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	<title>Archives des Myriam Rature - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Myriam Rature - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Le prix d’un toit’’ de Myriam Rature &#124; Le combat d’une mère célibataire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 08:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘Le prix d’un toit’’, roman de Myriam Rature, retrace le parcours d’une femme confrontée aux blessures du passé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/12/le-prix-dun-toit-de-myriam-rature-le-combat-dune-mere-celibataire/">‘‘Le prix d’un toit’’ de Myriam Rature | Le combat d’une mère célibataire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec ‘‘Le prix d’un toit’’, Myriam Rature signe un roman inspiré de faits réels qui retrace le parcours d’une femme confrontée aux blessures du passé, aux épreuves de la vie et à la volonté de construire un avenir différent. Sur près de 600 pages, l’autrice transforme une expérience personnelle en une œuvre romanesque où le réel devient une matière littéraire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19406516"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premières pages, Myriam Rature précise son choix : elle n’a pas voulu écrire un simple récit de vie. Elle revendique le roman, avec sa construction, ses personnages, ses tensions et ses surprises. Les événements vécus constituent la matière première du livre, mais ils sont travaillés par l’écriture pour devenir une véritable trajectoire romanesque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche donne au récit une portée qui dépasse l’histoire individuelle. La famille, la maternité, la précarité, le regard social, les rapports de force et l’injustice y occupent une place importante. Des réalités qui touchent particulièrement les femmes lorsqu’elles se retrouvent seules face à des responsabilités qui dépassent leur âge et leurs moyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Écrire un livre représente pour moi bien plus qu’une simple passion. C’est le moyen de semer une graine précieuse d’espoir»</em>, explique l’autrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une enfance qui laisse des traces</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman revient sur une enfance marquée par les fragilités familiales. Les repères sont instables et certaines expériences vont peser durablement sur la construction de la jeune fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La figure du père occupe une place importante dans cette période. Les difficultés liées à l’alcool et les tensions familiales sont évoquées sans transformer le récit en règlement de comptes. L’autrice cherche surtout à montrer les conséquences de cet environnement sur celle qu’elle deviendra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très tôt, il faut apprendre à observer, à se protéger et à compter sur ses propres ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 17 ans, un autre bouleversement survient : Myriam devient mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’Algérie des années 2000, être une jeune mère célibataire signifie affronter une situation particulièrement difficile. Elle ne trouve le soutien ni auprès de sa famille, ni de ses amis, ni de la société, ni des institutions. Il lui faut assumer seule son enfant, travailler et chercher les moyens de construire une vie stable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La naissance de Melak devient alors le point d’ancrage de son existence. Sa fille n’est pas un simple personnage du récit : elle est au cœur des choix de sa mère et de cette volonté de ne jamais renoncer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le chagrin est un luxe… que je ne peux pas me permettre»</em>, écrit-elle. La formule résume une époque où la douleur doit souvent céder la place à l’urgence. Myriam est encore une jeune femme lorsqu’elle doit apprendre à être mère, à gagner sa vie et à protéger son enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman donne ainsi à voir une réalité sociale rarement racontée sans détour : celle d’une jeune femme confrontée à la maternité précoce, à l’isolement et au poids du jugement collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l’injustice s’invite dans le récit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre aborde également une autre épreuve, celle du rapport à la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Myriam raconte avoir porté plainte contre Karim. Au terme de la procédure, le tribunal le déclare non coupable. Pour l’héroïne, cette décision laisse pourtant derrière elle un profond sentiment d’injustice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage va jusqu’à affirmer que les procureurs et les juges sont « dans sa poche ». Dans le contexte du roman, cette phrase en dit long sur son assurance et sur le rapport de force qu’il cherche à instaurer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autrice ne transforme pas cet épisode en démonstration judiciaire. Elle raconte ce qu’elle a vécu et surtout ce que cette expérience produit chez elle. La décision du tribunal constitue un fait du récit ; le sentiment d’injustice appartient à l’expérience de la protagoniste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction permet à Myriam Rature de conserver au roman sa dimension humaine. Ce qui compte ici n’est pas de rejuger l’affaire, mais de montrer ce que représente, pour une femme déjà fragilisée, le sentiment de ne pas avoir été entendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman réserve enfin une place particulière à une figure dont l’apparition tardive constitue l’un de ses principaux ressorts narratifs. Son arrivée intervient vers la fin de ce premier tome et il serait dommage d’en dévoiler davantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette présence se distingue par sa bienveillance. Elle prend peu à peu la dimension d’un véritable ange gardien : quelqu’un qui écoute, transmet, encourage et permet à l’héroïne de découvrir des ressources qu’elle porte déjà en elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La force de cette rencontre tient aussi à l’incertitude qu’elle entretient. Certains lecteurs et lectrices ont pu croire que cette relation allait prendre une tournure négative. Ils découvrent finalement une autre dimension du personnage et de sa place dans l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Myriam Rature a donc raison de préserver cette surprise. Donner son identité ou raconter ce qui se joue ensuite reviendrait à priver les futurs lecteurs de l’un des moments importants du premier tome.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette figure devient ainsi un personnage clé sans être un personnage annoncé. Sa présence se découvre, puis se comprend.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le prix d’un toit, une conquête</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre du roman ne renvoie pas uniquement au logement. Le toit devient progressivement le symbole d’une sécurité recherchée, d’une stabilité et d’une place que l’héroïne veut enfin pouvoir occuper pleinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette quête passe par le travail, les responsabilités, les choix difficiles et les occasions qu’il faut savoir saisir. Rien n’est présenté comme acquis. La trajectoire est faite d’obstacles, mais aussi de décisions qui permettent peu à peu de changer de position.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>‘‘Le prix d’un toit’’</em>, Myriam Rature transforme donc son histoire en une fiction qui aborde des sujets plus larges : la maternité précoce, la condition de mère célibataire, l’absence de soutien, la précarité, le regard social et le sentiment d’injustice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écriture reste directe et accessible. L’autrice ne cherche pas à multiplier les effets de style. Elle privilégie les situations, les personnages et le mouvement de l’histoire, laissant au lecteur le soin de mesurer ce que chacun des épisodes produit sur l’héroïne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre a par ailleurs rencontré un public au-delà du cercle des premiers lecteurs. L’année dernière, <em>‘‘Le prix d’un toit’’</em> s’est classé à plusieurs reprises parmi les meilleures ventes Amazon de la catégorie <em>«fiction biographique»</em>, atteignant la première place du Top 15 et figurant également plusieurs fois dans le Top 20. L’ouvrage a connu trois ruptures de stock sur la plateforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette lecture, <em>‘‘Le prix d’un toit’’</em> apparaît comme le parcours d’une femme qui refuse de laisser son passé décider seul de son avenir. Une mère célibataire devenue adulte dans l’adversité, qui a dû apprendre à compter sur elle-même et à protéger sa fille dans un environnement où le soutien faisait défaut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le toit du titre prend alors tout son sens. Il ne représente plus seulement quatre murs et un espace où vivre. Il devient la matérialisation d’une conquête : celle d’une vie choisie, d’une sécurité obtenue et d’une liberté enfin assumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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