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	<title>Archives des Mounir Hanablia - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mounir Hanablia - Kapitalis</title>
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		<title>‘’Comment la Chine écrit son histoire’’ &#124; Délégitimer le récit fondateur chinois, un premier jalon vers la guerre </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/comment-la-chine-ecrit-son-histoire-delegitimer-le-recit-fondateur-chinois-un-premier-jalon-vers-la-guerre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 06:51:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Victor Louzon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Chine n’a jamais imposé à ses partenaires dans le monde, contrairement aux Occidentaux, de normes juridiques ou politiques masquant des motivations inavouées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/17/comment-la-chine-ecrit-son-histoire-delegitimer-le-recit-fondateur-chinois-un-premier-jalon-vers-la-guerre/">‘’Comment la Chine écrit son histoire’’ | Délégitimer le récit fondateur chinois, un premier jalon vers la guerre </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>On aura beau dire de la Chine, en particulier de ses ambitions maritimes et de la pression exercée sur les nations riveraines en Mer de Chine du Sud, et qui n’a rien de nouveau, elle n’a jamais imposé à ses partenaires dans le monde, contrairement aux Occidentaux, de normes juridiques ou politiques particulières masquant des motivations inavouées. Et en ce sens, elle constitue une alternative précieuse pour tous ceux qui pensent que la Mondialisation ne saurait constituer le prétexte commode à l’aliénation de la souveraineté au moins nominale des nations.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-17499350"></span>



<p>Ce livre soulève d’abord une question. Qu’est-ce, être Chinois? Si on s&rsquo;en réfère à l’Histoire, c’est appartenir à l’ethnie Hane, en habitant le pays limité au nord par le fleuve jaune et qui est traversé au sud par le Yang Tsé. C’est obéir à une administration composée de lettrés admis dans leurs charges sur concours et chargée d’appliquer les normes juridiques, éthiques, esthétiques, sociales, tirées de l’enseignement de Confucius; au nom de l’autorité d’un empereur nommé fils du ciel, auquel tout autre pouvoir politique lui doit dès lors hommage, par le biais d’un tribut. Cette organisation de l’État en&nbsp;découlant en a&nbsp;assuré la pérennité, malgré la conquête du pays par des peuplades étrangères qualifiées de barbares, en règle nomades pastorales issues des steppes, qui l’ont conservée afin de l’utiliser à leur profit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Processus d’unification</h2>



<p>L’influence étrangère a donc toujours été présente, pas toujours issue d’un droit de conquête, dont la plus remarquable a été l’implantation et l&rsquo;assimilation du Bouddhisme, issu de l’Inde, qui a profondément imprégné l’âme chinoise sur le plan mystique, les normes sociales étant issues de l’enseignement de Confucius.</p>



<p>Mais ce processus d’unification n’a pas été inné, et en dehors de l’époque impériale proprement dite, autochtone ou barbare, le pays a souvent été divisé en royaumes rivaux en lutte les uns contre les autres, comme par exemple du temps des Yuan mongols au nord et des Song han au Sud. Mais c’est sous les Mandchous, des barbares selon les normes chinoises, venus des steppes du nord au confins de la Sibérie et qui ont renversé la dynastie nationale Ming en 1644, que la Chine a acquis la plus grande partie des territoires en sa possession à l’époque moderne, le Xinjiang, le Tibet, et la Mongolie, habités par des populations non chinoises, même si sous la pression russe, elle a perdu la Mongolie Extérieure et une partie de la Mandchourie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hONax8MJQI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/la-chine-envahit-le-tibet-aux-pieds-de-lhimalaya-un-conflit-quiescent/"> ‘‘La Chine envahit le Tibet’’: Aux pieds de l’Himalaya un conflit quiescent  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="«  ‘‘La Chine envahit le Tibet’’: Aux pieds de l’Himalaya un conflit quiescent   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/17/la-chine-envahit-le-tibet-aux-pieds-de-lhimalaya-un-conflit-quiescent/embed/#?secret=Piee1dsGGl#?secret=hONax8MJQI" data-secret="hONax8MJQI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe chinois</h2>



<p>Il ne faut pas oublier que la dynastie mandchoue vers 1750 a résolu définitivement la question du danger turco-mongol venu de la steppe en exterminant les Dzoungars, un peuple pourtant bouddhiste, grâce à l’usage de canons et d’armes à feu.</p>



<p>Pour la première fois de l’Histoire, le fils du Ciel, empereur auto-proclamé&nbsp;de Chine même s’il n’était pas Han, lui-même d’origine nomade, avait pris la mesure de son monde d’origine au bénéfice du sédentaire qui était son sujet.</p>



<p>Le paradoxe chinois est que plus des deux-tiers du territoire de l’actuelle République Populaire de Chine est habité par des nationalités originelles turco-mongoles et tibétaines, qualifiées de minoritaires par les Hans, qui ne représentent pas plus de 10% de la population.</p>



<p>La question contemporaine des Ouïghours, tout comme celle du Tibet, démontre l’étendue du caractère conflictuel de la situation engendrée&nbsp;par la politique de sinisation forcée suivie par les communistes à Pékin, ainsi que l’installation de migrants issus de l’ethnie majoritaire parmi les populations de la périphérie,&nbsp;et qui ne peut être assimilée qu’à une colonisation.</p>



<p>En 1911, lors de la chute de la dynastie mandchoue, les nationalistes républicains chinois, autrement dit Hans, conduits par le Dr Sun Yat Sen, ne se sont pourtant pas fait faute de revendiquer la souveraineté sur ces territoires pourtant conquis par ceux qu’ils ont supplantés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Gc7NVotJsm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/08/le-maoisme-servir-le-peuple-parfois-la-chine-toujours/">Le maoïsme : servir le peuple parfois, la Chine toujours</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le maoïsme : servir le peuple parfois, la Chine toujours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/08/le-maoisme-servir-le-peuple-parfois-la-chine-toujours/embed/#?secret=HrVxMTpcdZ#?secret=Gc7NVotJsm" data-secret="Gc7NVotJsm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le nœud interne</h2>



<p>Les communistes au départ adeptes d’une structure fédérative avec droit de sécession sur le modèle soviétique (on a vu ce qu’il en a été sous Staline) se sont rangés, une fois au pouvoir, derrière les sirènes du chauvinisme Han.</p>



<p>Afin de clore le chapitre de ce que l&rsquo;on nommera le nœud interne de la question chinoise, on évoquera le cas de Taïwan considéré par beaucoup comme potentiellement générateur d’une conflagration mondiale puisque, abstraction faite de sa prééminence dans la production mondiale des semi-conducteurs, l’île, soutenue par une Amérique belliciste aveugle face au précédent constitué par la crise de Cuba,&nbsp;est de plus en plus tentée de suivre la voie de l’autodétermination, malgré la menace d’une guerre dévastatrice avec la Chine continentale. Il importe peu que Taïwan, à l’origine habitée par des Austronésiens aborigènes qui ne représentent plus aujourd’hui que 5% de la population, ne soit entrée dans l’orbite politique chinoise que vers 1680, soit après l’arrivée des Portugais et Hollandais , et que les habitants y aient été largement influencés par l’occupation japonaise entre 1890 et 1945 au point de leur faire apparaître&nbsp;comme des sauvages incultes&nbsp;les deux millions de réfugiés en provenance du continent fuyant les armées communistes.</p>



<p>A l&rsquo;extérieur du nœud, le premier cercle de la périphérie de la Chine, est constitué par la Corée, un pays imprégné des us et coutumes chinoises au point d’en adopter l’écriture, et qui a toujours accepté sa condition&nbsp;de vassal de son grand voisin en payant le tribut exigé.</p>



<p>Le second cercle inclut les Etats qui, quoique dans une large mesure&nbsp;sinisés par l’organisation administrative, l’étiquette de la cour et l’écriture, ont toujours été farouchement soucieux de faire respecter leur souveraineté, y compris les armes à la main. Le Japon, et surtout le Vietnam, un pays devenu indépendant après mille ans d’occupation chinoise, en sont les exemples les plus achevés.</p>



<p>Il reste dans la psyché chinoise le traumatisme issu des statuts d’exterritorialité judiciaire des ressortissants d’origine européenne et américaine, des traités inégaux, des concessions internationales, des cessions à bail de territoires, et des guerres d’agression, dont les plus scandaleuses furent celles de l’opium visant à rééquilibrer la balance commerciale déficitaire avec la Chine de l’Angleterre à son bénéfice.</p>



<p>Si le pouvoir chinois actuel en prend prétexte pour marquer sa solidarité avec tous les peuples victimes des colonisateurs impérialistes de la manière que l’on sait, afin de s’assurer d’avantages commerciaux et stratégiques, cela ne signifie nullement que les Occidentaux et les Japonais n’aient laissé que des bons souvenirs en Asie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le supposé&nbsp;pacifisme chinois</h2>



<p>La Chine, en s’asseyant&nbsp;à la table des vainqueurs au terme du second conflit mondial, n’a certes pas vu ses frontières, tracées de la manière que l’on sait, remises en question, preuve s’il en est du peu de cas fait du sort des minorités du pays par les Puissances. Cela n&rsquo;efface pas pour autant les traités inégaux, symboles évidents de l’hypothèque de la souveraineté, et l’usage fait de la question dans les luttes internes pour le Pouvoir, n&rsquo;en diminue pas pour autant la réalité ni l’importance.&nbsp;</p>



<p>Au terme de la lecture de ce livre, le supposé&nbsp;pacifisme chinois exprimé par les échanges commerciaux le long d’une mythique Route de la Soie, et l&rsquo;expansion de la Chine à l’intérieur des frontières nécessaires à son épanouissement et à l’aspiration à l’unité de ses peuples, selon les thèses soutenues par le gouvernement de Pékin, en auront pris certes un coup chez tous ceux qui auraient pu entretenir quelque illusion sur le sujet.</p>



<p>L’auteur semble dire qu’à tout prendre, mieux vaut encore le bon vieil impérialisme occidental, dont la marche vers le progrès, contrairement au Grand bond en avant chinois, n’aura pas fait 40 millions de morts, du moins dans ses propres populations.</p>



<p>Dans le contexte de confrontation globale entre la Chine et&nbsp;les Etats Unis, de l’occultation du droit international, ainsi que de la montée des xénophobies et de la résurgence des guerres de conquête et d’extermination coloniales, les déconstructions des récits antagonistes n’étonnent plus du moment que les seules nations légitimes demeureront occidentales, souvent contre toute évidence.</p>



<p>Par exemple, on peut faire sienne la vision partagée par les Nazis d’une France dont seraient détachées la Bourgogne et la Bretagne victimes de l’expansionnisme des Francs, ces occupants de la Gaule venus de Germanie. Ou d’une Angleterre dont l’irrédentisme irlandais continue de s’opposer aux envahisseurs saxons qui seraient confinés au seul Wessex pour ne pas être expulsés, et où les descendants de Danois et de Norvégiens disposeraient du droit à l’autodétermination sur toute la côte orientale de l’île. Ou des Etats Unis d’Amérique et du Canada dont les colons seraient fixés à la côte Est, le reste du territoire revenant à ses habitants d’origine, les Indiens, n’eût été leur extermination par la variole, seul exemple réussi de guerre bactériologique.</p>



<p>Mais on aura beau dire de la Chine, en particulier de ses ambitions maritimes et de la pression exercée sur les nations riveraines en Mer de Chine du Sud, et qui n’a rien de nouveau, elle n’a jamais imposé à ses partenaires dans le monde, contrairement aux Occidentaux, de normes juridiques ou politiques particulières masquant des motivations inavouées. Et en ce sens, elle constitue une alternative précieuse pour tous ceux qui pensent que la Mondialisation ne saurait constituer le prétexte commode à l’aliénation de la souveraineté au moins nominale des nations.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Comment la Chine écrit son histoire. L’invention d’un destin mondial’’ de Victor Louzon, éditions Tallandier, 21 août 2025, 224 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="o1IvSfkuGf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/17/south-east-asia-la-quete-de-lautonomie-entre-chine-et-etats-unis/">«South East Asia»: La quête de l&rsquo;autonomie, entre Chine et Etats-Unis</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «South East Asia»: La quête de l&rsquo;autonomie, entre Chine et Etats-Unis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/17/south-east-asia-la-quete-de-lautonomie-entre-chine-et-etats-unis/embed/#?secret=29PsIC8Un6#?secret=o1IvSfkuGf" data-secret="o1IvSfkuGf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p></p>
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		<title>‘‘Koursk 1943’’ &#124; Le Lebensraum, précurseur des politiques occidentales en Ukraine et israélienne au Levant</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/30/koursk-1943-le-lebensraum-precurseur-des-politiques-occidentales-en-ukraine-et-israelienne-au-levant/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/30/koursk-1943-le-lebensraum-precurseur-des-politiques-occidentales-en-ukraine-et-israelienne-au-levant/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 08:00:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les leçons de la bataille de Koursk en 1943 ayant opposé les Allemands et les Soviétiques sont très éclairantes pour la compréhension du présent en Ukraine et au Proche-Orient.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/30/koursk-1943-le-lebensraum-precurseur-des-politiques-occidentales-en-ukraine-et-israelienne-au-levant/">‘‘Koursk 1943’’ | Le Lebensraum, précurseur des politiques occidentales en Ukraine et israélienne au Levant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Arabes acquerront-ils un jour une culture stratégique et une lecture de l’Histoire leur permettant de percevoir les Sionistes pour ce qu’ils sont, des planificateurs sans états d’âme que, à l&rsquo;instar des Nazis, seules les défaites de leurs armées arrêteront? Les leçons de la bataille de Koursk en 1943 ayant opposé les Allemands et les Soviétiques sont très éclairantes à cet égard.  </em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-17360471"></span>



<p>La guerre actuelle entre l’Ukraine et la Russie a parmi ses enjeux principaux, outre le bassin du Donetz revendiqué par la Russie, la région située entre les villes de Kharkov l’Ukrainienne et Koursk la Russe, point de départ d’une attaque de revers contre Moscou. Les Ukrainiens ont même tenté de réaliser une percée vers Koursk afin de consolider leur position dans d’éventuels échanges de territoire.</p>



<p>Pourtant Koursk est passée à la postérité non par&nbsp;la catastrophe du sous-marin portant son nom, mais par la bataille qui s’est déroulée dans sa région entre le 4 et le 12 Juillet 1943 et qui est réputée avoir&nbsp;été le plus grand affrontement de chars de l’Histoire. Et elle aurait été une grande victoire soviétique tout en précipitant le déclin de l’armée allemande dont la responsabilité incomberait à Hitler.</p>



<p>Tel n’est pas l’avis de l’historien allemand Roman Topffer qui démontre preuves à l’appui que l’Opération Citadelle n’est pas née du cerveau de Hitler mais de celui d’un général inconnu nommé Rudolf Schmidt qui sera d’ailleurs ultérieurement exclu de la Wehrmacht puis du Parti nazi, suite au soutien apporté à son frère, un dissident politique, et qui fut victime de la piètre estime en laquelle il tenait le Führer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le saillant de Koursk</h2>



<p>Après la débâcle&nbsp;de Stalingrad et la contre-offensive allemande vers Kharkov de mars 1943, un saillant de 300 kilomètres de profondeur&nbsp;centré sur la ville de Koursk séparant&nbsp;deux armées allemandes du centre et du sud était demeuré aux mains des Soviétiques. Sa suppression aurait donc raccourci le front de 300 kilomètres, assuré la jonction des deux armées allemandes tout en en couvrant les flancs. Certains généraux allemands, en particulier Von Kluge, y ont vu une bonne opportunité grâce à une attaque en tenailles pour attirer les unités de l’Armée rouge afin de les encercler&nbsp;et les détruire.</p>



<p>Tel n’était pas l’avis de Hitler qui se serait contenté d’opérations limitées plus au sud empêchant les offensives adverses et dont le but principal était de tenir le bassin du Donetz, vital pour l’effort de guerre allemand en&nbsp;particulier contre les Anglo-américains qui menaçaient à l’époque la Sicile et l’Italie à partir de la Tunisie. Si on veut établir un lien entre notre pays et les plaines au nord de la Mer Noire, c’est peut-être par là qu’il faudrait commencer. Mais les Soviétiques, bien renseignés sur les intentions allemandes par les Anglais qui avaient réussi à casser le code de la machine allemande Enigma, ainsi que par leurs propres services de renseignements, se mirent à fortifier le cadre prévu de l’attaque par un réseau de champs de mines, de tranchées et d’obstacles antichars, couverts par un déploiement massif de l’artillerie atteignant parfois 80 canons au kilomètre.</p>



<p>En l’espace de deux mois 5000 kilomètres de tranchées furent ainsi creusés, et Koursk se trouva protégée par pas moins de six lignes de défense.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Soviétiques laissent venir</h2>



<p>Les Soviétiques choisirent de laisser venir leurs adversaires puis le moment opportun contre- attaquer de part et d’autre du saillant par les réserves venues de l’arrière et qui comptaient pas moins de 3 millions de soldats.</p>



<p>Dans le même temps, une offensive serait lancée plus au sud afin de libérer le bassin du Donetz, objectif stratégique de la bataille.</p>



<p>Hitler, informé de l&rsquo;ampleur des préparatifs soviétiques, au moins en partie, ne cacha pas son scepticisme quant aux résultats de l’opération Citadelle. Mais il finit par libérer la bride à ses généraux qui pensaient forcer la décision en six jours, avec l’arrivée sur le terrain des nouveaux chars lourds Tigre et Panther, dont les Soviétiques n&rsquo;avaient pas l’équivalent,&nbsp;mais qui finalement, pour être trop peu nombreux et mal maîtrisés par leurs équipages, ne pesèrent que peu dans l’issue de la bataille, même s’ils s’opposèrent souvent efficacement aux contre-attaques adverses.</p>



<p>L’offensive au départ prévue en avril fut repoussée plusieurs fois du fait des aléas de la météo et de la fonte des neiges et de la boue rendant le terrain impraticable.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NK6TCa3yIf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/les-raisons-historiques-du-conflit-russo-ukrainien/">Les raisons historiques du conflit russo-ukrainien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les raisons historiques du conflit russo-ukrainien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/les-raisons-historiques-du-conflit-russo-ukrainien/embed/#?secret=bJ8mAiOubP#?secret=NK6TCa3yIf" data-secret="NK6TCa3yIf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Hitler et ses généraux</h2>



<p>En fait, c’est seulement le 5 juillet que les Allemands partirent à l’attaque, beaucoup trop tard selon certains généraux qui dans leurs mémoires en attribueront la responsabilité une nouvelle fois contre toute évidence au Führer. D’autant que c’est lui qui le 12, leur ordonna de s’arrêter, alors que ses armées au sud de la tenaille après une traversée épique du Donetz sous la canonnade ennemie avaient franchi la 3<sup>e</sup>&nbsp;ligne de défense après la célèbre bataille de chars de Prokhorovka, celle-là effectivement la plus importante de l’Histoire, alors qu’elles venaient d’infliger une cinglante défaite à leurs adversaires. Il est vrai que, au Nord, elles n’étaient pas allées plus loin que Ponyri, même si elles avaient réussi à franchir les deux premières lignes de défense, les plus redoutables.</p>



<p>Au moment décisif, le chef d’opérations, un certain Von Kossel, auquel ironie de l’histoire, la Croix de Fer avait été attribuée pour courage exceptionnel, s’était abstenu par deux fois de soutenir son infanterie par les blindés au sommet de la crète qu’elle occupait et dont elle finit par être chassée. Et ce fait d’armes semble avoir scellé le sort de la bataille, en tous cas en stoppant une offensive jusque-là victorieuse vers l’objectif à portée de main, Koursk.</p>



<p>En tout, après une semaine de combats, la Wehrmacht qui avait rencontré une résistance très dure n’avait pas percé le front sur plus de 20 kilomètres au nord comme au sud. Pendant ce temps, les Soviétiques se préparant pour l’offensive du Donetz déclenchée le 16 juillet, Hitler avait eu besoin des unités engagées dans Citadelle pour la contrer. Mais la raison qu’il donna à ses généraux fut le développement de la situation en Italie avec le débarquement allié. Il avait l’habitude d’opposer aux arguments&nbsp;tactiques et opérationnels de ses&nbsp;généraux des considérations d’ordre stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pertes des deux côtés</h2>



<p>En fait, l’offensive soviétique du Donetz fut un échec en étant repoussée avec de lourdes pertes. Cependant le front autour Koursk ayant ainsi été dégarni, deux nouvelles offensives soviétiques, Koutouzov&nbsp;et Général Roumiantsev, par des attaques massives de chars soutenus par l’aviation, aboutirent au repli des forces allemandes, à la perte significative d’Orel et sa région au nord du saillant, et Kharkov au sud dès le 20 août.</p>



<p>C’est près d’Orel que les Allemands, surpris, subirent des pertes au cours d’une bataille de chars, qui pour importantes qu’elles fussent, ne dépassèrent pas huit dizaines.</p>



<p>Les Soviétiques auraient pu percer les lignes allemandes et assurer un encerclement autour d’Orel semblable à celui de Stalingrad. Mais la tactique imposée par Staline et la Stavka semble avoir été invariablement l’attaque frontale, qui leur causait beaucoup de pertes en hommes et en matériel.</p>



<p>Au vu du comportement de l’armée russe lors de sa dernière marche vers Kiev, interrompue 80 ans plus tard, les choses ne semblent pas avoir beaucoup changé sur ce plan. Il est vrai qu’en Ukraine, Kiev ne fut jamais qu’un objectif périphérique, et le sort des batailles s’est toujours joué ailleurs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="spDh7kTHkx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/06/the-russo-ukrainian-war-mourir-pour-black-stone-ou-le-tragique-destin-de-lukraine/">‘‘The Russo Ukrainian war’’ | Mourir pour Black Stone ou le tragique destin de l’Ukraine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The Russo Ukrainian war’’ | Mourir pour Black Stone ou le tragique destin de l’Ukraine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/06/the-russo-ukrainian-war-mourir-pour-black-stone-ou-le-tragique-destin-de-lukraine/embed/#?secret=rgvORapmoY#?secret=spDh7kTHkx" data-secret="spDh7kTHkx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les leçons de la bataille de Koursk</h2>



<p>Naturellement, la bataille de Koursk fut plus tard tenue par la propagande soviétique comme la grande victoire qui constitua le tournant de la guerre. En réalité, les pertes de l’Armée rouge en juillet-août&nbsp;1943 furent immenses : 1 million et demi de soldats hors de combat, 3300 avions abattus, 6000 chars détruits. Après cette terrible saignée, il fallut une année entière pour que l’Armée rouge se reconstitue et repasse à l’offensive.</p>



<p>Les Allemands avaient subi environ le 1/5 de ces pertes.&nbsp;Et s’ils arrivèrent à reconstituer la majeure partie de leurs pertes matérielles grâce à leur potentiel industriel à l’époque encore intact, leurs pertes en soldats se révélèrent en revanche irrécupérables et décidèrent du sort de la guerre.</p>



<p>Koursk ne fut donc pas une bataille de chars, mais essentiellement d’artillerie soutenue par l’aviation dans un réseau de tranchées et de champs de mines qu’il fallait ouvrir à l’explosif afin de permettre aux blindés et aux soldats de s’y mouvoir et où les sapeurs n’avaient souvent pas la possibilité de marquer le territoire déminé. Et dans la coordination interarmes&nbsp;et l’habileté manœuvrière en particulier lors de l’usage des chars et de l’aviation, les Allemands se révélèrent presque toujours supérieurs. Cela ne veut nullement dire qu’ils ne commirent pas d’erreurs, et l’une des plus notables fut la carence de leurs services de renseignement qui ne semblent pas avoir été conscients de l’ampleur des réserves de l’ennemi ainsi que de l’efficacité de ses défenses.</p>



<p>Une autre&nbsp;erreur allemande fut l’incapacité du corps d’armée Kempf d’assurer la protection du flanc droit de la seconde armée Panzer durant sa progression. Les Soviétiques n’eurent, selon l’auteur du livre, jamais le souci d’économiser les vies de leurs soldats. On a par ailleurs pris l’habitude d’attribuer les déboires allemands au seul Hitler et sur ce plan les historiens et les généraux s’accordent. Ainsi d&rsquo;aucuns parmi eux ont critiqué l’offensive sur Koursk comme l’une des raisons ayant précipité la défaite du fait des pertes importantes occasionnées.</p>



<p>En réalité, à matériel de qualité comparable, il s’avère que les Allemands eurent moins de pertes que leurs adversaires et pas seulement du fait de leur supériorité tactique.</p>



<p>D’une manière générale, la lecture des pertes démontre que celles des Allemands furent plus importantes lorsqu’ils faisaient face aux offensives adverses que lorsqu’ils attaquaient. Néanmoins,&nbsp;ce livre démontre que Hitler fut souvent contraint de se plier aux vues de son armée, même lorsqu’il ne les partageait pas.&nbsp;Dans les faits, ses généraux partagent une responsabilité au moins égale dans toutes les pertes, souffrances et destructions infligées aux populations civiles,&nbsp;tant bien même après la guerre ils ont pris l’habitude de la nier.</p>



<p>L’idée selon laquelle la Wehrmacht aurait été dans l’obligation de se soumettre au commandement nazi doit donc être fortement nuancée et semble avoir été soutenue par les Américains désireux d’intégrer au sein de l’Otan ses anciens adversaires allemands en leur conférant une dignité nouvelle.</p>



<p>En réalité, le concept général d’ailleurs exprimé&nbsp;par Hitler dans <em>‘‘Mein&nbsp;kampf’’&nbsp;</em>sous le terme <em>«Lebensraum»</em> était d’instaurer une unité européenne sous égide allemande tout en assurant à l’Allemagne les ressources de l’Ukraine et du Caucase. La seule différence aura donc été dans la manière. Les Nazis prétendaient réduire en esclavage les populations slaves destinées à faire tourner les usines, et à installer dans les territoires de l’Est des colons allemands. Le résultat actuel du conflit ukrainien est le même, par l’émigration en Allemagne et en Europe des populations chassées par la crise économique et la guerre.</p>



<p>Quant à la colonisation, les fonds géants d’investissement tels <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/06/the-russo-ukrainian-war-mourir-pour-black-stone-ou-le-tragique-destin-de-lukraine/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blac Stone</a> ont déjà acquis près de 40% du territoire ukrainien à titre de saisie conservatoire sur les remboursements des crédits militaires contractés auprès des institutions financières occidentales. On peut dire sans peur de se tromper que ce sont ces mêmes raisons qui ont poussé les Américains et les Européens à engager les Ukrainiens dans la guerre contre la Russie. Et les Russes n’auraient jamais accepté de se voir privés du bassin du Donetz, de l’accès à la Mer noire, ou de voir des armées étrangères dans la région de Kharkov, Koursk, Orel, ou même Bakou dans le Caucase, capables grâce à des offensives de blindés soutenus par des drones et des missiles de s’ouvrir la route de Moscou.</p>



<p>Ce n’est donc pas un hasard si le champ de bataille actuel en Ukraine fut l’un des principaux de la seconde guerre mondiale. Et on ne peut donc pas faire grief à Poutine d’avoir qualifié les dirigeants ukrainiens actuels de nazis. Mais il n’y a pas que cela.</p>



<p>Imprégné des leçons de la Seconde guerre mondiale, un esprit aussi tourmenté et pervers que celui de Netanyahu perçoit la Syrie et le Liban, comme une nouvelle Pologne et une nouvelle Tchécoslovaquie destinées à être démantelées et en partie au moins annexées et colonisées. Il estime l’occasion propice de s’assurer le contrôle du territoire nécessaire sous le prétexte de mettre ses villes hors d’atteinte d’éventuels bombardements iraniens ou autres, ou leur donnant le temps de s&rsquo;y préparer. </p>



<p>Naturellement les sionistes ne reconnaîtront jamais que la véritable raison en soit d’assurer au peuple juif un autre Lebensraum, cet espace vital défini comme nécessaire pour le développement et la prospérité de la race. D’ores et déjà, il est question de créer près du Golan occupé un Etat fantoche druze, semblable à la république Croate d’Ante Pavelic , établie par les Nazis pour massacrer les autres communautés yougoslaves. Il faut se souvenir que l’Allemagne, en tant que nation unie, est née de la Prusse, et celle-ci ne fut qu’une colonie militaire installée avec la bénédiction du pape par les chevaliers teutoniques au XIII<sup>e</sup> siècle sur les rives de la Baltique relevant de l’autorité polonaise, soi- disant pour ouvrir le pays à la christianisation.</p>



<p>Les Polonais engagés au XVII<sup>e</sup> siècle dans des guerres interminables contre la Moscovie pensaient s’assurer la paix sur leur frontière occidentale en y reconnaissant une dynastie allemande, celle des Hohenzollern, qui conduira plus tard à son terme l’unification allemande. Ce colossal aveuglement&nbsp;eut des&nbsp;conséquences mondiales.</p>



<p>Les Arabes&nbsp;acquerront-ils un jour une culture stratégique et une lecture de l’Histoire leur permettant de percevoir les sionistes pour ce qu’ils sont, des planificateurs sans états d’âme que, à l&rsquo;instar des Nazis,&nbsp;seules les défaites de leurs armées arrêteront?&nbsp;</p>



<p><strong><em>‘‘Koursk 1943: La plus grande bataille de la Seconde Guerre mondiale’’, de Roman Töppel, éditions Perrin, Paris 2018, 235 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YZNbUYhVfE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/28/lukraine-a-la-croisee-des-interets-geostrategiques/">L&rsquo;Ukraine à la croisée des intérêts géostratégiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;Ukraine à la croisée des intérêts géostratégiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/28/lukraine-a-la-croisee-des-interets-geostrategiques/embed/#?secret=cunJQNbBbp#?secret=YZNbUYhVfE" data-secret="YZNbUYhVfE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><a href="https://www.google.com/search?sa=X&amp;sca_esv=c168cf1b306ba9f2&amp;biw=1836&amp;bih=1011&amp;sxsrf=AE3TifNQQAAponnyhKt14JKGgBzF8CFEkQ:1756536937941&amp;q=Koursk,+1943&amp;si=AMgyJEs03_IawLpG0pN8Imr0quNL8BRn4IwD6UzBpqKXGhmQPVMM1dzwhiiPFIziyqoThuGtyfDre740hI8IC1CS9O48Ixr7e4HO1b7Tj-aSGbI_yBiKLFBgwDdqOhuj6DnuRz-5OW968HstvkyXAZMzdtMJ_XfzTw%3D%3D&amp;ved=2ahUKEwiG9OGB-rGPAxWGUaQEHcJbDiYQyNoBKAB6BAgoEAA&amp;ictx=1"><br></a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/30/koursk-1943-le-lebensraum-precurseur-des-politiques-occidentales-en-ukraine-et-israelienne-au-levant/">‘‘Koursk 1943’’ | Le Lebensraum, précurseur des politiques occidentales en Ukraine et israélienne au Levant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘The Russo Ukrainian war’’ &#124; Mourir pour Black Stone ou le tragique destin de l’Ukraine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Apr 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Union soviétique]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir prévenu les Russes qu’il connaissait leurs plans concernant l’attaque projetée contre l’Ukraine, Joe Biden les a assurés que les Etats-Unis n’interviendraient pas. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/06/the-russo-ukrainian-war-mourir-pour-black-stone-ou-le-tragique-destin-de-lukraine/">‘‘The Russo Ukrainian war’’ | Mourir pour Black Stone ou le tragique destin de l’Ukraine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les comparaisons douteuses entre Hitler et Poutine servent à justifier auprès de l’opinion publique américaine les largesses financières attribuées par le Congrès des Etats-Unis, soumis à l’influence du lobby militaro-industriel et financier, au gouvernement&nbsp;ukrainien véritablement croupion, pour poursuivre une guerre sans solution militaire, et rembourser par la suite les dettes accumulées par le bradage des richesses ukrainiennes et la colonisation économique du pays par les intérêts américains. Au nom de la liberté !</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-16073477"></span>



<p>La guerre russo-ukrainienne, selon l’auteur du livre, a débuté dans sa phase militaire lorsque les troupes russes ont franchi, en violation des lois internationales, la frontière internationale en février 2022 et tenté de prendre Kiev, la capitale.</p>



<p>L’offensive supposée être éclair a été stoppée lorsque les forces russes ont échoué à prendre l’aéroport qui aurait assuré le débarquement du corps expéditionnaire censé occuper la capitale sans coup férir. Elle s’est enlisée avec l’entrée en scène des missiles javelines américains qui ont immobilisé les blindés assaillants sur la route.</p>



<p>En mars l’état major russe reconnaissait implicitement son échec en concentrant ses troupes sur l’Est et le Sud de l’Ukraine. La résistance ukrainienne, <em>«inattendue»</em>, aurait poussé les Occidentaux, en particulier les Américains, à apporter une aide militaire et financière massive afin d’aider un pays démocratique à se libérer définitivement des griffes de l’autocratie russe incarnée par Vladimir Poutine et à s’arrimer d’une manière irréversible économiquement à la communauté européenne et militairement au camp occidental représenté par l’Otan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le narratif erroné du camp occidental</h2>



<p>Ainsi le choix de l’Otan se trouve être celui d’un Etat souverain soucieux d’assurer son indépendance par les moyens de son choix conformément aux règlements internationaux. Les reculs russes ne sont donc que les résultats de la supériorité du matériel militaire occidental, en particulier les batteries Humar ciblant avec une précision inégalée&nbsp;les concentrations de troupes et les dépôts d’armements ennemis, qui n’a eu d’égal que la bravoure ukrainienne et sa volonté de combattre.</p>



<p>Tout cela a eu pour effet&nbsp; de refouler les Russes de la route d’Odessa au Sud, de Kharkov à l’Est, et d’entraver leurs mouvements vers la Crimée à l’Est, en détruisant le pont sur le détroit de Kertch.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JVg1MbrCoh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/les-raisons-historiques-du-conflit-russo-ukrainien/">Les raisons historiques du conflit russo-ukrainien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les raisons historiques du conflit russo-ukrainien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/les-raisons-historiques-du-conflit-russo-ukrainien/embed/#?secret=BY42j1ucU3#?secret=JVg1MbrCoh" data-secret="JVg1MbrCoh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’est là du moins la thèse qui prévaut en Occident et en Amérique dont l’auteur lui-même, Ukrainien, s’est fait sans aucun doute le défenseur, en lui conférant considérations morale et géostratégique. Morale parce que cette guerre est celle d’un peuple luttant pour sa survie nationale en chassant les envahisseurs venus l’asservir dans sa propre patrie. Géostratégique parce qu’en envahissant l’Ukraine, Poutine démontre qu’il n’accorde aucune importance aux frontières issues des traités sur l’intangibilité des frontières héritées de l’Union Soviétique ou des garanties internationales sur l’Ukraine des traités de Lisbonne ou de Budapest dont la fédération de Russie est elle-même signataire.</p>



<p>Autrement dit, en attaquant l’Ukraine, la Russie remet en question la victoire occidentale issue de la confrontation Est-Ouest, depuis la guerre froide dans les années 50 jusqu’à la chute du mur de Berlin 1989 et la réunification allemande en 1990.</p>



<p>Ceci est évidemment le narratif du camp occidental sur le conflit, pour qui l’Ukraine est un pays indépendant souverain, une réalité que les récentes injonctions du président Donald Trump sur la nécessité pour régler ses dettes de livrer ses richesses minérales aux consortiums américains ne peut que relativiser.</p>



<p>En effet, on peut se poser la question au début de ce deuxième quart de siècle sur la signification que puissent encore avoir l’indépendance et la souveraineté lorsqu’un Etat est destiné par une puissance inconnue appelée le marché global à fournir le monde en céréales, de telle manière que ce soit ce marché-là, à travers les sociétés&nbsp;qui l’animant comme Black Stone, des Private Equity Fund géants, qui en assurent l’achat et en fixent le prix avant d’en assurer&nbsp;la distribution à travers le monde, tout évènement malencontreux dans ce pays étant susceptible d’entraîner une famine mondiale avec son corollaire, l’émigration de masse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mainmise sur le grenier à blé du monde</h2>



<p>Vu sous cet angle là, et indépendamment de toute prétention historique ou territoriale russe, ou bien de toute propension de l’Otan à s’étendre vers l’Est tout comme l’avaient fait en leur temps les Nazis, une comparaison qui suscite beaucoup de réticences, on peut déjà considérer que l’Ukraine ne soit pas un Etat ordinaire de l’ex-Empire Soviétique, comme les Etas Baltes par exemple, et qu’à l’heure de l’Internet et de sociétés de manipulation de l’opinion publique comme Cambridge Analytica qui a pesé lors du Brexit ou de l’arrivée de Trump à la présidence, des élections démocratiques qui s’y tiennent tout comme dans tout autre pays, ou une révolution, ne puissent pas signifier grand chose.</p>



<p>Il serait donc raisonnablement fondé de mettre en doute le récit occidental de la guerre en Ukraine en envisageant l’hypothèse qu’elle eût été préparée et voulue pour assurer la mainmise occidentale sur le grenier à blé du monde en en faisant porter la responsabilité sur l’agresseur russe, que, à cette fin, on aura préalablement eu soin de soumettre à de multiples provocations, et dont se sera assuré de l’inévitable réaction.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yIcDAgqWOe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/17/nicolas-i-aux-sources-de-lhostilite-occidentale-envers-la-russie/">‘‘Nicolas I’’ : aux sources de l’hostilité occidentale envers la Russie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Nicolas I’’ : aux sources de l’hostilité occidentale envers la Russie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/17/nicolas-i-aux-sources-de-lhostilite-occidentale-envers-la-russie/embed/#?secret=bA9kclVyy7#?secret=yIcDAgqWOe" data-secret="yIcDAgqWOe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les Américains ne s’en sont d’ailleurs nullement cachés, ils connaissaient dans les détails les plans russes et ne se sont pas fait faute de les communiquer aux intéressés. Le plus significatif, c’est qu’après avoir prévenu les Russes qu’ils connaissaient leurs plans militaires concernant l’attaque projetée contre l’Ukraine, Joe Biden eût assuré les futurs agresseurs que les Etats-Unis n’interviendraient pas. Ceci rappelle étrangement les assurances américaines fournies à Saddam Hussein avant l’invasion du Koweït, et dont on sait ce qu’elles ont valu. C’est finalement l’Irak qui a été occupé et son économie mise en coupe réglée. Mais c’est plus commode de jeter la pierre à Vladimir Poutine, opportunément qualifié de nouvel Hitler, dans la paternité de la guerre en Ukraine. Et naturellement c’est le massacre de Bucha qu’on ne manque pas d’évoquer pour justifier du bien-fondé de la comparaison.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A Gaza, l&rsquo;Occident a perdu toute crédibilité </h2>



<p>Outre qu’il est encore trop tôt pour se prononcer sur de telles accusations dont seuls des historiens indépendants établiront ou non la véracité, la prudence s’impose d’autant plus que le silence de l’Occident sur le génocide perpétré à Gaza et le transfert des populations dans les territoires occupés l’exclut de facto de toute crédibilité, sinon de bonne foi, relativement au respect des droits humains.</p>



<p>En vérité aucun homme d’Etat russe, de Gorbatchev à Eltsine, n’a accepté que l’Ukraine fasse partie de l’Otan et les Américains savaient fort bien qu’il s’agissait là d’un <em>casus belli</em>, un cas de guerre, pour les Russes. En faire porter la responsabilité à Poutine, qualifié en la circonstance de dictateur, relève plutôt de la propagande de guerre que l’auteur, emporté par des sentiments patriotiques bien compréhensibles, n’a pas identifiée. Mais avant d’attribuer aux Ukrainiens des sentiments démocratiques issus de l’égalitarisme cosaque dont leurs cousins russes soumis aux khans mongols et à l’autocratie tsariste auraient été privés par le vent de&nbsp; l’Histoire, il convient de rappeler que, lors de l’invasion nazie de l’Ukraine, plusieurs milliers d’Ukrainiens originaires de Galice avaient constitué des unités combattantes contre les communistes soviétiques en collaborant avec les envahisseurs&nbsp;et que beaucoup s’étant engagés dans les SS avaient commis des massacres, notamment contre la population juive.</p>



<p>En effet, des comparaisons douteuses entre Hitler et Poutine servent à justifier auprès de l’opinion publique américaine les largesses financières attribuées par le Congrès des Etats-Unis soumis à l’influence du lobby militaro-industriel et financier, au gouvernement&nbsp;ukrainien véritablement croupion, pour poursuivre une guerre sans solution militaire, et rembourser par la suite les dettes accumulées par le bradage des richesses nationales et la colonisation économique du pays par les intérêts américains. Au nom de la liberté !</p>



<p><strong><em>‘‘The Russo-Ukrainian War: The Return of History’’ de Serhii Plokhy, W. W. Norton &amp; Company, 16 mai 2023, 400 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2tKWRSnod2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/28/lukraine-a-la-croisee-des-interets-geostrategiques/">L&rsquo;Ukraine à la croisée des intérêts géostratégiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;Ukraine à la croisée des intérêts géostratégiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/28/lukraine-a-la-croisee-des-interets-geostrategiques/embed/#?secret=cQy86b4vDV#?secret=2tKWRSnod2" data-secret="2tKWRSnod2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>‘‘Une histoire politique de la Silicon Valley’’ &#124; Le nouveau cocon de l’impérialisme américain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/02/une-histoire-politique-de-la-silicon-valley-le-nouveau-cocon-de-limperialisme-americain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 07:26:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elon Musk au Bureau ovale aux côtés de Donald Trump, la Silicon Valley dans l’antre du pouvoir.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/02/une-histoire-politique-de-la-silicon-valley-le-nouveau-cocon-de-limperialisme-americain/">‘‘Une histoire politique de la Silicon Valley’’ | Le nouveau cocon de l’impérialisme américain</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Quand vous avez des hommes civilisés qui combattent les sauvages, vous soutenez les hommes civilisés. Peu importe qui ils sont», écrivait Ayn Rand, philosophe américaine d’origine juive russe (1905 -1982), lors de la guerre israélo-arabe d’Octobre 1973. Un demi siècle plus tard, l’entreprise d’extermination de la population de Gaza est déjà le prototype des nouveaux conflits qui se profilent où la supériorité technologique du vainqueur assure l’annihilation du vaincu. Le fait que cette entreprise d’extermination soit soutenue par un technologue</em></strong> <strong><em>libertarien, suprémaciste, transhumaniste et raciste comme Elon Musk n’est pas anodin.</em></strong> <em>(Photo : Elon Musk au Bureau ovale aux côtés de Donald Trump, la Silicon Valley dans l’antre du pouvoir).</em></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-15755373"></span>



<p>Silicon Valley constitue le berceau iconique&nbsp;du développement&nbsp; scientifique et technologique qui&nbsp;symbolise la domination économique et financière des Etats-Unis sur le monde. Située à Palo Alto, en Californie, près de la ville de San José, cette vallée a glissé de la production viticole, fruitière et maraîchère vers celle des nouvelles technologies de l’information qui ont façonné le monde moderne.</p>



<p>Des vacuum tubes, des ampoules, des téléviseurs et des écrans des&nbsp;radars, l’industrie est passée aux semi-conducteurs puis aux microprocesseurs qui ont permis la réduction de taille des ordinateurs de l’équivalent d’un bâtiment à celui d’une tablette transportable tout en accroissant leur puissance de calcul. Mais il a fallu transmettre, traiter, amplifier et échanger&nbsp;l’information, équivalent à des impulsions électromagnétiques transmises par l’air (radio, télévision), ou par des câbles&nbsp;métalliques (téléphone, télégramme), jusqu’aux impulsions lumineuses transportées par fibres optiques (internet).</p>



<p>Si Google, Apple, Facebook, Microsoft et Amazon (les Gafam) ont vu le jour à Palo Alto dans ce qui allait être nommé la Silicon Valley, c’est parce que le loyer et le terrain y étaient moins chers, et que l’université Stanford n’en était pas très loin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des bidouilleurs géniaux</h2>



<p>On peut certes s’extasier face à ces&nbsp;avancées majeures, mais il a fallu l’organisation nécessaire pour en rendre la réalisation possible. Le phénomène est que plusieurs de ces réalisations technologiques et des grandes compagnies qui les ont commercialisées&nbsp;et qui occupent aujourd’hui le haut du pavé de l’industrie de l’information ont débuté dans des garages et des arrière-boutiques de maisons de Palo Alto. Et les initiateurs&nbsp;en ont souvent été d’anciens étudiants de l’université voisine de Stanford associés à des férus de l’informatique, des bidouilleurs qu’on a appelés les hackers qui ont acquis la maîtrise et l’expérience des programmes informatiques plus par la pratique et l’expérience personnelle que par les études balbutiantes dans un domaine évolutif, alors en grande partie inconnu, et qui ont orienté l’évolution technologique en fonction des besoins qu’ils ont été obligés de satisfaire&nbsp;et des réponses aux questions auxquelles dans leur pratique ils ont été obligés de répondre.</p>



<p>Il n’y a pas eu seulement cela. Ces hackers ont été aussi au tout début mus par des considérations idéologiques, la foi en la libération de l’être humain par la science, censée résoudre tous ses problèmes, le droit de l’individu à la liberté dont l’Etat en tant qu’institution constitue le plus grand ennemi.</p>



<p>Ainsi la matrice idéologique de ces entrepreneurs, ainsi qu’ils se définissent, a&nbsp;uni contre l’Etat&nbsp;en tant que paradigme des militants de la Gauche contre la guerre du Vietnam adeptes du cannabis à ceux de la Droite libertarienne pour qui la suppression des impôts constituait un droit fondamental.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wPFnJ3iQQI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/entre-musk-netanyahu-et-modi-plongee-dun-atypique-au-coeur-de-twitter/">Entre Musk, Netanyahu et Modi, plongée d’un atypique au cœur de Twitter</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre Musk, Netanyahu et Modi, plongée d’un atypique au cœur de Twitter » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/entre-musk-netanyahu-et-modi-plongee-dun-atypique-au-coeur-de-twitter/embed/#?secret=tjZ4FrQbLE#?secret=wPFnJ3iQQI" data-secret="wPFnJ3iQQI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Il n’en demeure pas moins qu’à Palo Alto rien n’aurait pu se faire sans les capitalistes qui ont accepté de risquer une partie de leurs fortunes pour financer les projets dont le succès n’était pas assuré, dans l’espoir il faut le dire non pas d’assurer le progrès de l’humanité, mais d’en retirer des bénéfices substantiels assurant ou consolidant leur fortune. Et plusieurs de ces capitalistes furent plutôt originaires de la côte Est,&nbsp;là où se situent les banques&nbsp;et les principales institutions financières du&nbsp;pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au service de l’impérialisme américain</h2>



<p>Il n’en demeure pas moins que l’Etat si décrié a contribué d’une manière décisive au succès de Silicon Valley en finançant plusieurs programmes de recherches entreprises au bénéfice de la défense nationale et de l’armée des Etats-Unis. Et aujourd’hui la colonne vertébrale de la puissance américaine c’est évidemment l’Internet, l’autoroute de l’information, qui lui permet d’espionner sur une grande échelle l’ensemble des pays, d’en influencer les peuples, et de contrôler le système financier international. Et le rêve des temps héroïques qui promettait la libération des êtres humains a paradoxalement conduit au plus formidable outil de contrôle des individus que l’Intelligence Artificielle (IA) risque de renforcer encore plus.</p>



<p>D’autre part, le rêve libertaire matérialisé par la création des ordinateurs individuels a conduit à une mainmise commerciale mondiale dont la raison d’être est le bénéfice encore et toujours plus au profit des actionnaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour à l’ancien ordre colonial</h2>



<p>Il demeure nécessaire de le souligner alors que les entreprises phares de Silicon Valley ont assuré la fortune de la Californie au point d’en faire le 6<sup>e</sup>&nbsp;Etat le plus riche du monde, et que sur le plan local, le niveau de vie des employés du Gafam, chauffeurs, cuisiniers, livreurs, essentiellement d’origine mexicaine, n’a fait que se détériorer, du fait de la politique du gel des salaires et de la précarité des emplois.</p>



<p>Ainsi un mouvement de protestation sociale communautaire est né, opposant les Latinos de Palo Alto Est aux Anglo-saxons de Palo Alto, et symbolisant dans les faits la division internationale engendrée par les technologies de l’information, reflétant l’ancien ordre colonial, avec les blancs éduqués d’un côté, et les allogènes dont les écoles dénuées de subventions tombent en ruine et qui sont incapables d’éduquer leurs enfants.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ElBWZAPkba"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/la-folie-furieuse-de-donald-trump-plane-sur-le-moyen-orient/">La folie furieuse de Donald Trump plane sur le Moyen-Orient</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La folie furieuse de Donald Trump plane sur le Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/07/la-folie-furieuse-de-donald-trump-plane-sur-le-moyen-orient/embed/#?secret=ovJIha2Lpo#?secret=ElBWZAPkba" data-secret="ElBWZAPkba" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Ce racisme, puisqu’il faut bien l’appeler ainsi, n’est pas le fruit du hasard. Si la famille Stanford a créé l’université qui porte son nom à la mémoire de son fils disparu prématurément, elle faisait état ouvertement d’opinions extrêmes, considérant les non blancs comme des inférieurs dont les mariages avec les blancs ne peuvent que diminuer les performances intellectuelles de ces derniers, et les femmes comme aptes uniquement à la gestion du foyer&nbsp;et à l’éducation des enfants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du racisme au transhumanisme</h2>



<p>Elon Musk, un minarchiste, adepte de l’Etat minimum et chargé de réduire l’Etat Fédéral à la portion congrue par l’expulsion de milliers de fonctionnaires, est l’exemple le plus achevé du mouvement libertarien technophile. S’il se situe prêt&nbsp;de l’Extrême Droite, dans le gouvernement de Trump qui a fait de l’expulsion des immigrés un de ses principaux objectifs électoraux, il convient d’en connaître les raisons.</p>



<p>Mais Elon Musk est aussi un transhumaniste, qui use de&nbsp; nouveaux moyens techniques dont l’objectif ultime est de transposer la conscience et la mémoire d’un être humain, vues comme un ensemble d’impulsions électriques, sur un support informatique, afin d’en assurer l’éternité. En attendant, il implante déjà des micropuces suffisamment miniaturisées fabriquées par sa société Neurolink dans des cerveaux de paraplégiques afin de leur permettre de contrôler les ordinateurs par la pensée. Il pose ainsi concomitamment les bases de la télépathie. Mais il n’est nullement un cas isolé.</p>



<p>Actuellement l’université de la Singularité, qui se situe à Stanford, s’est fixée comme objectif de réaliser le saut technologique qui précipitera&nbsp;un ensemble incalculable d’innovations irréversibles, autrement dit une révolution, concrétisant le projet transhumaniste,&nbsp;depuis les humains dotés grâce aux machines de capacités supérieures jusqu’à l’esprit humain greffé sur les machines en passant par les machines dotées d’une intelligence supérieure et d’une conscience humaine.</p>



<p>On situe déjà cette singularité vers l’année 2029. Que cela soit ou non une vue de l’esprit non encore corroborée par les faits n’est pas le plus important. Ce qui l’est c’est l’idéologie qui la sous-tend, exclusive, élitiste et suprémaciste, qui réduira à l’état de rebut le reste de l’humanité qui ne dispose pas de la technologie et qui n’aura d’autre choix que de disparaître.</p>



<p>L’entreprise d’extermination de la population de Gaza est déjà le prototype des nouveaux conflits qui se profilent où la supériorité technologique du vainqueur assure l’annihilation du vaincu. Or cette supériorité technologique ne se nourrit pas du message de la charité chrétienne, mais de l’égoïsme objectiviste promu au rang de vertu d’Ayn Rand,&nbsp; de Peter Thiel, et de Ray Kurzweil, les nouveaux prophètes de la dernière apocalypse. L’Humanité n’est pas encore sortie de l’auberge.&nbsp; &nbsp;</p>



<p><strong><em>‘‘The Valley. </em></strong><strong><em>Une histoire politique de la Silicon Valley’’</em></strong><strong><em> &nbsp;de Fabien Benoit, éditions Les Arènes, 2 mai 2019, </em></strong><strong><em>288 pages</em></strong><strong><em>.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0SzNLYyWRN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/la-boite-de-pandore-americaine-lordre-mondial-au-bord-de-la-rupture/">La boîte de Pandore américaine : l’ordre mondial au bord de la rupture</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La boîte de Pandore américaine : l’ordre mondial au bord de la rupture » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/la-boite-de-pandore-americaine-lordre-mondial-au-bord-de-la-rupture/embed/#?secret=7gKYyv2MZo#?secret=0SzNLYyWRN" data-secret="0SzNLYyWRN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Les potins du cardiologue : ancien assistant des hôpitaux de Paris, ou de Raqqa, Syrie?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 08:11:58 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[cardiologue]]></category>
		<category><![CDATA[déontologie médicale]]></category>
		<category><![CDATA[électrocardiogramme]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[usurpation de qualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chez les médecins aussi, la cupidité peut dépasser la prudence, et l’imprudence peut naître d’un faux sentiment de sécurité.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ceux qui pensent encore que tous les cardiologues sont des enfants de chœur, ou de cœur, se bercent d’illusions. Car, chez eux aussi, la cupidité peut dépasser la prudence, et l’imprudence peut naître d’un faux sentiment de sécurité, ainsi qu’on le constate tous les jours.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-15214436"></span>



<p>Il y a évidemment tous ces collègues qu’on n’a plus revus, et dont on a choisi&nbsp;de ne plus entendre parler, pendant des années, parce que, par respect pour l’illusion que quelque part au fond de son âme on continue d’entretenir sur sa profession ou sur soi-même, il valait mieux éviter de le faire; ceux là mêmes qui ne manquent pas inévitablement de venir cogner au heurtoir&nbsp;de la mémoire, comme un tortionnaire s’acharnant sur les rides du temps pour en extraire douleur et amertume. Et une simple carte de visite suffit parfois à ressusciter ses vieux démons.</p>



<p>Envoyer un membre de sa famille se faire faire un électrocardiogramme dans les urgences d’une clinique ne devrait à priori pas poser problème,&nbsp;tant que l’examen est facturé et que le patient s’acquitte de son dû sans contestation. C’est oublier que nous sommes ici, et plus précisément, dans une clinique. Le patient qui a souvent d’autres chats à fouetter, peut se voir refuser sans protester l’examen demandé, sinon ordonner par l’infirmier de service, ou l’ouvrier, ou le surveillant, ou le Dictateur Médical, ou on ne sait trop qui, d’aller le réaliser à la consultation du <em>«grand»</em> cardiologue&nbsp;de l’immeuble médical d’à côté. Et bien évidemment, comme celle-ci est généralement, comment en serait-il autrement, et c’est un euphémisme,&nbsp;pleine à craquer, un simple électrocardiogramme&nbsp;de dix minutes peut nécessiter pour sa réalisation le retour une semaine ou dix jours plus tard au moment que la secrétaire du cardiologue estime le plus adéquat, en général après plusieurs heures d’attente. Mais ce n’est pas dans l’évocation de la manière avec laquelle les réputations se font et se défont dans la profession que se situe l’intérêt de la réflexion. Et après tout, le bénéfice vient du bon Dieu, ainsi que partout&nbsp;dans le monde ceux qui tirent un avantage souvent indu d’une situation déterminée ne cessent de le répéter, pour éviter d’aborder une question qui étant issue de l’imperfection humaine n’a pas de réponse. Peut-être l’Intelligence Artificielle arrivera-t-elle à la résoudre.</p>



<p>Le cardiologue demandeur peut donc, en étudiant&nbsp;l’électrocardiogramme, se retrouver avec entre les mains la carte de visite du collègue en question dont nul n’avait sollicité l’intervention. Et être intrigué par le titre pompeux qu’elle puisse porter, celui d’Assistant&nbsp;des hôpitaux de Paris.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un titre d’autant plus pompeux qu’il est faux &nbsp;</h2>



<p>En général, pour tous ceux qui sont un peu au fait des études médicales en France, l’internat y correspond au résidanat de notre pays, et la chefferie de clinique se rapporte à ce que nous nommons assistanat hospitalo-universitaire. Il y a bien un assistanat des hôpitaux, mais il faut pour cela postuler et être en possession d’un diplôme d’Etat français de spécialiste en médecine. Aussi le titre porté sur la carte de visite ne peut pas correspondre&nbsp;à la réalité, d’autant moins quand le diplôme est tunisien, et qu’on ne justifie pas d’un Certificat d’études&nbsp;spécialisées français. Tout au plus dans les services bienveillants, le stagiaire étranger apprécié non détenteur de l’équivalence peut-il bénéficier d’un titre de faisant fonction d’interne;&nbsp;et encore, c’était avant que le Rassemblement National n’occupe le tiers du parlement en France.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mB3S2qQg94"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/13/les-potins-du-cardiologue-conduire-cest-savoir-sarreter/">Les potins du cardiologue: conduire, c’est savoir s’arrêter</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les potins du cardiologue: conduire, c’est savoir s’arrêter » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/13/les-potins-du-cardiologue-conduire-cest-savoir-sarreter/embed/#?secret=T44kNTNKWe#?secret=mB3S2qQg94" data-secret="mB3S2qQg94" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Et donc, oui, une simple carte de visite peut constituer une preuve irréfutable d’usurpation de qualité; pour peu qu’elle ne soit pas considérée par le juge comme un faux, que les Anglo-saxons nomment Forgery.</p>



<p>J’ai la chance et l’honneur de connaître un cardiologue tunisien des hôpitaux de Paris, un ancien chef de clinique, un vrai de vrai,&nbsp;que j’éviterai de qualifier d’ami pour ne pas le gêner. Il faisait la navette entre la Tunisie où il disposait d’une clientèle enviable, et la France, où il passe&nbsp;toujours le plus clair de son temps et y dispose d’une clientèle importante. Un jour notre <em>«usurpateur»</em> au moment où il s’installait, est venu le voir à son cabinet pour lui demander l’autorisation d’ouvrir dans le même immeuble que lui. Ce qu’il lui accorda volontiers, d’autant qu’étant la plupart du temps en France, il pensait ainsi assurer une alternative à ses patients en cas d’urgence. Il finit par s’apercevoir que, en fait, sa propre secrétaire était plus soucieuse d’envoyer les patients vers le cabinet du nouveau voisin, et il finit par mettre la clé sous le paillasson, ce qui est dommage autant pour ses patients que pour la cardiologie en Tunisie ou pour l’esprit de la profession. En fait, il fut bien mal payé en retour, d’autant qu’il avait dissuadé un de ses patients de porter plainte, suite à une complication survenue après une procédure réalisée par l’usurpateur, à ses débuts, à un moment où sa carrière en eût été irrémédiablement marquée.</p>



<p>Mais c’était le temps où avec l’un, plus tard trois, de ses collègues, l’usurpateur essayait d’accaparer&nbsp;l’activité dans plusieurs établissements à la fois dans le cadre d’une équipe que d’aucuns non dénués de mordant&nbsp;surnommeront&nbsp;l’Etat Islamique de l’Irak et du Cham et dont les membres naturellement se signaleront&nbsp;par leur rôle <em>«d’avant-garde»</em> dans l’affaire des Stents périmés. Et pour cause: ils se plaignaient aux Dictateurs Médicaux qui ont du détournement du malade une interprétation plutôt restrictive, que les patients qui débarquaient de pays voisins avec des infarctus du myocarde pour les attendre&nbsp;pendant des heures, dans les urgences des cliniques où ils étaient censés être de garde pendant qu’ils s’activaient ailleurs, soient pris en charge par d’autres qu’eux, plus disponibles;&nbsp;ils prétendaient éliminer toute concurrence, y compris par la calomnie, et naturellement, à grand renfort de prosternations et de courbettes, au besoin en se faisant l’instrument du Cerbère bien connu dans la profession, qui ne voyant aucun inconvénient à manipuler des blancs becs aux dents longues pour arriver à ses fins, se livrait par ailleurs à des rituels bizarres et solitaires sur les recettes faramineuses que tous les jours durant des décennies le destin plaçait entre ses mains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Plus on est riche, plus on risque de tout perdre</h2>



<p>Si ce personnage digne du film <em>Mephisto Waltz</em> avait vécu au temps de la chasse aux sorcières, on n’aurait sans doute pas manqué de l’accuser d’avoir vendu son âme au Diable. Il avait d’ailleurs l’habitude de se vanter d’avoir assuré l’avenir de ses petits-enfants. C’est oublier que&nbsp;plus on est riche, plus les risques de tout perdre un jour ou l’autre sont grands.&nbsp;Aujourd’hui, souffrant d’une longue maladie dont il n’y a évidemment pas lieu de se réjouir, il avait appris l’angioplastie coronaire sur le tas de patients étrangers chez qui il s’était fait une renommée (???) par force dîners et mondanités et avait contribué d’une manière décisive à la déchéance (provisoire) de son initiateur. Il&nbsp; prétendait <em>«cintrer»</em> la concurrence et canaliser la clientèle vers son tout nouveau cabinet près de l’établissement qu’il avait dirigé pendant des années. Sa gestion à sa tête avait suscité quelque contestation&nbsp;sur des factures confondant bénéfices personnels et frais de la société, au point d’être écarté de sa direction,&nbsp;sans coup férir pourrait on dire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Sf6oyQr4fX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/les-potins-du-cardiologue-le-beurre-et-largent-du-beurre/">Les potins du cardiologue: le beurre et l’argent du beurre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les potins du cardiologue: le beurre et l’argent du beurre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/08/les-potins-du-cardiologue-le-beurre-et-largent-du-beurre/embed/#?secret=R9DKp4q3Eg#?secret=Sf6oyQr4fX" data-secret="Sf6oyQr4fX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour en revenir à l’imposteur, il était rentré dans la salle de cathétérisme durant l’un de mes actes et s’était mis à parler au téléphone d’une voix haute en évoquant la conversion de milliers d’euros et les taux de change en cours.</p>



<p>Durant un autre acte qui avait pris plus de temps que prévu, étant donné sa difficulté, un autre de ses coéquipiers, fort de ses accointances régionalistes lui ayant mis le pied à l’étrier, m’avait un jour amené en salle de cathétérisme le directeur médical et le cerbère qui, au lieu de me proposer leur aide, m’avaient demandé d’y mettre fin. Le cerbère? Un jour&nbsp; j’avais demandé à l’un de mes collègues, son coéquipier, de ne pas faire de bruit pendant la procédure. Quelques jours plus tard, le cerbère a rappliqué&nbsp;alors que j’étais habillé en salle avec un collègue et s’est mis à parler à voix haute, afin de bien marquer son territoire, pourrait-on dire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Usurpation de titre, faux et usage de faux</h2>



<p>Pour ne pas en dire plus sur des choses auxquelles j’ai ou n’ai pas assisté, ceux qui pensent encore que tous les cardiologues sont des enfants de chœur, ou de cœur, se bercent d’illusions. Certes, hormis le Code de déontologie médicale dont à l’ère du facebook l’évocation fait désormais passer pour ringard, pour autant que la corruption soit un délit dont on ne peut jamais établir la réalité, et qu’aucun texte de loi pénale n’interdise spécifiquement d’être insupportable quand un collègue exerce son activité professionnelle, et il faut être doté de qualités (dans le sens substantif) rares pour faire le coup de poing et la minute d’après enfiler un stent sur un guide coronaire, il y a quand même d’autres lois qui condamnent l’usurpation du titre et le faux qui sont des réalités matérielles.</p>



<p>Le plus dramatique n’est pas la propension de certains cardiologues à faire ce que bon leur semble envers et contre tout, pour tout dire à se comporter comme des voyous, mais leur obstination à ignorer les leçons du passé.</p>



<p>C’est là le signe indéniable d’un manque d’intelligence, parce que rien n’est plus facile que d’avoir un procès en pénal sur les bras pour usurpation de titre, faux et usage de faux, par les temps qui courent, et le médecin déjà suffisamment soumis au risque de l’erreur médicale et de l’issue fatale sans erreur, n’a nullement besoin de cela. Mais la cupidité peut dépasser la prudence, et l’imprudence peut naître d’un faux sentiment de sécurité, ainsi qu’on le constate tous les jours. Et que deviendrait donc l’industrie médicale si tous les médecins se mettaient à respecter les guidelines et les indications? Certes ces collègues là peuvent se prévaloir d’avoir&nbsp;obtenu les meilleurs scores dans les concours les plus difficiles. Aurait-on ainsi réussi leur instruction et raté leur éducation?</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>
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		<title>‘‘L’invincible armada’’: aide-toi, le ciel t’aidera!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/15/linvincible-armada-aide-toi-ciel-taidera/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Dec 2024 07:35:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au moment où l’Angleterre affrontait l’Espagne, à la fin du 16e siècle, celle-ci était la superpuissance mondiale, et les Anglais n’étaient pas assurés de vaincre. Ils ont pourtant gagné. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/15/linvincible-armada-aide-toi-ciel-taidera/">‘‘L’invincible armada’’: aide-toi, le ciel t’aidera!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’attitude actuelle des Arabes face aux Américains et aux Israéliens relève du défaitisme. Ils croient préserver la paix et l’avenir en demeurant dans l’expectative face à l’expansionnisme israélien. En réalité ils auront d’autant moins le choix de leur avenir. Et cela, l’Histoire ne cesse de nous l’enseigner…</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-14883037"></span>



<p>L’Armada est cette flotte de 130 vaisseaux emportant&nbsp;30 000 hommes que le Roi Philippe II d’Espagne affréta pour conquérir l’Angleterre en 1588. Elle se composait d’environ 130 navires. Il fallut une véritable révolution navale pour que les Espagnols, habitués à se battre sur des galères effilées armées d’éperons mobilisées par des rameurs avec des soldats se lançant à l’assaut des bateaux immobilisés par des grappins, se convertissent aux voiliers hauts arrondis capables de traverser l’océan et utilisant les canons pour endommager leurs adversaires et les couler.</p>



<p>Le Roi d’Espagne, champion de l’Eglise catholique, reprochait à la Reine d’Angleterre sa religion anglicane, le soutien apporté aux Hollandais calvinistes révoltés et que les Espagnols considéraient comme des rebelles, enfin les attaques contre les galions&nbsp;espagnols remplis des richesses d’Amérique du Sud.</p>



<p>L’Armada prit la mer en mai 1588 et se dirigea vers la Manche, ce bras de mer entre l’Angleterre et la France. Son plan était d’accoster en Flandre afin de se ravitailler et d’embarquer des soldats amenés par le duc de Parme, puis de les débarquer sur la côte anglaise afin de prendre le pays. Mais c’était compter sans la flotte anglaise bien renseignée et surtout sur l’expérience de ses équipages.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La supériorité maritime anglaise</h2>



<p>Entre le 16 et le 26 juillet, une série d’engagements eurent lieu qui ne causèrent que peu de dégâts aux adversaires du fait de la volonté des Britanniques de ne pas se rapprocher des bateaux espagnols. De ce fait leurs couleuvrines ne furent pas assez puissantes pour couler les bateaux espagnols dont les canons n’avaient pas la portée nécessaire pour les atteindre.</p>



<p>Les Espagnols tentèrent de prendre la flotte adverse qui se trouvait dans le grand port de Plymouth, mais Francis Drake réussit&nbsp;à déployer ses unités au large à la barbe de ses adversaires et à prendre le vent, ce qui lui permettait de les attaquer sans risquer lui-même d’être surpris.</p>



<p>La flotte anglaise adopta la tactique de la meute qui consistait à attaquer les navires exposés de l’adversaire et à l’obliger de leur porter secours pendant que leur flotte se déplaçait et se mettait constamment sous le vent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ho9RiTsmhN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/legacy-of-violence-a-history-of-the-british-empire-le-fardeau-meurtrier-de-lhomme-blanc/">‘‘Legacy of violence, a history of the british empire”: le fardeau meurtrier de l’homme blanc</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Legacy of violence, a history of the british empire”: le fardeau meurtrier de l’homme blanc » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/23/legacy-of-violence-a-history-of-the-british-empire-le-fardeau-meurtrier-de-lhomme-blanc/embed/#?secret=6B3OJ79ZIi#?secret=Ho9RiTsmhN" data-secret="Ho9RiTsmhN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les Espagnols furent ainsi empêchés de prendre l’île de Wight, qui aurait pu constituer pour eux une importante tête de pont. Un de leurs vaisseaux explosa suite à un acte de sabotage et un de leurs grands capitaines fut pris avec son bateau victime d’une grave avarie. Cependant, ils atteignirent Calais sans encombre mais sans trouver les soldats et le ravitaillement promis.</p>



<p>Dans la nuit du 26 juillet les Anglais lâchèrent sur la flotte espagnole regroupée et à l’ancre des brûlots, ces bateaux auxquels le feu avait été allumé. Les brûlots ne causèrent aucun dégât mais le Duc de Medina Sidonia, l’amiral de l’Armada occupa de couper les amarres et de détacher les ancres. Ce fut une décision fatale qui causa la dispersion des bateaux, ce qui la plaça à la merci des marins et des canons anglais, les Espagnols ayant épuisé leurs munitions.</p>



<p>Il s’ensuivit, le 29 juillet, la bataille dite de Gravelines. Quelques bateaux échoués sur les côtes flamandes furent pillés, et les soldats qui s’y trouvaient massacrés par les corsaires hollandais à l’affût. La moitié de la flotte avec le vaisseau amiral cingla vers l’ouest puis rejoignit l’Espagne par le sud-est en septembre. Les autres bateaux prirent vers le nord. Ceux qui contournèrent les Orcades et l’Écosse puis l’Irlande purent retrouver le chemin du retour. Les autres, qui s’engagèrent dans le golfe de Donegal et la mer d’Irlande, environ 25, s’échouèrent contre les récifs et coulèrent. Les naufragés furent pris et massacrés par les Anglais. Certains tel Leyva et les nobles qui l’accompagnaient traversèrent la côte et purent restaurer sommairement un autre bateau mais ils coulèrent au large de l’Angleterre. Un certain Cuellar, condamné à mort pour avoir laissé son bateau dépasser son vaisseau amiral fut condamné à mort sans que la sentence ne soit exécutée. Il se retrouva naufragé en Irlande et put regagner l’Ecosse puis la Flandre espagnole avant de rentrer dans son pays.</p>



<p>Au total, environ une cinquantaine de bateaux furent perdus et environ 20 000 marins et soldats ne regagnèrent pas leurs foyers.</p>



<p>Du côté des anglais, une centaine mourut au combat, et environ un millier décédèrent probablement par empoisonnement en consommant de la nourriture avariée. En effet, l’hygiène était tellement déplorable sur les bateaux que l’eau et la nourriture s’en trouvaient fréquemment polluées. Cependant, il est probable que quelques-uns moururent du typhus, véhiculé par les poux.</p>



<p>Pour tout dire les Anglais remportèrent la victoire même s’ils ne le surent pas immédiatement,&nbsp;contre l’Invincible, qui s’avéra ne l’être que de nom. Et cela, ils le doivent avant tout à leur meilleure science de la navigation à la voile et au brio de leurs chefs. Ils étaient en effet habitués à naviguer et pêcher dans les eaux agitées de l’Atlantique Nord. Leur organisation était également supérieure, et dans le domaine de la mer, même si l’Amiral était toujours un noble, les gens du peuple tels que Francis Drake connus pour leurs compétences trouvaient leur place et leurs voix étaient entendues.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Fitk1nj4do"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/16/the-anglo-saxons-langleterre-au-moyen-age-ou-la-genese-dune-nation-coloniale/">‘‘The Anglo Saxons’’ : l’Angleterre au Moyen-âge ou la genèse d’une nation coloniale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The Anglo Saxons’’ : l’Angleterre au Moyen-âge ou la genèse d’une nation coloniale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/16/the-anglo-saxons-langleterre-au-moyen-age-ou-la-genese-dune-nation-coloniale/embed/#?secret=Vx598UBQ3O#?secret=Fitk1nj4do" data-secret="Fitk1nj4do" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’est Drake qui fut le maître tacticien de la flotte anglaise, même si la Reine refusa ses conseils d’attaquer l’Armada et de la détruire dans ses ports d’attache avant son départ. D’autre part, c’est lui qui introduisit les rangées de canons sur les flancs des vaisseaux et qui transforma ainsi le combat naval. Enfin c’est son raid sur Cadix en 1587 qui fit prendre conscience à ses adversaires de la supériorité maritime anglaise.</p>



<p>En contrepartie, les Espagnols étaient dépourvus en marins qualifiés et de surcroît, ceux-ci étaient soumis à l’autorité des nobles qui ne connaissaient rien aux affaires de la mer. Le Duc de Medina Sidonia, nommé Amiral contre sa volonté il faut le préciser, était ainsi dénué de toute qualification. En dépit de son courage, c’est lui qui dans un moment d’affolement donna l’ordre funeste de rompre les amarres des bateaux provoquant ainsi la dispersion de la flotte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le destin des nations est entre leurs mains</h2>



<p>Certes l’Espagne surmonta le désastre et forte de l’expérience elle reconstitua une flotte qui put protéger efficacement ses bateaux. Néanmoins la résistance victorieuse contre l’Armada fit prendre conscience au peuple anglais de l’importance de sa flotte de guerre pour la protection de son pays. Elle renforça le sentiment national naissant dans la population. Elle empêcha plus tard Napoléon et Hitler d’envahir les îles britanniques.</p>



<p>Le destin des nations n’est pas fait que de paix. Au moment où l’Angleterre affrontait l’Espagne, celle-ci était la superpuissance mondiale, et les Anglais n’étaient&nbsp;pas assurés de vaincre.</p>



<p>On peut imaginer ce qui se serait passé si la Reine d’Angleterre avait fait sa soumission à un pays beaucoup plus puissant qu’elle; il n’y aurait probablement pas eu d’Etats&nbsp;Unis d’Amérique.</p>



<p>On peut voir comment l’attitude actuelle des Arabes face aux Américains et aux Israéliens relève du défaitisme. Les Arabes croient qu’ils préservent la paix et l’avenir en demeurant dans l’expectative face à l’expansionnisme israélien. En réalité ils auront d’autant moins le choix de leur avenir.</p>



<p>A l’inverse, les Israéliens, ces&nbsp;élèves émoulus de l’impérialisme anglais, essaient d’adopter la tactique de Drake qui consiste à détruire les potentialités de l’adversaire avant qu’il ne s’en serve. On a vu comment ils ont agi en Syrie.</p>



<p>Pourtant malgré les inévitables destructions issues d’une infériorité aérienne, le Hezbollah, le Hamas, les Houthis, des organisations paramilitaires qui ne comptent pas plus de quelques milliers de militants, ont prouvé qu’on pouvait résister victorieusement à leur supériorité aérienne.</p>



<p>Les pays arabes devraient comprendre que tout comme les Anglais s’étaient dotés des moyens nécessaires pour construire une marine capable&nbsp;de les protéger, ils devraient développer leurs drones et leurs missiles balistiques, intégrer l’immensité de leur territoire, dans une stratégie de survie, plutôt que d’accepter de devenir&nbsp;les grands disparus&nbsp;dans les oubliettes de l’Histoire. &nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><em><strong>‘‘L’invincible armada’’ de&nbsp;Blond Georges, éditions Plon, 1er janvier 1988, 218 pages.</strong></em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XxLWdGZ17M"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/the-isles-comment-albion-est-devenue-anglaise/">«The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «The Isles» : Comment Albion est devenue anglaise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/06/the-isles-comment-albion-est-devenue-anglaise/embed/#?secret=1FbHWHD3b5#?secret=XxLWdGZ17M" data-secret="XxLWdGZ17M" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Algérie : pour un futur basé sur le respect mutuel </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/16/tunisie-algerie-pour-un-futur-base-sur-le-respect-mutuel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 07:31:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Donia Gueni]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Hanablia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contre les discours qui attisent la haine et la xénophobie entre la Tunisie et l’Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/16/tunisie-algerie-pour-un-futur-base-sur-le-respect-mutuel/">Tunisie &#8211; Algérie : pour un futur basé sur le respect mutuel </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au milieu des discours qui attisent la haine et la xénophobie entre la Tunisie et l’Algérie, deux voisins que rien ne distingue les uns des autres – même langue, même culture, même religion –, d’autres voix surgissent pour dénoncer avec courage et rigueur ces drôles d’agitateurs.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh</strong> *</p>



<span id="more-14236730"></span>



<p>Dans une allusion claire à l’Algérie, Elyes Kasri a multiplié ces derniers temps les attaques à outrance à l’encontre de<em> <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/la-tunisie-et-ses-voisins-je-taime-moi-non-plus/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«certains voisins»</a></em> qui lui posent apparemment problème et qui hantent son esprit.</p>



<p>Même ses compatriotes qui ne pensent pas comme lui n’ont pas été épargnés et ont eu leur part d’insultes indignes de la fonction noble qui était la sienne. Je cite entre autres,&nbsp; <em>«certains thuriféraires du régime»</em>, <em>«la perversion des valeurs et le nationalisme à l’envers de ces faux patriotes»</em>, <em>«agents subreptices de l’étranger»</em>.</p>



<p>Se plaçant&nbsp; résolument sur le terrain du combat en tant que justicier et sauveur et rêvant peut être d’un destin national, M. Kasri est monté au créneau en chevauchant son cheval préféré Rossinante pour aller déverser son venin et sa haine envers des voisins traités de tous les noms&nbsp; d’oiseaux en tenant des propos inconvenants indignes d’un&nbsp; ancien diplomate. S’érigeant en donneur de leçons,&nbsp;il propose même à ses voisins comment répartir leurs richesses d’une manière équitable.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sOLCvI9YMq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/la-tunisie-et-ses-voisins-je-taime-moi-non-plus/">La Tunisie et ses voisins : Je t’aime, moi non plus !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et ses voisins : Je t’aime, moi non plus ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/la-tunisie-et-ses-voisins-je-taime-moi-non-plus/embed/#?secret=7HMqjl6dSa#?secret=sOLCvI9YMq" data-secret="sOLCvI9YMq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Se servant, donc, de l’affaire de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/relachee-par-la-justice-algerienne-la-tunisienne-donia-gueni-rentre-ce-soir-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Donia Gueni</a> qui n’était  qu’un fait divers, il a voulu  transformer cet événement en affaire d’Etat suscitant de sa part une quantité affligeante de propos souvent de basse polémique. Mais la partie la plus <em>«stimulante»</em> de ses hauts faits d’armes concerne ce passage : <em>«leur persistance  à vouloir accabler la Tunisie avec leurs problèmes de non-État»</em>. Une perle parmi tant d’autres de son excellence monsieur l’ancien ambassadeur envers un voisin qui partage les mêmes valeurs que son pays. Consternant ! </p>



<p>Je suis vraiment&nbsp; choqué par la brutalité et le choix des mots qui devraient réjouir les ennemis de la fraternité algéro-tunisienne. C’est à ce jeu malsain que certains s’amusent et trouvent du plaisir pour torpiller les relations plus que privilégiées entre la Tunisie et l’Algérie.</p>



<p>Mais autant de questions demeurent en suspens sur les raisons de cette attaque&nbsp;soudaine qui vise à nuire aux deux pays frères, n’en déplaise à ceux qui pensent le contraire. Saurons-nous&nbsp;prendre notre distance par rapport aux fantasmes de certains et&nbsp;ignorer leur appel néfaste?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GZp8klEcQ6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/la-seconde-affaire-gueni-lalibi/">La seconde affaire Gueni : l’alibi  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La seconde affaire Gueni : l’alibi   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/la-seconde-affaire-gueni-lalibi/embed/#?secret=EXygQ24X6D#?secret=GZp8klEcQ6" data-secret="GZp8klEcQ6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Au milieu de ces discours qui attisent la haine et la xénophobie entre deux voisins que rien ne distingue les uns des autres – même langue, même culture, même religion –, d’autres voix surgissent pour dénoncer avec courage et rigueur ces drôles d’agitateurs. Je pense entre autres au <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/la-seconde-affaire-gueni-lalibi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dr Mounir Hanablia</a> qui mérite admiration et respect et que je tiens à féliciter pour son sens de l’analyse et sa grande maturité d’esprit. Il fait partie de ces intellectuels qui n’usurpent pas leur fonction et ne trahissent pas leur conscience. Ils sont toujours à l’avant-garde du combat pour la justice en ne craignant pas d’affronter les pouvoirs établis tout en militant pour un futur basé sur le respect mutuel entre les deux pays voisins , un futur porteur de paix, de concorde et d’espoir pour les deux peuples frères.</p>



<p>* <em>Médecin algérien au Canada.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/16/tunisie-algerie-pour-un-futur-base-sur-le-respect-mutuel/">Tunisie &#8211; Algérie : pour un futur basé sur le respect mutuel </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Holocaustes. Israël, Gaza, et la guerre contre l’Occident’’ : une épuration ethnique politiquement correcte</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/05/holocaustes-israel-gaza-et-la-guerre-contre-loccident-une-epuration-ethnique-politiquement-correcte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 May 2024 07:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Kepel]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[suprémacisme judéo-chrétien]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Sinwar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=12682463</guid>

					<description><![CDATA[<p>La riposte disproportionnée de la victime palestinienne face à l’horreur qu'elle subit depuis 1947 est largement justifiée par la barbarie de l’agresseur israélien. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/05/holocaustes-israel-gaza-et-la-guerre-contre-loccident-une-epuration-ethnique-politiquement-correcte/">‘‘Holocaustes. Israël, Gaza, et la guerre contre l’Occident’’ : une épuration ethnique politiquement correcte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A l’instigation de la frange la plus cultivée de sa jeunesse, l’Occident semble ne plus pouvoir différer plus longtemps le débat sur son héritage colonial, ni l’occulter en présentant l’antisémitisme comme le mal absolu, et le soutien à Israël comme le viatique rédempteur. La névrose issue de la mémoire des souffrances infligées aux peuples allogènes, comme celles imposées aujourd’hui par Israël aux Palestiniens, ne trouve plus dans l’immigration ni même dans son corollaire, l’insécurité, un exutoire suffisant pour justifier le déni de justice.</em></strong></p>



<p><strong>Dr</strong> <strong>Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-12682463"></span>



<p>Il est certes encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives d’une Histoire qui s’accélère sans que l’on n’en perçoive encore la fin,&nbsp;depuis ce 7 octobre 2023. Cet ouvrage d’un grand spécialiste de la politique du monde arabe et musulman a le mérité de constituer un jalon dans la compréhension de la dernière flambée du conflit israélo-palestinien, même si depuis sa parution, le bombardement de l’ambassade iranienne et la salve de missiles tirée en riposte contre Israël neutralisée par les Anglo-saxons et les Français ont constitué de nouveaux développements significatifs.</p>



<p>On en&nbsp; contestera le crédit accordé aux thèses israéliennes, selon lui en accord avec une vision occidentaliste de la question palestinienne qu’il fait sienne. Ainsi l’attaque sur une grande échelle contre des civils, un terme très relatif en Israël où la population est armée, tout comme l’est la notion de village, bien souvent un point d’appui ayant également une vocation militaire, ne fut certainement pas un pogrome, terme réservé aux massacres de juifs dans la Russie tsariste, et plus spécifiquement en Ukraine,&nbsp;commis bien souvent par l’Etat par le biais de la police ou de l’armée.</p>



<p>Dans le cas qui nous intéresse, l’Etat, la police et l’armée étaient tous israéliens.</p>



<p>Holocaustes? Encore un terme impropre pour décrire la situation, Auschwitz&nbsp;et&nbsp;Dachau se situant en Europe, et comme toujours, il établit une responsabilité équivalente entre deux parties antagonistes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="99LQ1k9EiC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/">‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Israël, de la terreur au massacre d’Etat’’ : vers la paix des cimetières » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/07/israel-de-la-terreur-au-massacre-detat-vers-la-paix-des-cimetieres/embed/#?secret=gtkYhCR5Ka#?secret=99LQ1k9EiC" data-secret="99LQ1k9EiC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Autrement dit, sur le massacre du 7 Octobre se serait greffé un autre, celui de Gaza, dont les victimes, les tués, ainsi que le reconnaît l’auteur, étaient au moment de la parution du livre, 20 fois plus nombreuses, abstraction faite des blessés.</p>



<p>Le massacre en cours à Gaza ne serait donc rien d’autre qu’une riposte à une <em>«ghazoua»</em>, un acte d’essence religieuse musulmane, autrement dit inspiré par des valeurs différentes de celles judéo-chrétiennes, un acte&nbsp; terroriste meurtrier de grande ampleur accompagné d’horreurs (viols non prouvés à ce jour) et de prises d’otages, ainsi que ne cessent de le répéter les sionistes pour rejeter toute la responsabilité de ce qui est arrivé sur les auteurs de l’attentat, en l’occurrence le Hamas, et plus particulièrement son aile militante pro-iranienne dirigée par <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/25/gaza-yahya-sinwar-bat-benjamin-netanyahu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Yahya Sinwar</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La réalité coloniale israélienne totalement occultée</h2>



<p>Ainsi selon l’auteur, la riposte disproportionnée de la victime face à l’horreur se trouverait justifiée par la barbarie de l’agresseur,&nbsp;sciemment planifiée dans le cadre culturel musulman l’accompagnant, la <em>«ghazoua»</em> ou autrement dit le jihad.</p>



<p>Mais abstraction faite de la réalité de faits qui n’ont pas encore été établis précisément par des instances judiciaires internationales peu enclines autant que les autorités israéliennes à établir les responsabilités, pourquoi le martyr des Palestiniens de la Cisjordanie et de Jérusalem subissant&nbsp;les méfaits quotidiens de l’occupation et de la colonisation dans toute leur horreur depuis 57 ans a-t-il été ainsi occulté dans la genèse de la crise actuelle?</p>



<p>Là se situe la carence fondamentale du récit. Car une question clé est de savoir pourquoi depuis les accords d’Oslo en 1994 le nombre de colons israéliens dans les territoires occupés a quintuplé avec l’expropriation conséquente des terres palestiniennes.</p>



<p>Il est à cet égard très significatif que les cartes géographiques documentant cet ouvrage n’aient pas inclus celles démontrant le morcellement du territoire palestinien, réduit comme une peau de chagrin par le mur l’enfermant, les colonies juives l’encerclant, et le réseau de routes les reliant les unes aux autres.</p>



<p>Dernièrement encore alors que le calvaire de Gaza se poursuivait, les Etats-Unis ont opposé leur véto au Conseil de Sécurité à la demande de reconnaissance internationale d’un Etat palestinien. Les accords d’Abraham n’avaient fait que jeter de l’huile sur le feu et la normalisation projetée par Israël avec l’Arabie Saoudite consacrée par la visite de deux ministres israéliens immédiatement avant le déclenchement des hostilités menaçait d’enterrer définitivement&nbsp;les aspirations nationales d’un peuple désormais privé de la terre nécessaire pour établir un Etat viable conformément au Droit International.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RqS6QHGhuR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/07/les-arabes-et-la-shoah-du-nouvel-antisemitisme-comme-justificatif-a-lislamophobie-et-au-genocide-palestinien/">‘‘Les Arabes et la shoah’’ : Du nouvel antisémitisme, comme justificatif à l’islamophobie et au génocide palestinien </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les Arabes et la shoah’’ : Du nouvel antisémitisme, comme justificatif à l’islamophobie et au génocide palestinien  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/07/les-arabes-et-la-shoah-du-nouvel-antisemitisme-comme-justificatif-a-lislamophobie-et-au-genocide-palestinien/embed/#?secret=9YygIix2yX#?secret=RqS6QHGhuR" data-secret="RqS6QHGhuR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais c’est justement de cela qu’il s’agit, de la lutte contre une entreprise coloniale soutenue par les grandes puissances, Amérique et Royaume Uni en tête. Et le rôle de l’Iran, puissance régionale en mal de reconnaissance, et de ses alliés, Hezbollah et Houthis, n’explique pas tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La montée d’un suprémacisme judéo-chrétien</h2>



<p>Pourquoi incriminer dans le conflit actuel l’ascension d’un suprémacisme juif forcément conjoncturel tributaire des résultats électoraux, une façon édulcorée de qualifier le racisme caractérisé désormais au pouvoir en Israël, alors que la politique de cet Etat sous la houlette de ceux qui se qualifient de socialistes ou de nationalistes a été depuis le début chauvine, agressive, expansionniste, que son histoire a débuté par une épuration ethnique de grande ampleur, et que ses objectifs ont été invariablement l’expropriation des terres palestiniennes au profit des colons juifs et l’expulsion de leurs propriétaires&nbsp;afin d’obtenir un territoire ethniquement vide d’Arabes (<em>«arabenrein»</em>)?</p>



<p>A travers l’argumentaire biaisé développé par l’auteur transparaît la mutation des gouvernements occidentaux, ou plus précisément leur involution, vers une idéologie néocoloniale, prétendant détenir le monopole de l’usage des valeurs morales universelles à leur bénéfice exclusif, réservant les prébendes de la civilisation ainsi qu’un soutien sans failles au profit de ceux en qui ils se reconnaissent (Ukraine, Israël), et en excluant tous les autres, perçus au mieux comme inassimilables, au pire comme hostiles (musulmans, arabes).</p>



<p>Naturellement dans les conflits qui en résultent, le droit International ne sert de référence que lorsqu’il sert la <em>«bonne»</em> cause,&nbsp;celle que ces gouvernements jugent conforme à leurs intérêts.</p>



<p>Il est heureux que le sursaut actuel des étudiants des universités les plus prestigieuses d’Amérique, du Royaume Uni, et de France, malgré la répression qui l’accompagne en contradiction avec tous les principes de la démocratie et de la liberté d’expression, témoigne à tout le moins du refus de la jeunesse la plus cultivée, la plus mondialisée, de cautionner l’aide apportée à l’oppression, à l’injustice, et au génocide, par leurs gouvernements.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HIDJnd52cR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/the-iron-wall-sionisme-fascisme-nazisme-et-racisme-la-nouvelle-alliance-fatale/">‘‘The iron wall’’ : sionisme, fascisme, nazisme et racisme, la nouvelle alliance fatale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The iron wall’’ : sionisme, fascisme, nazisme et racisme, la nouvelle alliance fatale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/14/the-iron-wall-sionisme-fascisme-nazisme-et-racisme-la-nouvelle-alliance-fatale/embed/#?secret=BxhlwroToe#?secret=HIDJnd52cR" data-secret="HIDJnd52cR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il faudra désormais d’autres arguments aux politiciens, hormis l’immigration, pour justifier l’injustice sociale et la misère prévalant dans leurs pays, l’argent dilapidé en fleuves et en ruisseaux dans des guerres meurtrières et illégales menées à l’étranger dont les plus nécessiteux sont privés.</p>



<p>La découverte de charniers contenant des centaines de cadavres les mains liées près du tristement célèbre hôpital Shifa de Gaza, un haut lieu de crimes contre l’humanité, a conféré une dimension supplémentaire à l’horreur. Et dans un scénario de l’arroseur arrosé, c’est désormais Benjamin Netanyahu lui-même qui est dans le collimateur de la Cour Pénale Internationale (CPI), mise sous l’éteignoir par Trump qui en avait menacé les juges de mesures de rétorsion, et réactivée par Biden afin de conférer un semblant de légalité internationale aux mesures frappant en principe les régimes politiques perçus comme hostiles à l’Occident; à commencer par Vladimir Poutine.</p>



<p>C’est déjà une autre preuve de l’inadéquation du cadre conceptuel choisi&nbsp;pour situer le conflit israélo-palestinien ailleurs que dans les luttes de libération nationale, parfois dans le Choc des Civilisations, d’autres fois dans celui d’un affrontement entre le Sud Globlal mené par le Brics emmené par l’Afrique du Sud, et l’Occident.</p>



<p>En réalité ce dernier à l’instigation de la frange la plus cultivée de sa jeunesse semble ne plus pouvoir différer plus longtemps le débat sur son héritage colonial, ni l’occulter en présentant l’antisémitisme comme le mal absolu, et le soutien à Israël comme le viatique rédempteur. La névrose issue de la mémoire des souffrances infligées aux peuples allogènes ne trouve plus dans l’immigration ni même dans son corollaire, l’insécurité, un exutoire suffisant en justifiant le déni. Est-ce à cause de cela que l’auteur du livre définit Israël comme élément constitutif de l’identité occidentale? Rarement ouvrage se sera situé autant dans un orientalisme périmé. </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique</em>. </p>



<p><strong><em>‘Holocaustes: Israël, Gaza et la guerre contre l’Occident’’, de&nbsp;Gilles Kepel, éd. Plon, Paris, 21 mars 2024, 216 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="t5uOmw3qz2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/16/they-must-go-les-arabes-disrael-entre-apartheid-et-deportation/">‘‘They must go’’: les Arabes d’Israël entre apartheid et déportation</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘They must go’’: les Arabes d’Israël entre apartheid et déportation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/16/they-must-go-les-arabes-disrael-entre-apartheid-et-deportation/embed/#?secret=wRVZuGjXit#?secret=t5uOmw3qz2" data-secret="t5uOmw3qz2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/05/holocaustes-israel-gaza-et-la-guerre-contre-loccident-une-epuration-ethnique-politiquement-correcte/">‘‘Holocaustes. Israël, Gaza, et la guerre contre l’Occident’’ : une épuration ethnique politiquement correcte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : ‘‘Le procès des responsables des événements du 26 janvier 1978’’</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/tunisie-le-proces-des-responsables-des-evenements-du-26-janvier-1978/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Feb 2024 08:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[26 janvier 1978]]></category>
		<category><![CDATA[Dhaoui Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Achour]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hedi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Jeudi noir]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Sayah]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur le procès des responsables des événements du 26 janvier 1978. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:#151515" class="has-inline-color has-color-6-color">«Le premier trait de la corruption des mœurs, c&rsquo;est le bannissement de la vérité» (Montaigne).</mark> </h4>



<p><strong><em>Il y a des choses très personnelles qui me lient à l’événement en question **. Je me bornerai d’abord à commenter les faits et les déclarations des personnes incriminées tels qu’ils ont été rapportés dans ce livre blanc qui constitue le point de vue officiel du pouvoir tunisien de l’époque en essayant d’y démêler le plausible de l’invraisemblable.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-11648523"></span>



<p>Il faut d’emblée attirer l’attention sur le fait que les personnes jugées et condamnées ne sont pas les seules à avoir été responsables du massacre, loin de là. Simplement le rôle des uns a été mis en exergue alors que celui des autres a été tout simplement passé sous silence. Ce sont ces omissions qui paraissent dignes d’intérêt. Mais ce qui a rendu ce procès et ces condamnations nécessaires n’est pas ainsi qu’on l’a dit la tentative par l’UGTT de renverser le gouvernement légal du pays, dont 47 ans plus tard il est difficile de croire qu’elle eût été publiquement décidée et exécutée en quatre jours entre le 22 et le 26 janvier 1978, mais la tuerie qui s’est produite et qu’il fallait justifier auprès de l’opinion publique, afin de rétablir la confiance dans le régime, et tourner la page.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une amnésie officielle</h2>



<p>Officiellement&nbsp;il y aurait eu une cinquantaine de morts et entre 100 et 200 blessés, mais rien ne permet de corroborer ces chiffres, et jusqu’à présent, il n’y a eu à ma connaissance aucun travail de recoupement entre le nombre de morts et de blessés pour cette journée recensés dans les hôpitaux et les registres de l’état civil. Une amnésie officielle a été instaurée, renforcée par les évènements de Gafsa en 1980 puis la révolte du pain en 1984, survenus quelques années plus tard, que la destitution de Bourguiba et l’avènement de l’ère du 7-Novembre n’ont fait que prolonger.</p>



<p>En effet le nouveau président de la République, Zine El Abidine Ben Ali, n’était autre que celui qui était à l’époque des faits le seul prétorien introduit comme un ver dans le fruit par Abdallah Farhat, le ministre de la Défense à qui l’Intérieur avait été confié à titre intérimaire, et qui le plaça à la tête de la Direction de la Sûreté Nationale. Ayant été un acteur décisif de la répression des manifestations, il fut donc plus enclin à déterrer les vieilles rancunes issues du Yousséfisme desquelles nul n’aurait pu l’accuser de quoi que ce soit. Et d&rsquo;ailleurs il ne s’embarrassa pas de placer à la tête de l’UGTT des syndicalistes condamnés dans le procès considéré. Comme quoi, en Tunisie, en politique, les inimitiés ne sont jamais définitives et les alliances rarement durables. Et lorsque ce qu’on a improprement nommé&nbsp; Révolution du Jasmin&nbsp;arriva, 33 années plus tard, le temps avait déjà fait son œuvre, et mis à part la curiosité historique, plus personne n’éprouvait un intérêt politique à relater l’événement ou à en témoigner.</p>



<p>Pour faire bonne mesure les gouvernements d’Ennahdha et du Nidaa avec la complicité des syndicats et des administrations des hôpitaux s’empressèrent pour différentes raisons de brûler les archives hospitalières en arguant de leur état de détérioration avancée. Le travail objectif de mémoire n’étant apparemment plus possible, seuls des témoignages fragmentaires demeurent disponibles issus d&rsquo;expériences personnelles et de vues forcément incomplètes des faits. C’est donc souvent la position politique par rapport au pouvoir en place au moment des faits qui désormais prime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La responsabilité de l’UGTT</h2>



<p>Ainsi le nom que j’ai l’honneur de porter a suscité au cours d’un mariage plus de quarante années plus tard&nbsp;chez un gauchiste de l’époque visiblement en état d’ébriété avancée l’évocation de cette date fatidique. J’en souris encore. C’est pourquoi un livre blanc relatant la version contemporaine des faits du gouvernement de Hédi Nouira et de Mohamed Sayah, constitue quand même malgré son parti-pris une mine d’or aussi bien parce qui y est dit que ce qu’on y devine. Les temps forts en sont évidemment les témoignages d’Irving Brown, secrétaire général de l’AFL CIO américain, et Otto Kersten, celui de la CISL, des dirigeants syndicaux prestigieux.</p>



<p>Le premier a prétendu que Habib Achour, l’accusé principal, le président incontesté de l’UGTT, lui avait demandé à l’instigation de Hédi Nouira, le premier ministre, d’intervenir auprès du gouvernement américain de l’époque, celui de Jimmy Carter, pour accorder à la Tunisie des armes et des avions de combat. Hédi Nouira aussi naïf? Difficile de le croire! Il aurait probablement cherché à compromettre  l’orgueilleux leader de l’UGTT avec les Américains, dans une mission sans espoir; c’est le Congrès qui décide de l’aide militaire, même sur proposition du Président, ainsi que vient de le prouver celle de 90 milliards $ accordée par Biden à Taiwan, l’Ukraine et l’inévitable Israël.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3kB8hj4UzE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/12/un-hiver-tunisien-retour-sur-lechec-de-la-greve-generale-du-26-janvier-1978/">Un hiver tunisien : Retour sur l&rsquo;échec de la grève générale du 26 janvier 1978</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un hiver tunisien : Retour sur l&rsquo;échec de la grève générale du 26 janvier 1978 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/12/un-hiver-tunisien-retour-sur-lechec-de-la-greve-generale-du-26-janvier-1978/embed/#?secret=7VnpwyM2En#?secret=3kB8hj4UzE" data-secret="3kB8hj4UzE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour en revenir à l’Allemand Otto Kersten, celui qui aux côtés de Habib Achour sur le balcon du local de l’UGTT, place Mohamed Ali, avait brandi le V de la victoire au moment de l’annonce de la grève générale le 22 janvier, il avait affirmé pour défendre son ami que quand des incidents éclataient dans les stades de football, on ne pouvait en tenir rigueur aux organisateurs. Outre le caractère incongru de la comparaison, une grève n’étant pas un spectacle, cela est évidemment faux, comme en témoignent les rencontres à huis-clos et les amendes infligées dans tous les stades du monde, en particulier européens.</p>



<p>Si les deux dirigeants internationaux ont eu la permission de témoigner à la demande de la défense au cours du procès, c’est parce que cela confortait la thèse du procureur de la Cour Spéciale, représentant de Bourguiba, celle d’une UGTT aux ordres de l’étranger complotant contre l’Etat tunisien.</p>



<p>Quant à Mohamed Sayah, le directeur du Parti Destourien, celui qu’on accusait d’avoir lâché la milice de son parti contre le Syndicat, il a généralement parlé pour ne rien dire, se bornant à rappeler les liens entre le Destour et l’UGTT, sauf sur un détail qui a son importance : il avait reconnu l’existence d’une volonté de son parti de noyauter les lieux du travail par des cellules professionnelles et que l’UGTT s’en était agacée. Il est vrai que, ainsi que l’avait affirmé Tahar Belkhoja, le ministre de l’Intérieur<em> «libéral»</em> qui avait démissionné à l’approche de l’orage, il n’y avait pas de milice du parti. Certes, mais il y avait des <em>«comités de coordination»</em>, composés de jeunes désœuvrés qui cherchaient une reconnaissance sociale quelconque, et ils étaient particulièrement actifs en tant qu’auxiliaires du maintien de l’ordre. Même s’il est difficile de les imaginer le jour de la grève générale allumant des incendies dans une répétition de celui du Reichstag, il est probable qu’ils aient été responsables de provocations. De quel genre, de quelle gravité, nul ne peut le dire.</p>



<p>Les archives du RCD, héritier du Destour, n’existent probablement plus, et il est de surcroît pratiquement certain que tous les ordres issus du parti au cours de ces journées fatidiques aient été transmis oralement. Mais, j’ai le souvenir que deux de mes amis alors étudiants, aujourd’hui médecins spécialistes, l’un gynécologue, l’autre radiologue (l’ascenseur social fonctionnait alors), avaient été arrêtés dans la rue en pleine Kasbah, par l’un de ces groupes, et emmenés au siège du comité de coordination où ils avaient été détenus pendant&nbsp;près de deux heures, interrogés et bousculés sans être franchement battus, avant d’être libérés sur interventions de leurs proches. Le ministre de l’Intérieur de l’époque, qui est mon père pour l’éternité, avait exprimé son scepticisme sur cette affaire, mais s’était rendu à l’évidence en recevant les deux victimes et en écoutant leur témoignage de vive voix.</p>



<p>Or une vérité est contingente à ce livre blanc: en admettant que les dirigeants de l’UGTT aient été jugés uniquement pour leurs responsabilités politiques dans l’émeute, aucun des exécutants supposés des déprédations contre les biens et les personnes n’a été traduit en justice en leur compagnie. Cela constitue évidemment le tendon d’Achille de l’accusation, et pourtant, aucun avocat ne s’en est prévalu. Le jeu des avocats apparaîtra plus loin, pas toujours à leur avantage,&nbsp;loin s’en faut.</p>



<p>Il reste le témoignage de Mohammed Ennaceur, futur président de l&rsquo;ARP, alors ministre des Affaires sociales, lors de la signature du Pacte Social&nbsp; entre l’Etat, le syndicat, le patronat, en janvier 1977, une année avant les événements, qui avait avoué avoir quémandé l’autorisation du Premier ministre Nouira pour témoigner, et qui s’était montré étrangement évasif relativement à une conversation que Habib Achour prétendait avoir eue avec lui lors de la signature de ce pacte, sur l’absence de participation de l’UGTT à sa rédaction, et donc son refus d’en accepter les termes. Le ministre démissionnaire au moment de la grève avait prétendu ne pas s’en souvenir, mais il s’était quand même souvenu qu’il ne s’était pas assis au même endroit que le leader syndical et que les photos de la cérémonie pouvaient en témoigner; on peut donc tenir son témoignage pour une confirmation des faits. Il est en effet difficile de croire que le ministre des Affaires sociales n’ait pas adressé la parole au président du syndicat le jour même de la signature d’un document censé garantir la paix sociale dans le pays pendant quelques années. Or c’est justement le désengagement du syndicat par rapport à l’esprit et à la lettre de ce pacte qui mettra le feu aux poudres conduisant au Jeudi Noir du 26 Janvier.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="400" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Hedi-Nouira-habib-Bourgyuiba-Mohamed-Sayah.jpg" alt="" class="wp-image-11648605" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Hedi-Nouira-habib-Bourgyuiba-Mohamed-Sayah.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Hedi-Nouira-habib-Bourgyuiba-Mohamed-Sayah-300x150.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Hedi-Nouira-habib-Bourgyuiba-Mohamed-Sayah-768x384.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Hedi-Nouira-habib-Bourgyuiba-Mohamed-Sayah-580x290.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Hedi Nouira, Habib Bourguiba et Mohamed Sayah. </em></figcaption></figure></div>


<p>Le syndicat a justifié son revirement par la hausse du coût de la vie durant le mois du Ramadan. Pourtant celle-ci était intrinsèque aux hausses salariales, de 33%, un chiffre considérable, qui impliquait pour stabiliser les prix une hausse concomitante de la production qui pas plus qu’aujourd’hui n’existait pas dans la culture économique et politique de l’UGTT.</p>



<p>Mais le témoignage le plus décevant a été celui de Mohammed Masmoudi, le fils prodigue du Destour, celui qui en avait été exclu pour avoir osé contester Bourguiba et Nouira dans l&rsquo;affaire de l’union avec la Libye, à Djerba, l’homme qui de Paris à Tripoli avait enfourché le cheval de l’unité arabe; le ministère public l’interrogea sur les idées exprimées dans son livre <em>‘‘Les Arabes dans la tempête’’</em> et&nbsp;lui reprocha ses propos sur la libanisation de la Tunisie et sur le rôle selon lui dévolu à l’UGTT dans l’évolution de la vie politique dans ce pays.</p>



<p>Il est certain que l’ambitieux ancien ministre des Affaires étrangères et artisan de la <em>«wehda»</em> tuniso libyenne mort-née en 1974, dans son désir de retrouver la place qu’il estimait lui être due dans le plus haut cercle de l’Etat tunisien, avait cornaqué l’irascible président de l’UGTT sur la dangereuse route de Tripoli menant vers le colonel Kadhafi. Chacun fait tourner la cuillère dans la poêle comme il peut. Habib Achour s’était ainsi fourvoyé dans le camp du refus arabe opposé à l’initiative de paix égypto-israélienne du président&nbsp;Egyptien Sadate, dont on voit mal ce qu’un dirigeant syndical aussi prestigieux soit-il fût venu y faire.</p>



<p>Masmoudi ayant nié avoir prévu ou voulu le massacre et n’ayant pas été inculpé de complot contre la sûreté de l’Etat, contrairement à d’autres qui s&rsquo;étaient rendus à Tripoli, le procureur a contre toute évidence eu beau jeu de proclamer que ces voyages n’avaient été pour rien dans les poursuites dont ils avaient fait l’objet, et donc que le procès n’avait pas été politique, ce que évidemment il avait été avant tout.</p>



<p>Personne dans la cour de justice ne voulait en effet entendre parler du bien-fondé ou non de la politique du président Sadate ou de l’union tuniso-libyenne, les avocats de la défense encore moins que les autres. Il est vrai qu’un dirigeant syndicaliste comme Abderrazak Ghorbal, qui visiblement ne prenait pas la juste mesure de ses mots, avait publiquement qualifié l’Etat tunisien d’instrument de l’oligarchie nationale et de pion de l’impérialisme et avait été accusé d’incitation à la désobéissance civile en demandant à ce que les gens cessent de payer&#8230; la contribution due à la Radio Télévision Tunisienne&nbsp;dans les factures d’électricité. Pourquoi la contribution de la RTT&nbsp;plutôt modique et pas les impôts sur les revenus, nettement plus substantiels? Les salariés étant soumis à une retenue à la source sur leurs salaires n’avaient aucun pouvoir de l’empêcher. On peut donc en conclure qu’il ripostait&nbsp;ainsi à tous ceux, à commencer certainement par Sayah, le directeur du parti au pouvoir, qui&nbsp;de bonne ou de mauvaise foi, avaient appelé à mettre fin à la retenue systématique sur les paies des salariés en faveur de l’organisation syndicale, et à soumettre ses finances à un examen scrupuleux, peut être par la Cour des Comptes.</p>



<p>Là semble se situer un autre nœud crucial du conflit. L’UGTT ne voulait pas que l’Etat vienne fouiner dans ses finances, et pas que pour des principes abstraits de liberté syndicale; déjà en 1966, Habib Achour avait eu des ennuis avec la justice parce qu&rsquo;il affrétait&nbsp;illégalement des bateaux. Et on ne connait&nbsp;que trop l’habitude plus que contestable prise par la centrale syndicale jusqu’à tout récemment d’organiser des grèves et d’exiger que les salaires ne soient pas amputés en conséquence, évitant ainsi d’en assumer elle-même le coût financier tel qu’elle devrait normalement le faire à l’instar des syndicats du monde entier.</p>



<p>Toujours relativement aux témoignages, les bons offices de Ahmed Mestiri essentiellement, et secondairement de Béji Caied Essebsi et Hassib Ben Ammar, étaient demeurés également vains. Ahmed Mestiri&nbsp; avait&nbsp; pour mémoire claqué la porte du parti parce qu’ayant obtenu le plus grand nombre de voix aux élections du Comité central en 1971, il eût dû selon lui, sans doute à juste titre, être Premier ministre, mais c’était oublier Bourguiba et celui-ci en avait décidé autrement en nommant Hédi Nouira après les excès de l’ère Ben Salah, il faut bien en convenir.</p>



<p>Il est donc à cet effet étrange que les deux parties en conflit eussent accepté sa médiation,&nbsp;que lui seul avait proposée,&nbsp;il faut le préciser. Cependant il se borna à demander au président du syndicat non pas de surseoir à la grève générale, mais simplement à ce qu’elle ne déborde pas dans la rue. Sa médiation n’était donc en réalité pas neutre; il était bien d’accord que le Premier ministre Nouira morde la poussière, mais pas au prix de la paix dans le pays. Le problème est que l’un ne pouvait se faire sans l’autre.</p>



<p>Ahmed Ben Salah prouva lui aussi qu’à l&rsquo;instar de Masmoudi, il voulait prendre le wagon de l’UGTT en marche, en annonçant, à partir de l’étranger, qu’un accord <em>«secret»</em> avait été conclu faisant du Mouvement de l’Unité Populaire (MUP) le représentant politique de l’UGTT.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Complot contre la sûreté de l’Etat</h2>



<p>On en arrive ainsi à la Cour de Justice chargée de juger environ une trentaine de personnes, toutes syndicalistes, pour complot contre la sûreté&nbsp;interne de l’Etat,&nbsp;incitation aux affrontements et tueries entre les citoyens, des accusations punies de mort par le code pénal. Or cette Cour Spéciale avalisée par un vote de l’Assemblée était une juridiction d&rsquo;exception que beaucoup considéraient comme une entorse à la Constitution. Son président n’avait-il pas annoncé qu’elle était tenue par les objectifs qui lui étaient assignés, en réitérant cette opinion, quand l’un des avocats, Me Abderrahmane El-Hila en l’occurrence, lui eût fait remarquer qu’elle était plutôt liée par les textes de lois qui la régissaient? Elle avait néanmoins à se prévaloir dans son fonctionnement du respect des lois, en particulier du code pénal, du code de procédure pénale, et du code des obligations et des contrats. Inévitablement elle ne s’en montra pas très soucieuse.</p>



<p>La défense n’eut pas le temps matériel raisonnable de prendre connaissance de la totalité du dossier, mais dans ce contexte dramatique, les avocats en prirent excuse pour renoncer à défendre leurs clients, une attitude plutôt pitoyable. Ils furent donc réquisitionnés d’office pour le faire, et continuèrent à arguer du temps insuffisant imparti à l’examen du dossier et de l’obligation qui leur était faite de représenter leurs clients contre leurs volontés, en demandant la relaxe, <em>«parce que ces derniers protestaient de leur innocence»</em>. Seul Me Béchir&nbsp;Khantouch osa évoquer les victimes du massacre, qui en réalité étaient la cause non avouée du procès et pour lesquelles il était nécessaire de désigner un coupable.</p>



<p>En réalité, les avocats lors du procès donnèrent l’impression pénible de se laver les mains du sort de leurs clients en évitant d’avancer les arguments susceptibles de semer le doute aux yeux de l’opinion publique, enjeu véritable du procès puisque le verdict en était dénué. Le principal argument qu’il eût été aisé d’avancer était sans aucun doute l’absence de casseurs et d’incendiaires qui avaient attaqué les biens et les personnes, dans le box des accusés, ceux-ci n’ayant pas eu matériellement eux mêmes la possibilité de le faire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="400" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Habib-Bourguiba-Habib-Achour.jpg" alt="" class="wp-image-11648612" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Habib-Bourguiba-Habib-Achour.jpg 800w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Habib-Bourguiba-Habib-Achour-300x150.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Habib-Bourguiba-Habib-Achour-768x384.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/02/Habib-Bourguiba-Habib-Achour-580x290.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Habib Achour et Habib Bourguiba : alliés et adversaires. </em></figcaption></figure></div>


<p>Dans ces conditions, une juridiction d’exception peut toujours faire preuve de mansuétude. Les principaux accusés, Habib Achour en tant que chef de l’UGTT, et Abderrazak Ghorbal, victime de ses propos outranciers, écopèrent de dix années de travaux forcés, et les autres environ une dizaine de peines allant de 8 à 5 ans. D’autres furent emprisonnés pour 6 mois pour grève illégale. Enfin environ une dizaine furent relaxés. Les pourvois en cassation requis par les avocats n’aboutirent évidemment pas. Encore une fois ces derniers donnèrent l’impression, en avançant à retardement des arguments portant sur le fond, qu’ils avaient été intimidés par l’enjeu du procès, et peut être par les répercussions que cela pouvait entraîner pour leurs propres carrières. Ce ne furent pas les avocats de Ceausescu qui s’excusèrent à la Cour de devoir le défendre, mais on n’en fut pas très loin. La cassation demeura intraitable, son argument principal étant que ce sont les nécessités (politiques) qui ont imposé à la Cour Spéciale ses interprétations des lois, au moins dans la forme. Quant à son inconstitutionnalité, elle ne pouvait être discutée en cassation. Or le sur ce point le président de la Cour Spéciale avait argué de sa légalité du moment que l’Assemblée en avait entériné le principe et la composition ; une argumentation à tout le moins opportuniste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chute de Hédi Nouira semblait inévitable</h2>



<p>Voilà ce que raisonnablement on peut conclure de ce Livre Blanc. Maintenant on ignorera toujours les circonstances immédiates qui ont conduit au massacre. J’ai néanmoins là le témoignage de mon propre père qui, étant alors médecin, n’avait aucun besoin matériel pour abandonner une clientèle respectable et se mêler d’un problème complexe&nbsp;qu’il n’avait nullement contribué à créer, et alors même ainsi qu’on le dit vulgairement les rats commençaient à quitter le navire. D’aucuns&nbsp; pourront certes lui reprocher beaucoup de choses, en particulier de s’être impliqué avec tout son passé et son prestige de militant et de ministre bourguibiste, contre l’avis de sa famille, dans une obscure organisation des droits de l’Homme voulue par Ben Ali; je me rends compte à présent par l’invraisemblance de son acceptation, de toute l’ironie subtile de son opposition tacite à son ancien subordonné devenu président qui voulait l’instrumentaliser contre la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), et qui n’en a finalement retiré qu’une déconvenue. Néanmoins, dans cette affaire du Jeudi Noir, il avait accepté le ministère de l’Intérieur un mois avant l’événement dramatique parce que personne n’en voulait plus tellement la chute de Hédi Nouira semblait inévitable.</p>



<p>Pour en revenir au sujet, c’est donc poussé par le sens de l’Etat et la fidélité au parti et à Bourguiba qu&rsquo;il l’a fait. Il a réitéré sa conviction que je ne partage plus et que je ne fais que rapporter 25 ans après sa mort, celle qu’il avait eue intime, que Habib Achour avait cherché le pouvoir.&nbsp;S’il n’y en a un qui dans cette affaire n’a pas agi en fonction de ses intérêts égoïstes, c’est bien lui, et je l’affirme en toute objectivité.&nbsp; Cela n’enlève en rien la responsabilité politique qu’il a finalement assumée, celle du maintien de l’ordre dans la rue, il faut le rappeler, qui est la mission première de tout Etat digne de ce nom. Selon lui, l’armée et la police ont tiré sur les jeunes manifestants chauffés à blanc par les prêches incendiaires et les <em>«comprimés»</em>&nbsp;(les <em>‘‘harboucha’’</em>)&nbsp; du journal syndical <em>Echaab</em>, descendus des faubourgs qui ne respectaient pas les tirs de sommation, le couvre-feu qui pour eux ne signifiait rien et ne prenaient pas les injonctions de se disperser au sérieux, et ce alors que de nombreux bus en service étaient caillassés (j’ai le témoignage d’un chauffeur de bus victime) ou incendiés, des voitures aussi (selon moi sans doute par le service d’ordre de l’UGTT chargé de faire respecter la grève, mais aussi par les bandes pour qui protestation rimait avec déprédation) et que les devantures des magasins de la rue Charles-De-Gaulle et Mohamed-Ali avaient été détruites depuis longtemps.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un syndicat plus irresponsable que conspirateur</h2>



<p>De surcroît de nombreux jeunes soldats souvent d&rsquo;origine rurale sans doute impressionnés par la foule des manifestants et par l&rsquo;ambiance électrique ont inévitablement perdu leur sang froid. Ils n’étaient pas formés pour des opérations de maintien de l’ordre en milieu urbain. Cela, de nombreux témoignages l’ont confirmé et ces soldats finirent par être placés sous les ordres des policiers, moins sensibles aux pressions de la foule.</p>



<p>Sauf preuve contraire, aucun ordre d’ouvrir le feu n’a été donné. Simplement l’autorité politique n’ayant alors pas les moyens nécessaires en force de police antiémeutes&nbsp;pour disperser les manifestants&nbsp;a fait appel à l’armée face à l’ampleur des désordres et celle-ci a fait son travail selon les moyens humains et matériels dont elle disposait. Et l’usage des armes à feu était intrinsèque à cela. Cette leçon sera retenue lors de la <em>«Révolte du Pain»</em> quelques années plus tard lorsque la rue sera abandonnée aux émeutiers dans le cadre de la lutte des clans pour le pouvoir.</p>



<p>L’Etat aurait-il dû laisser la grève générale se dérouler sans réagir? Sans doute pas, puisque l’UGTT ayant fait appel à la populace ou s’étant laissé déborder par elle, s’est révélée incapable de faire respecter les biens et les personnes. Et rien ne prouve d’ailleurs qu’elle en eût eu la volonté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HQ4IIFRN6f"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/27/lugtt-et-le-spectre-du-28-janvier-1978/">L’UGTT et le spectre du 26 janvier 1978</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’UGTT et le spectre du 26 janvier 1978 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/27/lugtt-et-le-spectre-du-28-janvier-1978/embed/#?secret=8pllNUlTF7#?secret=HQ4IIFRN6f" data-secret="HQ4IIFRN6f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il a été établi durant le procès que Ismail Sahbani avait fait fabriquer un millier de boules de fer d’une livre attachées à des chaînes avec l’assentiment de Habib Achour et qu’ils les avait entreposées dans les locaux du syndicat, <em>«soumis de nombreuses fois aux attaques des milices de Sayah»</em>; ainsi que des bâtons et des cailloux. Ce n’est pas ainsi qu’une organisation responsable défend habituellement son siège&nbsp;menacé, c’est le moins que l’on puisse dire.</p>



<p>Le jour de la grève générale, il y avait donc bien une suspicion&nbsp;légitime sur la volonté d’en découdre de la part du syndicat, et qui justifiait pleinement l’encerclement préventif de ses locaux par les forces de l’ordre.</p>



<p>Cette volonté était-elle justifiée? Le Syndicat a prétendu que depuis plusieurs mois il était en butte aux attaques des <em>«miliciens»</em> du Destour et que son président avait été menacé de mort. On en arrive ainsi au cœur de la question, les rapports conflictuels entre Habib Achour et le parti au pouvoir dirigé par Mohamed Sayah, qui voulait placer selon son propre témoignage le syndicat sous son autorité, ou à tout le moins, l’infiltrer, depuis que celui-ci avait&nbsp;contracté des alliances équivoques.</p>



<p>Si on ne peut pas reprocher à un syndicat de refuser de se laisser noyauter par un parti politique, il y a quand même une nécessité morale et juridique à ce que sa situation financière soit contrôlée par les institutions de l’Etat, en particulier quand des suspicions de malversations ou de liens occultes avec l’étranger y pèsent. Or la liberté syndicale dont s’est prévalu M. Achour pour dénoncer le pacte social qu’il avait signé moins d’une année auparavant sous-entendait&nbsp;dans son esprit l’absence de tout audit financier, qui eût pu le confondre.</p>



<p>Le président de l’UGTT n’avait par ailleurs pas la réputation de diriger son organisation en respectant les principes de la démocratie; il avait pris l’habitude de se faire plébisciter par vote à main levée, et il usait de son influence pour faire élire à bulletin secret les membres du bureau qui lui seyaient. Quant à sa conversion à la vision conservatrice de la société contemporaine de l’émergence à ses débuts de l’islam politique, tous ceux qui le connaissaient ne la prenaient pas au sérieux.&nbsp;Et la décision de la grève générale fut décidée en comité restreint composé des cinq membres de la direction administrative incapables de la contester. Le syndicat fut donc plus irresponsable que conspirateur, plus bête que méchant,&nbsp;même si d’aucuns ont tenté de réaliser à travers lui leurs ambitions politiques.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fiction de l’indépendance syndicale</h2>



<p>Il est donc à cet égard&nbsp;significatif&nbsp;du manque de sérieux de l’accusation, que M. Nouira et derrière lui Bourguiba se soient abstenus durant le procès d’ouvrir le dossier financier du syndicat, préparant ainsi l’avenir, celui d’une réhabilitation, de MM Achour, Jrad, Sahbani, Ghorbal, Baccouche, qui ne manqueraient pas de se montrer utiles pour maintenir l’organisation bénéficiant des cotisations obligatoires des salariés, non redevable d’explications sur la gestion de ses ressources, avec la fiction de l’indépendance syndicale, mais dans l’orbite du pouvoir, quel qu’il soit. Jusqu’à ce que libre de toute tutelle l’UGTT (en compagnie entre autres de l’Ordre des avocats) eût reçu le prix Nobel et&nbsp;mené le pays main dans la main avec Ennahdha, chacun jouant sa partition, vers le gouffre économique et financier.&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><em>** L’auteur est le fils du Dr Dhaoui Hanablia, ministre de l’Intérieur nommé un mois avant les faits relatés. &nbsp;</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/18/tunisie-le-proces-des-responsables-des-evenements-du-26-janvier-1978/">Tunisie : ‘‘Le procès des responsables des événements du 26 janvier 1978’’</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les potins du cardiologue : être prudent en écho-doppler vasculaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2023 08:02:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[écho-doppler]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[radiologues]]></category>
		<category><![CDATA[tension artérielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour tout diagnostic, les radios peuvent être trompeurs. Et les signes cliniques gardent toute leur importance.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/30/les-potins-du-cardiologue-etre-prudent-en-echo-doppler-vasculaire/">Les potins du cardiologue : être prudent en écho-doppler vasculaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un rapport de radiologue, une erreur est toujours possible, même dans un examen censé être aussi sûr que le scanner ou l’IRM. Aussi les signes cliniques, et le raisonnement  du clinicien, doivent-ils toujours garder toute leur importance.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> * </p>



<span id="more-8100899"></span>



<p>La mesure de la tension artérielle droite et gauche ne paraît pas être&nbsp;une pratique systématique dans l’exercice quotidien du corps médical. Pourtant elle seule peut détecter les asymétries tensionnelles, dont la recherche de l’étiologie est toujours impérative.</p>



<p>Une asymétrie tensionnelle est une différence de plus de 20 mm de Hg dans la prise tensionnelle bilatérale. C’est l&rsquo;indice faisant rechercher l’existence d’un obstacle à la circulation du sang dans le membre dont la pression est la plus faible. Cette différence de pression peut être considérable, jusqu&rsquo;à 80 mm de Hg, quand l’obstruction est serrée. Depuis la pratique de l’écho doppler vasculaire, la confirmation en est devenue beaucoup plus aisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">S’adresser à des compétences reconnues</h2>



<p>Théoriquement, la mesure des flux sanguins permet désormais de détecter les sténoses artérielles incriminées, qui siègent souvent dans les artères sous clavières. La grande hypothèque de l’écho-doppler artériel est d’être un examen manipulateur dépendant. Autrement dit il doit être exécuté par un praticien compétent capable de détecter l’origine des artères en se situant dans leur axe, et de suivre leur parcours dans les boucles. En général c’est parmi les angiologues qu’il faut le rechercher, et il faut d’autant plus le souligner que la majorité des radiologues pratiquent également la technique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="45qO6A3M0N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/26/les-potins-du-cardiologue-entre-pigeons-et-stents/">Les potins du cardiologue: entre pigeons et stents</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les potins du cardiologue: entre pigeons et stents » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/26/les-potins-du-cardiologue-entre-pigeons-et-stents/embed/#?secret=5pWpjfo99c#?secret=45qO6A3M0N" data-secret="45qO6A3M0N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’est dire combien il est important&nbsp; de s’adresser pour cet examen à des compétences véritablement reconnues afin d’éviter toute ambiguïté.</p>



<p>Récemment un patient souffrant de ce mal mystérieux appelé Behçet et se plaignant de vertiges présentait une tension artérielle à 180/100 à droite et 120/80 à gauche. Il avait été hospitalisé il y a quelques années mais personne n’avait jugé utile de traiter son hypertension. Les écho-doppler pratiqués n&rsquo;avaient apparemment rien révélé et on avait placé son asymétrie tensionnelle sur le compte de la fatalité. L’examen le plus récent pratiqué par un radiologue du voisinage n’avait non plus rien conclu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’avis du clinicien garde toute son importance</h2>



<p>Invité à aller se faire pratiquer un nouvel examen cette fois chez un angiologue, et incapable de faire la part des choses, le patient s’était fait explorer par un autre praticien qui, radiologue, l’avait convaincu d’être compétent en écho-doppler, et qui pas plus que ses prédécesseurs n’avait fait le diagnostic qui s’imposait. De guerre lasse il a été adressé pour un angioscanner cérébral, et c’est cet examen pratiqué par un radiologue reconnu qui a mis en évidence un sténose très serrée de l’origine de l&rsquo;artère sous clavière gauche. Faut il dilater et stenter cette artère?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="G4Ku3hw6s9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/18/les-potins-du-cardiologue-un-credit-personnel-en-granite/">Les potins du cardiologue : un crédit personnel en granite</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les potins du cardiologue : un crédit personnel en granite » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/18/les-potins-du-cardiologue-un-credit-personnel-en-granite/embed/#?secret=UOf6Isc7eL#?secret=G4Ku3hw6s9" data-secret="G4Ku3hw6s9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Théoriquement oui. Mais dans le contexte du Behçet, il faut être prudent car rien ne prouve qu’il ne s’agisse pas d’une fibrose inflammatoire et que l’angioplastie n’entraîne pas une rupture ou une occlusion de l’artère. Par mesure de prudence, il semble plus sage d’envisager l’option chirurgicale du pontage.</p>



<p>La conclusion de tout cela, c’est que le rapport du radiologue n’a pas toujours valeur de Coran. L’erreur est possible, même dans un examen censé être aussi sûr que le scanner ou l’IRM, et beaucoup plus souvent qu’on ne le pense. La valeur des signes cliniques, et du raisonnement&nbsp; du clinicien, doivent toujours garder toute leur importance.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>
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