<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des multilatéralisme - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/multilateralisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/multilateralisme/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Wed, 15 Oct 2025 08:05:38 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des multilatéralisme - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/multilateralisme/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>La politique étrangère des États-Unis, entre rupture et continuité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-politique-etrangere-des-etats-unis-entre-rupture-et-continuite/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-politique-etrangere-des-etats-unis-entre-rupture-et-continuite/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 08:05:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[isolationnisme]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[multilatéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Horchani]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[unilatéralisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17670311</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jamais la politique étrangère des États-Unis n’a suscité autant de critiques et d’incompréhensions que durant les mandats de Donald Trump. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-politique-etrangere-des-etats-unis-entre-rupture-et-continuite/">La politique étrangère des États-Unis, entre rupture et continuité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Jamais la politique étrangère des États-Unis n’a</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>suscité autant de controverses, de critiques</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>et d’incompréhensions que durant les mandats du président républicain Donald Trump.</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>Même les alliés les plus solides des États-Unis se sont retrouvés déconcertés par les</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>décisions parfois belliqueuses et imprévisibles de son administration. Du rapprochement</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>avec la Corée du Nord, aux gestes d’amitié envers la Russie sur le dossier ukrainien – en</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>rupture avec les positions de l’O</em></strong><strong><em>tan</em></strong><strong><em> – jusqu’aux mesures de rétorsion contre certains</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>partenaires commerciaux historiques, la politique étrangère américaine semble osciller</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>entre rupture et continuité.</em></strong></p>



<p><strong>Noureddine Horchani</strong><strong> *</strong></p>



<span id="more-17670311"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg" alt="" class="wp-image-17670549" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Au&nbsp; milieu de cette confusion et face à l’imprévisible, notre article se propose de déceler un fil conducteur permettant de trouver de la cohérence entre des décisions de politique étrangère, en apparence contradictoires. Nous explorerons les fondements philosophiques, politiques et juridiques de la politique étrangère américaine afin de déterminer si les transformations apparentes traduisent un véritable changement de cap, ou simplement une adaptation conjoncturelle des mêmes principes stratégiques.<strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">I. Les fondements philosophiques et politiques : entre le constant et le variable</h2>



<p>En principe, la politique étrangère américaine ne devrait pas être soumise aux aléas électoraux. Les grandes puissances définissent leurs orientations stratégiques sur le long terme.</p>



<p>Toutefois, la personnalité du président et les circonstances historiques peuvent influencer la mise en œuvre de cette politique sans en modifier profondément les fondements.</p>



<p><strong>1- Le multilatéralisme, pilier pragmatique de la diplomatie américaine</strong></p>



<p>Historiquement, les États-Unis ont toujours oscillé entre isolationnisme et multilatéralisme.</p>



<p>Si le discours isolationniste a souvent servi d’argument populiste, il a rarement résisté à la réalité des interdépendances internationales. Depuis George Washington jusqu’à Woodrow Wilson, l’Amérique a tenté de se tenir à l’écart des conflits européens avant de s’y engager par nécessité. Le wilsonisme, avec ses quatorze points, érigea la coopération multilatérale en principe doctrinal. Aujourd’hui encore, le slogan <em>«America First»</em> ne saurait masquer l’implication constante des États-Unis dans les affaires mondiales.</p>



<p>En fait, la politique étrangère américaine, oscillait en permanence, depuis le 5<sup>e</sup> président James Monroe en 1823, un chantre de l’isolationnisme, entre le repli isolationniste de façade et l’implication dans la coopération multilatérale.&nbsp;</p>



<p>Les prises de positions isolationnistes adoptées aujourd’hui en général par les administrations républicaines de la Maison blanche ne s’élèvent pas au rang de politiques ou de stratégies mais&nbsp; constituent des parenthèses vite refermées.</p>



<p>Le retrait américain de l’Unesco en soutien à Israël ou son retrait du traité de Paris sur le climat ont été annulés aussitôt les démocrates revenus au pouvoir.</p>



<p>En fait les présidents américains qui ont le plus prêché l’isolationnisme par populisme ont été les plus interventionnistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Entre illusion isolationniste et fatalité interventionniste</h2>



<p>Les tensions entre unilatéralisme et multilatéralisme traversent toute l’histoire américaine.</p>



<p>Même lorsque certaines administrations républicaines affichent une hostilité envers les organisations internationales comme l’Onu, l’OMS ou l’Unesco, il ne s’agit souvent que de stratégies de pression visant à imposer la ligne américaine.</p>



<p>En réalité, le multilatéralisme demeure la règle, l’unilatéralisme n’étant qu’une exception opportuniste. Comme le soutient si bien Bertrand Badie&nbsp;: <em>«</em><em>Le multilatéralisme constitue, pour le puissant aussi, la</em><em> </em><em>seule stratégie sensée dans un monde interdépendant</em><em>»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Le conflit israélo-palestinien : entre réalisme et légalité internationale</h2>



<p>Le soutien inconditionnel des États-Unis à Israël constitue une constante stratégique.</p>



<p>Cependant, la guerre à Gaza et la réaction mondiale qui s’en est suivie ont amorcé une inflexion perceptible dans l’opinion publique américaine, y compris au sein du Parti<strong> </strong>démocrate.</p>



<p>Ce changement progressif pourrait, à terme, ouvrir la voie à une approche plus<strong> </strong>équilibrée de la politique américaine au Proche-Orient.</p>



<p>Attachée au réalisme nonobstant la<strong> </strong>couleur politique de ses artisans, la politique étrangère des États Unis ne saurait à terme<strong> </strong>ignorer l’émergence d’un mouvement universel pro palestinien qui nous rappelle mais<strong> </strong>en plus grande dimension, le mouvement de la jeunesse révoltée porteuse de nouvelles<strong> </strong>valeurs des sixtes dans le monde et de Mai 68 en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II. Le containment, une stratégie réaliste à toute épreuve</h2>



<p>La stratégie du containment ou endiguement est &nbsp;un autre fondement sur lequel repose la politique étrangère US. Elle a été conceptualisée par George Kennan puis théorisée par Kenneth Waltz.</p>



<p>Le containment est défini comme l’ensemble de mesures à caractère politique économique, culturelle et militaires, le cas échéant par pays interposés, appliquées à l’encontre d’une puissance hostile. Ce principe vise à contenir l’expansion d’une puissance rivale tout en maintenant l’équilibre des forces. Elle a guidé la politique étrangère américaine durant la guerre froide et continue d’influencer ses rapports avec la Russie et la Chine. Le succès du containment dans la chute de l’URSS illustre la pertinence durable de cette approche pragmatique. Mais le succès des stratégies américaines de politique étrangère n’auraient jamais pu se réaliser sans un socle juridique et constitutionnel les encadrant scrupuleusement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III. Les fondements constitutionnels et institutionnels de la politique étrangère américaine</h2>



<p>La Constitution américaine répartit les compétences en matière de politique étrangère entre le président et le Congrès, selon le principe du check and balance. Le Congrès dispose du pouvoir de déclarer la guerre, de ratifier les traités et de contrôler le budget, tandis que le président conduit la diplomatie au quotidien. En pratique, les circonstances exceptionnelles – guerres, crises internationales, attaques terroristes – ont souvent renforcé l’autorité de l’exécutif au détriment du législatif.</p>



<p>Les élites politiques américaines ont admis depuis des décennies, un relatif&nbsp;dépassement de&nbsp; l’esprit constitutionnel équilibriste et&nbsp;accordent dans certaines circonstances, au président ,confronté à l’urgence de l’actualité, une liberté de manœuvre qui ne tranche qu’en apparence avec l’orthodoxie constitutionnelle.</p>



<p>Pourtant&nbsp; malgré la montée en puissance de la personnalité du président Trump, à tout moment le Congres peut récupérer son leadership sur la politique étrangère en mobilisant les mécanismes constitutionnels que lui offre le texte constitutionnel et la pratique notamment le contrôle de l’allocation du budget fédéral.</p>



<p>Aujourd’hui encore le Sénat refuse de valider le budget 2026 proposé par l’exécutif à quelques jours de la fin de l’échéance de validation provoquant un shutdown (paralysie de l’administration fédérale privée de fonds financiers) que seuls les citoyens américains comprennent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>L’analyse de la politique étrangère américaine montre que, malgré les discours populistes et<strong> </strong>les ruptures apparentes, ses fondements demeurent remarquablement stables. Le réalisme,<strong> </strong>plus que l’idéalisme, guide l’action des États-Unis. L’alternance entre démocrates et<strong> </strong>républicains modifie les styles, non les principes. Dans un monde interdépendant, le<strong> </strong>multilatéralisme reste un passage obligé, même pour la première puissance mondiale. Ainsi,<strong> </strong>la politique étrangère américaine oscille entre la recherche d’efficacité stratégique et la volonté de préserver son leadership global – une continuité sous des apparences de rupture.</p>



<p>Paradoxalement la gestion atypique &nbsp;de la politique étrangère par l’administration Trump, aussi chaotique et imprévisible soit elle, reposant sur la force brute, arrive à débloquer des situations complexes &nbsp;comme on l’a vu avec le plan Trump à propos du dossier de Gaza.</p>



<p>Ces <em>«</em><em>succès</em><em>»</em> tranchent avec l’inertie , les échecs et la stérilité des prédécesseurs du président Trump même si on est bien loin avec le plan Trump de tenir compte des droits inaliénables des palestiniens du fait que &nbsp;l’alignement à l’entité sioniste demeure une donnée stratégique.</p>



<p>Assistons nous aujourd’hui&nbsp; au triomphe de la philosophie du chaos <em>«</em><em>productif</em><em>»</em> chère aux néoconservateurs au pouvoir aujourd’hui aux USA et qui se démarque des politiques conformistes, conventionnelles et plus prévisibles qui ont caractérisé les précédentes administrations américaines &nbsp;?</p>



<p>* <em>Enseignant universitaire en science politique. Ancien cadre de banque. </em></p>



<p><strong>Références bibliographiques&nbsp;</strong><strong>:</strong></p>



<p><em>1. Waltz, Kenneth.&nbsp;Man, the State, and War: A Theoretical Analysis. 2001 edition,</em></p>



<p><em>New York, Columbia University Press.</em></p>



<p><em>2. Badie, Bertrand.&nbsp;L’impuissance de la puissance: essai sur les nouvelles relations</em></p>



<p><em>internationales. CERI &#8211; Centre de recherches internationales.</em></p>



<p><em>3. Parmentier, Guillaume. “Politique étrangère et politique intérieure aux Etats-Unis : Revue Politique Étrangère.</em></p>



<p><em>4.Gilles Vandal<strong>: </strong>Rev: <a href="https://perspective.usherbrooke.ca/">Perspective Monde</a> ‘ “La politique du chaos du président Trump”.</em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-politique-etrangere-des-etats-unis-entre-rupture-et-continuite/">La politique étrangère des États-Unis, entre rupture et continuité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-politique-etrangere-des-etats-unis-entre-rupture-et-continuite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-UE &#124; 30 ans d’association, un bilan mitigé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/tunisie-ue-30-ans-dassociation-un-bilan-mitige/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/tunisie-ue-30-ans-dassociation-un-bilan-mitige/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 09:20:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accord d'association]]></category>
		<category><![CDATA[flux migratoires]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[multilatéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[partenariat stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17064291</guid>

					<description><![CDATA[<p>On sait ce que la Tunisie a gagné de son accord d'association avec l'Union européenne, mais sait-on vraiment ce qu'elle y a perdu ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/tunisie-ue-30-ans-dassociation-un-bilan-mitige/">Tunisie-UE | 30 ans d’association, un bilan mitigé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie et l’Union européenne (UE) viennent de célébrer le 30<sup>e</sup> anniversaire de leur Accord d’association, signé le 17 juillet 1995 et considéré comme une pierre angulaire du partenariat euro-méditerranéen. Cet anniversaire aurait dû donner lieu, côté tunisien, à une évaluation objective des retombées dudit accord d’association sur l’économie du pays, en crise depuis le milieu des années 2000, et qui a de plus en plus mal à se relancer malgré l’importance des financements extérieurs, européens et autres, dont le principal impact jusque-là est d’avoir aggravé son endettement extérieur et sa dépendance vis-à-vis de ses bailleurs de fonds étrangers. Cette évaluation tarde malheureusement à être faite, et c’est la vision de l’UE et ses intérêts qui continuent de prévaloir dans cette relation très déséquilibrée.       </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17064291"></span>



<p>Le 30<sup>e</sup> anniversaire de l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, dans un monde marqué par la crise du multilatéralisme, la remise en cause des droits fondamentaux et la pression de défis mondiaux tels que le changement climatique et les flux migratoires, indique le service de presse et d’information de la délégation de l’UE en Tunisie.</p>



<p>Le communiqué rappelle que, premier du genre au Maghreb, l’Accord d’association UE-Tunisie a offert, au fil des ans, un cadre privilégié pour renforcer le dialogue politique et promouvoir une coopération multisectorielle, fondée sur des valeurs communes&nbsp;: le développement durable, la solidarité et la prospérité mutuelle. En trois décennies, le partenariat s’est intensifié et élargi à des domaines clés, de la politique à l’économie, de la science à la culture, générant des résultats concrets pour les citoyens, les institutions et les entreprises des deux rives de la Méditerranée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une trop grande dépendance</h2>



<p>Selon les données officielles publiées par la délégation de l’UE en Tunisie, l’UE est le premier partenaire commercial de notre pays, absorbant 70 % de nos exportations. L’Union est également notre premier investisseur étranger : 88% du total des IDE proviennent des pays européens, tout comme 47% de leur valeur totale. Les entreprises européennes génèrent également 90% des emplois liés aux investissements étrangers en Tunisie.</p>



<p>L’accord a favorisé l’intégration de la Tunisie dans les chaînes de valeur industrielles européennes, notamment dans les secteurs du textile, de l’agroalimentaire et des composants automobiles, grâce à l’exonération progressive des droits de douane.</p>



<p>Du protocole d’accord signé en 2023 à l’élaboration actuelle d’un <em>«Pacte pour la Méditerranée»</em>, l’UE et la Tunisie ambitionnent désormais de renforcer davantage leur partenariat et d’en faire un pilier de la stabilité régionale.</p>



<p>Les priorités stratégiques incluent la gestion coordonnée des migrations, la transition écologique et énergétique, l’innovation technologique, la formation professionnelle, l’inclusion des jeunes et des femmes, la sécurité alimentaire et le soutien aux PME.</p>



<p>Le programme Erasmus+ a également permis à des milliers d’étudiants et de chercheurs tunisiens de se former en Europe, tandis que les fonds européens ont contribué à la rénovation d’écoles, d’hôpitaux et d’infrastructures locales, ainsi qu’au soutien de projets en faveur de l’égalité des sexes, de l’emploi des jeunes et de la numérisation.</p>



<p>&nbsp;La société civile tunisienne, soulignent des sources européennes, a joué un rôle clé dans ce processus, contribuant au renforcement démocratique du pays, notamment après 2011.</p>



<p><em>«À l’occasion de ce trentième anniversaire</em>, <em>les deux partenaires souhaitent revitaliser leurs relations. Le dialogue stratégique engagé ces dernières années porte sur les défis communs d’avenir&nbsp;: le changement climatique, la gestion humaine et inclusive des flux migratoires, l’innovation technologique, la formation et la sécurité alimentaire»,</em> écrit l’UE. Qui poursuit&nbsp;: <em>«La célébration de cet anniversaire nous invite à réfléchir aux opportunités d’approfondir notre partenariat, fondé sur le respect mutuel, l’adhésion à des valeurs fondamentales partagées et une meilleure prise en compte des intérêts de toutes les parties, notamment le soutien aux jeunes, l’inclusion des femmes, la gestion collaborative des migrations, les réformes économiques, les PME et le développement territorial.»</em></p>



<p>Au cours du premier semestre 2025, conférences, expositions, publications et projets culturels ont déjà mis en lumière les réalisations de ce partenariat unique, tout en initiant un dialogue inclusif sur son avenir.</p>



<p>La Journée de l’Europe, célébrée le 9 mai, a marqué un point d’orgue, avec des événements dans différentes régions de Tunisie. <em>«Trente ans après sa signature, l’accord d’association UE-Tunisie demeure un pilier essentiel du partenariat euro-méditerranéen. Il a contribué à construire des ponts solides entre les peuples, les institutions et les économies. Mais au-delà des réalisations, il est désormais temps de se tourner vers l’avenir. Les prochaines décennies doivent être l’occasion de se projeter vers l’avenir, avec la volonté commune de relever ensemble les défis du XXIe siècle »</em>, conclut le communiqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’autre face de la médaille</h2>



<p>Il n’en reste pas moins que, vu de Tunis, le partenariat avec Bruxelles reste très déséquilibré et le principal intérêt de l’UE dans notre pays demeure la gestion des flux migratoires. Dans ce contexte, les Européens, sous l&rsquo;impulsion de la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, ont réussi à entraîner notre pays dans une politique qui est en train de le transformer d&rsquo;une zone de transit à une zone d’installation des migrants subsahariens empêchés de partir vers l’Europe.</p>



<p>Outre la coopération sécuritaire très avancée, les Européens ont désormais un autre grand axe d’intérêt en Tunisie : le développement d&rsquo;une coopération énergétique fondée sur la production d&rsquo;énergies renouvelables et d’hydrogène vert, dont on connaît l’impact destructeur sur l’environnement.</p>



<p>Autre sujet de préoccupation à Tunis : le partenariat privilégié avec l’UE est en passe de devenir problématique pour la Tunisie, trop dépendante d’un ensemble actuellement en régression et qui est traversé par des contradictions et des divisions croissantes. La crise économique en Europe provoquée par la guerre russo-ukrainienne où les Européens sont fortement engagés se répercute très négativement sur l’économie tunisienne, elle-même en crise depuis 2011.  </p>



<p>Pour sa part, la société civile tunisienne reproche à l’UE l’oubli de ce qu’elle appelle ses <em>«valeurs»</em>, dès qu’il s’agit de défendre ses intérêts, aux dépens des droits des peuples partenaires. Et dans ce contexte, la <em>«blague»</em> des <em>«valeurs partagées»</em> &nbsp;dont se gargarisent les diplomates européens n’amuse plus personne au sud de la Méditerranée où l’Europe suscite moins de désir que de répulsion.</p>



<p>Quant à la complicité européenne – et le mot n’est pas fort – avec les crimes de guerre israéliens au Moyen-Orient, elle choque désormais les plus europhiles parmi les Tunisiens. Et cela nos amis européens devraient le sentir dans leurs relations avec leurs partenaires locaux. Et si la Tunisie cherche aujourd&rsquo;hui à développer ses relations avec la Chine et, à un degré moindre, la Russie, c&rsquo;est parce qu&rsquo;elle sent que son tête-à-tête avec l&rsquo;Europe est devenu harassant et intenable à moyen et long terme.  </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3r2bdxcbUd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/tunisie-union-europeenne-business-as-usual/">Tunisie – Union européenne : Business as usual&#8230;</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Union européenne : Business as usual&#8230; » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/tunisie-union-europeenne-business-as-usual/embed/#?secret=QowjuWRJ1v#?secret=3r2bdxcbUd" data-secret="3r2bdxcbUd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/tunisie-ue-30-ans-dassociation-un-bilan-mitige/">Tunisie-UE | 30 ans d’association, un bilan mitigé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/tunisie-ue-30-ans-dassociation-un-bilan-mitige/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
