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	<title>Archives des Mohammed Ben Zayed - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mohammed Ben Zayed - Kapitalis</title>
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		<title>La rivalité avec Riyad au cœur du retrait d’Abou Dhabi de l’Opep</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 08:17:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le retrait des Émirats arabes unis de l'Opep vise à affaiblir l’Arabie saoudite qui domine cette institution.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/la-rivalite-avec-riyad-au-coeur-du-retrait-dabou-dhabi-de-lopep/">La rivalité avec Riyad au cœur du retrait d’Abou Dhabi de l’Opep</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi 27 avril 2026 qu’ils vont se retirer de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) menée par l’Arabie saoudite ainsi que l’alliance Opep+ comptant aussi la Russie et ce, à partir du 1<sup>er</sup> mai 2026. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que ce retrait des Émirats, membre depuis 1967 de l’organisation siégeant à Vienne et fondée en 1960, vise à affaiblir cette institution et par ricochet l’Arabie saoudite qui la domine. Un énième épisode dans la grande rivalité qui oppose Riyad et Abou Dhabi.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18717251"></span>



<p>Selon une enquête de <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-04-30/uae-quits-opec-how-the-united-arab-emirates-and-saudi-arabia-drifted-apart?embedded-checkout=true" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a>, la détérioration croissante des relations entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite est au cœur de la décision surprise d’Abou Dhabi de se retirer de l’Opep.</p>



<p>La rivalité entre les deux pays s’est intensifiée au fil des années mais les répercussions de la guerre américano-israélienne contre l’Iran ont offert l’opportunité de l’annonce de mardi 28 avril 2026, selon plusieurs sources proches du dossier. L’une d’elles a comparé la situation à celle d’un <em>«petit frère»</em> qui ne souhaite plus être sous la coupe du <em>«grand frère»</em>.</p>



<p>Outre son retrait de l’Opep, les Émirats reconsidèrent leur adhésion à deux organisations régionales où l’Arabie saoudite exerce une influence considérable.</p>



<p>Bien qu’aucune décision définitive n’ait été prise, Abou Dhabi pourrait geler son siège au sein de la Ligue arabe, basée au Caire, et prendre une mesure similaire vis-à-vis de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), basée à Djeddah.</p>



<p>Les Émirats réexaminent également l’avenir de leur participation de longue date au Conseil de coopération du Golfe (CCG), composé de six membres. Abou Dhabi a réaffirmé, mercredi 29 avril, son engagement envers le CCG malgré les propos tenus en début de semaine par Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats, le cheikh Mohammed Ben Zayed dit MBZ, selon lesquels l’organisation traverse <em>«la période la plus fragile de son histoire»</em>.&nbsp;</p>



<p>Un responsable émirati a déclaré mercredi que les Émirats réévaluent leur rôle et leurs contributions aux organisations multilatérales mais n’envisagent pas actuellement de s’en retirer.</p>



<p>Aucune de ces trois organisations ne dispose d’une influence réelle significative mais un retrait soulignerait la frustration des Émirats à l’égard des autres États arabes, en particulier l’Arabie saoudite, face à ce qu’ils perçoivent comme un manque de solidarité face aux défis militaires et économiques régionaux depuis le début de la guerre d’Israël contre Gaza en 2023.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gwPZDyZCGa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=MEGKha33MB#?secret=gwPZDyZCGa" data-secret="gwPZDyZCGa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle économique différent</h2>



<p>Les Émirats ont présenté leur retrait de l’Opep comme une décision économique liée à leurs besoins futurs en matière de production. La compagnie pétrolière émiratie est capable de produire bien plus que son quota actuel ne le permet et ne souhaite plus solliciter l’autorisation de l’Arabie saoudite pour approcher sa capacité maximale, selon une source proche d’Abou Dhabi.</p>



<p>De plus, les perturbations de l’approvisionnement mondial résultant de la fermeture du détroit d’Ormuz laissent penser que les prix ne devraient pas baisser dans l’immédiat.</p>



<p>Les Émiratis estiment également que la demande de pétrole commencera à décliner plus rapidement que prévu par les Saoudiens en raison de la transition énergétique et souhaitent donc liquider rapidement leurs réserves.</p>



<p>Cette décision constitue néanmoins la preuve la plus claire à ce jour que les Émirats n’hésitent plus à afficher leurs ambitions ni à nouer leurs propres alliances politiques et sécuritaires, même si celles-ci entrent en conflit avec les intérêts de l’Arabie saoudite, première économie arabe, qui se considère comme le leader du monde musulman.</p>



<p><em>«Nous construisons un modèle économique différent, ce qui exige un nouvel alignement politique et une restructuration»</em>, a déclaré le Libanais Nadim Koteich, conseiller politique et médiatique auprès de plusieurs entités gouvernementales émiraties et ancien directeur général de la chaîne basée à Abou Dhabi <em>Sky News Arabiya</em>. Il était précédemment proche des Saoudiens et avait travaillé pour leur chaîne<em> Al Arabiya</em>.&nbsp;</p>



<p>La décision de MBZ intervient après des années de tensions entre lui et le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane dit MBS.</p>



<p>Ces deux pays, alliés clés des États-Unis et disposant de fonds souverains dépassant 1000 milliards de dollars se sont opposés politiquement sur de nombreux dossiers, de la Libye au Yémen en passant par le Soudan où ils soutiennent des camps opposés.</p>



<p>Riyad accuse généralement Abou Dhabi de soutenir des groupes séparatistes, tandis que les Émirats s’inquiètent du soutien apporté par l’Arabie saoudite à certains mouvements qu’ils considèrent comme islamistes.</p>



<p>La concurrence économique entre les deux pays s’intensifie également, l’Arabie saoudite cherchant à faire de Riyad une place financière capable de rivaliser avec Dubaï.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des alliances opposées </h2>



<p>Malgré ces tensions, les Émirats et l’Arabie devraient maintenir leurs relations commerciales avec des dizaines de milliards de dollars de marchandises transitant chaque année par leur frontière commune.</p>



<p>Un responsable émirati a déclaré qu’une réunion d’urgence non programmée du CCG à Djeddah, tenue presque simultanément à l’annonce de l’Opep et en présence du ministre des Affaires étrangères des Émirats, constituait un pas dans la bonne direction, sans fournir davantage de précisions.</p>



<p>La décision d’Abou Dhabi de quitter l’Opep devrait contribuer à consolider deux alliances régionales émergentes. La première est menée par l’Arabie saoudite et comprend l’Égypte, le Pakistan et la Turquie. La seconde regroupe les Émirats, Israël et l’Inde.</p>



<p>Du point de vue indien, le départ des Émirats de l’Opep s’apparente davantage à une rébellion politique qu’à une décision économique et pourrait fragiliser l’unité arabe, selon des responsables à New Delhi.</p>



<p><em>«Les Émirats ne souhaitent pas suivre un système dirigé par l’Arabie saoudite ou la Turquie»</em>, a déclaré Dania Zafer, directrice exécutive du Gulf International Forum à Washington qui ajoute : <em>«Les Émirats se perçoivent comme une puissance moyenne et un contrepoids aux autres»</em>.&nbsp;</p>



<p>D’après des sources bien informées, les Émirats ont commencé à planifier sérieusement leur retrait de l’Opep vers novembre dernier mais ce sont des désaccords sur la meilleure façon de répondre aux attaques de missiles iraniens en cas de guerre contre les États-Unis et Israël qui ont finalement déclenché cette décision.</p>



<p>Les Émirats ont envisagé de participer à des attaques contre l’Iran et ont fait pression sur l’Onu pour obtenir son approbation afin de rouvrir de force le détroit d’Ormuz, une initiative à laquelle l’Arabie saoudite n’a pas adhéré.</p>



<p>À l’inverse, Riyad a soutenu activement les négociations diplomatiques et les efforts de médiation en coulisses pour résoudre le conflit.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a5eHTlHuKV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=UHZwtF66sq#?secret=a5eHTlHuKV" data-secret="a5eHTlHuKV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les relations avec Israël</h2>



<p>Selon certaines sources, le renforcement de la coopération militaire et de renseignement entre les Émirats et Israël a exacerbé les tensions.</p>



<p>De nombreux États arabes perçoivent Israël comme une force expansionniste et déstabilisatrice au Moyen-Orient et le tiennent pour responsable d’avoir poussé les États-Unis à la guerre contre l’Iran.</p>



<p><em>«Il existe des divisions au sein du Golfe. Les Émirats ne bénéficient pas du soutien unanime des autres pays pour faire face à l’Iran»</em>, a déclaré Hasan Alhasan, chercheur spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut international d’études stratégiques.</p>



<p>Les Émirats n’ont pas rejoint le conflit, actuellement soumis à un cessez-le-feu fragile, malgré les dégâts causés par les attaques iraniennes aux infrastructures énergétiques d’Abou Dhabi et à son statut de destination touristique et d’investissement privilégiée.</p>



<p>L’Iran a lancé davantage de missiles et de drones sur les Émirats que sur tout autre État du Golfe, alimentant ainsi la colère d’Abou Dhabi.</p>



<p>Lors d’une discussion ce mois-ci avec des responsables européens, MBZ a exprimé son mécontentement face à la réponse collective des pays voisins aux attaques iraniennes, selon des sources bien informées. Il a pointé du doigt les divisions au sein du CCG, le qualifiant de dysfonctionnel, selon certaines sources, ajoutant qu’il renforcerait la coopération avec les États-Unis et Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le moment opportun</h2>



<p>Gargash, conseiller de MBZ, a déclaré que l’échec de la stratégie d’endiguement de l’Iran par le Golfe avant le début de l’offensive américano-israélienne démontrait que des organisations comme le CCG n’étaient plus adaptées à leur mission.</p>



<p>Il a ajouté que le Conseil, qui regroupe les Émirats, l’Arabie, Oman, le Qatar, Bahreïn et le Koweït, <em>«se trouve au plus bas de son histoire, compte tenu de la nature de l’attaque et de la menace qu’elle représente pour tous»</em>.&nbsp;</p>



<p>La décision de quitter l’Opep témoigne de la réussite des Émirats dans la diversification de leur économie, désormais moins dépendante du pétrole. Le pays dégage des excédents budgétaires, ce qui lui permet de résister à la baisse des prix.</p>



<p>Le gouvernement saoudien, quant à lui, a enregistré un déficit en 2023 et devrait le rester pendant plusieurs années, à moins que la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz ne fasse encore grimper les prix.</p>



<p>Koteich a déclaré que les motifs économiques d’une sortie de l’Opep étaient réunis et que les Émirats attendaient simplement <em>«le bon moment politique»</em>.</p>



<p>La guerre en Iran et la grave perturbation des approvisionnements énergétiques mondiaux causée par la fermeture du détroit d’Ormuz, qui a fait grimper les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, ont servi de catalyseur.</p>



<p><em>«Cela n’aura pas d’impact majeur sur le marché car le marché souffre déjà d’une pénurie d’approvisionnement»</em>, a déclaré le ministre de l’Énergie des Émirats Suhail Al-Mazroui lors d’une interview concernant la décision de quitter l’Opep.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uXL32oJ7uV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/">Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/embed/#?secret=wOxqPWtlno#?secret=uXL32oJ7uV" data-secret="uXL32oJ7uV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/la-rivalite-avec-riyad-au-coeur-du-retrait-dabou-dhabi-de-lopep/">La rivalité avec Riyad au cœur du retrait d’Abou Dhabi de l’Opep</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/larabie-saoudite-ecrase-les-secessionistes-yemenites-soutenus-par-les-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 07:35:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[Aïdarous al-Zoubaïdi]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Saoudiens ont écrasé les sécessionistes du sud du Yémen et leur chef Aïdarous al-Zoubaïdi et donné une fessée aux Émiratis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/larabie-saoudite-ecrase-les-secessionistes-yemenites-soutenus-par-les-emirats/">L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Saoudiens ont donné une fessée aux Émiratis au Yémen. La métaphore n’est pas exagérée puisque les Saoudiens ont écrasé les sécessionistes du sud et leur chef Aïdarous al-Zoubaïdi, homme lige des Émirats au Yémen. Convoqué à Riyad, il a préféré prendre la fuite pour Abou Dhabi. Le vaudeville de Zoubaïdi et ses sbires marque une déroute géopolitique pour les Émirats et une victoire pour l’Arabie saoudite qui est déterminé à limer les ongles de son rival et de l’exclure de ses sphères d’influence notamment dans la Corne de l’Afrique.</em></strong> <em>(Ph. Des partisans d&rsquo;un mouvement séparatiste yéménite se rassemblent à Aden, au Yémen, le 16 janvier, pour protester contre les forces pro-saoudiennes dans la région. L&rsquo;un d&rsquo;eux brandit une photo du chef séparatiste Aidarous al-Zoubaidi.)</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18277941"></span>



<p>Le <a href="https://www.latimes.com/world-nation/story/2026-01-20/emirati-rescue-saudi-fury-middle-east-heavyweights-split-over-yemen" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Los Angeles Times</a> a publié une analyse de Nabih Bulos sur la crise saoudo-émiratie au Yémen considérant que l’aide apportée par les Émirats arabes unis pour exfiltrer le chef séparatiste du Sud reflète une divergence de politiques entre deux pays considérés comme parmi les plus importants alliés des États-Unis au Moyen-Orient. </p>



<p>Alors qu’Aïdarous al-Zoubaïdi était bloqué à l’aéroport d’Aden à l’invitation de l’Arabie saoudite, il ne pouvait –mais désirait ardemment– ​​refuser. Il tenta de gagner du temps, examinant minutieusement les détails du protocole, ce qui retarda le départ de l’avion du Yémen de plusieurs heures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La poudre d’escampette</h2>



<p>Al-Zoubaïdi, qui dirige un groupe séparatiste soutenu par les Émirats mais en conflit avec l’Arabie saoudite, savait que ce qui l’attendait à Riyad ne lui conviendrait pas, et il continua donc de tergiverser. Puis il reçut un appel l’informant que le plan d’évasion était prêt.</p>



<p>Al-Zoubaïdi s’enfuit précipitamment, emmenant avec lui cinq de ses principaux collaborateurs, vers une base militaire à Aden. De là, il a organisé deux convois de diversion, puis s’est rendu en voiture à la côte voisine, sous la surveillance d’un drone émirati. Au petit matin, il embarquait à bord d’un navire à destination de la Somalie, d’où il s’est envolé pour Abou Dhabi, la capitale des Émirats.</p>



<p>L’évasion d’Al-Zoubaïdi ce mois-ci, dont les détails ont été confirmés par des responsables basés à Aden, des milices, des dockers et par des déclarations indignées de responsables militaires saoudiens, a marqué un tournant dans un conflit de plus en plus âpre entre deux des plus importants alliés des États-Unis au Moyen-Orient, un conflit qui remet en question l’existence même du Yémen, tout en menaçant d’aggraver les souffrances d’une population déjà confrontée à l’une des pires crises humanitaires au monde.</p>



<p><em>«&nbsp;Je n’ai jamais vu les Saoudiens aussi en colère. C’est indéniable&nbsp;»</em>, a déclaré Mohammed Al-Basha, expert basé aux États-Unis et fondateur d’<em>Al-Basha Report</em>, un cabinet de conseil américain spécialisé dans la gestion des risques au Moyen-Orient et en Afrique, cité par le journal américain.</p>



<p>Les Saoudiens estiment que les Émirats n’ont pas joué un rôle de médiateur impartial au Yémen et au-delà, et ils se sentent trahis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Alliés proches ou adversaires acharnés</h2>



<p>Le <em>Los Angeles Times</em> ajoute que ce différend, né de profondes divergences géopolitiques et commerciales qui ont transformé Riyad et Abou Dhabi, d’alliés proches à rivaux puis à adversaires acharnés, a tendu les relations au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud-Est. La concurrence entre les deux plus grands producteurs et exportateurs d’énergie au monde risque de perturber les marchés et les investissements et de compromettre les projets du président américain qui considère ces deux pays comme des partenaires clés en matière de commerce et de diplomatie.</p>



<p>Les tensions se sont considérablement exacerbées le mois dernier lorsque le Conseil de transition du Sud (CTS), dirigé par Aïdarous al-Zoubaïdi, a pris le contrôle d’une grande partie du sud du Yémen, auparavant contrôlé par le gouvernement yéménite internationalement reconnu, et semblait prêt à proclamer un État sécessionniste dans cette région riche en ressources.</p>



<p>L’offensive a pris Riyad au dépourvu car l’Arabie saoudite s’était alliée à Abou Dhabi il y a plus de dix ans dans une campagne militaire dévastatrice contre les Houthis, la faction soutenue par l’Iran qui avait pris le contrôle de la capitale yéménite, Sanaa, en 2014.</p>



<p>Le CTS, formé en 2017 pour promouvoir un État indépendant dans le sud du Yémen et soutenu par les Émirats, a rejoint la campagne contre les Houthis en 2022 aux côtés du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite. Cependant, les lignes de front sont restées globalement inchangées jusqu’à la récente avancée du CTS. L’Arabie saoudite semblait initialement se satisfaire du pari du CTS de s’emparer de davantage de territoire, y compris une zone limitrophe de son propre territoire. Cependant, elle lança rapidement des frappes aériennes contre ce qu’elle prétendait être une cargaison d’armes émiraties destinées aux séparatistes (accusation que les Émirats ont démentie), suivies d’une offensive rapide et brutale qui chassa le CTS de tout le territoire qu’il contrôlait, permettant aux forces gouvernementales de s’emparer de son bastion à Aden.</p>



<p>Parallèlement, le gouvernement yéménite exigea que les Émirats mettent fin à leur présence militaire dans le pays. Les séparatistes étant presque totalement vaincus, l’Arabie saoudite convoqua –ou, selon certains témoignages, ordonna– à al-Zoubaïdi et à plus de 50 autres délégués du CTS à Riyad pour discuter de l’avenir du Yémen du Sud. Al-Zoubaïdi avait de bonnes raisons de craindre l’emprisonnement ou au moins une reddition forcée, et c’est pourquoi il s’est enfui. L’Arabie saoudite le qualifie désormais de <em>«&nbsp;fugitif&nbsp;»</em>, tandis que le gouvernement yéménite l’accuse de haute trahison.</p>



<p>Le lendemain, le délégué du CTS à Riyad est apparu à la télévision d’État yéménite pour annoncer la dissolution du Conseil. De nombreux membres du Conseil, hors d’Arabie saoudite, ont contesté la validité de cette décision, la jugeant prise sous la contrainte et sous la pression de l’Arabie saoudite qui retenait la délégation en otage. Cependant, dimanche, les membres du Conseil à Riyad ont participé, avec d’autres personnalités politiques yéménites, à une réunion présentée comme <em>«&nbsp;consultative&nbsp;»</em> sur l’avenir du Yémen du Sud, une initiative qui vise, selon les observateurs, à nier toute coercition de la part de Riyad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une force déstabilisatrice</h2>



<p>Le <em>Los Angeles Times</em> souligne qu’au cœur du différend entre l’Arabie saoudite et les Émirats réside une divergence de vision entre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed ben Zayed. Dès sa nomination au poste de ministre saoudien de la Défense en 2015, Ben Salmane a adopté une politique étrangère offensive, marquée notamment par une offensive infructueuse contre les Houthis et l’enlèvement du Premier ministre libanais Saad Hariri. En 2017, l’Arabie saoudite s’est alliée aux Émirats et à Bahreïn pour imposer un blocus de quatre ans au Qatar. Toutefois, son approche a évolué depuis, privilégiant la stabilité régionale au nom de la prospérité économique.</p>



<p>Les Émirats, quant à eux, se sont révélés être une force déstabilisatrice. Non contents d’avoir normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël durant le premier mandat du président Trump, violant ainsi les conditions posées de longue date par l’Arabie saoudite pour parvenir à une paix arabe globale avec Israël, ils ont consacré la dernière décennie à bâtir un réseau de groupes armés, de bases militaires, de ports et d’actifs secrets en mer Rouge et à travers l’Afrique, menaçant les gouvernements de nombreux pays.</p>



<p>Cela est particulièrement flagrant au Soudan, où l’opposition critique le soutien apporté par les Émirats aux Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire accusé de génocide durant la guerre civile. Les Émirats nient toute assistance aux FSR, affirmant que leur objectif est de préserver l’intégrité territoriale du Soudan, malgré des preuves accablantes du contraire.</p>



<p>Depuis le début de la crise yéménite, l’Arabie saoudite et les Émirats se livrent à une violente guerre médiatique. Influenceurs et journalistes s’échangent des accusations sur les réseaux sociaux, tandis que les chaînes d’État diffusent des reportages biaisés. Lundi, l’Arabie saoudite a organisé une visite de presse à Mukalla, ville portuaire du sud du Yémen, où le gouvernement yéménite a accusé les Émirats de gérer une prison secrète. Ailleurs dans la région, les relations et les alliances connaissent une restructuration rapide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déloger les Émiratis  </h2>



<p>Peu après la fuite d’al-Zoubaïdi, le gouvernement somalien a annoncé la suspension de sa coopération sécuritaire et commerciale avec les Émirats, notamment la concession accordée au géant portuaire émirati DP World d’opérer depuis le port de Berbera, port par lequel al-Zoubaïdi s’était enfui. Les observateurs ajoutent que les Émirats ont apparemment perdu leurs droits de survol militaire de l’Égypte, du Soudan et de l’Arabie saoudite. L’administration de l’aéroport d’Al-Kufra en Libye, qui était devenu un maillon essentiel de la chaîne logistique des Émirats vers leurs alliés soudanais, a annoncé sa fermeture pour un mois. Tandis que l’Arabie saoudite s’efforce de démanteler le réseau militaire des Émirats, elle met simultanément en place le sien.</p>



<p>Le journal américain cite un responsable somalien, ayant requis l’anonymat pour évoquer la dynamique régionale, selon lequel l’Arabie saoudite envisage une alliance militaire avec l’Égypte et la Somalie, et que les autorités saoudiennes ont fait pression sur le Somaliland pour empêcher Israël d’établir des bases militaires sur son territoire. La Turquie réalise également des progrès significatifs dans ses relations avec l’Arabie saoudite, un changement radical par rapport à la position de ces deux rivaux acharnés. Riyad prévoit d’acheter des avions de chasse chinois au Pakistan pour équiper le Yémen.</p>



<p>Parallèlement, l’Arabie saoudite s’efforce de réduire l’influence émiratie au Yémen.</p>



<p>Des commandants militaires à Aden ont déclaré au <em>Los Angeles Times</em> que Riyad avait accepté de prendre en charge les salaires de tous les combattants, soit environ 80 millions de dollars par mois.</p>



<p>Des personnalités politiques soutenues par les Émirats arabes unis ont également été écartées du Conseil présidentiel yéménite et remplacées par des personnes plus favorables à l’Arabie saoudite.</p>



<p>Le journal américain ajoute qu’il est difficile de prévoir si les Émirats accepteront de perdre leur influence au Yémen après la défaite du Conseil de transition du Sud. Al-Basha a déclaré : <em>« Les Émirats arabes unis semblent actuellement privilégier le soft power dans le sud-ouest du Yémen, comme ils l’ont fait au Somaliland. La question demeure : cela se traduira-t-il, à terme, par un soutien à une insurrection armée? »</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ogzLSa2OMT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=V5O45ZNYDR#?secret=ogzLSa2OMT" data-secret="ogzLSa2OMT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Normalisation entre Israël et les pays arabes : Le mur du refus se fissure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2020 11:04:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelfattah Al-Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Benyamin Netanyahou]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une normalisation rampante entre Israël et des pays du Golfe progresse sur le dos des Palestiniens, pour parer à une menace iranienne, prétendent ses promoteurs, qui guettent l’ouverture d’une fenêtre de tir pour annoncer leur reconnaissance officielle de l’Etat juif, traité naguère d’«ennemi de la nation arabe». Par Hassen Zenati Il ne s’agit plus de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/21/normalisation-entre-israel-et-les-pays-arabes-le-mur-du-refus-se-fissure/">Normalisation entre Israël et les pays arabes : Le mur du refus se fissure</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Netanyahu-chez-lui-dans-le-monde-arabe-1.jpg" alt="" class="wp-image-282631"/><figcaption><em>Les responsables israéliens multiplient les visites dans les pays arabes.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Une normalisation rampante entre Israël et des pays du Golfe progresse sur le dos des Palestiniens, pour parer à une menace iranienne, prétendent ses promoteurs, qui guettent l’ouverture d’une fenêtre de tir pour annoncer leur reconnaissance officielle de l’Etat juif, traité naguère d’«ennemi de la nation arabe».</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-282622"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Il ne s’agit plus de savoir si plusieurs grands Etats arabes du Golfe vont reconnaître officiellement Israël, mais quand ils le feront, mettant ainsi fin à une longue ambiguïté et beaucoup de mensonges quant à leur attitude réelle à l’égard de l’Etat juif depuis sa création en 1948. </p>



<p> Dernier épisode de ce glissement fatal, à l’œuvre depuis des décennies: la participation probable d’Israël à la prochaine <em>«Exposition Universelle des Emirats»</em>, qui se déroulera d’octobre 2020 à avril 2021 à Dubaï. Israël y plantera pour la première fois en terre arabe son drapeau frappé de l’étoile de David, parmi ceux de 192 pays invités. Il y aura son pavillon propre, qui ressemblera à une dune de sable, avec plafond d’écrans diffusant des images d’un pays <em>«rayonnant de bonheur et de santé» </em>au milieu de la poudrière du Proche-Orient. Le pavillon a été conçu par l’architecte David Knafo pour, a-t-il dit, refléter l’enracinement de l’Etat hébreu au Moyen-Orient en même temps que son ouverture sur ses voisins.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les Palestiniens désormais seuls face à «l’ogre» israélien</h3>



<p> Ce sera la première manifestation publique d’un pays officiellement <em>«ennemi»</em> dans cet Etat du Golfe, les Emirats arabes unis (EAU), qui orchestre depuis des années ce rapprochement, avec pour leitmotiv la nécessité de parer à la «menace» iranienne. Celle-ci est classée désormais bien plus haut dans l’échelle de ses priorités de sécurité nationale que le «danger sioniste» de jadis. Depuis les accords de paix signés avec Israël par l’Egypte en 1979, puis par la Jordanie en 1994, c’est le premier grand coup porté au consensus arabe implicite en faveur des Palestiniens, maintenu contre vents et marées. </p>



<p> En 2018, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait inauguré la nouvelle séquence historique, provoquant la stupeur et l’indignation parmi les Palestiniens, qui se sentent de plus esseulés face à «l’ogre» israélien. Il s’est affiché accompagné de sa femme Sara, à Mascate, capitale du Sultanat d’Oman, aux côtés de son hôte, le sultan Qabous, disparu depuis. </p>



<p> Auparavant, c’est la ministre de la Culture et des sports israélienne, Miri Regev, représentante de la droite sioniste extrême, vêtue d’une <em>abaya</em> locale rouge, les cheveux à peine dissimulés sous un léger voile blanc, qui se photographiait se pavanant sur l’esplanade de marbre de la monumentale mosquée Cheikh Zayed d’Abou Dhabi, encadrée par deux<em> «anges gardiens» </em>de la police des Emirats en kamis et keffieh blancs. C’est cette même Miri Regev qui avait qualifié d’<em>«aboiements de chiens»</em> les appels à la prière de l’imam de la mosquée d’Al Aqsa de Jérusalem, troisième lieu saint de l’islam. Elle qui s’était exhibée aussi au festival de Cannes habillée d’une robe floquée d’une carte de Jérusalem portant la légende: <em>«capitale éternelle d’Israël»</em>, un statut que la légalité internationale ne lui reconnaît pas. Mais Miri Regev est une spécialiste de la provocation anti-palestinienne et des défis à la légalité internationale. Elle n’était pas à son premier essai.</p>



<p> Les tractations et contacts secrets n’en finissent pas dans les suites à plusieurs milliers d’euros la nuit, des hôtels de luxe de Dubaï, en Egypte, à Washington et même en Ouganda. Netanyahu s’y est rendu récemment en personne pour rencontrer le président du Conseil militaire de transition soudanais, le général Abdul Fattah El-Burhan, proche de l’Arabie Saoudite et des EAU et membre de la coalition militaire qui se bat au Yémen contre les rebelles Houthistes. Sous l’un des prédécesseurs d’El-Burhan, le Soudan avait consenti de servir de plate-forme au transfert vers Israël de 8.000 Juifs éthiopiens (Falashas), dans une opération baptisée <em>«Moïse»</em> largement médiatisée. </p>



<p> Tel-Aviv a toujours gardé un œil sur le Soudan, allié traditionnel de l’Egypte, qu’il alimente en eaux du Nil, objet depuis quelques années d’un sourd affrontement entre le Caire et Addis Abeba (Ethiopie), l’autre pilier de la diplomatie israélienne dans la Corne de l’Afrique, autour de la répartition des eaux de ce fleuve indispensable à la survie des Egyptiens. Dès l’antiquité, l’historien et voyageur grec Hérodote proclamait que <em>«l’Egypte est un don du Nil».</em> La maîtrise du fleuve a de tout temps été une donnée stratégique fondamentale pour les gouvernants égyptiens.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Miri-Regev-aux-Emirats.jpg" alt="" class="wp-image-282638" width="500"/><figcaption><em> La ministre israélienne Miri Regev à la mosquée Cheikh Zayed d’Abou Dhabi.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"> Un sommet arabo-israélien serait en préparation au Caire </h3>



<p> Mi-février, des médias israéliens rapportaient du Caire que des préparatifs seraient en cours pour la tenue prochaine d’un sommet arabo-israélien, avec la participation du président égyptien Abdelfattah Al-Sissi, de l’Emir Mohammed Ben Zayed (EAU) et du Prince-héritier d’Arabie Saoudite Mohammed Ben Salmane (MBS), vice-roi et homme fort du Royaume. </p>



<p> L’information reste à confirmer, mais ce serait la dernière pièce du puzzle que le Premier ministre du Likoud s’emploie à rassembler pour conforter sa position chancelante avant les prochaines élections législatives du 2 mars 2020 – les troisièmes en une année – qui pourraient sonner le glas de sa très longue carrière à la tête du gouvernement israélien, selon des analystes locaux.</p>



<p> Pour se maintenir en place, Netanyahu a déjà bénéficié de deux «coups de pouce» successifs de son allié et ami Donald Trump, président des Etats-Unis, qui a d’abord décidé le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, et l’a invité ensuite à la Maison Blanche pour annoncer le <em>«deal du siècle»</em>, un <em>«accord de paix»</em>, qui ferait de la Palestine une suite discontinue de bantoustans sous le contrôle de fer de l’armée israélienne. Plusieurs ambassadeurs du Golfe assistaient détendus à la cérémonie, qui constitue un nouveau jalon dans l’abandon de la Palestine à son tragique destin. La Ligue arabe, plongée dans une profonde léthargie, n’a même pas estimé nécessaire de réunir un sommet pour étudier la situation. Elle s’est contentée d’une réunion des ministres des Affaires étrangères, qui ont publié un communiqué à l’eau tiède rejetant la proposition américaine.</p>



<h4 class="wp-block-heading"> Les brèches se multiplient dans le mur du «refus arabe»</h4>



<p> La première brèche dans le mur que l’on croyait en béton du «refus» anti-israélien, mais qui était en réalité construit à coup de communiqués sans lendemain, fut creusée par Shimon Peres, <em>«père»</em> de la bombe atomique israélienne, lorsqu’il s’est rendu au Maroc en 1986 pour une rencontre improbable avec le roi Hassan II. Dans un livre publié il y a deux ans en anglais, sous un titre reprenant une citation du Talmud :<em> ‘‘Rise and kill first : the secret history of Israel’s targetted assassinations’’</em>, un ancien chroniqueur militaire israélien, Ronen Bergman, a révélé que la coopération entre services israéliens et marocains était encore plus ancienne. Il affirme qu’en septembre 1965, lors du Sommet arabe de Casablanca, les dirigeants arabes avaient été placés sur écoutes israéliennes avec la connivence de leurs collègues marocains, ce qui permit à l’armée israélienne de recueillir à la source, quelques précieux secrets sur les armées arabes, avant de déclencher son offensive éclair de juin 1967 contre l’Egypte.</p>



<p> Dans un autre registre, un tribunal de Bahreïn vient de condamner à trois ans de prison ferme un manifestant bahreïni qui avait brûlé un drapeau israélien au cours d’une manifestation en faveur  de la Palestine. L’acte a été qualifié d’<em>«atteinte à l’ordre public»</em> dans cet émirat à majorité chiite, gouverné par une famille sunnite. </p>



<p> En Egypte, la justice s’en est prise pour sa part à un footeux qui, dans un accès d’enthousiasme, avait brandi un emblème palestinien sur les gradins d’un stade du Caire, à l’occasion d’une rencontre entre l&rsquo;Egypte et l&rsquo;Afrique du Sud. </p>



<p> Un imam de la mosquée Ibn Hazm de Oudjda (Maroc) a par ailleurs été révoqué par le ministère des Affaires religieuses pour avoir critiqué de son <em>«minbar»</em> le <em>«deal du siècle»</em>. Et pour avoir rappelé aux dirigeants arabes qui laissent faire qu’ils ont l’obligation de défendre les lieux saints musulmans d’Al Qods menacés de judaïsation par les extrémistes religieux juifs, qui multiplient les incursions intempestives sur l’esplanade des mosquées et encouragent les fouilles archéologiques illégales en sous-sol, en menaçant les fondations des lieux. Président du <em>«Comité Al-Qods»</em>, censé défendre ces lieux saints, le Maroc est depuis des années aux abonnés absents. </p>



<p> Un imam saoudien vient de son côté de proclamer publiquement sans avoir été repris par son roi,<em> «Serviteur des deux Lieux Saints»</em> (Mecque et Médine), selon son titre officiel, qu’Al Qods n’entrait pas dans cette catégorie et qu’elle ne méritait pas que l’on se batte pour la conserver. Il est vrai que dans l’histoire officielle de l’islam, Al Qods n’est que le 3e lieu saint musulman, mais néanmoins la première Qibla, vers laquelle se prosternaient les pratiquants avant de se tourner vers La Mecque.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La banalisation de la normalisation avec Israël est en marche</h3>



<p> Dans le sillage de la visite à Jérusalem en 1977 du président Anouar el Sadate, un dramaturge égyptien Ali Salem encourageait ses concitoyens à se rendre en Israël, qui<em> «n’est plus un Etat ennemi»,</em> à ses yeux, et qui ne constitue plus<em> «une menace pour la sécurité égyptienne à aucun niveau»</em>. <em>«Les Egyptiens et les Hébreux sont les peuples les plus anciens sur Terre. La relation entre eux est réelle. Je n’ai jamais vu personne aimer les Egyptiens autant que les Hébreux»</em>, statuait-il aussi en 2015 dans un entretien à la télévision égyptienne. </p>



<p> Dans la même veine, l’écrivain Youssef Idriss, proche de Sadate, après l’avoir été de Gamal Abdel Nasser, appelait les Egyptiens à lire les auteurs israéliens, afin de se renseigner sur la philosophie qui les anime et de se familiariser avec leur pensée politique. Le prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz lui-même n’hésitait pas à appeler à la<em> «réconciliation»</em> entre Egyptiens et Israéliens. </p>



<p> Depuis ces ouvertures des centaines de travailleurs égyptiens se sont établis au delà du Sinaï, prenant au passage le travail laissé jusque-là aux Palestiniens. Des artistes arabes, notamment parmi les binationaux, ont participé nombreux ces derniers temps à des festivals en Israël et des sportifs arabes ne refusent plus d&rsquo;affronter leurs pairs israéliens dans des compétitions internationales. Certains plus discrètement que d&rsquo;autres.     </p>



<p> La banalisation se met ainsi en place selon des étapes de plus en plus rapprochées. Les dirigeants israéliens jouent comme sur du velours sur la peur panique suscitée par l’Iran auprès des dirigeants du Golfe. Téhéran est en effet accusé de vouloir constituer autour de lui un <em>«croissant chiite»,</em> qui couvrirait l’Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, le Yémen et Bahreïn, et de reprendre aux Sunnites le pouvoir qu’ils ont perdu à l’aube de l’islam, il y quinze siècles. Si la <em>«normalisation»</em> de relations avec Israël était jusque-là le but ultime d’un processus de paix incluant l’érection d’un Etat palestinien dans ses frontières de 1967, avec Al Qods comme capitale, la diplomatie israélo-américaine a de toute évidence réussi à renverser l’ordre des facteurs en agitant l’épouvantail iranien. On <em>«normalisera»</em> d’abord et on verra plus tard pour la paix et les droits des Palestiniens.</p>
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