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	<title>Archives des Mohammed Ben Salman - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mohammed Ben Salman - Kapitalis</title>
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		<title>Moyen-Orient : l’humiliation d’Antony Blinken</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 06:20:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de son périple diplomatique au Moyen-Orient, Anthony Blinken a prouvé que les Etats-Unis ne sont plus en contact avec la réalité du Moyen-Orient.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/17/moyen-orient-lhumiliation-dantony-blinken/">Moyen-Orient : l’humiliation d’Antony Blinken</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors de son périple diplomatique au Moyen-Orient, le secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken a été critiqué au Caire et humilié à Ryad. Il a prouvé que les Etats-Unis ne sont plus en contact avec la réalité du Moyen-Orient.</em></strong> <em>(Illustration : On appréciera la distance mise entre Sissi et son hôte américain). </em></p>



<p>Par <strong>Lahouari Addi</strong> *</p>



<span id="more-10160225"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi.jpg" alt="" class="wp-image-10082582" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Lahouari-Addi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Au lendemain des attaques du Hamas sur le territoire israélien, Blinken a entrepris un périple diplomatique au cours duquel il a visité sept capitales dans la région du Moyen-Orient. Le but de ces déplacements était d’obtenir des dirigeants arabes une condamnation des activités de l’organisation Hamas, de sonder ces dirigeants sur le projet d’un déplacement de la population de Gaza vers l’Égypte et la Jordanie, et de limiter les critiques à l’endroit d’Israël suite aux bombardements de la ville de Gaza, tuant des centaines de personnes parmi la population civile.</p>



<p>Aucune des demandes de Blinken n’a eu de réponses positives. Bien au contraire, les communiqués des interlocuteurs arabes soulignaient la nécessité de l’arrêt des bombardements israéliens et le retour au processus de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mini incident diplomatique</h2>



<p>Un jour avant l’arrivée de Blinken au Caire, la Ligue arabe a demandé à Israël d’arrêter ses attaques contre les populations civiles de Gaza. Lors de l’entrevue avec le président égyptien, il y a eu même un mini incident diplomatique. Selon le <em>New York Times </em>du dimanche 15 octobre, le président Abdelfattah Sissi a reproché de vive voix à Blinken d’avoir dit lors de sa visite en Israël qu’il était juif. Ce dernier a répondu qu’il s’était rendu à Jérusalem en tant qu’être humain horrifié par les atrocités commises par le Hamas. En effet, lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 12 octobre en présence de Benyamin Netanyahu à Jérusalem, le chef de la diplomatie américaine a senti le besoin de déclarer qu’il était juif sans que cela ne soit nécessaire. Il n’a pas eu la perspicacité de Henry Kissinger qui raconte dans ses <em>Mémoires</em> : <em>«Lorsque j’ai rencontré Golda Meir en 1973, je lui avais dit : ‘‘Madame la Première ministre, sachez que je suis d’abord un Américain, ensuite le secrétaire d’Etat des États-Unis et enfin un juif’’. Ce qu’il voulait dire est : je suis sentimentalement avec vous, mais je défends d’abord la stabilité de la région, ce qui est dans l’intérêt de mon pays, les États-Unis.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hHLxW1P4ld"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/guerre-au-proche-orient-melenchon-dans-le-sens-de-lhistoire/">Guerre au Proche-Orient : Mélenchon dans le sens de l’Histoire  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre au Proche-Orient : Mélenchon dans le sens de l’Histoire   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/13/guerre-au-proche-orient-melenchon-dans-le-sens-de-lhistoire/embed/#?secret=7oYuZcVgy9#?secret=hHLxW1P4ld" data-secret="hHLxW1P4ld" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’entrevue au Caire n’a pas été concluante puisque Blinken est reparti les mains vides, sans avoir arraché la condamnation du Hamas et sans avoir empêché le gouvernement égyptien de dénoncer les frappes aériennes sur Gaza. L</p>



<p>e voyage en Arabie Saoudite s’était encore plus mal passé qu’en Égypte. Arrivé le vendredi soir à Ryad, le secrétaire d’Etat n’a été reçu par son homologue saoudien que le lendemain samedi, et a dû attendre le dimanche pour obtenir une entrevue avec le prince héritier Mohammed Ben Salman … fixée à 7h 30 du matin. Le journaliste du <em>New York Times</em>, accompagnant le secrétaire d’Etat, écrit que Blinken n’a jamais été traité de cette manière dans aucune capitale lors de ses déplacements diplomatiques.</p>



<p>Lors de ce périple diplomatique, Blinken a montré les limites de la politique étrangères des Etats-Unis au Moyen-Orient qui n’a rien à offrir que le statu quo. Mais ce n’est pas lui qui trace les lignes directrices de la politique étrangère. Il ne fait que suivre les consignes données par le président et ses conseillers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La cécité de Joe Biden </h2>



<p>Dans l’émission <em>‘‘60 minutes’’</em> sur la chaîne CBS diffusée le dimanche 15 octobre au soir, le président Joe Biden a réaffirmé son soutien à Israël qui, dit-il, a le droit de se défendre. À la question du journaliste relative aux bombardements de Gaza, qui ont tué des centaines de civils, Biden a répondu qu’<em>«Israël est un pays démocratique qui respecte les lois de la guerre»</em>. Le journaliste lui a aussi demandé s’il avait un plan de paix pour la région. Il a répondu qu’il fera tout son possible pour que les États arabes reconnaissent Israël pour établir une paix définitive dans la région, évoquant les Accords d’Abraham qui passent sous silence la question palestinienne.</p>



<p>Comme son prédécesseur Trump, Biden estime que le conflit est entre Israël et les pays arabes et non entre Israël et les Palestiniens. Il feint d’ignorer que l’Arabie saoudite a rétabli ses relations diplomatiques avec l’Iran et a ouvert le mois dernier un consulat auprès de l’Autorité palestinienne à Ramallah. Le président américain et son ministre des Affaires étrangères ne semblent pas être en contact avec la réalité du Moyen-Orient. S’agissant de la première puissance mondiale qui s’est investie de la mission de préserver la paix dans le monde, il y a de quoi s’inquiéter.</p>



<p>* <em>Professeur à l’Institut d’études politiques de Lyon, chercheur au Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo).</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nw3IfZV53d"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/dans-le-conflit-entre-israel-et-les-palestiniens-loccident-est-le-probleme/">Dans le conflit entre Israël et les Palestiniens, l’Occident est le problème</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans le conflit entre Israël et les Palestiniens, l’Occident est le problème » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/dans-le-conflit-entre-israel-et-les-palestiniens-loccident-est-le-probleme/embed/#?secret=QgynzJWBsf#?secret=nw3IfZV53d" data-secret="nw3IfZV53d" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Chine &#8211; Pays arabes : que font-ils ensemble ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/11/5639574/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Dec 2022 10:43:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle orientation des pays arabes vers la Chine doit être rationnellement  menée pour en tirer le maximum de bénéfices pour nos pays dans un monde en mutation. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/11/5639574/">Chine &#8211; Pays arabes : que font-ils ensemble ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La nouvelle orientation des pays arabes vers la Chine, sous l’impulsion de l’Arabie saoudite, doit être menée rationnellement, dans le sens de la préservation des intérêts stratégiques de nos pays dans un monde en crise et plus que jamais marqué par la force.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-5639574"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>


<p>Le président chinois Xi Jinping a commencé, le 8 décembre&nbsp;2022, une&nbsp;visite&nbsp;officielle de trois jours à Ryad&nbsp;qualifiée de part et d’autres&nbsp;d’historique.&nbsp;Avec le prince héritier Mohammed Ben Salman, le véritable homme fort de l’Arabie Saoudite, le chef de l’Etat chinois a été au centre&nbsp;des trois sommets organisés à cette occasion, à savoir&nbsp;Arabie Saoudite/Chine,&nbsp;Chine/pays du Conseil de coopération du Golfe et Chine/ pays arabes.&nbsp;</p>



<p>Ces rencontres traduisent&nbsp;la volonté&nbsp;de la Chine&nbsp;de&nbsp;marquer sa présence dans la région arabe, de développer la coopération politique et économique&nbsp;avec&nbsp;l’Arabie Saoudite, les pays du CCG et les autres pays arabes, et&nbsp;de disputer ainsi aux&nbsp;États-Unis leur&nbsp;leur domination de cette région&nbsp;du monde.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ces sommets témoignent&nbsp;également&nbsp;de la volonté de l’Arabie Saoudite et des autres pays du Golfe de réduire leur forte dépendance des États-Unis, de nouer des alliances avec d’autres grandes puissances&nbsp;et renforcer&nbsp;ainsi leur sécurité dans&nbsp;un environnement régional où les menaces ne manquent pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ambitions de l’Arabie saoudite</h2>



<p>L’Arabie Saoudite, forte de son potentiel pétrolier et financier, de sa place privilégiée dans le monde musulman, tout comme de l’appui des autres États du Golfe, veut se positionner en tant que puissance régionale capable de faire face aux autres puissances de la région, comme la Turquie et l’Iran qui pourraient représenter des menaces sérieuses pour elle et pour ses voisins du CCG. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Mohammed-Ben-Salman-Riyad-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-5639618" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Mohammed-Ben-Salman-Riyad-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Mohammed-Ben-Salman-Riyad-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Mohammed-Ben-Salman-Riyad-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Mohammed-Ben-Salman-Riyad-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Mohammed-Ben-Salman-Riyad-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Mohammed-Ben-Salman-Riyad-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Mohammed-Ben-Salman-Riyad.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Kaïs Saïed &#8211; Mohammed Ben Salman. </em></figcaption></figure></div>


<p>Le&nbsp;ministère des Affaires étrangères&nbsp;chinois a,&nbsp;dans un communiqué publié&nbsp;au moment&nbsp; du déplacement&nbsp;du président Xi Jinping à Ryad, mis l’accent&nbsp;sur le fait&nbsp;qu’il s’agit de <em>«la plus grande initiative diplomatique chinoise vis-à-vis du monde arabe jamais prise&nbsp;par la Chine»</em>, formant l’espoir qu’elle <em>«contribuera au renforcement&nbsp; de l’union&nbsp;et de la coopération&nbsp;avec le monde arabe»</em>, en prenant&nbsp;soin d’insister sur le caractère amical des relations entre la Chine et le monde arabe&nbsp;et du respect&nbsp;de la souveraineté&nbsp;des pays, dans une limpide allusion aux ingérences américaines habituelles sur les thèmes de la démocratie et des droits humains.&nbsp;</p>



<p>Pour&nbsp;l’Arabie Saoudite, il s’agit de s’affirmer en tant que puissance politique régionale qui compte, tout en conservant ses relations traditionnelles avec&nbsp;les États-Unis sur la base d’un nouvel équilibre fondé sur le respect des différences.</p>



<p>C’est dans&nbsp;ce le contexte que&nbsp;l’Arabie Saoudite&nbsp;de MBS a opté pour la signature d’un&nbsp; partenariat stratégique avec&nbsp;la Chine englobant&nbsp;la sécurité, les hydrocarbures,&nbsp;les infrastructures, partenariat qui a été consacré, durant le dernier sommet, par la signature de quelques&nbsp;quarante cinq conventions entre les deux&nbsp;pays&nbsp;pour&nbsp;des dizaines de milliards de dollars. De quoi faire de nombreux jaloux dans un monde en crise.</p>



<p>En se positionnant&nbsp;ainsi,&nbsp;le MBS fait une&nbsp;lecture lucide des nouveaux équilibres des&nbsp; forces dans&nbsp;le monde, anticipe les évolutions en cours et cherche à donner des longueurs d’avance à son&nbsp; pays, revigoré par la hausse des cours de l’énergie dans le monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouvel équilibre géostratégique</h2>



<p>Les États-Unis semblent irrités par ce rapprochement qu’ils entendent entraver, critiquant avec force et de manière franche ce qu’ils appellent la volonté de la Chine d’imposer son hégémonie au reste du monde, hégémonie que, faut-il le rappeler, une bonne partie du monde reproche également à Washington.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Xi-Jinping-Ryad-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-5639630" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Xi-Jinping-Ryad-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Xi-Jinping-Ryad-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Xi-Jinping-Ryad-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Xi-Jinping-Ryad-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Xi-Jinping-Ryad-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Xi-Jinping-Ryad-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/12/Kais-Saied-Xi-Jinping-Ryad.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Réunion de travail sino-tunisienne à Riyadh.</em></figcaption></figure></div>


<p>Les pays arabes, dont&nbsp;la Tunisie, qui&nbsp;étaient représentés au plus haut niveau&nbsp;au Sommet Chine/États arabes,&nbsp;ont clairement&nbsp;exprimé&nbsp;leurs&nbsp;intentions de renforcer leur coopération avec la Chine dans tous les domaines,&nbsp;se félicitant des positions équilibrées de la Chine vis-à-vis des causes arabes.&nbsp;</p>



<p>Il reste maintenant que cette nouvelle orientation des pays arabes vers la Chine doit être rationnellement et calmement menée. Il s’agit de connaître de manière plus approfondie cet immense pays, son histoire, ses ambitions, ses stratégies, et savoir tirer le maximum de profit des contradictions qui vont caractériser la scène internationale sous le poids des mutations géostratégiques en cours, sous peine de se voir pénalisés et d’aboutir à des résultats contraires à ceux attendus ou espérés.  </p>



<p>C’est là un autre défi important que nos pays doivent savoir relever pour aller de l’avant et établir des relations utiles et profitables pour leurs peuples, dans un monde plus que  jamais marqué par la force et la compétition.  </p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VxMlH7nWcc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/09/que-peut-attendre-la-tunisie-du-1er-sommet-sino-arabe-a-riyad/">Que peut attendre la Tunisie du 1er Sommet sino-arabe à Riyad ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que peut attendre la Tunisie du 1er Sommet sino-arabe à Riyad ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/09/que-peut-attendre-la-tunisie-du-1er-sommet-sino-arabe-a-riyad/embed/#?secret=YxEoG3sEJA#?secret=VxMlH7nWcc" data-secret="VxMlH7nWcc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TyTMvCEYMp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/09/etats-unis-maghreb-et-nouvel-ordre-mondial/">Etats-Unis, Maghreb et nouvel ordre mondial</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Etats-Unis, Maghreb et nouvel ordre mondial » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/09/etats-unis-maghreb-et-nouvel-ordre-mondial/embed/#?secret=i4Gy8uYfGZ#?secret=TyTMvCEYMp" data-secret="TyTMvCEYMp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Crise énergétique et mutations stratégiques dans le monde  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/crise-energetique-et-mutations-strategiques-dans-le-monde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Oct 2022 10:13:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les répliques de la nouvelle crise énergétique, qui menace de faire vaciller l’Occident sur ses bases, va durement affecter aussi les pays, comme la Tunisie, dont les économies sont très dépendantes des Etats-Unis et de l’Union européenne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/crise-energetique-et-mutations-strategiques-dans-le-monde/">Crise énergétique et mutations stratégiques dans le monde  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les répliques de la nouvelle crise énergétique, qui menace de faire vaciller l’Occident sur ses bases, va durement affecter aussi les pays, comme la Tunisie, dont les économies sont très dépendantes des Etats-Unis et de l’Union européenne (UE) et provoquer, par ricochet, au cours des prochaines années, de nouvelles recompositions dans la carte des alliances mondiales.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-4443312"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure></div>


<p>En 1999, Vladimir Jirinovski, président du Parti démocratique russe, prononçait un célèbre discours devant les députés de la Douma où il disait&nbsp;: <em>«Si les Russes et les Arabes cessent de livrer le pétrole et le gaz, l’Occident et les Etats-Unis finiraient d’exister»</em>. Une menace doublée d’une prémonition qui prouve, s’il en est besoin, la précarité des équilibres mondiaux actuels. <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong><strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un improbable tandem Ben Salman-Poutine</h2>



<p>Il fallu attendre ce mercredi 5 octobre 2022 pour que Mohammed Ben Salman et Vladimir Poutine se mettent d’accord pour nouer une entente destinée (mais pas seulement) à affaiblir les économies occidentales, et en particulier celle des Etats-Unis.</p>



<p>En effet, la dernière décision de l’Opep+, l’organisation conduite par ces deux puissances pétrolières et gazières, de réduire la production des pays membres de 2 millions de barils par jour, sous la pression de cet improbable tandem (Ben Salmane et Poutine), a résonné comme un coup de tonnerre dans le ciel de l’économie mondiale, déjà fortement affectée par la pandémie de Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne.</p>



<p>Les deux hommes, que rien apparemment ne semble rapprocher, veulent-ils en finir avec le monde unipolaire, dominé par les Américains, né de la chute du Mur de Berlin en 1989 et de l’Union Soviétique en 1991, pour instaurer un monde multipolaire, censé être plus juste et plus équilibré&nbsp;? On est tenté de le penser eu égard leur rapprochement actuel, avec en point de mire, un Occident infatué de sa puissance mais qui commence à vaciller sur ses bases.</p>



<p>L’Arabie saoudite et la Russie ont l’intention de réduire drastiquement la production de pétrole mondiale. Selon CNN, la Maison Blanche a qualifié la décison de l’Opep+ de <em>«</em><em>catastrophe totale»</em>. Le <em>Financial Times</em> <em>(FT)</em>, citant des sources officielles, a rapporté que l&rsquo;Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) prévoit une forte réduction de la production de pétrole. L’ampleur de la réduction n’est pas encore connue, mais l’Arabie saoudite et la Russie visent à réduire la production à 2 millions de barils par jour. Selon la publication, la production pourrait décliner par étapes d’ici quelques mois.</p>



<p>Le vice-Premier ministre russe Aleksander Nowak, qui devrait soutenir une réduction significative de la production de gaz, participera probablement aux pourparlers. Le <em>FT</em> souligne que ladite réunion est qualifiée par les analystes de la plus importante de ces dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’importants bouleversements en vue</h2>



<p>Selon des sources citées par CNN, l’administration de Joe Biden a tenté ces derniers jours de convaincre les alliés de l’Amérique au Moyen-Orient, dont le Koweït, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, de voter contre les coupes dans la production pétrolière lors de la réunion annoncée de l’Opep+. Si on en croit les informations sur une réduction drastique de la production mondiale, alors que Washington et leurs alliés espéraient une augmentation de la production qui permettrait de mieux contrôler à la baisse les cours mondiaux de l’or noir, on peut sérieusement craindre des retombées catastrophiques sur les économies des pays très dépendants de l’Occident. La Tunisie, dont 70 à 75% des échanges extérieurs se font avec l’Union européenne, sera parmi les pays les plus affectés par la crise énergétique mondiale, d’autant qu’elle souffre d’un important déficit énergétique, pour n’avoir pas su diversifier à temps ses partenariats étrangers. De là penser que le bouleversements en cours vont induire bientôt d’importants changement dans la configuration de l’économie et de la stratégie mondiales&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/07/crise-energetique-et-mutations-strategiques-dans-le-monde/">Crise énergétique et mutations stratégiques dans le monde  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Guerre des prix du pétrole : Moscou et Riyad prêts à enterrer la hache de guerre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/03/guerre-des-prix-du-petrole-moscou-et-riyad-prets-a-enterrer-la-hache-de-guerre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 16:48:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Moscou et Riyad sont prêts à enterrer la hache de guerre sous la pression du président des Etats-Unis, Donald Trump, lui même acculé par le lobby pétrolier américain, avec en perspective un rebond du prix du pétrole. Par Hassen Zenati L’Arabie saoudite et la Russie sont prêts à enterrer la hache de guerre dès lundi...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/03/guerre-des-prix-du-petrole-moscou-et-riyad-prets-a-enterrer-la-hache-de-guerre/">Guerre des prix du pétrole : Moscou et Riyad prêts à enterrer la hache de guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Ben-Salmane-Poutine.jpg" alt="" class="wp-image-292491"/></figure>



<p><strong><em> Moscou et Riyad sont prêts à enterrer la hache de guerre sous la pression du président des Etats-Unis, Donald Trump, lui même acculé par le lobby pétrolier américain, avec en perspective un rebond du prix du pétrole.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-292488"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>  L’Arabie saoudite et la Russie sont prêts à enterrer la hache de guerre dès lundi prochain, 6 avril 2020, sous la pression du président des Etats-Unis, Donald Trump, plus que jamais demandeur d’une hausse de prix du baril pour sauver d’une déroute annoncée l’industrie pétrolière américaine, notamment les producteurs de pétrole de schiste à l’agonie. </p>



<p> Mais, si Moscou, avec deux fers au feu, a joué<em> «gagnant-gagnant» </em>et devrait obtenir une levée au moins partielle des sanctions américaines qui la frappent depuis le début de crise d’Ukraine, en contrepartie de son apparente résignation à une baisse de la production, l’Arabie Saoudite, en se mettant à la remorque des Etats-Unis, s’est fourvoyée dans un jeu complexe d’emblée perdant pour elle. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les Etats-Unis espèrent un recul «raisonnable» de la production</h3>



<p> Les négociations risquent d’être très serrées entre les deux pays, qui sont parmi les plus grands producteurs de pétrole au monde. L’enjeu est le volume de la baisse de production qui sera négociée. Donald Trump a indiqué qu’il espérait une réduction de 10 à 15 millions de barils par jour au niveau de l’Opep+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole, plus la Russie) alors que Moscou reste réticent à s’engager sur cette voie.</p>



<p>L&rsquo;amputation espérée semble trop importante pour être acceptée par la Russie, mais Donald Trump, adepte du <em>«wishfull thinking»</em>, n’a pas craint de mettre la barre très haut afin d’obtenir in fine un recul <em>«raisonnable»</em> de la production.</p>



<p> Une trop grande réduction des volumes risque de se traduire par une trop forte augmentation des prix, ce qui n’arrange pas la Russie. Sa stratégie est de faire barrage aux producteurs de pétrole de schiste américains, premiers bénéficiaires, de son point de vue, d’une nouvelle flambée des prix.</p>



<p> Le pétrole de schiste américain, dont les coûts sont plus élevés que ceux du pétrole conventionnel, représente la production en marge aux Etats-Unis. D’après les experts russes, la baisse des prix peut éliminer dans les mois à venir la plupart des producteurs de ce pétrole mal venu, selon eux. Le prix du brut conventionnel peut alors retrouver un niveau de 60 dollars à la fin de l’année.</p>



<p> Disposant encore d’un matelas confortable de devises, malgré les sanctions américaines et européennes, la Russie estime pouvoir tenir le choc d’une baisse des prix. Elle table sur un épuisement de son rival saoudien pour qu’il lâche le premier. Combien de temps cette guerre de tranchées pourrait-elle durer ? Personne n’est capable de le dire en l’état des données disponibles. Le poker menteur alimenté par les réticences réelles ou feintes de Vladimir Poutine à se rendre à une réunion d’Opep+ pourrait durer tout le week-end.</p>



<p> Selon les analystes, les producteurs américains de pétrole de schiste n’ont aucune chance de survie à court terme, à moins d’un prix à 35 dollars le baril. Certains situent même ce prix-plancher à 50 dollars le baril, alors qu’avant la <em>«guerre des prix»</em> déclenchée par Riyad pour contrer la stratégie russe, ils flirtaient depuis plusieurs semaines avec les 60 dollars/baril. La Russie est le deuxième producteur mondial de pétrole, devancée désormais par les Etats-Unis.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La pandémie du coronavirus pèse lourdement sur la demande</h3>



<p> Le conflit sur les niveaux de production a fait chuter les prix à leur plus bas niveau depuis 2002, autour de 20 dollars le baril. La pandémie du coronavirus, en figeant l’économie mondiale, a pesé lourdement sur la demande, chinoise en particulier, ce qui n’a fait qu’aggraver le déséquilibre offre-demande, entraînant le pétrole vers les abysses.</p>



<p> Un des volets de la négociation, qui se profile, est de savoir comment partager le fardeau de la baisse de la production. Donald Trump a suggéré que les coupes seraient à la charge de l’Arabie saoudite et de la Russie, mais l’Opep veut y associer d’autres pays, y compris les Etats-Unis. Si la chute des prix se poursuit, les pays les moins pourvus et les plus peuplés de l’Opep devraient faire face à des difficultés économiques et sociales inextricables, qu’il leur sera difficile de surmonter en raison de leur très grande dépendance du pétrole. Ils paieraient un prix très élevé à cette dépendance. </p>



<p> Pour le président américain, l’enjeu politique d’une remontée des prix du pétrole est de taille. Il porte ni plus ni moins sur sa réélection pour un second mandat en novembre prochain. Alors qu’il est ouvertement critiqué pour sa gestion incertaine de la pandémie du Covid-19 – qui se traduit par une montée en flèche depuis quelques jours du nombre de morts et du nombre de personnes infectées –, un armistice favorable aux grandes compagnies pétrolières américaines, pourrait redonner un second souffle à sa campagne électorale qui commence à battre de l’aile.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/03/guerre-des-prix-du-petrole-moscou-et-riyad-prets-a-enterrer-la-hache-de-guerre/">Guerre des prix du pétrole : Moscou et Riyad prêts à enterrer la hache de guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le roi Qabous redistribue les cartes au Moyen-Orient</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/28/le-roi-qabous-redistribue-les-cartes-au-moyen-orient/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Oct 2018 10:38:55 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Qabous Ibn Saïd, le sultan d’Oman, qui vient d’accueillir à Mascate le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, les Américains tiennent un bon allié dans la région du Golfe, une sorte d’anti-Mohammed Ben Salman (MBS), le brutal prince héritier d’Arabie saoudite. Par Imed Bahri Le président Donald Trump, dont la politique au Moyen-Orient est dictée...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/28/le-roi-qabous-redistribue-les-cartes-au-moyen-orient/">Le roi Qabous redistribue les cartes au Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-180995" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Qabous-Netanyahou.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Avec Qabous Ibn Saïd, le sultan d’Oman, qui vient d’accueillir à Mascate le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, les Américains tiennent un bon allié dans la région du Golfe, une sorte d’anti-Mohammed Ben Salman (MBS), le brutal prince héritier d’Arabie saoudite.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>
<p><span id="more-180994"></span></p>
<p>Le président Donald Trump, dont la politique au Moyen-Orient est dictée par deux éléments majeurs, l’accès aux ressources pétrolières et gazières et la protection de la sécurité d’Israël, va désormais sous-traiter sa politique dans la région au sultan Qabous et non plus à Mohammed Ben Salman, encore faut-il que l&rsquo;Omanais accepte de sortir de sa discrétion et de sa neutralité légendaires pour se donner, au crépuscule de sa vie, un rôle et une mission auxquels il n&rsquo;a peut-être jamais songé jusque-là.</p>
<h3>Qabous l&rsquo;anti-MBS</h3>
<p>Le locataire de la Maison blanche, son administration et les Américains en général ont compris qu’ils ne peuvent plus confier leur politique dans le monde arabe à un homme brutal qui les a mis dans de mauvais draps en faisant assassiner le journaliste Jamal Khachoggi dans le bâtiment même du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie.</p>
<p>Aussi, et en attendant des changements en Arabie saoudite qui, dans ce pays, prennent beaucoup de temps, vont-ils peut-être changer le fusil d’épaule en confiant ce rôle et la mission y afférent (notamment le dossier palestinien et, peut-être aussi, la guerre au Yémen) à un homme expérimenté, discret et subtil comme Qabous, le contraire même de MBS.</p>
<p>Quant aux Israéliens, dont la brutalité légendaire n’interdit pas une dose de subtilité, ils préfèrent sans doute, eux aussi, avoir comme vis-à-vis quelqu’un de solide et de bien rodé et non pas un écervelé doublé d’une brute qui ignore tout de la politique, de la diplomatie et de ses exigences.</p>
<h3>Des bouleversements géostratégiques en vue</h3>
<p>Même si son pays n’a pas le même poids géostratégique que celui de l’Arabie saoudite, Qabous offre aussi, aux yeux des Américains et des Israéliens, l’avantage d’avoir de bonnes relations avec tous les Etats de la région, y compris avec l’Iran.</p>
<p>L’assassinat de Khachoggi, au-delà des difficultés dans lesquelles il a mis les Al Saoud, va provoquer une onde de choc géostratégique au Moyen-Orient, en remettant en selle l’Iran et la Turquie. La Russie et la Chine vont sans doute aussi en profiter pour renforcer leur présence dans cette région où ils cherchent à mettre pied durablement.</p>
<p>Quant au monde arabe, il est en pleine gestation et Dieu seul sait vers quels nouveaux bouleversements il va se diriger.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/28/le-roi-qabous-redistribue-les-cartes-au-moyen-orient/">Le roi Qabous redistribue les cartes au Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Affaire Khashoggi : Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/25/affaire-khashoggi-quand-le-sage-montre-la-lune-limbecile-regarde-le-doigt/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Oct 2018 13:45:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[califat]]></category>
		<category><![CDATA[Erdogan]]></category>
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		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’affaire de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, le 2 octobre 2018, dans le bâtiment du consulat saoudien à Istanbul, en Turquie, a bouleversé l’opinion mondiale et continue de susciter les réactions les plus outrées. Mais au-delà du crime lui-même, cette affaire a deux enjeux colossaux, le premier régional et le second international. Par Chedly Mamoghli...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/25/affaire-khashoggi-quand-le-sage-montre-la-lune-limbecile-regarde-le-doigt/">Affaire Khashoggi : Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-180544" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/MBS-Trump-Erdogan.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’affaire de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, le 2 octobre 2018, dans le bâtiment du consulat saoudien à Istanbul, en Turquie, a bouleversé l’opinion mondiale et continue de susciter les réactions les plus outrées. Mais au-delà du crime lui-même, cette affaire a deux enjeux colossaux, le premier régional et le second international.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong> *</p>
<p><span id="more-180541"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-158631 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" width="200" height="165" />Cela fait trois semaines et deux jours que Jamal Khashoggi a été sauvagement assassiné. C’est une affaire qui a tous les ingrédients pour captiver l&rsquo;opinion publique internationale. Toutefois, la majorité écrasante des gens ne parle que du crime lui-même – une grande partie de l’opinion se mue en sorte de police scientifique –. Ils ne s&rsquo;intéressent qu’aux faits relevant de ce crime crapuleux alors que les véritables enjeux sont ailleurs. La bataille est ailleurs.</p>
<p>Il y a, en effet, deux enjeux colossaux aujourd&rsquo;hui.</p>
<h3>L’affaire Khashoggi une occasion rêvée pour Erdogan</h3>
<p>D’abord cette<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/10/23/qui-de-larabie-et-de-la-turquie-dominera-le-monde-sunnite/" target="_blank" rel="noopener"> rivalité intra-sunnite</a> entre l&rsquo;Arabie wahhabite de Mohammed Ben Salman (MBS) et la Turquie <em>«frériste»</em> d’Erdogan, une rivalité dont les deux protagonistes visent à arracher le leadership sunnite.</p>
<p>Erdogan, dans sa politique expansionniste néo-ottomane, estime que le leadership sunnite doit revenir à son pays. D’ailleurs, il ne s’en cache pas; il l’a déclaré publiquement ce mois-ci devant les dignitaires religieux turcs. Après la perte du califat par les Ottomans en 1924, Erdogan veut aujourd’hui tenir sa revanche sur l’Histoire.</p>
<p>Quant aux Saoud, ils pensent que géographiquement et territorialement les deux Saintes Mosquées se situent en Arabie saoudite donc le leadership sunnite leur revient de droit et c&rsquo;est pour cela qu’ils revendiquent et s’attribuent le titre de serviteurs des deux Saintes Mosquées.</p>
<p>Aujourd’hui, l’affaire Khashoggi est une occasion rêvée pour Erdogan, elle le met en position de force face au rival saoudien. MBS est à la merci d’Erdogan qui aujourd’hui exploite cette affaire pour damer le pion à son rival dans cette course au leadership sunnite. Et jusque-là, c’est le Turc qui est le maître du jeu.</p>
<h3>Les Saoudiens achètent l’impunité auprès des marchands d’armes</h3>
<p>Ensuite, cette affaire est un test à l’impunité saoudienne. Jusque-là, les Saoudiens ont pu se tirer d’affaire à chaque scandale et à résister à chaque crise grâce à l’argent (et surtout à l’achat des armes). L’assurance-vie de ce régime est l’argent. Tous les Etats qui comptent dans le monde – surtout les grands fabricants d’armes – comptent parmi leurs principaux clients les Saoudiens. Et les Etats, pour reprendre la citation du général de Gaulle, <em>«n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts.»</em></p>
<p>Par conséquent, aucun Etat, surtout en ces temps de crise, ne peut se permettre de perdre des milliards de commandes et de les offrir à un autre Etat rival. Sans parler des pays qui ont une industrie de l’armement qui vit en grande partie grâce aux Saoudiens.</p>
<p>Jusque-là, c’est la realpolitik qui l’a toujours emportée. Il ne faut pas se leurrer. Un pays comme les Etats-Unis doit faire vivre le fameux complexe militaro-industriel dont le président Dwight Eisenhower a mis en garde contre sa montée en puissance lors de son discours de fin de mandat.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, ce complexe et le lobby y afférent vivent en grande partie grâce aux commandes saoudiennes et ils ne vont pas les annuler pour la mémoire de feu Jamal Khashoggi. Sans oublier que l&rsquo;Arabie est plus qu’un allié pour les Américains, c’est un Etat satellite des Etats-Unis dans le Moyen-Orient et ils ne trouveront pas un dirigeant saoudien aussi servile que MBS. Ils ne trouveront pas un serviteur et un affidé aussi servile et aussi zélé que MBS dans la soumission à leurs desseins politiques dans la région, surtout pour l’administration Trump.</p>
<h3>Le régime saoudien a encore de beaux jours devant lui</h3>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le régime saoudien passe par un sale quart d’heure, il est fragilisé et son image est ternie mais que l’impunité de l’Arabie prenne fin avec cette affaire, la probabilité est très faible. Il ne faut pas prendre ses désirs pour des réalités.</p>
<p>Quant à ceux qui lancent tout de go que l’affaire Khashoggi sonnera le glas des Saoud et bien cela s’apparente plus à la foi du charbonnier qu’à une analyse profonde et structurée.</p>
<p>Une seule thèse est plausible, c’est qu’il y ait une immense pression et mobilisation à travers le monde et qui ne s’essouffle pas pour que le sentiment d’impunité régresse chez les dirigeants saoudiens et qu’ils changent un tant soit peu de méthodes; cependant on est encore loin d’un changement de régime ou même d’une mise à l’écart de MBS.</p>
<p>Tels sont les deux enjeux colossaux, le premier régional et le second international, de l’affaire Khashoggi.</p>
<p><em>* Juriste et éditorialiste.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pSJWfRnAjN"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/disparu-le-2-octobre-2018-a-istanbul-qui-est-jamal-khashoggi/">Disparu le 2 octobre 2018 à Istanbul : Qui est Jamal Khashoggi?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Disparu le 2 octobre 2018 à Istanbul : Qui est Jamal Khashoggi? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/disparu-le-2-octobre-2018-a-istanbul-qui-est-jamal-khashoggi/embed/#?secret=WY8KtZXJsU#?secret=pSJWfRnAjN" data-secret="pSJWfRnAjN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Kbh0RuOruu"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/05/ce-quil-faut-pour-la-tunisie-une-reforme-de-la-constitution-et-de-la-loi-electorale/">Ce qu’il faut pour la Tunisie : Un régime moins faible et moins instable</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce qu’il faut pour la Tunisie : Un régime moins faible et moins instable » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/05/ce-quil-faut-pour-la-tunisie-une-reforme-de-la-constitution-et-de-la-loi-electorale/embed/#?secret=SKXwXjHaTq#?secret=Kbh0RuOruu" data-secret="Kbh0RuOruu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GL8orfLj3W"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/26/le-fils-doit-tirer-sa-reverence/">Le «fils» doit tirer sa révérence</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le «fils» doit tirer sa révérence » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/26/le-fils-doit-tirer-sa-reverence/embed/#?secret=wUZsxVvBFK#?secret=GL8orfLj3W" data-secret="GL8orfLj3W" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/25/affaire-khashoggi-quand-le-sage-montre-la-lune-limbecile-regarde-le-doigt/">Affaire Khashoggi : Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Qui de l&#8217;Arabie et de la Turquie dominera le monde sunnite ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 20:12:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le prince héritier Mohammed Ben Salman et le président Recep Tayyip Erdogan. Dans cet article magistral, le célèbre journaliste français revient sur l’affaire Khashoggi et sur la façon dont elle illustre la rivalité entre l’Arabie saoudite et la Turquie dans leur course pour s’emparer du leadership sunnite.  Par Renaud Girard * Après avoir menti pendant trois...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/23/qui-de-larabie-et-de-la-turquie-dominera-le-monde-sunnite/">Qui de l&rsquo;Arabie et de la Turquie dominera le monde sunnite ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-180210" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Mohammed-Ben-Salman-Erdogan.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le prince héritier Mohammed Ben Salman et le président Recep Tayyip Erdogan.</em></p>
<p><em><strong>Dans cet article magistral, le célèbre journaliste français revient sur l’affaire Khashoggi et sur la façon dont elle illustre la rivalité entre l’Arabie saoudite et la Turquie dans leur course pour s’emparer du leadership sunnite. </strong></em></p>
<p>Par <strong>Renaud Girard</strong> *</p>
<p><span id="more-180209"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-180211 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Renaud-Girard.jpg" alt="" width="200" height="200" /></p>
<p>Après avoir menti pendant trois semaines au monde entier, le Royaume d’Arabie saoudite a enfin reconnu qu’il avait bien assassiné son sujet Jamal Khashoggi, journaliste bien connu dans le petit milieu des observateurs du Moyen-Orient. Ce meurtre – dont on ne connaît pas encore toutes les circonstances – s’est déroulé le 2 octobre 2018, dans l’enceinte du consulat saoudien à Istanbul. Khashoggi, 59 ans, petit-fils du médecin d’Ibn Séoud et éditorialiste épisodique au Washington Post, connu pour ses positions critiques envers la politique du prince héritier de son pays (Mohammed Ben Salman, dit MBS), avait pris un rendez-vous de type administratif au consulat. Il devait y retirer un certificat de divorce, en vue d’un mariage avec une nouvelle disciple turque. Le même jour, le Royaume avait envoyé à Istanbul, sur deux avions privés, une escouade de quinze «<em>spécialistes</em>» des services de renseignement. En tuant Khashoggi, ils auraient agi de leur seul chef, essaient aujourd’hui de faire croire les autorités saoudiennes, sans parvenir à convaincre. Le président turc Erdogan, dans un discours solennel le mardi 23 octobre 2018, a révélé qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un assassinat prémédité et a exigé que les tueurs soient jugés à Istanbul.</p>
<p>Au cours des trois semaines écoulées, le gouvernement turc a fait subir à la monarchie saoudienne une sorte de supplice persan. Sans la dénoncer officiellement, il a distillé sous le manteau à la presse turque de plus en plus de détails, de plus en plus horribles, sur les circonstances de cet assassinat. Au point que le prince héritier MBS a désormais gagné le surnom de Mohammed Bone Saw (scie à os) dans les milieux journalistiques américains. Ankara a compris que cette affaire allait capturer l’imagination des opinions publiques du monde entier et l’a immédiatement exploitée avec habileté.</p>
<p>Dans le jeu triangulaire des trois puissances les plus concernées par Khashoggi, l’Arabie saoudite, la Turquie et les Etats-Unis (dont le journaliste détenait une carte de résident), c’est la Turquie qui a, pour le moment, le mieux joué. Elle s’est rapprochée des Etats-Unis en libérant le pasteur Andrew Brunson, injustement poursuivi pour espionnage (cf notre chronique du mardi 14 août 2018) ; elle a joué les vierges effarouchées dès la disparition du dissident saoudien ; elle a affaibli le Royaume en le laissant s’enferrer dans ses mensonges. L’Arabie saoudite est la première responsable du naufrage de sa politique de relations publiques (pour laquelle elle dépense quelque 900 millions de dollars par an). Mais les Turcs n’ont à aucun moment songer à lui lancer une bouée…</p>
<p>C’est qu’il y a, entre le néo-ottomanisme du président Erdogan et le wahhabisme modernisé du prince héritier MBS, une rivalité pour la domination du monde sunnite – la grande majorité des musulmans, ceux-ci étant fidèles à la tradition (sunna) des compagnons du Prophète, par opposition à la faction (chia) des partisans de son gendre Ali, que l’on appelle chiites. En termes démographiques, l’Arabie saoudite (33 millions d’habitants) est nettement distancée par la Turquie (80 millions). Mais en termes économiques, le PIB de la première (684 milliards de dollars) n’est pas très loin de celui de la seconde (851 milliards). Et si se poursuit la hausse des cours du pétrole, l’Arabie saoudite va à nouveau regorger de capitaux disponibles, ce qui ne sera pas le cas de la Turquie, fortement endettée. En termes symboliques, la monarchie wahhabite a l’avantage de pouvoir se proclamer la gardienne des deux plus saintes mosquées de l’islam (La Mecque et Médine). Mais elle est pénalisée par son alliance non avouée avec Israël, alors que la Turquie se présente, depuis 2010, comme la grande défenderesse de la cause palestinienne.</p>
<p>L’Arabie saoudite et la Turquie professent des idéologies très différentes. Le wahhabisme (du nom d’un prédicateur puritain qui fit alliance avec la tribu Saoud au 18ème siècle) prône socialement l’imitation du comportement des <em>«pieux ancêtres</em>», ces bédouins du 7ème siècle.</p>
<p>Politiquement, il ordonne la soumission aux princes légitimes. A l’opposé, le président turc Erdogan est un Frère musulman, qui n’a que mépris pour les monarchies dynastiques, qu’il juge intrinsèquement corrompues, et qui croit aux vertus de l’expression politique des fidèles.</p>
<p>Historiquement, l&rsquo;Empire ottoman s&rsquo;est toujours opposé au wahhabisme. Il avait même lancé un raid punitif en 1819 contre la tribu des Saoud.</p>
<p>Géopolitiquement, l’Arabie saoudite est l’alliée des Emirats et de l’Egypte. Mais en 2017, la Turquie a pris sous sa protection le riche émirat du Qatar, qui courait le risque d’être avalé par ses voisins saoudien et émirati. Les Saoudiens prient tous les jours pour la destruction de l’Iran chiite, alors que les Turcs entretiennent de cordiales relations avec la Perse depuis près de 400 ans.</p>
<p>L’affaire Khashoggi a révélé chez les musulmans l’acuité d’une rivalité intrasunnite qui, jusque-là, était cachée par l’ancestrale opposition sunnites-chiites.</p>
<p><em>* Renaud Girard est grand reporter international et reporter de guerre au journal ‘‘Le Figaro’’ depuis 1984. Chaque mardi, il y publie un éditorial de réflexions, d’analyse et d’explications consacré à l’actualité internationale. Ses chroniques sont saluées pour la qualité de leur style littéraire, les amples informations (souvent inédites) qu’elles apportent, la profondeur et la rigueur de leur analyse. Cet article est paru aujourd’hui, mardi 23 octobre 2018 dans ‘‘Le Figaro’’.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/23/qui-de-larabie-et-de-la-turquie-dominera-le-monde-sunnite/">Qui de l&rsquo;Arabie et de la Turquie dominera le monde sunnite ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Photo du jour: MBS et le fils de Jamal Khashoggi les yeux dans les yeux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/23/photo-du-jour-mbs-et-le-fils-de-jamal-khashoggi-les-yeux-dans-les-yeux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 19:48:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Istanbul]]></category>
		<category><![CDATA[Jamal Khashoggi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le roi Salman d’Arabie saoudite et le prince héritier Mohammed Ben Salman ont reçu aujourd&#8217;hui, mardi 23 octobre 2018, au palais royal Al-Yamama à Riyad, deux membres de la famille du journaliste tué Jamal Khashoggi. Selon l’agence officielle SPA, ui a fait cette annonce, il s’agit d’un fils, appelé Salah, et d’un frère, appelé Sahel,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/23/photo-du-jour-mbs-et-le-fils-de-jamal-khashoggi-les-yeux-dans-les-yeux/">Photo du jour: MBS et le fils de Jamal Khashoggi les yeux dans les yeux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-180207" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Fils-Khachoggi-et-Mohammed-Ben-Salman.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le roi Salman d’Arabie saoudite et le prince héritier Mohammed Ben Salman ont reçu aujourd&rsquo;hui, mardi 23 octobre 2018, au palais royal Al-Yamama à Riyad, deux membres de la famille du journaliste tué Jamal Khashoggi.</strong> </em></p>
<p><span id="more-180206"></span></p>
<p>Selon l’agence officielle SPA, ui a fait cette annonce, il s’agit d’un fils, appelé Salah, et d’un frère, appelé Sahel, du journaliste saoudien tué au consulat saoudien à Istanbul, le 2 octobre, selon l&rsquo;agence.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/23/photo-du-jour-mbs-et-le-fils-de-jamal-khashoggi-les-yeux-dans-les-yeux/">Photo du jour: MBS et le fils de Jamal Khashoggi les yeux dans les yeux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Mohammed Ben Salman et l’affaire Khashoggi : Le prince est nu !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/22/mohammed-ben-salman-et-laffaire-khashoggi-le-prince-est-nu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Oct 2018 12:18:14 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[Jamal Khashoggi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des Américains manifestent contre l&#8217;Arabie saoudite devant la Maison blanche.  Après plus de deux semaines de déni, les autorités de l’Arabie saoudite viennent de reconnaître la «mort accidentelle» (sic !) du journaliste Jamal Khashoggi, au consulat saoudien d’Istanbul, et de dévoiler, par la même occasion, le vrai visage de son prince héritier, Mohammed Ben Salman,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/22/mohammed-ben-salman-et-laffaire-khashoggi-le-prince-est-nu/">Mohammed Ben Salman et l’affaire Khashoggi : Le prince est nu !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-179907" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Affaire-Khachoggi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Des Américains manifestent contre l&rsquo;Arabie saoudite devant la Maison blanche. </em></p>
<p><em><strong>Après plus de deux semaines de déni, les autorités de l’Arabie saoudite viennent de reconnaître la «mort accidentelle» (sic !) du journaliste Jamal Khashoggi, au consulat saoudien d’Istanbul, et de dévoiler, par la même occasion, le vrai visage de son prince héritier, Mohammed Ben Salman, un atroce dictateur sanguinaire.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Slaheddine Dchicha</strong> *</p>
<p><span id="more-179905"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-83824 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Slaheddine-Dchicha-1.jpg" alt="" width="200" height="256" />On a beau se payer les plus chers communicants, s’entourer des meilleurs spin doctors, on ne peut empêcher la vérité d’émerger un jour ou l’autre!</p>
<p>Pendant trois longues années, depuis son putsch déguisé en aggiornamento, les plus onéreuses boîtes de communication américaines et françaises n’ont pas arrêté de <em>«dorer l’image»</em> du prince héritier de l’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salman dont l’acronyme MBS fait partie de la stratégie de communication et de marketing. En effet, pour le vendre, il a fallu en faire un produit reconnaissable entre tous par sa marque et son logo : MBS, sans points SVP !</p>
<h3>Le mythe et la réalité</h3>
<p>Au Royaume devenu merveilleux de MBS, les femmes peuvent désormais conduire et les Saoudiens peuvent désormais se distraire à en mourir en fréquentant les cinémas et les salles de concert… Par ailleurs, il est en train de préparer l’après-pétrole; il lutte contre la corruption; il est jeune; il est moderne; il est modéré; il est libéral; il… N’en jetez plus ! Et le storytelling de n’éviter aucune répétition et de ne reculer devant aucune exagération.</p>
<p>Et il ne recule devant aucune occultation non plus, en interposant un écran de fumée entre l’image photoshopée du Royaume et sa cruelle réalité : les arrestations arbitraires et la répression de toute voix dissidente, celle des femmes, des oulémas, des poètes… n’existent pas; n’existe pas non plus la guerre criminelle menée sans merci au Yémen contre les Houthis et qui tue par milliers et affame par millions vieillards, femmes et enfants… Oubliées, la mise au ban du Qatar, l’alliance avec Israël, la haine obsessionnelle des Chiites et des Iraniens en particulier et oubliés enfin l’implication de l’Arabie dans le terrorisme international, son soutien passé aux islamistes politiques et le rôle du wahhabisme dans la diffusion d’un islam rétrograde…</p>
<h3>Le crime de trop</h3>
<p>Forfaits sous le tapis, complaisance voire complicité des puissants et des moins puissants, tout allait merveilleusement bien dans le merveilleux royaume du merveilleux MBS… jusqu’à l’assassinat de Jamal Khashoggi. On le sait, les serial-killer se font coincer grâce à un infime détail et les parrains se font arrêter pour une vétille…</p>
<p>Monsieur Jamal Khashoggi était un homme du sérail, familier de la cour et des familles régnantes, il était lié au pouvoir et à ses services de renseignement et alors qu’il avait soutenu les premières initiatives de MBS, son seul tort a été d’émettre de timides réserves vis-à-vis de la gouvernance du Prince héritier. Il lui reprochait son impatience et son impulsivité. Mal lui en a pris, le nouveau maître de l’Arabie ne tolère aucune critique, aussi infime soit-elle, afin de prévenir toute opposition et toute velléité de contestation. Caractéristique facilement reconnaissable d’un dictateur !</p>
<h3>Realpolitik et éthique</h3>
<p>Entré le 2 octobre 2018 dans le consulat saoudien d’Istanbul, le pauvre Jamal Khashoggi n’en est jamais sorti, contrairement aux dénégations du pouvoir saoudien qui, après plus de deux semaines de déni, vient de reconnaître la mort accidentelle du journaliste <em>«suite à une rixe à coups de poing»</em>, sans doute conseillé par les officines de communication chèrement payées.</p>
<p>Soucieux de garder de bonnes relations avec les Saoudiens à cause du contrat de 110 milliards de dollars d’armement, Trump a donné sa bénédiction à cette invraisemblable et ridicule explication.</p>
<p>Quant à la France, le troisième exportateur mondial d’armes, elle a demandé à l’Arabie Saoudite, son deuxième client en achat d’armes, une<em> «enquête exhaustive et diligente»</em> sur la mort du journaliste Jamal Khashoggi. Ça ne mange pas de pain et ça épargne à la <em>realpolitik</em> de s’encombrer de questions éthiques.</p>
<p>Et les pays arabes, me diriez-vous ? Leur silence est assourdissant.</p>
<p><em>* Universitaire.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rAQVDTz1O6"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/disparu-le-2-octobre-2018-a-istanbul-qui-est-jamal-khashoggi/">Disparu le 2 octobre 2018 à Istanbul : Qui est Jamal Khashoggi?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Disparu le 2 octobre 2018 à Istanbul : Qui est Jamal Khashoggi? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/disparu-le-2-octobre-2018-a-istanbul-qui-est-jamal-khashoggi/embed/#?secret=KxZyOrc5cI#?secret=rAQVDTz1O6" data-secret="rAQVDTz1O6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis: </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j9ku6FRZ2D"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/07/arabie-saoudite-un-putsch-deguise-en-campagne-anti-corruption/">Arabie saoudite : Un putsch déguisé en campagne anti-corruption</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Arabie saoudite : Un putsch déguisé en campagne anti-corruption » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/07/arabie-saoudite-un-putsch-deguise-en-campagne-anti-corruption/embed/#?secret=hm7mGgRxPD#?secret=j9ku6FRZ2D" data-secret="j9ku6FRZ2D" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PfPmkGnxWI"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/13/tunisie-les-municipales-2018-ou-le-syndrome-ayari/">Tunisie : Les municipales 2018 ou le syndrome Ayari</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Les municipales 2018 ou le syndrome Ayari » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/13/tunisie-les-municipales-2018-ou-le-syndrome-ayari/embed/#?secret=qLxhsNqnB6#?secret=PfPmkGnxWI" data-secret="PfPmkGnxWI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y4aLaYdh6U"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/05/macron-vs-caid-essebsi-choc-communications/">Macron vs Caïd Essebsi : Le choc des communications</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Macron vs Caïd Essebsi : Le choc des communications » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/05/macron-vs-caid-essebsi-choc-communications/embed/#?secret=1F213sKWaI#?secret=Y4aLaYdh6U" data-secret="Y4aLaYdh6U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/22/mohammed-ben-salman-et-laffaire-khashoggi-le-prince-est-nu/">Mohammed Ben Salman et l’affaire Khashoggi : Le prince est nu !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Disparu le 2 octobre 2018 à Istanbul : Qui est Jamal Khashoggi?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/disparu-le-2-octobre-2018-a-istanbul-qui-est-jamal-khashoggi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Oct 2018 14:39:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jamal Khashoggi. Un nom sur toutes les lèvres partout dans le monde depuis trois semaines. Le journaliste saoudien est entré dans le bâtiment du consulat de son pays à Istanbul, le 2 octobre 2018, pour ne plus en ressortir. Qui est-il? D’où vient-il? Par Chedly Mamoghli * Hier encore seulement connu par les décideurs et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/disparu-le-2-octobre-2018-a-istanbul-qui-est-jamal-khashoggi/">Disparu le 2 octobre 2018 à Istanbul : Qui est Jamal Khashoggi?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-179795" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Jamal-Khachoggi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Jamal Khashoggi. Un nom sur toutes les lèvres partout dans le monde depuis trois semaines. Le journaliste saoudien est entré dans le bâtiment du consulat de son pays à Istanbul, le 2 octobre 2018, pour ne plus en ressortir. Qui est-il? D’où vient-il?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Chedly Mamoghli</strong> *</p>
<p><span id="more-179794"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-158631 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" width="200" height="165" />Hier encore seulement connu par les décideurs et les observateurs qui s’intéressent à la chose politique dans le Golfe et dans le Moyen-Orient, qui est Jamal Khashoggi ? Était-il réellement un dissident ou même un opposant comme le relayent maladroitement certains médias?</p>
<h3>Un homme du sérail devenu trop bavard</h3>
<p>Dans la célèbre émission politique de la BBC <em>‘‘HARDtalk’’</em> en date du 11 octobre, Madawi Al-Rasheed, académicienne et dissidente saoudienne à laquelle son pays a retiré la nationalité en 2005, qui vit aujourd&rsquo;hui à Londres et exerce comme professeure au centre pour le Moyen-Orient de la London School of Economics and Political Science (LSE), a expliqué que M. Khashoggi n’a jamais été un dissident ou une figure de l’opposition mais que c’était un homme qui a toujours évolué dans les sphères du pouvoir saoudien, a passé l’ensemble de sa carrière au sein des médias du royaume et a toujours été très proche du prince Turki Al-Faisal qui a dirigé les services de renseignements saoudiens de 1979 au 1er septembre 2001 puis il a été ambassadeur du royaume successivement à Londres et à Washington où Jamal Khashoggi a été son conseiller.</p>
<p>Ce n’est qu’avec l’arrivée au pouvoir de Mohammed Ben Salman dit MBS que les choses ont changé. À l’arrivée du jeune prince connu par son autoritarisme et sa brutalité, des journalistes saoudiens qui n’étaient pas des opposants mais qui osaient laisser entrevoir la moindre divergence de vue commençaient à être arrêtés.</p>
<p>Egalement, les amis et anciens protecteurs de M. Khashoggi au sein de la famille royale furent éloignés des postes à responsabilité et ne faisaient pas partie du cercle de MBS.</p>
<p>À l&rsquo;été 2017, un éditorial de M. Khashoggi a été retiré d’un quotidien saoudien. C’est à cette date que le journaliste a fait ses valises et est allé s’installer à Whashington. Grâce à ses relations dans la capitale fédérale américaine, les colonnes du<em> ‘‘Washington Post’’</em> lui furent ouvertes et c’est à ce moment-là qu’il a commencé à critiquer la gouvernance et les méthodes de MBS qui se rapprochaient plus du banditisme que de l’exercice du pouvoir.</p>
<p>Celui qui a toujours été l’homme du sérail se métamorphose en pourfendeur du fils préféré du roi Salman. M. Khashoggi devint donc un traître aux yeux de Riyad. Sans oublier que M. Khashoggi en sa qualité d’ancien homme du sérail connaissait beaucoup de choses.</p>
<p>Comble de la provocation, Jamal n’hésitera pas à soutenir le Qatar contre l’Arabie saoudite de MBS dans la crise qui oppose les deux pétromonarchies depuis juin 2017.</p>
<h3>Un homme de l’establishment de Djeddah</h3>
<p>Bien que né à Médine, Jamal Khashoggi appartenait à une puissante et riche famille de Djeddah, une famille bien introduite dans les arcanes du pouvoir saoudien depuis la fondation du royaume. Son grand-père, Mohamed, fut le médecin personnel du père-fondateur du royaume Abdelaziz Al-Saoud. Son oncle Adnan Khashoggi fut l’intermédiaire le plus célèbre, le plus puissant et le plus riche du XXe siècle notamment dans les ventes d’armes. Il fut la première fortune mondiale à l’aube des années 1980 avant qu’une avalanche de déconvenues ne s’abatte sur lui et ne lui fit perdre son trône de roi des intermédiaires.</p>
<p>Le cousin de Jamal, fils de sa tante Samira Khashoggi, était Dodi Al-Fayed – le fils du milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed, décédé dans un accident mortel dans le tunnel sous le pont de l’Alma en compagnie de la princesse Diana, le 31 juillet 1997 –.</p>
<p>Tragique destinée que celle de ces deux cousins qui périrent à 21 ans d&rsquo;intervalle dans des conditions dramatiques. Il y a comme une malédiction qui vint arrêter brusquement la trajectoire de ces deux personnages, certes différents, mais notoires dans leurs microcosmes respectifs, celui de la Jet set pour Dodi et celui du sérail politique saoudien pour Jamal.</p>
<p>Jamal était aussi comme le relevait Georges Malbrunot dans l’article qu’il lui a consacré dans ‘<em>‘Le Figaro’</em>’ de vendredi 19 octobre, l’ami d&rsquo;enfance d’Oussama Ben Laden, rejeton d’une puissante famille de Djeddah qui a mal tourné. Un ami qui est allé le voir à trois reprises à Khartoum dans le milieu des années 1990 quand ce dernier avait élu domicile dans la capitale soudanaise sous la protection bienveillante de Omar El-Béchir, l’inoxydable maître du régime islamo-militariste soudanais.</p>
<p>D’ailleurs, c’est Jamal qui fut sollicité par la famille Ben Laden afin de convaincre Oussama de raccrocher sa carrière djihadiste et de rentrer en Arabie mais en vain. Jamal éprouvera toute sa vie de l&rsquo;amitié pour Oussama même s’il n’approuvait pas le terrorisme de son ami.</p>
<p>Il ne l’approuvait pas dans les années 1990 et 2000 mais dans les années 1970 et 1980 quand il fut envoyé par les Américains et les services saoudiens, dirigés à l’époque par Turki Al-Faisal, pour combattre les Soviétiques en Afghanistan, Jamal s’enthousiasmait et son ami lui avait donné une interview ce qui était quelque chose pour un jeune journaliste. De grands journalistes faisaient des mains et des pieds et n’y parvenaient pas.</p>
<p>Suite au décès du chef d’Al Qaïda, le 2 mai 2011, Jamal tweetait: <em>«J’ai succombé en pleurant, le cœur brisé par toi Abou Abdallah. Tu étais magnifique et plein de bravoure aux beaux jours de l’Afghanistan, avant que tu succombes à la haine et à la passion».</em></p>
<p>Jamal Khashoggi s’était toujours illustré par ses amitiés fréristes (Frères Musulmans) qu’il défendait depuis les années 1970 au nom des libertés et de la démocratie et avec l’avènement des printemps arabes en 2011, il les avait défendus bec et ongles dans ses articles et sur Twitter que ce soit les Frères Musulmans égyptiens ou tunisiens.</p>
<p>Une amitié l’avait également lié à Erdogan pour lequel il avait toujours pris parti et dont il estimait que c’était un modèle pour les gouvernants des pays arabes qui ont connu les soulèvements de 2011. Cependant, il n’a jamais appelé à la moindre révolte dans son pays.</p>
<p>Pour l’Arabie, il poussait vers un assouplissement du régime mais pour le maintien des Saoud. Beaucoup y voyait un deux poids, deux mesures comme si certains régimes autoritaires devaient tomber et d’autres devaient se maintenir. Certains trouvaient sa thèse démagogique et ridicule. Lui, trouvait que c’était logique.</p>
<p>Ce fut également un proche du prince et homme d&rsquo;affaires Al-Waleed Bin Talal. Ce dernier avait confié à Jamal la tâche de mettre sur pied et de lancer sa nouvelle chaîne d’information Al Arab depuis Manama; toutefois et après seulement 24 heures d’émission, les autorités bahreïnies retirèrent la licence de diffusion à Al Arab sous pression du puissant voisin saoudien.</p>
<p>Tel était le destin de ce garçon de bonne famille saoudien devenu sur le tard un trublion et qui l’a payé de sa vie.</p>
<p><em>* Juriste.</em></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=bsAI7wl075Q" target="_blank" rel="noopener"><em><strong>Interview de Madawi Al-Rasheed sur la BBC. </strong></em></a></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sAt3uq4IrM"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/bloc-notes-apres-laffaire-khashoggi-en-finir-avec-lislam-voyou/">Bloc-notes : Après l’affaire Khashoggi, en finir avec l’islam voyou</a></p></blockquote>
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