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	<title>Archives des Mustapha Bouchachi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mustapha Bouchachi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Algérie &#124; Le procès de Fethi Ghares reporté au 7 octobre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/01/algerie-le-proces-de-fethi-ghares-reporte-au-7-octobre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 06:24:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelghani Badi]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mustapha Bouchachi]]></category>
		<category><![CDATA[Nourredine Ahmine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’opposant et militant politique algérien Fethi Ghares a été placé sous contrôle judiciaire. Son procès est reporté au 7 octobre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/01/algerie-le-proces-de-fethi-ghares-reporte-au-7-octobre/">Algérie | Le procès de Fethi Ghares reporté au 7 octobre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’opposant et militant politique Fethi Ghares, figure connue de la scène démocratique algérienne, a été placé sous contrôle judiciaire. Son procès, initialement prévu mardi 30 septembre 2025, a été renvoyé au 7 octobre. Il est poursuivi pour «outrage à corps constitué» et «diffusion de fausses informations de nature à porter atteinte à l’ordre public».</em></strong></p>



<span id="more-17577591"></span>



<p>Selon ses proches, cette nouvelle affaire judiciaire s’inscrit dans un climat marqué par la multiplication des poursuites visant les militants, journalistes et défenseurs des droits humains. Le collectif de défense de Fethi Ghares, composé des avocats Fetta Sadat, Mustapha Bouchachi, Nourredine Ahmine et Abdelghani Badi, a dénoncé des accusations <em>«dépourvues de fondement»</em> et rappelé que leur client ne fait qu’exercer sa liberté d’opinion et d’expression, garanties par la Constitution.</p>



<p>Lors de l’audience de ce mardi, plusieurs sympathisants et militants étaient présents pour marquer leur solidarité. Des messages de soutien se sont également multipliés sur les réseaux sociaux et au sein de la société civile, rappelant l’engagement de Fethi Ghares pour la démocratie et les libertés.</p>



<p><em>«Nous remercions les avocats de la défense, ainsi que toutes celles et ceux qui étaient présents au tribunal et qui nous ont témoigné leur soutien, quelle qu’en soit la forme»</em>, ont déclaré ses proches à l’issue de l’audience.</p>



<p>Les organisations de défense des droits humains, en Algérie comme à l’international, rappellent régulièrement que les poursuites pour <em>«outrage»</em> ou <em>«diffusion de fausses nouvelles» </em>sont devenues des instruments récurrents pour restreindre la liberté d’expression.</p>



<p>Le prochain rendez-vous judiciaire est fixé au 7 octobre 2025. En attendant, ses soutiens réaffirment leur mot d’ordre : <em>«Liberté pour les détenus d’opinion, liberté pour tous les opprimés.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>D. D.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/01/algerie-le-proces-de-fethi-ghares-reporte-au-7-octobre/">Algérie | Le procès de Fethi Ghares reporté au 7 octobre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rapport du CRLDHT sur la 1ère audience du procès de «complot contre la sureté de l’Etat»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/06/rapport-du-crldht-sur-la-1ere-audience-du-proces-de-complot-contre-la-surete-de-letat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 06:32:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amin Mahfoudh]]></category>
		<category><![CDATA[Ayachi Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Chaïma Issa]]></category>
		<category><![CDATA[complot contre l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[CRLDHT]]></category>
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		<category><![CDATA[Mustapha Bouchachi]]></category>
		<category><![CDATA[Riadh Chaïbi]]></category>
		<category><![CDATA[sayed ferjani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le CRLDHT publie un rapport sur la première audience du procès dit de complot contre la sureté de l’Etat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/06/rapport-du-crldht-sur-la-1ere-audience-du-proces-de-complot-contre-la-surete-de-letat/">Rapport du CRLDHT sur la 1ère audience du procès de «complot contre la sureté de l’Etat»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Centre pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), une association tunisienne basée en France, a publié le rapport ci-dessous sur la première audience du procès dit de complot contre la sureté de l’Etat dont les audiences ont été reportées au 11 avril prochain.</em></strong></p>



<span id="more-15808250"></span>



<p>La première audience du procès visant plusieurs figures de l’opposition, des personnalités de la société civile et d’anciens hauts responsables de l’État, accusés dans l’affaire dite du <em>«complot contre la sûreté de l’État»</em>, s’est tenue le 4 mars 2025 sous une tension palpable.</p>



<p>Depuis le début, cette affaire cristallise les critiques et soulève des soupçons quant à l’instrumentalisation de la justice à des fins de règlement de comptes politiques.</p>



<p>L’interdiction de publication imposée par les autorités judiciaires n’a fait qu’accentuer la suspicion d’une volonté de museler l’information et de contrôler le récit officiel. Avec l’ouverture du procès au public, le vernis de l’opacité commence à se fissurer, révélant une gestion judiciaire aux allures de mise en scène savamment orchestrée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Report stratégique et verrouillage des détenus</h2>



<p>Le tribunal a choisi de jouer la montre en reportant l’audience au&nbsp;11 avril 2025, tout en opposant une fin de non-recevoir aux demandes de mise en liberté des accusés. Ce refus catégorique confirme la ligne dure adoptée par les autorités et alimente l’hypothèse d’un procès conçu comme une démonstration de force dont le verdict est déjà écrit plutôt que comme un exercice impartial de justice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mobilisation, en dehors du tribunal</h2>



<p>Loin de se résigner, familles des détenus, militants et figures politiques ont investi les abords du tribunal pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une parodie de justice. Au cœur de leur indignation : la décision du ministère de la Justice d’imposer une comparution à distance, perçue comme une manœuvre visant à neutraliser les accusés et à saboter leur défense. Les manifestants ont scandé leur rejet d’une justice télécommandée et ont exigé la libération des prisonniers politiques, dénonçant un procès sur mesure destiné à éradiquer l’opposition.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une audience sous haute tension : contestation et chaos</h2>



<p>Dans la salle 6 du tribunal de première instance de Tunis, l’atmosphère était électrique. Journalistes, diplomates, activistes et plus de 100 avocats étaient présents, parmi lesquels l’ex-bâtonnier de Paris et l’avocat algérien Me Mustapha Bouchachi.</p>



<p>Dès le coup d’envoi, les proches des détenus ont explosé de colère face à l’absence des accusés, dont la présence physique était pourtant essentielle à la régularité du procès. L’agitation a contraint le juge à suspendre brièvement la séance, signe d’un climat explosif.</p>



<p>Lors de la reprise, Me Laroussi, président de l’Ordre des avocats de Tunis, a dénoncé la tenue du procès à distance, qualifiant cette méthode de subterfuge grossier destiné à priver les accusés d’un droit fondamental à la confrontation directe avec leurs juges et leurs accusateurs.</p>



<p>La contestation ne s’est pas arrêtée là. Chaïma Issa, accusée dans cette affaire, a fustigé cette justice dématérialisée, tandis que Jawhar Ben Mbarek, détenu à la prison de Mornaguia, a refusé de comparaître à distance. La défense a immédiatement dénoncé l’absence de toute preuve officielle de ce refus, s’interrogeant sur une tentative délibérée d’escamoter les accusés du procès.</p>



<p>D’autres voix se sont élevées : Ayachi Hammami a fustigé un simulacre de justice, tandis que Riadh Chaïbi a exprimé sa détermination à être jugé dans des conditions dignes, et non à travers un écran de prison.</p>



<p>L’affaire a pris une tournure plus inquiétante avec le cas de Sahbi Atig, qui s’est vu attribuer un refus de présence qu’il n’aurait jamais signé. Pour pallier l’absence de preuves, les autorités ont eu recours au témoignage de prisonniers de droit commun censés attester de son refus – une pratique ahurissante et juridiquement contestable.</p>



<p>Dans une déclaration, Sayed Ferjani, s’exprimant depuis sa cellule, a affirmé que le procès est une mascarade, dénonçant un acte d’accusation truffé d’incohérences et de manipulations.</p>



<p>Quant à Kamel Eltaïef, son avocat Amin Mahfoudh a révélé qu’il n’avait même pas été informé de la tenue du procès à distance, ce qui constitue une violation flagrante des droits de la défense.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tribunal aux ordres et une procédure bâclée</h2>



<p><strong><em>Un simulacre de comparution </em></strong>: la tenue du procès à distance est perçue comme une manœuvre grossière visant à priver les accusés de la parole et à neutraliser l’impact de leur défense devant l’opinion publique.<br><strong><em>Violation manifeste de la présomption d’innocence</em></strong> : la couverture médiatique biaisée de l’affaire a contribué à diaboliser les accusés, anéantissant toute prétention à une justice impartiale.<br><strong><em>Des magistrats aux compétences douteuses</em></strong> : l’avocat Amin Bouker a révélé que l’adjoint du juge principal n’a aucune expertise en matière de terrorisme, soulevant des doutes quant à la légitimité même de la cour.<br><strong><em>Une justice sous tutelle</em></strong> : l’avocat Samir Dilou a dénoncé un fait troublant : l’ordre de tenir le procès à distance ne vient pas du juge, mais de l’administration du tribunal, une ingérence scandaleuse qui trahit la mainmise du pouvoir exécutif sur la justice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Levée du bâillon médiatique : la vérité va-t-elle enfin éclater ?</h2>



<p>Après des mois d’obscurantisme, l’interdiction de publication sur l’affaire du complot a enfin été levée. C’est désormais à la presse indépendante – très mal au point – de mettre à nu les zones d’ombre de cette affaire, loin des éditorialistes dociles et des faiseurs d’opinion aux ordres.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et maintenant ? Les enjeux de la prochaine audience</h2>



<p>&#8211; La bataille pour la présence physique des accusés promet de polariser encore davantage les débats.</p>



<p>&#8211; L’intensification des pressions nationales et internationales pourrait contraindre les autorités à desserrer l’étau sur les détenus.</p>



<p>&#8211; L’ouverture des médias à la couverture de l’affaire pourrait révéler de nouvelles manœuvres de manipulation judiciaire.</p>



<p>&#8211; L’audience du 11 avril 2025 sera un véritable test pour mesurer jusqu’où le pouvoir est prêt à aller pour verrouiller ce procès.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un procès qui dépasse la simple question judicaire</h2>



<p>L’affaire du <em>«complot contre la sûreté de l’État»</em> n’a plus grand-chose à voir avec la justice : elle est devenue un marqueur de l’état de dégradation générale de la Tunisie. Chaque décision judiciaire, chaque manœuvre procédurale, chaque coup de force médiatique dessine les contours d’un pays où le droit est perverti sous les coups d’une autorité autoritaire. L’avenir du procès ne dira pas seulement le sort des accusés, mais aussi celui de la justice tunisienne tout entière et de la Tunisie en tant qu’Etat et pays&nbsp;indépendant.</p>



<p><strong><em>Communiqué. </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/06/rapport-du-crldht-sur-la-1ere-audience-du-proces-de-complot-contre-la-surete-de-letat/">Rapport du CRLDHT sur la 1ère audience du procès de «complot contre la sureté de l’Etat»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Algérie : Rupture avec les berbéristes, l’islam politique de retour ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/04/algerie-rupture-avec-les-berberistes-lislam-politique-de-retour/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2020 06:50:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’alliance berbero-islamiste, qui s’est positionnée comme moteur du «hirak» en Algérie pendant un an depuis son déclenchement en février 2000, a du plomb dans l’aile. Privilégiant l’agitation de rue et les marches, elle est au bord du divorce, rattrapée par ses querelles idéologiques insolvables. Par Hassen Zenati Au premier coup de vent, elle s’est couchée...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/04/algerie-rupture-avec-les-berberistes-lislam-politique-de-retour/">Algérie : Rupture avec les berbéristes, l’islam politique de retour ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Les-islamistes-du-FIS-Algerie.jpg" alt="" class="wp-image-285426"/><figcaption><em>Les islamistes purs et durs du FIS maintiennent la pression.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>  L’alliance berbero-islamiste, qui s’est positionnée comme moteur du «hirak» en Algérie pendant un an depuis son déclenchement en février 2000, a du plomb dans l’aile. Privilégiant l’agitation de rue et les marches, elle est au bord du divorce, rattrapée par ses querelles idéologiques insolvables.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-285425"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Au premier coup de vent, elle s’est couchée par terre, face contre le sol. La fragile alliance berbero-islamiste, à l’origine du déclenchement du <em>«hirak» </em>algérien il y a un an, au nom du vieil adage selon lequel : <em>«L’ennemi de mon ennemi est mon ami», </em>est en train de se déliter au rythme de la reprise en main du pays par les autorités, qui ont décidé de jouer la réforme contre la révolte.</p>



<p> La visite impromptue à son domicile de trois figures du<em> «hirak»,</em> à une icône du Front islamique du salut (FIS) des années 1990, Ali Benhadj, surnommé le <em>«Savonarole algérien»</em>, partisan pur et dur d’un <em>«Etat islamique»</em> dans le cadre de la <em>«vaste oumma islamya» </em>(nation musulmane), a fait brutalement remonter à la surface d’anciennes virulentes polémiques sur la place et le rôle de l’islam politique en Algérie et au Maghreb, alors que les berbéristes, repliés sur leur pré-carré montagneux, travaillent depuis des années à la constitution en Kabylie, aux portes d’Alger, d’une entité autonome, calquée sur la Catalogne d’Espagne, d’inspiration laïque, tournée vers l’Europe, séparatiste par destination. Islamistes et berbéristes, c’est l’eau et le feu, commente-t-on à Alger. Aucun risque qu’ils se marient un jour. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les rencontres entre les «frères ennemis»</h3>



<p> Officiellement, les trois têtes d’affiche du <em>«hirak» </em>: l’avocat Mustapha Bouchachi, ancien député du Front des forces socialistes (FFS &#8211; fondé par le dirigeant historique Hocine Aït Ahmed), le commandant Lakhdar Bouregâa, officier de la Wilaya IV (Kabylie) durant la guerre de libération nationale, et Samir Benlarbi, activiste de la mouvance islamique, se seraient déplacés auprès de l’imam islamiste, redoutable prédicateur en faveur de la <em>chariâ islamia</em> (loi islamique), auteur de plusieurs brûlots contre la démocratie, l’Occident et l’émancipation des femmes, pour lui apporter leur soutien à la suite d’une décision des autorités lui interdisant de prendre la parole dans les mosquées, dont il a toujours su faire des tribunes politiques.</p>



<p> La visite n’est pas passée inaperçue. D’autant qu’elle s’est accompagnée de la diffusion par les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une rencontre en Europe d’un dirigeant du mouvement islamiste Rachad, fondé par l’ancien diplomate de second rang, Larbi Zitout, avec l’ancien secrétaire national du Parti communiste algérien (PCA &#8211; dissous), Sadik Hadjerès, proche des berbéristes. La rencontre entre les deux <em>«frères ennemis»</em> a vite éveillé les soupçons sur une éventuelle coordination entre les deux mouvances, qui vouent aux autorités actuelles, qualifiées d’illégitimes, une haine inexpiable. </p>



<p> Cette haine remonte pour les berbéristes aux débuts de l’indépendance en 1962, et pour les islamistes aux années 1990, lorsque l’armée s’est chargée de mettre un coup d’arrêt à leur tentative de prise du pouvoir au nom de la chariâ islamia. <em>«Pour elle (chariâ) nous vivrons, pour elle nous mourrons et avec elle nous rencontrerons Dieu»,</em> proclamaient-il dans des manifestations bruyantes monstres, qui ont fini par hérisser le haut-commandement militaire.</p>



<p> Ils étaient approuvés par un groupe d’intellectuels algériens vivant en Europe, inspirés par la théorie du<em> «chaos créateur»</em> des néo-conservateurs américains, qui soutenaient qu’un pouvoir islamiste ne serait au pire qu’une <em>«régression féconde»</em> sans lendemain, mais qui permettrait tôt ou tard de trouver les voies démocratiques. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Des courants idéologiques qui ne doivent pas s’exclure </h3>



<p> L’un des chefs de file de cette tendance, le sociologue Lahouari Addi, ancien professeur à l’université de Lyon, vient de réaffirmer que<em> «la société contient plusieurs courants idéologiques qui ne doivent pas s’exclure, même s’ils doivent s’opposer pacifiquement sur le terrain électoral pour laisser les électeurs décider à qui confier la majorité parlementaire. (…) Les islamistes sont un courant d’opinion dans la société et il n’est pas question de les exclure du champ politique». </em></p>



<p> Les démocrates du <em>«hirak»</em> ont beau jeu pour leur part de rappeler qu’en 1933, Adolphe Hitler avait conquis le pouvoir par les urnes en Allemagne avant d’y installer la dictature nazie.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Berberistes-Algerie-Ph-Louisa-Ammi-Liberte.jpg" alt="" class="wp-image-285427" width="500"/><figcaption><em>Les berbéristes militent pour une </em>«Algérie libre et démocratique» <em> (Ph. Louisa Ammi &#8211; Liberté).</em></figcaption></figure></div>



<p> Alertés par la démarche incongrue, qui a jeté le trouble parmi les <em>«marcheurs»</em> pris de court, les autres composantes du <em>«hirak»</em>, en particulier celles se réclamant d’un Etat national et de la démocratie, ont sèchement manifesté leur désapprobation, leur indignation et leur colère dans plusieurs communiqués mettant en garde contre la récupération du mouvement de la rue par cette <em>«alliance contre-nature»</em>, aux antipodes de ses revendications initiales d’établissement d’une <em>«Algérie libre et démocratique»</em> et d’une <em>«dawla madania, machi askaria»</em> (Etat civil et non militaire). Ainsi, il n’a pas fallu longtemps pour que les contradictions qui minaient le <em>«hirak»</em> de l’intérieur s’exposent au grand jour, annonçant un divorce imminent et l’explosion à terme du mouvement qui n’est pas parvenu à se renouveler.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Abdelmadjid Tebboune à la manœuvre </h3>



<p> Pour les autorités, qui comptaient sur ces dissensions prévisibles, c’est une aubaine. Elles entendent en profiter en tentant de prendre de vitesse les plus radicaux du mouvement de la rue, qui bien qu’affaibli, continue à se manifester deux fois par semaine, les mardi et vendredi, et affirme vouloir poursuivre ses marches. <em>«Ouallah marana habsine»</em> (Nous jurons par Dieu que nous n’arrêterons pas). </p>



<p> Regroupé autour d’un président Abdelmadjid Tebboune, fraîchement élu le 12 décembre 2019, le pouvoir a depuis son installation été adoubé sur la scène internationale par un ballet diplomatique inhabituel à Alger (dont la visite d&rsquo;Etat de Kaïs Saïed), une visite du président à Berlin, une participation au dernier sommet de l’Union Africaine (UA) et une visite d’état en Arabie Saoudite. </p>



<p> Fort de cette reconnaissance, il s’emploie à mettre les bouchées doubles pour étêter l’administration de ses cadres désavoués par le<em> «hirak»</em>, qui avaient été placés à des postes stratégiques par le président déchu Abdelaziz Bouteflika, doter le pays d’une nouvelle Constitution redistribuant les compétences entre les deux têtes de l’exécutif, réhabiliter les instances de contrôle de l’Etat (Cour des comptes, Cour constitutionnelle), donner de l’oxygène à un Parlement réduit à une fonction d’enregistrement pendant vingt ans sous la présidence précédente, rendre son indépendance au pouvoir judiciaire étouffé et relancer l’économie dans les conditions très difficiles de la chute inattendue du prix des hydrocarbures dans le sillage de la pandémie du coronavirus. En attendant la mise en place d&rsquo;un nouveau modèle de croissance diversifiée, rendant leur liberté aux entreprises, tourné vers l’exportation, axé sur l’agriculture, le tourisme, l’économe de la connaissance, l’économie numérique et les technologies de l&rsquo;information et de la communication, selon les promesses présidentielles.</p>



<p> La première mouture de la nouvelle Loi Fondamentale doit être prête mi-mars, selon l’information officielle. Le texte définitif devrait entrer en vigueur l’été prochain. Sa publication sera suivie de la dissolution du Parlement et des Assemblées communales et régionales et la tenue dans la foulée de nouvelles élections générales et locales avant la fin de l’année. </p>



<p> Dans l’intervalle, les partis politiques secoués par une année d’instabilité et de contestation sans précédent, sont appelés à se réorganiser sur une base démocratique, notamment par l’élection de leurs dirigeants à tous les niveaux, pour participer aux prochains scrutins. C’est dans ce cadre que le <em>«hirak»</em> devrait s’insérer, selon les autorités, pour participer à l’avènement de <em>«l’Algérie nouvelle»</em> voulue par le président Tebboune. Il s’est engagé aussi lors de sa prestation de serment, à répondre à toutes les revendications du <em>«hirak»</em> et à en faire son affaire, dans le cadre d&rsquo;un nouveau paysage politique démocratisé, épuré de ses radicaux.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rSJnnL2t74"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/03/algerie-le-hirak-est-il-dans-limpasse/">Algérie : Le «hirak» est-il dans l’impasse ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Algérie : Le «hirak» est-il dans l’impasse ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/03/algerie-le-hirak-est-il-dans-limpasse/embed/#?secret=HjwGvomRPd#?secret=rSJnnL2t74" data-secret="rSJnnL2t74" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0rIAoWfVdv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/14/relancer-leconomie-algerienne-lequation-difficile-du-president-tebboune/">Relancer l’économie algérienne : L’équation difficile du président Tebboune</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Relancer l’économie algérienne : L’équation difficile du président Tebboune » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/14/relancer-leconomie-algerienne-lequation-difficile-du-president-tebboune/embed/#?secret=NcUQljShpA#?secret=0rIAoWfVdv" data-secret="0rIAoWfVdv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ScNDJ3YNWb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/algerie-les-chantiers-du-president-abdelmajid-tebboune/">Algérie : Les chantiers du président Abdelmajid Tebboune</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Algérie : Les chantiers du président Abdelmajid Tebboune » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/algerie-les-chantiers-du-president-abdelmajid-tebboune/embed/#?secret=KBXKSx4Pcf#?secret=ScNDJ3YNWb" data-secret="ScNDJ3YNWb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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