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	<title>Archives des Mohamed Morsi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mohamed Morsi - Kapitalis</title>
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		<title>Après dix années de tempête, Erdogan au Caire (vidéo)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 06:42:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réchauffement des relations entre Le Caire et Ankara après plus d’une décennie de violentes turbulences. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/15/apres-dix-annees-de-tempete-erdogan-au-caire-video/">Après dix années de tempête, Erdogan au Caire (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em>Il n’y a ni amitié éternelle ni animosité permanente entre les États, la fameuse formule trouve tout son sens dans le réchauffement des relations entre Le Caire et Ankara après plus d’une décennie de violentes turbulences. Cet épisode illustre que les tendances lourdes de la géopolitique finissent toujours par prendre le dessus sur les contingences politiciennes.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-11622070"></span>



<p>Mercredi 14 février 2024, le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé au Caire en compagnie de son épouse Emine pour ouvrir une nouvelle page entre l’Égypte et la Turquie. </p>



<p>Ce n’était pas un orage d’été passager qui aura secoué les relations entre les deux puissances régionales du Moyen-Orient et de la Méditerranée suite à l’éviction du pouvoir de Mohamed Morsi, le 30 juin 2013, par l&rsquo;armée égyptienne et la forte mobilisation populaire qui voulait en finir avec la <em>«Gamaa»</em> (la Confrérie), terme par lequel les Égyptiens désignent les Frères Musulmans. Non, ce fut bien plus qu’un orage, une tempête. Onze ans de crise qui ont plombé les relations égypto-turques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Onze années de tempête</h2>



<p>À l’époque, Erdogan avait adopté une position favorable à Morsi critiquant d’une manière acerbe les mesures prises par l’armée égyptienne et par Abdelfatah Al-Sissi et il avait accueilli dans son pays un certain nombre de dirigeants de l’opposition égyptienne et des Frères musulmans qui avait fui l’Égypte. Beaucoup de chaînes de télévision de la confrérie islamiste diffusaient, également, depuis Istanbul.</p>



<p>La question des Frères Musulmans a empoisonné les relations entre les deux pays mais les différends ne s’arrêtaient pas là. Le Caire et Ankara ont adopté des politiques différentes concernant le dossier libyen. Quand la Turquie soutenait le pouvoir de Faïz Sarraj puis Abdulhamid Dabaiba à Tripoli, l’Égypte appuyait et soutenait le maréchal Khalifa Haftar à Benghazi. Les différends sur le gaz dans la Méditerranée orientale étaient également une autre pomme de discorde entre les deux pays.</p>



<p>Après onze années de tempête, les deux États se sont résolus à inaugurer une nouvelle ère. Les deux présidents s’étaient rencontrés pour la première fois en marge de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de football en novembre 2022 à Doha, d’ailleurs le Qatar a joué un rôle de facilitateur de la reprise des relations entre les deux pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wfGSvjpN2k"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/13/sale-temps-pour-les-islamistes-erdogan-se-rapproche-de-legypte-dal-sissi/">Sale temps pour les islamistes : Erdogan se rapproche de l’Égypte d’Al-Sissi</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sale temps pour les islamistes : Erdogan se rapproche de l’Égypte d’Al-Sissi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/13/sale-temps-pour-les-islamistes-erdogan-se-rapproche-de-legypte-dal-sissi/embed/#?secret=YRv9hX7kDe#?secret=wfGSvjpN2k" data-secret="wfGSvjpN2k" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ensuite, l’Égypte a fait un geste qui a été apprécié pour sa délicatesse début 2023. Au lendemain du violent séisme qui avait frappé le sud de la Turquie en février 2023, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri s’était rendu à Adana pour exprimer la solidarité de l’Égypte avec le peuple turc. Suite à cela, Erdogan avait dépêché son ministre des Affaires étrangères de l’époque Mevlut Cavusoglu au mois de mars 2023 au Caire et le processus de normalisation s’est enclenché, c’est ainsi qu’en juillet 2023, l’Égypte et la Turquie ont nommé des ambassadeurs dans leurs pays respectifs (le niveau de représentation depuis la crise de 2013 était celui de chargé d’affaires) pour aboutir ensuite à la visite du président turc au Caire.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle page entre les deux pays</h2>



<p><em>«Une nouvelle page dans les relations entre les deux pays»</em>, c’est par ces mots que le président égyptien a souhaité la bienvenue à son homologue turc. De nombreux dossiers épineux étaient sur la table du sommet égypto-turc au premier rang desquels la discussion sur les efforts de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, la crise de l’aide humanitaire et le dossier libyen.</p>



<p>Al-Sissi a déclaré lors de la conférence de presse en compagnie d’Erdogan: <em>«Je voudrais tout d’abord souhaiter la bienvenue à Son Excellence le président turc Recep Tayyip Erdogan pour sa première visite en Égypte depuis plus de dix ans afin que nous puissions inaugurer ensemble une nouvelle page entre nos deux pays d’une manière qui enrichit notre relation bilatérale et la met sur la bonne voie»</em>. Il a par ailleurs souligné la fierté et l’appréciation de l’Égypte pour les relations historiques avec la Turquie et le patrimoine civilisationnel et culturel communs entre les deux pays. Il a poursuivi en mettant en exergue l’importance du rapprochement entre les deux pays: <em>«Il existe un intérêt à renforcer la coordination conjointe entre l’Égypte et la Turquie et à tirer parti de la position des deux pays en tant que centres de gravité dans la région d’une manière qui contribue à instaurer la paix, à établir la stabilité et à fournir un environnement propice pour parvenir à la prospérité et au bien-être alors que les deux pays sont confrontés à de nombreux défis communs tels que la menace du terrorisme et les défis économiques et sociaux que nous impose la réalité turbulente de la région.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les lourdes tendances de la géopolitique</h2>



<p>Le président égyptien a ajouté: <em>«J’exprime notre fierté du niveau de coopération existant entre l’Égypte et la Turquie pour l’accès rapide de la plus grande quantité possible d&rsquo;aide humanitaire à la population dans la bande de Gaza en tenant compte que les autorités israéliennes restreignent l’entrée de cette aide ce qui fait que les camions d’aide entrent à un rythme lent sans commune mesure avec les besoins de la population de la Bande de Gaza.»</em> Il a affirmé également qu’il était d’accord avec le président Erdogan lors des discussions sur la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza et de parvenir au calme en Cisjordanie.</p>



<p>Pour sa part, le président turc a exprimé sa joie de visiter de nouveau l’Égypte après douze ans, en disant : <em>«Je remercie le président Al-Sissi pour le bon accueil. Nous partageons une histoire commune avec l’Egypte qui remonte à plus de 1 000 ans»</em>. Et d’ajouter: <em>«Nous voulons élever le niveau de nos relations sur la voie appropriée»</em>.</p>



<p>Erdogan a indiqué que ce qui se passe à Gaza a dominé la réunion avec Al-Sissi et a déclaré que le gouvernement Netanyahu poursuivait sa politique de meurtres, de massacres et d’occupation malgré les réactions mondiales, expliquant que l’acheminement de l’aide à Gaza est une priorité absolue car la Turquie a envoyé plus de 31000 tonnes d’aide. Il a exprimé son appréciation pour le soutien des autorités égyptiennes à cet égard et a également exprimé ses remerciements au Croissant-Rouge égyptien, au ministère égyptien de la Santé et à toutes les parties égyptiennes dans ce dossier notant qu’en plus de l’aide humanitaire, plus de 700 Palestiniens blessés et leurs accompagnateurs ont été transférés en Turquie tandis qu’Ankara cherche à construire un hôpital de campagne à Gaza et espère que l’Égypte aidera à sa construction bientôt.</p>



<p>Erdogan a fait une annonce importante quant à l’impulsion qui veut être donné par les deux pays à leur relation bilatérale: <em>«Nous avons élevé le niveau de coopération entre les deux pays. Nous attendons la visite du président Al-Sissi à Ankara pour tenir la première réunion du Conseil de coopération stratégique de haut niveau. Cela marquera une nouvelle étape dans notre relation. Nous nous sommes fixés pour objectif d’atteindre le plus rapidement possible le volume des échanges commerciaux à 15 milliards de dollars»</em>. Il a souligné que le volume des investissements turcs en Égypte a augmenté d’environ 3 milliards. Il est à signaler qu’à l’occasion de cette visite, les deux parties ont signé l’accord qui vise à créer ce Conseil de coopération stratégique de haut niveau. Erdogan a invité Al-Sissi à Ankara pour le mois d’avril prochain et à cette occasion se tiendra la première réunion de ce Conseil de coopération.</p>



<p>Concernant le dossier libyen, Al-Sissi a déclaré que la nécessité de consultations entre les deux pays à ce sujet a été soulignée afin de contribuer à la tenue des élections présidentielles et législatives.</p>



<p>Le rapprochement acté, la réconciliation scellée et la dynamique lancée entre les deux puissances régionales dans un contexte multi-crise ne peut qu’être bénéfique pour le Moyen-Orient et le bassin méditerranéen.</p>



<p>Les tendances lourdes de la géopolitique ont fini par prendre le dessus sur les contingences politiciennes et les divergences idéologiques et cela rejaillira aussi bien sur les dossiers bilatéraux que sur ceux ayant trait à l’ensemble de la région qui a plus que jamais besoin d’apaisement.</p>



<p><strong><em>Vidéo de la conférence de presse d’Al-Sissi et Erdogan.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="مؤتمر صحفي للرئيس السيسي و نظيره التركي رجب طيب أردوغان بقصر الاتحادية (تغطية كاملة)" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/F9y_4RkNGPw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Sale temps pour les islamistes : Erdogan se rapproche de l’Égypte d’Al-Sissi</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 08:14:47 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Erdogan-Al-Sissi.jpg" alt="" class="wp-image-345327"/></figure>



<p><strong><em>La récente volte-face de la Turquie et du Qatar vis-à-vis des mouvements islamistes que ces deux Etats soutenaient depuis 2011, année du déclenchement du fameux «Printemps arabe», désormais appelé «Hiver islamiste», provoque une véritable panique au sein du mouvement international des Frères musulmans, y compris au sein d’Ennahdha, sa succursale au pouvoir en Tunisie.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-345325"></span>



<p>Recep Tayyip Erdogan croyait qu’en hébergeant les propagandistes des Frères musulmans en général et égyptiens en particulier et en leur créant des chaînes télévisées aux programmes hostiles au président Abdelfattah Al-Sissi, cela permettrait de faire tomber le régime en place en Egypte depuis 2013 et de récupérer l’influence qu’il a perdu dans ce pays avec l&rsquo;éviction de Mohamed Morsi, le président islamiste.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Erdogan change son fusil d’épaule</h3>



<p>Peine perdu, huit ans après, non seulement Al-Sissi est toujours là, droit dans ses bottes, mais le président putschiste et dictateur décrié par les islamistes a le vent en poupe, bénéficie d’une bonne image en Europe et aux Etats-Unis et continue à gagner des points sur les plans intérieur et extérieur sur ses adversaires, les Frères musulmans. Pis encore pour Erdogan : c’est la Turquie qui fait face à une grave crise économique et qui, du fait de son soutien aux mouvements islamistes, est de plus en plus isolée dans le monde.</p>



<p>Pragmatique, ou plutôt calculateur et manouvrier, Erdogan s’est finalement résigné à changer son fusil d’épaule pour ne pas dire qu’il a retourné la veste et tourné le dos à ses alliés (et obligés) islamistes pour se rapprocher d’Al-Sissi. Et pour cela, il est obligé de montrer patte blanche et de prouver qu’il est prêt à ouvrir une nouvelle page avec l’Egypte. Pour commencer, il a accepté de sacrifier les opposants égyptiens qu’il a hébergés au cours des huit dernières années.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Séisme dans la galaxie des mouvements islamistes</h3>



<p>Cette volte-face résonne comme un séisme dans la galaxie des mouvements islamistes, à commencer par celui des Frères musulmans, y compris la succursale tunisienne de ce mouvement, le parti Ennahdha, au pouvoir en Tunisie, qui sent que ses jours sont désormais comptés et que le vent est en train de tourner en sa défaveur. Il suffit lire les commentaires des membres de ce mouvement dans les réseaux sociaux pour mesurer l’état de panique qui s’est emparé d’eux depuis l’annonce du revirement de la Turquie d’Erdogan, mais pas seulement, puisque les nouvelles en provenance du Qatar, autre Etat soutenant jusque-là les Frères musulmans, sont tout aussi inquiétantes pour les partisans de Rached Ghannouchi.</p>



<p>Pour ne rien arranger, la dernière visite officielle de trois jours du président tunisien Kaïs Saïed en Egypte et la qualité de l&rsquo;accueil officiel et populaire qui lui a été réservé a moyennement été appréciée par les dirigeants d&rsquo;Ennahdha, qui ont crié au scandale. Ce qu&rsquo;ils craignent c&rsquo;est la constitution d&rsquo;un axe Tunis-La Caire où les présidents Saïed et Al-Sissi, que tout apparemment sépare, joueraient le rôle de fer de lance de la guerre contre l&rsquo;islam politique en Afrique du Nord. Et ces craints ne sont pas infondées si l&rsquo;on en juge par les récentes déclarations des deux chefs d&rsquo;Etat.       </p>
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		<title>Imed Ben Halima : «Rached Ghannouchi subira le même sort que Mohamed Morsi»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Feb 2021 11:03:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Parlant de la marche (dit-on) pacifique des dirigeants et militants du parti islamiste Ennahdha, aujourd’hui, samedi 27 février 2021, à Tunis, Me Imed Ben Halima a publié un post sur page Facebook, hier, samedi 26 février, où il prédit au chef d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, un sort similaire à celui du chef islamiste égyptien, l’ex-président de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/imed-ben-halima-rached-ghannouchi-subira-le-meme-sort-que-mohamed-morsi/">Imed Ben Halima : «Rached Ghannouchi subira le même sort que Mohamed Morsi»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Rached-Ghannouchi-Mohamed-Morsi.jpg" alt="" class="wp-image-337999"/></figure>



<p><strong><em>Parlant de la marche (dit-on) pacifique des dirigeants et militants du parti islamiste Ennahdha, aujourd’hui, samedi 27 février 2021, à Tunis, Me Imed Ben Halima a publié un post sur page Facebook, hier, samedi 26 février, où il prédit au chef d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, un sort similaire à celui du chef islamiste égyptien, l’ex-président de la république Mohamed Morsi.</em></strong></p>



<span id="more-337998"></span>



<p><em>«La manifestation de la légalité sur le modèle de Rabaâ</em> (la place du Caire où les Frères musulmans égyptiens avaient observé un sit-in pendant plusieurs semaines en soutien au pouvoir islamiste, Ndlr) <em>est le dernier épisode du règne de Ghannouchi qui subira le sort de Morsi»,</em> a écrit l’avocat et l’activiste, voyant dans l’entêtement du président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui n’arrive pas à se défaire de son statut de guide islamiste et de chef de bande, pour endosser son costume de président du parlement, un comportement suicidaire qui le mènera bientôt, lui et les siens, dans le mur. </p>



<p>Pour preuve, dans un sondage d’opinion réalisé par Emrhod Consulting et dont les résultats ont été diffusés hier soir sur Attessia TV, Ghannouchi a été crédité 8% de taux de confiance. Difficile de descendre plus bas dans l&rsquo;estime de ses concitoyens…</p>



<p>Pour revenir à Mohamed Morsi, rappelons qu’il avait été démis de ses fonctions par un coup d’Etat militaire le 3 juillet 2013. Condamné dans plusieurs affaires, et incarcéré, il mourra à l’hôpital, le 17 juin 2019, sept ans jour pour jour après son élection, à 67 ans, après avoir perdu connaissance alors qu’il s’exprimait lors d’une audience de son procès à la prison de Tora.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Imed Bahri</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/27/imed-ben-halima-rached-ghannouchi-subira-le-meme-sort-que-mohamed-morsi/">Imed Ben Halima : «Rached Ghannouchi subira le même sort que Mohamed Morsi»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Yadh Elloumi s’offusque que le «martyr» Morsi ne puisse être célébré</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/18/yadh-elloumi-soffusque-que-le-martyr-morsi-ne-puisse-etre-celebre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 13:47:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
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		<category><![CDATA[Moncef Marzouki]]></category>
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		<category><![CDATA[Qalb Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Yadh Elloumi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’y a plus aucun doute, Qalb Tounes est devenu l’autre satellite d’Ennahdha avec Al-Karama. Le très culotté Cheikh Yadh Elloumi, qui ne commence plus ses statuts Facebook qu’avec un verset du Coran, s’offusque du fait que «les résidus de la tyrannie» ne veulent pas célébrer le martyr de Mohamed Morsi, ancien président islamiste égyptien....</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/18/yadh-elloumi-soffusque-que-le-martyr-morsi-ne-puisse-etre-celebre/">Yadh Elloumi s’offusque que le «martyr» Morsi ne puisse être célébré</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Iyadh-Elloumi-fait-ses-ablutions.jpg" alt="" class="wp-image-283626"/><figcaption><em>Yadh Elloumi fait ses ablutions à la midha de l&rsquo;assemblée avec ses amis d&rsquo;Al-Karama.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Il n’y a plus aucun doute, Qalb Tounes est devenu l’autre satellite d’Ennahdha avec Al-Karama. Le très culotté Cheikh Yadh Elloumi, qui ne commence plus ses <a rel="noreferrer noopener" href="https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10223549759760654&amp;id=1489578432" target="_blank">statuts Facebook</a> qu’avec un verset du Coran, s’offusque du fait que «les résidus de la tyrannie» ne veulent pas célébrer le martyr de Mohamed Morsi, ancien président islamiste égyptien.</em></strong></p>



<span id="more-304131"></span>



<p>Yadh Elloumi, qui fait allusion ici aux députés du Parti destourien libre (PDL) et à la présidente de leur bloc parlementaire Abir Moussi, qui s’étaient opposés, hier soir, mercredi 17 juin 2020, à leurs collègues d’Al-Karama ayant brandi le portrait de Morsi, est un ancien membre du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti au pouvoir sous la dictature de Ben Ali. Mais il semble l’avoir déjà oublié, à moins qu’il ne soit devenu amnésique.</p>



<p>Yadh Elloumi a écrit le statut ci-dessus après avoir partagé une citation publiée par Al Jazeera du plus Qatari des Tunisiens, l’ancien président provisoire Moncef Marzouki qui, sur son habituel ton donquichottesque, écrivait : <em>«On ne nous empêchera pas de célébrer la mémoire du martyr de la démocratie Morsi».</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Post-Yadh-Elloumi.jpg" alt="" class="wp-image-304134"/><figcaption><em>Les posts de Yadh Elloumi.</em></figcaption></figure>



<p>C’est toujours avec la même gouaille que les islamistes et leurs valets considèrent le président turc Recep Tayyip Erdogan, en passe de devenir le Guide Suprême des Frères musulmans, comme un héros de la démocratie, sans aucun égard pour les milliers de prisonniers politiques dans les geôles turques : universitaires, artistes, journalistes, magistrats, hauts cadres de l’Etat, officiers de l’armée…</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8wAxeycsPt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/13/cheikh-yadh-elloumi-repond-aux-demissionnaires-de-qalb-tounes-par-un-verset-du-coran/">Cheikh Yadh Elloumi répond aux démissionnaires de Qalb Tounes par un verset du Coran</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cheikh Yadh Elloumi répond aux démissionnaires de Qalb Tounes par un verset du Coran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/13/cheikh-yadh-elloumi-repond-aux-demissionnaires-de-qalb-tounes-par-un-verset-du-coran/embed/#?secret=AAhA3pVGiI#?secret=8wAxeycsPt" data-secret="8wAxeycsPt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IuSSwtxnav"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/06/yadh-elloumi-qalb-tounes-ghannouchi-est-lhomme-sage-de-la-famille-video/">Yadh Elloumi (Qalb Tounes) : «Ghannouchi est l&rsquo;homme sage de la famille» (Vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yadh Elloumi (Qalb Tounes) : «Ghannouchi est l&rsquo;homme sage de la famille» (Vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/06/yadh-elloumi-qalb-tounes-ghannouchi-est-lhomme-sage-de-la-famille-video/embed/#?secret=2GeeFvmCiI#?secret=IuSSwtxnav" data-secret="IuSSwtxnav" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/18/yadh-elloumi-soffusque-que-le-martyr-morsi-ne-puisse-etre-celebre/">Yadh Elloumi s’offusque que le «martyr» Morsi ne puisse être célébré</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Chamailleries, insultes et accusations à l&#8217;Assemblée, à cause du portrait de Morsi, brandi par Al-Karama</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/17/chamailleries-insultes-et-accusations-a-lassemblee-a-cause-du-portrait-de-morsi-brandi-par-al-karama/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 20:10:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Karama]]></category>
		<category><![CDATA[ARP]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[députés]]></category>
		<category><![CDATA[Egyptien]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Morsi]]></category>
		<category><![CDATA[plénières]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les plénières se suivent et se ressemblent à l&#8217;Assemblée des représentants du peuple (ARP) devenue une véritable foire d&#8217;empoigne: disputes, cris, insultes et échanges d&#8217;accusations&#8230; Aujourd&#8217;hui, mercredi 17 juin 2020, l&#8217;objet des tensions est un portrait de l&#8217;ex-président islamiste égyptien, Mohamed Morsi, brandi par les députés Al-Karama. Ces derniers, qui avaient écrit sur le portrait...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/17/chamailleries-insultes-et-accusations-a-lassemblee-a-cause-du-portrait-de-morsi-brandi-par-al-karama/">Chamailleries, insultes et accusations à l&rsquo;Assemblée, à cause du portrait de Morsi, brandi par Al-Karama</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Assemblée-17-juin-2020.jpg" alt="" class="wp-image-304006"/></figure>



<p><strong><em>Les plénières se suivent et se ressemblent à l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP) devenue une véritable foire d&#8217;empoigne: disputes, cris, insultes et échanges d&rsquo;accusations&#8230; Aujourd&rsquo;hui, mercredi 17 juin 2020, l&rsquo;objet des tensions est un portrait de l&rsquo;ex-président islamiste égyptien, Mohamed Morsi, brandi par les députés Al-Karama.</em></strong></p>



<span id="more-304004"></span>



<p>Ces derniers, qui avaient écrit sur le portrait : <em>«A la mémoire du martyr Morsi»</em>, ont indiqué qu&rsquo;ils rendent hommage à l&rsquo;ex-président égyptien, à l&rsquo;occasion du 1er anniversaire de son décès. <em>«Nous exerçons notre liberté d&rsquo;expression; personne ne peut nous en empêcher»</em>, a soutenu Seifeddine Makhlouf, président de ce bloc islamiste, en tenant un discours provocateur, ponctué par des : <em>«Tais-toi !»</em>, lancés agressivement, en s’adressant à Abir Moussi (PDL), qui tentait de lui couper la parole. </p>



<p><em>«Ces gens sont des fascistes, et ne savent pas ce que c&rsquo;est la liberté d&rsquo;expression.»</em>, a surenchéri, Makhlouf.</p>



<p>Les autres députés, notamment ceux de Qalb Tounes, de la Réforme nationale et du Parti destourien libre (PDL), pour ne citer qu&rsquo;eux, estiment qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une provocation. «<em>Nous refusons que le portrait d&rsquo;un représentant des Frères musulmans soit brandi à l&rsquo;assemblée»</em>, ont-ils expliqué à leur tour, en affirmant qu&rsquo;ils refusent de poursuivre les travaux de la plénière si le portrait de Morsi n&rsquo;est pas retiré. </p>



<p><em>«Ce parlement est tunisien !»</em>, ont-ils ensuite scandé en chœur pendant de longues minutes.</p>



<p>Hassouna Nasfi (Réforme nationale) et Mustapha Ben Ahmed (Tahya Tounes) ont demandé une réunion entre les présidents des blocs pour mettre fin à ce conflit et demander à Al-Karama de retirer le portrait de Morsi pour que la plénière puisse se poursuivre.</p>



<p>S&rsquo;en est suivi un interminable dialogue de sourd, rythmé par des cris et des accusations de tous genres (mercenaires, fascistes, dictateurs, assassins, terroristes&#8230;) et Samira Chaouachi, vice-présidente de l&rsquo;Assemblée, a tenté de gérer la situation afin de pouvoir poursuivre la plénière, initialement consacrée à l&rsquo;examen du projet de loi sur l’économie sociale et solidaire, en présence du ministre de la Formation professionnelle et de l&rsquo;Emploi Fathi Belhaj…</p>



<p>Mme Chaouachi est intervenue, non sans prendre position, en appelant Abir Moussi à ne plus interrompre la plénière. Cette dernière lui a demandé d&rsquo;assumer ses responsabilités devant le peuple d&rsquo;avoir permis que l&rsquo;on brandisse le portrait d&rsquo;un dirigeant des Frères musulmans dans le parlement tunisien.</p>



<p>Les députés Al-Karama ont, quant à eux, fini par quitter l’hémicycle, en annonçant qu&rsquo;ils boycottent les votes, estimant qu&rsquo;ils ont été empêchés d&rsquo;exercer leur liberté d&rsquo;expression… soutenus par l&rsquo;élu Ennahdha, Becher Chebbi, qui leur a emboîté le pas.</p>



<p>Voila un énième spectacle désolant dans une Assemblée où plus rien ne va !</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<item>
		<title>L’improbable référence turque du sunnisme-salafiste-arabe de Ghannouchi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/26/limprobable-reference-turque-du-sunnisme-salafiste-arabe-de-ghannouchi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2020 13:39:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Tourabi]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Morsi]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[salafisme-wahabisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rached Ghannouchi module sa «pensée», en fonction du sens du vent, au point d’épouser l’ensemble du spectre idéologique arabe et musulman. Ses porteurs d’eau ont été successivement Nasser, Khomeiny et Tourabi, avant qu’il ne jette son dévolu sur le Turc Erdogan. Mais son islamisme ombrageux n’a rien à voir avec le nationalisme turc de son...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/07/Ghannouchi-et-Erdogan.jpg" alt="" class="wp-image-58355"/></figure>



<p><strong><em>Rached Ghannouchi module sa «pensée», en fonction du sens du vent, au point d’épouser l’ensemble du spectre idéologique arabe et musulman. Ses porteurs d’eau ont été successivement Nasser, Khomeiny et Tourabi, avant qu’il ne jette son dévolu sur le Turc Erdogan. Mais son islamisme ombrageux n’a rien à voir avec le nationalisme turc de son idole du moment…</em></strong></p>



<p>Par<strong> Sadok Chikhaoui</strong> *</p>



<span id="more-300713"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Sadok-Chikhaoui.jpg" alt="" class="wp-image-290913"/></figure></div>



<p>Erdogan n’a cessé de revendiquer sa fidélité à l’œuvre kémaliste et son nationalisme intransigeant, avec une religion au service de l’Etat et une laïcité spécifique et exigeante; fondements, toujours à l’œuvre pour maintenir le contrat social qui cimente l’ensemble des composantes du peuple turc.</p>



<p>A contrario, les Frères Musulmans, salafisés, étrangers au concept d’Etat-nation républicain, garant du bien commun, en raison de l’absence d’une culture politique adaptée, et de la prégnance d’une tradition arabo-islamique, ne reconnaissent que la notion tribale de oumma, avec ses différentes déclinaisons, comme facteur d’organisation socio-politique.<br>Un journaliste, a parlé de <em>«contorsionnement mercuriel»</em> à propos de Rached Ghannouchi et de son habileté dans l’art de la haute voltige. </p>



<p>En effet, il n’a cessé, depuis un quart de siècle, de faire preuve d’une extraordinaire maestria à moduler sa<em> «pensée»</em>, en fonction du sens du vent, au point d’épouser l’ensemble du spectre idéologique arabe et musulman.</p>



<p>De Nasser à Khomeiny, en passant par une halte auprès de Madani et un long compagnonnage avec Tourabi, avant de jeter son dévolu sur le Turc Erdogan et son appendice qatari. </p>



<p>Ce nomadisme laisse pantois, quand on sait que le président de l’actuelle Assemblée des représentants du peuple (ARP), cherche à faire voter une loi interdisant le<em> «tourisme parlementaire»</em>, au point de faire sortir de ses gonds l’insondable et mystérieux Kaïs Saïed.</p>



<p>On le croyait tourabiste, jusqu’au moment où il déclara à Associated Press, au lendemain de son retour messianique : <em>«Ces images </em>(colportées par les médias occidentaux, Ndlr)<em> ne me conviennent pas. Je ne suis ni Khomeini ni taliban. Pourquoi veulent-ils me rapprocher de Ben Laden ou de Khomeini ? Moi je suis plus proche d’Erdogan?».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Erdogan reste un nationaliste turc</h3>



<p>Mais il y a tout lieu de croire que le nouveau Padichah de Dolmabahce est à des années-lumière du Bachagha de Montplaisir. Il ne cherche pas à construire un Etat islamique, à souder une oumma, à restaurer le califat, à changer le mode de vie des Turcs et il n’a jamais promulgué de loi religieuse. Pragmatique, peu porté sur l’idéologie, seuls comptent pour lui les intérêts de son pays, dont il a fait la 6e puissance économique européenne et multiplié par 4 le revenu moyen de la population. L’homme est adossé à un Etat-Nation, républicain et vigoureux, vieux de près d’un siècle. Une laïcité revendiquée comme un pilier de la nation et un nationalisme intransigeant sont les invariants structurels, gravés dans l’ADN de chaque Turc, y compris les plus islamo-conservateurs.</p>



<p>La continuité de l’Etat s’incarne, en premier lieu, dans la sacralité de l’image de Kamel Atatürk, inscrite dans la constitution, qui le qualifie de <em>«leader immortel et héros incomparable»</em>. Son portrait trône partout, orne les rues, les maisons, les administrations et s’étale majestueusement dans le bureau d’Erdogan à Ankara et au Parlement.</p>



<p>On ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour cette députée tunisienne, lynchée par des chacals baveux, surgis tous crocs dehors, parce qu’elle a osé exhiber un portrait de Bourguiba, père de notre pays et admirateur d’Atatürk.</p>



<p>Confronté au problème de la relation Etat-nation-Laïcité et à la nécessité d’endiguer l’islam, Atatürk en fit une synthèse originale, reprise par Erdogan, en créant une laïcité à la turque différente de la laïcité française. Elle ne revendique pas la séparation de l’Eglise et l’Etat, mais procède à une islamisation<em> «par le haut»</em>, dans laquelle l’Etat contrôle la religion, à travers une direction des affaires religieuse, la Diyanet créée dès 1924 pour réguler et administrer toutes les questions de croyances et gérer le culte, dans le but d’homogénéiser tous les groupes confessionnels et garantir l’unité du pays.<br>Erdogan était allé jusqu’à inciter les pays arabes à devenir des États laïques.<br>Il disait à Tunis, en janvier 2013:<em> «La Turquie est un État démocratique, laïque et social et un État de droit, qui se tient à égale distance de toutes les croyances, qu’elles soient musulmanes, chrétiennes, juives ou athées».</em> L’idée d’un Etat gouverné par la religion est étrangère au logiciel turc, y compris celui d’Erdogan.</p>



<p>Le hanafisme, en vigueur Turquie, et réputée la plus libérale des 4 écoles juridiques musulmanes l’y a beaucoup aidé : <em>«L’islam turc, aussi bien dans l’Empire que dans la République, n’a jamais postulé l’extrémisme. Sans doute une nette influence de l’école dite hanafite, où le raisonnement est un pilier du rite. De plus, la tradition de l&rsquo;État fort chez les Turcs a écrasé toute forme d&rsquo;hétérodoxie. Depuis quinze ans, le gouvernement turc s’est lancé dans un important programme de rénovation des tombes et des couvents (‘‘teke’’) de soufis»</em>, écrit à ce propos Thierry Zarcone (<em>‘‘La Turquie moderne et l’islam’’,</em> Paris, éd. Flammarion).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les expériences calamiteuses des Frères musulmans, y compris en Tunisie</h3>



<p>Il y va autrement partout où les sunnites salafistes arabes ont pris le pouvoir, pour une période plus ou moins longue. Des 30 années d’expérience soudanaise, à la petite année de Morsi en Egypte, en passant par les prémisses du FIS algérien, et la Troïka en Tunisie, les expériences des Frères musulmans furent calamiteuses.</p>



<p>L’expérience soudanaise, est de loin la plus intéressante. Voilà un pays qui a de gigantesques ressources naturelles (gaz, or, des millions d’hectare fertiles) qui termine, au terme de 30 années de règne frériste, parmi les pays les plus pauvres de la planète.</p>



<p>Le premier souci Mohamed Morsi fut de verrouiller le système et de placer des hommes sans expérience dans la gestion des affaires publiques, avec comme seul programme un slogan creux «L’islam c’est la solution». On se rappelle de la nomination d’un certain Adel Al-Khayat comme gouverneur de Louxor, la zone la plus touristique et de la plus haute importance pour le tourisme égyptien, sachant que cet Adel Khayat était le chef du groupe terroriste Gama Al-Islamiya, qui a assassiné 58 touristes allemands en novembre 1997. Le tourisme égyptien avait mis dix années pour s’en remettre.</p>



<p>Ghannouchi a plus de temps pour mettre en œuvre la recette du Docteur Tourabi, plaçant ses hommes là où il faut, infiltrant la fonction publique, et occupant certains ministères clefs.</p>



<p>Après son succès aux municipales de juin 1990, le FIS envoya ses militants pour prendre d’assaut les mairies gagnées et substituer l&rsquo;inscription «Municipalité islamique» à la devise républicaine «Révolution par le peuple et pour le peuple». Les panneaux de signalisation routière ont été toutes tournés en direction de la Mecque.<br>Ces échecs ont une matrice commune, les leaders cités ont en commun d’être des arabo-musulmans, imperméables à la notion d’État civil et de bien commun partagé. Cela n’a jamais existé dans la tradition, où seule la oumma fait sens, avec ses déclinaisons tribales, claniques, familiales. Le terme «État islamique» (Daoula Islamiya) lui-même est une création contemporaine, inventée pour le besoin des mouvements islamistes d’accéder au pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le sunnisme wahabisé alimente une idéologie de terreur</h3>



<p>L’islam sunnite de nos ancêtres hanafite, malékite, chafiite et acharites a disparu depuis longtemps et les Frères musulmans ont été wahabisés depuis les années 60, quand, échappant à Nasser, ils arrivèrent en Arabie Saoudite comme instituteurs. L’afflux massif des pétrodollars après la première guerre du Golfe, et la révolution iranienne, virent apparaître des milliers de chaînes satellitaires. Le salafisme-wahabisme est devenu une idéologie de masse et de Damas à Tombouctou, les sirupeuses dramatiques égyptiennes ont été remplacées par de tristes figures qui épouvantent les enfants, du matin au soir, et enchantent les pères de famille.</p>



<p>Ces deux modèles du rapport Etat-Nation avec la religion sont aux antipodes. Un modèle autoritaire dans lequel l’Etat domestique la religion, lui ôtant toute autorité sur la société et la mettant au service de l’unité de l’Etat-Nation et de ses citoyens. L’autre modèle est de nature totalitaire (le totalitarisme défini par Hanna Arendt comme association d’idéologie et de terreur), cherchant à soumettre l’Etat à l’idéologie religieuse, et mis au service de ses clients et de la division des composantes de la nation. Ces deux modèles ne peuvent se rencontrer que de manière conjoncturelle en fonction des intérêts des uns et des autres et surtout ceux du plus fort et ses affidés.</p>



<p><em>* Enseignant.</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Egypte : Décès de l&#8217;ancien président Hosni Moubarak</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/25/egypte-deces-de-lancien-president-hosni-moubarak/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/25/egypte-deces-de-lancien-president-hosni-moubarak/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 11:43:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Anouar Sadate]]></category>
		<category><![CDATA[hosni moubarak]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Morsi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ancien président de l&#8217;Egypte, Mohammed Hosni Moubarak, est décédé aujourd&#8217;hui, 25 février 2020, à l&#8217;âge de 91 ans, suite à un long combat avec la maladie. Né le 4 mai 1928, Hosni Moubarak était vice-président de l&#8217;Egypte en 1981 au moment de l&#8217;assassinat du président de l&#8217;époque, Anouar Sadate, et il lui a succédé après...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/hosni-moubarak-2.jpg" alt="" class="wp-image-283405"/></figure>



<p><strong><em>L&rsquo;ancien président de l&rsquo;Egypte, Mohammed Hosni Moubarak, est décédé aujourd&rsquo;hui, 25 février 2020, à l&rsquo;âge de 91 ans, suite à un long combat avec la maladie. </em></strong></p>



<span id="more-283393"></span>



<p>Né le 4 mai 1928, Hosni Moubarak était vice-président de l&rsquo;Egypte en 1981 au moment de l&rsquo;assassinat du président de l&rsquo;époque, Anouar Sadate, et il lui a succédé après la tenue d&rsquo;une élection. </p>



<p>A l&rsquo;instar de la plupart des chefs d&rsquo;Etats des pays du tiers-monde, il fut ensuite constamment réélu et se voit, logiquement, qualifié de dictateur. </p>



<p>Lors de la révolution égyptienne de 2011, il a été poussé à la démission après plus de 29 ans de gouvernance, et a par la suite été emprisonné et condamné à perpétuité, en juin 2012, pour «<em>meurtre et tentative de meurtre sur des manifestants, abus de pouvoir et de biens sociaux et atteinte aux intérêts de l&rsquo;État</em>».</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/hosni-moubarak.jpg" alt="" class="wp-image-283406" width="500"/><figcaption><em><center>Dernière apparition, sur une photo, de Hosni Moubarak (septembre 2018).</em></center></figcaption></figure></div>



<p>En&nbsp;mai 2015, il a été condamné à 3 ans de prison pour avoir détourné plus de 10 millions d&rsquo;euros de fonds publics alloués à l&rsquo;entretien des palais présidentiels.</p>



<p>Finalement, en mars 2017, il a été acquitté pour les accusations de meurtres de manifestants de 2011, profitant probablement du coup d&rsquo;Etat militaire de l&rsquo;actuel président égyptien, Abdel Fattah Sissi, en 2013, contre l&rsquo;islamiste Mohamed Morsi, seul président de l&rsquo;histoire égyptienne à avoir accédé au pouvoir grâce au processus démocratique. Et à la suite d&rsquo;une véritable élections pluraliste et transparente.</p>



<p> Hosni Moubarak a donc été libéré, la même année, après avoir terminé de purger sa peine de prison dans un hôpital militaire. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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		<title>Ennahdha : un hold up démocratique avec prise d’otages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Nov 2019 11:59:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Morsi]]></category>
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		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trois présidents, chacun son attirail, comptent administrer la république tunisiennes sans garantie de succès. Trois institutions qui reviennent très cher à la collectivité mais qui ne serviront strictement à rien. Aux sombres perspectives qui s’annoncent, aucune solution ne sera trouvée malgré leurs adresses au peuple, leurs déclarations solennelles, leurs promesses et leurs avertissements. Par Yassine...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Kais-Saied-Habib-Jemli-et-Rached-Ghannouchi.jpg" alt="" class="wp-image-258277"/><figcaption> <em>Kais Saied, Habib Jemli et Rached Ghannouchi : la nouvelle «troïka» islamiste.  </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>  Trois présidents, chacun son attirail, comptent administrer la république tunisiennes sans garantie de succès. Trois institutions qui reviennent très cher à la collectivité mais qui ne serviront strictement à rien. Aux sombres perspectives qui s’annoncent, aucune solution ne sera trouvée malgré leurs adresses au peuple, leurs déclarations solennelles, leurs promesses et leurs avertissements.  </em></strong></p>



<p> Par <strong>Yassine Essid </strong></p>



<span id="more-258274"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Yassine-Essid.jpg" alt="" class="wp-image-118739"/></figure></div>



<p> On nous reproche souvent à travers des commentaires désobligeants, interprétations agressives et jugements hâtifs, le tout souvent enrobé dans l’insulte et le langage grossier, nos propos<em> «défaitistes».</em><strong><em> </em></strong> </p>



<p> En d’autres termes, nous ne faisons qu’accepter le cours des événements comme si tout était déterminé d’avance, comme s’il s’agissait d’une irrévocable fatalité que l’on se limiterait à commenter. On n’aurait fait, dit-on, que souhaiter ardemment l’échec des politiques des gouvernements successifs, voire nous réjouir que demain sera moins bon qu’aujourd’hui, admettre que les temps sont durs, que les gouvernements ne se rendent pas compte de la réalité des choses, que le bilan de l’évolution du pays serait pour nous nécessairement compromis, qu’on serait gagnés par une constante insatisfaction quant au rôle pivot des partis politiques qui n’auraient aucun avenir dans le processus de démocratisation du pays, qu’aucune personnalité politique ne trouve grâce à nos yeux. Enfin, que nous sommes les dignes représentants de cette race d’inconditionnels de la défaite censés flétrir tantôt l’idéologie néolibérale, tantôt  le prosélytisme islamique ou le militantisme ouvrier et, au bout du chemin, l’âme et le cœur de tous les braves gens au regard des questions qui décideront si notre société continuera ou non d&rsquo;exister, si des millions d&rsquo;individus prospéreront ou périront.  </p>



<p> Sous certains régimes, une telle accusation nous aurait valu d’être traînés en justice et menés tout droit à l’échafaud. Les dictatures traquent en effet tout <em>«défaitisme»</em>, et policiers et juges désignent sous ce vocable toute une série de discours, de ressentiments individuels et de comportements publics pouvant porter atteinte au moral de la population. Ainsi, combien même nous serions troublés par les événements et l’incertitude terrible de la situation de ce pays, on se doit donc de faire preuve de recul, de <em>«relativiser»</em>. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une stratégie de résistance au régime des Mollahs de Mont-plaisir</h3>



<p> Plaise à Dieu que nous n’ayons pas besoin, pour le moment du moins, de griffonner à la craie sur les murs nos invectives furibondes contre le régime des Mollahs de Mont-plaisir. Ça viendra peut-être. Profitons, tant qu’il est encore temps, d’élaborer librement nos chroniques comme l’expression d’un  mécontentement légitime, le témoignage d’une franchise et d’un désarroi de l’esprit, voire  d’une stratégie de résistance face à la résurrection des projets insidieux qui rappellent le scénario de l’époque de la<em> «troïka» </em>(la coalition gouvernementale conduite par le parti islamiste Ennahdha, ayant gouverné de janvier 2012 à janvier 2014, Ndlr) : piller le pays, instaurer le désordre et l’insécurité, verrouiller tant que faire se peut les alternatives politiques en faisant de la conspiration un véritable mode de gouvernement, comme c’est déjà le cas dans la Turquie démocratique d’Erdogan; un  régime oppresseur par définition, devenu mondialement honni et qui sert pourtant de modèle pour son complice Rached Ghannouchi, en Tunisie.  </p>



<p> Au-delà de l’Allemagne nazie ou de l’Union soviétique de Staline ou de la Chine de Mao, il serait difficile de citer une purge politique de l’envergure de celle qui a suivie le «putsch manqué» de juillet 2016, en Turquie. L’ampleur des arrestations fut telle que les préparatifs en auraient été anticipés, remettant en question le bien-fondé de la version officielle du coup d’État. </p>



<p> Celui qui est déjà venu nous montrer en septembre 2011 la seule voie à suivre est retourné en 2013 pour  constater la réalité du naufrage du pouvoir des islamistes et leur incapacité à gouverner. Mais, grâce à Dieu, les voilà de retour, moins fiers certes, moins arrogants, mais toujours incapables de saisir à bras-le-corps les problèmes fondamentaux du pays, à prendre les décisions et trancher. Mais qu’importe. Recep Tayyip Erdogan, qui a fomenté un simulacre de coup d’Etat pour se débarrasser des milliers d’opposants, a été la première destination post électorale de Ghannouchi qui est allé annoncer à son frère de combat qu’ils sont désormais les deux survivants de la confrérie des Frères musulmans (Mohamed Morsi est mort) à avoir mis à contribution la démocratie pour faire croire au monde la capacité de l’islamisme à sortir enfin de l’idéologique, du dogmatique et à se définir positivement contre d’autres; à envisager des constructions sociopolitiques plus larges que la seule observance des règles de la charia. </p>



<p> Or, tout le monde sait que même en démocratie, la souveraineté n’appartient pas au peuple mais à qui possède le pouvoir <em>«suprême et absolu»</em> reconnu comme un droit légitime de décider en dernier ressort de la politique d’une communauté.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Mieux vaut parler et être taxé de défaitisme que se taire et être accusé de lâcheté </h3>



<p> Un ami, jusque-là fidèle lecteur, m’a avoué qu’il avait cessé de lire mes chroniques car il les trouvait particulièrement déprimantes et <em>«anxiogènes»</em>;  qu’il aurait aimé accéder à des textes qui rassurent et répondent à ses aspirations  de chef d’entreprise prospère. Il n’a que faire, disait-il, des tactiques partisanes, des débats parlementaires oiseux, des sinistres machinations ou marchandages politiciens. Le contexte politique et social empoisonne suffisamment le quotidien pour ne pas s’encombrer davantage des incertitudes du lendemain qui   ébranleraient les convictions les plus enracinées quant aux vertus de la démocratie et de l’économie néolibérale de marché, car en vociférant de la sorte on ne réussirait qu’à effaroucher davantage ceux qui ont déjà que trop de craintes par nature. </p>



<p> Or  notre nos propos dits<em> «défaitistes»</em> autant qu’<em>«anxiogènes»</em> se doivent, afin qu’ils soient correctement interprétés, d’être restitués dans leur contexte temporel, spatial, politique et sociologique. Car il vaut mieux parler au risque d’être taxé de défaitisme que se taire et être accusé de lâcheté.</p>



<p> Aux discours jugés <em>«défaitistes</em>» et <em>«anxiogènes</em>», ajoutons pour embêter les frileux celui d’<em>«alarmiste»</em> ! Car il faut se préparer au pire, à l’avènement d’un phénomène nouveau rendu possible par le principe même du processus démocratique; le totalitarisme islamiste. </p>



<p> La dégradation du régime parlementaire, la déconfiture de tous les partis dits progressistes et modernistes, la crise économique, l’entretien de l’ignorance, le réveil <em>«explosif»</em> d’une identité  allogène dépouillée de ses cadres naturels, l’intervention plus que jamais nécessaire de l’État dans la vie économique et sociale et l’arrivée au pouvoir d’une clique qui appréhende uniquement l’islam comme une idéologie politique de combat; tout cet ensemble fait appel à une forme d’organisation de la cité où l’homme sera délibérément sacrifié aux exigences du dogme d’un islam idéologisé s’exprimant à travers des actes plus ou moins violents. Car, encore une fois, Ennahdha et consorts sont tristement connus pour leur inaptitude viscérale à faire face à leurs responsabilités, et toujours aussi inaptes à gérer un pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> On réorganise la société, le respect de la charia viendra plus tard</h3>



<p> Grâce aux manœuvres de Rached Channouchi, c’est la première fois que nous nous retrouvons, sans équivoque, avec un triumvirat qui veut créer une alternative à part entière à tous les autres formes d’organisation du destin collectif. Son champ de prédilection sera l’action sociale et politique, le respect de la loi islamique restant pour le moment au second plan. Ils œuvreront dans un premier temps pour une réorganisation totale de la société à partir d’un État vraiment islamique, le respect de la charia viendra plus tard. </p>



<p> Trois présidents, chacun son attirail, comptent administrer la république sans garantie de succès. Trois institutions qui reviennent donc très cher à la collectivité mais qui ne serviront strictement à rien. Aux sombres perspectives qui s’annoncent, aucune solution ne sera trouvée malgré leurs adresses au peuple, leurs déclarations solennelles, leurs promesses et leurs avertissements. L’actuel pouvoir sera comme ses prédécesseurs, figé dans une posture d’attente,   fera de la politique au jour le jour et sombrera petit à petit, tout comme le pays d’ailleurs, dans l’immobilisme et bientôt dans la faillite.</p>



<p> Mais d’abord de quel pouvoir parle-t-on? Celui de Carthage, de la Kasbah, du Bardo, ou celui qui régente de loin le pays à travers les agences qui attribuent la notation des dettes souveraines et conditionnent nos capacités et nos conditions d&#8217;emprunt ? </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un président sans pouvoir réel et sans souplesse </h3>



<p> À la tête de ces trois protagonistes que tout rapproche, il y a Kaïs Saïed, le chef de l’Etat. Sans pouvoir réel, il est en train de s’initier à sa fonction en surmontant surtout des défauts de caractère à proscrire absolument. Parce qu’il ne se regarde jamais dans un miroir, il ne remarque pas ce qu’on voit : son incapacité à améliorer la coordination de ses mouvements physiques, à gagner en souplesse dans sa gestuelle, à regarder ses interlocuteurs dans les yeux, et faire en sorte que sa voix ne soit pas monotone et s’accorde toujours avec ce qu’il  raconte. </p>



<p> N’ayant jamais été vraiment capable d’empathie à l’égard des autres, on comprend qu’il lui en coûte d’être obligé de se mêler aux gens, de rester à l’écoute, de se représenter l’état émotionnel de quelqu’un d’autre. Il découvre alors, péniblement, que l’empathie, cognitive et émotionnelle, est essentielle pour la qualité de ses relations avec ses collaborateurs et la population, car si on ne peut pas ressentir ce que l’autre vit, la vraie communication est coupée. Alors il multiplie les rencontre avec certaines catégories de la société qui l’aident à  maintenir plus de facilités à comprendre les métaphores, le sens figuré, voire l’ironie, et ne prend plus ce que ses interlocuteurs lui disent au pied de la lettre. </p>



<p> Par ailleurs, ses nouvelles fonctions lui commandent de s’éloigner  d’une certaine routine, s’adapter aux changements, aux imprévus et aux charges qu’impose sa fonction, notamment celle de représenter le pays à l’étranger. Sa réticence à voyager risque de devenir problématique. À deux reprises, il a délégué Youssef Chahed pour le représenter en Algérie et en France. Or un président de la république qui vient de prendre ses fonctions se doit de ne jamais rater l’occasion de multiplier les contacts avec les leaders étrangers. </p>



<p> Enfin, parmi les sacrifices exigés par un mandat de cinq ans, la nécessité d’élire domicile au palais de Carthage. Or il préfère mobiliser deux fois par jour des centaines de policiers, qui seraient bien plus utiles ailleurs, censés sécuriser son cortège sur un parcours de trente kilomètres. C’est inacceptable aussi bien du point de vue du contribuable que pour la gêne occasionnée aux usagers de la route. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un commis de magasin au service de ses maîtres islamistes</h3>



<p> Le deuxième, Habib Jemli, à qui on a confié la composition du gouvernement, est un parfait inconnu de la scène tout court. Désigné<em> «dans des conditions opaques»</em>, celui dont on ne sait même pas prononcer le nom est une personnalité génétiquement modifiée : d’abord <em>Nahdhaoui</em>, ensuite proche d’Ennahdha pour finir avec le statut d’indépendant. </p>



<p> Englué dans une agitation vaine, cet ex-secrétaire d’Etat à la biographie aussi interminable et trompeuse que celle d’une vedette de cinéma, multiplie les consultations selon des directives claires de la part de ses maîtres islamistes. On ignore sa vision de l’avenir, sa conception du monde, les moyens qu’il entend mettre en place pour installer une meilleure gouvernance. Il s’agit seulement d’un commis de magasin à qui serait dévolue la charge d’inscrire lisiblement les noms de postulants sur une liste selon les consignes des ses patrons. Il apparaît déjà dépassé par une charge dont il ne soupçonnait nullement la densité. Mais n’ayez crainte, il sera très vite condamné à courir en permanence derrière les événements, tiraillé entre les exigences des ses bienfaiteurs et les impératifs qui commandent sa fonction de Premier ministre. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un vieillard haut perché jouant au grand manitou</h3>



<p> Le troisième est le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), l’inénarrable Rached Ghannouchi. Un vieillard haut perché, à la posture ridicule, assumant in-extremis la fonction symbolique de grand manitou qui anime toute l’organisation des pouvoirs. Il décide de tout en sacrifiant le résidu de dignité qui lui reste, multipliant les bourdes, montant au créneau, supportant les interpellations désobligeantes de la députée Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL) qui ne lui reconnaît aucune autorité tout en gardant un œil suspicieux sur les représentants de Qalb Tounes qui le tiennent à leur tour en otage et dont il craint un retournement d’alliance. </p>



<p> Avant même que le gouvernement ne soit constitué, les trois pouvoirs souffrent déjà de discrédit auprès de l’opinion qui ne résulte pas d’un manque de communication ou de présence médiatique, mais au fait qu’il ne se passe toujours rien, qu’ils sont tous les trois incapables, malgré leurs fanfaronnades et leur baratin, de formuler des engagements précis laissant prévoir  des lendemains meilleurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LEllcjyI6l"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/17/petit-manuel-pour-survivre-au-retour-dennahdha/">Petit manuel pour survivre au retour d’Ennahdha</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Petit manuel pour survivre au retour d’Ennahdha » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/17/petit-manuel-pour-survivre-au-retour-dennahdha/embed/#?secret=ckJ07sVsdx#?secret=LEllcjyI6l" data-secret="LEllcjyI6l" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WQm4cxzWKB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/10/tunisie-ennahdha-et-qalb-tounes-un-superbe-attelage-pour-le-prochain-gouvernement/">Tunisie : Ennahdha et Qalb Tounes, un superbe attelage pour le prochain gouvernement</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Ennahdha et Qalb Tounes, un superbe attelage pour le prochain gouvernement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/10/tunisie-ennahdha-et-qalb-tounes-un-superbe-attelage-pour-le-prochain-gouvernement/embed/#?secret=TFQJymrfo3#?secret=WQm4cxzWKB" data-secret="WQm4cxzWKB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Avec le décès de Béji Caid Essebsi, la Tunisie perd un important vecteur de stabilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jul 2019 08:50:32 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Al-Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Béji Caid Essebsi (BCE), qui nous quittés hier, jeudi 25 juillet 2019, à l’âge de 93 ans, fut sans conteste l’un des maîtres du jeu politique tunisien avant et, surtout, après la révolution de 2011. Sans lui, la transition politique aurait été plus compliquée et, peut-être, moins pacifique. Par Jamel Dridi Il n’est...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Beji-Caid-Essebsi-20-mars-2019.jpg" alt="" class="wp-image-203121"/></figure>



<p><strong><em>Le président Béji Caid Essebsi (BCE), qui nous quittés hier, jeudi 25 juillet 2019, à l’âge de 93 ans, fut sans conteste l’un des maîtres du jeu politique tunisien avant et, surtout, après la révolution de 2011. Sans lui, la transition politique aurait été plus compliquée et, peut-être, moins pacifique. </em></strong><br></p>



<p> Par <strong>Jamel Dridi </strong><br></p>



<span id="more-228589"></span>



<p> Il n’est un secret pour personne qu’il a refusé les appels du pied de nombreux pays, notamment de ceux du Moyen-Orient, de combattre le parti islamiste Ennahdha, en contrepartie de promesses d’aides et d’investissements s’élevant à des milliards de dollars, comme en a bénéficié l’Egypte après la chute du régime des Frères musulmans, la destitution de l’ex-président islamiste Mohamed Morsi et la prise du pouvoir, suite à un coup d’Etat militaire, par le général Abdelfattah Al-Sissi.<br></p>



<p> C’est parce que BCE était un patriote doté d’une grande intelligence politique, fruit d’une longue expérience d’homme d’Etat (il fut ministre de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères, président de l’Assemblée, Premier ministre et président de la république, excusez du peu !), il voulait surtout préserver la stabilité et la paix en Tunisie. Il savait qu’une mise à l’écart brutale d’Ennahdha aurait pu entraîner une guerre civile. Les violences auxquelles ont donné lieu les changements politiques brutaux au lendemain du Printemps arabe dans des pays comme le Yémen, la Libye et la Syrie, lui ont sans doute inspiré une démarche plus consensuelle et plus portée sur le dialogue et la recherche des dénominateurs communs pour garantir une transition sans heurts, même si c’est au prix de concessions calculées. <br></p>



<p> Ce qui a facilité la tâche de BCE, c’est qu’il avait le verbe facile et un remarquable sens de l’humour, sans oublier sa grande culture, sa connaissance des hommes et son intelligence des situations. <br></p>



<p> Il y a quelques semaines, il était hospitalisé en urgence et, alors que certains, dans une recherche irresponsable du scoop, l’avait annoncé mort, il se remit rapidement, réapparut et répondit ironiquement, en s’excusant d’être encore vivant. Il se savait très malade, mais il était déterminé à achever son mandat présidentiel qui tirait à sa fin. L’âge, la maladie et la mort inéluctable eurent finalement raison de son optimisme, son énergie et son bagou légendaires.   <br></p>



<p> En 2011, sur le  site des ‘‘Echos’’, j’avais écrit un article intitulé ‘‘La rentrée des classes politiques tunisiennes’’. J’y présentais BCE comme le maître stabilisateur d’une classe politique qui, à cette époque, tout juste après la chute du régime de Ben Ali, par son côté novice, risquait de plonger la Tunisie dans l’instabilité.<br></p>



<p> En ce 62e anniversaire de la République tunisienne, le maître stabilisateur a quitté la Tunisie. Pourvu que ceux qui l’ont côtoyé parmi les acteurs politiques actuels aient pris le temps de s’inspirer de sa pondération et de sa sagesse. <br></p>



<p> Au revoir BCE!</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GTuL01VMq6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/25/une-fin-en-demi-teinte-de-beji-caid-essebsi/">Une fin en demi-teinte de Béji Caïd Essebsi</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Une fin en demi-teinte de Béji Caïd Essebsi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/25/une-fin-en-demi-teinte-de-beji-caid-essebsi/embed/#?secret=UUIhd6wCu9#?secret=GTuL01VMq6" data-secret="GTuL01VMq6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mFv1RcfsSN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/25/in-memorian-beji-caid-essebsi-lhomme-des-transitions/">In memorian : Béji Caïd Essebsi, l&rsquo;homme des transitions</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« In memorian : Béji Caïd Essebsi, l&rsquo;homme des transitions » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/07/25/in-memorian-beji-caid-essebsi-lhomme-des-transitions/embed/#?secret=0K5IWNRMjk#?secret=mFv1RcfsSN" data-secret="mFv1RcfsSN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Une rue au nom de Mohamed Morsi à Tunis : La maire Souad Abderrahim précise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jun 2019 17:27:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[maire]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Morsi]]></category>
		<category><![CDATA[municipalité]]></category>
		<category><![CDATA[Seifeddine Makhlouf]]></category>
		<category><![CDATA[Souad Abderrahim]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La maire de Tunis Souad Abderrahim (Ennahdha) a confirmé, dans une déclaration à Kapitalis, aujourd’hui, mercredi 26 juin 2019, avoir reçu une demande pour donner à une rue de la capitale le nom de l&#8217;ex-président égyptien Mohamed Morsi, mort lundi dernier, au cours de son audition au tribunal. Cependant, contrairement à ce qui a été...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/26/une-rue-au-nom-de-mohamed-morsi-a-tunis-la-maire-souad-abderrahim-precise/">Une rue au nom de Mohamed Morsi à Tunis : La maire Souad Abderrahim précise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/06/Souad-Abderrahim-Mohamed-Morsi.jpg" alt="" class="wp-image-220704"/></figure>



<p><em><strong>La maire de Tunis Souad Abderrahim (Ennahdha) a confirmé, dans une déclaration à Kapitalis, aujourd’hui, mercredi 26 juin 2019, avoir reçu une demande pour donner à une rue de la capitale le nom  de l&rsquo;ex-président égyptien Mohamed Morsi, mort lundi dernier, au cours de son audition au tribunal.</strong></em></p>



<span id="more-220698"></span>



<p>Cependant, contrairement à ce qui a été diffusé par certains médias, Mme Abderrahim n’a pas donné de suite positive à cette demande motivée par l’avocat islamiste Seifeddine Makhlouf. Elle a, en effet , précisé qu’elle n’est pas habilitée à répondre à de pareilles demandes et que des commissions spécialisées sont chargées de choisir les noms des rues.</p>



<p>La maire a rappelé que ces commissions ont récemment répondu positivement à la demande du parti Al-Jomhouri, en inaugurant, à la cité Ennasr, une rue au nom de Maya Jeribi, la militante historique de l&rsquo;opposition tunisienne disparue le 19 mai 2018.</p>



<p>Rappelons que le 18 juin courant, Seifeddine Makhlouf a appelé à baptiser une rue au nom du président martyr, selon ses termes. Cette proposition a été critiquée par certains mais appuyé par les partisans des Frères musulmans en Tunisie, qui avaient, au lendemain de son décès, manifesté devant le consulat égyptien, à Tunis, pour appeler à l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes exactes du décès de l&rsquo;ex-président islamiste.</p>



<p style="text-align:right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TuUex4qcHC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/18/deces-de-mohamed-morsi-les-larmes-de-moncef-marzouki-en-direct-sur-al-jazeera-video/">Décès de Mohamed Morsi : Les larmes de Moncef Marzouki en direct sur Al-Jazeera (vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Décès de Mohamed Morsi : Les larmes de Moncef Marzouki en direct sur Al-Jazeera (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/18/deces-de-mohamed-morsi-les-larmes-de-moncef-marzouki-en-direct-sur-al-jazeera-video/embed/#?secret=Ad1KzEcuA3#?secret=TuUex4qcHC" data-secret="TuUex4qcHC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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