrielle/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/iso-17020-le-controle-technique-au-service-de-la-securite-industrielle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 06:14:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[contrôle technique]]></category>
		<category><![CDATA[ISO 17020]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Férid Herelli]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Halila]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18573634</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’accréditation ISO 17020 est un véritable levier de transformation pour les bureaux d’inspection et de contrôle technique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/iso-17020-le-controle-technique-au-service-de-la-securite-industrielle/">ISO 17020 | Le contrôle technique au service de la sécurité industrielle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’accréditation ISO 17020 s’impose aujourd’hui comme un véritable levier de transformation pour les bureaux d’inspection et de contrôle technique. Dans un environnement national industriel marqué par le vieillissement des installations et l’intensification des exigences en matière de sécurité, ces acteurs ne sont plus de simples intervenants techniques : ils deviennent des garants stratégiques de la maîtrise des risques et de la performance industrielle.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Taoufik Halila &amp; Mohamed Férid Herelli</strong> *</p>



<span id="more-18573634"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Taoufik-Halila-Ferid-Herelli-i.jpg" alt="" class="wp-image-12164922"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La sécurité industrielle n’est plus une option. Elle conditionne à la fois la protection des personnes, la pérennité des investissements et l’attractivité économique pour des nouveaux projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les organismes d’inspection occupent une position centrale dans le dispositif de prévention. L’orientation récente des autorités tunisiennes vers un alignement sur les exigences de la norme ISO/IEC 17020 envoie un signal fort : élever le niveau d’exigence, structurer le secteur et instaurer une culture de confiance durable avec un alignement à l’échelle internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Anticiper les risques et détecter les alertes </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, un organisme d’inspection performant agit à plusieurs niveaux. Il sécurise d’abord les fondamentaux en garantissant la conformité réglementaire des équipements critiques, depuis les appareils, à pression, de levage et manutention jusqu’aux installations électriques. Mais son rôle va bien au-delà. Il anticipe les risques, détecte les signaux alarmants et contribue activement à éviter les défaillances avant qu’elles ne deviennent des incidents majeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa valeur ajoutée réside également dans sa capacité à accompagner les acteurs industriels. Par ses interventions régulières, il améliore les conceptions, optimise les processus et facilite l’intégration des évolutions technologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La surveillance continue des installations en exploitation renforce cette dynamique en assurant une conformité durable, notamment dans des domaines sensibles comme le gaz, la manutention ou les systèmes thermiques Cette approche globale repose sur un socle clair : compétence, impartialité et indépendance. C’est précisément ce que garantit la norme ISO/IEC 17020, devenue le référentiel incontournable à l’échelle internationale. L’accréditation n’est plus un simple label : elle constitue une preuve tangible de fiabilité et un passeport pour la reconnaissance, tant au niveau national qu’international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, au-delà de l&rsquo;ISO 17020, qui garantit l’impartialité et la compétence technique des organismes d’inspection, l’accès à des secteurs à&nbsp;haute valeur technologique exige des normes complémentaires, notamment l’ISO 9001 pour le management de la qualité, des normes produits spécifiques, telles que&nbsp;EN 9100 pour le secteur aéronautique, l’IATF 16949 pour l’automobile et des guides techniques sectoriels (ILAC P15).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le récent communiqué du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Energie (voir ci-dessous) s’inscrit-il dans une logique ambitieuse pour généraliser l’accréditation, harmoniser les pratiques et renforcer la coordination entre les différents acteurs&nbsp;concernés à savoir les ministères, les industries, les organismes exerçants dans le domaine de l’environnement, les assurances, la protection civile ce qui permettrait de construire et bâtir un système plus cohérent, plus transparent et plus efficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique ouvre également des perspectives importantes en matière d’emploi et favorise l’émergence de nouvelles compétences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Montée en compétences des ressources</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs il est important de signaler que, le secteur devrait accélérer sa modernisation et ce par l’intégration des nouvelles &nbsp;technologies telles que les contrôles non destructifs, la numérisation, l’intelligence artificielle, l’industrie 4.0 et en même temps redéfinir ses indicateurs&nbsp;d’efficacité et de performance.et ce en se basant sur &nbsp;la montée en compétences des ressources humaines à travers la formation continue, la certification des personnes exerçantes dans cette activités et &nbsp;la mise à jour régulière de&nbsp; leurs habilitations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des frontières, l’alignement sur les normes internationales constitue un atout stratégique. Il permet aux organismes d’inspection de se positionner sur des marchés internationaux et de participer à des projets de grande envergure, renforçant ainsi leur compétitivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bénéfices sont concrets et mesurables. Un système de contrôle technique renforcé permet de réduire significativement les risques d’accidents majeurs, d’allonger la durée de vie des installations, d’optimiser les coûts de maintenance et d’améliorer la performance globale des infrastructures. Il joue également un rôle déterminant dans le renforcement de la confiance des investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, il est clair que,&nbsp;les bureaux d’inspection et de contrôle technique occupent une place stratégique dans la chaîne de sécurité industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accréditation ISO/IEC 17020 apparaît comme un levier fondamental pour garantir la qualité, l’impartialité et la reconnaissance internationale des prestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vision des autorités nationales, fondée sur le renforcement du cadre réglementaire, la généralisation de l’accréditation et la modernisation des pratiques, ouvre la voie à une transformation profonde du secteur. Cette dynamique permettra non seulement de préserver les installations industrielles, mais également de positionner les organismes nationaux comme des acteurs compétitifs à l’échelle internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Conseillers du Doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT).</em></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>Communiqué</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie informe les propriétaires et les agents des structures d’inspection technique qui ont obtenu un cahier des charges pour exercer une activité d’inspection dans le domaine industriel et qui souhaitent poursuivre leur activité après le 16 octobre 2026, qu’ils sont invités à contacter les services compétents du Conseil national d’accréditation (Tunac) afin d’obtenir une accréditation dans au moins deux des catégories d’inspection requises, conformément à la décision du ministre de l’Industrie, des Petites et moyennes entreprises et du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale en date du 17 avril 2020, relative à l’approbation du cahier des charges pour l’inspection technique, telle que modifiée par la décision conjointe du 26 juin 2023 et les textes mis à jour du 11 décembre 2024 (nouvel article 5).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le ministère précise également qu’un calendrier a été établi indiquant les délais accordés aux structures de contrôle technique pour obtenir l’accréditation dans toutes les catégories de contrôle requises, avec l’obligation de fournir une confirmation écrite et de respecter le calendrier spécifié, afin que le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie puisse approuver les modalités d’exercice de l’activité de contrôle technique dans les délais impartis et éviter toute interruption des services fournis.</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>(Traduit de l’arabe.)</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/iso-17020-le-controle-technique-au-service-de-la-securite-industrielle/">ISO 17020 | Le contrôle technique au service de la sécurité industrielle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/iso-17020-le-controle-technique-au-service-de-la-securite-industrielle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La maintenance préventive, un enjeu économique majeur pour la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/31/la-maintenance-preventive-un-enjeu-economique-majeur-pour-la-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/31/la-maintenance-preventive-un-enjeu-economique-majeur-pour-la-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 08:07:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe chimique]]></category>
		<category><![CDATA[maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Férid Herelli]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre des ingénieurs]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Halila]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17773579</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les incidents récents au sein du GCT à Gabès illustrent bien les conséquences d’une maintenance déficiente des équipements industriels. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/31/la-maintenance-preventive-un-enjeu-economique-majeur-pour-la-tunisie/">La maintenance préventive, un enjeu économique majeur pour la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les incidents récents au sein du Groupe chimique tunisien (GCT) à Gabès illustrent bien les conséquences d’une maintenance déficiente : pannes prolongées, absence d’étanchéité des produits chimiques, arrêts non planifiés ayant entraîné des millions de dinars de pertes directes et indirectes, et des impacts environnementaux et sociaux importants. Cela démontre que le coût de la non-maintenance dépasse largement celui de la maintenance planifiée. </em></strong><em>(Photos d&rsquo;équipements défectueux du GCT à Gabès publiées sur la page Facebook de la présidence de la république). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Taoufik Halila </strong>* &amp; <strong>Mohamed Férid Herelli</strong> **</p>



<span id="more-17773579"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Taoufik-Halila-Ferid-Herelli-i.jpg" alt="" class="wp-image-12164922"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il est à noter que ce sujet fait l’objet actuellement d’une réflexion au niveau de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) pour contribuer à la mise en valeur de la maintenance préventive à travers des mesures concrètes qui seront proposées au gouvernement et dont les objectifs s’orientent vers&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">1- la sauvegarde de notre tissu économique en général et industriel en particulier;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2- le développement des nouvelles compétences dans la gestion de la maintenance préventive avec un savoir-faire confirmé;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3/ faire de la Tunisie un exemple dans la sauvegarde de ses infrastructures en général et de son milieu industriel et environnemental en particulier exportable dans plusieurs pays amis africains et autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, nous regrettons en tant qu’ingénieurs tunisiens membres de l’OIT que le milieu industriel public ou privé national ne donne pas d’importance aux sujets à valeur ajoutée publiés dans nos journaux électroniques soit par nonchalance ou manque de tradition de lecture afin de chercher les innovations et les adapter à notre besoin et à notre milieu socio-économique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, nous les référons à notre article publié le 21 mars 2024 dans Kapitalis et qui s’intitule <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/comment-ameliorer-la-maintenance-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Comment améliorer la maintenance en Tunisie ?»</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Président de la chambre nationale des intégrateurs des réseaux télécoms (Cnirt -Utica) et conseiller du doyen de l’OIT.</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Ancien DG du Cetime; expert, consultant en développement industriel et conseiller du doyen de l’OIT.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jgVr2t7J3m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/comment-ameliorer-la-maintenance-en-tunisie/">Comment améliorer la maintenance en Tunisie ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment améliorer la maintenance en Tunisie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/comment-ameliorer-la-maintenance-en-tunisie/embed/#?secret=HY51mq6Xky#?secret=jgVr2t7J3m" data-secret="jgVr2t7J3m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/31/la-maintenance-preventive-un-enjeu-economique-majeur-pour-la-tunisie/">La maintenance préventive, un enjeu économique majeur pour la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/31/la-maintenance-preventive-un-enjeu-economique-majeur-pour-la-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comment améliorer la maintenance en Tunisie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/comment-ameliorer-la-maintenance-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/comment-ameliorer-la-maintenance-en-tunisie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Mar 2024 06:38:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cetime]]></category>
		<category><![CDATA[équipements]]></category>
		<category><![CDATA[industrie]]></category>
		<category><![CDATA[maintenance]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Férid Herelli]]></category>
		<category><![CDATA[pièce de rechange]]></category>
		<category><![CDATA[Sapri]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Halila]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12164846</guid>

					<description><![CDATA[<p>La maintenance des équipements pose un grand problème en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/comment-ameliorer-la-maintenance-en-tunisie/">Comment améliorer la maintenance en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La maintenance des équipements pose un grand problème en Tunisie, qui est en passe de devenir un véritable cimetière d’équipements usagés, avec des conséquences désastreuses sur l’entreprise et son personnel, ainsi que sur l’environnement en général. Etat des lieux et solutions à mettre en œuvre… </em></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Par<strong> Taoufik Halila</strong> &amp; <strong>Mohamed Férid Herelli</strong> *</p>



<span id="more-12164846"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Taoufik-Halila-Ferid-Herelli-i.jpg" alt="" class="wp-image-12164922"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La maintenance des équipements tous secteurs confondus en Tunisie représente près de 40% de toutes les activités publiques et privées (coûts directs et indirects) et dans quelques cas ça pourrait atteindre 60% ce qui a un impact direct et indirect sur notre économie en général et notre tissu industriel en particulier dont le résultat de sa mauvaise gestion est la perte de la compétitivité de nos produits et services à l’échelle internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La maîtrise du processus de management de la maintenance est le plus souvent négligé par les responsables et ne constitue pas une priorité car elle est souvent gérée au hasard aussi bien sur le plan financier que technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’absence des chiffres actualisés, et selon le constat au quotidien de notre parc industriel immobilisé, la Tunisie est devenue un cimetière d’équipements usagés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi qu’il y a lieu de rappeler qu’en 1986, le Centre technique des industries mécaniques et électriques (<a href="http://www.cetime.tn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cetime</a>) a pris l’initiative d’organiser, pour la première fois, le Salon de la pièce de rechange industrielle (Sapri), qui a regroupé les grands donneurs d’ordres et industriels, dans le but d’étudier les possibilités d’intégration et fabrication locale des pièces de rechanges industrielles sous toutes leurs formes. Ainsi et vu la périodicité de la tenue de ce salon pendant quelques années, il y a eu la création de plusieurs PME/PMI qui se sont bien adaptées aux demandes spécifiques des grands donneurs d’ordres ce qui a leur permit d’avoir une activité pérenne et développer leurs productivités à travers l’innovation et la mise au point des nouvelles solutions liées à des processus technologiques complexes et avancés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs et grâce à ce salon, plusieurs entreprises industrielles publiques et privées ont pu améliorer leurs systèmes d’information de gestion et pilotage des stocks ce qui a induit une disponibilité permanente et fiable de l’outil de production, surtout à travers la maintenance préventive et curative, et la veille aux innovations technologiques dans ce domaine d’activité (mises à jour des bases des données des pièces de rechanges, des processus, du choix rationnel des fournisseurs&#8230; ) ce qui a réduit les dégâts et les pertes de la production et de la productivité de nos entreprises et surtout en ce qui concerne les points que nous évoquerons ci-dessous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1/ Le temps d’arrêt</strong>&nbsp;: un équipement peu fiable peut entraîner des temps d’arrêt, ce qui provoque l’arrêt de la production pendant une période indéterminée (de plus, cela se produit souvent sans avertissement), sachant que le coût réel d’une panne d’une machine est estimé entre 4 et 15 fois celui de son entretien sans compter les pertes subies suite au non-respect des délais envers les clients.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2/ Le remplacement de l’équipement</strong>&nbsp;: lorsqu’il s’agit d’un équipement peu fiable, il faut tenir compte de la probabilité de le remplacer et prévoir un budget pour cette action; or ce qui est constaté et surtout dans les entreprises publiques, c’est qu’elles ne prévoient pas généralement de tels budgets ce qui les oblige en cas de problème à exploiter d’autres lignes de budget de gestion annuel destinées à d’autres activités ce qui constitue une faute de gestion et de gouvernance inacceptable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3/ L’impact sur la qualité</strong>&nbsp;: des équipements de production mal entretenus et non étalonnés ont des conséquences directes sur la qualité des produits ce qui constitue une perte aussi bien de compétitivité qu’une perte de clients, ce qui ramène à l’importance de respecter les délais d’étalonnage et calibrage des instruments de mesure à travers la chaîne de métrologie industrielle et scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4/ Les risques pour la sécurité et l’environnement&nbsp;</strong>: des équipements de production non fiables pourraient mettre en danger aussi bien le personnel de la production que les clients surtout au niveau final de contrôle (un équipement d’inspection défaillant, par exemple, peut laisser passer des contaminants sans les détecter, ce qui met le personnel de production, les consommateurs et l’environnement&nbsp; en danger).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs nous constatons que des tonnes de restes des chantiers (grues, bus…) laissés en terre en tant que ferrailles ont des conséquences désastreuses sur la nappe phréatique par l’injection des résidus des métaux lourds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour prévenir tous les problèmes indiqués et suivant les expériences à l’échelle nationale et internationale, il est recommandé&nbsp;de&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">1/ développer les sciences de la maintenance dans nos écoles d’ingénieurs et facultés scientifiques et développer une telle culture dans nos unités de production;</p>



<p class="wp-block-paragraph">/ instaurer une réglementation obligatoire pour effectuer les opérations de maintenance préventive par le personnel interne de l’entreprise ou à travers le recours à la sous-traitance et y répondre administrativement et pénalement en cas de non-respect de cette réglementation&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3/ effectuer les tâches d’entretien de base requises par les opérateurs eux-mêmes, sachant que les inspections, services et tests de routine peuvent être réalisés par des sous-traitants confirmés, ce qui pourrait encourager nos jeunes diplômés à créer leurs propres entreprises dans de tels domaines d’activité;</p>



<p class="wp-block-paragraph">4/ implanter obligatoirement dans chaque unité de production tous secteurs confondus des applications de Gestion de la maintenance assistée par ordinateur (GMAO);</p>



<p class="wp-block-paragraph">5/ appeler le ministère de l’Industrie à encourager la reprise de l’organisation périodique du Sapri avec au programme des événements liés à la co-traitance et faire connaître notamment, les nouvelles &nbsp;potentialités technologiques &nbsp;de chaque secteur;</p>



<p class="wp-block-paragraph">6/ encourager la coopération entre l’université, les écoles d’ingénieurs et le monde industriel pour plus d’ouverture afin de toucher de près à ce domaine et donner à nos futurs diplômés les potentialités d’innover et d’apporter des solutions basées sur les nouveautés technologiques, à savoir la fabrication additive, le prototypage rapide , l’industrie 4.0…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Respectivement président de la Chambre nationale des intégrateurs des réseaux télécoms (Cnirt)  et ancien directeur général du Cetime et expert consultant en développement industriel.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/comment-ameliorer-la-maintenance-en-tunisie/">Comment améliorer la maintenance en Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/21/comment-ameliorer-la-maintenance-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
