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	<title>Archives des Mohamed Sadok Lejri - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mohamed Sadok Lejri - Kapitalis</title>
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		<title>Gros plan &#124; Amel Guellaty ou le cinéma de l&#8217;essentiel</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 11:49:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Slim Baccar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi l’accueil positif auquel a eu droit ‘‘𝑊ℎ𝑒𝑛𝑡ℎ𝑒𝑤𝑖𝑛𝑑𝑐𝑜𝑚𝑒𝑠𝑓𝑟𝑜𝑚’’ de la cinéaste Amel Guellaty est-il amplement mérité ?  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/03/gros-plan-amel-guellaty-ou-le-cinema-de-lessentiel/">Gros plan | Amel Guellaty ou le cinéma de l&rsquo;essentiel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’accueil positif auquel a eu droit ‘‘ Where the wind comes from<strong>&lsquo;</strong>’, long-métrage de fiction de la cinéaste tunisienne Amel Guellaty, est amplement mérité. Ce film est un réquisitoire implacable contre une société qui délaisse l&rsquo;avenir de sa jeunesse.</em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri</strong></p>



<span id="more-18317731"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure>
</div>


<p>C’est un road movie qui raconte le voyage de deux zébulons, qui sont en réalité deux amis d’enfance, de Tunis à Djerba. Alyssa est une lycéenne de 19 ans, pétillante et rebelle, qui rêve de voir son ami Mehdi gagner le concours de dessin qui aura lieu à Djerba. Moins extraverti qu’Alyssa, Mehdi (avec un «i» à la fin) est un jeune diplômé universitaire de 23 ans, à l’esprit rassis, qui s’évertue en vain à décrocher un emploi dans l’informatique.</p>



<p>Ce film est un réquisitoire implacable contre une société qui délaisse l&rsquo;avenir de sa jeunesse. On s’attache tout de suite à Alyssa et Mehdi qui tentent d&rsquo;échapper à une existence sans perspectives, et qui fuient une impasse sociale où tout espoir semble proscrit, en s&#8217;embarquant dans un voyage rocambolesque. On a envie de savoir où cette route les mènera, on ignore jusqu’au bout si ce couple s&rsquo;arrêtera. C’est une aventure qui nous tient en haleine du début à la fin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une envie de fuite</h2>



<p>La mise en scène suggère que la fuite des personnages est un acte contraint par une société devenue invivable, une société dotée d’une jeunesse créative et bouillonnante mais qui voit son avenir obscurci par le doute et le désespoir. Avant de prendre le large, il y avait déjà une envie de fuite. La situation d’Alyssa et Mehdi n&rsquo;a-t-elle pas provoqué les circonstances qui leur donneraient prétexte à fuir plus loin, à chercher une liberté et un espoir qu&rsquo;aucun des deux n&rsquo;avait dans sa vie impécunieuse, morose et privée de promesses ? Car c’est la liberté et l’espoir d’un avenir meilleur qui les guident. Et, sans doute en ont-ils trop manqué avant, pour partir dans cette quête excessive. Une fois ce but défini, ils s’embarqueront dans une escapade avec la volonté de ne plus revenir en arrière et la détermination de trouver une solution à leur vie misérable.</p>



<p>L’on ne peut rester insensible à cette histoire. Les personnages d’Alyssa et de Mehdi sont crédibles et bien construits, l’œuvre brille par l’épaisseur psychologique de ses protagonistes. On suit leur évolution avec tendresse.</p>



<p>‘‘𝑊ℎ𝑒𝑛 𝑡ℎ𝑒 𝑤𝑖𝑛𝑑 𝑐𝑜𝑚𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑜𝑚’’ est porté par un duo de jeunes acteurs que sont Eya Bellagha et Slim Baccar. Ces derniers ont littéralement crevé l’écran ! La justesse de leur jeu, le caractère authentique de leur souffrance, leur performance empreinte d&rsquo;une détresse criante de vérité nous pousse à la réflexion et à nous interroger sur l’avenir des jeunes de ce pays.</p>



<p>L’intérêt du film réside dans la dualité de ses protagonistes, à la fois déterminés et profondément fragiles ; ce contraste est particulièrement bien exploité. L’histoire de leur voyage, ou plutôt leur fuite, est un peu l’histoire de toute une vie en accéléré, avec ses mauvaises et ses bonnes surprises, avec ses déceptions et ses lueurs d’espoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libérer la puissance du rêve</h2>



<p>Bref, ‘‘𝑊ℎ𝑒𝑛 𝑡ℎ𝑒 𝑤𝑖𝑛𝑑 𝑐𝑜𝑚𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑜𝑚’’ restitue le climat de notre époque et donne un aperçu de notre réalité sociale, mais aussi de nos psychés et psychoses collectives. Les incursions oniriques renvoient directement au courant surréaliste. Malgré quelques maladresses dues au manque de moyens, elles ont été soignées dans la mesure du possible et sont à saluer.</p>



<p>En effet, les scènes surréalistes sont loin d’être des artifices esthétiques, elles convoquent l’héritage d’un surréalisme authentique qui n’est pas sans nous rappeler celui de Luis Bunuel, Jean Cocteau et David Lynch.</p>



<p>Dans certaines scènes, le rêve se mêle à la réalité, si bien que l’on ne sait plus quelle image est réelle et quelle image appartient au rêve du personnage. En fait, Amel Guellaty cherche à libérer la puissance du rêve de Mehdi et Alyssa et à abolir la frontière entre le réel et l’imaginaire, offrant au spectateur, le temps de quelques scènes, une expérience immersive où la poésie du rêve contraste avec la laideur et la vérité brute de leur quotidien.</p>



<p>Bien que ce soit un <em>road movie</em>, ce film n’est pas une contrefaçon du cinéma américain et représente une voix propre et originale, en l’occurrence celle de la réalisatrice. A travers ce long-métrage, elle a fait en sorte que ces voix fragiles n’aient plus que le désert du sud tunisien, le sable des plages ou quelques cénacles mondains et stériles comme lieux d’expression.</p>



<p>Malgré tout ce qui a été écrit, ce film n’est pas du tout mélancolique, bien au contraire ! La réalisatrice possède cet art – ô combien rare en Tunisie et dans le monde arabe ! – de la finesse qui consiste à filmer la gravité sans jamais l’appesantir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les failles d&rsquo;une société</h2>



<p>Là où d’autres s’enfermeraient dans le pathos, Amel Guellaty choisit le ton badin et l’humour pour disséquer les failles de notre société et les tourments d’âme d’Alyssa et Mehdi. Sous le vernis d’une apparente légèreté, la réalisatrice transforme des sujets graves tels que le chômage, les agressions sexuelles, l’égoïsme comme facteur de réussite, l’immobilisme social et administratif, le traditionalisme rigide, le pays devenu un terreau de rancœur et de frustration, etc., en récits d’aventure riches en émotions. C’est un cinéma qui traite de l’essentiel avec un sourire en coin, prouvant que le cinéma engagé n’a pas besoin de larmes et de solennité pour bousculer le spectateur.</p>



<p>Je pense sincèrement que ‘‘𝑊ℎ𝑒𝑛 𝑡ℎ𝑒 𝑤𝑖𝑛𝑑 𝑐𝑜𝑚𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑜𝑚’’ doit être vu par le plus grand nombre de jeunes tunisiens. Ces derniers s’identifieront à coup sûr aux protagonistes. D’ailleurs, le grand public appréciera les visages familiers du petit et du grand écran. Leurs apparitions sont assez brèves, mais elles apportent une certaine intensité au film. Le talent de Fatma Sfar, Saoussen Mâalej et Mohamed Grayaâ a permis de graver dans les esprits les scènes auxquels ils ont participé. Une mention spéciale à Fatma Sfar qui a magistralement incarné le rôle de la <em>«femme corruptrice»</em>. D’ailleurs, le manque d’expérience et la posture innocente d’Alyssa dans la scène de la boîte de nuit ne sont pas sans nous rappeler le personnage de Aya incarné par la même Fatma Sfar dans l’excellent film de Mehdi Barsaoui : ‘‘𝐴𝑖̈𝑐ℎ𝑎’’.</p>



<p>La bande originale est également intéressante. L&rsquo;utilisation des morceaux de 𝑌𝑢𝑚𝑎 transcende la simple bande-son pour devenir un véritable véhicule narratif. En choisissant leur style un peu folk et mélancolique, le film parvient à instaurer une intimité immédiate avec le spectateur, notamment les jeunes et moins jeunes qui apprécient ce duo. Chaque note de guitare acoustique semble chuchoter les non-dits des personnages. Ainsi la musique de Yuma n’est pas seulement là pour illustrer certaines scènes, elle en approfondit la tonalité émotionnelle, transformant les moments de doute et de solitude en réflexions sur l’espoir et la condition des jeunes.</p>



<p>Hélas ! En dépit de la qualité remarquable de l’œuvre, la salle du cinéma l’ABC était quasiment vide : nous n&rsquo;étions que trois. Le film qui passait juste avant, ‘‘𝑆𝑎ℎ𝑏𝑒𝑘 𝑅𝑎𝑗𝑒𝑙 2’’, a beau être un navet populacier, il ne désemplit pas, même après deux mois d’exploitation. Manifestement, le règne du mauvais goût ne semble pas près de s’achever. Après avoir colonisé le petit écran, la médiocrité dicte aujourd&rsquo;hui sa loi au septième art.</p>
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		<title>Tunisie &#124; Un pays qui coule</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/21/tunisie-un-pays-qui-coule/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 07:50:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[constructions anarchiques]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructure]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
		<category><![CDATA[urbanisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Destructions provoquées par deux jours de fortes pluies dans le paysage urbain d’une Tunisie en mal de planification et de gouvernance.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les destructions provoquées par deux jours de pluies torrentielles dans le paysage urbain d’une Tunisie en mal de planification, de gouvernance et de compétence sont la marque d’un pays qui a mal évolué en laissant s’aggraver toutes les tares de sa population : égoïsme, laisser-aller et corruption à tous les étages. C&rsquo;est tout un pays qui coule, au propre et au figuré. </em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri</strong></p>



<span id="more-18268011"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure>
</div>


<p>Notre conception de l’infrastructure est digne d’un pays de bédouins au climat désertique : égouts de dimension réduite, mauvaise gestion des eaux pluviales etc. Les constructions se font le plus souvent au mépris des règles d’urbanisme, les quartiers spontanés pullulent comme des champignons, la prolifération des constructions anarchiques dure depuis plusieurs décennies et ont transformé ce pays en un gigantesque bidonville. La corruption bat son plein dans le secteur du bâtiment, les malversations et la corruption gangrènent l‘activité de construction routière, les gens sont crasseux et salissent tous les endroits qu’ils fréquentent en y laissant des tonnes de déchets…</p>



<p>Bref, ce pays a été détruit miette à miette par des constructions aussi hideuses qu’anarchiques édifiées à coups de pots-de-vin et de passe-droits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un désastre administratif</h2>



<p>Population, journaleux et animateurs de plateau placent, à chaque fois, les dirigeants de ce pays sur le banc des accusés pour leur imputer la responsabilité des dégâts occasionnés par les pluies qui s’abattent ponctuellement sur la Tunisie. Quand une région est touchée par des intempéries majeures, on entend souvent des gens hurler : <em>«Que fait le maire ? Où est passé le délégué régional ?»</em> En réalité, à part limiter les dégâts, l’Etat et ses représentants ne peuvent pas faire grand-chose pour les victimes. En effet, irresponsabilité, égoïsme et grand n’importe quoi s’entremêlent fangeusement depuis plusieurs générations.</p>



<p>La chose à laquelle nous assistons depuis deux jours n’est pas vraiment un événement climatique et ne relève pas du registre du phénomène naturelle – et encore moins de la catastrophe naturelle –, mais du désastre administratif.</p>



<p>Les esprits irrationnels et moyenâgeux rongés par la superstition aiment bien invoquer la <em>«colère divine»</em> pour y trouver une explication, mais ces inondations ne sont que le résultat prévisible d&rsquo;une bétonisation effrénée. En effet, quand on remplace les zones d&rsquo;absorption par des logements spontanés et des complexes immobiliers anarchiques, l’eau ne fait que reprendre ses droits sur le ciment du mépris.</p>



<p>Avant de couler sous l’eau, ce pays coulait sous le poids d’une corruption qui a transformé les règles d’urbanisme en simples suggestions, en théories sans application concrète. Chaque maison inondée est un monument à l’absence de rigueur et au non-respect des lois (loi organique, loi de la nature…). Chaque quartier inondé est un monument à l’inexistence de la culture de l’urbanisme et du bâtiment, chaque zone sinistrée par des pluies torrentielles est un monument à l’impunité environnemental et à l’urbanisme suicidaire. Chaque véhicule renversé est un monument au bétonnage corrompu, à la négligence criminelle et à la cécité volontaire. La médiocrité, l’irresponsabilité et la culture de l’à-peu-prisme (<em>«ti barra bark !»</em>) et des pots-de-vin sont une seconde nature chez nous ; elles ont encore de beaux jours devant elles.</p>



<p>D’aucuns ont sacrifié l’avenir du territoire sur l’autel du profit immobilier. Aujourd’hui, les Tunisiens paient en boue et en larmes le prix de leur conception bédouine et court-termiste de l’urbanisme, ils paient aussi le prix de la cupidité des décideurs qui ont délivré des permis de construire indûment. A force de fermer les yeux durant plusieurs décennies sur ces violations et dérives, le bétonnage sauvage est devenu la norme en Tunisie et des villes entières ont été construites sans la moindre notion d’urbanisme.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Inondations-Tunisie-Janvier-2026-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18268181" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Inondations-Tunisie-Janvier-2026-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Inondations-Tunisie-Janvier-2026-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Inondations-Tunisie-Janvier-2026-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Inondations-Tunisie-Janvier-2026-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Inondations-Tunisie-Janvier-2026-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Inondations-Tunisie-Janvier-2026-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Inondations-Tunisie-Janvier-2026.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Un pays qui s’effondre</h2>



<p>Vous remarquerez que le centre-ville de Tunis, malgré son engorgement et une concentration urbaine asphyxiante, même s’il subit le contrecoup de la croissance urbaine et de l’extension chaotique de la capitale, échappe plus ou moins aux foudres de la nature vengeresse. Il en est de même pour les vieux quartiers de Tunis sis à proximité du centre-ville tels que Mutuelleville, Alain Savary, Franceville/El Omrane, Notre Dame, El Menzah… Ces derniers témoignent d&rsquo;une ordonnance urbaine rigoureuse, régie par les canons architecturaux de l’époque.</p>



<p>En revanche, les nouveaux quartiers surcotés comme El Aouina, El Ouahat (Les Oasis), Aïn Zaghouan, Raoued, La Soukra, Ennasr, Chotrana, etc., ne bénéficient pas de cette harmonie architecturale née d&rsquo;une bonne maîtrise des règles de construction. Bien que les nouveaux bâtiments soient clinquants, ça reste du toc. Ils ont vu le jour dans le cadre d’une course effrénée au bétonnage qui ne s’encombre d’aucune autre considération que celle du béton et du prix du mètre carré. Il serait inutile de s’attarder encore sur les constructions anarchiques qui constituent une véritable pollution visuelle et qui continuent de défigurer le paysage urbain et de défier la nature.</p>



<p>Ainsi, <em>«chya3mel el wali ? winou el moôtmed ?»</em> continueront de fuser après chaque inondation.</p>



<p>Une politique de grands travaux doit être menée sur l’ensemble du territoire et une politique de décentralisation s’impose pour désengorger la capitale, laquelle s’est bidonvillisée, en créant un chef-lieu dans chaque gouvernorat et en métamorphosant toute la région Est du pays. Pour ce faire, il faut beaucoup d’argent, beaucoup de travail, des stratèges, des planifications urbaines et régionales, beaucoup de conscience professionnelle et s’élever au-dessus des bassesses et des mesquineries quotidiennes : corruption, malhonnêteté, cupidité, médiocrité, fatuité mal à propos et la liste des <em>«vertus»</em> est encore longue, lesquelles <em>«vertus»</em>, mises l’une à côté de l’autre, sont capables de provoquer l’effondrement de tout un pays, au sens propre comme au sens figuré.</p>
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		<title>K2Rhym, la nostalgie de Ben Ali et nous !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 10:02:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[7 novembre 1987]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkrim Jilani Ghouma]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[K2rhym]]></category>
		<category><![CDATA[Karim Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Leïla Trabelsi]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 23 de règne de Ben Ali ont réduit en cendres des choses difficilement réhabilitables en Tunisie. K2Rhym s'entête à nous le rappeler.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/15/k2rhym-la-nostalgie-de-ben-ali-et-nous/">K2Rhym, la nostalgie de Ben Ali et nous !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ceux qui s’apprêtent à regarder le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=vF5sUr_Un2U" target="_blank" rel="noreferrer noopener">documentaire</a> de Karim Gharbi alias K2Rhym peuvent se contenter de la première demi-heure, le reste est à la gloire de notre Snoop Dogg national qui se voyait déjà au palais de Carthage. Les dix dernières minutes peuvent également s’avérer intéressantes pour ceux qui veulent en savoir un petit peu plus sur les conditions de l’inhumation de l’ancien président de la république Zine El Abidine Ben Ali en Arabie Saoudite.</em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri</strong></p>



<span id="more-18240446"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure>
</div>


<p>Les témoignages de Habib Ammar (Général d’armée et ancien ministre), Abdelkrim Jilani Ghouma (ancien directeur au ministère de l’Intérieur) et Mohamed Berhouma (ancien chef du protocole à la présidence de la République) sur le coup d’Etat du 7 novembre 1987 sont dignes d’intérêt. Ils relatent les événements au cours desquels ils étaient aux avant-postes et parlent du rapport qu’ils entretenaient avec Ben Ali.</p>



<p>En revanche, on a l’impression que cette première partie est venue se greffer sur le reste du documentaire qui n’est autre chose qu’une hagiographie du rappeur K2Rhym. Ce dernier avait probablement l’intention de s’en servir comme outil de propagande lors de la campagne des dernières élections, mais, manifestement, les choses ne se sont pas déroulées comme il espérait pour les raisons que l’on connaît *.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’«héritier» autoproclamé d’un dictateur &nbsp;</h2>



<p>Une fois la première demi-heure passée, la vacuité prend le relais et le rappeur se met à nous raconter ses origines, son enfance et adolescence, sa vie et sa success-story, le tout sur un ton sirupeux et avec des invités qui manient bien la brosse à reluire. Bref, ça nous fait une belle jambe ! Les intervenants nous donnent parfois l&rsquo;impression qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une figure christique.</p>



<p>Le protagoniste du documentaire a essayé de nous faire comprendre de façon implicite qu’il entretenait un <em>«rapport filial»</em> avec l’ancien dictateur et qu’ils étaient même familiers ; un peu comme si le digne héritier était venu au chevet du patriarche pour l’assister dans ses dernières heures, et comprenne qui pourra !</p>



<p>Enfin, tous ces Tunisiens qui se réfugient depuis quelque temps dans la nostalgie de Ben Ali et qui sautent à la gorge de celui qui ne partage pas leurs regrets et leur <em>«nostalgie du bon vieux temps»</em> commencent à me taper sur le ciboulot ! Comme si Ben Ali était étranger aux turpitudes qui rongent le pays, telles entre autres les malversations et la corruption ! Comme si le défunt était étranger à cette médiocrité qui est devenue l’alpha et l’Omega de notre existence !</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/07/K2Rhym-Karim-Gharbi-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-13632756" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/07/K2Rhym-Karim-Gharbi-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/07/K2Rhym-Karim-Gharbi-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/07/K2Rhym-Karim-Gharbi-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/07/K2Rhym-Karim-Gharbi-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/07/K2Rhym-Karim-Gharbi-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/07/K2Rhym-Karim-Gharbi-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/07/K2Rhym-Karim-Gharbi.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em><br>Cet homme louche compte sur la crédulité intéressée de beaucoup de Tunisiens pour accéder au Palais de Carthage.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Un gage de médiocrité intellectuelle</h2>



<p>L’homme a hypothéqué l’avenir du pays en le plaçant entre les jambes de sa femme Leïla Trabelsi, et ça geint encore ! Tous ces jeunes cons qui votent invariablement identitaire et réactionnaire ne sont-ils pas le produit du système éducatif de Ben Ali ? Ce dernier pensait lutter contre l’extrémisme religieux, mais il s’est en réalité, et à son insu, mis au service du projet obscurantiste en produisant des générations d’incultes qui votent aujourd’hui sans aucune conscience politique.</p>



<p>La médiocrité intellectuelle et l’esprit rétrograde et réactionnaire dans lesquels nous baignons aujourd’hui sont, en fait, l’héritage que nous a légué Ben Ali. Ce dernier a fait perdre à la Tunisie près d’un quart de siècle et a dilapidé un héritage d’une valeur inestimable et acquis à la suite d’immenses efforts.</p>



<p>Je persiste et signe : durant son règne, on a détruit le système éducatif, on a dévoyé la morale et certaines valeurs à des fins perverses, on a abruti les jeunes générations avec la culture des virages des stades de football et on a livré la société aux émanations populacières, sans parler des vies brisées et des bouches muselées, de la torture, des persécutions et des bouteilles en verre dans le fion, de la paranoïa qui régnait en maître dans le pays à cause des murs qui avaient des oreilles… Et la liste des réalisations historiques de l’<em>«artisan du changement»</em> est encore longue !</p>



<p>Bref, les vingt-trois de règne de Ben Ali ont réduit en cendres des choses difficilement réhabilitables. Ce ne sont pas les larmes nostalgiques de quelques surexcités ou un K2Rhym qui, à travers ce documentaire, apparaît dans les vêtements du <em>«fils»</em> qui pourrait lui succéder qui vont nous faire changer d’avis ou restaurer ce qui semble être définitivement brisé. Y en a marre de Ben Ali, bonne fête et bon 14 janvier à tout le monde ! </p>



<p><em>* Sa candidature à la présidentielle de 2024 a fait pschitt et une procédure judiciaire a été intentée à son encontre.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="I AM K2 - Official Movie | الفيلم الرسمي" width="1160" height="653" src="https://www.youtube.com/embed/vF5sUr_Un2U?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SW16P6wFmC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/07/tunisie-k2rhym-president-de-la-republique-pourquoi-pas/">Tunisie : K2Rhym président de la république, pourquoi pas ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : K2Rhym président de la république, pourquoi pas ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/07/tunisie-k2rhym-president-de-la-republique-pourquoi-pas/embed/#?secret=Tl2RRTXQiI#?secret=SW16P6wFmC" data-secret="SW16P6wFmC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Les événements d’Iran dans les médias français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 08:23:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Mahyar Monshipour]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On est vraiment à saturation face à la duplicité des médias français et lassé par son hypocrisie, face aux massacres à Gaza et en Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/15/les-evenements-diran-dans-les-medias-francais/">Les événements d’Iran dans les médias français</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les pleurnicheries des chaînes françaises sur les événements en cours en Iran ont quelque chose de pathétique et de risible, car ces mêmes chaînes n&rsquo;ont pas versé une seule larme, même de crocodile, sur les dizaines de milliers de victimes palestiniennes de Gaza. On est vraiment à saturation face à la duplicité des médias français et lassé par son hypocrisie.</em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri</strong></p>



<span id="more-18240084"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure>
</div>


<p>On peut dire tout ce que l’on veut sur le soutien que les Etats-Unis et Israël apportent aux centaines de milliers d’Iraniens qui sont dans les rues, car il va sans dire qu’il s’agit d’un soutien fort intéressé, mais un régime politique qui coupe internet sur tout le territoire et qui invoque la souveraineté pour réprimer son peuple dans le sang et tuer des centaines de jeunes et moins jeunes tranquillement ne mérite pas de tenir un jour de plus, même si le Grand Satan et son appendice cancéreux du Proche-Orient suivent ce soulèvement de très près et mettent tout en œuvre pour faire chuter les enturbannés chiites.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perfidie et servilité</h2>



<p>En même temps, les chaînes d’info françaises devraient arrêter d’inviter le journaliste Emmanuel Razavi, le boxeur Mahyar Monshipour et le fils du Chah d’Iran parce que leur discours sied parfaitement au projet conçu par l’axe américano-israélien pour l’Iran post-République islamique; c’est le meilleur moyen de jeter le discrédit sur les revendications légitimes du peuple iranien. Ce dernier n’a pas viré le Chah pour accueillir, quarante-sept ans plus tard, son chaton en fanfare.</p>



<p>Les Iraniens qui apparaissent depuis quelques jours à la télé nourrissent une vieille rancune envers le régime des Mollahs. Cette haine de longue date qu’ils vouent à l’égard de la République islamique est tout à fait compréhensible. Le problème, c’est qu’ils respirent la perfidie et la servilité. Il ne faut pas être un foudre de guerre pour comprendre que ces exilés iraniens, devenus très médiatisés depuis quelques jours, sont tout bonnement des pions d’Israël et des Etats-Unis.</p>



<p>Ces mêmes chaînes d&rsquo;info, pleurnichardes sélectives, n&rsquo;ont pas versé une seule larme, même de crocodile, sur les dizaines de milliers de victimes palestiniennes de Gaza. On est vraiment à saturation face à la duplicité de la presse française et lassé par son hypocrisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Manipulation et mensonge</h2>



<p>Au cours de ces deux dernières années, il y a eu de la part de ces médias une invisibilisation délibérée et une légitimation des massacres des civils palestiniens, lesquels civils se faisaient écrabouillés chez eux, dans les hôpitaux, les écoles, etc., par les bombes américano-israéliennes de tout calibre. Bien pis ! En plein massacres à Gaza, la propagande en faveur d’Israël battait son plein : <em>«Est-ce que vous condamnez le pogrom du 7 octobre ? Le ‘‘Khamas’’ est-elle une organisation terroriste ?»</em> sommaient-ils de répondre à ceux qui refusaient de se soumettre complètement à leur manipulation et à leur version mensongère.</p>



<p>Aujourd’hui, les chaînes traditionnelles françaises, qui par ailleurs sont devenues un repaire de nervis et qui ne sont plus à une crapulerie près, essayent de nous faire croire qu’elles se font du mauvais sang pour l’avenir du peuple iranien et des filles qui défilent dans les rues de Téhéran les cheveux au vent.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/15/les-evenements-diran-dans-les-medias-francais/">Les événements d’Iran dans les médias français</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Trump comme alibi &#124; Quand la fiction remplace l’information</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/trump-comme-alibi-quand-la-fiction-remplace-linformation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 08:38:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réponse à l'article de Mohamed Sadok Lejri publié dans Kapitalis et intitulé «Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/trump-comme-alibi-quand-la-fiction-remplace-linformation/">Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La tribune publiée par Kapitalis sous la signature de Mohamed Sadok Lejri, intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/09/trump-ajoute-tebboune-et-macron-a-son-tableau-de-chasse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse»</a>, ne relève pas du journalisme d’analyse mais d’une construction idéologique reposant sur une déformation manifeste des faits.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18218850"></span>



<p>Donald Trump a évoqué Imane Khelif dans un contexte précis : celui de la polémique américaine sur les athlètes transgenres dans le sport, déclaration reprise notamment par <em>L’Équipe</em> au moment de sa diffusion. Cette sortie, aussi contestable soit-elle, ne visait ni l’Algérie comme État ni son président Abdelmadjid Tebboune. Trump n’a cité ni Alger ni Tebboune. Il n’a pas davantage établi le moindre lien avec la politique algérienne. Le reste n’existe que dans l’imagination de ceux qui l’écrivent.</p>



<p>À partir de cette donnée simple, la tribune publiée par Kapitalis opère pourtant un glissement grave : une phrase sur une sportive devient une attaque géopolitique contre l’Algérie, et une polémique américaine est transformée en humiliation infligée à Tebboune et à Macron.</p>



<p>Ce procédé n’est pas de l’interprétation, c’est de la projection. Les mots employés — <em>«vassalité», «servilité», «nif au vestiaire», «infériorité»</em> — relèvent du registre du ressentiment, pas de l’information.</p>



<p>Le cœur du problème est là : Trump n’est pas décrit tel qu’il parle ou agit, mais tel que l’auteur a besoin qu’il soit pour alimenter un discours de dénigrement politique. On fait dire à Trump ce qu’il n’a pas dit, on lui prête des intentions qu’il n’a pas formulées, puis on bâtit sur cette base fictive une charge contre l’Algérie et la France. C’est une falsification narrative.</p>



<p>Il ne s’agit pas ici de défendre Tebboune ni Macron. Ils sont critiquables sur bien des terrains. Mais les critiquer sur la base de propos que Trump n’a jamais tenus revient à fabriquer un procès à partir d’un dossier vide. Cela affaiblit la critique elle-même et décrédibilise celui qui la formule.</p>



<p>En définitive, la tribune publiée par Kapitalis parle moins de Trump que de la vision obsessionnelle de son auteur : une lecture des rapports de force internationaux réduite à une dramaturgie de la soumission et de l’humiliation. Trump devient un personnage de fiction utilisé pour régler des comptes idéologiques. Ce n’est plus de la géopolitique, c’est du théâtre politique.</p>



<p>Or le lecteur n’attend pas d’un média qu’il mette en scène des fantasmes, mais qu’il distingue clairement ce qui relève du fait, de l’analyse et de l’opinion. En brouillant ces trois registres, l’article ne produit pas de l’information : il produit de la confusion.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/trump-comme-alibi-quand-la-fiction-remplace-linformation/">Trump comme alibi | Quand la fiction remplace l’information</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 09:24:06 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Nicolas Maduro]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à Trump, les dirigeants algériens ont laissé leur «nif» au vestiaire et la France a  dilué sa glorieuse histoire dans le larbinisme.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/09/trump-ajoute-tebboune-et-macron-a-son-tableau-de-chasse/">Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Algérie est souvent en bisbille avec la France et leurs disputes ne sont pas sans nous rappeler celles des vieux couples. La dernière sortie de Donald Trump devant les élus de son parti a été humiliante pour les deux pays, aussi bien pour la France que pour l’Algérie. En revanche, face à Trump, aucun des deux ne semble vouloir faire le fier. Les dirigeants algériens ont laissé leur «nif» au vestiaire et la France a vu diluer toute sa glorieuse histoire dans la marée du larbinisme.</em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri</strong> *</p>



<span id="more-18214658"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure>
</div>


<p>Abdelmajid Tebboune et Emmanuel Macron ont silencieusement reconnu leur infériorité et leur grande servilité devant le plus fort. Finalement, la lâcheté de certains dirigeants se révèle dès que le danger apparaît et à la première attitude provocatrice de Trump.</p>



<p>Vladimir Poutine et Xi Jinping ne sont pas des dirigeants en carton, c’est pourquoi Trump n’ose pas les humilier. Le Russe et le Chinois reçoivent de sa part tous le respect et les égards qui leur sont dus.</p>



<p>Le régime algérien, frère et grand ami du Venezuela bolivarien devant l’Eternel, symbole de l’anticolonialisme et engagé depuis toujours dans la lutte contre l’impérialisme, observe un silence assourdissant depuis l’arrestation de l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro.</p>



<p>Les médias algériens à la botte du pouvoir en place traitent, depuis quelques jours, ce sujet d&rsquo;actualité avec beaucoup de pusillanimité. Une chose est sûre, le pouvoir ne veut pas se mouiller et protège ses arrières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tebboune et la docilité de vassal</h2>



<p>Mardi 6 janvier 2026, la boxeuse algérienne Imane Khelif, championne olympique à Paris et cible d&rsquo;accusations sur son genre, a de nouveau fait l’objet de moqueries de la part de Trump. Ce dernier, très hostile à l’idée de voir des athlètes transgenres participer à des compétitions féminines, avait déjà déclaré que lors des Jeux Olympiques qui se dérouleront à Los Angeles, en 2028 <em>«il ne restera pas les bras croisés à regarder des hommes battre des athlètes féminines»</em>.</p>



<p>Dans un numéro digne d’un one-man-show fait de railleries et de critiques acerbes visant la sportive algérienne sans la nommer, il a d’abord mimé une scène d’haltérophilie pour expliquer qu’un transgenre soulèvera toujours les kilos avec une aisance nettement supérieure à celle d’une femme avant de créer un vrai spectacle autour de la personne d’Imane Khelif et du combat qui l’avait opposée à l&rsquo;italienne Angela Carini lors des derniers Jeux olympiques de Paris. Je vous reproduis la traduction publiée par le journal électronique algérien TSA : «<em>𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠</em> <em>𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑒𝑧</em> <em>𝑑𝑒</em> <em>𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒</em> <em>𝑏𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑏𝑜𝑥𝑒𝑢𝑠𝑒</em> <em>𝑐ℎ𝑎𝑚𝑝𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑑’𝐼𝑡𝑎𝑙𝑖𝑒? 𝑃𝑢𝑖𝑠</em> <em>𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑒 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒</em> <em>𝑞𝑢𝑖 𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔é 𝑑𝑒</em> <em>𝑠𝑒𝑥𝑒. 𝐶’é𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑢𝑛 𝑏𝑜𝑛 𝑏𝑜𝑥𝑒𝑢𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑖𝑙 𝑎 𝑑é𝑐𝑖𝑑é 𝑑𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑜𝑛 𝑎ff𝑎𝑖𝑟𝑒 […]. 𝐴𝑢 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑟𝑜𝑢𝑛𝑑, 𝑖𝑙 𝑙𝑢𝑖 𝑎 𝑎𝑠𝑠é𝑛é 𝑢𝑛𝑒 𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒. 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑠’𝑒𝑠𝑡 𝑟é𝑓𝑢𝑔𝑖é𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑖𝑛 𝑑𝑢 𝑟𝑖𝑛𝑔, 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑒𝑧? 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑡𝑜𝑚𝑏é𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑙𝑒𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒𝑠, 𝑑𝑢 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑜𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑐ℎ𝑜𝑐. 𝐼𝑙𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑠𝑠𝑎𝑦é 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑛𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑝𝑟é𝑓é𝑟é 𝑎𝑏𝑎𝑛𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟. 𝐸𝑡, à 𝑙𝑎𝑓𝑖𝑛, 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑜𝑚𝑚𝑒-f𝑒𝑚𝑚𝑒 𝑎 𝑔𝑎𝑔𝑛é 𝑙𝑎 𝑚é𝑑𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑑’𝑜𝑟 […]. 𝑇𝑜𝑢𝑡 𝑐𝑒𝑙𝑎 𝑒𝑠𝑡 𝑟𝑖𝑑𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒.</em>»</p>



<p>Je pense que l’enseignement qu’on peut tirer de tout cela, c’est que le régime algérien bombe le torse et devient hystérique quand il s’agit de la France&nbsp;; il joue aux gros bras en se surexcitant régulièrement sur le Maroc&nbsp;; il rugit dans ses frontières et déploie une poigne de fer contre ses propres citoyens, mais, face aux Américains… gargouillis intestinaux et prout ! Ce régime s’incline avec une docilité de vassal devant les grands de ce monde et puise sa survie dans l’obséquiosité qu’il leur témoigne.</p>



<p>L’Algérie, notamment la frange la plus éclairée de la population algérienne, mérite mieux que ça.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Macron déshonore la France</h2>



<p>Deux jours après, le 8 janvier, Trump a raconté une conversation avec Macron durant laquelle il l’aurait forcé à accepter ses exigences sur le prix des médicaments, en le menaçant d’une taxe sur les produits français. Il a imité le chef d’Etat français : <em>«Emmanuel, si lundi tu n’as pas accepté tout ce qu’on demande, j’imposerai une taxe de 25 % sur tous les produits qui viennent de France.»</em> Puis, toujours en l’imitant, il a joué la phrase que Macron aurait répondue : <em>«Non, non, non, tu ne peux pas faire ça»</em>. Avant de répliquer : <em>«Si, je peux le faire, et je le ferai»</em>. Et le président américain de continuer son imitation. <em>«Emmanuel m’a dit : “Marché conclu Donald, j’adorerais augmenter le prix de mes médicaments sur ordonnance de 200%. Cela serait un honneur Donald, tout ce que tu veux. Ne le dis pas à la population, Donald, je t’en supplie”»</em>.</p>



<p>L’oligarchie mondialiste et dépourvue de patriotisme qui gouverne en France, et dont Macron est un simple pion, a déshonoré la France de la manière la plus humiliante qui soit !</p>



<p>Il faut dire que les dirigeants européens tels que Merz, Starmer et Von der Leyen ne valent pas mieux et ne sont guère mieux lotis que les élites françaises. Ce n’est donc pas à Trump qu’il faut s’en prendre, mais aux dirigeants européens et aux imbéciles qui votent encore pour eux. Trump n’a fait que mettre ces larbins émasculés du mondialisme Made in USA devant leur lâcheté et leur avilissement.</p>



<p>La France ne rayonnera de nouveau qu’avec une bonne dose de testostérone et une fois qu’elle aura retrouvé la mémoire et le sens de l’honneur. Et elle ne pourra jamais recouvrer sa dignité et rétablir son honneur avec un Raphaël Glucksmann, un Gabriel Attal, un Edouard Philippe ou un Jordan Bardella à l’Elysée !</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/09/trump-ajoute-tebboune-et-macron-a-son-tableau-de-chasse/">Trump ajoute Tebboune et Macron à son tableau de chasse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ce que l’élection d’un musulman maire de New York dit de nous autres Tunisiens   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 09:09:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[Zohran Mamdani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un musulman maire de New-York mais un non-musulman ne peut pas prendre de responsabilité politique en Tunisie.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/06/ce-que-lelection-dun-musulman-maire-de-new-york-dit-de-nous-autres-tunisiens/">Ce que l’élection d’un musulman maire de New York dit de nous autres Tunisiens   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Tunisiens s’extasient, depuis hier, mercredi 5 novembre 2025, sur la victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York et se réjouissent de la déception de Trump qu’ils qualifient volontiers de «raciste» et qu’ils affublent de tous les noms d’oiseaux. En revanche, ça ne les dérange pas outre mesure de vivre dans un pays qui, à l’aide de sa nouvelle loi électorale, déchoit ses binationaux et ses citoyens non-musulmans d’une partie de leurs droits civiques en leur interdisant de se présenter aux élections législatives et présidentielles.</em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri</strong></p>



<span id="more-17836352"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure>
</div>


<p>Le fait de vivre dans un pays où l’on estime que les hautes responsabilités de l’Etat et les fonctions dont la nature est sensible doivent être interdites aux binationaux et aux non-musulmans ne les dérange pas plus que ça.</p>



<p>Tâchons de rappeler que l’article 19 de la nouvelle loi électorale stipule que le candidat aux élections législatives doit jouir de la nationalité tunisienne et être Tunisien de père et de mère. Ainsi, si l’on est titulaire d’une autre nationalité ou si l’on est fils d’un étranger ou d’une étrangère, on doit abandonner l’idée de se présenter aux élections nationales. Tâchons également de rappeler que, pour briguer la magistrature suprême, il faut être musulman et né de parents et grands-parents tunisiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Balayer devant sa porte</h2>



<p>Ce choix établi sur la base de considérations ethniques et religieuses relègue de facto une partie de la population tunisienne, en l’occurrence les binationaux et les non-musulmans, au rang de citoyens de seconde zone.</p>



<p>En d’autres termes, les Tunisiens non-musulmans et les binationaux, sans parler de ceux qui sont devenus Tunisiens par naturalisation, sont condamnés à suivre les élections en tant que spectateurs.</p>



<p>Sous nos cieux cléments, sur cette terre de tolérance, dans ce pays qui revendique une histoire trois fois millénaire, au lieu de valoriser cette diversité sociale et culturelle, cette richesse, on préfère la stigmatiser et l’exclure du champ politique et de la vie publique. Comme si être musulman et mono-national était la garantie d’un patriotisme pur et désintéressé.</p>



<p>Ainsi, les Tunisiens qui voient en Trump un méchant raciste gagneraient à balayer devant leur porte et à s’interdire certaines accusations et imprécations. Ils gagneraient à s’intéresser un peu moins à la paille qui est dans l’œil de Trump et des trumpistes et à se concentrer sur la poutre qui se trouve dans le leur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diabolisation médiatique</h2>



<p>En outre, dès l’annonce de la victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York, la machine de diabolisation médiatique qui tourne à plein régime pour le compte d’Israël et du lobby sioniste s’est mise en branle, notamment en France.</p>



<p>En effet, certains médias essayent de faire croire aux imbéciles qui veulent bien les écouter que le nouveau maire de New York est un islamiste chiite et antisémite. En fait, la victoire du candidat qui refuse de prêter allégeance à la communauté toute-puissante leur donne de l’urticaire.</p>



<p>Ce que les médias sionistes omettent de dire, c’est qu’outre sa formation en sciences humaines et sociales, outre son soutien aux homosexuels et aux transgenres (chose, par ailleurs, pas très recommandée par les mollahs chiites), Zohran Mamdani est avant toutes choses un enfant de la balle : c’est le fils de Mira Nair. Cette dernière est une réalisatrice très talentueuse qui a lancé la carrière de beaucoup d’acteurs indiens ou anglais d’origine indienne.</p>



<p>Son cinéma est d’une grande liberté et traite des sujets les plus durs tels que la drogue et la prostitution dans <em>Salaam Bombay&nbsp;</em><em>!</em> Mira Nair est également la réalisatrice d’un film que j’aime beaucoup et que je considère comme étant le plus beau film érotique de ces quatre dernières décennies. Il s’agit, en l’occurrence, de <em>Kama Sutra, une histoire d’amour</em>.</p>



<p>Donc, à mon avis, ceux qui essayent de faire passer le nouveau maire de New York pour un chiite fanatique et obsédé par la destruction d’Israël sont d’une mauvaise foi évidente et pourris jusqu’à la moelle.</p>



<p><em>* Universitaire. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jKVFwrtFfV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/06/trump-mamdani-deux-visions-de-lamerique-se-font-face/">Trump &#8211; Mamdani | Deux visions de l’Amérique se font face !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trump &#8211; Mamdani | Deux visions de l’Amérique se font face ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/06/trump-mamdani-deux-visions-de-lamerique-se-font-face/embed/#?secret=9rQUmQWiVs#?secret=jKVFwrtFfV" data-secret="jKVFwrtFfV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Marseille &#124; Deux points de vue sur l’affaire Abdelkader Dhibi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/marseille-deux-points-de-vue-sur-laffaire-abdelkader-dhibi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 08:05:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkader Dhibi]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Kasserine]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Me Nafaâ Laribi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux points de vue sur l'affaire du forcené tunisien Abdelkader Dhibi abattu par des policiers français à Marseille.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/marseille-deux-points-de-vue-sur-laffaire-abdelkader-dhibi/">Marseille | Deux points de vue sur l’affaire Abdelkader Dhibi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 2 septembre 2025 à Marseille, en France, un Tunisien en situation régulière, Abdelkader Dhibi (dit Hassen par sa famille), originaire de Kasserine, a été abattu par la police après qu’il ait blessé au couteau 5 personnes suite à une dispute. La polémique se poursuit sur les réseaux sociaux sur les circonstances de ce que certains présentent déjà comme un meurtre à relent raciste. Nous présentons ci-dessous deux points de vue, socio-politique et juridique, sur cette affaire.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/413890169266601/permalink/1715640382424900/?rdid=zynZDyn477l2r6yB#" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo</a>. </p>



<span id="more-17382063"></span>



<p><strong><a href="https://www.facebook.com/100089487825495/posts/763795516613369/?rdid=ZHL30ajXy0VjMmBp">Mohamed Sadok Lejri </a>:</strong></p>



<p>Mon mépris pour les Tunisiens qui créent des problèmes en France et en Europe est sans commune mesure, mais la couverture médiatique et la récupération politique auxquelles nous assistons depuis la mort d’Abdelkader [abattu le 2 septembre à Marseille par des policiers venus le raisonner suite à un e dispute] sont tout bonnement scandaleuses, pour ne pas dire nauséabondes.</p>



<p>Politicards et journaleux à la solde du pouvoir essayent de faire passer le Tunisien qui vient d’être abattu à Marseille par les forces de l’ordre pour un islamo-terroriste antisémite. Abdelkader n’était certainement pas un ange – d’ailleurs, le témoignage de son ex-épouse est accablant –, il n’en reste pas moins que, quelques heures après sa mort, tout un mythe s’est construit autour de sa personne.</p>



<p>La version que vient de nous livrer son frère me semble être la plus plausible. Selon lui, tout a commencé par une altercation entre Abdelkader et son patron, un artisan boucher qui l’hébergeait dans l’hôtel qui lui appartient; un désaccord lié à l’argent avait fait leur bisbille.</p>



<p>L’histoire a pris une tournure tragique lorsque le Tunisien s’est retrouvé dehors et sans ressources. L’artisan boucher et patron de l’hôtel <em>[dont la fille est mariée à un Algérien du quartier, Ndlr]</em> avait décidé de le virer de sa chambre sans ménagement et de le remplacer par un autre. C’est seulement à ce moment-là qu’Abdelkader s’est enflammé de courroux pour se retrouver, dans la foulée, confronté aux Algériens du quartier qui, vu leur écrasante majorité, était leur chasse gardée.</p>



<p>Pour schématiser un peu, tous les Algériens se sont ligués contre le Tunisien et une chasse à l’homme s’est engagée contre lui<em> [comme le montrent plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, Ndlr]</em>.</p>



<p>A mon humble avis, Abdelkader est juste un paumé qui a fini par péter un câble. Il a choisi un modus operandi qui ne passe pas en France. En effet, les Tunisiens ont la fâcheuse manie de se servir de tout ce qui leur passe par la main lors des bagarres (bâton, ceinture, bouteille en verre, chaîne à maillons, cric pneumatique, arme blanche quand les choses s’enveniment…).</p>



<p>En Tunisie, dans la quasi-totalité des cas, l’histoire s’achève par une bonne raclée et un petit séjour à <em>[à la prison de]</em> Mornaguia. En France, le recours à la violence dans un espace public peut s’avérer fatal pour l’agresseur, a fortiori quand l’agresseur en question a une tête de jihadiste de Daech<em> [il a une barbe assez touffue, Ndlr]</em>.</p>



<p>En résumé, le Tunisien qui vient de tomber sous les balles de la police française n’a manifestement rien à voir avec le terrorisme islamique et l’antisémitisme. Il s’agirait d’un fait divers sans plus. Les politiciens et journalistes qui, depuis hier, invoquent l’islamisme et l’antisémitisme sont de cyniques manipulateurs et nourrissent de noirs desseins.</p>



<p>Les Maghrébins de France gagneraient à se tenir à carreau pour ne plus prêter le flanc à ces immondes créatures qui forgent l’opinion publique dans l’Hexagone.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Abdelkader-Dhibi-abattu-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17382145" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Abdelkader-Dhibi-abattu-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Abdelkader-Dhibi-abattu-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Abdelkader-Dhibi-abattu-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Abdelkader-Dhibi-abattu-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Abdelkader-Dhibi-abattu-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Abdelkader-Dhibi-abattu-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Abdelkader-Dhibi-abattu.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Abdelkader après avoir été par des balles policières.</em></figcaption></figure>
</div>


<p><strong><a href="https://www.facebook.com/1161146084/posts/10237596189381668/?rdid=eaxt2lMbJeeDfnfw">Me Nafaâ Laribi </a>:</strong></p>



<p>Le terme<em> «bavure policière»</em> est souvent utilisé en contexte journalistique ou politique! Ce terme n’a pas de place dans le code pénal. Les faits du 2 septembre à Marseille aboutiront inéluctablement aux articles 221-1 et s. CP (homicide), aggravés par la qualité de dépositaire de l’autorité publique (art. 222-13 CP).</p>



<p>Dans la décadence civilisationnelle qui a atteint les plus grandes démocraties, les juges chargés de cette sordide affaire chercheront deux éléments essentiels de jurisprudence constante : la nécessité et la proportionnalité. &nbsp;</p>



<p>1. Principe de nécessité : la force ne peut être employée que lorsqu’aucun autre moyen n’est disponible pour atteindre l’objectif légitime (maintien de l’ordre, protection des personnes).</p>



<p>2. Principe de proportionnalité : l’intensité de la force utilisée doit rester strictement proportionnée à la gravité de la menace et aux circonstances.</p>



<p>Pour conclure, je dirais que dans cette affaire, nous n’avons pas seulement à juger des hommes qui ont tiré. Nous avons à juger un acte de l’État. Car lorsqu’un policier, dépositaire de l’autorité publique, utilise son arme, ce n’est pas seulement son doigt sur la gâchette qui agit, c’est toute la République qui tremble si cet usage n’est pas conforme à la loi.</p>



<p>Au-delà de ce débat passionné et de cette polémique en France, il échet de rappeler que même l’État n’a pas le droit de tuer en dehors de la loi.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/marseille-deux-points-de-vue-sur-laffaire-abdelkader-dhibi/">Marseille | Deux points de vue sur l’affaire Abdelkader Dhibi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le smack qui met l’Egypte en émoi  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/26/le-smack-qui-met-legypte-en-emoi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 10:57:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
		<category><![CDATA[progressistes]]></category>
		<category><![CDATA[Ragheb Alama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Egypte est en émoi. L’artiste libanais Ragheb Alama y est désormais interdit de se produire en concert. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/26/le-smack-qui-met-legypte-en-emoi/">Le smack qui met l’Egypte en émoi  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Egypte est en émoi. L’artiste libanais Ragheb Alama y est désormais interdit de se produire en concert; il a même été convoqué par le syndicat égyptien des professions musicales pour une enquête disciplinaire. La cause : le fugace baiser échangé avec une admiratrice montée sur scène lors de son dernier gala dans ce pays qu’on avait connu moins bondieusard. <a href="https://www.facebook.com/100089487825495/videos/1293109049099939" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></em></strong></p>



<p><strong>Mohamed Sadok Lejri *</strong></p>



<span id="more-17104705"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Mohamed-Sadok-Lejri-1.jpg" alt="" class="wp-image-358589"/></figure>
</div>


<p>Bien entendu, après ce petit baiser, ce <em>«simple smack»</em> comme on disait au collège, les endeuillés du slip, les aigries mal baisées et les conservateurs de tout poil sont montés au créneau pour crier au scandale et exiger des autorités égyptiennes une sanction à la mesure de la gravité du <em>«crime»</em> qui vient d’être commis.</p>



<p>Cela dénote une chose toute simple : la crainte des conservateurs égyptiens de voir leurs compatriotes s’affranchir de la tutelle de la religion et se frayer un chemin vers une plus grande liberté sexuelle.</p>



<p>Les conservateurs égyptiens, et arabes d’une façon générale, redoutent comme la peste la sécularisation de la société et l’émancipation des corps et des plaisirs.</p>



<p>En convoquant l’artiste libanais à son siège, en l’accablant à travers un communiqué qui dénonce un <em>«comportement indécent contraire aux traditions et aux valeurs de la société égyptienne»</em>, en menaçant le propriétaire de la salle de spectacle de sanction, le syndicat égyptien des professions musicales n’a fait que légitimer et nourrir encore plus les diktats obscurantistes qui gangrène l’Egypte depuis plusieurs décennies.</p>



<p><em>«Ce concert est un affront clair et délibéré aux coutumes et traditions locales»,</em> a déclaré le président du syndicat en question. Cet état d’esprit poltron est indigne d&rsquo;hommes qui se prétendent artistes car ils permettent aux bigots, aux bondieusards, aux islamo-obscurantistes, aux branleurs qui diabolisent un simple baiser et la moindre allusion au sexe car inaccessible pour eux, de conserver le monopole du contrôle de l’espace public au nom du respect des traditions, de l’islam, de la morale et des bonnes mœurs.</p>



<p>En effet, même les plus conservateurs savent pertinemment qu’il ne s’agit que d’un simple bécot, ils savent que ce baiser n’a rien de pornographique ou de contraire à la décence.</p>



<p>En réalité, ils craignent qu’un baiser donné en public reste impuni et soit la porte ouverte à la libéralisation des mœurs. C’est pourquoi ils ne comptent pas laisser passer ce baiser sous silence, aussi anodin soit-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une conception totalitaire de la morale</h2>



<p>En fait, cette confrontation dénote une chose toute simple : l’affrontement de deux visions antagonistes par rapport à la sexualité des Egyptiens et des Arabes. Il y a, d’abord, la crainte des conservateurs de voir leurs compatriotes s’affranchir de la tutelle de la morale religieuse et se frayer un chemin vers une plus grande liberté sexuelle.</p>



<p>En effet, comme tous les conservateurs arabo-musulmans, les conservateurs égyptiens redoutent comme la peste la sécularisation de la société et l’émancipation des corps et des plaisirs. Bondieusards et conservateurs de tout poil veulent conserver le monopole du contrôle de l’espace public au nom du respect de la religion, des traditions, des us et coutumes, de la morale et des bonnes mœurs.</p>



<p>Pour les conservateurs, le recours à l’appareil de l’Etat et à toutes les machines afférentes à l’appareil répressif de l’Etat (les syndicats des artistes font de cet appareil en Egypte) pour imposer dans l’espace public, aux médias, aux institutions artistiques et culturelles, une conception totalitaire de la morale, une conception moyenâgeuse et inquisitoriale des traditions et des bonnes mœurs. Et cela ne saurait faire l’objet d’une quelconque négociation.</p>



<p>Dans le camp d’en face, il y a les progressistes qui sont minoritaires et qui, sur le plan des mœurs, essayent de faire évoluer les choses sans trop se mouiller. Intimidés par les arguments d’autorité des conservateurs, ils ne font qu’obéir aux diktats de ces derniers depuis des décennies. La poltronnerie de beaucoup d’entre eux a permis aux bondieusards de conserver, durant tout ce temps, le monopole du contrôle de l’espace public au nom du respect de la morale et des bonnes mœurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La lâche démission des progressistes </h2>



<p>Il faut que les progressistes comprennent que la provocation des conservateurs et le choc des consciences participent à la transformation de la société. Mais, hélas, nos progressistes, à quelques exceptions près, aussi bien en Egypte que dans les autres pays dits arabo-musulmans, se sont le plus souvent montrés lâches et timorés devant les tollés suscités par les affaires liées aux mœurs.</p>



<p>Pour que les mœurs évoluent sous nos cieux, les progressistes doivent faire face à certains tabous et arrêter de noyer le poisson lorsqu’on leur intime de se prononcer sur ce genre de sujets.</p>



<p>En effet, la remise en cause de la doxa et d’un certain conformisme est un passage obligé si l’on veut sortir du vieux dispositif qui sanctifie la morale religieuse et les bonnes mœurs et qui, de surcroît, s’appuie sur la répression sexuelle. Seul un électrochoc désinhibiteur affaiblira les tabous religieux et sexuels. Non seulement il faut résister aux assauts des conservateurs, à l’intimidation sociale et aux menaces proférées par les extrémistes, mais en plus il faut revendiquer sans la moindre équivoque la liberté sexuelle quand cela s’impose et le droit de se bécoter lors d’un concert, au cinéma, à la télé… Bref, en public !</p>



<p>C’est le seul moyen d’en finir avec la répression moralo-religieuse et les inhibitions qui lui sont liées d’une manière consubstantielle et qui sont à l’origine de tant de frustrations et de névroses en terre d’Islam…</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/26/le-smack-qui-met-legypte-en-emoi/">Le smack qui met l’Egypte en émoi  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La librairie Le Gai Savoir tire le diable par la queue</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/24/la-librairie-le-gai-savoir-tire-le-diable-par-la-queue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jan 2025 11:52:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Badreddine Daboussi]]></category>
		<category><![CDATA[librairie 𝐿𝑒 𝐺𝑎𝑖 𝑆𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sadok Lejri]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Daboussi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=15271495</guid>

					<description><![CDATA[<p>La librairie Le Gai Savoir, qui appartient au patrimoine culturel de la Tunisie moderne, lance un cri de détresse. </p>
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<p><strong><em>La librairie Le Gai Savoir</em></strong><em><strong>, </strong></em><strong><em>qui appartient au patrimoine culturel de la Tunisie moderne, lance un cri de détresse, appelant ses clients et tous les passionnés de lecture à venir acheter un livre pour que cette librairie recommence à respirer financièrement et ne mette pas la clef sous la porte. Mohamed Sadok Lejri, grand lecteur et cinéphile devant l’Eternel, a publié à ce sujet le post suivant sur sin compte Facebook.  </em></strong></p>



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<p>La librairie 𝐿𝑒 𝐺𝑎𝑖 𝑆𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 se trouve dans une situation financière très difficile. En réalité, cela ne date pas d’hier puisque son patron actuel Badreddine Daboussi, fils du fondateur de la librairie Moncef Daboussi, tire le diable par la queue depuis plusieurs années. Et la nouvelle réglementation sur les chèques n’a fait qu’empirer les choses ! Cette librairie, sise en plein centre-ville de Tunis, juste en face de la gare de la place de Barcelone, dégage beaucoup d’authenticité et fait partie du paysage patrimonial de la ville de Tunis. Elle est également très riche en ouvrages littéraires et philosophiques.</p>



<p>Aujourd’hui, 𝐿𝑒 𝐺𝑎𝑖 𝑆𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 lance un cri de détresse, appelant ses clients et tous les passionnés de lecture à venir acheter un livre pour que cette librairie recommence à respirer financièrement et ne mette pas la clef sous la porte. Il faut dire que dans un pays comme la Tunisie, on n’ouvre pas une librairie pour faire fortune, mais par conviction. En effet, les libraires ne sont pas des commerçants comme les autres. Ils sont, avant toutes choses, des résistants qui se battent pour une cause noble : la survie du livre.</p>



<p>En effet, le fait d’investir une partie de son patrimoine, voire tout son patrimoine financier, dans une librairie est économiquement suicidaire dans un pays majoritairement composé de conformistes ignares qui aiment bien traînasser dans les cafés – certainement pas pour y rédiger des livres comme le faisait Sartre au 𝐶𝑎𝑓𝑒́ 𝑑𝑒 𝐹𝑙𝑜𝑟𝑒 –, de bigots qui se contentent d’un seul livre et de diplômés universitaires qui ne lisent pas.</p>



<p>Les quelques téméraires qui sautent le pas en ouvrant une librairie en Tunisie, ceux-là partent d’un sentiment très noble. Mine de rien, ils font preuve d’une certaine grandeur en créant des ilots de résistance à la médiocrité générale.</p>



<p>Pour toutes les raisons précitées, 𝐿𝑒 𝐺𝑎𝑖 𝑆𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 mérite votre soutien.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/24/la-librairie-le-gai-savoir-tire-le-diable-par-la-queue/">La librairie Le Gai Savoir tire le diable par la queue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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