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	<title>Archives des Mohammed Ben Zayed - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mohammed Ben Zayed - Kapitalis</title>
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		<title>Affaire Manchester City &#124; Péril sur les investissements émiratis au Royaume-Uni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 08:35:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des infractions dans la gestion de Manchester City provoquent une tempête dans les relations entre le royaume Uni et les Emirats arabes unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/07/affaire-manchester-city-peril-sur-les-investissements-emiratis-au-royaume-uni/">Affaire Manchester City | Péril sur les investissements émiratis au Royaume-Uni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une sentence historique contre le club de football de Manchester City -propriété de Cheikh Mansour Ben Zayed Al-Nahyan, frère de l’émir d’Abou Dhabi et président des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed- a mis les relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et les Émirats sous une forte pression alors que des investissements de l’État du Golfe se chiffrant en milliards de livres sterling sont désormais menacés. Au cœur de cette tempête se trouve le puissant Khaldoon Al Mubarak, l’homme de confiance de la famille Al-Nahyan qui est à la fois président de Manchester City et président du fonds Mubadala, principal investisseur émirati au Royaume-Uni. Les enjeux sont énormes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19763934"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-10-02/man-city-verdict-puts-uk-uae-diplomatic-relations-under-strain">Bloomberg</a> indique qu’au cours des cinq dernières années, les Émirats ont injecté plus de 30 milliards de livres sterling (39,7 milliards de dollars) dans des secteurs britanniques clés, notamment la défense, les sciences de la vie et la technologie. Si les deux pays tiennent à préserver leur partenariat financier —un sommet sur l’investissement étant d’ailleurs prévu ce mois-ci—, le sentiment de frustration s’est accru de part et d’autre en raison des retombées de l’affaire Manchester City.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le club britannique (communément appelé Man City) a été reconnu coupable de 114 des 115 chefs d’accusation formulés par la Premier League à son encontre, à l’issue d’une enquête de quatre ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des infractions de 1,2 milliard de dollars</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les conclusions d’une commission indépendante publiées mardi, le club a artificiellement gonflé ses résultats financiers de plus de 900 millions de livres sterling (1,2 milliard de dollars). Les sanctions envisagées incluent un retrait de points, de lourdes amendes financières voire l’exclusion du club de la Premier League.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce verdict porte un coup dur à une stratégie de soft power (puissance douce) déployée sur 18 ans, pilotée au plus haut niveau par le propriétaire de Manchester City, le cheikh Mansour ben Zayed Al Nahyan, frère du président émirati. Sous la présidence de Khaldoon Al Mubarak, homme de confiance de Mansour ben Zayed, les propriétaires émiratis ont réussi à remporter huit titres de Premier League et à transformer Manchester City en une puissance footballistique mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources proches du dossier, des responsables émiratis ont averti le gouvernement britannique que la sévérité de la sanction pourrait affecter la volonté des Émirats de s’engager dans des investissements britanniques importants à l’avenir. Ces mêmes sources, ayant requis l’anonymat en raison du caractère confidentiel des informations, ont ajouté que les responsables émiratis estiment que les mesures prises par la Premier League ont un impact sur les relations bilatérales entre les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, des responsables du gouvernement britannique sont également frustrés par l’attitude de leurs homologues émiratis face à ce scandale, selon d’autres personnes informées de la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces responsables estiment que certaines parties au sein de l’État du Golfe devaient nécessairement être au courant de l’ampleur des infractions commises par Manchester City, alors même qu’elles affirmaient qu’il n’y avait aucune irrégularité, selon les sources ayant requis l’anonymat pour évoquer des délibérations secrètes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Divisions au sein du gouvernement britannique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le scandale a également provoqué des divisions au sein même du gouvernement britannique. Les déclarations d’Andy Burnham, actuel Premier ministre et ancien maire de Manchester, remerciant les propriétaires de Manchester City pour leurs investissements ont suscité la colère de certains membres de son gouvernement qui souhaitent que la procédure reste indépendante de toute ingérence gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un porte-parole du gouvernement britannique a refusé de commenter, tandis que le ministère émirati des Affaires étrangères n’a pas répondu à une demande de commentaire formulée par <em>Bloomberg</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette frustration mutuelle survient à un moment charnière pour les relations entre le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis. Le partenariat d’investissement actuel est au cœur des discussions en amont du sommet d’Abou Dabi prévu à Londres plus tard ce mois-ci alors que les responsables britanniques cherchent à obtenir davantage d’engagements d’investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vertu de l’accord initial d’une durée de cinq ans, le fonds souverain émirati Mubadala s’était engagé à investir 10 milliards de livres sterling (13,3 milliards de dollars) dans plusieurs secteurs de l’économie britannique toutefois, le montant total des investissements a atteint près de 30 milliards de livres sterling.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne représente qu’une infime partie des engagements d’investissement mondiaux d’Abou Dabi. En effet, l’émirat, qui abrite des fonds souverains gérant des actifs d’une valeur supérieure à 2 000 milliards de dollars, prévoit d’investir 1 400 milliards de dollars supplémentaires aux États-Unis et s’est également engagé à investir 46 milliards de dollars en Allemagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La commission a constaté que la majeure partie de la somme de 949,9 millions de livres sterling, enregistrée par Manchester City au titre d’accords de sponsoring avec des entités d’Abou Dabi entre les saisons 2009-2010 et 2017-2018, provenait du groupe Abu Dhabi United (ADUG), propriété de Mansour ben Zayed et actionnaire majoritaire de la société City Football Club qui possède Manchester City.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération en matière de défense occupe une place centrale dans les pourparlers entre le Royaume-Uni et les Émirats, une nécessité accrue par les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran ainsi que par l’instabilité plus large au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Royaume-Uni a apporté un soutien militaire aux Émirats après que les attaques américaines et israéliennes contre la République islamique ont poussé Téhéran à riposter contre les alliés de Washington dans le Golfe. Bien que les deux parties conviennent que les discussions sur la défense sont bien plus importantes que le football, le verdict sévère contre Man City a introduit une tension politique dans les négociations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il subsiste également des points de friction plus anciens, notamment le rôle présumé des Émirats dans la guerre civile soudanaise et la tentative de rachat du journal britannique <em>The Telegraph</em> par les Émirats qui a finalement échoué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables tentent désormais d’apaiser les tensions suscitées par cette affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une interview accordée la semaine dernière à un média britannique, Burnham a remercié le City Football Group, propriétaire de Manchester City, pour ses investissements dans la ville de Manchester.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Burnham a déclaré : <em>«Je serais très inquiet si nous les perdions. Ils ont été un partenaire formidable dans la construction du Manchester moderne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation revêt une importance particulière pour Burnham ainsi que pour d’autres personnalités politiques britanniques de premier plan. Peu après son entrée en fonction en tant que Premier ministre en juillet, Burnham s’est entretenu avec le chef de l’État des Émirats, le cheikh Mohammed ben Zayed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ville de Manchester a constitué l’un des points de contact entre eux, Burnham ayant été maire de la ville avant d’accéder à la tête du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investissements massifs des Émirats dans des projets de réaménagement urbain dans l’est de Manchester ont contribué à renforcer le poids politique de Burnham durant son mandat de maire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des responsables du gouvernement britannique ont indiqué, en privé, que les enquêtes menées par la Premier League échappent au contrôle du gouvernement, étant donné que la réglementation du sport et les questions judiciaires ne relèvent pas du pouvoir exécutif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Manchester City a réagi au verdict : <em>«Le club conteste les accusations portées par la Premier League et dispose d’un ensemble complet de preuves irréfutables étayant toutes ses positions»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Avis de tempête sur le football anglais  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Manchester City a été l’un des instruments les plus efficaces des Émirats pour projeter leur soft power. Depuis son rachat par&nbsp;cheikh Mansour, le club est sorti de l’ombre de son rival local, Manchester United, surpassant ce dernier —historiquement plus titré— pour devenir un prétendant permanent aux titres de champion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le club a également attiré une série de stars du football de premier plan, notamment Sergio Agüero, Kevin De Bruyne et l’actuel attaquant Erling Haaland.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Premier League n’a pas encore précisé les sanctions envisagées mais une condamnation menace de provoquer d’importantes perturbations au sein du championnat et dans le football anglais en général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le palmarès de Manchester City sur la période visée par l’enquête pourrait ouvrir la voie à des demandes d’indemnisation de la part de clubs rivaux voire de supporters.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’aucune autorité de poursuite pénale ne semble actuellement envisager d’engager des poursuites au pénal, la falsification de comptes constitue une infraction en Angleterre et au Pays de Galles, passible d’une peine d’emprisonnement. Parallèlement, les auditeurs du club pourraient faire l’objet d’une enquête de la part du Financial Reporting Council*. Aucune des autorités de régulation concernées n’a répondu aux demandes de commentaire formulées par <em>Bloomberg</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Royaume-Uni a toujours mis en avant ses relations d’investissement avec les Émirats. Un peu plus d’une semaine avant le verdict concernant Manchester City, Burnham a publié une vidéo à l’intention de son million d’abonnés sur TikTok, on l’y voyait au volant d’une voiture de sport McLaren, déclarant avec fierté : <em>«Voici le son de la Grande-Bretagne qui renoue avec la fabrication»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos de Burnham coïncidaient avec l’annonce par McLaren Automotive d’un projet d’investissement de 500 millions de livres sterling au Royaume-Uni, s’inscrivant dans le cadre d’un engagement plus large de l’actionnaire de la société l’Imad Holding, un fonds souverain lié au gouvernement d’Abou Dabi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les récentes déclarations du Premier ministre soutenant les propriétaires de Manchester City ont suscité le mécontentement de législateurs locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On craint que ces propos ne compromettent la législation visant à garantir l’indépendance opérationnelle de l’autorité de régulation indépendante du football (Independent Football Regulator), chargée de statuer sur l’affaire impliquant Manchester City, selon Bloomberg.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Downing Street a par la suite publié un communiqué affirmant que Manchester City n’était pas <em>«au-dessus des règles»</em>. Avis de tempête sur le football anglais…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Financial Reporting Council (FRC) est l’organisme indépendant de régulation du Royaume-Uni chargé de superviser la gouvernance d’entreprise, l’information financière, l’audit et la profession actuarielle.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/07/affaire-manchester-city-peril-sur-les-investissements-emiratis-au-royaume-uni/">Affaire Manchester City | Péril sur les investissements émiratis au Royaume-Uni</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 07:08:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
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		<category><![CDATA[Flydubai]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel impact aura l’incident du vol de Flydubai sur la confiance des Israéliens dans la destination des Emirats arabes unis ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/">L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Des versions contradictoires ont émergé concernant l’incident survenu mercredi 30 septembre 2026 dans le vol de la compagnie Flydubai qui reliait Dubaï à Tel Aviv après l’atterrissage d’urgence à Tabuk en Arabie Saoudite. La compagnie a confirmé qu’il s’agissait d’une «dispute dans le cockpit» et que les causes et les motivations de l’incident font toujours l’objet d’une enquête. De leur côté, les Israéliens affirment que le copilote a poignardé le pilote et voulait provoquer un crash de l’avion. Flydubai est revenu à la charge exhortant toutes les parties à s’abstenir de toute spéculation hâtive pendant que les autorités rassemblent les faits. Au-delà des faits, la question qui se pose et s’impose : Quel impact aura cet incident sur la confiance des Israéliens dans la destination émiratie qu’ils considèrent comme le seul endroit où ils sont les bienvenus dans la région ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19735639"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats arabes unis sont devenus une destination prisée des Israéliens mais l’incident de l’avion de Flydubai soulève des questions quant à la réputation de ce pays du Golfe en tant que pays accueillant pour Israéliens, note Chloe Cornish dans un article du <em><a href="https://www.ft.com/content/08109881-f33c-43e0-9dc6-fc3a00d4e35b?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a></em>, en rappelant qu’il y a six ans, les voyageurs israéliens se voyaient offrir une nouvelle destination prometteuse pour leurs voyages d’affaires et de loisirs, à savoir les Émirats qui avaient normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël grâce à un accord négocié par les États-Unis. Flydubai, compagnie appartenant au gouvernement de Dubaï, proposait alors une option abordable pour ce vol de trois heures et demie. Lorsque de nombreuses compagnies aériennes étrangères ont suspendu leurs vols vers Israël après le 7 octobre 2023 et les conflits régionaux qui ont suivi, les compagnies émiraties ont, pour la plupart, maintenu leurs liaisons. Nombre d’Israéliens percevaient les Émirats, malgré les préoccupations sécuritaires accrues, comme une destination de vacances plus sûre que l’Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un havre de paix pour des Israéliens belliqueux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’altercation sans précédent survenue mercredi à bord d’un vol Flydubai à destination de Tel Aviv a profondément choqué les Israéliens qui considèrent de plus en plus les Émirats comme un havre de paix dans une région avec laquelle leurs relations amicales sont tendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des témoins et des sources officielles, l’un des pilotes du vol Dubaï-Tel Aviv a poignardé son collègue et tenté de faire s’écraser l’avion, contraignant ce dernier à un atterrissage d’urgence après une chute d’environ 6 000 mètres en quelques minutes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations émiraties-israéliennes se sont développées depuis la signature, en 2020, des accords d’Abraham avec trois autres États arabes –le Soudan, Bahreïn et le Maroc– officialisant ainsi des liens jusque-là discrets entre les Émirats et Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, les échanges bilatéraux ont dépassé les 3 milliards de dollars par an et ce, dès début 2024, selon les données israéliennes avec un trafic aérien qui a atteint 25 vols quotidiens durant certaines périodes, sans compter le nombre croissant d’Israéliens résidant aux Émirats. Plusieurs entreprises israéliennes de renom, allant des boulangeries aux sociétés de technologie financière, se sont implantés aux Émirats. L’hôtel Atlantis de Dubaï est une destination prisée des touristes israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>FT</em>, les Émirats sont devenus le plus proche allié arabe d’Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est rendu à Abou Dhabi dimanche dernier pour rencontrer le cheikh Mohammed ben Zayed. Selon l’agence de presse officielle émiratie, les deux parties ont discuté <em>«des moyens de renforcer leurs relations»</em>, ce qui constitue une reconnaissance officielle de cette visite de Netanyahu qui a été fuité par <em>Axios</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les accords d’Abraham suscitent une controverse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Abou Dhabi, l’accord de 2020 est une réalisation majeure de la politique étrangère du premier mandat du président américain Donald Trump et a représenté un atout considérable pour les relations avec Washington. Pour les Israéliens, l’impact le plus significatif a été le lancement de vols directs entre Tel Aviv et les Émirats, leur permettant de voyager vers l’est avec des compagnies aériennes telles que Flydubai et Etihad Airways. Le vol inaugural de 2020 a fait la une des journaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les accords d’Abraham ont suscité une vive controverse au Moyen-Orient et Abou Dhabi a essuyé de nombreuses critiques dans la région pour avoir violé le consensus arabe selon lequel la paix avec Israël ne peut être obtenue que par la restitution des territoires palestiniens occupés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre les Émirats et Israël ont rapidement été mises à rude épreuve par la guerre brutale menée par Israël contre Gaza à la suite de l’opération Déluge d’Al Aqsa menée par le Hamas le 7 octobre 2023. Israël s’est alors lancé dans une stratégie militaire agressive dans la région, notamment en menant des guerres contre le Hezbollah au Liban et contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux Israéliens affirment se sentir toujours en sécurité aux Émirats, où le soutien public à la cause palestinienne s’amenuise en raison de la criminalisation des manifestations. Cependant, cette petite communauté a été profondément choquée par l’assassinat, en 2024, d’un rabbin israélien d’origine moldave par trois ressortissants ouzbeks, qui ont par la suite été condamnés à mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les motivations de l’auteur de l’attaque contre Flydubai restent floues. Israël a par la suite affirmé qu’il était de nationalité omanaise, bien que la compagnie aérienne ait exhorté <em>«toutes les parties à s’abstenir de toute spéculation hâtive pendant que les autorités rassemblent les faits»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le lancement, au printemps dernier, d’une nouvelle offensive américaine et israélienne contre l’Iran, Téhéran a lancé des vagues de missiles et de drones contre ses voisins arabes du Golfe, les Émirats arabes unis étant les plus durement touchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que de nombreux pays arabes accusaient Israël d’entraîner la région dans le conflit, Abou Dhabi a renforcé ses liens avec Israël qui a fourni aux Émirats le système de défense aérienne Dôme de fer (Iron Dome) et le système laser Faisceau de fer (Iron Beam) pour faire avorter les attaques iraniennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste émirati Abdulkhaleq Abdullah, cité par le <em>FT</em> a commenté : <em>«Israël a prouvé qu’il était un pays capable de gérer les relations internationales. Il a été parmi les premiers à proposer tous les systèmes de défense avancés nécessaires. Je pense que la guerre a clairement démontré l’importance de la relation avec Israël»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les craintes que l’incident impliquant l’avion à destination de Tel Aviv, qui a failli tourner à la catastrophe, ne dissuade de nombreux touristes de se rendre aux Émirats, Abdullah a souligné qu’il n’était pas inquiet de la moindre tension dans les relations entre Abou Dhabi et Tel Aviv. Il a ajouté qu’il espérait que l’incident de Flydubai renforce le dialogue afin que cela ne se reproduise plus jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/lincident-du-vol-de-flydubai-aura-t-il-un-impact-sur-la-lune-de-miel-israelo-emiratie/">L’incident du vol de Flydubai aura-t-il un impact sur la lune de miel israélo-émiratie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’influence régionale grandissante de l’Axe Maroc - Emirats arabes unis - Israël qui agace l'Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/">Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Algérie a justifié la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis par «une accumulation d’actes provocateurs et hostiles» sans pour autant révéler «ces actes». Aucune explication. En réalité, cette rupture n’est pas un différend bilatéral, c’est l’influence régionale grandissante de l’Axe Rabat-Abou Dhabi-Tel Aviv qui agace Alger, un axe concurrent et aux intérêts divergents. Le modèle d’influence des Émirats gagne en puissance alors le modèle traditionnel de l’Algérie est confronté à une pression grandissante et ses outils ne sont plus efficaces et adaptées au contexte régional actuel. L’architecture régionale est en pleine mutation et l’influence n’est plus dictée automatiquement par la taille du territoire. La donne a changé et les outils ont évolué.</em></strong> <em>(Photo : Abdelmadjid Tebboune  discute avec Mohammed Ben Zayed , lors du sommet du G7 en Italie le 14 juin 2024).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19649618"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste politique marocain Amine Ayoub a publié une analyse dans <a href="https://www.ynetnews.com/opinions-analysis/article/hjkzmfxtgx" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ynet Global</a>, version anglophone en ligne du journal israélien <em>Yediot Aharonot</em>, dans laquelle il revient sur le divorce houleux entre Alger et Abou Dhabi. Selon lui, lorsque l’Algérie a ordonné à l’ambassadeur des Émirats de quitter son territoire sous quarante-huit heures, le 10 septembre 2026, et a annoncé des restrictions visant les aéronefs militaires et civils immatriculés aux Émirats —tout en exemptant les vols commerciaux jusqu’à la fin de l’année—, cette rupture a immédiatement mis en lumière un réalignement régional plus profond. Les déclarations officielles algériennes ont fait état d’une accumulation d’actes <em>«provocateurs et hostiles»</em>, sans toutefois désigner un incident déclencheur unique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux modèles de puissance régionale distincts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Abou Dhabi a exprimé ses regrets et a dit espérer que cette rupture pourrait, à terme, être annulée. L’absence d’une cause bien déterminée est, en soi, un élément révélateur. Il ne s’agit pas tant d’un différend bilatéral que d’une confrontation ouverte entre deux modèles de puissance régionale distincts, s’étendant de l’Afrique du Nord au Sahel et au Moyen-Orient au sens large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie s’appuie sur un modèle étatique fondé sur l’étendue de son territoire, ses ressources énergétiques, sa capacité militaire et une diplomatie formelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats, quant à eux, opèrent selon un modèle en réseau, déployant capitaux, logistique, infrastructures commerciales et partenariats de sécurité ciblés bien au-delà de leurs frontières. Dans des environnements politiques fragmentés, ce modèle en réseau permet de générer un levier d’influence plus rapidement et avec plus de souplesse que le poids géographique traditionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette différence est devenue de plus en plus manifeste à mesure que l’Algérie et les Émirats ont poursuivi des intérêts divergents sur plusieurs théâtres régionaux au cours des dernières années.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0ZGAuq4srZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=MyWJ9ZL85B#?secret=0ZGAuq4srZ" data-secret="0ZGAuq4srZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le Maroc, ligne de fracture</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc en offre l’illustration la plus frappante. Pendant des décennies, la rivalité entre Alger et Rabat a été centrée sur la question du Sahara occidental, l’Algérie apportant un soutien de longue date au Front Polisario. La nature de cette confrontation bilatérale a changé en novembre 2020, lorsque les Émirats ont ouvert un consulat à Laâyoune, dans la partie marocaine du territoire contesté, et exprimé leur soutien à l’intégrité territoriale du Maroc. Cette initiative s’inscrivait dans le contexte de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël dans le cadre des Accords d’Abraham et de la reconnaissance, par les États-Unis, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’en a pas résulté une alliance militaire formelle dirigée contre l’Algérie mais plutôt un réseau de plus en plus dense de partenariats qui se chevauchent. Parmi les exemples concrets, on peut citer les investissements émiratis dans les infrastructures et l’énergie au Maroc —notamment des projets majeurs dans les secteurs de l’eau et de l’électricité— ainsi que le développement, depuis 2020, d’une coopération industrielle et de défense entre Rabat et Tel Aviv.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de ces initiatives dépasse le simple cadre économique. Selon Amine Ayoub, elles renforcent les capacités du Maroc, approfondissent ses partenariats extérieurs et confèrent à des acteurs tiers des intérêts croissants dans l’environnement stratégique entourant le Sahara occidental, autant de formes d’influence que l’Algérie ne peut aisément contrer par la diplomatie traditionnelle ou des pressions bilatérales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc ne fait plus face à l’Algérie en tant que voisin isolé. Cela s’inscrit dans un réseau en pleine expansion reliant Rabat, Abou Dabi, Tel Aviv et Washington. Pour Israël, cet aspect est crucial, car la relation avec le Maroc renforce sa présence stratégique et ses liens de défense vers l’ouest. La coopération avec Rabat étend l’influence d’Israël le long des façades atlantique et méditerranéenne de l’Afrique du Nord, selon des modalités inédites il y a dix ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La combinaison de la reconnaissance diplomatique, des investissements économiques et de la coopération sécuritaire a modifié l’équilibre des influences aux abords de la frontière occidentale de l’Algérie, sans pour autant nécessiter un pacte militaire formel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution a des conséquences concrètes sur la manière dont l’Algérie évalue ses options régionales et sur la façon dont les puissances extérieures interagissent avec le Maghreb.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Sahel, théâtre d’une rivalité plus profonde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une évolution parallèle s’observe au sud de l’Algérie. Alger a longtemps considéré le Sahel comme un terrain privilégié pour la médiation diplomatique. L’Accord d’Alger de 2015 sur le Mali a marqué l’apogée de cette approche, fondée sur des négociations formelles entre États et des engagements institutionnels. Les coups d’État militaires survenus au Mali, au Burkina Faso et au Niger entre 2020 et 2023 ont bouleversé le paysage institutionnel sur lequel reposait la diplomatie algérienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouveaux gouvernements militaires se sont montrés moins réceptifs aux médiations extérieures, perçues comme une entrave à leur souveraineté et plus ouverts à des partenariats alternatifs offrant des ressources sans les mêmes conditions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des acteurs extérieurs proposant des ressources flexibles ont investi l’espace ainsi libéré. ​​Les Émirats ont apporté capitaux, projets commerciaux et capacités logistiques dans des zones où l’Algérie misait davantage sur la proximité géographique et une médiation fondée sur la souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la Corne de l’Afrique, les investissements émiratis dans les infrastructures portuaires, aériennes et de sécurité —notamment leur présence de longue date à Berbera dans le Somaliland— ont créé des canaux d’influence opérant largement en dehors des cadres traditionnels de médiation diplomatique. Ces relations confèrent à Abou Dhabi un accès concret et un levier d’action, même là où les institutions politiques formelles sont faibles ou fragmentées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce contraste est également visible en Libye. L’Algérie a généralement privilégié les institutions formelles et les processus soutenus par l’Onu visant la réconciliation nationale. À l’inverse, les Émirats ont entretenu des liens plus étroits avec les forces militaires de l’Est associées à Khalifa Haftar, privilégiant des objectifs sécuritaires ciblés au détriment de règlements politiques globaux. Cette divergence d’approche ne relève pas de la simple tactique, elle reflète deux conceptions distinctes de l’exercice de l’influence dans des contextes politiques fragmentés où l’autorité de l’État est contestée ou incomplète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas du Soudan accentue cette même divergence. Les Émirats ont fait face à de graves accusations de la part d’enquêteurs de l’Onu et de Human Rights Watch concernant des réseaux assurant la logistique et le soutien aux Forces de soutien rapide (FSR), Abou Dabi dément fermement avoir apporté un tel soutien. Au-delà du différend sur ces accusations précises, cet épisode illustre une tendance plus large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des environnements politiques fragmentés, les capitaux, la logistique et les réseaux informels peuvent générer un levier d’influence plus rapidement que la médiation diplomatique traditionnelle. Pour l’Algérie, cela représente un défi majeur, alors que les États africains fragiles deviennent le théâtre d’une concurrence accrue pour l’influence extérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël, bénéficiaire discret</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur estime que l’angle israélien constitue l’élément le plus déterminant de cette rupture, bien qu’il faille l’aborder avec précaution. Il considère qu’Israël n’est pas à l’origine de la rupture entre Alger et Abou Dabi mais cette que rupture renforce une configuration régionale dans laquelle le Maroc et les Émirats sont de plus en plus liés à Israël, tandis que l’Algérie demeure en marge de ce réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Accords d’Abraham ne se limitaient pas à de simples accords commerciaux bilatéraux. Ils ont jeté les bases de partenariats croisés dans les domaines du renseignement, de la sécurité maritime, de la défense aérienne et des technologies de défense. L’intensification de la coopération entre Israël, le Maroc et les Émirats a tissé une toile de plus en plus dense de relations sécuritaires couvrant certaines parties de l’Afrique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces relations englobent une coopération industrielle dans le domaine de la défense, le partage de renseignements sur les menaces communes et une coordination des positions diplomatiques sur des questions régionales clés. L’Algérie, qui applique une politique stricte de non-normalisation et place la question palestinienne au cœur de son identité régionale, reste en dehors de ce réseau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et Washington dans tout ça !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La politique américaine doit éviter de considérer l’Algérie et les partenaires des Accords d’Abraham comme des piliers interchangeables de sa stratégie en Afrique du Nord. L’Algérie demeure un fournisseur d’énergie important pour l’Europe et conserve un rôle dans certains dispositifs de lutte antiterroriste. Toutefois, sa posture stratégique est limitée par une doctrine d’autonomie et par des liens étroits en matière de défense avec des fournisseurs non occidentaux. Selon les données du Sipri*, la Russie a représenté 48% des importations d’armes majeures de l’Algérie entre 2020 et 2024, alors même que le volume global des importations d’armes algériennes a diminué en valeur absolue sur cette période, chutant d’environ 73% par rapport au quinquennat précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son analyse, Amine Ayoub estime que Washington aurait tout intérêt à accorder une importance accrue au réseau Maroc-Israël-Émirats en tant que cadre émergent pour la sécurité régionale, le commerce et la coopération technologique, tout en maintenant un engagement pragmatique avec l’Algérie lorsque les intérêts américains l’exigent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient également d’encourager les partenaires à la prudence sur les théâtres d’opérations africains fragiles afin que les rivalités n’exacerbent pas les conflits et ne profitent pas, en fin de compte, aux acteurs hostiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif ne doit pas être d’isoler l’Algérie de façon permanente. Il s’agit de reconnaître que l’architecture régionale est en pleine mutation et d’aligner la politique américaine sur les partenaires les plus disposés et les plus aptes à approfondir la coopération concrète en matière de sécurité et d’intérêts économiques communs.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EfUsJw4pNg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/10/maroc-bientot-quatre-ans-dans-le-sillage-disrael/">Maroc : Bientôt quatre ans dans le sillage d&rsquo;Israël</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Maroc : Bientôt quatre ans dans le sillage d’Israël » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/10/maroc-bientot-quatre-ans-dans-le-sillage-disrael/embed/#?secret=ZPiFon8m53#?secret=EfUsJw4pNg" data-secret="EfUsJw4pNg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Un ordre régional en mutation </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture entre l’Algérie et les Émirats ne signifie pas l’effondrement de la diplomatie arabe. Elle confirme que l’influence régionale ne se transmet plus automatiquement par la taille du territoire ou une hiérarchie formelle. Le pouvoir se génère de plus en plus grâce à la mobilité des capitaux, aux infrastructures commerciales, aux réseaux logistiques et aux partenariats de sécurité adaptatifs qui transcendent les frontières traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie conserve des atouts considérables : son territoire, ses ressources énergétiques, une armée puissante et des décennies d’expérience diplomatique. Ces atouts demeurent pertinents. Toutefois, ils se traduisent moins efficacement en ce levier d’influence transfrontalier propre aux puissances agissant en réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture entre Alger et Abou Dhabi n’a pas engendré le nouvel ordre régional, elle a mis en lumière l’ampleur de l’érosion de l’ancien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avantage dont bénéficie Israël ne réside donc ni dans une nouvelle alliance spectaculaire ni dans un gain militaire immédiat. Il tient à l’expansion constante d’un réseau stratégique dans une région où la position de l’Algérie est de plus en plus contestée. Dans la nouvelle configuration qui se dessine en Afrique du Nord et en Méditerranée orientale, le Maroc et les Émirats arabes unis renforcent leurs liens avec Tel Aviv, tandis que l’Algérie s’éloigne davantage de cette dynamique émergente. C’est pourquoi, selon Amine Ayoub, Israël s’impose comme le vainqueur discret.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* L’indice ou les bases de données du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute) mesurent les dépenses militaires mondiales, le volume des transferts d’armes et la production d’armements à travers des rapports de référence.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/15/les-dessous-de-la-rupture-entre-lalgerie-et-les-emirats/">Les dessous de la rupture entre l’Algérie et les Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Netanyahu hérisse ses alliés aux Emirats</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2026 07:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accords d’Abraham]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La divulgation par les Israéliens de la visite de Benjamin Netanyahu aux Emirats a irrité les Émiratis qui l’ont démentie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/18/netanyahu-herisse-ses-allies-aux-emirats/">Netanyahu hérisse ses alliés aux Emirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé mercredi 13 mai 2026 que ce dernier avait effectué une visite secrète aux Émirats arabes unis fin mars en pleine guerre contre l’Iran. La divulgation de cette visite par les Israéliens a irrité les Émiratis qui l’ont démentie ! <a href="https://www.al-monitor.com/originals/2026/05/reckless-act-netanyahu-sparks-uae-fury-claiming-secret-visit" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Monitor</a> indique qu’après la révélation de cette visite par les médias israéliens, le bureau du Premier ministre a publié un communiqué confirmant le voyage et le qualifiant de «percée historique dans les relations entre Israël et les Émirats arabes unis».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18782907"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de Netanyahu de révéler cette visite dans un pays voisin de l’Iran en pleine guerre régionale –qui a éclaté suite à la décision conjointe du Premier ministre israélien et du président américain Donald Trump d’attaquer l’Iran le 28 février– semble avoir eu pour but de détourner l’attention de l’opinion publique israélienne de ses difficultés politiques intérieures et de marquer des points politiques avant une campagne électorale cruciale cet automne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, les anciens Premiers ministres Naftali Bennett et Yaïr Lapid -ce dernier étant désormais chef de l’opposition- ont formé une alliance, accentuant la pression sur Netanyahu avant les élections prévues en octobre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un sondage publié mardi par la chaîne de télévision publique israélienne Kan a révélé que la nouvelle alliance entre Bennett et Lapid, qui est baptisée BeYakhad (Ensemble) est le seul bloc politique actuellement capable de concurrencer sérieusement le Likoud de Netanyahu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sondage indique que si des élections avaient lieu aujourd’hui, l’alliance Bennett-Lapid remporterait 25 sièges, soit un de moins que le Likoud, et serait mieux placée pour former une coalition gouvernementale.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TxAI6OqjT6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/">Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël vole au secours des Émirats pendant la guerre d’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/israel-vole-au-secours-des-emirats-pendant-la-guerre-diran/embed/#?secret=4QBLBEdakR#?secret=TxAI6OqjT6" data-secret="TxAI6OqjT6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">«Un acte irresponsable» </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un ancien diplomate israélien de haut rang a déclaré à <em>Al-Monitor</em>, sous couvert d’anonymat : <em>«Révéler cette visite était un acte irresponsable. Cela a causé un préjudice considérable aux Émirats arabes unis et à la crédibilité d’Israël auprès de ses alliés, pour un gain politique et médiatique marginal et à court terme»</em>.&nbsp;Il a ajouté : <em>«Trahir son allié le plus important dans la région pour un demi-point médiatique est sidérant»</em>. Cela a produit l’effet inverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère des Affaires étrangères des Émirats a réagi jeudi par un communiqué inhabituellement ferme niant la visite : <em>«Les allégations concernant des visites non annoncées sont sans fondement, à moins qu’elles ne proviennent des autorités officielles compétentes des Émirats arabes unis»</em>. Le communiqué ajoute :<em> «Les Émirats arabes unis affirment que leurs relations avec Israël relèvent de relations publiques menées dans le cadre des accords d’Abraham, bien connus et officiellement déclarés, et ne reposent pas sur des arrangements opaques ou informels»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable israélien, s’exprimant sous couvert d’anonymat au sujet des répercussions de la crise, a déclaré : <em>«Netanyahu est fini là-bas. Ils ont enfin compris à quel point il n’est pas fiable. Depuis le début de la guerre, les relations s’étaient approfondies, et maintenant tout est détruit»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accords d’Abraham et renforcement des liens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2020, à la fin de son premier mandat, Trump a négocié les accords d’Abraham, établissant des relations entre Israël et Bahreïn, le Maroc, le Soudan et les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette normalisation, les Émirats ont résisté aux pressions visant à inviter Netanyahu pour une visite officielle. Après sa défaite aux élections de 2021, Abou Dhabi a accueilli son successeur Naftali Bennett en décembre de la même année, lui réservant un accueil public chaleureux et une rencontre avec le président émirati Mohammed ben Zayed.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lapid s’est également rendu aux Émirats en 2021 en tant que ministre des Affaires étrangères, puis y est retourné en 2025 comme chef de l’opposition. Parallèlement, le président israélien Isaac Herzog a effectué plusieurs visites à Abou Dhabi, témoignant du développement des relations bilatérales et sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après son retour au pouvoir en janvier 2023, Netanyahu a sollicité à plusieurs reprises une invitation aux Émirats, mais ses efforts ont été contrariés par les événements du 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi à Gaza.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la guerre contre l’Iran –notamment l’assassinat de dirigeants clés, les dommages causés aux programmes nucléaire et balistique iraniens et le renforcement de la coopération sécuritaire avec les Émirats– a apparemment amélioré la position de Netanyahu à Abou Dhabi.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2a3rwVZvQa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/">Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats ont bombardé secrètement l’Iran ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/14/le-emirats-ont-bombarde-secretement-liran/embed/#?secret=PMLRjSfh73#?secret=2a3rwVZvQa" data-secret="2a3rwVZvQa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Coopération à des niveaux sans précédent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les Émirats aient publiquement critiqué certaines actions d’Israël contre l’Iran durant le conflit actuel, la coopération en coulisses aurait atteint des niveaux sans précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a déployé ses systèmes de défense aérienne les plus performants aux Émirats ainsi que du personnel militaire afin de contribuer à l’interception des missiles iraniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Financial Times</em> a également rapporté qu’Israël avait fourni aux Émirats une version de son système de défense aérienne laser Iron Beam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassadeur des États-Unis en Israël, le pasteur évangélique Mike Huckabee, a confirmé mardi 12 mai qu’Israël avait envoyé une batterie du système Dôme de fer, ainsi que des technologies de défense avancées et des experts militaires, pour assister les Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un diplomate du Moyen-Orient a déclaré à <em>Al-Monitor</em> sous couvert d’anonymat : <em>«Israël a pratiquement mis toutes ses capacités à la disposition des Émirats arabes unis et cela a fonctionné jusqu’à cet acte de vantardise inapproprié»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tout s’est (momentanément) effondré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un haut responsable israélien : <em>«Ce qui est véritablement inquiétant, c’est que les relations s’étaient renforcées pendant toute la guerre et que la position de Netanyahu aux Émirats s’était même accrue. Il était sur le point de recevoir une invitation officielle pour une visite d’État»</em>. Il a ajouté : <em>«Malgré les réserves que Mohammed Ben Zayed avait exprimées à son sujet, il semblait que la glace avait enfin été brisée. Or, tout s’est à nouveau effondré»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien chef de cabinet de Netanyahu Zeev Agman a réagi au démenti émirati concernant la visite en confirmant qu’il avait accompagné Netanyahu et que l’accueil était exceptionnel. Agman a écrit sur sa page Facebook : <em>«Le Premier ministre a été reçu à Abou Dhabi avec les honneurs. Le cheikh a témoigné un grand respect au Premier ministre et l’a personnellement conduit de l’avion au palais dans sa propre voiture. Les accords conclus lors de cette visite extraordinaire resteront gravés dans les mémoires»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fuites médiatiques qui ont incité le bureau de Netanyahu à publier ce communiqué indiquaient également que le chef du Mossad, David Barnea, et le chef du Shin Bet, David Zini, s’étaient rendus aux Émirats pendant la guerre. Barnea s’y était rendu au moins à deux reprises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi, la chaîne de télévision publique Kan a rapporté que le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, s’était lui aussi rendu aux Émirats pendant la guerre pour rencontrer Mohammed Ben Zayed et de hauts responsables de la sécurité émiratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un haut responsable israélien a déclaré : <em>«Après le début des fuites, le bureau du Premier ministre aurait simplement dû garder le silence, comme c’est l’usage dans ce genre de situation. Mais il n’a pas pu s’en empêcher»</em>.&nbsp;Il a ajouté : <em>«Les Émirats publient rarement des démentis aussi catégoriques. Cela témoigne de l’ampleur de la colère et du sentiment de trahison. Révéler une telle chose en pleine guerre alors que les Émirats sont en conflit direct avec l’Iran et continueront d’en subir les conséquences par la suite, est inconcevable»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon plusieurs sources politiques s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès d’<em>Al-Monitor</em>, le cabinet de Netanyahu a tenté d’organiser une visite officielle aux Émirats après la divulgation du voyage. <em>«Ils ont essuyé un refus catégorique, voire un affront»</em>, a déclaré une source politique israélienne proche du dossier. <em>«Le simple fait qu’ils aient osé solliciter une visite officielle après tous ces dégâts est sidérant»</em>, a ajouté la source.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’agit-il d’un dommage temporaire ou d’une rupture stratégique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre Israël et les Émirats ont résisté à de multiples crises régionales et guerres depuis leur normalisation il y a plus de six ans et les deux parties semblaient désireuses de les renforcer davantage. Abou Dhabi avait également manifesté son intérêt pour participer aux efforts de reconstruction et de stabilisation de Gaza. <em>«À l’heure actuelle, ils sont furieux et ne veulent plus entendre parler de Netanyahu»</em>, a déclaré la source politique israélienne. <em>«Nous ne pouvons qu’espérer qu’il s’agit d’un dommage tactique et temporaire et non d’une rupture stratégique»</em>, a-t-elle ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources diplomatiques à Abou Dhabi, les chances que Netanyahu effectue une visite officielle aux Émirats avant les élections israéliennes d’octobre semblent extrêmement minces. Toutefois, s’il remporte les élections, Mohammed Ben Zayed pourrait se trouver confronté à un dilemme délicat.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="w9Th3bdhK9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=KcCkHb2VUi#?secret=w9Th3bdhK9" data-secret="w9Th3bdhK9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>La rivalité avec Riyad au cœur du retrait d’Abou Dhabi de l’Opep</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 08:17:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Opep]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le retrait des Émirats arabes unis de l'Opep vise à affaiblir l’Arabie saoudite qui domine cette institution.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi 27 avril 2026 qu’ils vont se retirer de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) menée par l’Arabie saoudite ainsi que l’alliance Opep+ comptant aussi la Russie et ce, à partir du 1<sup>er</sup> mai 2026. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que ce retrait des Émirats, membre depuis 1967 de l’organisation siégeant à Vienne et fondée en 1960, vise à affaiblir cette institution et par ricochet l’Arabie saoudite qui la domine. Un énième épisode dans la grande rivalité qui oppose Riyad et Abou Dhabi.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18717251"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une enquête de <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-04-30/uae-quits-opec-how-the-united-arab-emirates-and-saudi-arabia-drifted-apart?embedded-checkout=true" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a>, la détérioration croissante des relations entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite est au cœur de la décision surprise d’Abou Dhabi de se retirer de l’Opep.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rivalité entre les deux pays s’est intensifiée au fil des années mais les répercussions de la guerre américano-israélienne contre l’Iran ont offert l’opportunité de l’annonce de mardi 28 avril 2026, selon plusieurs sources proches du dossier. L’une d’elles a comparé la situation à celle d’un <em>«petit frère»</em> qui ne souhaite plus être sous la coupe du <em>«grand frère»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre son retrait de l’Opep, les Émirats reconsidèrent leur adhésion à deux organisations régionales où l’Arabie saoudite exerce une influence considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’aucune décision définitive n’ait été prise, Abou Dhabi pourrait geler son siège au sein de la Ligue arabe, basée au Caire, et prendre une mesure similaire vis-à-vis de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), basée à Djeddah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats réexaminent également l’avenir de leur participation de longue date au Conseil de coopération du Golfe (CCG), composé de six membres. Abou Dhabi a réaffirmé, mercredi 29 avril, son engagement envers le CCG malgré les propos tenus en début de semaine par Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats, le cheikh Mohammed Ben Zayed dit MBZ, selon lesquels l’organisation traverse <em>«la période la plus fragile de son histoire»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable émirati a déclaré mercredi que les Émirats réévaluent leur rôle et leurs contributions aux organisations multilatérales mais n’envisagent pas actuellement de s’en retirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucune de ces trois organisations ne dispose d’une influence réelle significative mais un retrait soulignerait la frustration des Émirats à l’égard des autres États arabes, en particulier l’Arabie saoudite, face à ce qu’ils perçoivent comme un manque de solidarité face aux défis militaires et économiques régionaux depuis le début de la guerre d’Israël contre Gaza en 2023.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gwPZDyZCGa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=MEGKha33MB#?secret=gwPZDyZCGa" data-secret="gwPZDyZCGa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle économique différent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont présenté leur retrait de l’Opep comme une décision économique liée à leurs besoins futurs en matière de production. La compagnie pétrolière émiratie est capable de produire bien plus que son quota actuel ne le permet et ne souhaite plus solliciter l’autorisation de l’Arabie saoudite pour approcher sa capacité maximale, selon une source proche d’Abou Dhabi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, les perturbations de l’approvisionnement mondial résultant de la fermeture du détroit d’Ormuz laissent penser que les prix ne devraient pas baisser dans l’immédiat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émiratis estiment également que la demande de pétrole commencera à décliner plus rapidement que prévu par les Saoudiens en raison de la transition énergétique et souhaitent donc liquider rapidement leurs réserves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision constitue néanmoins la preuve la plus claire à ce jour que les Émirats n’hésitent plus à afficher leurs ambitions ni à nouer leurs propres alliances politiques et sécuritaires, même si celles-ci entrent en conflit avec les intérêts de l’Arabie saoudite, première économie arabe, qui se considère comme le leader du monde musulman.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous construisons un modèle économique différent, ce qui exige un nouvel alignement politique et une restructuration»</em>, a déclaré le Libanais Nadim Koteich, conseiller politique et médiatique auprès de plusieurs entités gouvernementales émiraties et ancien directeur général de la chaîne basée à Abou Dhabi <em>Sky News Arabiya</em>. Il était précédemment proche des Saoudiens et avait travaillé pour leur chaîne<em> Al Arabiya</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de MBZ intervient après des années de tensions entre lui et le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane dit MBS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux pays, alliés clés des États-Unis et disposant de fonds souverains dépassant 1000 milliards de dollars se sont opposés politiquement sur de nombreux dossiers, de la Libye au Yémen en passant par le Soudan où ils soutiennent des camps opposés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riyad accuse généralement Abou Dhabi de soutenir des groupes séparatistes, tandis que les Émirats s’inquiètent du soutien apporté par l’Arabie saoudite à certains mouvements qu’ils considèrent comme islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La concurrence économique entre les deux pays s’intensifie également, l’Arabie saoudite cherchant à faire de Riyad une place financière capable de rivaliser avec Dubaï.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des alliances opposées </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces tensions, les Émirats et l’Arabie devraient maintenir leurs relations commerciales avec des dizaines de milliards de dollars de marchandises transitant chaque année par leur frontière commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable émirati a déclaré qu’une réunion d’urgence non programmée du CCG à Djeddah, tenue presque simultanément à l’annonce de l’Opep et en présence du ministre des Affaires étrangères des Émirats, constituait un pas dans la bonne direction, sans fournir davantage de précisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision d’Abou Dhabi de quitter l’Opep devrait contribuer à consolider deux alliances régionales émergentes. La première est menée par l’Arabie saoudite et comprend l’Égypte, le Pakistan et la Turquie. La seconde regroupe les Émirats, Israël et l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue indien, le départ des Émirats de l’Opep s’apparente davantage à une rébellion politique qu’à une décision économique et pourrait fragiliser l’unité arabe, selon des responsables à New Delhi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Émirats ne souhaitent pas suivre un système dirigé par l’Arabie saoudite ou la Turquie»</em>, a déclaré Dania Zafer, directrice exécutive du Gulf International Forum à Washington qui ajoute : <em>«Les Émirats se perçoivent comme une puissance moyenne et un contrepoids aux autres»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après des sources bien informées, les Émirats ont commencé à planifier sérieusement leur retrait de l’Opep vers novembre dernier mais ce sont des désaccords sur la meilleure façon de répondre aux attaques de missiles iraniens en cas de guerre contre les États-Unis et Israël qui ont finalement déclenché cette décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont envisagé de participer à des attaques contre l’Iran et ont fait pression sur l’Onu pour obtenir son approbation afin de rouvrir de force le détroit d’Ormuz, une initiative à laquelle l’Arabie saoudite n’a pas adhéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, Riyad a soutenu activement les négociations diplomatiques et les efforts de médiation en coulisses pour résoudre le conflit.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a5eHTlHuKV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/embed/#?secret=UHZwtF66sq#?secret=a5eHTlHuKV" data-secret="a5eHTlHuKV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les relations avec Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certaines sources, le renforcement de la coopération militaire et de renseignement entre les Émirats et Israël a exacerbé les tensions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux États arabes perçoivent Israël comme une force expansionniste et déstabilisatrice au Moyen-Orient et le tiennent pour responsable d’avoir poussé les États-Unis à la guerre contre l’Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il existe des divisions au sein du Golfe. Les Émirats ne bénéficient pas du soutien unanime des autres pays pour faire face à l’Iran»</em>, a déclaré Hasan Alhasan, chercheur spécialiste du Moyen-Orient à l’Institut international d’études stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats n’ont pas rejoint le conflit, actuellement soumis à un cessez-le-feu fragile, malgré les dégâts causés par les attaques iraniennes aux infrastructures énergétiques d’Abou Dhabi et à son statut de destination touristique et d’investissement privilégiée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a lancé davantage de missiles et de drones sur les Émirats que sur tout autre État du Golfe, alimentant ainsi la colère d’Abou Dhabi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une discussion ce mois-ci avec des responsables européens, MBZ a exprimé son mécontentement face à la réponse collective des pays voisins aux attaques iraniennes, selon des sources bien informées. Il a pointé du doigt les divisions au sein du CCG, le qualifiant de dysfonctionnel, selon certaines sources, ajoutant qu’il renforcerait la coopération avec les États-Unis et Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le moment opportun</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Gargash, conseiller de MBZ, a déclaré que l’échec de la stratégie d’endiguement de l’Iran par le Golfe avant le début de l’offensive américano-israélienne démontrait que des organisations comme le CCG n’étaient plus adaptées à leur mission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a ajouté que le Conseil, qui regroupe les Émirats, l’Arabie, Oman, le Qatar, Bahreïn et le Koweït, <em>«se trouve au plus bas de son histoire, compte tenu de la nature de l’attaque et de la menace qu’elle représente pour tous»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de quitter l’Opep témoigne de la réussite des Émirats dans la diversification de leur économie, désormais moins dépendante du pétrole. Le pays dégage des excédents budgétaires, ce qui lui permet de résister à la baisse des prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement saoudien, quant à lui, a enregistré un déficit en 2023 et devrait le rester pendant plusieurs années, à moins que la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz ne fasse encore grimper les prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Koteich a déclaré que les motifs économiques d’une sortie de l’Opep étaient réunis et que les Émirats attendaient simplement <em>«le bon moment politique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre en Iran et la grave perturbation des approvisionnements énergétiques mondiaux causée par la fermeture du détroit d’Ormuz, qui a fait grimper les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, ont servi de catalyseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Cela n’aura pas d’impact majeur sur le marché car le marché souffre déjà d’une pénurie d’approvisionnement»</em>, a déclaré le ministre de l’Énergie des Émirats Suhail Al-Mazroui lors d’une interview concernant la décision de quitter l’Opep.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uXL32oJ7uV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/">Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/embed/#?secret=wOxqPWtlno#?secret=uXL32oJ7uV" data-secret="uXL32oJ7uV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/la-rivalite-avec-riyad-au-coeur-du-retrait-dabou-dhabi-de-lopep/">La rivalité avec Riyad au cœur du retrait d’Abou Dhabi de l’Opep</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/larabie-saoudite-ecrase-les-secessionistes-yemenites-soutenus-par-les-emirats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 07:35:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[Aïdarous al-Zoubaïdi]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Zayed]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Saoudiens ont écrasé les sécessionistes du sud du Yémen et leur chef Aïdarous al-Zoubaïdi et donné une fessée aux Émiratis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/23/larabie-saoudite-ecrase-les-secessionistes-yemenites-soutenus-par-les-emirats/">L’Arabie saoudite écrase les sécessionistes yéménites soutenus par les Émirats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Saoudiens ont donné une fessée aux Émiratis au Yémen. La métaphore n’est pas exagérée puisque les Saoudiens ont écrasé les sécessionistes du sud et leur chef Aïdarous al-Zoubaïdi, homme lige des Émirats au Yémen. Convoqué à Riyad, il a préféré prendre la fuite pour Abou Dhabi. Le vaudeville de Zoubaïdi et ses sbires marque une déroute géopolitique pour les Émirats et une victoire pour l’Arabie saoudite qui est déterminé à limer les ongles de son rival et de l’exclure de ses sphères d’influence notamment dans la Corne de l’Afrique.</em></strong> <em>(Ph. Des partisans d&rsquo;un mouvement séparatiste yéménite se rassemblent à Aden, au Yémen, le 16 janvier, pour protester contre les forces pro-saoudiennes dans la région. L&rsquo;un d&rsquo;eux brandit une photo du chef séparatiste Aidarous al-Zoubaidi.)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18277941"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.latimes.com/world-nation/story/2026-01-20/emirati-rescue-saudi-fury-middle-east-heavyweights-split-over-yemen" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Los Angeles Times</a> a publié une analyse de Nabih Bulos sur la crise saoudo-émiratie au Yémen considérant que l’aide apportée par les Émirats arabes unis pour exfiltrer le chef séparatiste du Sud reflète une divergence de politiques entre deux pays considérés comme parmi les plus importants alliés des États-Unis au Moyen-Orient. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’Aïdarous al-Zoubaïdi était bloqué à l’aéroport d’Aden à l’invitation de l’Arabie saoudite, il ne pouvait –mais désirait ardemment– ​​refuser. Il tenta de gagner du temps, examinant minutieusement les détails du protocole, ce qui retarda le départ de l’avion du Yémen de plusieurs heures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La poudre d’escampette</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Zoubaïdi, qui dirige un groupe séparatiste soutenu par les Émirats mais en conflit avec l’Arabie saoudite, savait que ce qui l’attendait à Riyad ne lui conviendrait pas, et il continua donc de tergiverser. Puis il reçut un appel l’informant que le plan d’évasion était prêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Zoubaïdi s’enfuit précipitamment, emmenant avec lui cinq de ses principaux collaborateurs, vers une base militaire à Aden. De là, il a organisé deux convois de diversion, puis s’est rendu en voiture à la côte voisine, sous la surveillance d’un drone émirati. Au petit matin, il embarquait à bord d’un navire à destination de la Somalie, d’où il s’est envolé pour Abou Dhabi, la capitale des Émirats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’évasion d’Al-Zoubaïdi ce mois-ci, dont les détails ont été confirmés par des responsables basés à Aden, des milices, des dockers et par des déclarations indignées de responsables militaires saoudiens, a marqué un tournant dans un conflit de plus en plus âpre entre deux des plus importants alliés des États-Unis au Moyen-Orient, un conflit qui remet en question l’existence même du Yémen, tout en menaçant d’aggraver les souffrances d’une population déjà confrontée à l’une des pires crises humanitaires au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Je n’ai jamais vu les Saoudiens aussi en colère. C’est indéniable&nbsp;»</em>, a déclaré Mohammed Al-Basha, expert basé aux États-Unis et fondateur d’<em>Al-Basha Report</em>, un cabinet de conseil américain spécialisé dans la gestion des risques au Moyen-Orient et en Afrique, cité par le journal américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Saoudiens estiment que les Émirats n’ont pas joué un rôle de médiateur impartial au Yémen et au-delà, et ils se sentent trahis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Alliés proches ou adversaires acharnés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Los Angeles Times</em> ajoute que ce différend, né de profondes divergences géopolitiques et commerciales qui ont transformé Riyad et Abou Dhabi, d’alliés proches à rivaux puis à adversaires acharnés, a tendu les relations au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud-Est. La concurrence entre les deux plus grands producteurs et exportateurs d’énergie au monde risque de perturber les marchés et les investissements et de compromettre les projets du président américain qui considère ces deux pays comme des partenaires clés en matière de commerce et de diplomatie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions se sont considérablement exacerbées le mois dernier lorsque le Conseil de transition du Sud (CTS), dirigé par Aïdarous al-Zoubaïdi, a pris le contrôle d’une grande partie du sud du Yémen, auparavant contrôlé par le gouvernement yéménite internationalement reconnu, et semblait prêt à proclamer un État sécessionniste dans cette région riche en ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’offensive a pris Riyad au dépourvu car l’Arabie saoudite s’était alliée à Abou Dhabi il y a plus de dix ans dans une campagne militaire dévastatrice contre les Houthis, la faction soutenue par l’Iran qui avait pris le contrôle de la capitale yéménite, Sanaa, en 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CTS, formé en 2017 pour promouvoir un État indépendant dans le sud du Yémen et soutenu par les Émirats, a rejoint la campagne contre les Houthis en 2022 aux côtés du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite. Cependant, les lignes de front sont restées globalement inchangées jusqu’à la récente avancée du CTS. L’Arabie saoudite semblait initialement se satisfaire du pari du CTS de s’emparer de davantage de territoire, y compris une zone limitrophe de son propre territoire. Cependant, elle lança rapidement des frappes aériennes contre ce qu’elle prétendait être une cargaison d’armes émiraties destinées aux séparatistes (accusation que les Émirats ont démentie), suivies d’une offensive rapide et brutale qui chassa le CTS de tout le territoire qu’il contrôlait, permettant aux forces gouvernementales de s’emparer de son bastion à Aden.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le gouvernement yéménite exigea que les Émirats mettent fin à leur présence militaire dans le pays. Les séparatistes étant presque totalement vaincus, l’Arabie saoudite convoqua –ou, selon certains témoignages, ordonna– à al-Zoubaïdi et à plus de 50 autres délégués du CTS à Riyad pour discuter de l’avenir du Yémen du Sud. Al-Zoubaïdi avait de bonnes raisons de craindre l’emprisonnement ou au moins une reddition forcée, et c’est pourquoi il s’est enfui. L’Arabie saoudite le qualifie désormais de <em>«&nbsp;fugitif&nbsp;»</em>, tandis que le gouvernement yéménite l’accuse de haute trahison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, le délégué du CTS à Riyad est apparu à la télévision d’État yéménite pour annoncer la dissolution du Conseil. De nombreux membres du Conseil, hors d’Arabie saoudite, ont contesté la validité de cette décision, la jugeant prise sous la contrainte et sous la pression de l’Arabie saoudite qui retenait la délégation en otage. Cependant, dimanche, les membres du Conseil à Riyad ont participé, avec d’autres personnalités politiques yéménites, à une réunion présentée comme <em>«&nbsp;consultative&nbsp;»</em> sur l’avenir du Yémen du Sud, une initiative qui vise, selon les observateurs, à nier toute coercition de la part de Riyad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une force déstabilisatrice</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Los Angeles Times</em> souligne qu’au cœur du différend entre l’Arabie saoudite et les Émirats réside une divergence de vision entre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed ben Zayed. Dès sa nomination au poste de ministre saoudien de la Défense en 2015, Ben Salmane a adopté une politique étrangère offensive, marquée notamment par une offensive infructueuse contre les Houthis et l’enlèvement du Premier ministre libanais Saad Hariri. En 2017, l’Arabie saoudite s’est alliée aux Émirats et à Bahreïn pour imposer un blocus de quatre ans au Qatar. Toutefois, son approche a évolué depuis, privilégiant la stabilité régionale au nom de la prospérité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats, quant à eux, se sont révélés être une force déstabilisatrice. Non contents d’avoir normalisé leurs relations diplomatiques avec Israël durant le premier mandat du président Trump, violant ainsi les conditions posées de longue date par l’Arabie saoudite pour parvenir à une paix arabe globale avec Israël, ils ont consacré la dernière décennie à bâtir un réseau de groupes armés, de bases militaires, de ports et d’actifs secrets en mer Rouge et à travers l’Afrique, menaçant les gouvernements de nombreux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela est particulièrement flagrant au Soudan, où l’opposition critique le soutien apporté par les Émirats aux Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire accusé de génocide durant la guerre civile. Les Émirats nient toute assistance aux FSR, affirmant que leur objectif est de préserver l’intégrité territoriale du Soudan, malgré des preuves accablantes du contraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début de la crise yéménite, l’Arabie saoudite et les Émirats se livrent à une violente guerre médiatique. Influenceurs et journalistes s’échangent des accusations sur les réseaux sociaux, tandis que les chaînes d’État diffusent des reportages biaisés. Lundi, l’Arabie saoudite a organisé une visite de presse à Mukalla, ville portuaire du sud du Yémen, où le gouvernement yéménite a accusé les Émirats de gérer une prison secrète. Ailleurs dans la région, les relations et les alliances connaissent une restructuration rapide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déloger les Émiratis  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Peu après la fuite d’al-Zoubaïdi, le gouvernement somalien a annoncé la suspension de sa coopération sécuritaire et commerciale avec les Émirats, notamment la concession accordée au géant portuaire émirati DP World d’opérer depuis le port de Berbera, port par lequel al-Zoubaïdi s’était enfui. Les observateurs ajoutent que les Émirats ont apparemment perdu leurs droits de survol militaire de l’Égypte, du Soudan et de l’Arabie saoudite. L’administration de l’aéroport d’Al-Kufra en Libye, qui était devenu un maillon essentiel de la chaîne logistique des Émirats vers leurs alliés soudanais, a annoncé sa fermeture pour un mois. Tandis que l’Arabie saoudite s’efforce de démanteler le réseau militaire des Émirats, elle met simultanément en place le sien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal américain cite un responsable somalien, ayant requis l’anonymat pour évoquer la dynamique régionale, selon lequel l’Arabie saoudite envisage une alliance militaire avec l’Égypte et la Somalie, et que les autorités saoudiennes ont fait pression sur le Somaliland pour empêcher Israël d’établir des bases militaires sur son territoire. La Turquie réalise également des progrès significatifs dans ses relations avec l’Arabie saoudite, un changement radical par rapport à la position de ces deux rivaux acharnés. Riyad prévoit d’acheter des avions de chasse chinois au Pakistan pour équiper le Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, l’Arabie saoudite s’efforce de réduire l’influence émiratie au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des commandants militaires à Aden ont déclaré au <em>Los Angeles Times</em> que Riyad avait accepté de prendre en charge les salaires de tous les combattants, soit environ 80 millions de dollars par mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des personnalités politiques soutenues par les Émirats arabes unis ont également été écartées du Conseil présidentiel yéménite et remplacées par des personnes plus favorables à l’Arabie saoudite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journal américain ajoute qu’il est difficile de prévoir si les Émirats accepteront de perdre leur influence au Yémen après la défaite du Conseil de transition du Sud. Al-Basha a déclaré : <em>« Les Émirats arabes unis semblent actuellement privilégier le soft power dans le sud-ouest du Yémen, comme ils l’ont fait au Somaliland. La question demeure : cela se traduira-t-il, à terme, par un soutien à une insurrection armée? »</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ogzLSa2OMT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=V5O45ZNYDR#?secret=ogzLSa2OMT" data-secret="ogzLSa2OMT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Normalisation entre Israël et les pays arabes : Le mur du refus se fissure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2020 11:04:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une normalisation rampante entre Israël et des pays du Golfe progresse sur le dos des Palestiniens, pour parer à une menace iranienne, prétendent ses promoteurs, qui guettent l’ouverture d’une fenêtre de tir pour annoncer leur reconnaissance officielle de l’Etat juif, traité naguère d’«ennemi de la nation arabe». Par Hassen Zenati Il ne s’agit plus de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/21/normalisation-entre-israel-et-les-pays-arabes-le-mur-du-refus-se-fissure/">Normalisation entre Israël et les pays arabes : Le mur du refus se fissure</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Netanyahu-chez-lui-dans-le-monde-arabe-1.jpg" alt="" class="wp-image-282631"/><figcaption><em>Les responsables israéliens multiplient les visites dans les pays arabes.</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em> Une normalisation rampante entre Israël et des pays du Golfe progresse sur le dos des Palestiniens, pour parer à une menace iranienne, prétendent ses promoteurs, qui guettent l’ouverture d’une fenêtre de tir pour annoncer leur reconnaissance officielle de l’Etat juif, traité naguère d’«ennemi de la nation arabe».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Par <strong>Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-282622"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"> Il ne s’agit plus de savoir si plusieurs grands Etats arabes du Golfe vont reconnaître officiellement Israël, mais quand ils le feront, mettant ainsi fin à une longue ambiguïté et beaucoup de mensonges quant à leur attitude réelle à l’égard de l’Etat juif depuis sa création en 1948. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> Dernier épisode de ce glissement fatal, à l’œuvre depuis des décennies: la participation probable d’Israël à la prochaine <em>«Exposition Universelle des Emirats»</em>, qui se déroulera d’octobre 2020 à avril 2021 à Dubaï. Israël y plantera pour la première fois en terre arabe son drapeau frappé de l’étoile de David, parmi ceux de 192 pays invités. Il y aura son pavillon propre, qui ressemblera à une dune de sable, avec plafond d’écrans diffusant des images d’un pays <em>«rayonnant de bonheur et de santé» </em>au milieu de la poudrière du Proche-Orient. Le pavillon a été conçu par l’architecte David Knafo pour, a-t-il dit, refléter l’enracinement de l’Etat hébreu au Moyen-Orient en même temps que son ouverture sur ses voisins.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les Palestiniens désormais seuls face à «l’ogre» israélien</h3>



<p class="wp-block-paragraph"> Ce sera la première manifestation publique d’un pays officiellement <em>«ennemi»</em> dans cet Etat du Golfe, les Emirats arabes unis (EAU), qui orchestre depuis des années ce rapprochement, avec pour leitmotiv la nécessité de parer à la «menace» iranienne. Celle-ci est classée désormais bien plus haut dans l’échelle de ses priorités de sécurité nationale que le «danger sioniste» de jadis. Depuis les accords de paix signés avec Israël par l’Egypte en 1979, puis par la Jordanie en 1994, c’est le premier grand coup porté au consensus arabe implicite en faveur des Palestiniens, maintenu contre vents et marées. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> En 2018, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait inauguré la nouvelle séquence historique, provoquant la stupeur et l’indignation parmi les Palestiniens, qui se sentent de plus esseulés face à «l’ogre» israélien. Il s’est affiché accompagné de sa femme Sara, à Mascate, capitale du Sultanat d’Oman, aux côtés de son hôte, le sultan Qabous, disparu depuis. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> Auparavant, c’est la ministre de la Culture et des sports israélienne, Miri Regev, représentante de la droite sioniste extrême, vêtue d’une <em>abaya</em> locale rouge, les cheveux à peine dissimulés sous un léger voile blanc, qui se photographiait se pavanant sur l’esplanade de marbre de la monumentale mosquée Cheikh Zayed d’Abou Dhabi, encadrée par deux<em> «anges gardiens» </em>de la police des Emirats en kamis et keffieh blancs. C’est cette même Miri Regev qui avait qualifié d’<em>«aboiements de chiens»</em> les appels à la prière de l’imam de la mosquée d’Al Aqsa de Jérusalem, troisième lieu saint de l’islam. Elle qui s’était exhibée aussi au festival de Cannes habillée d’une robe floquée d’une carte de Jérusalem portant la légende: <em>«capitale éternelle d’Israël»</em>, un statut que la légalité internationale ne lui reconnaît pas. Mais Miri Regev est une spécialiste de la provocation anti-palestinienne et des défis à la légalité internationale. Elle n’était pas à son premier essai.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Les tractations et contacts secrets n’en finissent pas dans les suites à plusieurs milliers d’euros la nuit, des hôtels de luxe de Dubaï, en Egypte, à Washington et même en Ouganda. Netanyahu s’y est rendu récemment en personne pour rencontrer le président du Conseil militaire de transition soudanais, le général Abdul Fattah El-Burhan, proche de l’Arabie Saoudite et des EAU et membre de la coalition militaire qui se bat au Yémen contre les rebelles Houthistes. Sous l’un des prédécesseurs d’El-Burhan, le Soudan avait consenti de servir de plate-forme au transfert vers Israël de 8.000 Juifs éthiopiens (Falashas), dans une opération baptisée <em>«Moïse»</em> largement médiatisée. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> Tel-Aviv a toujours gardé un œil sur le Soudan, allié traditionnel de l’Egypte, qu’il alimente en eaux du Nil, objet depuis quelques années d’un sourd affrontement entre le Caire et Addis Abeba (Ethiopie), l’autre pilier de la diplomatie israélienne dans la Corne de l’Afrique, autour de la répartition des eaux de ce fleuve indispensable à la survie des Egyptiens. Dès l’antiquité, l’historien et voyageur grec Hérodote proclamait que <em>«l’Egypte est un don du Nil».</em> La maîtrise du fleuve a de tout temps été une donnée stratégique fondamentale pour les gouvernants égyptiens.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Miri-Regev-aux-Emirats.jpg" alt="" class="wp-image-282638" width="500"/><figcaption><em> La ministre israélienne Miri Regev à la mosquée Cheikh Zayed d’Abou Dhabi.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"> Un sommet arabo-israélien serait en préparation au Caire </h3>



<p class="wp-block-paragraph"> Mi-février, des médias israéliens rapportaient du Caire que des préparatifs seraient en cours pour la tenue prochaine d’un sommet arabo-israélien, avec la participation du président égyptien Abdelfattah Al-Sissi, de l’Emir Mohammed Ben Zayed (EAU) et du Prince-héritier d’Arabie Saoudite Mohammed Ben Salmane (MBS), vice-roi et homme fort du Royaume. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> L’information reste à confirmer, mais ce serait la dernière pièce du puzzle que le Premier ministre du Likoud s’emploie à rassembler pour conforter sa position chancelante avant les prochaines élections législatives du 2 mars 2020 – les troisièmes en une année – qui pourraient sonner le glas de sa très longue carrière à la tête du gouvernement israélien, selon des analystes locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Pour se maintenir en place, Netanyahu a déjà bénéficié de deux «coups de pouce» successifs de son allié et ami Donald Trump, président des Etats-Unis, qui a d’abord décidé le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, et l’a invité ensuite à la Maison Blanche pour annoncer le <em>«deal du siècle»</em>, un <em>«accord de paix»</em>, qui ferait de la Palestine une suite discontinue de bantoustans sous le contrôle de fer de l’armée israélienne. Plusieurs ambassadeurs du Golfe assistaient détendus à la cérémonie, qui constitue un nouveau jalon dans l’abandon de la Palestine à son tragique destin. La Ligue arabe, plongée dans une profonde léthargie, n’a même pas estimé nécessaire de réunir un sommet pour étudier la situation. Elle s’est contentée d’une réunion des ministres des Affaires étrangères, qui ont publié un communiqué à l’eau tiède rejetant la proposition américaine.</p>



<h4 class="wp-block-heading"> Les brèches se multiplient dans le mur du «refus arabe»</h4>



<p class="wp-block-paragraph"> La première brèche dans le mur que l’on croyait en béton du «refus» anti-israélien, mais qui était en réalité construit à coup de communiqués sans lendemain, fut creusée par Shimon Peres, <em>«père»</em> de la bombe atomique israélienne, lorsqu’il s’est rendu au Maroc en 1986 pour une rencontre improbable avec le roi Hassan II. Dans un livre publié il y a deux ans en anglais, sous un titre reprenant une citation du Talmud :<em> ‘‘Rise and kill first : the secret history of Israel’s targetted assassinations’’</em>, un ancien chroniqueur militaire israélien, Ronen Bergman, a révélé que la coopération entre services israéliens et marocains était encore plus ancienne. Il affirme qu’en septembre 1965, lors du Sommet arabe de Casablanca, les dirigeants arabes avaient été placés sur écoutes israéliennes avec la connivence de leurs collègues marocains, ce qui permit à l’armée israélienne de recueillir à la source, quelques précieux secrets sur les armées arabes, avant de déclencher son offensive éclair de juin 1967 contre l’Egypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Dans un autre registre, un tribunal de Bahreïn vient de condamner à trois ans de prison ferme un manifestant bahreïni qui avait brûlé un drapeau israélien au cours d’une manifestation en faveur  de la Palestine. L’acte a été qualifié d’<em>«atteinte à l’ordre public»</em> dans cet émirat à majorité chiite, gouverné par une famille sunnite. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> En Egypte, la justice s’en est prise pour sa part à un footeux qui, dans un accès d’enthousiasme, avait brandi un emblème palestinien sur les gradins d’un stade du Caire, à l’occasion d’une rencontre entre l&rsquo;Egypte et l&rsquo;Afrique du Sud. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> Un imam de la mosquée Ibn Hazm de Oudjda (Maroc) a par ailleurs été révoqué par le ministère des Affaires religieuses pour avoir critiqué de son <em>«minbar»</em> le <em>«deal du siècle»</em>. Et pour avoir rappelé aux dirigeants arabes qui laissent faire qu’ils ont l’obligation de défendre les lieux saints musulmans d’Al Qods menacés de judaïsation par les extrémistes religieux juifs, qui multiplient les incursions intempestives sur l’esplanade des mosquées et encouragent les fouilles archéologiques illégales en sous-sol, en menaçant les fondations des lieux. Président du <em>«Comité Al-Qods»</em>, censé défendre ces lieux saints, le Maroc est depuis des années aux abonnés absents. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> Un imam saoudien vient de son côté de proclamer publiquement sans avoir été repris par son roi,<em> «Serviteur des deux Lieux Saints»</em> (Mecque et Médine), selon son titre officiel, qu’Al Qods n’entrait pas dans cette catégorie et qu’elle ne méritait pas que l’on se batte pour la conserver. Il est vrai que dans l’histoire officielle de l’islam, Al Qods n’est que le 3e lieu saint musulman, mais néanmoins la première Qibla, vers laquelle se prosternaient les pratiquants avant de se tourner vers La Mecque.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La banalisation de la normalisation avec Israël est en marche</h3>



<p class="wp-block-paragraph"> Dans le sillage de la visite à Jérusalem en 1977 du président Anouar el Sadate, un dramaturge égyptien Ali Salem encourageait ses concitoyens à se rendre en Israël, qui<em> «n’est plus un Etat ennemi»,</em> à ses yeux, et qui ne constitue plus<em> «une menace pour la sécurité égyptienne à aucun niveau»</em>. <em>«Les Egyptiens et les Hébreux sont les peuples les plus anciens sur Terre. La relation entre eux est réelle. Je n’ai jamais vu personne aimer les Egyptiens autant que les Hébreux»</em>, statuait-il aussi en 2015 dans un entretien à la télévision égyptienne. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> Dans la même veine, l’écrivain Youssef Idriss, proche de Sadate, après l’avoir été de Gamal Abdel Nasser, appelait les Egyptiens à lire les auteurs israéliens, afin de se renseigner sur la philosophie qui les anime et de se familiariser avec leur pensée politique. Le prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz lui-même n’hésitait pas à appeler à la<em> «réconciliation»</em> entre Egyptiens et Israéliens. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> Depuis ces ouvertures des centaines de travailleurs égyptiens se sont établis au delà du Sinaï, prenant au passage le travail laissé jusque-là aux Palestiniens. Des artistes arabes, notamment parmi les binationaux, ont participé nombreux ces derniers temps à des festivals en Israël et des sportifs arabes ne refusent plus d&rsquo;affronter leurs pairs israéliens dans des compétitions internationales. Certains plus discrètement que d&rsquo;autres.     </p>



<p class="wp-block-paragraph"> La banalisation se met ainsi en place selon des étapes de plus en plus rapprochées. Les dirigeants israéliens jouent comme sur du velours sur la peur panique suscitée par l’Iran auprès des dirigeants du Golfe. Téhéran est en effet accusé de vouloir constituer autour de lui un <em>«croissant chiite»,</em> qui couvrirait l’Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, le Yémen et Bahreïn, et de reprendre aux Sunnites le pouvoir qu’ils ont perdu à l’aube de l’islam, il y quinze siècles. Si la <em>«normalisation»</em> de relations avec Israël était jusque-là le but ultime d’un processus de paix incluant l’érection d’un Etat palestinien dans ses frontières de 1967, avec Al Qods comme capitale, la diplomatie israélo-américaine a de toute évidence réussi à renverser l’ordre des facteurs en agitant l’épouvantail iranien. On <em>«normalisera»</em> d’abord et on verra plus tard pour la paix et les droits des Palestiniens.</p>
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