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	<title>Archives des narcotrafic - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des narcotrafic - Kapitalis</title>
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		<title>Lutte contre le narcotrafic &#124; L’hypocrisie de Donald Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 07:54:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trump veut se présenter à l’opinion publique comme un champion de la lutte contre le narcotrafic. La réalité est tout autre.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/04/lutte-contre-le-narcotrafic-lhypocrisie-de-donald-trump/">Lutte contre le narcotrafic | L’hypocrisie de Donald Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Donald Trump veut engager une opération militaire au Venezuela pour chasser du pouvoir Nicolás Maduro parce qu’il le considère comme un «narcoterroriste» mais en même temps, il vient de gracier l’ancien président du Honduras Juan Orlando Hernández impliqué dans le narcotrafic et qui purgeait une peine de 45 ans de prison en Virginie pour être impliqué dans l’entrée&nbsp;d’énormes quantités de drogue aux États-Unis. Allez comprendre ! Avec le très fantasque et erratique président américain, il n’y a aucune logique. Cependant cette attitude contradictoire remet sérieusement en doute la posture de champion de la lutte contre le narcotrafic qu’il veut vendre à l’opinion publique.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18027838"></span>



<p>Ishaan Tharoor, l’éditorialiste du <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/02/trump-honduras-president-pardon-drug-boat-strikes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>, est revenu sur ce que l’administration Trump veut présenter à l’opinion publique comme une volonté de s’attaquer à ce qu’elle qualifie de <em>«narcoterroristes»</em> en Amérique latine.  </p>



<p>Les États-Unis ont bombardé de nombreux bateaux dans les Caraïbes et le Pacifique, que les responsables de l’administration Trump accusent de transporter de la drogue vers les côtes américaines, tout en brandissant l’épée de Damoclès contre le régime vénézuélien de Maduro que la Maison-Blanche qualifie de dictateur illégitime et de chef de gang brutal.</p>



<p>Mardi, le président Trump a convoqué une réunion du cabinet pour discuter des plans américains potentiels concernant le Venezuela. Au cours de cette réunion, le secrétaire à la Défense, Pete Higseth, a félicité Trump d’être <em>«prêt à se battre»</em> et a déclaré: <em>«Ce n’est que le début de l’envoi des trafiquants de drogue au fond de l’océan»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux poids, deux mesures</h2>



<p>Tharoor fait remarquer que des événements survenus non loin de Washington racontent une toute autre histoire. Lundi, l’ancien président hondurien Hernández a été libéré de la prison américaine de Hazleton, en Virginie, après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle totale et inconditionnelle accordée par Trump le week-end précédent. Un juge fédéral de New York avait condamné Hernández, président de 2014 à 2022, à 45 ans de prison l’an dernier pour trafic de drogue vers les États-Unis, notamment pour avoir facilité l’introduction clandestine d’au moins 400 tonnes de cocaïne dans le pays.</p>



<p>Trump considère Hernández –tout comme lui– comme une victime de la politique de l’administration précédente, un argument qu’Hernández semblait avancer directement dans une lettre apparemment adressée à Trump via des intermédiaires. Dans une publication sur les réseaux sociaux, Trump a suggéré que le dirigeant hondurien avait été traité très durement et injustement.</p>



<p>Lundi, l’ancienne première dame du Honduras, Ana Garcia de Hernandez, s’exprimant devant son domicile à Tegucigalpa, a décrit son mari en termes trumpiens, affirmant qu’il était la cible d’une <em>«chasse aux sorcières»</em> et accusant les procureurs américains de monter un dossier politique contre lui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pré carré américain</h2>



<p>En même temps, Trump avait clairement influencé le scrutin hondurien de dimanche, allant jusqu’à menacer de couper l’aide au pays si son candidat de droite préféré, Nasri Asfurah, ne l’emportait pas. La commission électorale du pays a annoncé lundi une <em>«égalité technique»</em> entre l’homme d’affaires soutenu par Trump et son principal rival Salvador Nasralla, un réformateur de centre-droit que Trump a qualifié sur les réseaux sociaux de <em>«communiste au bord de l’extrémisme»</em>.</p>



<p>Le Honduras n’en est pas à son premier scandale électoral. Avant le vote de dimanche, des candidats de tous bords, y compris la gauche au pouvoir, arrivée loin derrière, ont mis en garde contre d’éventuelles fraudes. La victoire d’Hernandez en 2017 avait été entachée par de nombreuses allégations de trucage des élections.</p>



<p>Alors que le dépouillement se poursuivait, Trump a clairement indiqué qu’il s’attendait à la victoire d’Asfurah et du Parti national hondurien (le parti d’Hernandez). La Maison-Blanche s’est activement employée à renforcer les perspectives politiques des gouvernements ou candidats de droite en Amérique latine et devrait présenter la victoire d’Asfurah comme un nouvel exemple de la tendance dans la région, qui a déjà connu des victoires de la droite (ou des défaites de la gauche) en Bolivie, en Équateur et en Argentine.</p>



<p>L’avocat hondurien des droits de l’homme, Joaquín Mejía, a déclaré à Americas Quarterly: <em>«L’ère Hernández était marquée par des scandales liés au trafic de drogue d’État et aux violences contre les civils, ainsi qu’à l’élargissement des privilèges des élites traditionnelles. La victoire d’Asfurah est susceptible de renforcer l’influence américaine et de rapprocher la politique hondurienne des intérêts géopolitiques des États-Unis. Cela soulèverait des questions de souveraineté et de respect du droit international»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DS2l5r7gU0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/20/trump-ordonne-a-la-cia-de-mener-des-operations-secretes-au-venezuela/">Trump ordonne à la CIA de mener des opérations secrètes au Venezuela</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trump ordonne à la CIA de mener des opérations secrètes au Venezuela » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/20/trump-ordonne-a-la-cia-de-mener-des-operations-secretes-au-venezuela/embed/#?secret=cK15ArrMLL#?secret=DS2l5r7gU0" data-secret="DS2l5r7gU0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Mascarade fondée sur des mensonges</h2>



<p>Compte tenu de la position intransigeante de Trump face à la menace présumée des bateaux de drogue dans les Caraïbes, la libération d’Hernández a immédiatement suscité de vives réactions, note Tharoor.</p>



<p>Le représentant démocrate du Colorado, Jason Crow, écrit sur les réseaux sociaux: <em>«Trump prétend vouloir éradiquer la drogue des rues. Puis il gracie un trafiquant de cocaïne condamné. Les Américains ne sont pas dupes. Ils sont parfaitement conscients de l’hypocrisie du président»</em>. Il fait aussi remarquer que, selon des documents du département de la Justice, Hernandez se serait vanté auprès d’un chef de cartel de la drogue de pouvoir injecter de la drogue directement dans le nez d’inconnus. Les procureurs américains ont écrit dans le mémoire de condamnation qu’il avait causé <em>«un préjudice extrême»</em> et des <em>«souffrances inimaginables»</em> aux États-Unis, recommandant une peine de prison à perpétuité assortie de 30 années supplémentaires.</p>



<p><em>«L’accusé s’est livré à cette conduite odieuse tout en se présentant publiquement comme un allié des États-Unis dans leurs efforts pour lutter contre l’importation de drogues qui ravagent d’innombrables vies dans ce pays. Mais en coulisses, l’accusé a protégé les trafiquants mêmes qu’il avait juré de poursuivre»</em>, précise un autre extrait des documents du département de la Justice.&nbsp;</p>



<p>Mike Vigil, l’ancien chef des opérations internationales de la DEA (La Drug Enforcement Administration, dépendant du département de la Justice des États-Unis chargée de lutter contre le trafic et la distribution des drogues aux États-Unis), avait déclaré au <em>Guardian</em>: <em>«Cela montre que toute la lutte antidrogue de Donald Trump n’est qu’une mascarade fondée sur des mensonges et de l’hypocrisie. Il gracie Juan Orlando Hernandez et s’en prend ensuite à Nicolas Maduro… C’est de l’hypocrisie pure et simple»</em>.</p>



<p>Un ancien agent de la DEA ayant travaillé sur l’affaire Hernandez, s’exprimant sous couvert d’anonymat en raison de la nature sensible du sujet, a déclaré à Samantha Schmidt, chef du bureau du <em>Washington Post</em> à Mexico: <em>«C’est scandaleux. C’est absurde, même d’y penser, et encore plus de le faire!»</em>&nbsp;</p>



<p>Parallèlement, la nature des forces américaines déployées au large du Venezuela et les frappes américaines contre des embarcations légères font l’objet d’une attention accrue. Le <em>Washington Post </em>a rapporté vendredi que Higseth avait donné l’ordre verbal de tuer tous les membres d’équipage d’un navire soupçonné de transporter de la drogue dans les Caraïbes, la première d’une vingtaine de frappes de ce type menées par l’administration depuis début septembre.</p>



<p>L’administration Trump n’a fourni que peu d’éléments de preuve pour expliquer la culpabilité des personnes à bord des bateaux, ni pour démontrer qu’elle protège les Américains des tonnes de drogue introduites clandestinement dans le pays.</p>



<p>Les critiques ont rejeté l’argument juridique embarrassant avancé par l’administration Trump pour justifier ces raids comme faisant partie d’un <em>«conflit armé non international»</em>.&nbsp;</p>



<p>David Cole, professeur de droit à l’université de Georgetown, a déclaré: <em>«Nous ne sommes pas en guerre contre les trafiquants de drogue. L’expression “guerre contre la drogue” est une métaphore et non un terme juridique technique autorisant le meurtre de l’ennemi. Les personnes à bord de ces bateaux étaient des civils et même en cas de véritable guerre, le droit de la guerre interdit de cibler des civils, sauf s’ils sont directement impliqués dans les hostilités»</em>.&nbsp;Et de d’ajouter: <em>«En l’absence de toute justification militaire plausible à ces actions, il est difficile de les considérer autrement que comme un meurtre délibéré, tout simplement»</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="p2209oQyBh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/06/les-etats-unis-vont-ils-envahir-le-venezuela/">Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/06/les-etats-unis-vont-ils-envahir-le-venezuela/embed/#?secret=zeIUpjx0Do#?secret=p2209oQyBh" data-secret="p2209oQyBh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Marseille debout pour Mehdi Kessaci</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Nov 2025 06:49:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Kessaci]]></category>
		<category><![CDATA[Benoît Payan]]></category>
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		<category><![CDATA[Mehdi Kessaci]]></category>
		<category><![CDATA[narcotrafic]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Près de 7 000 personnes ont répondu à l’appel des Kessaci et ont participé à une marche blanche pour Mehdi, assassiné au cœur de Marseille.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Marseille a marché. Pas seulement pour un hommage, mais pour dire non à la violence qui tue dans les rues, à la criminalité qui ronge la ville, à l’oubli qui tente d’effacer les vies fauchées. Samedi 22 novembre 2025, près de 7 000 personnes ont répondu à l’appel des Kessaci et ont participé à une marche blanche pour Mehdi, assassiné en plein jour, au cœur de Marseille.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi &nbsp;</strong></p>



<span id="more-17962742"></span>



<p>Le cortège, silencieux mais déterminé, avançait vers le rond-point Claudie Darcy, là où Mehdi a été tué. Des bougies, des œillets, des t-shirts blancs : autant de gestes symboliques qui transformaient la douleur en force collective. Les habitants de tous âges, de tous quartiers, marchaient côte à côte, partageant une même indignation.</p>



<p>Amine Kessaci, frère de Mehdi et militant écologiste engagé contre le narcotrafic, avait préparé un message enregistré. Sa voix, à la fois tendre et ferme, résonnait dans la foule : <em>«Retenez son nom, mille fois répétez son nom, qu’il ne tombe pas dans l’oubli. Pour nos quartiers, pour nos familles, levons-nous. Debout ! Debout ! Debout !»</em> Ce n’était pas seulement un hommage, mais un appel à la dignité et à la résistance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trop de familles pleurent en silence</h2>



<p>La mère de Mehdi, Ouassila, a pris la parole. Sa voix, tremblante mais forte, a porté dans la foule : <em>«Que direz-vous à vos enfants et à vos mères ? Sont-elles fières de vous comme je suis fière de mes enfants, de mon fils ?»</em> Elle a dénoncé la violence qui frappe les innocents et la passivité des pouvoirs publics : <em>«Trop d’innocents tombent ou sont tombés. Trop de familles pleurent en silence.»</em> Des mots simples, directs, qui ont fait trembler le silence de la marche.</p>



<p>Marseille n’était pas là pour seulement rendre hommage. Elle était là pour montrer sa force, son refus de céder à la peur. Juliette, 52 ans, formatrice, témoigne :<em> «À force d’abandonner nos quartiers, voilà ce qui arrive. Cette marche, c’est pour que nos enfants n’aient plus peur de marcher dehors.»</em> Fabienne Vie, orthophoniste, ajoute : <em>«Il y a deux Marseille : celle qui vit dans la violence et celle qui continue malgré tout. Il faut sortir de cette inconscience.»</em></p>



<p>Des responsables politiques, de la gauche à l’extrême droite, étaient présents, mais c’est la voix des habitants qui dominait. Benoît Payan, maire de Marseille, a rappelé que Mehdi avait été tué pour intimider sa famille : <em>«Mais nous ne céderons pas à la peur.»</em> Dans cette marche blanche, la peur n’avait pas sa place.</p>



<p>Le narcotrafic n’est pas un problème lointain, il est là, dans les rues, dans les familles. Sophie, venue de Champigny-sur-Marne, insiste : <em>«Ce n’est pas seulement Marseille, c’est partout. Le narcotrafic gangrène notre société.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le symbole d’une ville debout</h2>



<p>Amine Kessaci et les participants rappellent que la lutte contre la violence ne peut se réduire à la répression : elle exige prévention, justice sociale et solidarité.</p>



<p>La marche blanche s’est terminée par un recueillement au lieu où Mehdi a été assassiné. Fleurs et bougies ont été déposées, et les slogans de la famille résonnaient encore : <em>«Pour nos vies, levons-nous. Plus d’égalité, moins de criminalité.»</em> La douleur s’est transformée en force collective, la mémoire en symbole d’engagement.</p>



<p>Cette marche blanche a montré que Marseille refuse l’injustice. Mehdi Kessaci n’est plus seulement un nom, il est devenu le symbole d’une ville debout, d’une communauté qui refuse la peur et exige justice. Ce n’était pas seulement une marche : c’était un acte de résistance, une promesse que la vie, la mémoire et la dignité triompheront toujours sur la violence.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="YgPLKLlXne"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/marseille-les-dessous-du-meurtre-de-mehdi-kessaci/">Marseille | Les dessous du meurtre de Mehdi Kessaci</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Marseille | Les dessous du meurtre de Mehdi Kessaci » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/marseille-les-dessous-du-meurtre-de-mehdi-kessaci/embed/#?secret=lrf54Wadvg#?secret=YgPLKLlXne" data-secret="YgPLKLlXne" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>France &#124; Violence urbaine et angles morts de l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[violence urbaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie comme l’ensemble du Maghreb observent la situation de Marseille, ville-miroir des tensions et violences en Méditerranée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/21/france-violence-urbaine-et-angles-morts-de-letat/">France | Violence urbaine et angles morts de l’État</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie comme l’ensemble du Maghreb observent depuis longtemps la situation de Marseille, ville-miroir des tensions sociales et urbaines méditerranéennes. Le meurtre de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/marseille-les-dessous-du-meurtre-de-mehdi-kessaci/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mehdi Kessaci</a>, jeune de 20 ans au-dessus de tout soupçon, abattu par balle en pleine rue, le 13 novembre 2025, dans cette ville cosmopolite, a provoqué un choc profond dans une ville déjà marquée par les règlements de comptes. Mais ce drame dépasse largement le cadre local.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-17950513"></span>



<p>Ce meurtre de trop interroge la manière dont la France appréhende la violence liée au narcotrafic et son incapacité chronique à protéger des citoyens qui vivent au cœur des zones les plus vulnérables.</p>



<p>Une marche blanche est prévue demain, samedi 22 novembre, signe qu’une partie de la population refuse que ce crime rejoigne la longue liste des drames oubliés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un meurtre qui brise un récit convenu</h2>



<p>Contrairement à ce que laissent parfois entendre certains discours publics, Mehdi n’était ni un <em>«profil à risques»</em> ni un jeune pris dans les spirales clandestines. Étudiant, intégré, apprécié, se préparant à devenir un agent de police, il représentait précisément ce que les responsables politiques qualifient souvent de <em>«réussite»</em>.</p>



<p>Son assassinat a créé un malaise évident : comment expliquer qu’un jeune homme sans troubles connus puisse être exécuté au coin d’une rue, sans que l’État ne puisse prévenir ni même dissuader une telle violence ?</p>



<p>Pour la famille et les habitants, ce meurtre révèle un paradoxe français : on célèbre la mobilité sociale, tout en laissant des territoires entiers sous tension armée permanente.</p>



<p>Dans l’appel à la marche blanche, une question traverse toutes les lignes : Pourquoi la vie de Mehdi n’a-t-elle pas été protégée ?</p>



<p>La colère ne vise pas seulement la criminalité — omniprésente — mais également un système politique qui, depuis des années, accepte que des quartiers entiers soient exposés à la violence sans réelle stratégie de long terme.</p>



<p>Plusieurs chercheurs, magistrats et travailleurs sociaux l’affirment : les effectifs policiers sont insuffisants; les réseaux de stupéfiants ont muté plus vite que les réponses publiques&nbsp;; les habitants se sentent abandonnés, parfois méprisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Toute vie mérite protection</h2>



<p>Le cas de Marseille n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une tendance qui touche plusieurs grandes villes françaises confrontées à l’économie criminelle, un phénomène que l’on retrouve également dans d&rsquo;autres métropoles méditerranéennes, de Barcelone à Naples.</p>



<p>La marche organisée samedi est volontairement silencieuse, sans drapeau ni revendication partisane. Ce choix traduit une volonté de dépasser les divisions politiques pour rappeler une vérité simple : toute vie mérite protection.</p>



<p>Pour beaucoup, ce rassemblement n’est pas seulement un hommage ; il est un avertissement. S’il ne se passe rien après Mehdi, il ne se passera plus rien pour personne. C’est cette idée, largement partagée, qui pourrait transformer une marche locale en signal national.</p>



<p>Le meurtre de Mehdi révèle un autre élément souvent ignoré : les diasporas maghrébines restent profondément attachées à des valeurs de dignité, de sécurité et de justice, et ne sont pas résignées à voir les leurs tomber dans une violence qui n’a plus rien d’exceptionnel.</p>



<p>L’affaire Kessaci pourrait ainsi influencer le débat français, mais aussi alimenter une réflexion plus large sur les politiques urbaines autour de la Méditerranée : comment gérer les trafics ? Comment protéger les jeunes ? Comment restaurer la confiance dans les institutions ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ymMWyaVlb6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/marseille-les-dessous-du-meurtre-de-mehdi-kessaci/">Marseille | Les dessous du meurtre de Mehdi Kessaci</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Marseille | Les dessous du meurtre de Mehdi Kessaci » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/marseille-les-dessous-du-meurtre-de-mehdi-kessaci/embed/#?secret=9mCZqUl5Ix#?secret=ymMWyaVlb6" data-secret="ymMWyaVlb6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Marseille &#124; Les dessous du meurtre de Mehdi Kessaci</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 06:20:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Kessaci]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Mehdi Kessaci]]></category>
		<category><![CDATA[narcotrafic]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Bessone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le meurtre, jeudi à Marseille, du jeune frère de Amine Kessaci — militant marseillais engagé contre le narcotrafic —, affole les enquêteurs. </p>
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<p><strong><em>Le <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/14/marseille-le-second-frere-damine-kessaci-abattu-en-plein-jour/">meurtre</a>, jeudi 13 novembre 2025, à Marseille, de Mehdi Kessaci (20 ans), jeune frère de Amine Kessaci — militant marseillais engagé contre le narcotrafic —, près de cinq ans après le meurtre par balles de son grand frère, Brahim</em></strong>,<strong><em> affole les enquêteurs et oblige la justice française à envisager des scénarios jusque‑là rarement exprimés aussi ouvertement.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-17910136"></span>



<p>Le Parquet de Marseille a annoncé l’ouverture d’une enquête pour assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre un crime, qui laisse entendre que des moyens importants ont été mobilisés dans cette exécution.&nbsp;</p>



<p>La victime, âgée d’environ 20 ans, <em>«totalement inconnue des services de police et de justice»</em>, selon le procureur Nicolas Bessone, venait de garer son véhicule dans le 4ᵉ arrondissement de Marseille lorsqu’une moto s’est portée à sa hauteur et qu’un passager arrière a ouvert le feu à plusieurs reprises. Plusieurs étuis de calibre 9 mm ont été retrouvés.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Assassinat d’avertissement</h2>



<p>La particularité de cette affaire tient à trois éléments : d’abord, le profil de la victime — sans antécédent — ce qui infirme immédiatement l’hypothèse d’une guerre interne aux trafics ; ensuite, le lien avec Amine Kessaci, connu pour sa lutte contre les réseaux de drogue, ce qui place l’affaire hors du cadre habituel des règlements de comptes ; enfin, la qualification juridique retenue et la piste d’un <em>«message adressé»</em> évoquée par le parquet. Ce dernier a reconnu que l’hypothèse <em>«n’était pas exclue»</em>.&nbsp;</p>



<p>Ce triple faisceau conduit à envisager que les auteurs aient voulu frapper non seulement un jeune homme mais envoyer un signal à toute une communauté, et particulièrement à Amine Kessaci. L’idée d’un assassinat <em>«d’avertissement»</em> ou <em>«d’intimidation»</em> est aujourd’hui prise au sérieux par les enquêteurs.&nbsp;</p>



<p>La communication du parquet mérite l’attention : en qualifiant l’affaire de <em>«bande organisée» </em>et en évoquant l’hypothèse d’un message criminel, le parquet indique qu’il ne s’agit pas d’un homicide isolé mais d’un acte structuré. Cette posture vise à mobiliser les outils de la justice contre les systèmes criminels, mais aussi à envoyer un message aux habitants de la cité : l’État ne tolérera pas que s’installe l’impunité ou la peur. Au‑delà de l’émotion, c’est une stratégie de cadrage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contexte marseillais</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Cependant, la prudence reste de mise. Le parquet insiste : <em>«Aucun lien direct établi à ce jour entre l’engagement d’Amine Kessaci et le meurtre de son frère»</em>. Il s’agit donc d’une enquête ouverte dans plusieurs directions, sans présupposer de réponse.&nbsp;</p>



<p>Le contexte marseillais amplifie la gravité de l’affaire. Marseille est depuis des années secouée par des violences liées à l’industrie de la drogue, et cet assassinat aux caractéristiques <em>«hors norme»</em> pourrait symboliser un nouveau palier. Comme l’indique un responsable policier cité par la presse, <em>«tous les six mois, ils mettent la barre un peu plus haut dans l’horreur»</em>.&nbsp;</p>



<p>Pour les habitants, cette exécution dans un quartier jusque‑là perçu comme <em>«calme»</em> renforce un sentiment de fragilité. Le fait que la victime ait voulu rejoindre les forces de l’ordre donne à l’affaire une portée morale inquiétante : un jeune, sans histoire, pris dans une dynamique criminelle contre laquelle il ne luttait pas directement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La violence pour imposer le silence</h2>



<p>L’enjeu est maintenant double : pour l’enquête, il s’agit d’identifier la chaîne complète — du tireur à l’éventuel commanditaire — en exploitant les caméras, les témoignages, les écoutes et la traçabilité des armes. Pour la société, il s’agit de percevoir la nature de l’acte : était‑ce une erreur de cible ou bien un acte calculé visant un symbole ? Le parquet penche pour cette dernière lecture mais refuse de l’affirmer avant les résultats.</p>



<p>À Marseille, les yeux sont désormais tournés vers l’avancement de l’instruction. Le procureur a clairement planté le décor : <em>«Si l’hypothèse d’un assassinat d’intimidation se confirme, on aura franchi une étape supplémentaire, une dimension nouvelle»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cette affaire marque potentiellement un tournant. Elle ne se réduit plus à un acte de violence parmi d’autres mais interroge la capacité de l’État à protéger les personnes engagées, à donner une réponse ferme et visible à ceux qui utilisent la violence pour imposer le silence. Pour la ville de Marseille, c’est un défi posé à son État de droit.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fEwCXIm86I"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/14/marseille-le-second-frere-damine-kessaci-abattu-en-plein-jour/">Marseille | Le second frère d’Amine Kessaci abattu en plein jour</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Marseille | Le second frère d’Amine Kessaci abattu en plein jour » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/14/marseille-le-second-frere-damine-kessaci-abattu-en-plein-jour/embed/#?secret=52Qqc8haX9#?secret=fEwCXIm86I" data-secret="fEwCXIm86I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Quand la violence ronge les quartiers &#124; Le cri d’Amine Kessaci</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 08:47:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Kessaci]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[narcotrafic]]></category>
		<category><![CDATA[quartiers populaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amine Kessaci a écrit un livre à la mémoire de son frère, Brahim, mort brûlé dans une voiture par des narcotrafiquants à Marseille. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/22/quand-la-violence-ronge-les-quartiers-le-cri-damine-kessaci/">Quand la violence ronge les quartiers | Le cri d’Amine Kessaci</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Brûlé dans une voiture. C’est ainsi que Brahim, le frère d’Amine Kessaci, a été exécuté à Marseille, victime d’un règlement de comptes sordide lié au narcotrafic. Une fin brutale, indigne, qui aurait pu n’être qu’une statistique de plus dans les pages de faits divers. Mais pour Amine, ce frère n’était pas seulement une victime, il était un être humain, une trajectoire brisée, une vie qui comptait. Alors il a choisi de prendre la plume.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal&nbsp;Guettala</strong></p>



<span id="more-17525638"></span>



<p>Le livre de Kessaci, <em>‘‘Marseille, essuie tes larmes – Vivre et mourir en terre de narcotrafic’’</em> (à paraître le 2 octobre 2025 aux éditions Le Bruit Du Monde), s’ouvre sur une lettre adressée à Brahim. Une lettre d’amour et de révolte, écrite pour maintenir le lien avec celui que la violence a arraché. Mais c’est aussi un cri politique et social. Kessaci refuse l’oubli, refuse l’anonymat des morts broyés par un système mafieux. En écrivant, il tente de rendre à son frère une dignité que le feu des trafiquants voulait effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un récit personnel qui devient collectif</h2>



<p>Derrière la douleur intime, l’auteur ouvre une réflexion plus large. Comment en est-on arrivé là ? Comment la drogue et ses réseaux ont-ils pu prendre une telle place dans l’économie, dans les imaginaires, dans les rêves de jeunesse ? Pourquoi certains croient-ils encore aux mirages d’argent rapide et de puissance, au prix de leur liberté et de leur vie ?</p>



<p>La force du livre est de ne pas se limiter à un constat. À travers ses mots, Amine raconte la complexité d’une réalité trop souvent réduite à des clichés. Dans les quartiers populaires, explique-t-il, les habitants vivent sous la pression constante du narcotrafic. L’argent facile séduit, mais la peur domine. La violence ne s’arrête pas aux protagonistes des trafics : elle se diffuse, elle enferme les familles, elle gangrène le quotidien.</p>



<p>Amine restitue avec précision ce climat : des cages d’escalier transformées en zones de deal, des jeunes happés par le système, des familles impuissantes. Mais il met aussi en lumière les résistances. Car vivre en terre de narcotrafic, ce n’est pas seulement subir, c’est aussi lutter. Chaque jour, des habitants choisissent de dire non, de protéger leurs enfants, de maintenir un fil de dignité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une écriture directe, sans concession</h2>



<p>Le style d’Amine Kessaci frappe par sa sincérité. Pas de lyrisme inutile, mais une écriture claire, tendue, traversée d’émotion. Son récit est celui d’un jeune homme qui refuse de baisser les bras. Sa colère n’est pas stérile : elle s’accompagne d’une volonté d’analyse, de compréhension, presque de pédagogie.</p>



<p>Là où certains se contenteraient de dénoncer, lui questionne. Il interroge le rôle de la société, de l’État, de l’école, de la police. Il met à nu les contradictions : comment croire à l’égalité quand des quartiers entiers sont laissés à l’abandon, livrés à la loi des trafiquants ? Comment prétendre au mérite quand les horizons semblent bouchés pour toute une jeunesse ?</p>



<p>Si ce livre bouleverse, c’est aussi parce qu’il est porté par un parcours singulier. Amine Kessaci n’est pas seulement un écrivain qui témoigne. Il est un militant, un acteur de terrain. Depuis plusieurs années, il s’est engagé à travers son association Conscience, qu’il a fondée pour améliorer la vie dans les quartiers populaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du drame intime à l’engagement collectif</h2>



<p>La mort de son frère a renforcé cette détermination. Loin de céder au désespoir, il a choisi d’agir. Ce livre est la continuation de ce combat : transformer la douleur en parole publique, la mémoire en outil de lutte.</p>



<p>Amine Kessaci est né et a grandi dans le quartier nord de Frais-Vallon, à Marseille, au sein d’une famille d’origine algérienne. Très tôt, il s’engage dans la vie citoyenne, participant aux mobilisations étudiantes avant de fonder l’association Conscience, active aujourd’hui dans plus de 35 villes et comptant près de 3 000 adhérents. La mort de son frère Brahim, assassiné en 2020 dans un règlement de comptes lié au narcotrafic, a marqué un tournant dans sa vie. Avec <em>‘‘Marseille, essuie tes larmes’’</em>, son premier livre, il mêle récit intime et analyse sociale, transformant une tragédie personnelle en cri d’alerte collectif.</p>



<p>Ce que raconte Kessaci dépasse largement les frontières marseillaises. Son témoignage résonne dans toutes les sociétés confrontées à la montée des trafics et à l’exclusion sociale. Le narcotrafic n’est pas qu’une question de criminalité : il est le symptôme d’un abandon, d’un effritement des solidarités, d’une perte de perspectives pour une jeunesse entière.</p>



<p>À travers le portrait de son frère et le récit de son quartier, Amine met en lumière des enjeux universels : l’égalité, la dignité, le droit de vivre sans peur. Il ne cherche pas à faire pleurer. Il veut secouer, réveiller, obliger à regarder en face ce que beaucoup préfèrent ignorer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un livre nécessaire</h2>



<p><em>‘‘Marseille, essuie tes larmes’’</em> est un texte nécessaire, car il donne une voix à ceux que l’on n’entend jamais. C’est aussi un acte de résistance littéraire. En refusant de laisser son frère devenir une statistique, Amine Kessaci rappelle que chaque vie compte. Son écriture est un appel à la justice et à la mémoire.</p>



<p>Le livre bouleverse parce qu’il est authentique. Il montre que derrière chaque drame, il y a une histoire, une famille, des rêves. Mais il va plus loin : il appelle à l’action collective, à la solidarité, à la reconquête des quartiers.</p>



<p>En définitive, ce cri venu des entrailles de Marseille est un cri universel. Amine Kessaci, en s’adressant à son frère, s’adresse à nous tous. Il nous dit qu’il est temps d’essuyer les larmes et de regarder la réalité en face.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/22/quand-la-violence-ronge-les-quartiers-le-cri-damine-kessaci/">Quand la violence ronge les quartiers | Le cri d’Amine Kessaci</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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